merci pour vos reviews :
Ryan : merci
Philippe gryffondor : merci pour LE, mais c'est vrai que mon nick n'est pas explicite.
Falyla : c'est BARB LP.


Après le travail, Harry rentra chez Mrs Figg seul. Malfoy dînait avec Sam. Aberforth avait approuvé avec un regard légèrement douteux. Quand Harry ferma la porte d'entrée de la maison, le chat à rayures oranges ('Grimalkin', c'était son nom) commença à se frotter contre ses jambes. Il bougea lentement afin de ne pas marcher sur le chat, et alla vers la table du couloir où était posé le courrier. Il y avait deux parchemins. L'un avait 'Harry' écrit dessus par ce qui semblait être l'écriture d'Hermione, l'autre portait la légende 'Draco' avec ce que Harry pensa être l'écriture de Ginny. Avec un sourire, Harry prit le parchemin à son nom et monta les escaliers en courant jusqu'à la salle de couture. Il se jeta sur le canapé qui lui servait de lit et déroula sa lettre, la parcourant rapidement à la recherche de passages croustillants (il pourrait lire les autres morceaux plus tard, pensa-t-il. Il avait eu une longue journée).


Non seulement, il n'y avait pas de passage croustillant, mais elle lui écrivait pour lui dire qu'elle ne pourrait plus le contacter pendant plusieurs jours car Sirius s'inquiétait que quelqu'un surveille les chouettes quittant la maison des Granger. Le téléphone était aussi exclu au cas où les lignes moldues soient aussi sur écoute. Sirius ne voulait pas que les Mangemorts remontent jusqu'à Harry en suivant les chouettes ou en utilisant les technologies moldues. Harry baissa le parchemin, se renfrognant. Elle n'avait même pas mentionné son anniversaire. Ce n'était pas tous les jours qu'il avait seize ans…


Il essaya d'arrêter de penser comme cela. La sécurité était plus importante que son anniversaire. Elle avait écrit que Ron et Ginny n'enverraient pas non plus de chouettes chez Mrs Figg durant les jours prochains. C'était probablement pourquoi Ginny avait envoyé une lettre à Malfoy aujourd'hui, pensa-t-il. Cela le démangeait de retourner dans le couloir de devant et de lire ce qu'elle lui avait écrit. Finalement, il se força à rester où il était et il ferma les yeux pour faire une brève sieste avant de dîner…


Mais en un rien de temps, il était à nouveau réveillé. Il avait une fois de plus rêvé de l'initiation de l'héritier. Il alla dans la salle de bain et prit la douche de fin de journée qu'il avait négligée quand il était rentré. Après cela, il s'habilla et descendit manger avec Mrs Figg. Il ne parla pas beaucoup. Il se sentait plus épuisé que reposé lorsqu'il rêvait de Voldemort. Dans le miroir de la salle de bain, il avait remarqué qu'il avait des cernes noires sous les yeux, visibles en dépit de son bronzage.


Il choisit d'aller au lit tôt au lieu de continuer à regarder la télévision avec Mrs Figg. Malfoy n'était pas encore rentré. Juste une heure après s'être retiré, il se réveilla en sueur. Il avait encore eu ce rêve dans lequel Hermione se transformait en Ginny, Rogue disait à sa mère de dire ce qui était nécessaire pour qu'elle se sauve avec Harry, finissant avec la vision de Poudlard en ruine et de Ginny se transformant en squelette… Il avait fait ce rêve deux fois la nuit précédente, en plus du rêve où il était sur le toit avec Dudley, et où ce dernier sautait.


Harry alla à la salle de bain se mettre de l'eau sur le visage, puis il retourna au lit. Il était seulement dix heures. Il essaya de lire son anthologie, mais il se retrouva à lire la même ligne, encore et encore, incapable de se concentrer. A dix heures trente, il éteignit pour essayer de dormir à nouveau.


Juste avant minuit, il était encore éveillé. Il regarda sa montre, grognant. Encore de mauvais rêves. Il ne se leva pas ni n'alluma la lumière. Il essaya de vider son esprit, de compter les moutons…


Il regarda l'horloge passer de 11h59 à 0h00. C'est mon anniversaire, pensa-il. Youpi. Joyeux anniversaire à moi. Si maintenant je pouvais enfin retrouver ce foutu sommeil…


Deux heures. Il était en fait resté éveillé pendant deux heures, essayant désespérément de ne pas le rester. Il essaya de compter à rebours depuis mille. Le dernier nombre dont il se souvint était cinq-cent quarante…


Trois heures. Il était réveillé par un autre cauchemar, sa cicatrice le lançant encore. On se retourne, on compte à rebours, on chante doucement la chanson de Poudlard sur l'air d'Octopus' Garden… on s'imagine Hermione émergeant de la baignoire de la salle de bain des préfets, trempée… Non, trop stimulant.. Mimi Geignarde, flottant au-dessus de ses toilettes… Non, trop de chances que cela fasse cauchemarder…


Quatre heure. Il s'était encore endormi, seulement pour être une fois de plus réveillé par un cauchemar. Essaye de réciter la liste d'ingrédients pour la potion d'Euphemos, imagine Hermione récitant 'Poudlard : une histoire' de mémoire…


Cinq heures. Il avait fixé le plafond pendant une heure, et sentait finalement ses paupières tomber. Je suis condamné à dormir toute la journée de mon anniversaire pour récupérer cette nuit, pensa-t-il.


Il se réveilla encore juste avant l'aube, essayant de ne pas se rappeler l'image qu'il avait vue juste avant de se réveiller. Une image qu'il avait vue une centaine de fois maintenant. L'initiation de l'héritier. Il essaya de se sentir heureux en dépit de son épuisement. Pour la première fois depuis que ses parents étaient morts, il n'allait pas passer son anniversaire avec les Dursley. C'est mon anniversaire, bon sang, pensa-t-il. J'ai le droit d'être content. Il n'était pas sûr de combien il avait dormi durant cette nuit, mais cela ne pouvait pas être plus de trois heures.


Il regarda vers la fenêtre, expectatif, se demandant quand la ruée des chouettes commencerait, mais ensuite il se souvint du moratoire sur toutes les communications. Super, pensa-t-il. Pas de cadeau d'anniversaire. Et je vais probablement devoir lâcher d'énormes indices à Mrs Figg qui ne va probablement pas les saisir…


Il fixa le plafond, sa main entourant l'amulette du basilik que Ginny lui avait offerte pour son quinzième anniversaire. Qu'amènerait-elle cette année ? se demanda-t-il. Il se sentait être une personne complètement différente de l'an dernier. Il ne put empêcher un sourire de venir sur ses lèvres comme il pensait à Hermione. Maintenant je peux la décrire dans la salle de bain des préfètes…


« Tu vas te lever ou tu va rester allongé avec cette expression stupide sur le visage ? »


Malfoy se tenait dans le cadre de la porte, habillé pour courir. Il s'appuyait sur le montant, les bras croisés et un rictus sur le visage. « Ou devrais-je te laisser afin que tu puisses penser à Granger et te branler… »


« Comment sais-tu que je pensais à Hermione ? »


Il ricana. « Si tu pouvais voir ta tête, tu ne poserais pas la question. »


Harry n'avait pas réalisé qu'il était si transparent. Il rejeta le drap et enfila le short et le T-shirt qu'il avait posés sur la chaise qui était poussée contre la machine à coudre. (Est-ce que Mrs Figg cousait vraiment avec ? se demanda-t-il) Il remarqua que Malfoy portait un sweat-shirt à manche longue avec son short.


« Fait un peu chaud pour ça, non ? » En dépit de l'heure matinale, Harry pouvait dire que cela allait être une journée torride. Il était content de ne pas aller travailler chez les Galbraith avec cette chaleur. Toute une journée à faire comme je veux, pensa-t-il, se sentant soudain ennuyé. Dormir, pensa-t-il… si seulement je pouvais dormir…


Malfoy haussa simplement les épaules. Harry laça ses chaussures et se leva en disant « Allons-y. » à Malfoy comme s'il n'avait pas passé toute la nuit à essayer d'exorciser Voldemort de son cerveau. Quand ils rentrèrent, Mrs Figg ne mentionna pas son anniversaire. Avant que Malfoy aille travailler, il ne lui en parla pas non plus. Harry commençait à se sentir plus qu'un peu déprimé…


Il fut agité toute la journée. Il lut un peu, regarda quelques émissions de télé, arracha les mauvaises herbes dans le jardin de Mrs Figg, irrita le chat gris 'Pyewacket') en jouant avec lui avec une ficelle pendant trop longtemps. Mrs Figg utilisa un sort liant sur ses cicatrices.


Il essaya plusieurs fois de dormir, se réveillant à chaque fois d'un cauchemar. Aux environs de quatre heures de l'après-midi, il était allongé sur le canapé de la salle de couture, fixant encore le plafond, pensant que comparé à cela, les anniversaires qu'il avait passé chez les Dursley étaient une combinaison de fête du nouvel an et de mariage royal. Quel anniversaire, pensa-t-il…


Il entendit la porte de devant claquer. « Je suis là ! » fit la voix de Malfoy dans le couloir de devant. Bon sang, qui s'en soucie, pensa Harry.


« Harry ! » la voix de Mrs Figg s'éleva. « Descends ! J'ai besoin de toi dans la cuisine. »


Harry grogna, balançant ses jambes et se forçant à se lever. Enfer et damnation, quoi encore ? Il se traîna dans le couloir, dans les escaliers, puis le hall d'entrée qui conduisait à l'arrière de la maison où se trouvait la cuisine…


« Surprise! »


Il tituba en arrière sous l'effet du choc. Coincés dans la cuisine de Mrs Figg, se trouvaient Ron, Hermione, Ginny, Sirius, Lupin, Aberforth, Sam, Maugrey et Malfoy. Harry savait qu'il avait sa bouche bêtement ouverte, mais il ne semblait pas pouvoir faire fonctionner les muscles qui l'auraient remise à sa place. Puis Sirius commença à chanter « For he's a jolly good fellow... » et les autres se joignirent à lui, terriblement décalés, riant tout du long.


« … And so say all of us! And so say all of us... » Ils continuèrent à essayer de chanter avant que cela ne se détériore finalement complètement. Harry se retrouva dans une masse de mains lui tapant dans le dos ou passant sur ses cheveux. Hermione l'embrassa sur la joue, comme Ginny, et même Malfoy lui donna une tape sur l'épaule, riant comme il disait « Joyeux anniversaire, Potter. »


Harry rit et embrassa Hermione et Ginny sur les joues, tapa dans les mains de Sirius et Ron, prétendant d'un air très naturel qu'il allait frapper Malfoy, et sourit aux autres jusqu'à ce que son visage lui fasse mal. Comme il le passait, Ron se pencha en avant et dit à l'oreille de Harry « Nous devons nous parler. » mais il fut emporté par Sam et Aberforth, et ne put donner à Ron qu'un regard perplexe par-dessus son épaule. Puis Mrs Figg dit que cela allait aussi être l'anniversaire en retard de Malfoy, et le chant terrible recommença, mais encore pire qu'avant, étant donné que le rire hystérique était maintenant devenu complètement hors de contrôle.


La mère d'Hermione avait enseigné à Sirius à conduire leur voiture, et lui et Hermione étaient venus de chez les Granger au milieu de l'après-midi. Mrs Figg avait gardé Harry en dehors de la cuisine (il n'en avait eu aucune idée) tandis que Hermione préparait à manger pour le dîner (bien, pensa-t-il, en se souvenant du repas qu'elle avait fait chez les Dursley). Mrs Weasley avait pris Ron et Ginny chez les Fawcett, près de Ottery St. Catchpole. Les Fawcett leur avaient laissé utiliser leur cheminée pour aller en cheminette au chemin de Traverse (étant donné que le Terrier n'était plus connecté au réseau de cheminette). Lupin était aussi allé au chemin de Traverse, et Aberforth les avait tous rencontrés là-bas, puis les avait conduit chez Mrs Figg. Ginny amenait le gâteau d'anniversaire fait par sa mère.


Ils aidèrent tous à sortir la table dans le jardin (Sirius la rallongea discrètement) , tout le monde travaillant ensemble et titubant à force de rire. Elle était bientôt prête et chargée avec de la nourriture. Les conversations tourbillonnaient autour de Harry. Il se sentait heureux et idiot, comme s'il avait un peu bu. L'effet du manque de sommeil, supposa-t-il. Ginny racontait comment elle était allée à la Bat Mitzvah de Ruth Pelta la semaine avant.


« C'était si étonnant ! Son temple est d'aspect mauresque, avec de belles ornementations, on dirait qu'elle sont en ivoire avec des feuilles d'or. Et je croyais qu'elle allait lire en hébreux, mais cela ressemblait davantage à un chant. Saviez-vous que Ruth a une belle voix ? Ce qu'elle a chanté... lu, je veux dire, avait l'air si exotique et mystérieux… C'était étonnant. » dit-elle encore. « Et la fête après cela ! » Elle donna un coup de coude à Ron. « Tu aurais dû voir Ron… »


Harry lui fit un signe de la tête, la bouche pleine du délicieux poulet au citron d'Hermione. « Tu y es allé ? »


« Maman ne voulait pas qu'elle y aille seule, alors Ginny a demandé à Ruth si je pouvais venir aussi. »


« Et je parie que tu es content d'être venu… » dit Ginny d'une voix chantante, l'air malicieux.


« Quoi ? » voulut savoir Hermione, ayant l'air bien trop intéressée au goût de Harry.


« Hé bien » dit Ginny en le faisant traîner. « Anika était là. Et elle était splendide ! Très blonde, très bronzée, très amazone suédoise en vacances d'été… »


« Je croyais qu'elle était islandaise ? » dit Hermione.


« C'est le cas. Oh, tu vois ce que je veux dire. Et elle était très contente de voir Ron… »


Le bout des oreilles de Ron était extrêmement rouge. Harry essaya de s'imaginer Ron avec Anika, mais il n'y arrivait pas. « Elle ne voulait pas me foutre la paix » se plaignit Ron « Et Amazone est un bon terme. Quand nous dansions, elle conduisait. Elle ne m'aurait pas laissé faire. »


Ginny avait l'air très espiègle. « Tu n'avais pas l'air si mécontent à ce moment là. Je croyais que tu aimais les blondes ? » Harry se douta qu'elle se référait à Fleur Delacour.


Harry regarda Hermione. Elle fixait son assiette comme si elle ignorait studieusement la conversation. Harry déglutit. Était-elle embêtée par l'idée que Ron soit avec Anika ? Pas qu'il semble particulièrement pris avec elle. Mais…


« Que vont faire les jumeaux ? » demanda Harry à Ginny, changeant de sujet.


« Oh, Ron ne te l'a pas dit ? » Juste alors, Harry réalisa que Ron ne lui avait pas écrit une fois depuis la fin du trimestre. « Percy a quitté son boulot au ministère, maintenant qu'il est basiquement riche et indépendant. » Harry regarda Malfoy en coin. Il avait l'air bien avec le fait qu'elle parle de la fortune de la famille Malfoy allant à Percy, alors Harry se retourna vers Ginny pour l'écouter. « Il a acheté une maison à Pré-au-lard, cette vieille grosse baraque au bout de High Street qui était à vendre depuis des lustres. Les jumeaux ont déménagé chez lui, et ils en ont fait leur quartier général mondial pour Weasley's Wizard Wheezes, Limited. Percy est le président et le premier investisseur. Fred et George sont bien sûr le département créatif. Angelina supervise la production et la distribution, et Lee Jordan est le département des ventes. Avec son don pour la tchatche, ils ont déjà assez de commandes d'avance pour des choses pour lesquelles ils vont devoir travail tout l'été afin de les honorer. WWW LTd va être immense. »


Harry secoua la tête d'étonnement. « Percy à la tête de la compagnie de Fred et George ? »


« Correction » dit Ron « La compagnie de Percy. Tu sais comment il est. Il prend tout trop sérieusement. Il est vraiment après eux. Tout est réglé comme du papier à musique là-bas. Il se lève à six heures tous les jours, envoie des chouettes et vérifie les registres, et arrache tout le reste du monde du lit, qu'ils soient prêts à se lever ou pas… »


« Tout le reste du monde ? Ce n'est pas juste les jumeaux ? »


« Non. Angelina et Lee vivent là aussi. Maman est très chatouilleuse quant à Angelina. Elle a sa propre chambre et tout, mais.. disons que je ne pense pas qu'elle y ait déjà dormi… »


Harry sourit. « On dirait qu'ils sont dans une bonne passe, tous. Je n'aurais jamais cru Percy capable de travailler avec les jumeaux. »


Ron secoua la tête, sa bouche pleine. « Moi non plus. » dit-il difficilement avant de déglutir. « Mais il est juste ce dont ils avaient besoin. Ils pataugeraient encore s'il n'était pas là. Ils n'ont aucune idée de comment faire tourner vraiment une entreprise, avoir des distributeurs, tenir les ventes, coordonner les choses. Ils seraient désespérants pour tout cela. De cette façon, ils peuvent faire juste ce qu'ils font le mieux et laisser Percy gérer le côté business des choses, Angelina prend en charge les détails au jour le jour, et Lee s'occupe des boniments. C'est un sacré partenariat. »


« Nous sommes allés leur rendre visite hier. La maison est fabuleuse ! Elle doit avoir quatre cent ans. Il y a quelque chose comme huit chambres, et un fabuleux jardin à l'arrière. Les jumeaux ont dit qu'ils projetaient de faire une fête lors de la première sortie à Pré-au-Lard du trimestre, pour les élèves revenant. Ceux qu'ils connaissent, bien sûr. Cela me tarde ! » Elle sourit à Malfoy, qui avait l'air de penser à ces huit chambres…


« Oh ! » dit soudain Ginny, détournant les yeux de son petit ami. « Je viens de me souvenir ! Nous avons croisé Alicia à Pré-au-Lard. Elle va enseigner à l'école du village. Même si elle est si jeune, ils lui ont donné les sixième année. Cela lui tarde vraiment, mais elle ne travaille pas à la même école que Fleur Delacour. Elle enseigne encore aux première année. Je ne suis pas sûr que ce soit une chose sympa à faire à des petits de quatre ans… Le directeur prends les septième année. »


Harry fronça les sourcils. « Est-ce que la sœur de Fleur ne va pas être en septième année ? »


« Je crois, si. Et après cela, elle ira à Poudlard. »


« Et recommencera à être une première année… » dit Ron avec un soupir. « Je suis quand même content que nous ne soyons pas allé à l'école du village, Gin, mais pourquoi n'y sommes nous pas allés ? »


Ginny se figea, ses yeux sombres ouverts très grands. Puis elle déglutit la nourriture qu'elle mâchait. « Oh, il n'y en avait pas besoin. Tu sais. Comme maman était professeur. » Sa voix tremblait un peu, et elle ne regarda pas Ron dans les yeux comme elle parlait. Harry regarda Malfoy, qui fronçait les sourcils. Il n'avait pas l'air de la croire, ou peut-être qu'il connaissait la vraie raison… Harry n'avait jamais vraiment pensé à Ron et Ginny allant à l'école avant Poudlard. Il savait qu'il y avait une école à Pré-au-Lard, mais il pensait qu'elle était seulement utilisée par les familles qui vivaient vraiment dans le village des sorciers.


Après le repas, Harry et Malfoy ouvrirent leurs cadeaux, et il y eut encore plus de rires et de folie. A un moment, Harry regarda autour de la pièce, ayant l'impression que quelqu'un manquait. Il grimaça, ennuyé par lui-même. Pourquoi devrait-il être ici ? C'était stupide de s'attendre à ce qu'il soit là…


Harry trouva Sirius parlant à Lupin et Mrs Figg et demanda avec bien plus de détachement qu'il n'en ressentait. « Oh, au fait, comment va Rogue ? »


C'était comme s'il avait soudain suggéré qu'ils se déshabillent tous et chantent l'hymne national du Portugal. La tension était tangible. « Heu » dit d'abord Sirius, ses yeux allant vers Lupin pour lui demander de l'aide.


« Harry » dit Lupin sans difficulté, le rapprochant d'une chaise. « Assieds-toi. »


Une fois dans la chaise, Harry les regarda en fronçant les sourcils. « Pourquoi ? Qu'est-ce qui est arrivé ? »


Les trois se regardèrent alternativement. Ils étaient tous assez graves. « Harry » dit encore Lupin, « Rogue est porté disparu. »


« Disparu ? Depuis combien de temps ? » Il ne pouvait cacher à quel point cette information le bouleversait.


« Cinq jours. »


« Cinq … » commença-t-il, puis il ne put pas continuer. Il examina leurs visages. Pas un seul rayon d'espoir dessus. Rogue avait disparu depuis cinq jours. « Que faisait-il ? »


Sirius se rapprocha de lui, parlant presque sans bouger ses lèvres. « Il était en reconnaissance, collecte d'informations… »


« Pourquoi est-ce que Rita ne pouvait pas faire cela ? C'est elle le foutu scarabée. »


Un autre échange de regards graves. « Elle est aussi portée disparue. Depuis quinze jours. C'est ce qu'il essayait de découvrir. »


Non, pensa Harry. Non, non, non, non. Cela ne se produit pas. Tous les opérationnels ne disparaissent pas…


« Et personne… »


« Harry. Nous faisons de notre mieux. Nous ne voulions pas t'inquiéter. Nous allons le retrouver. S'il-te-plait, laisse-nous cela et ne perd pas le sommeil à cause de cela. »


Comme si je n'avais pas déjà assez de choses pour me faire perdre mon sommeil, pensa-t-il. Il déglutit comme ils s'éloignaient de lui. Il remarqua que les trois lui jetaient des regards inquiets à tout bout de champ, et cela le lassa vite. Ron l'accosta près de la télévision, disant « Harry, je veux te parler… » mais Harry se détourna de lui, tira Hermione dans la cuisine, et, sans préambule, commença à l'embrasser.


Après trente secondes, elle se retira. « Harry ? C'est assez… abrupt. Tu sembles étrange. Est-ce que quelque chose ne va pas ? »


Ils se tenaient dans les bras l'un de l'autre, leurs visages encore très proches. Il acquiesça, essayant de ne pas laisser les larmes s'échapper de ses yeux. Je ne vais pas pleurer pour Rogue, se dit-il avec sérieux. « Rogue est porté disparu depuis cinq jours. » lui dit-il rapidement.


« Oh… » dit-elle dans un souffle, mettant sa main devant la bouche. Elle se pencha en avant appuya sa tête contre son torse, enroulant ses bras autour de sa taille. Il la serra contre lui, sa joue dans ses cheveux. Combien de fois, se demanda-t-il, cela se produira-t-il dans les temps à venir ? Entendre qu'une autre personne travaillant du côté du bien a disparue, ou s'avère morte ? Se cramponner les uns aux autres pour la vie d'êtres chers, se demandant qui se serait le prochain ?


Il n'est pas mort, se rappela-t-il. Nous ne le savons pas. Oui, nous ne le savons pas, confirma une autre voix dans sa tête. C'est le problème…


Elle leva son visage vers le sien et l'embrassa avec douceur. « Nous devons avoir des pensées positives. » lui dit-elle. « Nous ne pouvons pas nous permettre d'être défaitistes. » Il acquiesça, mais plus tard cette nuit, alors qu'il redoutait le sommeil autant qu'il le recherchait, il se demandait quelle était la différence entre être défaitiste et être réaliste…


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