Chapitre 32 : Que d'ennuis
Voilà Isolde de retour mais elle risque de ne pas rester aussi sage qu'elle ne l'est, mais qui sait son petit frère peut peut-être être un confident... Reviews pleaseeeee !!!
- Comment te sens-tu ma chérie ? Lui demanda Séverus en s'approchant d'elle.
- J'ai soif…
Séverus chercha des yeux une carafe d'eau et trouva son bonheur sur la commode devant la fenêtre. Il versa de l'eau dans un verre et le tendit à Isolde. La jeune sorcière le vida et lui retendit le verre.
- Où est maman ?
La douceur dans sa voix étonna Séverus.
- Elle est sortie…
- Pourquoi ?
- Parce que… tu… elle avait quelque chose à faire… Lui mentit-il.
- Ah ?
- Isolde, est-ce que tu as été chercher des Ficilias dans la forêt ?
La fillette le regarda et ses lèvres se mirent à trembler, pour éclater en sanglots.
- Non ! Ne pleure pas… je ne vais pas te gronder… Lui dit Séverus en s'essayant à ses côtés et en la calant contre lui.
- Je ne… voulais pas… ils… ils étaient sur un rocher… et ils voulaient jouer avec moi… ils étaient gentils… je ne savais pas… qu'ils étaient… méchants…
Elle continua de pleurer dans les bras de son père, retrouvant son calme petit à petit.
- Dors encore un peu… Tu es fatiguée…
- Tu ne t'en vas pas hein ? Tu ne me laisses pas toute seule ?
- Non, je reste ici… Ferme les yeux et dors… Lui dit-il en l'allongeant et en lui caressant le front.
Isolde le regarda une dernière fois avant de sombrer dans le sommeil. Séverus sortit doucement hors de la chambre et alla parler à Julia qui était en train de boire une tasse de thé devant la fenêtre, l'air inquiet. Quand elle le vit, elle se précipita vers son mari.
- Alors ? Comment va-t-elle ?
- Elle va bien. Et elle été étonnée de savoir que tu n'étais pas là…
- Quoi ?
- Elle m'a demandé où tu étais et quand je lui ai dit que tu étais dehors, elle était surprise.
- Elle ne se souvient pas de m'avoir demandé de sortir ?
- Non. Et elle m'a expliqué qu'elle avait trouvé les Ficilias sur un rocher. Elle ne pensait pas qu'ils allaient être méchants avec elle.
- Comment allons-nous faire si elle ne veut pas me voir ?
- Nous allons réessayer. Elle finira par changer d'avis…
Et au réveil d'Isolde…
- Sors d'ici ! Je ne veux pas te voir ! Papa ! Je ne veux pas de maman !!!
Julia éclatait à présent en sanglots et Séverus la fit sortir devant l'air hystérique que prenait la fillette.
- Je ne peux plus l'approcher… Comment vais-je faire ? Lui demanda Julia en pleine crise de larmes.
- Ecoute. Elle ne veut pas te voir mais je sais que tu lui manques. Il faut juste le temps que les médicaments fassent effet. Tu n'as qu'à rentrer à Poudlard, je viendrais te rejoindre plus tard. Avec de la chance, elle voudra te voir…
- Et c'est sensé me réconforter ? Attendre de savoir si ma fille, ma propre fille veut me voir ou non ?
- Julia ! Je n'y suis pour rien ! Je ne connais pas les effets de ces morsures et je suis aussi choqué que toi par le comportement d'Isolde !
- Très bien ! Puisque MA fille ne veut plus de moi, je préfère rentrer !
- Julia…
Mais Julia s'était déjà éloignée et avait disparu du couloir, laissant Séverus seul à la réflexion.
- Ne vous inquiétez pas. D'ici vingt-quatre heures, votre fille se sera calmée. Evitez juste qu'elle ne soit en contact avec des personnes qui pourraient l'énerver, c'est tout.
- Et comment ferais-je pour savoir qui va l'énerver –hormis sa mère d'après ce que je peux voir ?
- Elle vous le dira d'elle même. Vous pouvez retourner à ses côtés si vous le voulez.
- Oui…
Séverus passa un long moment avec sa fille avant de rentrer à Poudlard, lui promettant de revenir la chercher rapidement. A chaque fois Isolde s'étonnait de ne pas voir sa mère mais Séverus savait qu'elle ne voudrait pas l'avoir à ses côtés. Julia passa les jours suivants à pleurer, répétant sans cesse que sa fille, sa propre chair ne l'aimait pas. Si la situation n'était pas aussi tendue, Séverus en aurait rit mais il ne voulait pas rendre sa femme encore plus malheureuse. Deux jours plus tard, Séverus ramena Isolde à Poudlard, la jeune fille étant impatiente à l'idée de retrouver ses amis. Son frère l'était aussi et il accourut vers eux quand ils arrivèrent dans le hall d'entrée.
- Isi ! Te voilà enfin !
- Où sont les autres ? Demanda Isolde.
- Ils t'attendent… même cet idiot de Black… maugréa Dorian entre ses dents.
Séverus fut encore plus ravi de voir son fils agir de la sorte avec le fils de Sirius. Il accompagna sa fille à son dortoir pour lui donner ses affaires et la laissa avec son frère.
- Surtout, n'énervez pas Isolde. Dit-il à son fils avant de s'éloigner.
- Oui 'pa ! Viens, ils sont dans le parc !
Les jumeaux s'éloignèrent en courant et laissèrent leur père regagner ses appartements. Julia était au travail et lui bénéficiait d'un après midi libre. Ilyas était à la sieste, gardé par sa grand-mère que Séverus laissa partir lorsqu'il arriva. Il alla voir son fils pour vérifier si tout allait bien et fut soulagé de le voir les fesses relevées, son pouce dans la bouche et son souffle silencieux. Il sourit et ressortit de la chambre. Il allait en profiter pour s'allonger à son tour, ayant besoin de récupérer de la nuit qu'il avait passée pratiquement blanche, entre les pleurs d'Ilyas, ceux de sa femme et son mal d'estomac. Belle nuit en vérité !
Il s'allongea sur son lit et ne mit pas longtemps à s'endormir… et pas longtemps à être réveillé.
- Papa ! Papa, réveille-toi !
- Mmmmh ! Murmura-t-il en râlant.
- Papa ! Isolde ! Elle a mordu Gladys !
Séverus ouvrit les yeux, sentant son fils le secouer. Il se releva, paniqué et le regarda.
- Quoi ?
- Isolde a mordu Gladys et elle lui a sauté dessus ! Il faut que tu viennes !
- Oui… Oui… J'arrive…
Dorian se tenait devant lui et attendait qu'il se lève. Il lui donna même ses chaussures pour qu'il se presse. Séverus se rhabilla et suivit Dorian au dehors. Ilyas pouvait bien rester quelques minutes seul, il était parfaitement en sécurité. Dorian conduisit son père jusque dans le parc, où tout un attroupement d'élèves se tenait devant le lac. MCGonagall et Hermione se tenaient là, l'une en train d'observer Gladys Weasley et l'autre essayant de calmer Isolde. Cette dernière était complètement hystérique et ne se calmait pas dans les bras d'Hermione. Séverus s'approcha rapidement d'elle et s'agenouilla devant Isolde.
- Isolde ! Isolde ! Calme-toi ! Il n'y a rien à craindre ! Lui dit-il en essayant d'attraper son visage fuyant.
Isolde écouta la voix de son père et sembla se figer. Elle le regarda et se mit à pleurer. Elle tomba dans ses bras et se blottit contre lui.
- Ce n'est rien… tout est fini… Lui dit-il à l'oreille.
Il la porta dans ses bras, la fillette restant accrochée à son cou et la tête dans le creux de son cou. Séverus regarda McGonagall et vit la main ensanglantée de Gladys.
- Qu'est-ce que vous avez dit à Isolde ? Demanda Séverus en regardant la Gryffondor.
- Pardon ? Séverus… je sais qu'il s'agit de votre fille mais elle a tout de même attaqué une élève ! S'opposa McGonagall.
- Isolde est malade ! Il ne faut pas la provoquer.
- Je ne l'ai pas provoquée ! Je voulais juste voir si elle avait des marques… Répondit Gladys.
- Idiote ! Vous n'avez pas pensé qu'elle n'aimerait pas qu'on la touche ? Lui lança Séverus en la fusillant du regard.
- Séverus ! Reprenez-vous ! Gladys n'y est pour rien !
- Tout comme Isolde n'y est pour rien ! C'est à cause de ces fichus Ficilias ! Demandez donc à Hagrid de les éliminer de la forêt !
Séverus n'attendit pas de réponse de la part de la directrice et s'éloigna, sa fille dans les bras et regagna ses appartements. Lorsqu'il arriva, il eut la mauvaise surprise d'entendre les pleurs d'Ilyas.
- Ce n'est pas possible ! Lança Séverus en asseyant Isolde sur le canapé, celle-ci encore groggy. Ne bouge pas, je vais voir ton frère.
Séverus se dirigea vers la chambre d'Ilyas et écarquilla les yeux. Ilyas était blanc comme un linge et avait apparemment été malade juste avant, vu l'état du sol à côté de lui. Ilyas pleurait à chaudes larmes et était secoué de frissons. Séverus s'approcha en prenant garde de ne pas marcher dans l'endroit où son fils avait rendu et le prit dans ses bras, sa couverture avec lui.
- Qu'est-ce qu'il t'arrive à présent ? Lui demanda-t-il en le portant jusque dans le salon. Il pouvait sentir la fièvre émaner du corps de son fils, secoué de tremblements. Isolde qui reprenait difficilement de sa folie et regardait son père avec appréhension.
- Qu'est-ce qu'il a ? Lui demanda-t-elle.
- Je ne sais pas ! Lui dit-il sur un ton énervé.
Il tâta le front et les joues de son fils ; il ne l'avait jamais senti aussi brûlant. Il passa la couverture autour de ses épaules et alla dans la salle de bain, là où se trouvait la pharmacie améliorée par les soins de Séverus. En effet, elle contenait plus des potions de sa concoctions que des médicaments pour enfants. Il attrapa une potion qui permettait de faire baisser la fièvre et la rapporta à son fils. Ilyas claquait des dents et avait les yeux brillants et regardant dans le vague.
- Tiens ! Bois ça ! Lui dit Séverus en lui mettant un gobelet sur les lèvres.
Le petit garçon déglutit bruyamment et ferma les yeux. Séverus se rassit à ses côtés et le prit sur ses genoux en le recouvrant avec la couverture. Isolde le regarda un instant et vint se caler contre lui à son tour. (Ça fait très portrait de famille, je sais ! lol )
Ils finirent par tous s'endormirent, assis dans le canapé, la fièvre d'Ilyas diminuant progressivement, mais cela était juste la fin de la première partie dû à son don…
Séverus sentit la chaleur de la caresse de lèvres posées sur les siennes. Il ouvrit les yeux et trouva le visage souriant de Julia devant lui.
- Tu sais que j'adore te voir comme ça ! Lui dit-elle en le regardant dans les yeux.
Séverus se releva mais fut bloqué par le corps d'Isolde qui retombait contre lui. Julia l'aida en repoussant un peu sa fille sur le côté et elle prit Ilyas dans ses bras pour que Séverus puisse se lever. Le sorcier se leva et s'étira pendant que Julia amenait leur fils dans son lit. Séverus couvrit Isolde avec la couverture et attendit le retour de Julia. Celle-ci revint, l'air soucieux.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Lui demanda-t-elle. J'ai vu Dorian en rentrant, il m'a dit qu'Isolde avait attaqué son amie ?
- Weasley voulait voir les traces de morsures. Isolde s'est défendue. Tu sais qu'on ne doit pas l'énerver pendant un moment.
- Et moi… qu'est-ce qu'elle va me faire ? Me sauter à la gorge ? Lui dit-elle en regardant sa fille d'un air maussade.
Séverus l'enlaça par l'arrière et plaça son menton sur le sommet de son crâne.
- Je suis sûr que cette fois elle sera ravie de te voir. Elle était vraiment malheureuse.
- J'aimerais te croire… Lui dit-elle en caressant son bras.
Elle se tourna et l'embrassa avec passion. Elle sentit soudainement des mains la tirer vers l'arrière et la pousser avec force. Elle se retrouva alors dos à Séverus et elle se retourna.
- Mais… Isolde ! Lança Julia.
- Ne touche pas à papa ! Lui lança sa fille qui passait déjà ses bras autour de la taille de son père en le serrant.
Séverus ne savait plus quoi faire. Il regardait son épouse qui était complètement estomaquée et sa fille qui fusillait sa mère du regard.
- Isolde… Arrête. Laisse ta mère tranquille.
- Je ne veux pas qu'elle te touche ! Lança Isolde.
Séverus relâcha l'étreinte de sa fille et la teint fermement par les poignets.
- Ecoute ! Julia est ta mère et ma femme ! Alors laisse-la et arrête de parler d'elle sur ce ton, tu m'entends ? Je ne veux pas que tu lui parles de cette façon ! Je sais que tu es malade mais je ne vais pas supporter bien longtemps ton attitude !
- Non… laisse Séverus… elle ne sait pas ce qu'elle dit… Je… ça ne me…
Mais Julia ne termina pas sa phrase et alla dans leur chambre en pleurant et en claquant la porte. Séverus regarda sa fille d'un air mauvais. Il avait de la patience, mais celle-ci avait des limites. Isolde était peut-être sous l'effet de la maladie mais elle allait trop loin.
- Bon, tu vas aller dans ta chambre et tu resteras ici jusqu'à ce que tu sois guérie.
Il la conduisit de force jusque dans sa chambre, Isolde se débattant pour ne pas y aller.
- Lâche-moi ! Lui hurla Isolde.
Mais Séverus l'emmena de force dans sa chambre et l'enferma, l'entendant frapper contre la porte avec fureur. Il garda ses mains contre la porte jusqu'à ce qu'il l'entende pleurer et se calmer. Il souffla et se dirigea vers sa chambre, où Julia pleurait toutes les larmes de son corps. Il la trouva assise sur le lit, plongée dans la contemplation de quelque livre. Mais en s'approchant d'un peu plus prêt, Séverus vit ce qu'elle regardait. L'album de photographies de leur famille. Séverus secoua la tête et s'assit à ses côtés.
- Tu te souviens de cette photo quand ils avaient deux ans ? Ils ne voulaient pas arrêter de sortir dehors sans se couvrir… on leur a couru après pendant près de dix minutes…
Elle tourna la page et tomba sur leur photo de mariage. Ils étaient tous les deux l'un à côté de l'autre, Isolde dans les bras de son père et Dorian dans ceux de sa mère.
- J'aurais déjà dû penser qu'elle te préférait déjà…
C'en était trop cette fois. Séverus lui prit l'album des mains et le referma d'un geste brusque. Julia redoubla en pleurs et baissa la tête.
- Julia. Tu sais très bien qu'Isolde n'a pas de préférence ! Elle est malade ! Est-ce que tu le comprends ? Malade ! Elle ne sait plus ce qu'elle fait ! Arrête de penser qu'elle ne t'aime plus ! Il faut attendre qu'elle soit complètement sortit d'affaire !
- Ma fille ne m'aime pas ! Je le sais ! Sinon pourquoi est-ce qu'elle n'est pas comme ça avec tout le monde ? Lui dit-elle en se tournant vers lui, le visage trempé.
- Bon sang Julia ! Isolde a mordu sa seule amie tout à l'heure ! Tu crois qu'elle agirait de la sorte habituellement ? Elle ne sait pas ce qu'elle fait !
- Alors pourquoi es-tu le seul à pouvoir l'approcher ?
- Je ne sais pas ! C'est sûrement quelque chose qui est enfouit en elle, pour la plupart des filles, leur père est très précieux… mais cela a peut-être augmenté ! Je n'en sais rien, ne me regarde pas comme ça !
Julia s'effondra sur le lit en serrant l'album contre elle. Séverus ne supportait plus de la voir dans cet état. Le fait que sa fille la renie était en train de détruire sa femme, de la rendre totalement perdue. Il resta un instant à ses côtés en la serrant contre lui jusqu'à ce qu'elle s'endorme à son tour. Il ressortit de la chambre et alla voir son fils qui n'avait pas encore donné signe de lui depuis qu'il s'était endormit. Mais arrivé devant la porte de sa chambre, il entendit des voix dans la chambre de sa fille. Il mit sa tête contre la porte et écouta. C'était Isolde et Ilyas. Il en était certain. Sa fille pleurait, il l'entendait clairement et surtout il entendait la voix d'Ilyas qui lui parlait.
- Tu ne dois pas être méchante… tu fais pleurer maman… il faut que tu sois gentille…
- Je ne… peux pas… Je n'y arrive pas…
- Il faut que tu sois gentille…
La voix d'Ilyas s'effaça petit à petit pour laisser la place à une autre voix étrangère… assez lointaine et spirituelle. Elle parlait dans une langue inconnue aux oreilles de Séverus. Ce dernier écoutait en écarquillant les sourcils, sans pouvoir faire un geste. La voix continuait de parler sans s'arrêter et l'instant d'après un cri retentit. C'était Isolde. Séverus sortit de son état lymphatique et hypnotisé pour se ruer dans la chambre de sa fille. Il la trouva allongée sur le sol, inconsciente, Ilyas à ses côtés. Le petit garçon se tourna vers son père et Séverus vit à nouveau cette lueur étrange dans les yeux de son fils, comme la fois où il l'avait vu dessiner ses dessins étranges. Séverus s'approcha doucement vers Isolde en continuant de fixer son fils qui le lui rendait bien. Il souleva Isolde du sol et la fillette ouvrit les yeux.
- Où est maman ? Demanda-t-elle.
- Isolde, est-ce que ça va ? Lui dit Séverus.
- Oui… Je veux voir maman…
Isolde commença à bouger et se releva sous l'œil ahuri de son père. Elle se leva complètement et sortit de la chambre en courant. Séverus restait sans voix et ne savait que penser ni que faire. Il reporta son regard vers Ilyas où l'étrange lueur avait fini par disparaître du regard du petit garçon.
- Ilyas… qu'est-ce que tu as fait ? Lui demanda-t-il, la voix tremblante.
- Quoi ? Demanda Ilyas, innocemment.
Séverus se leva et se dirigea vers son fils qui le regardait de son air habituel.
- Viens voir… Lui dit-il en lui tendant sa main.
Ilyas prit sa main et le regarda.
- Es-ce que tu as parlé à Isolde dans une autre langue ?
- Une autre langue ? Non, pourquoi ? Il fallait lui parler en autre chose ?
- Non… non… Tu n'as pas entendu parler juste avant ?
- Ca c'était Krwi, il voulait qu'Isolde aille mieux alors il lui a dit d'aller voir maman pour la guérir.
- Il a fait ça ? Demanda Séverus, dépassé par la situation.
- Bah oui ! Moi je pouvais pas soigner Isolde ! Où elle est maman ?
- Dans… la chambre…
Ilyas lâcha la main de son père et courut hors de la chambre. Séverus regarda autour de lui, toujours ahuri et décida –ou plutôt ses jambes décidèrent pour lui- de sortir de la chambre. Il alla vers sa chambre où Julia était encore endormie certainement et il fut surpris de la trouver en train de serrer sa fille et son fils contre elle, les larmes –de bonheur cette fois- coulant le long de ses joues, la joie visible sur son visage qui avait exprimé une profonde détresse juste quelques minutes auparavant. Séverus s'avança vers elle et Julia le vit.
- Séverus… ma petite fille… elle m'a dit… qu'elle m'aimait…
Séverus lui sourit mais au fond de lui, le sourire laissait la place à une grande incompréhension et une peur grandissante.
