Mary Cooper : il va peiner pour s'en sortir, c'est garanti
Mytikal : Harry en mangemort ? que d'imagination...
Lunenoire : belle gaffe, oui
Shinia Marina : Merci pour ta belle review, mais je crois que pour le coup, le pauvre petit Harry était fatigué et n'avait pas toute sa tête. En tous cas, je te rejoins pour le tome 5 officiel...
Phénix20 : la suite arrive...
Philippe Griffondor : comment se faire avoir... il y a bien des manières...
Falyla : effectivement, il y a tout un tas de choses que Harry qui vont changer dans la vie de Harry. A voir...
re- Mary Cooper : merci beaucoup.
Note : je tâche de continuer sur mon rythme de publication à raison d'un bout chaque lundi, mercredi et vendredi.... Bonne lecture pour la fin du 3° chapitre.
Harry n'était pas sûr de combien de temps il avait été inconscient. Ses yeux étaient encore fermés. La première preuve qu'il eut qu'il était réveillé fut qu'il entendit quelqu'un l'appeler.
« Haaar-ryyy ! » c'était une voix de femme, inhabituelle. Elle traînait sur son nom, comme si elle avait fait cela de nombreuses fois avant. Il se prépara, puis ouvrit ses yeux. Il les referma immédiatement. D'accord, pensa-t-il. J'ai vraiment besoin de dormir…
Il rouvrit encore ses yeux pour vérifier s'il était encore au même endroit qu'avant. Il y était. Il était dans une pièce inconnue, une grande chambre, et il était couché de côté sur un grand lit en laiton qui était au centre. La brillante lumière du jour rentrait à travers les fenêtres, et les arbres dont les premières feuilles commençaient à prendre des couleurs étaient visibles dehors. Il regarda autour, les murs et les meubles. Où était-il ?
Sa tête lui faisait mal. Il se sentait comme si ses pensées qui essayaient de remonter à la surface de sa conscience étaient retenues. C'est ta chambre, idiot, était une de ces pensées. Ne soit pas ridicule, en était une autre. Harry se leva et alla à un bureau près de la cheminée. Le manteau était à cinq bon pieds du sol, et soudain, il reçut une image mentale très vivace…
« Maman ! Je veux que nous achetions cette maison ! Regarde, je peux me tenir dans la cheminée ! Je veux que ce soit ma chambre ! »
Sa mère lui sourit avec indulgence, grande et belle, comme toujours. « Plutôt une grande chambre pour un si petit garçon… »
« S'il-te-plait maman ? Je promets de la garder rangée moi-même… »
« Oh, vraiment ? » Elle avait l'air amusée. « Bien, puisque tu es l'aîné, je suppose que nous pouvons justifier que tu aies cette chambre… »
Il sourit et courut à sa mère, et elle le leva dans ses bras. Il se souvint de l'odeur de ses cheveux dans son nez, de l'impression d'être tenu tout contre elle…
Il secoua la tête pour l'effacer. Il imaginait à la fois cette pièce et sa mère l'élevant… Je vais recommencer à dormir huit heures par nuit à nouveau si je peux avoir un somnifère de Pomfresh tous les soirs. Il referma ses yeux, puis les rouvrit. Rien n'avait changé.
Il se tourna vers le bureau, qui était plutôt en désordre. Les livres, les parchemins, les plumes et les bouteilles d'encre étaient dispersées dessus. Un calendrier de Quidditch était suspendu au mur au-dessus du bureau. L'équipe de ce mois était les Holyhead Harpies, qui était une équipe exclusivement féminine. Les joueuses volaient dans l'image au dessus de la grille des jours, leurs robes vert sombre flottant derrière elles, chacune avec une serre d'or sur la poitrine. C'était une équipe galloise, il le savait. Il eut un autre souvenir de sa jeunesse encore, mais pas aussi jeune qu'avant, suppliant pour avoir des billets pour un match des Harpies…
Il secoua encore sa tête. Il se sentit s'évanouir. Il se cramponna au bureau et fixa le calendrier. Septembre 1996, lut-il. Le dimanche premier était entouré. Retour à l'école était marqué dessus à l'encre verte. Oui, pensa Harry, c'est le premier septembre 1996, mais que diable fais-je ici ? Où suis-je ?
Il y avait un exemplaire des 'Bêtes fantastiques, et où les trouver' sur le bureau, qui avait l'air d'avoir été mâché par l'une des dites bêtes. Il l'ouvrit et lut sur l'intérieur 'Propriété de Harry Potter'. Il referma le livre. Sauf qu'il avait l'air d'être un peu plus usé que ce dont il se souvenait, cela semblait être son livre. Quelques choses n'avaient pas changées. Puis il regarda son corps et eut un choc.
Ses yeux semblaient être plus loin du sol que ce dont il se souvenait. C'était subtil, mais il pouvait le sentir. Il se retourna. Sur le mur opposé se trouvait sa garde-robe avec un miroir sur la porte, et il alla se mettre devant, ayant le plus grand choc de sa vie.
Il était clairement plus grand, et définitivement plus maigre. Il portait des jeans et un T-shirt vert sombre, et ce qui semblait être des chaussures de randonnée noires. Sa pomme d'Adam semblait plus proéminente que dans ses souvenirs. Son cou était carrément osseux. Envolé les muscles qu'il avait développé avec deux étés de jardinage et une année de course et d'autres exercices. Parti son bronzage estival. Il était pâle, et franchement, pensa-t-il, l'air maladif. Si yeux étaient aussi verts que toujours, et ses cheveux ressemblaient à ceux de son père, dressé sur la tête, spécialement derrière, comme si Parvati ne les avait jamais coupés et qu'il ne les avait pas entretenus en utilisant son entraînement d'animagus. Il avait remarqué quand il avait vu James Potter dans le miroir du Rised que les seules différences entre eux étaient la couleur de ses yeux (ce qui n'allait jamais changer), sa taille (ce qu'il semblait avoir en abondance maintenant), et sa cicatrice. Pensant à sa cicatrice, il releva les cheveux de son front pour la regarder et reçut un autre choc.
Il n'avait pas de cicatrice.
Il approcha son visage à un pouce du miroir et scruta la surface de sa peau de ses yeux, puis de ses doigts. Il n'y avait aucune trace d'une cicatrice ayant jamais été sur son front.
« Prends une photo ! » ricana soudain le miroir. « Cela durera plus longtemps ! »
Harry sursauta en arrière de la garde-robe et se regarda encore, puis autour de la pièce. Il revint au manteau. Il y avait quelques photos encadrées là, des photos ensorcelées. Une photo de lui avec une fille aux cheveux foncés d'environ onze ans, les deux étant en train de faire des essais de robe chez Madame Malkin, l'air assez impatient (sur la photo, il tapait du pied). Il avait l'air d'avoir environ treize ans. Les yeux de la fille étaient aussi verts que les siens. Ses traits cependant… Quelque chose à leur sujet était très familier…
Une autre photo captura son regard. C'était encore lui et cette fille, avec une troisième personne : Draco Malfoy. Ils avaient l'air inséparables, juste comme lui, Ron et Hermione. La fille était entre eux deux, ses bras autour d'eux, et leurs bras autour de ses épaules. Ils riaient tous, leurs cheveux bougeant dans la brise, et tous portaient les robes de Poudlard.
Sa tête commençait à faire mal. Qu'ai-je fait ? demandait son esprit. Ai-je fait ce que je crois que j'ai fait ?
Mais il ne put continuer à penser à cela parce que soudain, la fille était là, dans le cadre de la porte de sa chambre ! Sa chambre. Il n'avait pas remarqué que la porte était ouverte.
« Harry ! » lui siffla-t-elle. Ses cheveux n'étaient pas aussi noirs que les siens, il pouvait voir maintenant, et là où le soleil les éclairait, il y avait des reflets roux. Elle était aussi pâle que lui et il y avait quelques tâches de rousseur sur son nez. « Tu ferais mieux de finir tes paquets, si tu sais ce qui est bon pour toi ! maman est sur le sentier de la guerre ! »
Elle disparut du cadre de la porte. Elle avait porté une robe noire de Poudlard, comme sur la photo sur le manteau de la cheminée, mais elle avait maintenant l'air d'avoir environ quatorze ans. Elle commençait juste à être une femme, mais avait encore quelques traces de l'enfance sur son visage. La photo d'eux trois ne pouvait pas avoir été prise il y a si longtemps, décida-t-il.
« D'accord Jamie » lui dit-il. « Merci pour le conseil. » Jamie. Le nom avait juste jailli dans son cerveau et il l'avait dit sans y penser. Son nom était Jamie, et elle était sa sœur.
Sa sœur.
La sœur qui serait morte si sa mère n'avait pas…
« Harry! »
Sa mère se tenait maintenant dans le cadre de la porte. Il regarda l'expression sévère sur son visage, déglutissant.
« Le conseil ? Le conseil sur quoi ? » Elle le regardait avec suspicion. Il combattit l'urgence de courir vers elle, de jeter ses bras autour d'elle et de la tenir contre lui. Elle était en vie ! Elle était en vie et elle l'avait élevé ces quinze dernières années, et elle avait élevé sa sœur…
« Oh, rien. J'ai presque fini. J'ai encore à mettre quelques choses de mon bureau dans la malle et ce sera prêt. »
« N'oublie rien. Nous ne pouvons pas constamment revenir ici cette fois. Nous avons réussi avoir des locataires qui aménagent après demain, jusqu'à mi-décembre. Ils ne voudront pas qu'un adolescent distrait déambule constamment ici à la recherche de chaque petit bibelot de Quidditch qu'il aura oublié de prendre à l'école… »
Il cligna des yeux, la fixant, incapable d'enlever ses yeux d'elle. « Oui, maman. »
Puis elle était partie, sa robe au pourpre profond volant derrière elle. Il se précipita jusqu'à la porte. Il la regarda s'éloigner, et comme elle continuait, elle cria par-dessus son épaule « Et quand tu as fini, descends et va aider ton père à ranger la porcelaine dans le cellier s'il n'a pas déjà fini. »
« Oui maman. » dit-il encore, comme si tout allait bien, comme s'il ne venait pas d'atterrir précipitamment dans une vie complètement étrangère à celle à laquelle il était habitué. Quinze années de vie additionnelles essayaient maintenant de se faire une place dans son cerveau, et il avait des difficultés à accéder à toutes les informations dont il avait besoin. Quelques choses venaient simplement à lui lorsqu'il en avait besoin, comme le nom de sa sœur, mais d'autres choses lui étaient cachées.
Un père ? J'ai un père ? Est-ce que mon père a survécu après tout ?
Non, lui dit immédiatement son cerveau. Ce n'est pas James Potter…
Et il pensa. Oui. Elle s'est remariée. Bien sûr.
Soudain, il regarda son poignet. Il n'avait pas de montre. Il regarda dans sa chambre, puis ses yeux revinrent vers la cheminée où il y avait une horloge à carillon qui montrait les phases de la lune.
Il était presque une heure ! Le premier septembre ! Il avait manqué le Poudlard Express… et cependant, sa mère ne semblait pas du tout soucieuse. Sa sœur (il s'habituait encore à ce mot) non plus. Il s'avança vers la fenêtre. Il y avait un siège devant, et il se représenta en train de passer de nombreuses heures paisibles là, immergé dans ses livres favoris… Il s'assit sur le coussin recouvert de tissus, et regarda de haut en bas la rue dans laquelle il vivait, car il s'avérait que sa chambre était sur le devant de la maison. Regardant à sa gauche, il vit un mur marquant la fin de la rue et le commencement d'un champ qui ne semblait pas faire partie d'une ferme, comme il n'était pas labouré. Regardant à sa droite, il vit…
La High Street de Pré-au-Lard.
Il vivait à Pré-au-Lard ! Bien sûr… Il se souvint encore de la recherche de la maison, et de lui et Jamie courant en haut et en bas des grands escaliers du couloir de devant quand ils étaient très jeunes… Et cela expliquant pourquoi ils ne prenaient pas le train pour l'école. Ils vivaient à Pré-au-lard. Il regarda encore par la fenêtre voyant tous les repères familiers : Les Trois Balais, la salle municipale, Honeydukes… et puis il réalisa que si cette maison était au bout de High Street…
Il se souvint, comme dans un rêve, de Ginny lui parlant de Percy à sa fête d'anniversaire : il avait acheté une maison à Pré-au-Lard, cette vieille grande baraque au bout de High Street qui était à vendre depuis des lustres. Cette 'vieille grande baraque' était évidemment sa maison ! Il sourit, regardant encore sa chambre, l'appréciant vraiment cette fois. Dans cette vie, il n'avait jamais vécu pendant dix ans dans un placard sous l'escalier, il n'avait jamais été affamé (c'était probablement pour cela qu'il était plus grand) et il avait toujours su qu'il était un sorcier !
Il mit encore sa main sur son front. Il n'avait pas de cicatrice. Voldemort n'avait pas essayé de le tuer, et Voldemort n'avait pas tué sa mère. Il avait vraiment dit la vérité. Il voulait rectifier ce tort. Mais pourquoi ? Qu'y gagnait-il ? Mais soudain, Harry sut ce que Voldemort avait à gagner : il n'était plus privé de ses pouvoirs, il ne passerait pas plus de treize ans à essayer de retrouver son corps… Harry frissonna, se demandant ce qui avait résulté de cela. Il savait qu'il y avait eu de grandes réjouissances dans le monde des sorciers quand Voldemort était tombé… S'il n'était jamais tombé, comment était le monde de la sorcellerie ?
Harry ferma ses yeux, essayant de remonter quelques souvenirs de cette vie. Je ne suis pas célèbre, réalisa-t-il. Je suis juste un élève de sixième année de Poudlard, comme n'importe quel autre élève. Je n'ai jamais vécu chez les Dursley, ou même… il réalisa soudain qu'il ne les avait jamais rencontrés. Il ouvrit ses yeux. Cela signifiait que Dudley était probablement encore en vie ! Certes, il était aussi probablement un crétin obèse et insupportable, mais il n'était pas mort à cause de Harry ! Il ferma ses yeux et pensa plus. Il se retrouva à être de plus en plus optimiste sur sa nouvelle vie, malgré le fait quelle n'incluse pas la chute de Voldemort.
La Chambre des secrets n'avait pas été ouverte durant ma deuxième année, et Ginny n'avait jamais été manipulée par Lucius Malfoy et le souvenir de Tom Jedusor…
Il n'y avait pas eu de Tournoi des Trois Sorciers. L'an dernier, Cédric Diggory était préfet en chef et maintenant il travaillait avec son père au ministère de la magie…
Ma mère avait pu dire à Dumbledore que Peter Pettigrew était le gardien du secret qui les avait trahi, et Pettigrew avait été traqué, avait reçu le baiser du détraqueur et avait été envoyé en prison…
Sirius Black n'était jamais allé à Azkaban…
Harry ouvrit ses yeux, souriant. Il avait non seulement sauvé la vie de sa mère et de sa sœur, mais aussi celle de Dudley et de Cédric. Et il avait épargné à Sirius douze ans d'emprisonnement pour quelque chose qu'il n'avait pas fait ! Il se souvint que Pettigrew avait été pris dans la maison d'une grande famille de la sorcellerie… Il ne pouvait pas se souvenir du nom maintenant… et il n'avait jamais tué cette rue pleine de moldus pour laquelle Sirius avait été accusé. Alors tous ces autres gens étaient vivants aussi !
Ha ! à toi, Voldemort ! pensa-t-il. Tu pensais me piéger, tu savais que je ne pourrais simplement pas regarder ma mère mourir… Mais tu as été pris à ton propre piège ! Quelque soit les doutes qu'il avait eu en sauvant la vie de sa mère, ils s'étaient évaporés en regardant encore la High Street affairée. Souriant, une joie peu familière gonflant sa poitrine il se souvenait de fragments de comment c'était de grandir à Pré-au-Lard…
« Harry! »
Il se retourna encore vers la porte de sa chambre, surpris. Deux garçons pâles, aux cheveux et aux yeux noirs se tenaient là. Ils avaient environ douze ans et étaient identiques jusqu'au petit bouton brun que chacun avait au milieu de sa joue gauche. Il n'était pas certain de quel garçon avait parlé.
« Quoi ? » dit-il aussi naturellement que s'il connaissait les garçons.
Celui de gauche parlait maintenant. « Maman nous a dit de vérifier si tu ne rêvais pas. Quel est ton prix ? »
« Quoi ? » dit-il encore. Des frères ? Il avait des frères ? Et des jumeaux, rien de moins.
« Ton prix » dit l'autre garçon. « pour ne pas lui dire qu'en fait tu rêvais. »
Il s'avança rapidement vers son bureau, où se trouvait sa baguette. Il la prit rapidement et la pointa sur eux. « Votre récompense pour ne pas lui dire sera de ne pas recevoir un maléfice qui vous ferait sentir le chou pourri afin que personne ne s'approche de vous pour le prochain mois. » ricana-t-il. Au même moment, il pensa, 'est-ce une façon de traiter mes petits frères ? J'ai des petits frères !'.
Mais le cerveau de son ancienne vie se battait avec le cerveau de celle la. Stuart et Simon essaye toujours de me causer des problèmes… Stuart et Simon. Habituelle Stu et Si. Deuxième année. Nés deux ans après Jamie, qui est une quatrième année. Les faits remontèrent à la surface, d'un profond puits d'informations qui devenait progressivement de plus en plus facile d'accès.
« Maman ! » criait maintenant l'un des garçons. Lequel était-ce ? se demanda-t-il, puis il se souvint qu'il n'avait jamais été capable de les différencier. Seule sa mère pouvait. Il descendirent en courant le couloir dans la direction que sa mère avait prise. Les rats ! Il jeta un œil au désordre du bureau, et ouvrit sa malle au pied de son lit. Il commença à agiter sa baguette, déplaçant les objets de son bureau à la malle si vite qu'il était sûr d'avoir probablement pris plus d'une chose dont il n'avait pas besoin, étant donné que la surface de son bureau était maintenant vide. Il mit aussi tout ce qui était sur le manteau de la cheminée, sauf la pendule, y compris quelques cartes d'anniversaire qu'il affichait encore. Il vérifia sa garde-robe et le tiroir de la commode près de son lit, et il n'y restait rien qui ne puisse être porté en automne ou en hiver, juste des habits d'été. Il ferma sa malle et la boucla et alla vers la porte en courant droit dans sa formidable mère.
Elle se tenait les bras croisés, et fronçant les sourcils, faisant apparaître des lignes verticales entre eux. Ses yeux verts brillants scintillaient. Il recula, déglutissant.
« J'ai fini les paquets, maman. J'allais juste descendre aider papa avec la porcelaine comme tu l'avais dit. »
Elle le regarda, douteuse. Il se tortilla, haïssant l'idée de mentir à sa mère autant qu'il haïssait l'idée qu'elle ne le croit pas. Finalement, son visage se radoucit et elle le laissa passer. « D'accord. Mais je ne veux pas entendre que tu as menacé d'ensorceler encore tes frères, tu m'as compris ? Et n'oublie pas : Une fois l'école commencée, si je te prends à cela, tu feras perdre des points à ta maison. »
« Oui, madame » dit-il docilement, ses lèvres tirées en une ligne comme il tentait d'avoir l'air aussi peu combatif que possible. Elle revint en arrière dans le couloir, vers ce qu'il pensa être la chambre de ses parents. Après qu'elle soit passée, Stu et Si se penchèrent par les portes de leurs chambres, de chaque côté du couloir, dans la même direction que sa mère avait prise, et tous deux tirèrent leur langue à Harry, et louchèrent, ayant l'air très bêtes. Harry tira sa langue et loucha aussi, bien qu'il sache que si sa mère le prenait, il serait celui qui se prendrait une avoinée étant donné qu'il avait seize ans et qu'il était l'aîné…
Je ne suis pas fils unique. Je suis l'aîné. Il se tourna pour descendre les larges escaliers quand le son de quelqu'un chantonnant faux saisit son attention. Il descendit le couloir après les escaliers, allant à la chambre de sa sœur. La porte était légèrement entrouverte, et il vit à travers la fente qu'elle remplissait encore sa malle. Elle tenait une photo encadrée identique à celle qui était sur la cheminée de Harry. Eux deux avec Draco Malfoy. Trois fauteurs de troubles, comme sa mère les appelait avec affection. Jamie s'arrêta un moment, et mit son doigt sur l'image de Draco, une expression rêveuse sur le visage. Elle se secoua et enveloppa l'image encadrée dans une robe de sorcier, pour la protéger, la fourrant dans la malle. Est-ce que ma sœur en pince pour mon meilleur ami ? Il rit intérieurement. Mon meilleur ami. Ne venait-il pas de dire à… quelqu'un… que Malfoy allait maintenant être son meilleur ami ? Il n'avait aucune idée d'à quel point il avait été prophétique…
Soudain, un souvenir très vivace lui remonta en tête, et il se vit avec Draco Malfoy et sa soeur quand ils avaient onze ans et qu'elle en avait neuf, mangeant un cône glacé en terrasse chez Florian Fortarome, au Chemin de Traverse…
Jamie fronçait les sourcils à sa crème glacée qu'elle léchait méthodiquement sur le tour. Harry et Draco parlaient avec excitation de leurs achats pour commencer leur première année à Poudlard.
« Tu as eu ta baguette maintenant ? » lui demandait Draco.
« Pas encore. Maman est chez l'apothicaire, elle achète mon matériel de potion. Après que nous ayons fini ici, je pense qu'elle a dit que c'était les robes ensuite… »
« Bien ! Quand mon père rentrera, nous irons chercher les robes aussi. Assurons nous que nous prendrons les mêmes. »
« Oui ! » acquiesça Harry, prenant un morceau de sa glace chocolat macadamia qui lui fit mal aux dents. « J'aimerais juste pouvoir prendre nos balais… »
« Trop vrai ! C'est pas juste de ne pas laisser les première année avoir un balai… Je veux dire, cela fait des siècles que nous volons. Nous savons ce que nous faisons. » Draco commença à attaquer son cône.
« J'espère juste que tu vas faire quelque chose pour ton ronflement… »
Draco frappa Harry sur le bras, joueur. « Mon ronflement… »
« Oui. Si nous devons partager le même dortoir pendant sept ans… »
« Tu as effrayé les elfes de maison avec ton ronflement la dernière fois que tu as dormi à la maison » rit Draco, et Harry rit aussi. Ils se calmèrent pendant une minute, mangeant leurs cônes glacés. Puis Harry rompit le silence.
« Je suis content que ton père ait décidé de t'envoyer à l'école du village il y a quelques années. » dit-il doucement, incapable d'imaginer la vie sans son meilleur ami.
« Moi aussi. Merci mon dieu pour la pénurie de main d'œuvre. J'ai passé des mois sans tuteur avant que mon père ne cède finalement sur l'école. »
Jamie finit son cône et commença à nettoyer ses doigts élégamment, et Harry remarqua qu'elle avait des larmes dans ses yeux. Il la regarda avec inquiétude.
« Ca va, James ? »
Elle jeta sa serviette sur la table avec dégoût. « Oh, c'est bon pour vous. Vous allez tous les deux partir vivre au château, et vous allez avoir des baguettes et apprendre des sorts… tandis que moi, je serai coincée au village à réciter les conjugaisons et les déclinaisons latines ! »
« Mais Jamie, » dit Draco, mettant sa main sur la sienne, « tu seras une première année bientôt. Dans un rien de temps ! Tu verras… Et tu as toujours les jumeaux… »
Elle fit la tête. « Les jumeaux… ha ! » Harry la vit essuyer colériquement quelques larmes au coin de l'œil. Il sentait un étrange nœud dans son estomac. Pauvre Jamie…
« De toutes façons, » dit-elle, la voix prise, « Qu'est-ce qui vous fait penser que vous irez tous les deux dans la même maison ? »
Harry et Draco s'arrêtèrent et se regardèrent. « P- Pourquoi ? » lui dit Draco. « Tu ne penses pas que nous serons mis dans la même maison ? »
Elle haussa les épaules. « Bien, notre père et notre mère étaient tous les deux à Griffondor, et je ne sais pas pour ta mère, Draco, mais je sais que ton père était à Serpentard. »
Harry et Draco se regardèrent encore. « Cela ne marche pas toujours comme cela, James » lui dit Harry. « Plein de familles ont des gens de différentes maisons. Les parents, les enfants, les frères et les sœurs. Juste parce que quelqu'un dans ta famille était dans une maison particulière ne signifie pas que tu vas l'être aussi. » Harry essaya de paraître plus sûr de cela qu'il ne l'était. Et s'ils n'étaient pas dans la même maison ?
« Et si nous ne sommes pas dans la même maison ? » disait maintenant doucement Draco, énonçant les craintes de Harry. Harry baissa les yeux, fronçant les sourcils, puis les releva.
« Pourquoi est-ce que cela poserait un problème ? Nous serions encore amis. Pourquoi ne le serions-nous plus ? »
La question resta en suspens entre eux. Après un silence inconfortable, Draco commença à ouvrir sa bouche, mais Jamie l'interrompit. « Je vais vous dire pourquoi vous ne le seriez plus. Vous allez passer tout votre temps avec vos camarades de maison pendant sept ans. Vous allez être en classe avec vos camarades de maison de votre année, et vous vivez avec eux. Et puis il y a les salles communes pour chaque maison. Et la table de la maison dans la grande salle. Et puis il y a les équipes de Quidditch… Je veux dire, si vous êtes dans des maisons différentes, vos équipes joueront l'une contre l'autre. Vous ne supporterez pas la même équipe… »
« Arrête, arrête » dit Harry, essayant d'être la voix de la raison. « Juste parce que papa et maman étaient à Griffondor ne signifie pas que je vais y être, et juste parce que le père de Draco était à Serpentard ne signifie pas qu'il va y être. Je veux dire… nous pourrions tous deux être à Serdaigle. »
Jamie éclata de rire, mettant rapidement la main devant sa bouche, ses yeux malicieux. Draco avait l'air assez vexé. « Qu'est-ce qu'il y a de si drôle ? » demanda-t-il. Elle enleva la main de devant sa bouche.
« Avec ces notes ? Pas juste toi, Draco. Je veux dire Harry aussi. »
« D'accord » dit Harry. « Pouffsouffle alors. »
Elle rit encore. « Vous deux n'êtes pas exactement ce qu'on peut appeler de grands travailleurs. Faites y face. Ou bien vous serez tous les deux à Griffondor, ou tous les deux à Serpentard, ou vous serez un dans chaque. »
Harry regarda Draco puis sa sœur. « Beaux encouragement, James. Merci beaucoup. »
Elle commença à pleurer à nouveau. « Bien, pourquoi ne pas répandre la misère alentour ? Vous allez foutument me manquer vous deux… »
« Jamie Rose Potter ! Vocabulaire ! » Harry trouva dur de ne pas rire en disant cela.
« Oh, tais-toi Harry. Tu m'as entendu dire 'foutument' déjà. Si maman avait idée du vocabulaire que tu utilises… »
Harry riait carrément maintenant. « Elle me lancerait probablement un maléfice pour que je ne puisse plus parler que pour demander de la nourriture ou quelque chose comme cela. Tu ferais mieux de t'exercer à mieux te contrôler pour quand tu seras à Poudlard, toutefois. Si un préfet t'entend parler comme cela, tu pourrais perdre des points de ta maison. »
« Oh, tu parles d'une bêtise ! Les préfets sont ceux qui ont probablement le pire langage, spécialement quand ils crient sur les minables petits première année… »
Harry tendit son bras et commença à la taper sur le côté, la faisant exploser en rires hystériques.
« Harry ! tu sais ce que maman a dit si tu me chatouilles… » Mais il continua encore, et elle riait si fort qu'elle ne pouvait pas continuer à parler.
« Tu ne vas plus m'avoir longtemps pour te chatouiller. Profites-en tant que tu peux. » dit-il, continuant les chatouillis pendant encore trente secondes, puis il s'arrêta quand il vit qu'elle ne riait plus mais qu'elle le regardait très sérieusement.
« Je sais » dit-elle, déglutissant. Elle tendit ses bras et mit une main sur un bras à chacun, sur la petite table du café. « Vous me manquerez tous les deux. »
Les garçons recouvrirent ses mains avec les leurs. « Nous t'enverrons des chouettes tout le temps. » promit Draco, et Harry acquiesça solennellement.
« Tout le temps. »
Harry se détourna de la porte de sa sœur, et descendit les escaliers. Il parcourut le couloir de devant du regard, avec sa grande tapisserie, les panneaux allant du sol au plafond, et le plafond coffré. Il faisait encore face au fait que les quinze dernières années de sa vie ne s'étaient jamais produites. Ou plutôt qu'elles s'étaient déroulées complètement différemment. Il s'inquiétait d'une chose : pourrait-il continuer à se souvenir de son ancienne vie, pourrait-il avoir les souvenirs de deux périodes de quinze ans dans sa tête en même temps ? Il commençait à avoir l'impression qu'à chaque fois qu'il remontait un souvenir de cette vie, il perdait quelque chose de l'autre.
Il pensa à son autre vie et à toutes les choses qu'il avait laissé inachevées. Où était Rogue ? Peut-être qu'il ne devait pas s'inquiéter. Il allait probablement bien dans cette vie. Et s'il n'était pas bien dans cet autre temps, peut-être que c'était une autre personne dont la vie avait été sauvée en même temps qu'il avait sauvé sa mère. Il s'était déjà souvenu que Pettigrew avait été puni pour avoir trahi ses parents, et que Sirius n'avait jamais été emprisonné.
Mais ensuite, il commença à douter à nouveau. Et s'il rêvait ? Et si ses insomnies l'avaient conduit à cela, son cerveau le forçant à rêver chaque fois et où que ce soit qu'il pouvait le faire, et ceci était le rêve dans lequel il était ? Il se pinça son propre bras gauche douloureusement, tournant vicieusement la peau entre les doigts de sa main droite. Puis il frotta la peau rougie, vacillant et jurant dans sa barbe. Si c'était un rêve, il était extrêmement réaliste.
Il atteignit le pied des escaliers et avança, n'ayant pas pensé consciemment où trouver la salle à manger. Il tourna à gauche et entra dans la pièce immense, avec son énorme table de banquet avec seize chaises autour et son chandelier en cristal avec des douzaines de chandelles. Il remarqua qu'il y avait une carte de vœux que quelqu'un avait laissé sur le manteau de la cheminée. Il traversa la pièce pour la regarder.
Il y avait un beau cœur en dentelle sur le devant. Cela ressemblait à une carte de la St Valentin. Est-ce qu'elle était là depuis février ? Harry l'ouvrit. Il n'y avait pas de message imprimé à l'intérieur, seule une ligne écrite à la main. Joyeux anniversaire. Pour Lily, mon amour. S.
S.
Son beau-père. Il se souvint que Sirius n'était pas allé en prison dans cette vie, et son cœur bondit dans sa gorge. Il se souvint aussi de Sirius lui disant qu'il avait fait des avances à sa mère une fois, quand ils étaient à l'école, et disant à Rogue « Nous étions tous amoureux d'elle. » Il pensa à la couleur des yeux et des cheveux de ses frères, superposée aux traits de sa mère. Il ne put réprimer un énorme sourire de fendre son visage comme il allait vers la porte sur la gauche de la cheminée, qui, il le savait d'une manière ou d'une autre, le conduirait à l'office, où se trouvait la porcelaine.
Sa mère avait épousé Sirius ! Il ne pouvait pas croire comme il découvrait des choses de mieux en mieux dans cette vie ! Qui eut cru que le monde serait tellement mieux simplement parce que sa mère vivait ? Qui eut cru la différence que pouvait faire une personne ? Et a quel point tout pouvait être différent ? Puis il s'arrêta foudroyé sur son chemin quand il vit son beau-père.
Ce n'était pas Sirius Black.
* * * * *
