Chapitre 41 : Un rêve douloureux.

Ouhlà, je sais qu'il a été long à venir celui-là mais je vous préviens qu'il est pas très gai celui-là (en particulier un passage ) J'en ai utilisé des mouchoirs ! Bouhouhou ! Trop sentimentale moi ! loool

            Deux jours après cette affaire, Séverus retrouvait ses deux enfants en cours de potion. Plus les jours défilaient, plus le jour de la cérémonie se rapprochait. Et cela semblait se ressentir du côté d'Ilyas. Il agissait étrangement. Par moments, il ne parlait plus et restait replié sur lui-même en fermant les yeux. Ses parents s'inquiétaient profondément à présent et ils attendaient le rassemblement de la communauté de l'œil avec impatience. Aujourd'hui, Julia était restée couchée, ne se sentant pas en forme pour aller travailler. Elle n'avait jamais été aussi malade lors de ses prcédentes grossesses et celle-ci allait certainement être pénible.

            En attendant, Séverus se retrouvait dans sa salle de classe pour son dernier cours en compagnie des Gryffondors et des Serpentards. Il était ravi de voir qu'Isolde finissait par se débrouiller dans sa matière car elle faisait moins d'erreurs qu'au début. Mais ce qui l'agaçait le plus c'était le fait qu'elle passe beaucoup de temps à discuter avec Owen Black. Il ne pouvait s'empêcher de penser à son père au même âge. Le même air arrogant et la même « gueule d'amour » comme il l'avait remarqué en arrivant à Poudlard. Dès le début, il avait su qu'il suivrait le même chemin que son père. Il espérait seulement que cet avorton ne ferait pas souffrir sa fille car il ne serait pas responsable de ses actes si cela arrivait.

- Professeur ?

            Séverus sortit de ses pensées et reporta son regard vers l'élève de Serpentard qui l'appelait.

- Oui ?

- Vous ne nous avez pas donné les ongles de Jeannors.

- Je vais les chercher.

            Séverus se dirigea vers son armoire privée et en sortit un bocal avec l'ingrédient manquant. Il en donna deux à chaque élève et retourna à son bureau. Il observa attentivement sa fille qui semblait légèrement distraite par le fils Black. Ce dernier lui racontait apparemment quelque chose d'amusant à voir le sourire qu'essayait de dissimuler Isolde. Cette fois, Séverus ne laissa pas les deux enfants s'en tirer.

- Quand vous aurez terminé de déconcentrer une de vos camarades durant mon cours, vous pourrez peut-être vous pencher sur votre potion Black ! Dix points en moins pour Gryffondor. Et vous viendrez en retenue ce soir.

- Je n'ai rien fais professeur ! S'imposa Owen.

- Vous parlez avec une élève et je vous ai bien dis en début d'année que je ne voulais voir aucun élève parler dans mon cours !

            Owen le regarda froidement et secoua la tête d'agacement. Isolde regarda à son tour son père avec colère et ne baissa pas les yeux.

- Et tu viendras également en retenue demain soir pour ton attitude. Lui dit Séverus en continuant de la regarder.

            Isolde grommela dans son coin et se retourna à la préparation de sa potion. A la fin du cours, Dorian se dirigea vers le bureau de son père, Isolde sortant sans demander son reste en compagnie d'Owen. Séverus pinça la fine peau entre ses sourcils en fermant les yeux.

- Le jeu de ta sœur commence à m'énerver sérieusement tu sais ?

- Qu'est-ce qu'il peut m'énerver en jouant les machos celui-là ! Lui répondit Dorian.

            Séverus le regarda et esquissa un sourire.

- Je ne pense pas que tu sois assez différent de lui d'après ce que j'ai pu voir récemment.

- De quoi tu parles ?

- Tu sais très bien de quoi je veux parler.

- Je ne joue pas le macho !

- Si tu le dis… Que veux-tu ?

- Juste savoir quelque chose. Qui c'est Drago Malefoy ?

- Qui t'as parlé de lui ?

- Ilyas. Il est venu l'autre jour dans la salle commune et il nous a dit qu'il avait été chez lui et qu'il avait eu des jouets et des bonbons. Pourquoi on n'y va pas nous avec Isolde ?

- Parce que. C'était mon ancien élève et il va nous aider pour sauver Ilyas.

- Ah.

- Et je te signale que vous avez eu un paquet complet de chocogrenouilles il y a deux jours par votre grand-mère.

- On n'en a plus.

- Tant pis pour vous. Ca vous apprendra à vous restreindre sur les friandises. Maintenant, tu voudras bien m'excuser mais je vais rentrer. Je suis exténué.

- D'accord. On se voit dans deux jours alors.

- Oui…

            Dorian sortit et Séverus se leva à son tour, prit ses parchemins et quitta sa salle de classe. Il aperçut juste Dorian s'éloigner, une fille accrochée à lui. Il secoua la tête et rentra à ses appartements.

- Je suis rentré.

            Il déposa ses affaires et alla jusqu'à la chambre à coucher. La pièce était plongée dans l'obscurité et il distinguait la personne couchée dans le lit. Julia devait profondément dormir. Il s'approcha et s'assit sur le bord du lit. Il vit alors qu'Ilyas était couché contre sa mère, aussi endormi qu'elle. Séverus sourit et s'éloigna en refermant doucement la porte. Il profita de ce rare instant de quiétude pour aller dans le parc privé, sous le kiosque, chassant les fées pour se reposer. Il s'assit sur la balancelle et ne mit pas longtemps à sombrer dans le sommeil.

***

            Séverus se trouvait dans un endroit inconnu. Il marchait vers ce qui semblait être une grande salle dont les murs étaient ornés de tableaux représentant des portraits divers de sorciers des temps passés. Qui ils étaient, il l'ignorait mais eux semblaient le suivre des yeux durant sa progression vers l'intérieur. Il regarda autour de lui et son regard se posa vers le centre de la pièce. Un symbole était dessiné à la craie sur le sol. Un symbole qu'il avait déjà vu auparavant. Un cercle enfermant un œil…

- Toi !

            Séverus fit demi-tour et vit en face de lui la folle de l'Allée des Embrûmes.

- C'est toi qui nous empêche de voir notre avenir ! Tu vas nous enlever ce que nous avons attendu depuis si longtemps ! Laisse notre Elu porter l'esprit du divin en lui !

- Tais-toi vieille chouette ! Je ne te laisserais jamais mon fils, tu m'as compris ? Lui rétorqua Séverus en la fusillant sur place du regard.

- Sacrilège ! Sacrilège ! Le Krwi doit venir jusqu'à nous ! Hurla la folle en se tenant la tête et en courant vers la sortie comme une démente.

- Ne l'écoute pas papa.

            Séverus fit volte-face à nouveau et découvrit le même garçon qu'il avait vu dans son « rêve » lorsque Ilyas lui avait montré une partie de son avenir. Le Ilyas qui se tenait devant lui lui ressemblait comme deux gouttes d'eau à quelques traits près. Son visage était plus doux et moins anguleux que celui de Séverus.

- Ilyas ?

- Oui…

- Pourquoi sommes-nous ici ?

- Juste pour que tu vois ton avenir.

- Mon avenir ? Pourquoi devrais-je le connaître ? Je le sais déjà, ma vie auprès de ma famille…

- Mais je veux te montrer ce qu'il se passera si jamais tu ne m'amènes pas à la cérémonie.

- Je vais t'y amener, je ne vois pas pourquoi tu dis ça !

- Je sais que tu le veux. Mais des personnes voudront t'en empêcher… Vois ce qu'il adviendra de la vie de notre famille si jamais tu n'arrives pas à me conduire jusqu'à Drago et les autres.

            Ilyas posa sa main sur le front de Séverus et aussitôt après, Séverus fut projeté en avant, comme lors d'un déplacement avec un portoloin. Quelques secondes après, il se retrouva dans une pièce qu'il connaissait bien. Le salon de l'appartement. Ilyas se tenait toujours à ses côtés et il lui indiqua de sa tête la chambre à coucher de ses parents.

- Je ne viens pas avec toi. Je sais déjà ce qu'il y a là-bas.

- Mais qui va m'empêcher de te conduire eu lieu de la cérémonie ?

- Ceux qui veulent connaître l'avenir. Ils se préparent déjà pour venir me chercher.

- Mais qui ?

- Je ne les connais pas. Je sais juste qu'ils viendront chez nous.

- Chez nous ? Mais quand ?

- Séverus…

            Séverus tourna son regard vers la porte de la chambre à coucher après avoir entendu le son faible de la personne qui appelait.

- C'est Julia ?

            Ilyas ne répondit pas mais se contenta de tourner sa tête vers la porte de la cuisine encore fermée. Celle-ci s'ouvrit et un homme en sortit. Séverus resta bouche bée en le voyant. C'était lui. Lui dans quelques années. Voilà à quoi il ressemblerait si jamais Ilyas ne subissait pas la cérémonie qui le libérerait de ce Krwi. Un homme âgé avec d'immenses cernes sous les yeux, le regard encore plus vide que ce qu'il avait pu être auparavant, les cheveux sales et grisonnants lui retombant sur les épaules, l'allure nonchalante et presque courbée. Le Séverus du futur se dirigea vers la chambre, un plateau avec des potions dans les mains.

- Suis-le… Lui dit Ilyas.

            Séverus regarda son fils âgé d'une vingtaine d'années à ses côtés et se mit à suivre son double ravagé par le remord et les années passées. Il entra dans la chambre et vit Séverus s'asseoir aux côtés du lit, déposant le plateau sur la table de chevet. Et quand il s'approcha à son tour du lit, il ne pu empêcher son cœur se serrer en voyant Julia allongée dans le lit. Elle était méconnaissable. A la voir comme ça, le Séverus du futur paraissait plus jeune qu'elle. Elle n'avait plus d'âme, cela se voyait dans son regard vide et sans vie. Tout en elle reflétait la peine et la souffrance. Ses traits d'ordinaire si doux et jeunes étaient ceux d'une personne à présent âgée. Toute sa grâce s'était évanouie et Séverus ne pu éviter les larmes lui monter aux yeux en la voyant dans cet état. Le second Séverus prit un verre et versa le contenu d'une des fioles dans celui-ci avant de le porter aux lèvres de Julia. Cette dernière ouvrit légèrement la bouche pour boire le contenu du verre. Séverus reposa le verre sur la table de chevet et regarda Julia. Elle avait les yeux ouverts et regardait son époux avec le reste d'amour qu'elle avait pour lui. (oh la vache, je vais passer pour une dingue mais j'ai les larmes aux yeux !)

- Embrasse les enfants quand tu les verras… Je n'ai pas eu le temps…

- Tu les embrasseras quand ils viendront te voir samedi.

- Je me sens partir Séverus… Je ne les reverrais plus. Je t'aime… Je le reverrais enfin… mon petit garçon…

            Julia ferma les yeux et une larme coula le long de sa joue. Une seule et unique larme. L'instant d'après, sa tête retomba sur le côté, son dernier souffle étant pour son mari.

- Mon amour…

            Ce furent ses derniers mots. A l'unisson, les deux Séverus appelèrent son prénom.

- Julia !

            Le Séverus âgé se pencha vers elle et déposa un baiser sur ses lèvres avant de poser sa tête au creux de son épaule pour laisser sa tristesse se déverser sur le corps inerte de sa femme. Séverus, l'actuel Séverus, regardait cette scène avec le même sentiment que son double sur le cœur. Les larmes coulaient sans qu'il les arrêtent.

- Viens… Je te ramène à ton époque.  Lui dit la voix d'Ilyas à son oreille.

            Séverus tourna la tête vers lui, anéanti, et le regarda avec attention.

- Je sais ce que tu penses. Maman est morte de chagrin à cause de moi. Mais c'est pour cette raison que je suis venu te prévenir. Ne laisse surtout pas Irène venir chez nous.

- Irène ? Qui est-ce ?

- Celle qui voudra m'empêcher de venir à la cérémonie. C'est elle qui dirige tous les opposants à ma libération. Ludmina ne peut pas me protéger continuellement à l'intérieur de Poudlard. Elle est en transe mais son pouvoir s'amenuise alors qu'on approche de la date de la cérémonie.

- Elle te protège ?

- Oui. C'est pour ça que tu n'as pas de nouvelles d'elle. Mais je t'en prie, ne laisse pas Irène entrer chez nous. Ou tout sera impossible à gérer par la suite. Ce n'est pas pour moi que je te le demande. C'est pour maman. Je la vois dans cet état tout le temps. Je suis comme bloqué ici jusqu'à ce que Krwi laisse mon corps.

            Séverus regardait son fils cadet sans pouvoir lui dire quoi que ce soit. Ilyas lui sourit doucement et lui prit le bras. Ils furent à nouveau aspirés vers l'avant et retournèrent dans la salle aux portraits.

- Je te laisse ici, je vais venir te réveiller… Moi étant jeune je veux dire. Repense à ce que je t'ai montré. Irène ne doit pas me voir.

- Je ne la laisserait pas entrer, je te le promet. Je ne veux pas que notre vie ressemble à ça dans le futur.

- Je te crois. J'espère que je pourrais te parler comme nous le faisons dans quelques années… Bonne chance pour la suite.

            Ilyas le toucha une dernière fois et disparut de la vue de Séverus.

***

- Papa ! Papa ! Réveille-toi !

            Séverus ouvrit les yeux en état de panique. Il se sentait tomber et il se rattrapa aux montants de la balancelle.

- Qu'est-ce tu fais ? Demanda Ilyas d'un air amusé.

            Séverus était à présent à genoux sur le sol du kiosque et regarda autour de lui.

- Ilyas…

- Bah oui c'est moi ! Toi aussi tu faisais dodo ?

- Oui…

            Il se leva et regarda son fils debout devant lui. Et dire qu'il venait de parler à son double dans le futur. Séverus se souvint de ses paroles et il s'agenouilla devant son fils.

- Ilyas, surtout ne parles ou ne va jamais avec une dame qui s'appelle Irène. Tu m'as compris ?

- Irène ? C'est qui ça ?

- Une méchante dame. Tu ne vas surtout pas avec Irène, tu es d'accord ?

            Ilyas mit son pouce dans la bouche et acquiesça. Séverus lui sourit et le prit dans ses bras.

- Maman est réveillée ?

- Oui, elle est partit se laver. Elle m'a dit qu'il fallait que je te dise que tu dois faire à manger.

- Je pense que je peux m'en occuper. Que veux-tu manger ?

- Des pââââtes !

- Encore ?

- Ouiiiiii !

            Séverus secoua la tête et rentra à l'intérieur avec Ilyas et le déposa dans le salon.

- Je reviens, je vais voir maman. Va jouer avec Crunchy en attendant.

- Ouais ! Cruuuunchyyyy ! Appela Ilyas en allant vers sa chambre.

            Séverus le regarda s'éloigner, l'image du même garçon avec des années de plus revenant dans sa tête par saccades. Il se dirigea vers la salle bain et vit Julia assise sur la cuvette des toilettes, le visage blême. Mais il ne pu s'empêcher de sourire de la voir aussi vivante et avec cette même lueur que d'habitude une lueur de passion –bien que peu présente dans son état actuel.

- Et bien, tu as une tête défaite ma chérie !

- Moque-toi ! Je crois que cette grossesse va m'anéantir Je ne peux même plus bouger sans filer aux toilettes ! C'est horrible ! Je regrette la grossesse que j'ai eue pour Ilyas !

            Séverus l'aida à se relever et l'enlaça passionnément.

- Tu pourrais me donner quelque chose pour le mal de cœur ? J'en ais assez, je n'ai rien mangé depuis hier soir.

- Pourquoi n'es-tu pas allée voir Pomfresh ? Elle t'aurais donné quelque chose.

- Moui… mais moi c'est tes potions que je préfère. Lui dit-elle avec une petite voix.

- C''est étrange, il me semble que tu disais que je devrais en améliorer le goût ?

- Elles sont quand même meilleures que celles de Pompom. Tu as préparé le repas pour Ilyas ?

- Tu ne veux pas essayer de manger ?

- Non. Tout ce que je mange, je ne le garde pas.

- Tu peux essayer du bouillon.

- Tu me le prépares ?

- Non, je te laisse le préparer. Bien sûr que je vais te le préparer. Viens te rallonger.

- Pfff. Et dire que je n'en suis qu'au début, ça promet pour la suite.

            Séverus la conduisit dehors et l'aida à se recoucher. Il lui caressa le front pour dégager celui-ci des mèches de cheveux qui atterrissaient dans ses yeux.

- JE voulais te dire quelque chose.

- Quoi ? Demanda Julia.

- Il faut éviter d'inviter ou de laisser entrer une dénommée Irène. C'est à cause d'elle que les problèmes arrivent avec Ilyas.

- Irène ? Qui est-ce ?

- Je ne sais pas mais il ne faut absolument pas qu'elle rencontre Ilyas.

- Comment le sais-tu ?

            Séverus regarda un instant les mains de sa femme avant de lui répondre.

- J'ai encore eu un rêve avec Ilyas. Il m'a montré notre avenir…

- Vraiment ? Et comment c'était ? On était vieux avec nos petits-enfants ?

            Séverus ferma les yeux et la regarda. Julia fronça les sourcils devant son air peu enjoué.  

- Quoi ? On atterrira dans un hospice, oublié de nos enfants ?

            Séverus lui fit un sourire qu'il se voulait rassurant.

- Non… rien de tout ça. Il faut juste que l'on fasse en sorte que cette Irène ne rencontre pas Ilyas.

- Je vais rester ici cette semaine de toute façon. Je ne sortirais pas de la maison.

- Si il se passe quelque chose d'étrange, tu me préviens immédiatement. J'ai même envie de prendre Ilyas avec moi pendant mes cours. Il pourrait aller dans mon bureau pour éviter tout problème.

- Il va t'ennuyer, je le connais.

- Mais je serais plus tranquille. Tu n'es pas en état de le surveiller.

- Je ne suis pas impotente ! Merci !

- Je ne veux pas dire ça, je dis juste que tu n'es pas assez en forme pour pouvoir t'en occuper. Il va te fatiguer en plus de ça. Non, je le mettrais dans mon bureau et je pourrais le surveiller en même temps. La cérémonie a lieu dans deux semaines.

- Et n'oublie pas : invite Drago samedi.

- Oui… JE vais le faire !

- J'y compte bien !

- Papa ! Quand est-ce qu'on mange ?

            Ilyas la mini-tornade entra dans la chambre et sauta sur le lit.

- Ilyas, on ne saute pas sur les lits !

- Mais j'ai faim !

- J'arrive ! Sors de la chambre. Maman doit se reposer.

- J'ai quand même faim. Lança Ilyas en descendant du lit et en sortant de la chambre, Crunchy à sa suite.

- Je te fais ton bouillon et je te l'apporte. Dit Séverus à Julia avant de l'embrasser et d'aller dans la cuisine.

            Il prépara donc le repas pour son fils et sa femme et ne mangea même pas. Trop préoccupé par ce qu'il venait de voir un peu plus tôt. Qui était cette Irène et quand se manifesterait-elle ? Car si Ilyas en avait parlé, c'est qu'il l'avait rencontré. Il fallait faire en sorte de protéger le petit garçon de cette femme qui cherchait après un esprit puissant au prix du sacrifice d'une vie. Même de plusieurs vies…