Chapitre 48 : Naissance du futur.
Plusieurs mois s'étaient écoulés depuis la libération d'Ilyas et son retour à la vie avait libéré ses parents d'un poids immense. Il ne gardait aucun souvenir de ce qu'il s'était passé et Séverus et Julia en étaient plus que ravis. Les nuits n'avaient jamais été aussi calmes depuis cette libération. Ilyas restait toujours timide et se renfermait très souvent pour jouer seul ou avec Crunchy. Il était également plus calme qu'auparavant et cela le faisait étrangement ressembler à Séverus sur ce côté.
- Maman ! Est-ce qu'on peut inviter Gladys et…
- Non !
- Mais papa ! C'est les vacances ! On ne les a pas vu !
- Votre mère est épuisée et doit se reposer alors ce n'est pas avec ces tornades à la maison qu'elle y parviendra !
- Laisse-les Séverus, il faut bien qu'ils s'amusent !
- Julia, dois-je te rappeler que le médecin t'as proscrit tout mouvement et toute émotion forte ?
- Et le bébé n'est pas attendu avant septembre. Donc, je vais très bien et les enfants seront dehors, je me trompe ?
- C'est vrai 'pa ! On remettra notre toile de tente. Lança Dorian.
- Vous avez vu la dernière fois que vous avez campé à Poudlard, l'état du jardin !
- C'était pas nous ! C'était les fées ! Et puis ici, il y a la mer et puis c'est grand ! On ne vous gênera pas !
Isolde et Dorian regardaient leur père avec des yeux implorants et attendaient de le voir craquer à tout instant.
- D'accord. Leur dit-il d'un air énervé.
- Ouais !
Ils s'éloignèrent en sautant et Julia les rappela.
- Est-ce qu'on remercie son papa de cette façon ?
Dorian et Isolde firent demi-tour et embrassèrent chacun une joue de Séverus.
- Merci 'pa !
Ils sortirent dehors, dans le jardin qui entourait le chalet de Séverus et Julia, celui-là où il passaient leurs vacances d'été chaque année, celui-là où les jumeaux avaient vu le jour quelques années auparavant. Des aménagements avaient été faits, trois chambres en plus et une salle de bain, la cuisine et le salon agrandis. Les enfants adoraient revenir ici et le faisaient bien remarquer à chaque fois.
- Où est Ilyas ? Demanda Séverus.
- Dans sa cabane, comme d'habitude.
- Je vais aller le voir.
- Séverus, il va bien ! Il aime la solitude. Je crois qu'il a ça dans les gènes !
- Il reste toujours seul dans sa cabane. Tu devrais t'inquiéter un peu plus.
- Séverus, il ne se souvient sûrement de rien mais je pense que son mental a été affecté et l'a définitivement calmé. Nous avons retrouvé notre fils mais une partie de lui s'est éteinte. Je l'ai vu à la première seconde où il a ouvert les yeux après les trois mois de coma. Mais il est toujours Ilyas. Il est juste plus calme qu'auparavant.
- Je vais quand même le voir.
Séverus embrassa rapidement sa femme en passant sa main sur le ventre rond de Julia et sortit de la maison pour se diriger vers le jardin, au pied d'un arbre qui faisait face à la mer et où une cabane avait été construite pour le petit garçon.
- Bon sang, j'ai passé l'âge de grimper aux arbres moi ! De lamenta Séverus en montant à l'échelle et en arrivant devant l'entrée de la cabane.
Il faillit retomber quand Crunchy apparut devant lui par surprise.
- Saleté de bestiole ! Va-t-en ! Lui dit-il en reprenant son souffle.
Il pénétra à l'intérieur de la cabane et trouva Ilyas plongé dans la contemplation d'un livre d'images mais avec un texte simple à côté. Sur ce côté-là, Séverus et Julia pouvaient être fiers de lui. Il savait déjà lire les lignes de livres qu'il trouvait. A croire qu'il était surdoué. A juste six ans, Ilyas surpassait son frère et sa sœur pour son intelligence alors qu'à cet âge, eux passaient leur temps à s'envoyer les livres à la figure plutôt que de les lire.
- Ilyas ?
- Mmhhh ? Lui dit le petit garçon sans relever le nez de son livre.
- Est-ce que ça va ?
- Mmhhh.
- Tu ne veux pas aller dehors pour jouer ?
- Non. Je lis.
- Comme toujours. Mais tu ne veux pas aller… te promener ? Avec moi par exemple.
- Tu vas te promener ? Lui demanda Ilyas en relevant la tête, un sourire éclairant son visage.
- Si tu veux m'accompagner…
- D'accord.
Ilyas était déjà proche de son père mais depuis son retour parmi eux, il l'était encore plus et restait souvent avec lui quand il n'était pas tout seul. Il posa donc son livre et se leva, Séverus sortant en premier et descendant de l'arbre. Ilyas arriva en prenant la corde, Crunchy sur les épaules.
- Où on va ?
- Où veux-tu aller ?
- A la plage.
- D'accord.
Ilyas donna la main à son père et ils descendirent le petit chemin qui menait à la plage un peu plus bas.
- Papa ! On peut venir ?
Séverus se retourna et vit Isolde et Dorian sur la colline qui surplombait le chemin.
- Bien entendu !
Les jumeaux gravirent la colline et les rejoignirent sur le chemin, Isolde donnant la main à son père, Ilyas gardant l'autre pour lui. Seul Dorian se mettait à courir sur le chemin pour arriver le premier en bas.
- Papa ? Demanda Isolde.
- Tu crois que le bébé sera là avant qu'on rentre à Poudlard ?
- Je ne pense pas. Elle n'est pas prévue avant septembre tu sais.
- Elle arrivera peut-être quand on sera en plein cours ! On pourra le louper si ça arrive ? Et attendre à l'hôpital ?
- Nous n'en sommes pas encore là Isolde. Et tu m'as l'air bien peu consciencieuse dans tes études.
- C'est pas ça ! Moi je veux être là quand ma petite sœur va naître ! On n'a pas pu être là quand Ilyas est né parce qu'on était chez grand-mère. Je veux voir à quoi ça ressemble un bébé tout nouveau né.
- Tu as déjà vu celui d'Hermione, ça ne te suffit pas ?
- Oui mais il était déjà né depuis un mois ! Moi je veux voir comment c'est un bébé à quelques heures.
- Nous verrons. Pour le moment, nous allons nous promener.
Ils allèrent donc sur la plage, Séverus surveillant ses enfants alors qu'ils essayaient de faire le plus grand château de sable qu'ils puissent faire. La marée descendant, ils décidèrent de rentrer –Julia étant restée seule l'après-midi alors que Séverus n'aimait pas la savoir seule dans son état.
- Maman ! Lança Ilyas en voyant celle-ci dehors, en train d'étendre du linge dehors (sympa les sorciers qui vivent comme des moldus ! mdr)
- Ah ! Voilà mon petit garçon ! Comment vas-tu ? Lui dit Julia en s'agenouillant pour le réceptionner dans ses bras.
- On a fait un super-méga-géant château !
- Ton frère t'apprend de superbes qualificatifs mon chéri.
Ilyas s'éloigna, emmenant Crunchy avec lui et ils rentrèrent dans la maison. Julia se releva et passa les mains dans son dos pour détendre sa colonne vertébrale. Deux mains se posèrent sur ses épaules et les massèrent gentiment et elle sourit.
- Tu ferais bien d'arrêter ça et de venir t'allonger dans un bon bain…
- Je finis juste ça et j'arrive.
- Non, tu laisses ça, je finirais (Sévi qui fait la lessive ! On aura tt vu ! pdr)
- Vraiment ?
- Mmhhh.
Séverus la prit par le bras et la conduisit à l'intérieur.
- Tu montes là-haut, j'arrive. Lui dit-il.
Julia monta les marches en soufflant et Séverus alla avertir ses enfants de ne pas déranger leur mère. Il monta ensuite pour aider sa femme à entrer dans l'eau et s'installa derrière elle, sur le rebord de la baignoire. Il prit une éponge et la lui passa dans le dos, la massant ensuite avec ses doigts. Il passa ensuite sa main sur le torse de Julia et frotta les deux seins gonflés par les mois de grossesse et en profita pour se pencher vers son cou et l'embrasser. Il abandonna l'éponge et massa doucement la poitrine qui s'offrait à lui.
- Tu m'aides à sortir ? Demanda Julia.
- Déjà ?
- Qu'on termine ce que tu commences…
- Je vois… Lui répondit-il dans un sourire.
Il l'aida à se relever et à sortir du bain et l'enveloppa dans une serviette.
- Tu me sèches ? Lui demanda-t-elle à l'oreille.
- J'y comptais bien…
Il frotta très doucement la serviette sur les épaules de sa femme et descendit un peu plus sur le dos. Il passa devant elle et lui fit face, faisant tourner la serviette avec lui. Il frictionna gentiment la poitrine de Julia et se pencha une nouvelle fois sur son cou pour en embrasser la fine peau. Ses mains descendirent la serviette au niveau de ses hanches et il les caressa avec. Il fit descendre ses lèvres le long du torse puis sur la poitrine de Julia, suçant les tétons avec douceur. Julia retint son souffle sous l'effet de cette caresse extrêmement sensible pour elle.
- Je t'ai fait mal ? Lui demanda-t-il.
- Non… C'est juste plus sensible. Continue.
Il la regarda et vit son sourire, alors il reprit sa course langoureuse avec ses lèvres et sa langue, descendant de plus en plus, la serviette suivant la progression dans le dos. Il arriva à genoux devant elle et termina de frotter les jambes et mollets de sa partenaire avant de laisser complètement tomber la serviette et de passer ses mains sur les fesses rebondies qu'il s'amusa à caresser. Ses lèvres se remirent à embrasser le ventre imposant de sa femme et il l'aida à s'asseoir sur le siège qui longeait le mur, dos contre la paroi. Il releva ses jambes sur le côté et embrassa l'intérieur de ses cuisses, remontant ses lèvres et ses mains jusqu'à l'entrejambe. Il déposa de petits baisers sur le mont recouvert de boucles et lentement, glissa sa langue à l'intérieur de l'intimité de Julia. Elle eut le souffle coupé et attrapa les cheveux de Séverus en les serrant puis en les relâchant alors qu'il faisait tourner sa langue sur son point sensible. Ses doigts rejoignirent sa langue et se placèrent également dans l'intimités de sa femme. Julia laissa sa tête retomber en arrière et gémit de plus en plus jusqu'à ce qu'elle atteigne l'orgasme qui la tiraillait depuis le début du traitement de son époux. Elle se retint sur les bords de la chaise en les serrant de toutes ses forces en soufflant le nom de celui qu'elle aimait.
Séverus s'aida de son genoux et se releva. Il se pencha vers elle et chercha ses lèvres. Ils échangèrent un baiser passionné et il l'aida à se relever. Julia trouva la ceinture de son pantalon et la desserra. Elle déboutonna le pantalon et le fit glisser des jambes de son mari. Elle fit subir le même traitement à son caleçon et se retourna. Séverus l'embrassa dans le cou et caressa la poitrine à nouveau, la palpant tout en continuant de l'embrasser dans le cou. Il avança quelque peu, Julia suivant son mouvement et elle se pencha un peu en avant pour agripper le dossier de la chaise. Séverus resta derrière et sentit une des mains de Julia caresser son membre déjà durcit par l'excitation. Il se plaça convenablement derrière elle et la pénétra lentement. Julia replaça sa main sur le dossier de la chaise et se laissa aller à ses mouvements latéraux. Séverus posa ses mains sur les hanches de sa femme et prit le relais des coups de reins. Julia ne mit pas longtemps à gémir une nouvelle fois, relevant la tête vers l'arrière. Séverus passa ses mains le long du dos de Julia en la caressant et remonta la main au niveau de son visage. Julia tourna la tête vers la main et embrassa un des doigts qui passait sur ses lèvres. Elle le suça et le laissa repartir comme il était venu alors que Séverus se retenait aux hanches de sa femme. Il fit encore quelques poussées et finit par gémir à son tour alors qu'il s'écroulait presque sur elle. Julia le rejoint peu après et s'effondra à genoux sur la chaise. Séverus se recula et se releva et l'aida à se remettre debout.
- J'adore les bains de ce genre… Lui dit-elle dans un sourire.
- Tu n'es pas la seule.
Ils s'embrassèrent avant de se rhabiller et sortirent de la salle de bain.
- Maman ! Dorian m'a pris ma baguette !
- Isolde, débrouilles-toi un peu toute seule. Lui dit son père.
Dorian arriva, l'air bougon et il y avait de quoi. Ses cheveux avaient prit une teinte verdâtre et retombaient en une sorte de coiffure hérissée sur son dos.
- Papa ! Regarde ce qu'elle a fait à mes cheveux ! Grogna-t-il en se montrant à ses parents.
Séverus écarquilla un sourcil et regarda Isolde, la sorcière regardant attentivement ses pieds. Il allait dire quelque chose quand le rire de Julia l'interrompit. Tous la regardèrent et la virent se tordre de rire.
- Dorian… on dirait un… porc-épic vert avec cette tête ! Oh mon dieu ! S'esclaffa-t-elle.
Dorian la regarda en restant bouche bée et serra les poings avant de s'éloigner, rouge de honte.
- Après les schtroumpfs bleus, le porc-épic vert ! Oh non ! Là, c'est trop ! Continua-t-elle en se retenant contre le mur.
Séverus, la voyant dans cet état ne résista pas et éclata de rire à son tour. Isolde les regarda, s'assurant qu'ils n'étaient pas fous et se mit à sourire. Elle rit de bon cœur à son tour et tous les trois continuèrent de rire.
- Isolde, tu auras une punition pour avoir fait ça à ton frère. Lui dit Séverus à la fin de son fou rire.
- Quoi ? Mais…. Roooo ! C'est pas juste ! Lança la jeune fille, croyant avoir évité une remontrance.
Isolde s'éloigne, bougonnant comme son frère et disparut du couloir.
- Ah ! Ces deux-là ! S'ils n'existaient pas, il faudrait les inventer ! Lança Julia.
- On s'arrêtera à quatre si tu veux bien. Lui dit Séverus.
- Quatre ? Quatre quoi ?
- Enfants. Une seule paire de jumeaux, c'est suffisant. J'espère qu'elle n'a pas un petit frère de caché cette dernière comme c'était le cas avec eux, sinon je sens que je vais devoir faire un tour à Ste Mangouste.
- Tu exagères ! Et puis nous sommes certain qu'il n'y a qu'un seul bébé cette fois. Vu le nombre d'examens que tu m'as fait passer pour en être certain, si il y a une erreur, je ne sais pas comment ils font pour se dissimuler à deux !
Ils redescendirent tout comme ils le faisaient chaque jour depuis le début de l'été et rejoignirent leurs enfants, en train de se chamailler continuellement et s'installèrent pour le repas.
Ainsi se déroulèrent les vacances et la rentrée fut rapidement à nouveau là. Les jumeaux entraient à présent en deuxième année et cela ne changerait rien à leur attitude, selon Séverus. Il n'arriverait jamais à avoir deux enfants brillants et sages comme des images. Il avait juste droit à des copies conformes des jumeaux Weasley à la place. En attendant, il se retrouvait avec eux pour leur troisième cours depuis le début de l'année et Isolde ramait toujours autant dans ses cours. La preuve étant en la voyant mélanger dans le sens inverse des aiguilles d'une montre alors qu'il venait à l'instant de dire de faire le contraire. Il s'approcha d'elle et se racla la gorge. Isolde releva la tête et le regarde de son air qui signifie « ça y est, qu'est-ce que j'ai encore fait ».
- As-tu écouté ce que je viens de dire, à l'instant ?
- Qu'on ne devait pas ajouter la poudre de bicorne avant les gros bouillons ?
- Non, d'autant plus que c'était la semaine dernière ça. Si tu étais plus concentrée sur ce que je dis et un peu moins sur les personnes qui t'entourent, tu aurais retenu que tu devais tourner dans le sens des aiguilles d'une montre ! Tu es la seule à le faire –comme d'habitude- et ta potion est totalement ratée. Tu n'as plus qu'à recommencer. Et Black, je ne vous conseille pas de l'aider.
Owen le regarda d'un air innocent et dès que Séverus eut fait disparaître le contenu du chaudron et qu'il fut repartit à son bureau, il se pencha vers Isolde et lui souffla ce qu'elle devait faire. Séverus voyait bien que plus les mois passaient, plus les deux enfants se rapprochaient. Et cela l'énervait de plus en plus. Les tentions entre Sirius et lui étaient toujours visibles, bien qu'ils ne se sautent plus à la gorge à chaque fois qu'ils se voient, mais il espérait qu'Isolde réaliserait un jour ou l'autre qu'Owen Black était un idiot tout comme son père. Et de l'autre côté, c'était la même chose. Sirius disait exactement la même chose à propos de la fille de son ennemi. Etrange comme on pourrait voir un remake de Roméo et Juliette ici !
Séverus était perdu dans ses pensées quand il entendit la porte de sa salle de classe s'ouvrir. Il se retourna et vit Ilyas qui entrait en courant. Les élèves le regardèrent évoluer vers son père et Séverus s'abaissa à son niveau.
- Ilyas ? Qu'est-ce qu'il y a ?
- C'est maman. Elle a mal au ventre.
- Quoi ?
Séverus se releva et regarda en direction d'Isolde.
- Maman va accoucher ? Lança-t-elle (alors que Séverus s'attendait à plus de discrétion ! mdr).
- Hein ? Demanda Dorian, pas du tout dans l'affaire.
- On peut venir ? Lança-t-elle à son père.
Séverus essaya de retrouver ses esprits. Il regarda l'ensemble de la classe et fit apparaître un énoncé sur le tableau.
- Vous faites cet exercice, je vais demander au professeur McGonagall de venir me remplacer. Isolde, Dorian, vous venez avec moi.
- Ouais ! Lança Isolde en se dépêchant de sortir de la salle de classe.
Dorian sortit à son tour et Séverus partit à son tour, Ilyas le devançant.
- Baron ? Appela Séverus.
Le Baron sanglant apparut et se présenta devant Séverus.
- Vous m'avez appelé ? Lui demanda-t-il.
- Auriez-vous l'amabilité de demander à McGonagall de venir me remplacer ? Je dois partir d'urgence pour Ste Mangouste.
- Oh ! Très bien, je vais aller lui dire.
- Merci.
Le Baron Sanglant s'éloigna dans les airs et Séverus repartit en direction de ses appartements. Ses trois enfants devaient déjà s'y trouver. Il arriva devant la porte de l'appartement et entra. Julia faisait les cent pas dans le salon en massant son ventre et elle s'arrêta quand il entra. Il se dirigea vers elle et l'enlaça.
- Ca va ?
- J'ai des contractions toutes les quinze minutes. Encore heureux que je n'ai pas perdu les eaux. Mais pourquoi les enfants sont-ils ici ?
- Ils voulaient venir. Pour voir leur petite sœur quand elle serait là.
- Tu aurais dû les amener après ! Qui va les surveiller quand je vais être en plein travail ?
- On appellera ta mère et ils peuvent rester seuls pendant ce temps-là.
- Pour faire exploser tout le servi… Ouch.
- Souffle et assis-toi. Je vais chercher tes affaires.
Séverus l'aida à se rasseoir et il se dirigea vers la chambre. Il vit ses trois enfants en sortir, les affaires de leur mère dans les mains.
- Qu'est-ce que vous faites ?
- Bah on t'aide à porter ses affaires ! Comme ça, toi tu portes maman ! Lui dit Isolde.
- Vous saurez rester sages pendant que je serais avec votre mère ? Je veux dire par là, pas de bêtises et garder votre petit frère ?
- Quoi, on ne vient pas à l'hôpital ? Gémit Isolde.
- Si bien sûr ! Mais vous devrez attendre dans la salle d'attente. Je peux appeler Emilia…
- Ah non ! Pas grand-mère ! Elle va aller voir le bébé avant nous ! On la connaît !
- Séverus !
Séverus retourna vers le salon et trouva Julia debout, les jambes arquées et de l'eau coulant entre ses jambes.
- Il vaut mieux qu'on y aille… Lui dit-elle.
- Qu'est-ce qu'elle a maman ? Pourquoi elle… coule ? Demanda Ilyas.
- T'es bête ! C'est là-dedans que le bébé nage dans le ventre de maman ! Oh mais alors il a plus rien ! Il ne va pas vivre s'il a plus son liquide… comment qu'ils ont dit… amoniatique !
- Isolde, c'est le liquide amniotique et le bébé ne risque rien sans. Il faut juste qu'on se dépêche. Allez, mettez vos manteaux, on y va.
- Et pourquoi on va pas à l'infirmerie ? Demanda Dorian.
- Parce que Pomfresh est absente ce mois-ci et sa remplaçante ne vient qu'une fois par semaine.
- Mais ça irait plus vite si…
- Vous avez fini oui ? Séverus, si nous ne sommes pas partis dans les cinq minutes, c'est toi qui t'occuperas de me faire accoucher ! Alors grouillez-vous ! Vociféra Julia en agrippant l'accoudoir du canapé et en fermant les yeux sous la douleur.
- On y va…
Séverus l'aida à se relever pendant que les enfants prenaient les affaires et ils sortirent de l'appartement.
- Tu as le collier ? Demanda Julia en marchant à ses côtés.
- Oui. Tiens.
Séverus lui tendit un pendentif qu'il gardait en permanence sur lui et Isolde le regarda, intriguée.
- C'est quoi ça ? Demanda-t-elle.
- Ca permet à ta mère de pouvoir se déplacer en transplanant. Normalement, le transplanage est interdit pour les femmes qui sont sur le point d'accoucher. On y est.
Ils s'arrêtèrent devant les grilles de l'école et ils se tinrent tous les uns aux autres. Séverus transplana avec sa famille, ayant le tourni en arrivant à Ste Mangouste.
- Ca va ? Lui demanda Julia.
- Ca doit être le collier. Viens, on y va.
Ils entrèrent à l'intérieur et se dirigèrent vers l'accueil.
- Monsieur ? Demanda l'employée.
- Ma femme va accoucher. Lui dit Séverus (comme si ça ne se voyait pas ! lol)
- Je vais appeler pour qu'on vous conduise à une chambre. Ce sont vos enfants ? Demanda-t-elle en désignant les trois enfants.
- Oui, ils veulent rester ici.
- Très bien. Nous nous occuperons d'eux.
- On peut s'occuper tout seul ! Lança Dorian.
Son père se tourna vers lui et lui lança un regard noir. Dorian tourna la tête comme si de rien n'était et sifflota.
- On pourrait se dépêcher ? Je vais finir par m'énerver… Grogna Julia en se pliant sous l'effet d'une nouvelle contraction.
Deux infirmières arrivèrent et l'installèrent sur un fauteuil roulant.
- Monsieur, vous pouvez aller avec votre femme, nous emmenons vos enfants dans la salle de jeu…
- Eh ! On n'est pas des bébés ! Protesta Dorian.
- Il y en a pour tous les âges, ne t'en fait pas.
- Non ! Moi je veux attendre à côté de la chambre de ma mère ! Lança-t-il, entrant en conflit avec l'employée de l'accueil.
- Laissez-les à côté, ils attendront. Lui dit Séverus.
Dorian regarda son père avec étonnement et lui sourit.
- Très bien. Lui dit l'employée d'un air peu aimable.
Julia s'agrippa au bras de Séverus qui attendait à côté d'elle.
- Il vaut mieux y aller. Leur dit l'infirmier.
Ils avancèrent donc, toute la famille Rogue au grand complet –enfin pratiquement- et on déposa Julia dans une chambre isolée, équipée pour les accouchements. Les enfants entrèrent avant que le travail ne commence réellement et Séverus resta aux côtés de son épouse.
- Ca va maman ? Demanda Isolde.
- Oui ma chérie. Pour le moment ça va.
- Quand est-ce que le bébé arrive ? S'impatienta Ilyas.
- Pas encore mon très… ooooorr ! Oh la vache ! Elle fait hyper mal celle-là ! Hurla Julia en attrapant la main de Séverus si fort qu'il tapa du pied en fermant les yeux sous la douleur.
Isolde regardait sa mère en exorbitant les yeux.
- Et ben ma pauvre ! Tu sais ce qui t'attend quand tu auras décidé d'en avoir un ! Ironisa Dorian en la tapant sur les épaules.
- Je n'aurai jamais de bébé… Annonça Isolde.
- Mais non, il ne faut… pas dire ça ma puce. C'est juste le début. Tu verras après tout ira bien. Oh non ! Pas déjà une autre !
Julia plissa les yeux et cria de douleur en appuyant sur son ventre.
- Oulà ! C'est la famille au grand complet dites-moi !
Le médecin venait d'entrer accompagné d'une infirmière et s'approcha de Julia.
- Alors, où en est-on ?
- Je viens d'avoir deux contractions en l'espace de quelques secondes.
- Déjà ? Nous allons voir ça dans ce cas. Par contre, je vais devoir vous demander de sortir les enfants. Votre maman vous montrera votre petit frère ou…
- C'est une sœur qu'on va avoir ! Le corrigea Ilyas.
- Oui, votre petite sœur quand elle sera arrivée. Vous avez de quoi boire et manger à côté.
- Ouais ! Lancèrent Isolde et Dorian.
- A tout à l'heure mes chéris et soyez sages, c'est promis ?
- Oui 'man.
Dorian et Isolde embrassèrent leur mère avant de sortir de la chambre et Séverus porta Ilyas pour qu'il l'embrasse également. Alors qu'il allait le reposer par terre, Ilyas le retint.
- Attends papa !
- Quoi ?
- Je veux dire quelque chose au bébé…
Séverus et Julia se regardèrent et cette dernière acquiesça. Séverus approcha son fils du ventre de sa femme et Ilyas posa les mains dessus et approcha sa bouche.
- Surtout, sors vite, j'aime pas quand maman a mal. Et oublie pas de prendre ton hochet avec toi…
Julia eut un petit rire en entendant ça. Séverus fit redescendre Ilyas et le conduisit à l'extérieur.
- Tu restes avec ton frère et ta sœur et tu es sage, d'accord ?
- Oui 'pa.
Il le laissa s'asseoir et retourna auprès de Julia.
- Il croit qu'elle va venir avec son hochet ! Lança-t-elle en souriant.
Séverus lui sourit et passa sa main sur son front.
- Tu veux quelque chose ?
- De l'eau…
Séverus lui servit un verre d'eau, juste au même moment où une nouvelle contraction arrivait. Le médecin qui était sortit quelques instants revint et ferma la porte.
- Et bien ! Je crois que nous pouvons commencer.
Il se plaça en face de Julia et lui fit relever les jambes pour l'examiner.
- Vous n'êtes pas patiente ou bien c'est ce bébé qui veut voir sa nouvelle famille dites moi !
- Comment ça ?
- La tête est pratiquement sortie ! Vous êtes rapide dites-moi ! Et bien, puisque vous voulez la sortir, vous allez pouvoir pousser !
Séverus resta à ses côtés, lui donnant la main pour l'aider.
- Poussez maintenant !
Julia poussa donc en soufflant et en serrant la main de son époux de toute ses forces. Elle cria et arrêta de pousser.
- N'arrêtez pas, elle n'est pas encore passée.
- Je dois… reprendre mon souffle…
Julia respira et se repositionna, avec l'aide de Séverus.
- Oh mon dieu ! Hurla-t-elle en ayant une douleur indéfinissable.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Paniqua Séverus.
Julia pleurait à présent et le médecin se releva.
- Nous allons devoir pratiquer une opération. Le bébé ne peut pas passer, il est mal positionné. Vous pouvez rester si vous voulez monsieur.
Les infirmières et sages-femmes arrivèrent bientôt et préparèrent les ustensiles pour pratiquer l'opération.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Paniqua Julia en gardant la main de Séverus serrée dans la sienne.
- Rien… tout va bien se passer ma chérie. Tout va bien.
Ils passèrent un drap devant Julia et anesthésièrent la partie du ventre qu'ils allaient ouvrir.
- Nous y allons. Dans quelques secondes, vous aurez votre bébé, ne vous en faites pas.
Séverus se pencha vers elle et l'embrassa.
- Ca va aller, ne t'inquiètes pas.
- Elle ne va pas mourir ? Paniqua Julia.
- Mais non ! Il faut juste qu'ils l'aident à sortir. Calme-toi.
- Je veux mon bébé… Pleura Julia.
- Tu vas l'avoir, je te le promets.
- Ne vous inquiétez pas, je la vois. Il va falloir que vous poussiez un peu par contre. Allez-y.
Julia recommença à pousser en serrant la main de son mari.
- Voilà… Je l'ai ! Arrêtez de pousser à présent.
Julia ne voyait rien de ce qu'il se passait mais elle entendit clairement les cris du bébé. Elle pleura de joie cette fois et Séverus l'embrassa.
- Une belle petite fille ! Lança le docteur.
- Regarde si elle va bien. Dit Julia à son époux.
Séverus regarda au-dessus du drap et vit sa fille que le médecin tenait.
- Vous voulez couper le cordon ? Lui demanda-t-il.
- Euh… oui. Lui dit Séverus, peu à l'aise.
Il s'approcha et prit la paire de pince qu'on lui tendait. Il coupa le cordon qui reliait encore le bébé à sa mère et redonna la pince. La sage-femme prit le bébé dans une serviette et s'occupa de nettoyer le bébé. Séverus revint vers sa femme et l'embrassa à nouveau.
- Elle est magnifique.
- C'est vrai ? Elle est bien formée ?
- Elle a cinq doigts à chaque main et cinq orteils à chaque pied.
Le drap fut enlevé et le bébé arriva enfin vers sa mère. Julia l'accueillit dans ses bras avec un immense sourire.
- Quel prénom avez-vous choisi ? Demanda la sage-femme.
Séverus et Julia se regardèrent et se sourirent.
- Thaïs.
- Très bien.
Julia embrassait sa petite fille et ne se lassait pas de la regarder.
- Tu vas dire aux enfants que leur petite sœur est née ?
- Oui.
- Est-ce qu'ils peuvent venir la voir ? Demanda-t-elle au médecin.
- Juste le temps que l'on vous transporte dans votre chambre et vos enfants pourront voir la petite dernière.
Les infirmières finirent de s'occuper de Julia et de ranger tandis que la jeune mère essayait de donner le sein à sa fille.
- Ca m'énerve, ça ne va jamais au début.
- Il faut patienter, le lait n'est pas encore là ! Lui dit une des infirmières.
- Il va encore falloir lui donner des biberons, comme Ilyas.
- Nous allons vous monter dans votre chambre à présent.
- Je vais aller chercher les enfants, d'accord ? Lui dit Séverus.
- D'accord. A tout de suite.
- A tout de suite.
Il l'embrassa une dernière fois et regarda sa fille avant de sortir. Quand il sortit il fut très étonné de trouver ses trois enfants assis sur le canapé de la salle d'attente, lisant des livres.
- Pourvu qu'ils ne me couvent pas quelque chose… Se dit-il.
Il s'approcha doucement derrière eux et se pencha juste au dessus d'Isolde.
- Intéressant ? Lança-t-il.
Isolde fit tomber son livre par terre en hurlant et Ilyas sursauta.
- Je t'avais vu arriver. Lança Dorian.
- Vous ne voulez pas venir voir votre petite sœur ?
- Ca y est ? Elle est née ? S'exclama Isolde.
- Oui. Ils montent maman dans sa chambre. Vous venez ?
Isolde courut la première et Dorian la rejoint. Ilyas tira la manche de son père. Séverus se baissa à son niveau et le prit dans ses bras.
- C'est Thaïs ?
- Oui, c'est Thaïs.
- Elle a pas fait mal à maman ?
- N….non. Viens, on va la voir.
Séverus partit avec son fils dans les bras et monta à l'étage. Il croisa Isolde et Dorian qui semblaient perdus.
- C'est par où ? Demanda Isolde.
- Vous m'auriez attendu, je vous l'aurai montré. Venez.
Ils passèrent tous par l'ascenseur et montèrent au deuxième étage. Croisant une infirmière, Séverus l'arrêta.
- Où a été montée Julia Rogue s'il vous plaît ?
- Il me semble qu'ils viennent d'entrer une femme en chambre 112. Au fond du couloir à droite.
- Merci.
Les enfants se mirent à courir en direction de la chambre, Séverus arrivant après eux. Il entra dans la chambre avec Ilyas et le déposa sur le sol, quand il vit ses deux autres enfants à côté de leur mère.
- Elle est toute petite ! Je peux la porter ? Demanda Isolde, émerveillée.
- Calme-toi d'abord. Lui dit son père.
- Elle est trop mignonne ! Continua Isolde.
- Elle ouvre pas les yeux ? Demanda Dorian.
- Dorian, elle vient juste de naître, c'est un peu difficile pour elle. Il va falloir attendre un peu ! Lui dit Julia.
- Mais elle entend ce qu'on lui dit au moins ?
- Bien sûr qu'elle nous entend.
Ilyas s'approcha à son tour du lit et Séverus l'aida à grimper pour qu'il s'assoit à côté de sa mère.
- Regarde Thaïs, voici ton grand frère Ilyas. Annonça Julia en présentant le bébé à son frère.
- Quand est-ce qu'on ira la promener ? Demanda-t-il.
- Pas tout de suite, le temps que je sorte de l'hôpital et qu'elle soit un peu plus grande. Mais on ira bientôt.
- Bon, je peux la porter ? Redemanda Isolde, trépignant d'impatience.
- Oui ! Finit par céder Julia.
- Fais attention. Lui dit Séverus.
- Mais oui.
Isolde se plaça à côté de sa mère et Julia lui tendit Thaïs. La grande sœur accueillit le nouveau-né avec grande attention et la cala dans ses bras.
- Elle est toute légère !
- Attends de la porter pendant cinq minutes… S'amusa Julia.
- Et moi alors ? Je peux pas la porter ? Demanda Dorian.
- Bien sûr que si ! Attend ton tour. Et vous pourrez la passer à papa aussi, il ne l'a pas encore portée je vous signale.
- A moi ! Isolde, allez ! S'impatienta Dorian.
- Non ! Je viens juste de l'avoir ! Lui dit Isolde en se tournant pour que son frère ne l'attrape pas.
Bien évidemment, le bébé n'appréciât pas ce genre de traitement et se mit à pleurer.
- Isolde bon sang ! Donne-la moi. Vociféra Séverus.
Isolde regarda avec effroi qu'elle avait réussi à faire pleurer sa petite sœur et laissa son père la reprendre.
- Vous ne pouvez pas arrêter deux minutes tous les deux ? Les gronda Julia.
- Pardon. Lui dit Isolde d'une voix toute timide.
Séverus s'occupa de sa fille en essayant de la bercer contre lui.
- Vous la porterez quand vous serez un peu plus responsables. Elle est trop petite pour supporter vos jeux.
- Mais c'est Isolde, elle veut pas me la donner ! Se plaignit Dorian.
- Thaïs n'est pas une poupée ! Vous la porterez à la maison et c'est tout. Tu veux que je la reprenne Sévi ? Demanda-t-elle ensuite à son mari.
- Non, ça va aller.
Ilyas était toujours aussi clame et regardait sa petite sœur dans les bras de son père. Il avait son pouce dans la bouche et sans raison apparente, il l'ôta. Il avait un regard pénétrant et concentré et ne cessait de regarder le bébé.
- Je peux lui faire un bisou ? Demanda-t-il.
- Bien sûr que tu peux lui faire un bisou ! Lui dit sa mère en souriant.
Séverus se baissa à la hauteur de son fils et lui présenta le bébé. Ilyas se rapprocha d'elle et embrassa sa tête. Alors que son père allait pour se relever, Ilyas l'arrêta de la main.
- Attends ! Je veux lui dire quelque chose…
- Ah…
Ilyas se pencha à l'oreille de Thaïs et lui souffla quelques mots. Il se recula et descendit du lit.
- Qu'est-ce que tu lui as dit ? Lui demanda sa mère en souriant.
- Quelque chose.
- Tu ne veux pas me le dire ?
- Non, c'est secret.
- Ah…
Séverus et Julia échangèrent un regard et se sourirent.
- Je crois qu'on va laisser maman se reposer maintenant. Nous allons rentrer à Poudlard.
- Déjà ? Mais je l'ai pas portée moi ! Gémit Dorian.
- Tu la portes deux secondes et on y va.
Séverus lui tendit Thaïs et Dorian la prit.
- Bon alors écoute-moi bien. Il est hors de question que tu deviennes comme Isolde en courant après Black, tu m'as compris ?
- Dorian ! S'écrièrent Julia et Isolde en même temps.
- Bah quoi ! Je lui dit mes recommandations.
- Je ne cours pas après Owen, d'accord ? S'énerva Isolde.
- Et ne deviens pas comme elle en disant le contraire de ce qu'on lui dit.
- Arrêteuh ! Ou alors je lui dit de ne pas devenir un dragueur comme toi.
- Elle a pas intérêt à être dragueuse comme… Je ne suis pas un dragueur d'abord !
- Bon redonne-moi Thaïs avant que tu ne t'en serves pour taper sur ta sœur toi. Lui dit Séverus en récupérant sa fille.
Il la tendit à Julia et se pencha vers elle pour l'embrasser.
- On y va maintenant. Et arrêtez de vous battre tous les deux ! Lança-t-il en se relevant.
Il les sépara et leur lança un regard noir.
- Dites au revoir à maman et à Thaïs, on y va.
Les trois enfants embrassèrent leur mère et leur nouvelle petite sœur avant de sortir de la chambre.
- Je reviens ce soir. A m'ennuie de te laisser toute seule mais ils vont devenir intenables. Tu tiendras le coup ?
- Oui, ne t'en fais pas. Fais-les dormir à la maison ce soir.
- Oui. A tout à l'heure.
Il l'embrassa une dernière fois et embrassa le front de sa fille cadette avant de sortir à son tour de la chambre.
Quelques jours plus tard, Thaïs faisait son entrée dans l'école de sorcellerie de Poudlard. Les professeurs étaient impatients de voir la dernière née des Rogue et les attendait dans la salle des professeurs. Quand ils arrivèrent, c'est à peine si le corps enseignant féminin ne leur sauta pas dessus. Hermione était là, bien entendu, et elle félicita Julia et Séverus.
- Il faut vraiment que tu la présentes à Alan. Dit-elle à Julia.
Julia lança un regard à Séverus et le vit faire une grimace. Elle se tourna vers Hermione et lui sourit.
- Bien entendu ! Je suis sûre que ton fils et ma fille vont s'entendre à merveille en grandissant. Lui dit-elle avant de se tourner une nouvelle fois vers Séverus.
Celui-ci la regarda avec un air fâché et préféra s'éloigner. Oh oui, ils s'entendraient certainement à merveille, le merveilleux Alan Potter et sa propre fille, Thaïs Rogue. Il fallait que le destin s'accomplisse. Tiens, en parlant du loup…
- Harry ! Qu'est-ce que tu fais ici ? Lança Julia en voyant arriver le sorcier dans la salle des professeurs.
- Alan voulait voir sa mère. Non, sérieusement, je suis coincé. Lui répondit celui-ci.
- Tu es coincé ? Lui demanda Hermione en prenant son fils dans les bras. Bonjour mon trésor.
- Oui, tu ne m'as pas dit… Ah ! Mais c'est la dernière ça ! S'exclama-t-il en voyant le bébé dans les bras de Julia.
- Oui, nous arrivons de l'hôpital à l'instant.
- Félicitations !
- Merci.
Harry se tourna et se dirigea vers Séverus.
- Oh non. J'ai déjà le fils devant moi, je ne veux pas du père… Pensa Séverus.
- Bonjour Séverus. Félicitations.
- Merci Potter.
- Vous savez, j'ai un prénom et c'est Harry. Vous pourriez peut-être baisser votre garde, vous ne croyez pas ?
- Harry !
Les deux sorciers tournèrent la tête pour voir le deuxième cauchemar de Séverus.
- Sirius ! Je voulais te voir justement.
Sirius s'approcha et jeta un regard meurtrier à Séverus.
- Je me disais que l'air devenait un peu moins respirable en entrant ici. Ironisa-t-il.
- C'est certainement parce que tu es dans la pièce… Lui répondit Séverus.
- Ah vraiment ?
- Oui…
Ils se défiaient du regard et Harry s'interposa.
- Vous n'allez pas vous battre (encore) ?
- mais je n'ai pas l'intention de faire quoi que ce soit moi. Ce n'est pas de ma faute s'il prend tout ce que je dis pour personnel.
Séverus fit mine d'avancer vers lui pour le frapper mais Harry le repoussa.
- Ah non ! Vous n'allez pas recommencer vos idioties tous les deux ! S'énerva Julia en arrivant vers eux, laissant Thaïs dans les bras de Chourave auparavant.
Elle ne prévint pas et donna une gifle à chacun des deux sorciers.
- Qu'est-ce qui te donnes le droit de me gifler ? Vociféra Sirius en la fusillant du regard.
- J'ai tous les droits lorsqu'il s'agit d'empêcher deux adultes de se battre pour des gamineries ! Vous vous rendez compte que vous avez l'air de deux gamins de quatre ans ? Il y en a toujours un qui veut impressionner l'autre et avoir le dernier mot. Et toi Séverus, tu ferais bien d'être un peu plus aimable à l'avenir. Et tu sais très bien pourquoi. Tu ne peux pas empêcher ce qui va arriver, alors autant l'accepter tout de suite.
- Qu'est-ce qu'il va se passer ? Demanda Harry.
- Rien du tout. Lui dit Julia.
Elle fixa Séverus de son regard perçant et regarda ensuite Sirius.
- Je n'ai pas envie de me battre aujourd'hui. En plus vous faites ça devant deux bébés ? Mais vous êtes vraiment fous ma parole !
- Je n'ai rien à dire. Harry, je peux te parler ? Dit Sirius.
- Pas avant que tu parles avec Séverus. Lui dit son filleul.
- Quoi !?
- Il serait peut-être temps que vous vous réconciliez, tu ne crois pas ?
- Oh non. Crois-moi, c'est peine perdue. Des deux côtés. Je ne serai jamais ami avec Snivellus.
- Qu'est-ce qu'il y a Médor, on a peur ? Lui lança Séverus, sarcastiquement.
Ils se dévisagèrent une nouvelle fois et entendirent Julia souffler d'énervement.
- Bon, moi j'en ai marre. Séverus tu tends ta main et tu promet de ne plus le chercher. Sirius, même chose.
- Et pourquoi est-ce que je ferais ça ? Lui demanda Séverus.
Elle écarquilla un sourcil et s'approcha de son oreille.
- Parce que si tu ne le fais pas, tu passeras le restant de tes nuits sur le canapé… Lui murmura-t-elle.
Elle s'éloigna avec un sourire sarcastique et Séverus la regarda avec aversion.
- Tu es vraiment… Commença-t-il.
- Alors ? C'est toi qui vois.
Séverus regarda Julia une dernière fois, puis Sirius. Il leva les yeux au ciel et tendit sa main.
- Qui te dis que je vais la serrer moi ? Corrigea Sirius.
- Moi. Parce que si tu ne sers pas cette main, je peux t'assurer que ta vie sera un enfer et qu'Azkaban à côté sera de la gnognotte. Lui dit Julia.
- Tu peux la croire, elle dit vrai. Lui dit Séverus avec un sourire sarcastique.
Sirius haussa un sourcil et secoua la tête. Il tendit la main et serra de toutes ses forces celle de Séverus, le surprenant.
- Voilà, tu es contente ?
- Ca ira.
- Bon, je peux te parler Harry maintenant ?
- Heu oui… Lui dit son filleul, encore sous le choc de la poignée de main qu'il venait de voir.
Sirius s'éclipsa avec Harry et ils sortirent de la salle des professeurs. Julia s'approcha de Séverus en l'enlaça.
- Je suis très fière de toi.
- Ne crois pas que nos querelles sont terminées.
- Et bien provoques-en une et tu verras ce que tu perdra.
- Comment ça ?
- Le canapé… souviens-toi de ce mot : canapé.
- Si tu crois que ça va m'arrêter ! Je suis même certain que c'est toi qui viendrai partager le canapé avec moi en premier.
- Que tu crois… Lui dit-elle en souriant avant de l'embrasser.
Thaïs se mit à pleurer et Julia alla la récupérer.
- Elle a faim. Je vais rentrer. Annonça-t-elle.
- Je viens. Lui dit Séverus.
Julia salua une dernière fois les professeurs et Hermione avec son bébé, et ils quittèrent la salle.
- Ilyas doit s'impatienter. Maman doit avoir du mal à le tenir en place.
- On verra bien.
Ils entrèrent dans leur appartement et trouvèrent Emilia en train de lire un livre.
- Ah ! Voilà le petit trésor qui rentre à la maison ! S'écria-t-elle en les voyant arriver.
Elle se leva et se dirigea vers sa fille et sa petite-fille.
- Bonjour ma chérie. Ca va ? Demanda-t-elle à Julia.
- Fatiguée, mais ça va. Je dois donner à manger à Thaïs.
- Où est Ilyas ? Demanda Séverus.
- Ah ! Il m'a dit qu'il préparait une surprise pour sa petite sœur.
- Vraiment ?
Emilia lui sourit et Séverus se dirigea vers les chambres de ses enfants. Il ne trouva pas Ilyas dans sa chambre et voulut aller dans celle d'Isolde, et à partir d'aujourd'hui, celle de Thaïs. Il pressa la poignée, mais la porte resta fermée.
- Ilyas ? Qu'est-ce que tu fais ? Ouvre la porte.
- Non. J'ai pas fini.
- Tu ne fais pas de bêtises ?
- Non, je fais un cadeau pour Thaïs.
Séverus attendit un peu puis finit par répondre.
- Très bien. Mais dépêche-toi, maman va devoir la coucher dans son lit après qu'elle ait mangé.
- D'accord.
Séverus s'éloigna, tout de même inquiet sur ce que serait le cadeau d'Ilyas.
- Alors ? Lui demanda Emilia.
- Il n'a pas fini et il ne veut pas que je rentre. Il faut attendre que son cadeau soit prêt.
- J'espère qu'il n'est pas en train de réaménager la chambre, tu le connais, il ne sait pas qu'il fait mal des fois, en voulant rendre service.
Julia donna le sein à Thaïs pendant qu'ils parlaient et ce n'est qu'au bout d'une quinzaine de minutes plus tard qu'ils virent Crunchy débarquer.
- Je crois qu'Ilyas a terminé. Annonça Emilia.
- Allons voir sa surprise dans ce cas. Dit Julia en se levant, ayant terminé de donner à manger à sa fille.
Ils se dirigèrent tous vers la chambre des filles et quand ils entrèrent, ils restèrent bouche bée devant ce qu'ils avaient devant eux.
- Mais… qu'est-ce que… comment…
- Ilyas…
- Mon dieu. Ilyas, c'est toi qui a fait ça ? Demanda Emilia, arrivant à parler par rapport aux deux autres.
Ilyas se tenait devant eux, un pinceau dans la main. Il les regarda un par un et acquiesça ensuite avant de se tourner vers l'immense frise qu'il y avait à présent sur le mur du fond de la chambre. Une frise représentant la famille Rogue au grand complet dans un paysage magique, sortit tout droit de l'imagination du petit garçon. Bien entendu, les personnages étaient plus caricaturés mais assez ressemblants, il fallait le dire. Un dessin irréalisable pour un enfant de cet âge…
- Ilyas, comment as-tu… Commença Julia.
- C'est impossible ! Tu ne peux pas avoir dessiné de cette façon ! S'exclama Séverus, complètement ahuri.
- C'est ce qu'il y avait dans ma tête. C'est là-bas que j'étais dans mon rêve quand j'étais malade. Et j'ai mis maman, papa, Isolde, Dorian, moi et Thaïs. Thaïs elle est à côté de la licorne parce qu'elle adore les licornes. Leur expliqua Ilyas en leur désignant le bébé à côté de l'animal.
- Mon dieu… c'est magnifique ! Séverus, tu as vu ?
- Je n'en crois surtout pas mes yeux.
- Cet enfant est surdoué, ce n'est pas possible ! Lança Emilia, complètement ébahie.
Ilyas se tourna vers eux, regardant ses pieds.
- Vous allez me gronder ?
- Pourquoi est-ce qu'on te gronderait ? Demanda Julia.
- Parce que j'ai dessiné sur le mur et papa aime pas quand je dessine sur les murs.
- Viens par là… Lui dit Séverus en s'agenouillant.
Ilyas s'approcha, les yeux toujours portés vers ses chaussures. Séverus lui fit relever la tête et le regarda.
- Je ne vais pas te gronder, sûrement pas. Tu sais que ce que tu as fait est quelque chose d'unique ? Tu ne devrais même pas savoir faire ce genre de dessin, je suis même sûr qu'Isolde ou Dorian n'y parviendraient pas. Nous sommes très fiers de toi. Tu as fait un très beau dessin et je suis certain que Thaïs l'aimera énormément en grandissant. Mais néanmoins…
Ilyas eut l'air apeuré après ces derniers mots.
- Il me semble… que tu as oublié quelque chose. Lui dit Séverus en le prenant dans ses bras.
- Quoi ? S'inquiéta Ilyas en regardant son dessin.
- Où sont grand-mère et Crunchy ?
- J'ai pas eu le temps de les faire, Crunchy est sortit avant que j'ai terminé. Il a gâché ma surprise.
- Et bien, je pense que tu vas pouvoir t'y mettre et les ajouter dessus. Et si tu veux après, je mettrait une formule magique dessus pour que tes personnages bougent.
- C'est vrai ? Tu pourra le faire ? S'écria Ilyas.
- Bien sûr ! Allez, continue ton dessin !
Séverus déposa Ilyas sur le sol et le petit garçon s'empressa de reprendre ses pinceaux et de mélanger les couleurs. Ils purent ainsi le voir à l'œuvre. Il peignait avec une dextérité incroyable, le pinceau glissant sous ses doigts et traçant les formes avec simplicité. Bientôt, la tête d'Emilia apparût et son corps arriva ensuite. Ilyas l'avait placée à côté de Dorian, juste à côté de lui.
- Je vais coucher Thaïs. Chuchota Julia.
- Attends maman ! Elle l'a pas vu ! Lança Ilyas.
- Ah oui ! Tu as raison.
Julia repositionna Thaïs dans ses bras afin qu'elle puisse voir l'œuvre de son grand frère.
- Regarde Thaïs, c'est un cadeau de la part de ton frère pour toi.
- C'est ce que je t'avais promis, tu vois j'ai tenu ma promesse. Lui dit Ilyas en la regardant.
- C'est ça que tu lui as dit à l'hôpital ? Lui demanda Julia.
Ilyas acquiesça et retourna à sa peinture. Julia en profita pour aller coucher le bébé dans leur chambre, à Séverus et elle, les vapeurs de peinture étant peu recommandées pour elle.
Séverus regarda son fils faire jusqu'au bout, émerveillé par son talent. Le Krwi l'avait peut-être quitté mais il avait au moins laissé quelque chose de positif en Ilyas. Un don inné pour l'art et la lecture, ce qui lui serait très bénéfique pour la suite. Ca, Séverus pouvait s'attendre à de grandes choses pour son fils. Julia revint juste quand Ilyas avait terminé.
- Ilyas, c'est vraiment très très beau. Lui dit-elle en venant le serrer dans ses bras.
- Papa, tu peux faire ton truc magique pour que ça bouge ?
- Bien sûr.
Séverus sortit sa baguette de sa poche et la pointa sur la peinture.
- Ermistaès Merabella !
Un jet de couleur blanche sortit de la baguette et vint presque se coller sur toute la surface de la frise. Quelques secondes après, la licorne commençait à gambader dans le pré imaginaire et les personnages se mirent à remuer. Le Séverus et la Julia du tableau se regardèrent et se sourirent, tandis que les jumeaux se faisaient des farces, Ilyas jouant avec Crunchy et Emilia cueillant une fleur pour Thaïs, assise sur le sol.
- Par Merlin, c'est vraiment…
- Féerique. (je croirais entendre ma mère à Eurodisney moi ! mdrrrrr)
- Oui.
Julia se releva, gardant ses bras autour des épaules d'Ilyas, Séverus tenant sa femme par la taille, tandis qu'Emilia sortait de la chambre pour les laisser contempler la vie de famille dont ils avaient toujours rêvé…
Bouhouhouhou ! Voilà la fin mes amis, de toute cette aventure et qui m'aura tout de même prit un an à écrire pratiquement ! Je vous rassure, il va venir s'ajouter un tout dernier chapitre, qui sera le second épilogue si on veut, et qui nous plongera dans quelques années après et on peut déjà imaginer ce dont il sera question ici… Mais je n'en dis pas plus et je vous remercie pour vos reviews. Je sais que je n'ai pas remercié personnellement chacun de vous mais je le ferais tout à la fin du dernier chapitre. J'ai ma petite larme à l'œil moi. Mais gardons le sourire, il reste un unique et dernier chapitre à écrire et qui sera dans ma spécialité : le délire ! mouahahahaha (je sens qu'il va y avoir des coups de canne moi… mdrrrrrr) Kiss kiss gensi
