Chapitre 22 : Un long passage à vide et l'apprentissage de son rôle de père.

            Une semaine passa sans que Julia ne se manifeste. Séverus avait tenté de lui parler en retournant la voir, mais elle lui  avait barré l'entrée de l'appartement en changeant le mot de passe. Elle ne sortait plus et il n'avait pas de nouvelles d'elle. Jour et nuit, il allait devant la porte et la suppliait d'ouvrir pour se faire pardonner, sans qu'elle vienne lui ouvrir. Il devenait de plus en plus renfermé et retrouvait le caractère que ses élèves lui avaient connu depuis le début, pire qu'avant. Il hurlait sur les élèves qui ne faisaient pas attention ou n'écoutaient pas en cours. Ceux-ci s'étonnaient de le voir comme ça, alors qu'il venait de fonder sa propre famille. Beaucoup savaient qu'il dormait seul dans son ancienne chambre, sachant qu'il avait déménagé peu avant la rentrée, et cela leur expliqua ce qu'il se passait. Apparemment, leur professeur avait eu une lourde dispute avec sa compagne et ils ne se parlaient plus.

            Julia, quant à elle, essayait de vivre sans son compagnon, en s'occupant de sa progéniture. Elle repassait sans cesse dans sa tête la scène et elle se mettait à pleurer. Elle ne supportait pas l'idée qu'il ait agi comme ça, avec une telle violence, en lui faisant mal. Elle savait qu'elle y était pour quelque chose, elle aurait dû arrêter lorsqu'il le lui demandait. Il lui avait bien dit qu'il n'appréciait pas cette position et pourtant, elle avait tenu tête. Lorsqu'il venait devant la porte et qu'il lui suppliait de lui ouvrir, elle restait derrière celle-ci et l'écoutait en pleurant. Elle n'arrivait pas à lui ouvrir pour lui parler. Elle avait eu la peur de sa vie et elle ne pouvait plus le regarder en face. Pourtant, il le faudrait bien. Ses enfants auraient besoin de leur père et elle, de son futur époux, bien qu'elle ait quelques appréhensions pour la suite.

            Séverus, n'y tenant plus et sentant la folie l'envahir, alla trouver Dumbledore et lui expliqua les faits, en passant un peu sur l'histoire de la position. Le vieil homme tenta de lui faire part de sa compréhension, mais il ne savait comment faire pour que la compagne de son collègue veuille lui reparler.

-Je veux bien vous donner l'endroit du passage secret qui mène jusqu'à votre appartement, mais je veux que vous me promettiez que vous n'userez pas de violence contre votre fiancée.

-Je ne pourrais jamais lui faire du mal. Je n'étais pas moi-même ce jour-là et je regrette amèrement mon comportement. Montrez-moi le passage, je vous en supplie !

            Les yeux de Séverus étaient tellement embués que Dumbledore ne put le peiner davantage. Ils allèrent dans le par cet se dirigèrent jusqu'au niveau d'une statue cachée par du lierre l'envahissant. Dumbledore tapa sur la pierre à l'aide de sa baguette et prononça une formule magique.

-Casa Profus !

            La statue se fendit en deux et laissa une ouverture étroite permettant le passage d'une personne.

-Vous trouverez votre appartement facilement. Il y a des noms qui s'inscrivent automatiquement quand vous passez devant. Lancez juste un Alohomora sur le mur avec votre nom. Ne vous inquiétez pas, il n'y a que vous et votre famille qui puissiez entrer chez vous. Maintenant allez trouver Julia et offrez-lui ce dont elle a vraiment besoin. De la tendresse.

            Dumbledore le regarda s'engouffrer dans la statue et repartit vers le château. Séverus lança un "Lumos" pour donner le jour à l'intérieur du passage. Il lui fallut environ une dizaine de minutes pour arriver salle qui comportait une série de murs  portant des noms différents. Il les lut tous et chercha le sien. Il le trouva vers le fond de la salle et s'arrêta devant. Son cœur battait la chamade et ses mains tremblaient. Il pointa sa baguette devant le mur et prononça la formule magique.

-Alohomora !

            Le mur s'écarta et il vit son bureau privé apparaître devant lui. Il entra à l'intérieur et regarda autour de lui. Le mur se referma derrière lui et il se retrouva chez lui. Il avança vers la porte et tourna la poignée. Une forte odeur le prit à la gorge alors qu'il ouvrait la porte. Il faisait sombre et il n'arrivait pas à distinguer les environs. Les rideaux étaient tirés et cela devait faire assez longtemps que les fenêtres n'avaient pas été ouvertes. Il avança vers le salon et trébucha sur un coussin.

-Mais qu'est-ce que... Dit-il en reposant le coussin sur le fauteuil.

            Il tira les rideaux et fut prit de stupeur quand il vit l'état de l'appartement. Des affaires s'empilaient un peu partout dans la pièce et des jouets jonchaient le sol. Il alla dans la cuisine et fut encore plus consterné de l'état de celle-ci. De la vaisselle sale s'empilait et des affaires traînaient un peu partout. Des biberons remplissaient l'évier et il pouvait voir qu'ils étaient pleins. Il entendit des pleurs provenant de la chambre d'un des deux bébés. Des cris aigus.

            Il se précipita vers les cris et entra dans la chambre d'Isolde. Celle-ci hurlait à pleins poumons et se crispait.

-Chut ! Je suis là ! Lui dit son père en la prenant dans ses bras.

            La petite fille ne cessa pas pour autant de pleurer. Elle crispait ses petites mains et virait au rouge tant elle hurlait et pleurait.

-Tu as faim ? Attends, on va voir ce qu'on peut te donner.

            Séverus sortit avec sa fille et se dirigea vers la cuisine. Il prit un des biberons dans l'évier et jeta un sortilège de désinfection sur celui-ci et le réchauffa. Isolde continuait de brailler dans ses bras et n'avait pas l'air de se calmer.

-Où es ta maman ? Hein ? Où es ta mère ? Gémit Séverus qui commençait à sentir la rage monter en lui.

            L'appartement était saccagé et Julia ne s'occupait pas de ses enfants. Où pouvait-elle être ? Il sortit de la cuisine et alla s'asseoir dans le fauteuil. C'était la première fois qu'il allait nourrir sa fille et il ne savait pas précisément comment procéder. Les jumeaux n'avaient eu que le sein de leur mère jusqu'ici. Apparemment, cette dernière avait dû changer de régime à ses enfants. Il prit Isolde dans un bras et lui présenta le biberon sur les lèvres. A peine l'avait-elle effleuré qu'elle engloutit la tétine et se mit à boire à longue gorgée. Séverus fut heureux de la voir boire. Après tout il n'y connaissait rien et il avait peur qu'elle rejette le biberon. Il la regarda longuement en souriant. Sa fille avait cessé de pleurer et ouvrait les yeux maintenant. Son regard se porta vers son père et elle ne le quitta pas des yeux. Séverus attrapa sa main et il sentit les petits doigts se crisper autour de son majeur. Il s'installa entre le père et sa fille un moment magique que jamais Séverus n'avait ressenti auparavant. Il se sentait rempli d'une fierté sans faille et il sourit à sa fille. Il cru déceler un sourire en retour mais c'était sans doute un réflexe.

-Séverus ? Appela une voix faible derrière lui.

            Séverus tourna la tête lentement pour ne pas déranger le bébé et aperçut Julia dans l'angle de la porte de la chambre. Il fut prit de panique lorsqu'il vit l'état dans lequel elle était. Elle avait les yeux rougis et était aussi pâle qu'un linge. Elle avait d'énormes cernes sous les yeux et ses cheveux étaient attachés en pagaille par une queue de cheval. Elle avait un air si attristé que Séverus en oublia presque sa fille alors qu'il voulait se lever.

-Julia ! Mais qu'est-ce qui t'arrives ? S'inquiéta-t-il en se levant, essayant de ne pas trop déranger sa fille.

            Lorsque Julia aperçut le bébé buvant le biberon dans les bras de son père, elle ne put s'empêcher de pleurer.

-Qu'est-ce qu'il y a ?

-Elle boit le biberon... Elle n'a pas voulu avec moi... Je n'ai plus assez de lait... Je suis épuisée...

            Julia s'effondra sur le sol, secouée de sanglots. Séverus était bloqué et ne pouvait bouger. Il se dirigea vers elle et, d'une main, il donna le biberon à Isolde et de l'autre aida Julia à se relever.

-Viens dans la chambre ! Lui dit-il en l'aidant à marcher.

            Julia se laissa tirer par le bras et s'assit sur le lit.

-Je reviens. Reste ici.

            Séverus retourna avec Isolde dans le salon et lui donna la fin de son biberon. La petite fille vida la bouteille d'un trait et il attendit qu'elle ait fait son rot pour la coucher. Une fois terminé, il repartit voir Julia, inquiet. Il la trouva allongée au-dessus des draps, en position fœtale. Il vint lentement s'asseoir à ses côtés et lui caressa les cheveux. Julia ouvrit ses yeux emplis de larmes et se releva en recommençant à éclater en sanglots. Elle se jeta dans ses bras et le serra de toutes ses forces.

-Calme-toi, je suis là ! Lui dit-il en la serrant à son tour contre lui.

            Il ne put s'empêcher de pleurer en voyant l'état de sa compagne et de ce qui était advenu d'elle par sa faute. Il plongea sa tête dans son cou et laissa échapper ses sanglots sourds.

-Je suis désolé ! Lui dit-il dans un langage peu audible et rempli de sanglots.

            Julia se calma et resta serrée dans ses bras jusqu'à ce qu'elle tombe de sommeil. Séverus la recoucha et la recouvrit. Elle était plus qu'épuisée. Il alla dans la chambre de son fils, voir si tout allait bien et fut rassuré de le voir dormir paisiblement. Il alla ensuite dans le salon et commença à mettre de l'ordre dans la maison. Il ouvrit les fenêtres en grand et fit le ménage comme il ne l'avait jamais fait –d'ailleurs, il ne l'avait jamais fait !- et s'occupa de ses enfants quand ils réclamèrent leurs biberons.

            Julia dormit toute la journée, Séverus la laissant se reposer et s'occupant lui-même des bébés. Il ne s'en serait jamais crû capable, mais quand il vit leurs sourires alors qu'il s'en occupait, il sut qu'il ne pourrait jamais s'en lasser. En fin d'après-midi, il voulu leur donner le bain, qui se révéla plus difficile qu'il n'y paraît. Baigner deux bébés d'un mois n'était pas chose aisée quand on ne savait pas comment s'y prendre. Mais il fallait bien qu'il s'y habitue. Il emmena les jumeaux dans la salle de bain, en passant dans la chambre et en essayant de ne pas réveiller sa fiancée.

-Maman dort encore. Il ne faut pas la réveiller. Leur dit-il alors qu'il entrait dans la salle de bain.

            Il avait prit le siège bébé pour pouvoir en coucher un pendant qu'il s'occupait de l'autre. Isolde fut la première à passer. Il la déshabilla, se débattant un peu avec les attaches de son habit et de sa couche. Il s'arrangea pour que l'eau du bain soit à bonne température et la plongea dedans. Isolde eut un petit frisson lorsque sa peau toucha l'eau mais ne dit rien. Au contraire, elle regardait son père et même si elle ne le distinguait pas vraiment, Séverus savait qu'elle appréciait ce moment avec lui. Séverus tâcha de la laver le plus correctement possible et la massa comme il avait vu leur mère le faire. Il la sortit de l'eau, ce qui la fit pleurer bien entendu et la sécha vigoureusement. Il eut le problème de la couche, ayant très bien su comment l'ôter, mais la mettre était une autre paire de manches. Il usa au moins trois couches avant d'en mettre une à peu près à la bonne place.  Lorsqu'elle fut habillée, il la déposa dans le cosy et prit son fils à la place. Il recommença l'opération et fut heureux de voir son fils également sourire alors qu'il le baignait. Il l'habilla à son tour et se retourna avec les deux bébés pour aller les remettre dans leur lit. Il fut surpris lorsqu'il vit Julia qui attendait dans l'embrasure de la porte et qui le regardait en souriant timidement.

-Julia ? Qu'est-ce que tu fais debout ?

-J'ai entendu pleurer...

            Séverus sortit de la salle de bain et ne lui répondit pas. Il alla mettre les jumeaux dans leurs chambres respectives et revint vers Julia. Celle-ci était sur le lit et regardait dans le vague. De nouvelles larmes coulaient le long de ses joues.

-Julia, ce n'est pas la peine de pleurer... Lui dit-il en venant s'asseoir à ses côtés.

-Je ne suis pas une bonne mère... Déclara-t-elle en éclatant à nouveau en sanglots.

-Mais qu'est-ce que tu racontes ? Dit-il en lui plaçant la tête sur son épaule.

-Je n'ai pas su m'occuper d'eux quand tu n'étais pas là. J'étais débordée et toi tu as réussi à tout faire... moi je n'ai même pas pu leur donner le biberon, ils n'en voulaient pas... Ils...ils...

-Quoi ?

-Ils... ne m'aiment pas... Gémit-elle encore plus fortement.

            Séverus eut un petit sourire face à cette réplique et lui caressa la tête.

-Je t'assures que tes enfants t'aiment autant que je t'aime. Ils sentent juste que tu es stressée et fatiguée. C'est pour ça que je veux que tu te reposes et que tu me laisses m'occuper des bébés et de la maison pendant cette semaine.

            Julia le regarda d'un air interrogateur.

-Tu.. ne vas pas travailler ?

-Non. Je demanderais à me faire remplacer. Je ne vais pas te laisser toute seule après ce que je viens de te faire endurer. Je tiens absolument à me faire pardonner...

-Tu n'as rien à te faire pardonner. C'est ma faute, j'ai insisté pour avoir ce que je voulais et ça n'a abouti à rien...

-Même, je n'aurais pas dû agir comme ça. Je t'ai fait mal et je ne peux pas me l'ôter de l'esprit. Mais c'est pour ça que je ne voulais pas continuer dans cette position, je savais que je ne pourrais pas me contrôler. Tu comprends pourquoi je ne veux pas rester en dessous ?

            Julia acquiesça et reposa sa tête sur l'épaule de son amant.

-Je t'aime... Lui dit-elle.

-Moi aussi je t'aime... mon amour.

            Julia le regarda et lui sourit. Elle aimait quand il lui disait ces deux mots "mon amour", car elle savait que tout était terminé, que tout s'arrangeait. Elle s'avança vers lui et l'embrassa passionnément. Il y avait si longtemps qu'elle ne l'avait plus fait qu'elle voulut rattraper tout ce temps perdu. Elle le força à s'allonger et posa son corps sur le sien. Elle l'embrassa avec vivacité et se déshabilla sur lui.

-Tu es trop fatiguée... Lui dit-il entre deux baisers.

-Je ne le suis jamais pour ça... tu m'as trop manqué...

            Séverus la fit rouler sous lui et l'embrassa avec passion. Il ôta à son tour ses vêtements et les jeta un peu plus loin. Ils se retrouvèrent entièrement nus, serrés l'un contre l'autre et caressant le corps de l'autre. Julia passa ses mains dans le dos de son compagnon en l'embrassant dans le cou et Séverus en fit autant en la relevant un peu du matelas. Ils se retrouvèrent en position assise et Séverus se pencha vers son buste pour embrasser les deux seins qui s'offraient à lui. Julia releva la tête et se laissa aller à l'abandon devant ses baisers. Elle se rapprocha de lui et passa ses jambes autour de sa taille. Elle le dirigea pour pouvoir le sentir en elle et effectua les mouvements de va et vient. Séverus l'embrassa continuellement en la serrant plus fortement contre lui sous l'effet du plaisir. Il la coucha sous lui et prit le relais des mouvements de reins. Julia garda les jambes autour de sa taille et continua de l'embrasser en le caressant dans le dos. Séverus accentua ses coups de reins et posa ses bras à côté de la tête de sa partenaire. Il s'aida de ses deux membres pour intensifier la pénétration en regardant Julia. Celle-ci lui souriait et il put sentir ses doigts s'agripper dans son dos alors qu'elle fermait les yeux et se cambrait sous l'effet du plaisir. Il la suivit de près et donna un dernier coup de rein avant de se coucher sur elle. Julia continua de le caresser dans le dos en descendant jusqu'aux fesses et l'embrassa dans le cou.

-Je suis vraiment désolé pour ce que je t'ai fais. Lui dit-il en restant allongé sur elle.

-Moi aussi. Je ne te demanderais plus de faire ce qu'on a fait.

-Je n'ai pas l'intention de recommencer ce que j'ai fais, fais-moi confiance ! Je veux que cela reste comme aujourd'hui, aussi intense et tendre.

-Moi aussi...

            Il releva la tête et l'embrassa à nouveau.

            Leur querelle était belle et bien enterrée et ils n'étaient pas près de retenter l'expérience de cette fameuse position qui leur valu une semaine de diète forcée !

            La semaine suivante, Séverus resta donc avec Julia, l'aidant dans sa vie de mère et s'occupant des enfants avec elle. Isolde et Dorian avaient finalement accepté le biberon que leur donnaient leur mère, bien que leur père appréciait également de le faire. Il lui avait conseillé certaines choses quand elle serait toute seule et pour avoir un peu d'organisation, afin de ne pas être dépassée par les évènements. Julia appréhendait de se retrouver une nouvelle fois seule. Mais cette fois, son futur époux serait avec elle le midi et le soir.

            Leur semaine familiale passa et Séverus dû reprendre le travail, bien qu'il n'était pas rassuré de laisser Julia seule. Celle-ci avait fini par reprendre confiance en elle et le rassura.

-Ne t'inquiète pas, j'irai me balader avec les enfants pour me changer les idées. Tu m'as bien aidé cette semaine et maintenant, je sais gérer mon temps !

-Tu es sûre ?

-Oui. Allez, va retrouver tes chers élèves !

            Julia lui fit un sourire ironique et l'embrassa avant qu'il ne sorte de chez eux. Durant la matinée, elle sortit dans le parc avec Isolde et Dorian pour leur faire prendre l'air, profitant des derniers beaux jours de septembre. Elle marcha le long du lac et se reposa pour leur donner le biberon à l'ombre d'un arbre. A la récréation ,des élèves qui venaient de l'apercevoir se dirigèrent vers elle. Ils n'étaient pas de Serpentard, mais voulaient voir les bébés. Elle fut ravie de leur montrer sa progéniture. Elle rentra ensuite préparer le repas du midi, attendant ainsi que son fiancé revienne de sa salle de classe.

            Plusieurs mois passèrent dans ce même rythme et les vacances de Noël arrivèrent. Les jumeaux avaient bien grandis et faisaient des sourires à tout le monde, ce qui faisait fondre les filles et les professeurs féminins quand elles les voyaient. Julia sortait le plus possible de l'appartement et traînait dans les couloirs pour montrer à ses enfants leur environnement. Ils appréciaient surtout d'aller rendre visite à Dumbledore qui le leur rendait bien. Séverus était très fier de ses enfants, même s'il dissimulait ses sentiments face à l'ensemble de ses élèves. Le soir, il embrassait Julia et prenait directement sa progéniture dans les bras pour leur parler.

            Un soir, Julia et lui prirent un bain en compagnie des deux bébés et ce fut un moment inoubliable. Le garçon et la fille apprécièrent la chose en babillant inlassablement dans les bras de leurs parents. Ils refirent l'expérience plusieurs fois et virent que les jumeaux appréciaient de moins en moins de prendre leur bain seuls.

            La vie continua et les jumeaux grandirent rapidement. Ils avaient maintenant dix mois et ils émettaient leurs premières syllabes simples. Ils se  ressemblaient étrangement, la même chevelure couleur corbeau, la ressemblance du père et un visage aussi fin que celui de leur mère. Isolde ressemblait à une poupée tant elle paraissait fragile. Elle était plus petite que Dorian, qui lui, prenait une forte ossature au fil des mois. Il avait le même regard sombre que son père, ce qui le distinguait de sa sœur, qui avait hérité d'un regard bleu sombre, identique à celui de sa mère. Ils donnaient l'impression d'avoir une préférence pour leurs parents, Isolde aimant être dans les bras de son père et Dorian dans ceux de sa mère. Mais ils ne rechignaient pas à aller vers l'autre quand celui-ci les prenaient avec lui. A la fin juin, les examens étaient terminés et c'était la dernière fois que Julia voyait Malefoy à Poudlard. Celui-ci s'était renfermé et n'adressait que très rarement la parole. Et le fait de voir celle qu'il aimait mère de famille n'arrangerait pas son attitude.