Philippe Gryffondor, FannyMJV : merci beaucoup !
Lunenoire, Mary Cooper et Mystical : vous vous y connaissez en conseil de couple ;-) ?
Ah oui Mary Cooper : j'ai trouvé cette fiction complètement par hasard. Comme quoi, il fait parfois bien les choses...
Et maintenant, bonne lecture à toutes et tous...
Harry se réveilla avant tout le monde le matin suivant. En fait, c'était la sixième fois qu'il se réveillait, mais il essaya de ne pas s'étendre la-dessus, parce qu'ensuite, il devrait penser à tous les rêves qui l'avaient réveillé… Aujourd'hui, il prendrait le Poudlard Express jusqu'à l'école pour la sixième fois. Non, attends, pour la cinquième fois. Techniquement, il n'avait pas pris l'express en deuxième année. Lui et Ron avait volé en voiture…
Il regarda à la forme dormante de Ron avec envie. Cas jours étaient passés. Voler en voiture jusqu'à l'école. Il ne pouvait s'empêcher de sourire à ce souvenir. Peut-être qu'il devrait juste essayer d'oublier ce que Ron avait dit quand ils jouaient aux échecs. Faire comme si rien n'était arrivé. Ce devait être pour eux la seule façon de continuer.
Il y eut une excitation soudaine dans la maison, comme elle revenait lentement à la vie. Miraculeusement, ils étaient tous prêts avec leurs malles, les cages des chouettes et les paniers à chat quand les voitures du ministère vinrent les prendre pour la gare. C'était étrange de ne pas y aller avec les jumeaux. Ron n'avait plus de frère aîné à Poudlard. Il serait le Weasley le plus ancien de la Tour Griffondor maintenant. Harry pensa à tous les élèves plus âgés qui n'étaient plus élèves. Ce serait encore plus étrange l'an prochain, pensa-t-il, quand il serait en septième année. Mais c'était déjà assez étrange.
Harry, Hermione, Bill et Mr Weasley étaient dans une voiture. Malfoy, Ginny, Ron et Mrs Weasley étaient dans l'autre. Comme d'habitude, Harry s'émerveilla de la façon dont les voitures se glissaient dans les espaces les plus improbables et semblaient faire faire des bonds de côté aux poubelles et aux bouches d'incendie, comme pour le Magicobus. Ce n'était jamais ennuyant d'aller à la gare dans une voiture du ministère.
Ils firent un bon temps. C'était seulement dix heures vingt quand ils arrivèrent à la gare. La première personne que Harry vit en sortant de la voiture fut Will Flitwick. Il sourit. Will avait grandi durant l'été, mais il était aussi maigre qu'avant. On aurait dit qu'il avait été soumis à un étirement forcé, et son visage avait encore des rondeurs enfantines qui le faisaient ressembler à un ange de carte de vœux déformé. Harry s'avança vers lui et lui serra la main.
« Will ! Tu as passé un bon été ? Prêt pour ta deuxième année ? »
« Très bon, Harry. Tu n'as aucune idée… Et regarde ! » Il brandit un Éclair de Feu flambant neuf. « Je peux avoir un balai maintenant. Je vais essayer de rentrer dans l'équipe de Quidditch ! »
Harry senti une vague de sympathie. Il n'y avait pas beaucoup de monde qui rentrait dans les équipes en deuxième année. Lui et Malfoy étaient des exceptions, en commençant respectivement en première et deuxième année. « Bien, je ne suis pas le capitaine maintenant, tu sais. C'est Ron. Ne sois pas trop déçu si tu ne réussis pas. Comme Ron et moi sommes en sixième année et Katie en septième, tu auras au moins trois ouvertures dans les deux prochaines années. Tu as plein de temps. »
Il acquiesça sagement. « Je sais. Mais cela ne peut pas faire de mal d'essayer, n'est-ce pas ? »
Harry allait lui confirmer cet adage optimiste quand il vit que Will était momentanément distrait, et il se tourna pour voir ce qui avait fait décrocher son esprit. Dean Thomas était arrivé, avec sa sœur Jamaïca, qui commençait aussi sa deuxième année. Harry se rappela que l'an dernier, Will devait avoir craqué pour Jamaïca, et il vit que la preuve était encore là. Pour être juste, il pensa que Will faisait preuve d'un goût excellent. Jamaïca s'était épanouie durant l'été, et elle pouvait facilement être confondue avec une fille de quinze ou seize ans. Elle ne ressemblait plus à une enfant, mais était à la fois stupéfiante et équilibrée, avec un regard singulièrement intelligent derrière ses yeux, et Harry se demanda si Dean n'allait pas passer le plus clair de son temps à l'école cette année à disperser les garçons qui essayeraient de s'approcher de sa sœur. Dean avait l'air très ennuyé des regards que Jamaïca recevait de quelques garçons de cinquième et sixième année de Serdaigle.
Puis Harry vit Justin Finch-Fletchley. Il lui fit un signe, et Justin le lui rendit, l'air aussi distrait que Will. Puis Harry vit ce qui avait attiré son attention. Les Quirke venaient d'arriver. Mr et Mrs Quirke s'exclamant sur leur fils unique, qui portait le badge de préfet en chef sur son gilet tricoté, portant sa robe sous son bras, comme un manteau qu'il ne voulait pas se déranger d'enfiler. Puis Harry vit que Liam avait croisé le regard de Justin, et il y eut cette étincelle qui sembla passer entre eux deux. Il se demanda s'il y avait plus de couples à l'école maintenant qu'avant, ou s'il ne les remarquait simplement pas quand il était plus jeune et n'était pas lui-même intéressé pour être en couple. Il se souvint de la nouvelle de Ginny lorsqu'elle avait surpris Percy et Pénélope s'embrassant…
Puis il se souvint de ce qui était arrivé à Pénélope, et il essaya d'arrêter le train de ses pensées. Peut-être que Percy se jetait dans le fonctionnement de l'entreprise des jumeaux pour se distraire de cela, pour arrêter de penser à Pénélope. Harry savait que cela avait été une aide pour lui de travailler avec Aberforth durant l'été. Les tâches quotidiennes l'aidaient à se distraire et rendaient moins probable qu'il se mette soudain à penser à Dudley…
Will s'éloigna pour parler à Dean et Jamaïca, et Harry remarqua que Ron et Hermione se tenaient très proches ensemble. Ron semblait lui chuchoter quelque chose à l'oreille. Elle rougit et rit, le frappant sur le bras (pas fort), puis, elle prit son bras et continua à le tenir comme son rire se prolongeait. Harry fronça les sourcils, les regardant. Il ne bougea pas de l'endroit où il se tenait comme les autres élèves et leurs parents glissaient discrètement par la barrière pour accéder au quai Neuf Trois-Quart. Finalement, il n'y eut plus personne de leur côté attendant de passer à l'exception de Bill et lui. Il prit la cage d'Hedwige et Bill passa devant lui, tirant sa malle pour lui sur un chariot.
Bill était passé et Harry allait faire de même quand il se sentit obligé de s'arrêter. Un vent froid avait soudain balayé la gare, et le ciel était devenu très sombre. Harry regarda en haut. Il n'y avait pas de nuages au-dessus de sa tête, mais le ciel était définitivement plus sombre. Il se tourna, cherchant l'emplacement du soleil, et inexplicablement, ne le trouva pas.
Il déglutit, regardant autour de lui. Puis il remarqua que les Moldus qui étaient venus prendre le train sur les quais neuf et dix ne bougeaient pas. Il les fixa, juste au cas où ce soit un effet de la lumière (qui avait une étrange teinte verdâtre). Il se souvint avoir lu une fois que quelques personnes qui avaient été prises dans une tornade en Amérique du Nord avaient décrit l'étrange lumière verte qui avait directement précédé l'arrivée de la tempête. Une tornade ? A Londres ?
Mais maintenant, il regardait le parking où les gens se tenaient immobiles aussi. Le monde entier semblait s'être arrêté. Le cœur de Harry battait très fort. Il descendit sa main pour sortir sa baguette de la longue poche de son jean. Il n'aimait pas cela. Quelque chose se passait. Il souhaitait juste savoir ce que c'était.
« Bonjour, Harry. »
Il se retourna vers la voix familière. Parmi les gens figés, seul lui et une autre personne au monde semblaient encore bouger à une vitesse normale. Harry le regarda, son cœur battant douloureusement vite. C'était comme si il n'y avait plus que deux personnes qui existaient. C'étaient juste lui et …
Voldemort.
* * * * *
A suivre lundi...
