Chapitre 43 : Sauvetage (Première partie).

Oulà ! Je sais qu'il était long à venir ce chapitre mais je voulais finir les Elus avant de finir cette histoire. Alors attention, dans ce chapitre, je met Séverus en avant dans un côté très sombre, qui risque d'être un peu choquant après le côté sentimental que j'avais révélé auparavant. Peut-être un peu à cause de mon humeur du moment. Mais on passe, et je vous laisse apprécier la première partie du sauvetage.

Séverus avait à présent Ilyas dans les bras, Julia le suivant, Drago leur montrant le passage.

- Nous allons aller dans le salon. Je vais contacter Irène. - Il ne faut pas qu'elle voit Ilyas ! Lui lança Séverus. - Elle ne va pas le voir. C'est moi qu'elle va venir voir. - Je veux la voir aussi. Lui dit Julia. - Non Julia. Elle t'éloignera de ton fils si tu la vois. Je lui parlerais seul à seule. Venez.

Ils entrèrent dans le salon du manoir des Malefoys et Séverus allongea Ilyas sur une des banquettes et le recouvrit à l'aide de sa cape. Le petit garçon était à présent profondément endormit et cela rassura Séverus, au moins quelques instants.

- Je vais la contacter dans mon bureau. Reste ici Julia. Professeur, je vais vous demander de m'accompagner. - Je viens. - Séverus, je veux y aller ! Lui dit Julia en se pressant contre son époux. - Julia, tu dois veiller sur Ilyas. JE vasi faire en sorte d'en savoir un peu plus sur cette Irène et la faire changer d'avis sur l'utilisation de Krwi. - Professeur, sincèrement, je ne vous demande pas de m'accompagner pour parler à Irène. C'est juste pour utiliser vos dons assez sombres que je vous connais et qui la tétaniseront sur place. Lui dit Drago en le regardant profondément dans les yeux.

Séverus fronça les sourcils en soutenant le regard clair de son ancien élève. Il avait peur de comprendre ce qu'il voulait de lui.

- Pardon ? - Professeur, vous savez tout comme moi que vous pouvez être « très » convainquant quand vous le voulez. Je tiens ça de mon père.

Séverus écarquilla les sourcils et secoua la tête.

- Hors de question. J'ai renoncé aux forces du mal, ce n'est pas pour y replonger un jour ! - Séverus ? Qu'est-ce qu'il raconte ? Lui demanda Julia, inquiète. - Rien. Lui dit Séverus, agacé. - Allons professeur, c'est pour votre fils que vous faites ça. Pas pour votre propre plaisir personnel. - Drago, qu'est-ce que tu veux lui faire faire ? Lui dit Julia en le regardant avec méfiance. - Simplement le faire sauver son fils en utilisant la manière forte. Irène est un peu dur d'oreille, alors il faut lui montrer qu'on ne la laissera pas utiliser Ilyas pour son plaisir.

Séverus avait un terrible dilemme qui se présentait devant lui. Que devait-il faire ? Soit il sauvait son fils en infligeant les pires tortures à Irène -comme il avait pu le faire en tant que Mangemort sur des innocents, ce qu'avait dû répéter Lucius Malefoy à son fils- soit il utilisait son savoir-vivre en essayant de négocier.

- Séverus. ne me dit pas que. tu vas faire du mal à cette. femme ? S'inquiéta Julia. - Je ne vais rien faire du tout Julia. - Bon sang, vous réalisez ce qu'il se passe ? Elle a vos gosses et tout ce dont vous vous inquiétez, c'est de savoir si elle va souffrir ? Elle ne mérite pas mieux que ça. Vous ne savez pas combien d'innocents elle a tué pour avoir les renseignements qu'elle possède à présent pour être entrée dans Poudlard et savoir « qui » elle devait enlever. Et si elle arrive à avoir Ilyas entre ses mains, elle ne se privera pas pour l'éliminer et récupérer l'esprit qu'il renferme en lui. - Non ! Gémit Julia entre ses mains. Pas mes bébés. Séverus. je ne veux pas qu'elle fasse de mal à mes bébés. Pleura-t-elle contre lui.

Séverus la calma mais en continuant de fixer Drago.

- Très bien. Allons la voir. - Suivez-moi. - Séverus ! Je ne veux pas que tu retombes du côté des forces du mal ! Tu as une famille ! - Et notre famille risque de ne plus exister si je ne vais pas dire ma façon de penser à cette folle ! Julia. Je ne vais pas sombrer dans les forces du mal à nouveau, tu le sais, je te l'ai promis il y a longtemps. - Et tu sais ce que je t'ai dis si tu rejoignais ce côté-là ! Lui dit Julia en hurlant.

Elle se recula et le regarda, complètement effondrée.

- Julia. tu ne m'aides pas. - Tu crois que c'est facile pour moi ? Je ne sais pas ce que tu vas lui faire. et je sais ce que tu étais avant. Tu as fais des choses horribles, tu me l'as dit. - Et je ne vais rien lui faire qui pourra te nuire ou me mettre dans une situation d'adultère. Je ne suis pas comme ça -et tu devrais le savoir. Lui dit-il en écarquillant un sourcil. - Professeur, le temps presse. - Julia, je dois y aller. Reste avec Ilyas. Je vais faire aussi vite que possible pour récupérer les enfants.

Julia n'eut pas le temps de répondre que Séverus suivait Drago d'un pas pressé à travers le couloir. Julia s'effondra sur le sol en gardant sa tête dans ses mains et en pleurant toutes les larmes de son corps.

Séverus suivait Drago et ils arrivèrent dans le bureau.

- Comment comptez-vous la contacter ? - Simple. J'ai une « ligne directe » avec elle. - Comment la connaissez-vous autant ? - JE joue ce que vous avez fait avec Voldemort et Dumbledore pendant un certain temps. Lui dit Drago en se dirigeant vers la cheminée. - Vous êtes espion ? - J'essaie de coincer Irène depuis un bout de temps mais je ne pouvais pas sans votre aide.

Séverus l'écoutait avec attention et quelque chose le titilla. Sans son aide. son aide, il n'aurait pu l'avoir que.

- Vous avez aidé cette Irène à kidnapper mes enfants ? Hurla Séverus en se dirigeant rapidement vers Drago. - Je n'ai fait que mon rôle d'espion. Et vous n'auriez rien fait si elle n'était pas venue chercher vos enfants. Je savais que cela vous mettrait hors de vous de savoir qu'elle gardait vos enfants. Vous avez votre éternelle âme sombre enfouie au fond de vous et c'est ce qui va nous aider. - Pourquoi tenez-vous tant que ça à me voir redevenir comme avant ? J'ai réussi à changer. JE n'ai pas l'intention d'être celui que j'étais avant de rencontrer Julia ! - Vous voulez sauver vos enfants ? C'est la seule solution. Occupez-vous d'Irène et tout rentrera dans l'ordre. Maintenant, écartez-vous, je vais inviter ma chère compagne. - Votre. compagne ? Je rêve ! - Je sais user de mon charme quand il le faut. - Et vouis êtes fier de vouloir ruiner la vie d'une famille pour votre plaisir ? - Je ne gagne rien ici. C'est justement pour sauver votre fils que je fais ça. Je n'ai pas eu d'autre choix que de dire les mots de passes que l'on me communique de Poudlard pour qu'elle vienne au château. Il faut que je l'appelle maintenant. Restez en retrait, j'ai placé la barrière anti- transplanage pour qu'elle ne s'en aille pas.

Drago lui fit signe de reculer et s'avança vers la cheminée une nouvelle fois. Il jeta une poignée de poudre dedans et parla.

- Irène ! Appela-t-il.

Le visage d'une femme à l'air arrogant apparut dans l'âtre. Séverus serra les poings.

- Il faut que je te parles mon amour. Viens me rejoindre. - Un instant, je donne mes ordres à ces abrutis et je te retrouves.

Elle lui fit mine de lui envoyer un baiser avec la main et sa tête disparut.

- Elle sera là dans peu de temps. Préparez-vous à l'accueillir.

Séverus attendait dans un coin sombre et regardait l'ancien Serpentard attendre patiemment sur le canapé, faisant apparaître dans ses mains deux verres de whisky, les déposant sur une tablette à côté de lui.

- Vous attendrez qu'elle soit de dos pour vous approcher. Je vais faire en sorte qu'elle reste tournée vers moi. ça ne devrait pas être difficile.

Le feu s'intensifia dans la cheminée et Drago fit signe à Séverus de ne plus parler ni bouger. Irène sortit alors de l'âtre, un large sourire sur les lèvres.

- Bonsoir mon ange démoniaque. lança-t-elle en s'approchant de Drago. - Comment va la plus belle des reines de la nuit ? - On ne peut mieux. Les gosses de Rogue sont arrivés à destination et nous n'avons plus qu'à négocier avec lui s'il veut les revoir un jour vivants. Et encore, tu me connais, les échanges ce n'est pas mon truc.

Drago lui fit un sourire charmeur et son regard s'évada un instant vers l'endroit où se trouvait Séverus puis se reporta vers la femme qui se plaçait sur ses genoux. Elle lui fit face et l'embrassa pratiquement avec violence. Drago passa ses bras autour de sa taille, faisant glisser ses mains vers le bas, caressant les fesses de sa pseudo petite-amie. Il leva une main discrètement derrière le dos de cette dernière et fit signe à Séverus de s'approcher. Séverus n'attendit pas plus longtemps et se dirigea vers le couple. Son côté sombre refaisait surface à présent (en vérité, il était ressorti depuis longtemps, en sachant les intentions de cette Irène pour ses enfants) et il l'utilisa avec véhémence. Il attrapa furieusement les cheveux d'Irène et les tira vers l'arrière afin de la renverser par terre. Irène se mit à hurler et une expression de terreur apparut sur son visage.

- Drago ! Hurla-t-elle en voyant le père des enfants qu'elle venait d'enlever au dessus d'elle.

Drago se leva tranquillement de son siège, prenant son verre dans la main. Il approcha à côté de Séverus et regarda la femme à terre.

- Tu as un problème ? Lui demanda-t-il sournoisement. - Espèce de. sale petit. - Chuut ! Ce n'est pas beau de dire des gros mots ma puce ! Après tout, je ne fais que t'aider. à disparaître. Professeur, je vous la laisse, j'ai quelque chose à aller chercher. A tout de suite.

Drago s'éloigna et sortit carrément de la pièce. Séverus n'était plus lui-même à présent. La rage le gagnait et il semblait retrouver ses anciens vices alors qu'il était Mangemort. Il s'approcha d'Irène, gisant toujours à terre avec son regard terrifié et s'agenouilla à ses côtés. Il attrapa sa tête fermement et douloureusement entre ses longs doigts et la força à le regarder.

- Est-ce que ton « petit ami » t'a dis avec qui j'opérais avant de me marier ? - VA TE FAIRE. - TTTTT ! Lui souffla Séverus en posant un doigt sur ses lèvres. Vois-tu, en étant un ancien serviteur du Seigneur des Ténèbres, j'ai appris quelques rudiments dans l'art de la torture. Et vois-tu je n'hésiterais pas à m'en servir sur celle qui vient de gâcher la vie de la famille que j'avais réussis à construire. Par quoi vais-je commencer. Ah oui, je sais.

Séverus pointa sa baguette sur Irène et avec un sourire sarcastique, lança le sort.

- Endoloris !

Irène se tordit de douleur et hurla sous l'effet de la douleur.

- Si tu croyais pouvoir t'amuser pendant que mes enfants sont retenus prisonniers, tu te plantais bien ! Lui dit-il en lui lançant un coup de pied dans les côtes, ce qui fit encore plus hurler Irène.

Drago revint quelques instants plus tard, une fiole dans les mains. Il écarquilla un sourcil lorsqu'il vit sa « fiancée » étalée par terre, toujours sous l'effet du Doloris. Il s'approcha d'elle et alors qu'elle s'attendait à ce qu'il la soulage en lui caressant le visage et en l'aidant, Drago tendit simplement sa main vers la chevelure de la femme et lui retira quelques cheveux.

- Merci ma belle. Je finirais ce qu'il a commencé. Mais d'abord.

Drago se releva et ouvrit la fiole. Il y intégra les cheveux d'Irène et la tendit à Séverus.

- Buvez ça et nous allons rejoindre le QG d'Irène. - C'est ce que je pense ? Lui demanda Séverus. - Désolé, mais il va falloir vous habituer à agir en femme pour quelques temps.

Séverus regarda la fiole et ferma les yeux.

« Génial, devenir une femme à présent, ça promet. » Se dit-il en approchant la fiole à ses lèvres, en vidant le contenu.

Il ressentit alors une violente douleur à l'estomac et il dû se plier en deux. Il sentit son corps subir les modifications que provoquait le Polynectar et après quelques secondes, il se releva, se trouvant littéralement changé.

- Je ne vais pas vous appeler chérie, mais je dois dire que ça pourrait être tentant. Lui dit Drago en souriant ironiquement. - Allons-y.Lui dit Séverus, testant pour la première fois la voix de son ennemie.

Il se sentait vraiment et terriblement mal à l'aise. Il n'arrivait pas à prendre une démarche féminine et Drago dû lui faire changer sa façon de se déplacer.

- Pensez à Julia quand elle marche, plus féminine qu'elle je ne vois pas. - Ecoutez Malefoy, nous n'avons pas toute la nuit, alors allons à ce fichu Quartier Général récupérer mes enfants. - Nous y allons, je veux juste. terminer quelque chose que j'avais envie de faire depuis longtemps. A moins que vous ne vouliez le faire ?

Séverus était bien tenté mais l'image de Julia pleurant quelques instants plus tôt le fit revenir à la réalité.

- Non. Faites ce que vous voulez d'elle. Je n'ai plus rien à voire avec cette folle. - Très bien. Ma chère Irène, ce fut un plaisir de te rencontrer ! Mais tu vois, être avec une folle de ton espèce ne me ravi pas vraiment ! - Erlès te feras. payer. Lui souffla Irène de sa voix gutturale. - Ton démon de pacotille ne me fais pas peur. On verra ça plus tard. Pour le moment, c'est l'heure ou la reine se fait manger par le fou. Echec et mat ma chère.

Drago pointa sa baguette sur elle et prononça les deux mots qui soulagèrent incroyablement Séverus.

- Avada Kedavra.

Irène garda son expression figée pour la dernière fois. Drago se retourna et fit signe à Séverus qu'ils pouvaient y aller.

« Qu'est-ce qu'on fait. »

« Ce qu'il fallait faire. »

« J'avais juré que je ne le ferais plus. »

« Elle a tes enfants, tu voulais la laisser les tuer ? »

« Julia ne me le pardonneras pas. »

« Et elle te haïra si Isolde et Dorian y laissent leur vie. Ou Ilyas. Souviens-toi de ton rêve Séverus. »

Le rêve. Julia dépérissant, son chagrin l'emportant loin de lui, son mari.

- Dépêchons-nous. Lança Séverus à Drago.

Le Serpentard lui donna une poignée de poudre de cheminette et entra en premier dans la cheminée.

- QG d'Erlès. Annonça-t-il en lançant la poudre devant lui.

Séverus le regarda disparaître dans les flammes. Il avança à son tour et prit la poudre. Juste au moment où il allait jeter la poudre, la porte du bureau s'ouvrit. Julia était là et son regard se posa sur lui. Puis descendit sur le corps sans vie d'Irène. Elle écarquilla les yeux et reporta son regard vers Séverus -enfin le double d'Irène.

- Sé. Séverus ? Appela-t-elle d'une petite voix.

Séverus, dans le corps de femme qu'il avait à présent, la regarda et sans un mot, lança la poudre en prononçant l'endroit où il se rendait le plus bas possible, afin qu'elle ne l'entende pas.