Disclaimers : je ne possède que l'histoire (tordue?) tout le reste est à JKR.

Paring : c'est un Draco/Harry dons si vous n'aimez pas vous savez ce qui vous reste à faire...

Rating : R

Réponse aux reviews:

Zazan : allez, boudes pas ! Pour apaiser ton cerveau, voici une suite, mais va-t-elle t'aider, ou t'embrouiller encore plus ? Bisous merci et surtout bonne lecture

Melhuiwen : coucou miss Mel, je suis ravie que cela te plaise ! Alors comme ça tu es curieuse de savoir qui est ce mystérieux Draco, une réponse dans ce chapitre ? Peut-être, mais pas sur...Je te laisse lire

Genevieve Black : merci, j'espère que ce chapitre te plairas alors bonne lecture

Kitty-hp-16 : je suis contente que cela te plaise, surtout la chanson du Choixpeaux car je me suis bien prise la tête dessus, alors merci beaucoup, et bonne lecture


Chapitre 2 : souvenir

DRACO MALFOY !

A la table des professeurs, la moitié était comme pétrifiée. Le pire restait encore à venir. Un cri s'échappa même de la bouche de Pansy à la vue de l'enfant aux cheveux blonds, presque blancs, au teint de porcelaine, au petit nez en pointe. Il était le portait exacte, de l'autre Draco. C'est comme s'ils avaient tous fait un voyage dans le temps, comme si passé et présent se entrelaçaient et ne faisaient plus qu'un. La seule différence étant que l'enfant, qui était devant eux, avait perdu sa superbe et qu'il semblait apeuré.

Qui était il ?

Le silence régnait dans la salle. Comme si les étudiants avaient compris qu'il se passait quelque chose étrange. Cette atmosphère n'était pas ce qu'il fallait pour rendre l'enfant plus confiant.

Luna se ressaisit, lui sourit et posa le Choixpeaux sur sa tête. Comme pour arranger les choses, celui-ci prit tout son temps pour choisir, comme s'il était face au pire des dilemmes. Chacun pouvait le voir marmonner des paroles incompréhensibles. Le jeune Malfoy, lui, remuait sur sa chaise de plus en plus mal à l'aise.

SERPENTARD !

L'enfant s'élança en courant vers sa nouvelle maison, non sans avoir poussé un énorme soupir de soulagement.

La répartition se poursuivit, mais on pouvait remarquer que le cœur n'y était plus. Une ombre planait sur la salle. Lorsque tous les nouveaux furent placés, Rogue se leva et présenta l'ensemble des professeurs.

Comme prévu, la mention du nom d'Harry Potter fut suivi d'un brouhaha, certain se levait même pour le voir. Ça y est, pensa-t-il blasé, la bête de cirque est de retour…

Chez les élèves, on s'interrogeait à la fois sur le retour du survivant, et sur la raison du malaise qui s'était élevé lorsque le nom du nouveau avait été prononcé.

Les professeurs, quant à eux, étaient tous repartis dans leur souvenir. Quiconque aurait regardé dans leur direction aurait vu des regards vagues, lointains, perdus, excepté celui du Maître de Potion qui s'égarait régulièrement vers le nouveau professeur de Lutte Contre les Forces du Mal, une expression inquiète au visage.

Harry tentait de se concentrer sur autre chose, mais ses yeux ne pouvaient se détacher du jeune garçon. Les souvenirs remontant. Il lui fallait tenir, ne pas se laisser envahir…des yeux rieurs…flash…pas maintenant continuer de lutter... Une main caressant son visage…flash . Il ferma les yeux, essayant de faire le vide en lui, inspirer, expirer, insp…une main se posa sur la sienne.

Qui est-ce ? Il avait peur d'ouvrir les yeux, d'être déçu. Il le fit cependant. Deux yeux noisette le fixaient avec douceur.

"Harry ? Ça va ? "Lui demanda-t-elle angoissée.

Il lui fit un signe d'assentiment, et se tourna vers Luna, qui venait de lui demander de ses nouvelles.

A partir de là, le repas se déroula paisiblement. Grâce à Luna, qui prenait plaisir à lui donner des nouvelles de tous ceux qui étaient à Poudlard en même temps qu'eux, le temps passa vite.

Quand il fût suffisamment tard pour qu'il s'excuse sans paraître malpoli, il le fit et partit en direction de son nouvel appartement.

Au détour d'un couloir, il vit au loin une chevelure couleur de lune et tout lui revint.

Il accéléra, marchant sans y penser et atterrit devant le tableau de Lancelot et la dame du lac. Le tableau où tout avait commencé. Pourquoi sa suite se trouvait-elle prêt de lui ? Il entra, se déshabilla et se coucha, sachant qu'il ne pouvait retarder plus longuement l'inévitable. Et…

Flash Back : Poudlard, septième année.

Tout avait commencé par un hibou. Il était dans la grande salle, et déjeunait avec Ron, Hermione et Neville, quand un Grand Duc avait atterri sur son épaule, une lettre à la patte. Il la détacha, et la mit dans sa poche. Il avait pris cette d'habitude l'année précédant, quand une lettre piégée lui avait été adressée.

Une fois de retour au dortoir, il passa à un sort de détection de magie noire, qui s'avéra inutile, puis lut :

RDV, ce soir, 23 H Tableau de Lancelot, troisième étage tour sud.

Un ami qui te veux du bien.

Il avait hésité toute la journée, mais c'était finalement rendu au rendez-vous, quoique armé de sa baguette.

A sa grande surprise, Draco Malfoy en personne l'attendait.

Cette première rencontre, marqua un tournant décisif quant à leur relation. Le Serpentard lui apprit qu'il devait recevoir la marque sous peu, mais qu'il refusait de se montrer complice des ignominies commises pour l'unique plaisir d'un sorcier psychotique. Il ajouta ensuite, qu'il l'accepterai si, et seulement si, il espionnait pour l'autre côté et qu'Harry soit son contact, son lien avec l'autre monde, avec la lumière.

La première intuition d'Harry avait été de rejeter son offre, persuadé qu'il s'agissait d'une manœuvre pour le faire tomber. Puis, en voyant ces yeux gris si tourmentés, si mal, il lui avait demandé une preuve, et donné rendez-vous le lendemain, à la même heure et au même endroit.

Le lendemain il lui tendit une potion, volée à Rogue de Veritaserum. Malfoy l'avala sans sourciller, et répondit à chacune de ses questions. C'est ainsi qu'il devint Draco à ses yeux, et que Malfoy, le fourbe cessa d'exister.

Ils communiquèrent tout d'abord par hibou interposé, personne ne se doutant que les deux ennemis ne l'étaient plus autant, puis les lettres ne furent plus suffisantes, il leurs fallut se rencontrer, se parler.

Harry, tout comme Draco trouvant dans leur étrange relation, à la fois simple et complexe, pure et plein de sous-entendu, un moyen d'obtenir l'attention sincère qu'ils ne trouvaient plus ailleurs.

Hermione, qui venait de découvrir son amour pour Neville, passait le temps où elle n'était pas avec lui et ne travaillait pas, dans une sorte de rêve éveillé dont il était dur de la faire sortir.

Ron, qui avait toujours été attiré par la jeune fille, bien qu'il ne lui en ait jamais dit un mot, se sentait mal. Rejeté, perdu dans un monde où son malheur était roi, et ne voyait pas que son meilleur ami avait besoin d'aide, que lui aussi il était perdu.

Draco, quant à lui, vivant dans un nid de vipère, ne savait à qui il pouvait faire confiance, et ses discussions avec le jeune Griffondor étaient pour lui, un véritable bol d'air pure.

Harry n'était pas très sûr de ce qui avait tout fait déraper.

Il se souvenait qu'ils se trouvaient dans une salle prés de chez les Serdaigles, qu'ils étaient tout les deux assis à même le sol et que leurs regards s'étaient accrochés.

Soudain tout était devenu limpide, puis dans un même mouvement leurs lèvres s'étaient rapprochées, effleurées doucement. Après un instant d'hésitation, leurs bouches soudées s'étaient entrouvertes laissant un accès dans lequel la langue de l'autre se faufila sans hésiter.

Le reste de leurs corps ne se touchait pas, chacun exprimant son désir de l'autre par l'intermédiaire de ses lèvres, de sa langue. Quand, à bout de souffle, ils s'étaient séparé, cela n'avait été que le temps de respirer. Après cela, tout s'était enchaîné, Harry se souvenait de la douceur de la peau du blond sous ses doigts, de son goût sucré. Il se souvenait de la chaleur de sa bouche sur son cou, de sa hâte de pouvoir enfin voir, toucher, sentir le corps de Draco contre le sien. Il se souvenait de l'excitation qui l'avait saisi quand il l'avait enfin vu nu devant lui, pour lui.

Il se souvenait de leurs torses se touchant pour la première fois., du frisson d'excitation qui les avait parcouru; du plaisir inouïs qu'il avait ressentit quand enfin il avait pu toucher le membre dressé de son amant, quand pour la première fois il l'avait goûté et qu'il avait recueillit son jus dans sa bouche.

Il se souvenait de son plaisir brut quand il s'était enfoncé au plus profond du blond, quand enfin il n'avait fait qu'un. Petit à petit, la tempête qui les avait emportés, s'était apaisée, les laissant dans un océan de bien-être, dans un état proche de la béatitude.

A partir de ce jour, ils ne s'étaient plus contentés d'une rencontre par semaine. Ils s'étaient vus tous les soirs, malgré le danger encouru.

Le danger était monté d'un cran le jour ou les rencontres du soir non plus été suffisantes.

Tout d'abord, cela n'avait été quelque des baisers volés dans les nombreux recoins qui sillonnent les couloirs.

Petit à petit les baisers s'étaient approfondis. Il n'était pas rare qu'ils se prennent dans les couloirs, à l'abri des regards indiscrets.

C'était devenu un jeu. Un jeu dangereux dont ils savaient qu'ils pouvaient ne pas ressortir vivant. Si cela parvenait aux mauvaises oreilles, la mort pouvait les attendre au bout du chemin. Mais comme à la roulette russe, on continue à appuyer sur la gâchette même si la possibilité que la balle arrive est de plus en plus grande. A chaque fois qu'ils s'aventuraient à essayer quelque chose de nouveau, de plus risqué et qu'ils n'étaient pas pris, leur audace augmentait et par la même, le risque. Au bout de quelques semaines se soustraire à la présence des autres était devenus trop simple, ils accédaient alors sans réfléchir à un niveau supérieur.

Rogue avait pour habitude de les mettre en binôme, persuadé que travailler ensemble les ennuyait. Il se revoyait parfaitement essayer de préparer une potion mais il devait bien avouer qu'il n'avait aucune idée de ce que c'était.

Pour pimenter un peu plus la chose, ils étaient assis juste devant le bureau de Rogue.

Ils s'étaient regardés, et tout de suite, avaient eu la même pensée. Lentement, ils avaient posé leur main sur leurs genoux. Ils avaient vérifié que les autres étaient occupés. Puis doucement leurs mains avaient changés de place. La sienne était sur celle de son amant, et réciproquement.

Aussitôt, un frisson l'avait parcouru de haut en bas. Leurs mains, d'abord hésitantes, se firent caressantes, escaladant leurs cuisses. Chacune espérait atteindre le sommet.

Ensemble de préférence.

Le regardant du coin de l'œil, les paupières à moitiés closes, lourdes, il profitait du spectacle de son Serpentard, tentant de garder un visage impassible malgré sa rougeur.

Au loin, il lui semblait entendre le murmure des conversations. Il sentait sa respiration s'accélérer, se saccader, son visage pâlir de désir contenu. Le plus dur consistant à ne pas crier. A retenir dans sa gorge ce son, qui ne demandait qu'à sortir. Un véritable supplice.

Ils n'avaient jamais rien entamé qui ne puisse être fini.

Mais là, c'était impossible.

Rien ne pouvait être fait avec tout ce monde autour de eux. Il avait dû résister à l'envie de prendre dans la bouche ce qui se trouvait dans sa main, de se coller au blond. Sachant que dans le cas contraire, ils fonçaient droit vers les problèmes. D'un accord tacite, leurs mains avaient lâché l'objet désiré.

Elles avaient glissé le long des cuisses avant de retourner à leur place. Peu à peu, leurs sens reprenaient pied avec la réalité.

Il se souvenais avoir sentit dans sa bouche un liquide coulé. Du sang. Il avait dû se mordre les joues pour ne pas crier.

Tout à coup, il avait entendu que l'on lui parlait.

C'était Rogue.

Il l'avait regardé, mais ses oreilles et son cerveau refusaient de comprendre ce qu'il disait.

L'unique chose a laquelle il pensais, c'est qu'à force de jouer avec le feu ils avaient finir par se brûler. Comme il ne comprenait pas ce qu'on lui disait, il l'avait fait répéter.

Une fois, deux fois, trois fois avant enfin de saisir de quoi il était question.

Comme il était un peu pâle, il voulait savoir si je me sentais bien, si je voulais aller voir l'infirmière.

Il avait demandé à Draco de l'accompagner disant qu'il ne voulait pas qu'on l'accuse de ne pas s'occuper du « héros des temps modernes ».

Pour la première fois de sa vie, il avait été sur le point d'embrasser Rogue, pour ce qu'il lui offrait

Ils avaient fini ce qu'il avait commencé dans un placard à balais du deuxième étage avant de partir voir Pomfresh.

Fin du flash back

Pourquoi y repenser? Cela s'était déroulé, il y a plus de dix ans.

Leur relation sécrète avait duré toute la dernière année. Et lui, comme un idiot, il avait cru qu'elle durerait toujours.

Mais Draco avait tout détruit. Il se souvenait combien il avait souffert en l'attendant sous la grande pendule à la gare. Il avait attendu, attendu pendant 4 heures. Pensant à tous ce qu'il avait pu lui arrivé, il avait pensé qu'il s'était fait prendre par son père, alors qu'il se rendait au manoir Malfoy pour récupérer des affaires. Mais son attente avait été vaine, tout comme ses craintes. Le Serpentard avait changé d'avis, et était retourné du côté de l'ombre. On était venu l'avertir d'une attaque avait eu lieu au Pré-au-lard et que la famille Malfoy était là au grand complet.

A partir de là, il s'était jeté dans le combat, recherchant dans le camp de l'adversaire celui qui l'avait tant fait souffrir, voulant l'affronter pour exorciser son chagrin, pour que cette haine qu'il croyait ressentir parte. Mais cet instant n'était jamais arrivé.

Voldemort n'était plus mais Draco n'était toujours pas réapparu. Son père, lui, avait une fois de plus réussi à passé entre les mailles du filet, et il était libre, même s'il avait perdu le pourvoir qu'il avait possédé.

Harry avait reconnu depuis longtemps ses sentiments. Il savait que si malgré la guerre et les horreurs que Draco avait pu commettre, il pensait toujours à lui en ces termes, c'était que l'amour qu'il lui portait ne disparaîtrait jamais. Mais là, se retrouver devant cet enfant. Cet enfant lui ressemblant comme deux gouttes d'eau. Cet enfant preuve vivante d'une nouvelle trahison, il sentait tout son être se rebeller. Son cœur meurtri réclamait vengeance.

Du manière ou d'une autre, il le verrai et déverserait son trop plein d'amertume.

Le pire était de savoir que l'enfant avait été conçu peu après leur séparation, de savoir que ses sentiments, ses souvenirs d'une période qu'il considérait comme la plus heureuse de sa vie n'avait été qu'illusion.

Le cœur à vif, le corps excité et la tête écœuré par ses propres réactions, il partit prendre une potion calmante. Il avait besoin de repos, le lendemain il commençait en temps que professeur…et il devrait voir Charlie.

Le lendemain, Harry ne descendit pas prendre son petit déjeuné. Il passa aux cuisines, et eut la surprise de voir que Dobby toujours était là. Il mangea en coup de vent, parlant un peu avec l'elfe.

Il arriva à l'heure exacte. Il commençait avec Serpentard / Griffondor, première année.

Il parcourut la salle du regard. Pas de tête blond à l'horizon. Un sourire narquois marqua son visage.

La porte se rouvrit laissant place à un groupe de garçon, parmi lesquels le jeune Malfoy.

"Vous êtes en retard."

A ces mots, les quatre jeunes gens s'arrêtèrent au milieu de la classe.

"Je ne tolérerai aucun retard dans ma classe 4 points de moins pour Serpentard. Et la prochaine fois, ce ne sera pas la peine de venir. Installez-vous !"

Le silence se fit dans la salle.

"Bien, commençons par voir ce que vous savez. Qu'est-ce qu'un épouvantard ? Monsieur Malfoy ?"

"Je ne sais pas."

"Donnez-moi trois signes permettant d'identifier un loup-garou… monsieur Malfoy peut-être ?"

"Je...je ne sais pas."

"Quels sont les caractéristiques du sang de licorne, quand l'utilise-t-on... monsieur Malfoy ?"

Comme le garçon secouait la tête en signe d'ignorance, Harry continua. "Un épouvantard est une créature capable de changer d'apparence et de prendre la forme de votre plus grande peur. On la chasse avec un sort de riddikulus. Un loup garou, poursuivit-il se reconnaît à la forme de son museau, plus allongé, ses pupille jaunes et à sa queue plus touffu notamment. Quand au sang de licorne, monsieur Malfoy, il permet de survivre quand on le boit, mais c'est une vie maudite. Par conséquent on ne s'en sert pas. Comme quoi, être de bonne famille ne fait pas tout, il faudra penser à étudier à l'avenir… votre père ne vous a donc rien appris ?"

Le garçon baissa la tête, les joues d'un rouge éclatant.

"Cinq point de moins pour Serpentard, pour ne pas avoir pensé à prendre de note !"

Harry s'en voulut, il avait l'impression d'agir comme Rogue le faisait avec lui, mais il ne pouvait s'en empêcher. Il ne voulait plus voir ce visage qui semblait le narguer.

"Nous allons commencer par quelques choses de simple. Ouvrez vos livre page 122."

Le reste de la journée se déroula sans événement majeur, jusqu'à ce qu'il frappe à la porte de chez Charlie. Il voulait en finir avec les non-dits, et il savait que Charlie n'attendait que ça.

La porte s'ouvrit, et devant lui se trouvait, la famille Weasley au complet. Molly, Ginny, George, Fred, Bill et Charlie.

Cela s'annonçait plus difficile qu'il ne l'imaginait.

Alors qu'en avez vous pensé ? N'hésitez pas à mettre une review je les ADOOORE !

A bientôt pour un nouveau chapitre...