Chapitre 20 : Retour à Poudlard.
La semaine suivante, la mère d'Ilona repartit chez elle, laissant les heureux parents seuls pour la première fois avec leurs enfants. La première semaine avait été difficile pour Ilona, qui avait craqué au bout de quelques jours, se sentant à bout de forces. Les premières nuits se révélaient difficiles pour la jeune mère, mais heureusement pour elle, son fiancé l'aidait tant qu'il pouvait. Séverus apprenait son rôle de père tout autant que Julia apprenait son rôle de mère. Il ne se révélait pas très doué pour les soins corporels aux nouveaux-nés, mais était excellent en matière de les calmer dès qu'ils commençaient à pleurer.
-Je ne sais pas comment je ferrais sans toi quand tu auras repris les cours. Je vais avoir toutes les peines du monde à les calmer !
-Tu te débrouilles très bien. Il faut juste te détendre.
-Ils sont endormis ?
-Ta fille semblait vouloir veiller tard mais j'ai réussi à la calmer.
-Comment ça ma fille ? Alors toi tu as ton fils et moi, ma fille ?
-Oui. Après tout c'était l'enjeu du pari et tu as dû avoir tellement envie de gagner ton pari que tu as réussi à avoir deux bébés d'un coup !
-Très drôle ! Lui dit-elle en souriant.
Ils s'enlacèrent et s'embrassèrent passionnément.
-Et si on profitait du fait que l'on soit tous les deux et que les enfants soient endormis pour faire quelque chose qu'on n'a pas fait depuis une bonne semaine ?
-J'allais te dire la même chose.
Ils se sourirent et allèrent dans leur chambre, voisine à celle des jumeaux. Ils entrèrent en s'embrassant et sous l'effet de la continuelle chaleur étouffante qui régnait dans la pièce, ils sentirent le désir monter de plus en plus en eux. Ils se déshabillèrent mutuellement et se laissèrent choir sur le lit. Séverus l'embrassa dans le cou, Julia le laissant faire et savourant les caresses qu'elle recevait. Elle chercha sa bouche et l'embrassa passionnément. Elle monta sur lui mais il ne la laissa pas en position dominante et la renversa.
-Je t'ai déjà dis que je préférais t'avoir en dessous de moi. Lui souffla-t-il à l'oreille.
-Macho ! Plaisanta-t-elle.
Il lui sourit en l'embrassant et continua de la caresser. Julia le dirigea pour entrer en elle et passa ses jambes autour de sa taille, l'encerclant totalement. Il débuta ses mouvements en elle et essayant de garder le désir présent le plus longtemps possible. Ils avaient eu une sorte de diète d'amour durant une semaine, étant toujours interrompus par les pleurs des jumeaux et étaient gênés de la présence de la mère de Julia. Maintenant ils rattrapaient le temps perdu. Soudainement, Julia ouvrit les yeux et tenta de se relever.
-Attend...
-Quoi ? Lui dit Séverus, perturbé par sa compagne.
-Je crois que j'ai entendu un des bébés pleurer...
-Mais non... Lui dit-il en reprenant ses baisers.
-Si, je viens de l'entendre... Je vais voir... Lui dit-elle en se relevant.
-Mais je te dis qu'ils dorment ! Lui dit-il en essayant de la retenir.
Elle se libéra de son étreinte et se releva rapidement. Séverus la regarda partir de la chambre, totalement incompris et passablement énervé. Il se coucha sur son oreiller et se tourna. Julia revint quelques minutes plus tard et vint le rejoindre dans le lit. Séverus lui tournait le dos et ne la regarda pas venir contre lui.
-Ca y est ! Séverus ? Lui dit-elle en l'enlaçant par le dos.
Il ne répondit pas et elle passa sa tête par dessus son épaule.
-Qu'est-ce qu'il y a ? Lui demanda-t-elle, inquiète.
-Désolé, mais tu m'as coupé dans mon élan.
-Tu fais la tête ? Je te signale que Ton fils avait trop chaud !
-Tu n'avais qu'à pas le couvrir autant ! Et puis maintenant je n'ai plus envie.
-Oh ! Tu n'as plus envie ? Lui dit-elle en souriant et en revenant derrière lui.
Elle passa sa main gauche sur les hanches de son fiancé et la descendit vers l'avant. Elle trouva ce qu'elle cherchait et prit le membre dans sa main.
-Arrête ! Lui dit-il.
Mais elle n'arrêta pas. Elle savait bien qu'il finirait par céder à ses caresses. Et il n'avait pas l'air de vouloir qu'elle arrête réellement. Elle avança son visage vers sa nuque et l'embrassa dans le cou. Le membre se gorgeait dans sa main et elle continua d'avancer son visage vers le sien. Elle le regarda et le vit qui souriait ironiquement.
-Tricheur ! Tu vois bien que tu en as envie !
Elle arrêta de le caresser et se releva. Séverus se retourna brusquement et la fit s'allonger sous lui, une nouvelle fois.
-J'attendais que tu te fasses pardonner.
-Me faire pardonner ? De quoi ?
-De m'avoir laissé dans cet état là !
Il l'embrassa pour l'empêcher de répliquer et reprit ses caresses. Il reprit sa place comme avant et Julia repassa ses jambes autour de sa taille. Elle l'accompagna dans ses mouvements de va et vient et l'incita à pousser les mouvements plus fortement. Elle sentait le plaisir remonter après cette petite pause et elle ne mit pas longtemps à fondre dans ses bras. Il accéléra vers la fin et s'effondra sur elle une fois terminé son action. Il resta néanmoins planté en elle et continua de l'embrasser en la caressant. Ils ne purent rester longtemps dans cette position, se faisant interrompre par un pleur dans la chambre voisine.
-J'y vais cette fois ! Lui dit-il d'un ton excédé.
Julia lui sourit et le laissa passer son peignoir avant de partir dans la chambre des bébés. Il revint quelques secondes plus tard, portant Isolde dans les bras.
-Je crois qu'elle a faim.
-Encore ? Je lui ai donné il n'y a que deux heures.
-Je pense qu'elle n'a pas eu assez. Il va falloir demander du lait supplémentaire.
-Donne-la moi.
Séverus lui tendit le fragile bébé et Julia lui présenta le sein. Isolde attrapa rapidement le téton et s'empressa d'ingurgiter le lait nourricier.
-Si ça continue, elle va rapidement devenir aussi grande que son frère !
-Il faut bien qu'elle soit aussi forte que lui. Elle est trop petite. Lui dit Séverus.
-C'est normal, son frère a prit toute la place !
Séverus secoua la tête et vint s'allonger à côté de Julia. Il regarda sa fille téter le sein de sa mère goulûment.
-Tu n'auras jamais assez de lait pour eux deux à ce tarif-là !
-Et bien pour le moment, on se contentera de ce qu'on a ! Regarde, elle a déjà terminé !
En effet Isolde avait cessé de boire et s'endormait sur le sein. Julia la prit dans l'autre bras et la déposa sur ses genoux. Le bébé ouvrit les yeux difficilement vers eux.
-Regarde, elle te souris !
-Je ne crois pas. C'est plutôt la lumière qui la gêne. Lui dit Séverus en se rapprochant de la petite tête.
-Est-ce que tu peux être un peu optimiste ?
-Mais je le suis. Elle est trop jeune pour voir complètement ce qui l'entoure.
-On verra. Moi je dis qu'elle te souris ! N'est-ce pas ma chérie que tu souris à ton papa ? Dit Julia en prenant sa fille dans ses bras.
-Donne, je vais la recoucher.
-Tiens !
Séverus se releva et emmena Isolde dans la chambre. Il revint vers sa compagne et se coucha. Julia se blottit contre lui et ils s'endormirent avant que l'heure de la prochaine tétée ne vienne.
Ils passèrent les dernières semaines de vacances à ce rythme. La sage-femme revint voir les bébés et assura qu'ils étaient en pleine forme. Isolde avait prit un bon poids et Dorian s'était calmé. Ils ouvraient de grands yeux maintenant lorsqu'on les prenaient dans les bras. Julia persistait de dire qu'ils souriaient à leur père tout comme à elle, mais Séverus le niait. Mais elle savait qu'il était ravi qu'ils lui sourient.
Le jour du départ pour Poudlard arriva enfin et Julia appréhendait le retour à la vie normale. Comment allait-elle gérer les deux bébés toute seule ? Durant les vacances, Séverus lui donnait un sacré coup de main, mais maintenant il faudrait qu'elle se débrouille toute seule.
Séverus transplana avec toute sa petite famille jusqu'à la gare de King's Cross, l'école étant protégée contre le transplanage et ne voulant courir aucun risque avec ses enfants. Ils arrivèrent et en chemin, rencontrèrent plusieurs professeurs qui rentraient également de leurs vacances. Ils virent notamment le professeur Flitwick qui avait bronzé, ce qui contrastait étrangement avec sa petite barbe blanche. Dès qu'il aperçut son collègue, il avança vers lui et sa compagne.
-Mais ça y est ! Voilà une bien jolie famille ! Je ne savais pas qu'il y en aurait deux ! Leur dit-il en souriant à la vue des deux bébés dans les bras de leurs parents. Toutes mes félicitations !
-Merci. Lui dit Séverus.
-Séverus, je crois qu'on ferait mieux de partir, Dorian commence à remuer.
-Oui. Elijah, vous rentrez au château ? Demanda Séverus à Flitwick.
-Oh ! Oui oui ! Bien sûr ! Venez, j'ai une calèche qui m'attend !
Séverus et Julia suivirent Flitwick jusqu'à sa calèche et montèrent à l'intérieur. Ils ne mirent pas longtemps à arriver jusqu'au château. Julia avait presque oublié la beauté des lieux. Elle se réjouit de revenir, sentant son cœur se serrer en repensant à tout ce qui s'était passé depuis le premier jour où elle était venu ici. Elle ne se serait jamais imaginée la future femme d'un de ses professeurs et la maman de deux jumeaux l'année suivant sa scolarité. Une larme coula le long de sa joue en y repensant.
-Julia ? Ca ne va pas ? Lui demanda Séverus en la voyant pleurer.
-Si, si. Un peu de nostalgie !
Elle lui sourit et berça Dorian qui commençait à s'agiter. Isolde aussi commençait à pleurer et Séverus s'empressa de la bercer comme il en avait l'habitude pour la calmer. Isolde se rendormit rapidement et Julia proposa d'échanger les bébés.
-Je vois que vous êtes très habile pour calmer vos enfants, Séverus ! Plaisanta Flitwick.
-Je ne sais pas comment je vais faire quand il va retourner enseigner ! C'est lui qui les calme ! Dit Julia.
Ils arrivèrent devant la porte d'entrée et Séverus descendit le premier ; il aida Julia à descendre et Flitwick descendit après elle.
-Regarde ma chérie, c'est chez nous ! Souffla Julia à l'oreille d'Isolde qui dormait paisiblement.
Le cocher emmena les affaires à l'intérieur du château et ils entrèrent à leur tour dans le hall.
-Je vous abandonne, je dois aller préparer mes affaires pour demain. Je pense que nous sommes les derniers à rentrer aujourd'hui. Je compte sur vous pour venir nous faire une petite visite avec vos deux trésors ! Leur dit Flitwick.
-Bien sûr ! Lui dit Julia.
Le petit professeur s'éloigna d'eux et Julia commença à se diriger vers les cachots, où elle avait l'habitude de se rendre pour aller à leur chambre. Séverus la retint par le bras.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-Attends. On ne va pas à ma chambre.
-Quoi ? Les enfants ont besoin de dormir.
-Je le sais, c'est pourquoi nous allons dans nos nouveaux appartements.
-Nouveaux appartements ? Qu'est-ce que tu racontes ?
-Tu ne croyais tout de même pas que nous allions vivre dans le même chambre avec les enfants ? Les professeurs qui ont une famille sont installés dans une autre partie du château. Ce sont des sortes d'appartements.
-On ne va plus vivre dans les cachots ?
-Non ! Lui dit-il en lui souriant.
-Mais et tes élèves ? S'ils ont un problème, ils ne vont pas pouvoir te parler.
-Si, je leur ferais part de nos nouveaux appartements. C'est juste au-dessus des cachots. Viens !
Séverus passa devant elle et monta l'escalier qui donnait aux étages. Ils arrivèrent dans un couloir que Julia n'avait encore jamais emprunté. Il se trouvait dans le coin droit du couloir qui menait à la tour des escaliers. Ils avancèrent dans un couloir décoré aux couleurs de Poudlard et qui était totalement différent des couloirs sombres et glaciaux des cachots. Julia remarqua les noms sur les portes au fur et à mesure qu'ils avançaient. Il y avait beaucoup de noms de ses professeurs dont elle ignorait qu'ils avaient une famille. Le plus étonnant fut certainement que ce n'étaient pas des professeurs que l'on voyait à la table du banquet. Mangeaient-ils dans leur appartement ?
-Séverus ?
-Oui ? Lui dit-il en se retournant.
-Est-ce que tous ces professeurs ne vivent qu'ici ?
-Les appartements sont très spacieux. Ils prennent leurs repas ici, si tu veux le savoir. Tu n'as pas remarqué que tous les professeurs ne mangeaient pas avec nous dans la grande salle ? Ils n'auraient plus de vie de famille autrement.
-Ca me rassure. Je ne savais pas ce qu'on pourrait faire des jumeaux pendant les repas !
-En tout cas nous sommes six professeurs à avoir une famille.
-Je ne m'imaginais pas qu'il y en avait autant !
-Nous sommes très discrets sur notre vie privée. C'est pourquoi vous ne les avez jamais vu en compagnie de leurs époux ou épouses.
-Quoi ? Alors les femmes et maris ne sortent jamais de chez eux ?
-Si mais par un chemin différent, afin de ne pas ennuyer les élèves.
-Mais moi, tout le monde me connaît. Je ne vais pas les éviter !
-Non, bien sûr ! Tu pourras te promener dans Poudlard. On y est !
Ils s'arrêtèrent devant une porte sur la droite portant le nom de "Rogue".
-Ils ne pourraient pas mettre "Rogue et sa famille" ? Plaisanta Julia.
-Tu n'auras qu'à changer l'écriteau. "Jumeaux ! Annonça Séverus.
-Jumeaux ? C'est ça le mot de passe ?
-Tu vois un autre mot ?
-Non, il est très indiqué pour nous !
La porte s'ouvrit et ils entrèrent à l'intérieur. Julia faillit laisser tomber Isolde de ses bras tant elle était émerveillée.
-C'est... chez nous ?
-Oui.
L'appartement ressemblait plus à une immense villa. Il y avait une large salle à manger qui se prolongeait en un vaste salon.
-Allons coucher les bébés, je te ferais visiter après.
Séverus avança et se dirigea vers la gauche de la salle à manger. Ils débouchèrent dans un petit couloir qui ne comportait que deux portes. A celle de gauche était inscrit "Isolde" et à celle de droite "Dorian".
-Chacun leur chambre ?
-Oui.
Ils entrèrent dans celle d'Isolde et Julia fut aussi ébahie qu'à l'entrée de l'appartement. Toute la chambre était décorée dans des tons pastels, et au plafond scintillait un ciel étoilé lorsque la chambre était plongée dans le noir.
-C'est une carte du ciel ? Demanda-t-elle en distinguait les étoiles.
-Une carte de naissance. L'étoile d'Isolde le jour de sa naissance, et bien sûr celle de Dorian à ses côtés. Tu te souviens de ce jour où tu m'as fais une crise parce que j'étais allé voir Sinistra ?
-Oui.
-C'était pour qu'elle réalise la carte étant donné que c'était un garçon.
-Mais c'était aussi urgent ?
-Je devais lui dire le plus tôt possible pour qu'elle sache à quelles planètes il correspond. Mais étant donné qu'il y a eu Isolde, elle a fait celle-là après. Elles sont a peu près identique il me semble.
-C'est vraiment magnifique !
-C'est un cadeau de naissance si je peux dire.
-Tu es vraiment un amour. Je regrette vraiment ce que j'ai pu te dire ce jour-là !
-Je t'avais dis que tu le regretterais !
Julia lui donna un coup dans l'épaule et l'embrassa.
-Je couche Isolde et ensuite on passe à Dorian.
Isolde ne se réveilla pas quand sa mère la coucha dans son nouveau lit.
-Dors bien dans ta belle chambre. Lui dit-elle doucement.
Séverus sortit de la chambre, Dorian toujours dans ses bras.
-Viens ! Il commence à peser.
Julia sortit à son tour et le suivit dans la pièce d'en face. La chambre de Dorian ressemblait à celle de sa sœur excepté pour la couleur du papier, qui était plus sombre. Mais elle était tout aussi jolie. La carte au plafond scintillait de la même façon et à quelques étoiles différentes, elle était identique à celle d'Isolde. Séverus coucha son fils dans son lit et sortit de la chambre. Julia l'enlaça quand ils furent sortis de la chambre.
-Merci pour ton magnifique cadeau ! Lui dit-elle en l'embrassant.
-Attend de voir notre chambre. Lui dit-il d'un air malicieux.
Julia le regarda, perplexe, et le suivit alors qu'il l'entraînait avec elle à l'autre bout du couloir. Il tourna la poignée et lui ferma les yeux à l'aide de sa main. Il la dirigea en lui prenant la main et referma la porte avec son pied. Il enleva ensuite sa main et Julia découvrit la chambre dans laquelle ils allaient vivre. Elle crut tomber à la renverse en voyant l'immense lit qui se présentait à elle.
-Ce n'est plus un lit, c'est...
-Un lit. Je t'assure.
-Mais on peut dormir à combien là-dedans ?
-Oh ! Il sera parfait pour nous deux, je trouve qu'on bouge beaucoup quand on dort ! Lui dit-il en l'enlaçant par la taille.
-Seulement quand on dort ? Lui dit-elle en passant ses bras par dessus les siens.
-Viens voir la salle de bain.
-A quoi est-ce que je dois m'attendre ? La tienne était déjà grande.
-Ah ! Ca ! C'est un mélange de toutes les salles de bain qu'on a utilisées.
Julia le regarda étonnée. Séverus ouvrit la porte et la fit entrer.
-C'est une piscine ! S'écria Julia.
-Non, une simple baignoire.
-La taille qu'elle fait ! Tu peux faire un crawl à l'aise ! Et la douche ! On y entre à cinq là-dedans !
-Je n'en sais rien, mais que dirais-tu de l'essayer ? Lui dit-il en l'enlaçant à nouveau.
-Attend ! Je veux d'abord voir le reste des pièces ! Lui dit-elle en sortant de la salle de bain.
Séverus la suivit et ils retournèrent dans le salon.
-Là-bas, c'est la cuisine ! Lui dit-il en l'emmenant vers la porte qui donnait dans la salle à manger.
Là aussi, la cuisine était immense et elle ressemblait à celle qu'ils avaient eu au chalet à la montagne. Ils s'en souvenaient pour en avoir essayé le plan de travail lors d'un câlin un peu trop poussé.
-Je crois que je vais adorer faire la cuisine ici !
-Je pense que je viendrais te donner un petit coup de main de temps en temps !
-Seulement un petit ? Demanda Julia en lui souriant.
-Viens ! Je veux te montrer le jardin.
-Il y a un jardin ?
-Commun aux autre appartements. Ils se rejoignent tous par ce jardin. Il y a un kiosque au milieu.
-Mais pourquoi est-ce qu'on ne voit pas tout ça dans le château ?
-Il y a beaucoup de choses qu'on ne voit pas dans l'école.
Séverus ouvrit une porte qui donnait sur le fameux jardin. C'était en fait un jardin d'hiver qui comprenait des fleurs tropicales sous une serre. Il était très grand et comme le disait Séverus il y avait des portes aux six coins du jardin. Les portes des autres appartements. Le kiosque comprenait des bancs et des petites fées jouaient de la musique tout autour. Des fontaines écoulaient de l'eau en un ruisseau qui faisait tout le tour du jardin, où des ponts le traversait par endroits.
-C'est vraiment beau ! Je sens que je vais me plaire ici !
-Je suis ravi que ça te plaise !
-Et maintenant, si on allait voir de plus près la solidité du lit ? Lui dit Julia d'une voix malicieuse.
-La solidité ?
-On ne sait jamais, il y a peut-être un défaut ? Il vaut mieux qu'on le vérifie par nous même !
Julia l'entraîna avec elle et se dirigea dans leur chambre. Elle n'avait pas vu qu'il y avait également une carte du ciel au plafond de leur chambre, juste au dessus du lit.
-C'est notre carte de naissance ? Lui demanda-t-elle en s'asseyant sur le lit.
-La nôtre, oui. Nos étoiles sont regroupées et tu peux même lire notre avenir si tu te concentres bien. Regarde, là il y a la naissance des jumeaux !
Séverus lui désigna deux étoiles du doigt et Julia observa. Elle détacha son regard de la carte pour regarder son fiancée. Toute cette attention pour elle alors qu'elle lui avait dit les pires choses quand elle croyait qu'il la trompait. Un profond désir s'empara d'elle et elle lui sauta littéralement au cou. Il fut surpris d'un tel débordement, alors qu'elle le poussait sur le lit.
-Qu'est-ce qui te prends ? Lui demanda-t-il pendant qu'elle lui détachait son pantalon.
-Je tiens à me faire pardonner et à te donner l'équivalent de ce que tu viens de m'offrir !
Elle lui enleva ses affaires et en fit de même pour elle. Elle l'embrassa furieusement et descendit ses mains vers son torse. Elle continua ses caresses en descendant sa bouche le long de son corps. Elle arriva vers son bas-ventre et le regarda. Il la contemplait et attendait, sachant ce qu'elle allait faire avec lui. Elle écarquilla un sourcil et recommença à l'embrasser. Elle commença ses mouvements avec les mains et la bouche. Elle accentua son mouvement et le fit languir vers la fin, le lâchant avant qu'il n'explose. Voyant qu'il n'y tenait plus, elle termina son action et remonta vers lui et l'embrassa. Elle lui bloqua les bras au dessus de sa tête et se mit à califourchon sur lui.
-Je sais que tu préfère dominer, mais moi j'aime bien de cette façon. Lui dit-elle en se penchant sur son visage.
Elle s'emboîta en lui et remua, en lui tenant toujours les bras. Elle ressentie une profonde intensité dans les reins de cette façon, en étant légèrement penchée en avant pour tenir les bras de Séverus. Elle accéléra les mouvements, ne pouvant plus contrôler les gestes qu'elle faisait. Séverus, sentant la passion l'empoigner réussi à se libérer et se releva. Il la fit basculer sous lui mais la fit se retourner. Il la releva légèrement avant de se placer totalement au-dessus d'elle. Il resta derrière elle et l'attrapa au niveau des reins. C'est lui qui donnait les mouvements à présent. Julia serrait les draps de toutes ses forces en suivant les mouvements de reins de son partenaire. Elle le sentit exploser en elle et elle l'accompagna dans son plaisir. Ils s'effondrèrent, tout essoufflés. Il se retira d'elle et s'allongea sur le dos. Il la contempla de dos et la caressa. Elle tourna la tête vers lui et le regarda.
-Tu es pénible ! Lui dit-elle en faisant un peu la moue.
-Quoi ?
-Oui, à chaque fois tu bouges quand je suis sur toi. Il faut toujours que je me retrouve en dessous.
-Oh ! Je suis désolé ! Lui dit-il en plaisantant.
-Mais je ne rigole pas ! J'aimerai bien qu'une fois tu arrêtes de bouger et me laisser au-dessus.
-Tu n'auras qu'à essayer ce soir si tu veux !
-Non, je le ferrais quand tu ne t'y attendras pas et je me préparerais pour t'attacher !
-M'attacher ?
-Oui, si tu ne peux pas rester tranquille, il le faut bien !
-Ca frise le masochisme !
-Si il le faut, je le ferrais ! Après tout j'ai déjà fait plein de positions dont tu avais envie !
-Mais moi aussi !
-Oui, mais toi, tout te conviens ! Du moment que tu es au-dessus de moi !
-C'est faux, je me souviens d'une position ou j'étais assis sous toi et qui était très bien !
-Oui, mais c'était assis, là je veux que tu sois couché sous moi ! Ce n'est pas la même chose !
-Et bien tu n'auras...
-Chut ! Ecoute !
Séverus se tut et écouta. Des pleurs se firent entendre.
-C'est Dorian ! Il a faim !
-J'entend Isolde aussi.
Ils se levèrent et s'empressèrent de s'habiller avant d'aller chercher les bébés. Les pauvres étaient en pleurs, tant ils étaient affamés.
-Oh ! Mon dieu ! On les a complètement oublié. Il va falloir laisser les portes ouvertes pour la nuit, sinon on ne les entendra jamais.
Julia prit les deux bébés contre elle et Séverus l'aida à placer les petites têtes contre les seins appropriés à chacun.
-On va aller voir les professeurs après leur tétée.
-Il faut que j'aille dans la salle des professeurs de toute façon. Je dois aussi me préparer pour demain.
-Tu donne les mêmes cours depuis toujours, pourquoi veux-tu te préparer ?
-Parce que je change de potions tous les ans selon les années. Tout simplement !
Séverus alla préparer ses affaires dans son bureau et revint, un paquet de parchemins sous le bras. Julia cessa de donner les seins aux jumeaux, voyant qu'ils étaient repus. Séverus l'aida à se rhabiller et porta Isolde et Dorian.
-On peut y aller. Lui dit-elle en prenant Dorian dans ses bras.
Ils sortirent et se dirigèrent dans le couloir qui menait à la salle des professeurs. Les couloirs étaient déserts, mais le lendemain ils seraient remplis de nouveaux et anciens élèves. Ils arrivèrent devant la porte de la salle et entrèrent. Séverus passa le premier et Julia le suivit.
-Ah ! Voilà la petite famille ! Rugit une voix aiguë.
C'était la voix de Sinistra. Elle s'avança vers Séverus et Julia en leur souriant.
-Où sont ces chers trésors ? Demanda-t-elle en regardant les deux bébés dans les bras de leurs parents. Puis-je ? Demanda-t-elle à Julia.
-Bien sûr !
-Il est vraiment mignon ! Ah ! Il a les cheveux de son papa ! Leur dit-elle en souriant.
Les autres professeurs présents vinrent à leur rencontre. Tous les félicitèrent et regardèrent les deux trésors qu'ils apportaient avec eux. Même McGonagall s'était approchée.
-Ils sont vraiment très beaux ! Leur dit-elle en souriant.
-Je vois que nos deux voyageurs sont rentrés ! Dit une voix enjouée derrière eux.
Julia et Séverus se retournèrent et virent Albus Dumbledore devant eux. Il avait une mine réjouie et leur souriait. Il s'approcha et regarda les deux bébés.
-C'est une double surprise que vous avez là ! Qui aurait pu imaginé que vous reviendriez à quatre à Poudlard ?
-Oui, ça a été aussi une surprise pour nous aussi.
-Et quels sont leurs noms ?
-Le garçon s'appelle Dorian et la fille Isolde. Lui répondit Julia.
-De très beaux prénoms pour de beaux bébés. Je suis sûr que vous êtes fier d'eux Séverus.
Séverus se sentit rougir sous l'effet du compliment.
-Quand je vous disais que tout fini par s'arranger ! Alors dites-moi, êtes-vous bien installé dans vos nouveaux appartements ? Demanda-t-il.
-Oh oui! C'est plus que je ne pouvais espérer ! Répondit Julia.
-Tant mieux ! Il faudra que vous présentiez ces deux êtres aux élèves. J'ai bien peur d'avoir été assailli par de nombreux élèves qui me demandaient des nouvelles de vous.
-Les élèves ont envoyé des hiboux ? Demanda Julia, émue.
-Oui. Ce n'est pas tous les jours que l'un de leur professeur attend un heureux évènement, enfin sa compagne. Plaisanta-t-il.
-Nous passerons dans leurs salles communes. Lui dit Séverus.
-Je suis sûr que cela leur fera plaisir.
Des professeurs étaient en train de discuter et d'autres étaient retournés à leurs tâches de professeur et faisaient les dernières préparations pour le lendemain. Dumbledore prit congé de Séverus et de Julia.
-Je dois travailler un peu. Je te laisse rentrer pour te reposer. Je ne serais pas long. Lui dit Séverus.
-D'accord.
Séverus lui tendit Isolde et l'embrassa avant qu'elle ne s'approche de la sortie.
-A la prochaine fois ! Lui lança le professeur Chourave.
-Oui ! A bientôt ! Leur dit Julia.
Elle sortit avec ses deux bébés dans les bras et regagna le couloir qui menait à ses nouveaux appartements et fut heureuse d'arriver rapidement devant sa porte. Elle prononça le mot de passe et entra dans l'appartement.
-Qu'est-ce que vous êtes lourds ! Je ne vais pas pouvoir vous porter bien longtemps comme ça !
Elle se dirigea vers la chambre d'Isolde et tant bien que mal, y déposa la petite fille dans son lit, en tenant Dorian dans l'autre bras. Elle ne se réveilla pas, au comble du bonheur pour Julia. Elle se dirigea ensuite vers la chambre de son fils et l'y déposa à son tour dans son lit.
Elle sortit sans bruit de la chambre et alla dans la sienne. Elle déballa les affaires qu'ils avaient emmené avec Séverus en vacance et mit un peu d'ordre. Une fois tout rangé, elle s'assit enfin sur le canapé de cuir et savoura enfin le bonheur de se trouver chez elle.
