Chapitre 19 : L'accouchement.
Le mois de juillet passa très rapidement et Julia attendait le mois d'août avec appréhension, l'accouchement étant prévu vers la mi-août. Elle avait reçu les résultats de son examen durant la deuxième semaine de juillet et avait obtenu la note maximale. Séverus était vraiment très fier d'elle et avait juré qu'il n'avait influencé aucun des professeurs pour ses notes. Julia était ravie que toutes ses amies l'avaient également obtenu. Seuls deux élèves avaient raté leur examen et reviendraient l'année d'après.
Julia et Séverus avaient finalement conclu qu'ils feraient venir la mère de Julia au cottage durant le mois d'août pour se rencontrer. Cette dernière était ravi de pouvoir venir les voir et avait annoncé sa venue pour la première semaine d'août. Julia avais passé le plus clair de son temps à nettoyer l'intérieur afin de donner de bonnes impressions, son énorme ventre la torturant de plus en plus. Séverus, bien entendu avait râlé en disant qu'il fallait qu'elle se calme. Il ne lui restait plus que quelques semaines et il fallait faire attention au bébé. Les douleurs commençaient à intervenir le soir au coucher à cause du travail qu'elle amassait durant la journée.
Enfin, le mois d'août arriva et la mère de Julia devait arriver le matin même de ce lundi. Julia avait demandé à Séverus d'aller chercher quelques courses en attendant son arrivée. Une fois qu'il fut dehors, elle en profita pour mettre la table et commencer à préparer le repas. Les douleurs dans son ventre devenaient de plus en plus courantes ces derniers temps. Elle se reposa un instant et attendit que la douleur passe. Quelques minutes après qu'elle se soit assise, une personne apparut dans la cheminée, toute recouverte de suie.
-Maman ! Lança Julia en se précipitant vers la femme.
La femme qui ressemblait à sa fille avança en souriant à Julia.
-Ma chérie ! Que je suis contente de te revoir ! Ca fait si longtemps ! Pourquoi n'êtes-vous pas venu plus tôt me voir avec ton fiancé ? Ce n'est pas tous les jours que ma fille va épouser son professeur tout de même !
-J'avais un peu peur de te le dire.
-Il ne faut pas. L'homme que tu as choisis ne peut être que digne de toi. Je suis d'autant plus ravie que je vais bientôt avoir mon petit-fils dans mes bras ! Lui dit-elle en caressant le ventre –décidément énorme- de sa fille.
-Oui, c'est pour ça qu'on voulait venir te voir une fois avant que le bébé ne naisse. Mais tu as préféré venir avant !
-Je voulais connaître mon futur gendre avant !
-Maman, tu te souviens de ce que je t'ai dit à son sujet...
-Que c'est un ancien Mangemort ? Oui...
-Et ça ne te fais rien ?
-Ma chérie si tu trouves qu'il est digne de confiance, je te crois. Si je juge qu'il ne te mérites pas, je lui dirais ma façon de penser !
La mère de Julia lui sourit et elle en fit autant. Elles s'assirent sur le sofa et prirent le thé en attendant le retour de Séverus. Celui-ci revint de ses courses quelques minutes plus tard. Julia accourut vers lui pour lui dire que sa mère était arrivée.
-Déjà ? Mais je croyais qu'elle devait arriver vers onze heures ?
-Elle a pu se libérer avant ! Viens ! Elle veut te voir !
Julia entraîna Séverus par la main et l'emmena devant sa mère qui se tenait debout à côté du canapé.
-Maman, je voudrais te présenter Séverus. Séverus, voici ma mère Emilia.
-Enchanté Madame. Lui dit Séverus en lui tendant la main.
Julia sentit son cœur s'accélérer en attendant que sa mère accepte ou non de serrer la main de son fiancé. A son grand soulagement, elle répondit à la poignée de main et lui sourit.
-Je le suis également. Ainsi donc, vous étiez son professeur de potions cette année ?
-Oui, c'est exactement ça. Lui répondit Séverus.
-Et bien ! Je suis surprise que ma fille ait réussi à plaire à un de ses professeurs ! Elle n'était pas du tout du genre à plaire à ses professeurs avant!
-Ah oui ? Comment ça ?
-Et bien elle les faisait plutôt enrager !
-Maman ! Je ne pense pas qu'il aie besoin de savoir comment je parlais à mes profs !
-Moi ça m'intéresse ! Lui dit Séverus.
-Et bien dans ce cas, je vous laisse parler. Je n'ai pas envie d'entendre des idioties sur moi ! Leur dit Julia en se levant.
Elle s'affaira à la cuisine tendis que sa mère et son fiancé parlaient dans le salon. Arrivés à l'heure du repas, elle les invita à venir s'installer sur la table dehors. Il faisait si chaud qu'il était impossible de garder un simple tee-shirt sur le dos. Julia pensait à ce qu'ils pourraient être en train de faire par cette chaleur avec Séverus, mais il était tellement occupé à écouter les histoires et péripéties que lui racontaient la mère de sa fiancée. Elle en avait assez que la conversation tourne autour d'elle et partit en direction de la cuisine. C'est alors qu'elle ressentie une autre douleur dans le ventre. Une douleur plus forte que ce qu'elle avait ressenti jusqu'ici. Elle s'arrêta en s'appuyant contre le plan de travail de la cuisine et attendit que cela passe. La douleur passée, elle repartit rejoindre Séverus et sa mère en apportant un saladier remplit de fruits. Ils étaient toujours en pleine discussion et Julia commençait vraiment à s'impatienter.
-Dites-moi, est-ce que vous n'auriez pas autre chose à dire ? Je commence à saturer un peu là.
Sa mère et Séverus la regardèrent, étonnés.
-Ma pauvre chérie, je crois que je me suis emportée en parlant de ton enfance ! Mais ton fiancé était tellement passionné par ce que je lui racontais...
-Je ne savais pas que tu t'étais enfuie de chez toi à quinze ans ! Lui demanda Séverus.
-Comme tu vois ce n'est pas la seule fois ! C'est toujours à cause d'un garçon en tout cas ! Lui dit-elle, un sourire ironique sur les lèvres.
Séverus lui tendit la main pour qu'elle vienne le rejoindre, ce qu'elle accepta avec plaisir. Elle s'assit sur ses genoux et l'embrassa.
-J'ai bien cru que vous n'arrêteriez jamais de parler ! Lui dit-elle au creux de l'oreille.
Il lui sourit et l'enlaça. Julia sentit à nouveau la douleur qui revenait. Elle fronça les sourcils et se crispa.
-Qu'est-ce qu'il y a ? Lui demanda Séverus, l'air inquiet.
-Rien. Juste un coup de pied ! Lui mentit-elle.
Elle ne voulait pas le paniquer pour une douleur qui était un peu plus forte que celles qu'elle avait eues durant les vacances, l'accouchement n'était pas prévu avant trois semaines. C'était trop tôt.
-Il a l'air de drôlement s'agiter ce petit ! Plaisanta Emilia.
-Il n'arrête pas ! Se plaignit Julia.
-Tu es sûre que ça va ? Lui demanda Séverus.
-Mais oui ! Lui dit-elle en l'embrassant furtivement avant de se lever.
Elle débarrassa la table en compagnie de sa mère, Séverus étant interdit de faire un seul mouvement par décret de la mère de Julia. Les deux femmes nettoyèrent tout à l'aide de leurs baguettes magiques et la cuisine fut resplendissante en quelques secondes. Julia sentit une nouvelle douleur l'assaillir dans son ventre.
-Pas maintenant ! Gémit-elle.
-Qu'est-ce que tu as dit ? Lui demanda sa mère qui sortait de la cuisine.
-Rien ! Je parlais toute seule ! Viens allons voir la vallée, tu verras, c'est très beau. On peut voir la mer !
-Je te suis...
Julia se plaça à côté de sa mère et lui donna le bras. Elles sortirent dehors et Julia demanda à Séverus de les accompagner pour voir la vallée. Sa mère lui lâcha le bras pour le laisser à Séverus. Les deux fiancés marchèrent dans l'herbe, accompagnés par la mère de Julia.
-C'est vraiment un coin charmant ici ! Annonça Emilia en dominant toute la vallée.
-Oui. Le plus beau c'est au coucher du soleil. Lui dit Julia en tournant son regard vers Séverus.
-Alors dites-moi Séverus, est-ce que vous vivez ici le reste de l'année et vous transplanez pour donner vos cours ?
-Non. Je vis à Poudlard. C'est juste mon lieu de villégiature.
-Ah ! Je vois ! C'est pour cela que vous avez pu mieux connaître Julia !
-En quelque sorte ! Lui répondit Séverus en tournant à son tour son regard vers Julia.
Celle-ci ne le regardait pas mais semblait fixer un point invisible devant elle en arborant une expression figée.
-Julia ? Qu'est-ce qu'il y a ? Lui demanda Séverus, inquiet.
-Je crois que... je viens de perdre les eaux... Lui dit-elle en le regardant, aussi inquiète que lui.
-Quoi ? Se paniqua Séverus.
-Il faut rentrer ! Vite ! Séverus, vous allez l'aider à marcher de ce côté, moi je la soutiendrais de l'autre. Lui dit Emilia.
-Je peux marcher toute seule ! Lui lança Julia de mauvaise humeur.
-Bon alors, dépêche-toi ! Je vais aller préparer le lit.
Emilia partit en courant tendis que Séverus aidait Julia à marcher.
-Séverus, il faut que tu ailles chercher ta sage-femme.
-J'irai la chercher quand tu seras allongée et aux côtés de ta mère.
-Je peux marcher toute seule... Ah !
Julia s'arrêta et se laissa tomber à genoux. La douleur revenait encore plus violente que celles qu'elle avait eues jusqu'ici.
-Accroche-toi à moi ! Lui dit Séverus en la remettant debout.
Julia s'aida de son fiancé et souffla. Ils arrivèrent à l'intérieur de la maison, Julia se sentant essoufflée comme jamais elle ne l'avais été. Une nouvelle douleur l'assaillit et elle planta ses ongles dans l'épaule de Séverus. Celui-ci, surpris, poussa un cri de douleur.
-Mais qu'est-ce qui se passe ? Demanda Emilia qui apparut en haut des escaliers.
-Rien ! Lui dit-il en essayant de contrôler la douleur dans son épaule.
-Montez-la vite !
Julia se tenait le ventre et eut du mal à monter les marches. La douleur revenait de plus en plus vite et fortement. Lorsqu'ils furent arrivés en haut, Emilia demanda à Séverus d'aller chercher l'infirmière.
-Je vais m'en occuper. Allez-y !
Séverus ne lui laissa pas le temps d'en rajouter et transplana. Julia sentait la douleur lui tordre les entrailles et ne plus voir Séverus la paniquait.
-Où est Séverus ?
-Calme-toi ! Il est parti chercher l'infirmière !
-Je veux qu'il soit là !
-Oui, il serra là je te le promets. Assis-toi, je vais t'aider à te déshabiller.
Julia s'exécuta et se laissa déshabiller, sentant la douleur revenir. Sa mère la recouvrit d'un drap et lui tamponna le visage avec de l'eau fraîche.
-Oh ! J'ai mal ! Hurla Julia.
-Mais qu'est-ce qu'ils...
Elle ne termina pas sa phrase, Séverus réapparut accompagné d'une femme âgée. Lorsqu'elle la vit, Emilia parut étonnée.
-Vous êtes sûre de savoir ce que vous faites ? Lui demanda-t-elle.
-Je vous demande pardon ? Lui demanda la vieille femme.
-Je veux dire, ça fait combien de temps que vous n'avez pas fait d'accouchements ?
-Pardon ? Madame, je suis la seule sage-femme du conté. Et c'est à moi que l'on fait appel dans le monde des sorciers !
-Maman ! Arrête ! Lui dit Julia toute essoufflée. Séverus, où es-tu ?
-Ici. Je suis ici ! Lui dit-il en s'asseyant à ses côtés et en lui donnant la main.
-Il va falloir qu'il sorte ! Lui dit la vielle femme.
-NON ! Je ne veux pas qu'il sorte ! Hurla Julia.
-Je suis désolée ma chère mais...
-Je veux qu'il reste ici espèce de vieille bique ! S'énerva Julia.
-Julia ! S'indigna Séverus.
-Non laisse Séverus ! J'aime quand les futures mamans ont du caractère ! lui dit la femme en souriant.
Julia eut une nouvelle contraction. Elles étaient de plus en plus proches maintenant et elle ne pourrait plus tenir longtemps.
-Alors, voyons à quoi ressemble ce bébé ! Annonça la sage-femme. Et bien puisqu'elle te veut à ses côtés, tu vas lui tenir la main et l'aider à pousser. C'est tout ce que tu peux faire. Vous madame, vous allez me donner les draps et éponger son front.
-D'accord ! Répondit Emilia, très déterminée.
La sage-femme leva les jambes de Julia et les écarta en laissant le drap retomber légèrement devant elle.
-Et bien ! Il était temps que j'arrive !
Julia sentit une nouvelle contraction et s'accrocha à la première chose qui lui tombait sous la main... le bras de Séverus et y planta ses ongles dedans. Séverus la fit lui lâcher son membre endolori en forçant.
-Julia... TU veux bien... me lâcher... s'il te plaît ?
-Quoi ? Tu n'as que ça à dire ? Tu crois que je ne souffre pas ? Et tu t'inquiètes de ton bras ! Ahh! Mais qu'est-ce que vous faîtes ? Pourquoi est-ce que vous ne le faites pas sortir ? Hurla Julia contre la sage-femme.
-On y va... A trois vous pousserez ! Attention, un, deux, trois !
Julia agrippa la main de Séverus de toutes ses forces et poussa. Elle était en nage et l'eau fraîche que lui mettait sa mère sur le visage lui faisait du bien.
-Poussez encore ! La tête arrive ! Allez ! Poussez !
Julia aurait voulu étriper la vieille femme.
-Mais c'est ce que je fais espèce de...
Julia rejeta la tête en arrière et souffla. Elle croisa le regard de Séverus qui lui souriait.
-Allez encore un effort ! Tu y es presque ! Lui dit-il.
-Mais c'est ce que je fais ! J'ai trop mal !
-Arrêtez de jouer les fillettes ! Poussez !
-La ferme espèce de vieille peau... Dit Julia entre ses dents.
Julia sentit une haine profonde l'envahir et elle poussa de toutes ses forces, bien décidée à tuer cette mégère aussitôt qu'elle aurait accouché. Une profonde douleur la fit hurler alors qu'elle sentait le bébé sortir d'elle.
-C'est bon ! La tête est passée ! C'était le plus gros ! Poussez encore !
-J'en peux plus ! J'en peux plus ! Se plaignit Julia en secouant la tête.
-Allez ma chérie ! Encore un effort ! L'encouragea sa mère.
Julia rassembla ses forces et poussa aussi fort qu'elle le put.
-Ca y est ! Le voilà ! Un magnifique garçon ! Cria la vieille femme.
Elle sortit de derrière le drap un magnifique bébé en le tenant par les pieds. Elle lui donna une tape sur les fesses pour qu'il se mette à crier. Dès qu'il eut lancé son premier cri, la mère de Julia tendit la serviette à la sage-femme pour qu'elle le recouvre. Elle coupa le cordon et emmaillota le petit être et l'approcha de la mère. Julia pleurait à chaudes larmes lorsqu'elle vit son bébé arriver. Elle tenait la main de Séverus si serrée dans la sienne qu'il en était ankylosé.
-Je suis fier de toi ! Lui dit-il en l'embrassant passionnément.
La femme posa le bébé sur le ventre de sa mère et recula.
-Regarde ! Regarde comme il est beau ! Dit Julia à son fiancé. Il te ressemble !
-Non, il te ressemble !
-Il ressemble toujours à tout le monde au début ! Plaisanta la vieille femme.
-Il a tes cheveux ! Plaisanta Julia.
En effet, leur fils avait les cheveux aussi noirs que ceux de son père. Il tentait d'ouvrir les yeux mais comme tout nouveau-né le premier contact avec l'extérieur était très douloureux. Il cillait en reposant sur sa mère et tentait de voir ce qui l'entourait.
-Oh ! Gémit Julia.
-Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Paniqua Séverus en voyant qu'elle avait à nouveau mal.
-Ca recommence ! J'ai mal au ventre...
-C'est bien normal ! Il faut bien sortir l'autre !
-L'AUTRE ? Hurlèrent Julia et Séverus en même temps.
-Oui ! Je le vois très bien à la taille de votre ventre !
-Des jumeaux... Ce sont des jumeaux... Dit Julia, dans le vague.
-Mais... mais comment .... Parvint à articuler Séverus.
La douleur reprit dans le ventre de Julia et sa mère dû lui prendre le premier bébé pour aller le laver.
-Et on recommence ! Poussez ! Il sera vite sorti celui-là ! Il a l'air plus petit !
Julia prit à nouveau la main de Séverus et se remit à pousser. Cela lui sembla moins difficile que pour le premier.
-Vas-y pousse ! Encore un peu ! L'encouragea Séverus.
-Oh ! Il arrive par le siège. Il va falloir être courageuse !
-Qu... quoi ? Lui demanda Julia en paniquant.
-C'est la tête qui sortira en dernier. Mais je vous aiderais, ne vous inquiétez pas! Allez ! Poussez !
Julia n'était vraiment pas rassurée. Le deuxième bébé allait arriver dans le sens contraire et cela était beaucoup plus douloureux.
-Voilà ! J'ai les jambes... les fesses... poussez... là ! J'ai le dos! Maintenant, il va falloir pousser très fort ! Maintenant !
Julia ne put s'empêcher d'hurler tant la douleur était violente. Comme si on lui arrachait une partie d'elle. Elle était à demi assise et pleurait de douleur.
-Je sais que ça fait mal, mais il faut le sortir rapidement, allez !
-Mais c'est ce que je fais espèce de.... Raaahhh !
Dans un effort surhumain, Julia mit toute la force qu'elle put trouver en elle pour pouvoir expulser le bébé. Et enfin...
-La voilà ! Une belle petite fille ! Leur dit la sage-femme en leur présentant un minuscule bébé comparé au premier qui faisait deux fois sa taille.
Le bébé poussa son cri et la sage-femme lui coupa le cordon avant de l'emmailloter à son tour. Emilia revint avec le premier bébé dans les bras, propre et habillé.
-Une petite fille ! C'est pas possible ! Pleura Julia en prenant son deuxième bébé dans ses bras.
-C'est incroyable ! Je suis doublement fier de toi ! Lui dit une nouvelle fois Séverus en l'embrassant sur le front.
-Regarde ! Elle baille ! Elle est si petite !
-Son frère a prit toute la place ! Remarqua Emilia en s'approchant avec le garçon. Je prend ta fille. Je vais la laver. Tenez Séverus ! Prenez votre fils, le temps que je prenne la petite !
-Moi ? Mais...
-N'ayez pas peur ! Passez juste votre bras en dessous ! Voilà ! Et oui c'est tout un apprentissage d'être papa ! Lui dit Emilia.
Séverus tenait pour la première fois son fils dans ses bras et fut plus que choqué en le voyant remuer dans ses mains. Il n'en revenait pas qu'il tienne son fils, son propre fils dans ses bras. Il paniqua légèrement lorsque le bébé se mit à gesticuler et commencer à pleurer.
-Qu'est-ce... qu'est-ce qu'il a ?
-Du calme Sévi ! Lui dit la sage-femme alors qu'elle s'occupait de Julia. Il a juste faim.
-Donne-le moi ! Je vais m'en occuper ! Lui dit Julia en souriant.
Séverus lui tendit le bébé en faisant attention de ne pas le faire tomber. Julia prit son fils et lui présenta le sein. Le bébé eut du mal à trouver le chemin du festin, Julia dû l'aider à mettre le téton dans sa bouche. Séverus regardait la scène avec beaucoup d'attention. Jamais il ne s'était senti aussi fier et heureux. Julia le regarda et ils se sourirent. Il se pencha et l'embrassa.
-Voilà la petite sœur ! Annonça Emilia en amenant la fille habillée dans des vêtements un peu trop grands pour elle.
Elle était un peu plus calme que son frère et ne semblait pas affamée comme lui.
-Est-ce que le papa veut porter sa fille ? Demanda Emilia en présentant le bébé à Séverus.
-B.. Bien sûr ! Lui dit-il en prenant délicatement l'enfant.
Elle était si petite qu'il aurait pu la porter d'une seule main.
-Comment est-ce que vous allez les appeler ? Demanda Emilia en regardant ses petits-enfants.
-Pour le garçon on avait l'idée de Dorian. Mais pour la fille, là on n'a pas d'idée. Répondit Séverus.
-J'avais pensé à Ilona. Lui dit Julia en le regardant. ;-p
-Ilona ? Depuis quand est-ce que tu avais ça en tête ?
-Depuis le jour où j'avais idée que ce serait une fille ! Au cas où je gagnerai mon pari !
-Un pari ? S'étonna la mère.
-Oui on avait parié l'organisation du mariage par rapport au sexe du bébé. Et c'est Séverus qui avait gagné puisque c'était un garçon. Mais maintenant, on a tous les deux gagné, donc on est quitte ! Conclu Julia en riant.
-Vous avez de drôles de paris ! Plaisanta la mère.
Une fois Dorian repu, Ilona réclama à son tour le lait maternel. Julia confia le garçon à sa mère tendis qu'elle s'occupait de sa fille.
-Ils sont vraiment très beaux ! Ajouta Emilia en berçant le bébé.
Julia finit de donner le sein à Ilona, ce qui fut plus rapide que pour son frère, et salua la sage-femme qui repartait. Séverus l'accompagna en portant ses affaires et la salua à son tour avant qu'elle ne transplane. Il revint vers sa fiancée et Emilia et prit le bébé que lui tendait cette dernière.
-Tenez ! Je crois que ce petit homme veut voir son papa. Je vous laisse en famille, appelez-moi si vous avez besoin d'aide !
Emilia tendit Dorian à Séverus qui le prit délicatement et descendit au rez-de-chaussée . Séverus vint s'asseoir aux côtés de Julia, le bébé dans ses bras.
-C'est vraiment étrange que l'on ait eu des jumeaux ! Pourtant à l'échographie, il n'y en avait qu'un ! Reprit Julia.
-A moins que ton docteur ne l'ai pas vue. Après tout Ilona est plus petite que son frère. Il a très bien pu la dissimuler derrière lui.
-Oui, je le pense aussi. Mais en attendant, je suis très heureuse d'avoir d'aussi beaux bébés. Est-ce que tu pourrais me faire une potion pour ma cicatrisation ? Je n'ai pas envie de rester couchée pendant une semaine !
-Je dois pouvoir te trouver quelque chose.
Séverus lui tendit Dorian et avant de partir l'embrassa passionnément.
-Je t'aime. Lui dit-il.
-Je t'aime aussi.
Il se releva et alla préparer la potion de cicatrisation. Julia gardait ses deux bébés serrés contre elle et ne se lassait pas de les regarder.
