Chapitre 31 : La morsure de Ficilias.
Ah je sais que vous auriez voulu voir la scène de Séverus retournant dans la salle de classe mais j'ai préféré passer pour un autre truc qui va arriver et puis j'avais un petit délire à écrire !!!
Séverus fit part des rumeurs qui courraient sur eux et qui avaient anéantis les jumeaux à Julia. Cette dernière se leva et le regarda, horrifiée.
- Comment ça, ils ont fait pleurer ma fille ? Et Dorian s'est battu ? Mais qu'est-ce que c'est que ces élèves ? Tu ne vas pas rester là sans rien faire quand même ! Pourquoi est-ce que tu ne leur a pas lancé l'oubliette ou fait faire une potion qui…
- Je leur ait fait faire une potion qui leur a fait oublié leur comportement et ils sont redevenus doux comme des agneaux ! Ne t'en fais pas ! Je vais le faire faire aux autres classes.
Julia se colla contre lui et lui sourit.
- Je me doute que tu vas leur trouver une potion qui leur convient ! Pourquoi pas une potion avec la pierre de désir… après tout, ils verraient ce que ça fait de voir une jeune femme à leur côté… et ils ne pourraient pas résister longtemps à ses appels langoureux, n'est-ce pas ?
- Je n'ai jamais été attiré par cette espèce de Vélane pas du tout convaincante ! Lui dit Séverus en repensant à la potion que Julia avait faite en y ajoutant une pierre de désir et qui avait donné comme résultat une magnifique créature qui avait mis Séverus dans une situation inconfortable.
- Mouais…
- C'est la vérité ! En plus elle empestait le parfum… tu sais que j'ai horreur de ça !
- Ah ? Pourtant, tu n'as pas l'air de ne pas apprécier quand nous prenons un bain tous les deux avec toute la mousse.. Lui dit-elle en passant ses bras autour de son cou et en l'embrassant.
Ils s'embrassèrent longuement et se dirigèrent vers la chambre. Ilyas était dans sa chambre, ce qui rendrait la situation assez périlleuse, mais la passion les emportant, ils continuèrent leur chemin jusqu'à leur lit et fermèrent la porte.
- Ilyas…
- Il est dans sa chambre, il joue… La coupa Séverus en cherchant ses lèvres.
Il la poussa jusque sur le matelas et se coucha sur elle. Il entreprit de la déshabiller en continuant ses baisers et Julia se laissa faire en regardant le plafond.
- Tu crois que les enfants pensent que nous sommes des… obsédés ? Demanda Julia en continuant de fixer le plafond.
- Pourquoi dis-tu que nous sommes des obsédés ? Je ne trouve pas que nous agissons comme tel… Lui dit Séverus en continuant de l'embrasser dans le cou.
- Mais je suis sûre qu'ils le pensent. Et quand on y réfléchit… c'est vrai que je te rejoignais souvent dans ton bureau…
Séverus la fit taire en l'embrassant et en se déshabillant à son tour. Ils se retrouvèrent entièrement nus rapidement, Séverus la couvrant de baiser, Julia peu concentrée et toujours perdue dans la contemplation du plafond. Alors que Séverus commençait à accentuer les caresses, il entendit un soupir de la part de sa femme. Cela le stoppa net.
- Tu n'es absolument pas dans le coup… Lui dit-il en restant la tête au dessus de don cou.
Il releva sa tête et la regarda.
- Ecoute… je n'ai pas trop envie après ce que les enfants ont enduré… par notre faute… et regarde comment on résoud le problème ? On fait l'amour… c'est assez contradictoire !
- Erreur, on ne fait pas l'amour puisque tu n'es pas très concentrée ! Ironisa Séverus en roulant sur le dos.
Julia souffla et se mit sur le côté, la main sous la tête et le regardant.
- Ecoute, je pense qu'on devrait aller leur parler…
- Je l'ai déjà fait et je t'assures qu'ils ont compris que notre relation du début était comme toute autre relation pour des personnes qui apprennent à se connaître…
- Tu sais que c'est faux ! Lui dit-elle en fronçant les sourcils.
- Quoi ? Lui dit-il en se relevant et en lafixant de son regard sombre.
- Tu sais très bien qu'on a fait plus qu'une relation "normale". Tu en connais beaucoup des élèves qui allaient dans la salle de classe de leur professeur pour lui faire l'amour sur son bureau ? Ou encore qui allait le voir en cachette dans sa chambre à coucher ou bien qui partait avec lui en vacances pour les passer sous la couette ? Toute l'école savait que j'allais te voir le soir et même que je te rejoignais dans ton bureau et qu'on n'en ressortait que très tard.
Séverus la regarda, éberlué.
- C'est ce que tu penses ? Tu penses que nous sommes… dépravés ? Dans ce cas, pourquoi venais-tu me rejoindre si tu avais peur qu'on nous traîte de la sorte ?
Le ton était monté d'un coup et Julia se leva pour se rhabiller. Séverus se leva à son tour et l'attrapa par le bras.
- Julia ! Pourquoi te fondes-tu sur les impressions des autres ? Tu ne t'en occupais pas quand nous étions tous les deux ! Si tu penses que les élèves trouvaient notre relation trop choquante, crois-tu qu'ils nous auraient laissé la paix ? Ils n'ont rien tenté contre nous, tu l'as bien vu !
- Mais regarde ce qu'en pensent les élèves aujourd'hui ! Je suis sûre que nous sommes la risée de toute l'école et que les sujets de conversation tournent sur la façon dont tu me renversais sur ton bureau !
Julia le regarda, désespérée et Séverus la serra contre lui.
- Ecoute, je t'ai dit que tout allait s'arranger. La potion va faire le tour des classes et ils oublieront rapidement leur "obsession".
- Tu en es sûr ?
- Mais oui… et si tu veux, tu pourras aller demander à Isolde et Dorian s'ils ont encore des inquiétudes nous concernant !
Julia le regarda et lui sourit.
- Papa, pourquoi t'es tout nu ? (mdr ;P)
Séverus eut une expression figée quand il entendit cette petite voix amusée derrière lui. Julia passa la tête sur le côté et se mit à sourire. Elle attrapa rapidement le drap sur le lit et le donna à Séverus qui le passa autour de la taille.
- Ilyas, retourne jouer dans ta chambre… lui dit Julia.
- Mais j'ai faim moi ! Et pourquoi papa il est tout nu ?
- Je vais venir faire à manger, mais pour le moment tu retournes jouer ! Lui dit Julia en le faisant sortir de la chambre.
-Papa il est tout nu ! Papa il est tout nu heu ! Continua Ilyas en chantonnant, s'amusant de la situation.
- Ilyas, ça suffit !
- Il s'amuse à jouer à Gro Magnion ?
- Quoi ? Oh ! Cro-Magnon ! Oui… Allez, viens, on va dehors…
Julia claqua la porte et emmena Ilyas en dehors. Séverus se pressa de remettre ses vêtements et sortit de la chambre. Il trouva Julia qui s'occupait de préparer le repas, tendis qu'Ilyas était repartit dans sa chambre.
- Cro-Magnon, hein ? Lui dit Séverus à l'oreille en l'embrassant.
- Bah, il a dû pensé que tu voulais jouer à l'homme des cavernes ! Lui dit-elle avant de rire.
- Regarde papa ! Moi aussi je vais faire Gro-Maillon ! Leur dit une voix enjouée derrière eux.
Ils se retournèrent et Julia éxplosa de rire en voyant Ilyas.
- Ilyas ! Mais qu'est-ce que c'est que cette tenue ? Veux-tu bien aller te rhabiller ? On ne se promène pas tout nu dans la maison ! Lui lança Séverus en le faisant aller dans sa chambre.
- Mais je veux m'amuser aussi avec les dinosaures…
Séverus entendit Julia éclater encore plus fortement de rire et il secoua la tête avant de raccompagner son fils dans sa chambre. La soirée passa dans une ambiance très détendue, surtout du côté de Julia qui repensait à la phrase d'Ilyas, disant qu'il voulait jouer avec les dinosaures. Ce n'est que pendant la nuit, que l'ambiance perdit de sa gaieté.
- Séverus… Ilyas pleure… Lui dit-elle, alors qu'ils étaient endormis depuis plusieurs heures.
Séverus bougonna avant de se lever en râlant.
- Arrête de râler, tu ressembles vraiment à un homme des cavernes comme ça ! Lui dit-elle avabt de se mettre à rire en se recouchant.
- Tu pouvais y aller…
- Tu sais mieux le calmer que moi…
Séverus râla –une fois de plus- et alla dans la chambre de son fils. Il le trouva, agité dans son sommeil, et pleurant. Séverus s'assit sur son lit et essaya de le faire sortir de son état de délire.
- Ilyas… réveille-toi !
- Non… il ne faut pas… l'approcher…
- Ilyas ! Ouvre les yeux !
- Isolde…
Cette fois, Séverus fronça les sourcils et le secoua un peu plus fortement.
- Ilyas, réveille-toi !
Ilyas ouvrit les yeux, prit de panique et regarda autour de lui, affolé.
- Papa ! Lança-t-il en reconnaissant la personne à ses côtés.
- Ce n'est rien… de quoi as-tu rêvé ?
Ce n'était pas vraiment la chose à faire, mais Ilyas avait parlé d'Isolde dans son rêve et cela l'inquiétait, concernant les dons de son fils.
- Je ne sais plus…
- Tu as parlé d'Isolde, essaie de te souvenir…
- Je crois qu'elle a touché une bête qu'elle aurait pas dû toucher et elle s'est fait mordre… Papa, elle était méchante…
- Qui, la bête ?
- Non, Isolde… elle était méchante après…
- Méchante ?
- Elle voulait pas qu'on la touche. Et puis elle était couchée … et… je me souviens plus…
Ilyas se laissa tomber contre son père et Séverus le berça avant de le recoucher. Une fois qu'il fut assuré que son fils était calmé et rendormit, Séverus regagna sa chambre. Julia avait les yeux fermés mais ne dormait pas, il le savait.
- Il a rêvé d'Isolde.
Julia se redressa dans le lit et le regarda.
- Il a rêvé qu'elle se faisait mordre et qu'elle devenait méchante.
- Quoi ? Demanda-t-elle, incomprise.
- Je vais voir si elle va bien… Lui dit-il en s'habillant rapidement, l'esprit peu tranquille.
Julia le regarda sortir et alla dans la chambre de son fils pour rester à ses côtés, au cas où…
Séverus avança dans le couloir qui le menait jusqu'à la salle commune des Serpentards. Il donna le mot de passe et entra. Il se dirigea jusqu'au dortoir des premières années et avança vers le lit de sa fille. Il la trouva complètement découverte, le drap et la couverture trônant sur le plancher. Isolde était complètement de travers, les pieds dans le vide et son bras retombait lourdement contre le lit. Elle avait le visage couché sur le côté et dormait la bouche entr'ouverte, les cheveux sur la figure. Séverus eut un sourire devant cette vision, elle avait la même expression que Julia quelquefois, quand cette dernière était vraiment épuisée. Il la recoucha convenablement et lui caressa les cheveux avant de l'embrasser sur le front, la faisant remuer dans son sommeil, et sortit du dortoir. Il hésita mais se dirigea vers le dortoir des garçons et entra. Il trouva rapidement le lit de son fils, celui-ci étant sans dessus dessous. Il eut un petit sourire quand il vit Dorian la tête au pied du lit et inversement. Contrairement à Isolde, il dormait les bras en croix et avait la bouche grande ouverte. Il paraîssait sourire, signe qu'il était dans un rêve assez agréable. Séverus ravança les couvertures sur son torse sans le tourner de sens et fit comme à Isolde : il lui caressa les cheveux et l'embrassa avant de sortir à son tour.
Tout était calme pour ses deux enfants et il en fut ravi. Mais en y repensant, Ilyas disait les choses longtemps à l'avance, il y avait peu de chances que quelque chose arrive à Isolde d'ici demain. Séverus regagna ses appartements et ne trouva pas Julia dans le lit.
- Julia ? S'inquiéta-t-il.
Il sortit de la chambre et la trouva endormie à côtés d'Ilyas. Il vint vers elle et la souleva du lit. Julia se réveilla –il avait perdu de son adresse pour la déplacer sans la réveiller. Il la garda néanmoins contre lui et la conduisit jusqu'à leur chambre à coucher.
- Je suis d'une mollesse ! Lui dit-elle en laissant retomber son bras dans le vide.
- Comme tes enfants…
- Comment vont-ils ? Lui demanda-t-elle alors qu'il la déposait dans le lit.
- Ils dorment… comme des bébés.
Séverus alla rejoindre sa place dans le lit et Julia se serra contre lui. Avant qu'il ne puisse faire un mouvement, celle-ci passa sur lui et l'embrassa avidemment. Reprenant son souffle, Séverus chercha les expresions de sa compagne à la lueur de la lune.
- On est censé dormir…
- On était censé. Mais je suis réveillée et j'ai bien l'intention de finir ce que… mon homme des cavernes s'apprêtait à faire avant que Cro-Magnon junior ne vienne vers nous ! Lui dit-elle en riant.
Séverus se mit à rire avec elle et l'embrassa. Julia lui ôta ses vêtements et s'empressa de rattraper le manque d'inatention dont elle avait fait preuve juste avant. Elle fit courir ses lèvres sur son torse et remonta vers son cou. Elle l'embrassa ensuite avec passion, Séverus passant ses doigts sur son dos. Il la laissa débuter les gestes latéraux sur lui, la renversant ensuite pour se retrouver sur elle. Il se mit à l'embrasser sur tout le corps en la caressant et prit le relais des mouvements de reins. Julia souffla sous l'effet du plaisir et elle s'agrippa à lui. Elle ne mit pas longtemps à exprimer le désir qui se propageait en elle. Séverus la rejoint rapidement et s'effondra sur elle.
- Maman…
Julia poussa un cri alors qu'elle entendait la voix d'Ilyas à ses côtés. Séverus et elle tournèrent la tête et le découvrirent, l'air soucieux.
- Papa, pourquoi tu fais mal à maman ?
Cette fois-si, Séverus vit rouge.
- Papa ne me fait pas mal mon chéri ! Lui dit Julia, un peu rougissante. Ca fait longtemps que tu étais là ?
- J'ai pas fait exprès… j'ai pas eu le temps d'aller aux toilettes… Lui répondit-il en baissant la tête.
Ils comprirent à quoi il faisait allusion et se levèrent. Séverus passa son peignoir et prit la main d'Ilyas, tendis que Julia s'occupait de nettoyer le lit de son fils. C'était une nuit agitée et Séverus allait sûrement être de mauvaise humeur le lendemain, pardon le matin même !
- Sortez vos affaires et en silence ! Le premier qui dit quoi que ce soit sera en retenue ! ( J'ai dis de mauvaise humeur ? ;-) )
Séverus fit rapidement l'appel et leur donna l'intitulé de la potion –qui lui serait utile pour effacer de leurs esprits les rumeurs le concernant. A la fin de sa matinée de cours, il alla dans la salle commune des Serpentards pour parler à ses enfants, surtout à sa fille. Il ne trouva aucun des deux et cela l'inquiéta. Espérant que la prédiction d'Ilyas ne se soit pas réalisée, il sortit de la salle et se dirigea vers la bibliothèque. Pas de trace d'eux. Il décida donc d'aller dans le parc et fut horrifié de trouver Isolde adossée à un arbre et parlant avec le fils de son ennemi de toujours. Il s'approcha lentement d'eux et écouta d'une oreille attentive ce qu'ils se disaient en se dissimulant derrière l'arbre.
- Allez, je te dis que je ne dirais à personne que tu me les a montrés ! De toute façon qui veux-tu que ça intéresse ?
- Non ! Si mon père le sait, il va me tuer ! Tu le connais !
- Mais qu'est-ce que ça peut lui faire ? Ca ne lui appartient pas ! Allez !
Isolde marqua un temps de pause et reprit la parole.
- Bon d'accord… mais tu ne le dis à personne !
- Promis !
Avant que sa fille ne fasse quoi que ce soit, Séverus sortit de derrière l'arbre, redoutant le pire. Isolde se crispa en le voyant et porta la main au col de sa cape.
- Puis-je savoir ce que tu as l'intention de faire ? Lui demanda-t-il.
- Papa ? Mais qu'est-ce que tu fais là ? Lui demanda Isolde, rougissante.
- Je t'empêches de faire une bêtise. Qu'est-ce que tu fais avec Black ?
- C'est moi qui voulais lui parler… Lui dit le concerné.
- Je ne vous ai pas demandé votre avis Black ! Moins cinq points pour Gryffondor.
- Papa ! On ne faisait rien de mal, pourquoi tu cries comme ça ? On faisait que parler !
- Parler ? Et qu'allais-tu montrer ?
Isolde baissa la tête, gênée. Séverus secoua la tête.
- Je serais toi, je déguerpirais avant que je ne me fâche ! Lui dit Séverus en un murmure.
- Tu n'avais pas à écouter ma conversation ! S'emporta Isolde.
- Pardon ? Lui dit Séverus, le regard sombre.
- Je te déteste ! Lui lança la fillette en s'éloignant vivement de cet endroit.
Séverus resta sans voix devant cette réflexion. Il se tourna vers Owen qui le regardait d'un air aussi sombre que lui.
- Je serais vous Black, je me ferrais petit. Je ne sais pas ce que vous pensez prouver avec votre comportement, mais je vous déconseille fortement de continuer d'approcher MA fille. Est-ce clair ?
- Vous inquiétez pas, je ne vais pas la toucher votre fille, mais je crois qu'elle aurait besoin de quelqu'un avec qui parler autre que ceux qui se sont amusés à dire des choses sur vous et votre femme !
- Ne jouez pas à ce petit jeu avec moi Black, votre père a déjà essayé de faire des coups de ce genre et je vous garantie qu'il l'a payé. Maintenant allez vous-en avant que je ne vous enlève 50 points !
Owen s'en alla sans regarder en arrière et laissa Séverus seul. Celui-ci aurait pu frapper quelqu'un si il en avait l'occasion. Il rentra et alla dans la salle des professeurs.
La journée se passa sans nouvel incident et Séverus avait fini par oublier l'incident de la nuit dernière avec le rêve d'Ilyas. Pourtant, durant la nuit, on frappa à la porte de ses appartements.
- Séverus… on a frappé… Lui dit Julia en le secouant.
- Mmmhhh… Râla-t-il.
- Va voir qui c'est. Si ça se trouve c'est un voleur ! Lui dit Julia en se rapprochant de lui.
- Julia, tu es une sorcière, tu ne vas pas avoir peur de voleurs !
Les coups reprirent sur la porte et une voix étouffée.
- Professeur Rogue !
- C'est pour toi chéri…
- C'est pas vrai ! Je ne pourrais jamais faire une nuit complète ! Vociféra Séverus en se levant.
Il passa son peignoir et sortit de la chambre. Il arriva dans la salle à manger et alla ouvrir la porte. Il découvrit une fille de première année en robe de chambre.
- Qu'est-ce que vous voulez ? Lui dit-il de sa voix glaciale.
- C'est Isolde monsieur, elle est à l'infirmerie…
Séverus écarquilla les yeux et ne trouva rien à dire.
- J'arrive… Répliqua-t-il simplement.
Il retourna à l'intérieur et se dépêcha d'aller se rhabiller.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? Demanda Julia.
- Isolde est à l'infirmerie…
- Quoi ? Hurla Julia en se relevant.
- Ecoute, reste ici avec Ilyas, je te dirais ce qu'il se passe.
- Je ne vais pas laisser ma fille toute seule… Séverus, tu ne crois pas que ce soit ce qu'Ilyas a vu en rêve ?
- Je ne sais pas ! S'énerva Séverus en s'habillant. Je t'ai dis que je te dirais ce qu'il se passe. Reste ici !
Il sortit sans plus d'explications et alla à l'infirmerie. Arrivé là-bas, il vit Mme Pomfresh à côté d'un lit. Il s'y dirigea et elle se retourna.
- Ah ! Séverus !
- Qu'est-ce qu'il se passe ? Lui dit-il en s'approchant du lit.
Il vit Isolde et eut un choc en la voyant en sueur et les yeux dans le vague.
- Qu'est-ce qui lui arrive ? Demanda-t-il en lui prenant la main, brulante.
- Elle s'est fait mordre… par des Ficilias…
- Quoi ? Mais comment sont-ils arrivés ici ? Lui dit-il en tournant son regard sur sa fille.
- Une fille de son dortoir m'a dit qu'elle en avait trouvé deux et qu'elle les avait gardés avec elle toute la journée…
- C'est impossible ! Que lui avez-vous donné ?
- Un contre poison. Mais la fièvre ne baisse pas… et elle vient juste de se calmer… elle était prise de délires.
- Je vais rester avec elle cette nuit…
- Si vous y tenez. Je vais vous donner les médicaments à lui donner si elle se réveille.
Pomfresh sortit pour aller chercher ses potions et des linges propres pour les humidifier. Isolde réagit à cet instant et se mit à se paniquer. Elle se secoua et agita les bras dans un mouvement désespéré.
- Calme-toi, je suis là ! Lui dit Séverus en lui prenant les bras et en s'assayant à ses côtés.
Il la plaqua contre lui et la calma. Pomfresh revint et le regarda.
- Elle a eu une autre crise ? Lui demanda-t-elle.
- Oui…
- Donnez-lui ça… Lui dit-elle en lui tendant un verre.
Séverus prit le gobelet et fit couler le liquide dans la bouche de sa fille. Isolde avala difficilement, les yeux toujours dans le vague. Séverus tendit le gobelet à l'infirmière et celle-ci tâta le front de la fillette.
- La température ne tombe pas… J'ai pourtant donné tout ce que je pouvais !
- Allez-y, je vais rester ici. Je me débrouillerais…
Des pas raisonnèrent dans l'infirmerie et Séverus vit sa femme apparaître.
- Julia ! Mais qu'est-ce que tu fais ici ? Ilyas…
- Il dort… Oh mon dieu ! Qu'arrive-t-il à ma petite fille ? Demanda-t-elle en acourant vers sa fille.
Elle la serra, prenant le relai de Séverus.
- Elle a été mordu… par des Ficilias. Lui dit-il.
- Quoi ?Lui demanda Julia en le regardant avec crainte.
- Retourne te…
- Non ! Retourne te coucher, tu as cours demain, je prendrais une journée… Je vais rester ici.
- Il est hors de question que tu passes la nuit ici, comme ça…
- Je vais m'occuper d'Isolde, je sais ce qu'il faut lui donner, ne t'en fais pas… Retourne ter coucher. Ilyas est tout seul…
Séverus la considéra un instant et finit par se lever. Julia se cala dans le lit et serra sa fille contre elle.
- Tu es sûre que tu veux rester ?
- Oui. Va te recoucher. Lui dit Julia.
Séverus se pencha vers elle et l'embrassa. Il passa ensuite une main dans les cheveux de sa fille et lui caressa la joue.
- Je viendrais demain matin voir comment elle va…
- D'accord.
Séverus sortit, un préssentiment au fond de lui. Comment Isolde avait-elle fait pour se faire mordre par des Ficilias, réputés comme introuvables et complètement dangereux. Elle n'avait quand même pas été dans la forêt interdite ? Il regagna ses appartements et se recoucha. Le lendemain matin, Séverus s'arrangea pour réveiller Ilyas et le préparer. Il voulait aller voir Isolde avant que les élèves n'aillent en cours. Il emmena donc Ilyas avec lui et ils se dirigèrent vers l'infirmerie.
- Papa, tu crois qu'Isolde elle va mourir ?
Séverus s'arrêta net et le regarda.
- Pourquoi… pourquoi dis-tu ça ?
- Parce qu'elle s'est fait mordre par quelque chose de méchant !
- Non voyons ! Elle va guerrir !
- Bah tant mieux, parce que je vais m'ennuyer si elle est plus là ! Lui dit le petit garçon d'une voix enjouée.
Séverus réalisa à combien Ilyas était proche de son frère et de sa sœur et il n'arrivait toujours pas à croire qu'un garçon de son âge ait une telle responsabilité sur les épaules. Ilyas accourut vers sa mère et lui sauta dans les bras alors qu'elle reposait la fiole de potion qu'elle venait de donner à Isolde. Séverus se rapprocha et regarda sa fille. La fièvre n'était apparemment pas passée. Julia reposa Ilyas sur le sol et s'approcha de son mari pendant que le petit garçon allait voir sa sœur.
- Elle a eu quelques crises cette nuit… la fièvre ne tombe pas… Annonça Julia en enlaçant Séverus, pour un geste de réconfort.
- Il faut qu'on l'emmène à Ste Mangouste, ils ont le matériel nécessaire là-bas…
Julia se mit à sanglotter contre lui et Séverus tourna la tête vers sa fille. Ilyas était à ses côtés et lui parlait doucement à l'oreille. Julia étouffa ses sanglots et regarda son fils.
- Ilyas, viens, je vais t'emmener voir ta grand-mère. Nous allons emmener Isolde à l'hôpital. Lui dit Séverus.
Ilyas regarda son père et finit par laisser sa sœur. Il l'embrassa néanmoins sur la joue avant de partir.
- Je ne serais pas long, je vais aller dire ce qu'il se passe à Dorian. Annonça Séverus en prenant la main d'Ilyas dans la sienne.
- D'accord, je t'attends. Lui dit Julia en l'embrassant avant de se réinstaller au chevet de sa fille.
Séverus repartit et se dirigea vers la salle commune des Serpentards avec Ilyas pour aller prévenir Dorian.
- Papa ! On vient de me dire ce qu'il s'est passé ! Pourquoi tu emmènes Ilyas avec toi ? Lui dit celui-ci quand il le vit entrer.
Ilyas alla vers son grand-frère et lui sauta au cou.
- Isolde elle va aller à la Langouste ! Lui dit ce dernier en souriant.
- A la Langouste ? Demanda Dorian, vraissemblablement perdu.
- Nous emmenons Isolde à Ste Mangouste.
- Quoi ? Mais qu'est-ce qu'elle a ?
- Elle s'est fait mordre par des Ficilias. Ecoute, tu vas aller prévenir McGonagall que je ne pourrais pas donner de cours aujourd'hui.
- Je pourrais venir avec vous ?
- Non Dorian. Tu vas en cours, je te dirais ce qui se passe quand je rentrerais.
- Mais papa…
- J'ai dit que tu allais en cours. Va voir McGonagall !
Dorian sortit de la salle commune en râlant et Séverus le suivit avec Ilyas. Il déposa ce dernier chez lui et le laissa à Emilia qui était déjà arrivée. La grand-mère parût mortifiée lorsqu'il lui annonça ce qui se passait avec Isolde. Il ne lui laissa pas le temps de répliquer et sortit rapidement des appartements pour retourner à l'infirmerie. Julia sortit à ce moment, paniquée.
- Séverus, Isolde ne réagit plus du tout ! Lui dit-elle en accourant vers lui.
- Quoi ? Demanda-t-il, énervé.
- Son pouls est faible et sa respiration aussi ! Il faut qu'on se dépêche !
Julia et Séverus se ruèrent à l'intérieur et se dirigèrent vers le lit où Mme Pomfresh gardait la petite fille. Séverus s'empressa de prendre la main de sa fille et constata qu'elle était glacée. Isolde était encore plus pâle que tout à l'heure et sa poitrine se soulevait à peine. Sans plus hésiter, il la prit dans ses bras et s'avança hors de l'infirmerie.
- Julia, prend des couvertures pour la recouvrir.
Julia s'activa et recouvrit le corps inerte de sa fille dont le bras pendait dans le vide. Elle pleurait et ne savait que faire. Ils sortirent rapidement et se dirigèrent vers le grand hall sous les regards inquisiteurs des élèves.
- Je vais nous faire transplaner jusqu'à Ste Mangouste…
- C'est trop dangereux Séverus ! Lui dit Julia.
- Il faut qu'on se dépêche, on ne pourra plus rien faire autrement !
Julia le suivit hors de l'école sans trop savoir comment elle réussissait à avancer, tant elle était bouleversée. Arrivés devant la grille, Julia s'accrocha au bras de son époux et ils transplanèrent. Ils arrivèrent devant une immense bâtisse avec du personnel soignant qui entrait et sortait du bâtiment. En les voyant, deux infirmiers s'approchèrent.
- Qu'est-ce qu'elle a ? Demanda l'un des deux.
- Morsures de Ficilias, elle est très affaiblie ! Leur dit Séverus.
Une civière apparut aux côtés de l'infirmier et Séverus y déposa sa fille. Ils entrèrent dans le bâtiment et se dirigèrent à l'étage des blessures et morsures magiques.
- Attendez ici, nous allons nous en occuper… Leur dit l'infirmier en entrant dans une salle avec la civière.
Les portes se refermèrent derrière lui, laissant Séverus et Julia seuls dans le couloir. Julia porta ses bras autour de ses épaules et s'effondra sur le fauteuil, pleurant doucement. Séverus s'installa à ses côtés et la serra contre lui.
- Elle va s'en sortir… Lui dit-il, la voix laissant passer son angoisse grandissante.
Près de deux heures passèrent pendant lesquelles, Séverus et Julia s'inquiétaient de plus en plus. Enfin, la porte s'ouvrit et un lit roulant sortit de la salle, Isolde allongée dedans. Julia et Séverus s'approchèrent et le médecin les rassura.
- Elle est hors de danger.
Julia et Séverus eurent l'impression qu'on leur enlevait un énorme poids des épaules.
- Elle est encore inconsciente mais elle devrait revenir à elle d'ici peu. Il faut s'attendre à des effets secondaires par la suite.
- Des effets secondaires ? Comment ça ? Demanda Julia, inquiète.
- Comme des changements d'humeur… Mais ceux-ci pourront se dissiper avec quelques semaines de traîtements et une mise au calme.
- Mais pour l'instant, il n'y a plus rien à craindre ? Demanda Julia.
- Oui, elle est hors de danger. Quelques minutes de plus et je n'aurais pas été aussi anthousiaste.
Julia poussa un soupir de soulagement et passa le bras autour de la taille de Séverus. Il était heureux mais également anxieux pour la suite.
- Ces changements d'humeur, est-ce qu'ils sont violents ou non ? Demanda Séverus au médecin.
- Ca dépend, si personne ne la provoque, elle n'aura pas l'occasion de changer d'humeur, alors il vaudra mieux ne pas l'ennuyer… Mais ne vous inquiétez pas, cela se passera bien, je vous donnerais son traîtement et cela évitera trop de sautes d'humeur ! Vous pouvez aller avec elle si vous le souhaitez.
Julia et Séverus le saluèrent et allèrent dans la chambre de leur fille. Julia embrassa Isolde sur le front et s'assit à ses côtés en lui tenant la main. Séverus s'approcha lentement et l'observa. Ilyas avait une fois de plus prédit ce qui allaitr se passer. Mais pourquoi Séverus n'avait-il pas été plus prudent ? Il savait le danger qui pesait sur sa fille et il n'avait rien fait. Tout ça parce que sa fille lui en voulait d'être intervenu dans sa conversation. Mais aussi, pourquoi avait-elle eu l'intention de lui montrer ses… Un éclair passa dans les pensées du sorcier. Isolde s'apprêtait sûrement à montrer les Ficilias à Black et non pas ce qu'il avait pensé sur le moment…
- Chéri ? Qu'est-ce qu'il y a ? Lui demanda Julia en voyant son air surpris et ahuri.
- Je suis vraiment un imbécile…
- Quoi ?
- Isolde voulait montrer les Ficilias à Black et non… ce que je t'avais dit. J'aurais pu l'empêcher de se faire mordre en les confisquant si elle les avait sortis.
Julia se leva devant l'air désemparé qu'avait à présent Séverus. Elle l'enlaça et prit sa tête entre ses mains, comme il avait l'habitude de le faire à chaque fois avec elle.
- Séverus, tu n'y es pour rien. Tu pensais bien faire en protégeant ta fille, j'aurais pu faire la même erreur ! Elle est hors de danger maintenant et tu pourras lui expliquer tout ça quand elle se réveillera. Je suis sûre qu'elle sera heureuse que tu aies voulu la protéger quand tu lui a empêcher de les montrer à son ami…
- Black n'est pas son ami, c'est un petit idiot qui aurait dû me prévenir qu'elle avait ces saletés avec elle.
- Calme-toi ! Je sais que tu ne portes pas Black dans ton cœur mais ce n'est pas une raison pour rendre son fils responsable de ce qui s'est passé !
- Julia ! Lui seul savait qu'elle avait les Ficilias…
- Et l'aurais-tu écouté s'il te l'avais dit ? Lui dit Julia en le fixant de ses yeux clairs.
Séverus la regarda à son tour et baissa la tête. Isolde remua et appela faiblement. Séverus et Julia se rapprochèrent du lit d'Isolde qui ouvrait les yeux difficilement.
- Je suis là mon bébé… Lui dit Julia en prenant sa main.
Les yeux d'Isolde se tournèrent vers le visage de sa mère et elle fronça les sourcils. Elle se mit alors à respirer rapidement, les sourcils toujours froncés. Elle lâcha la main de sa mère et tourna la tête.
- Isolde… qu'est-ce qu'il y a ?
- Je ne veux pas te voir…
- Quoi ?
- Va-t-en !
- Qu… Mais… Isolde…
- Julia, rappelle-toi ce que le médecin a dit…
- Papa ? Appela Isolde.
Séverus regarda sa fille qui avait toujours la tête tournée.
- Oui, je suis là.
- Dis à maman de sortir…
Julia laissa échapper un cri étouffé. Séverus la regarda et secoua négativement la tête.
- Il vaut mieux que tu sortes…
- Mais, je ne vais pas laisser ma petite fille…
- Je ne veux pas de toi ! Je veux papa !
Julia se mit à pleurer devant le refus de sa fille de la voir. Séverus se rapprocha de sa femme et la prit par le bras pour l'emmener au dehors.
- Pourquoi est-ce qu'elle ne veut pas me voir ?
- Je ne sais pas… c'est l'effet du poison. Il ne faut pas l'énerver, tu le sais. Je vais aller parler avec elle et je te dirais ce qu'il se passe.
- Mais… je ne veux pas lui faire de mal, pourquoi est-ce qu'elle a l'air aussi en colère après moi ?
- Je ne sais pas. Attend ici, je reviens rapidement. On rentrera à Poudlard ensuite.
- Mon bébé que j'ai porté pendant neuf mois et qui m'a fait souffrir…
- Julia ! Ne recommence pas avec ça ! Je te dis que tout s'arrangera rapidement, il faut que j'aille la voir.
Séverus embrassa tendrement son épouse avant de rentrer dans la chambre. Isolde avait toujours la tête tournée et regardait par la fenêtre. Séverus était inquiet. Si sa fille ne voulait voir que son père, qu'est-ce que cela donnerait par la suite, lors de son retour à Poudlard ?
