Lunenoire, Philippe Gryffondor, Mary Cooper : merci à vous trois pour vos reviews si nombreuses. Je suis très touché par votre régularité. Merci encore.
Lilou : certains aspects de l'histoire peuvent être prévisibles, encore que je me sois souvent laissé surprendre par la suite par rapport à ce que je pensais. En tous cas, le chemin est peut-être plus intéressant encore que la destination...
Fumseck : un nouveau bout le lundi, le mercredi, le vendredi. Merci beaucoup pour cette toute première review.
***
Les yeux de Harry s'ouvrirent en grand. La chambre était sombre comme de la poix. Il tendit sa main pour prendre sa baguette. Peu importe où il dormait, il déposait toujours sa baguette sur une table à côté de son lit, exactement au même endroit et dans la même position afin qu'il puisse la prendre rapidement. Sa baguette maintenant en main, il marmonna : « Lumos ! » Harry regarda autour de lui, espérant contre toute attente qu'il se retrouverait dans la tour Griffondor. Mais la faible lumière de sa baguette brillait dans le froid dortoir de Serpentard, éclairant les rideaux de velours verts tirés autour des autres lits, une bannière de la maison de Serpentard décorant le mur près de la lourde porte en bois. Il remarqua maintenant que des chandeliers muraux, avec leurs chandelles dormantes, avaient la forme de serpent.
Harry soupira, se demandant quelle heure il était. Il se sentait complètement éveillé et impatient. Il traversa doucement le sol de pierre pieds nus, vacillant à chaque contact avec la pierre froide. Dormir dans un donjon pendant sept ans mettrait n'importe qui de mauvaises dispositions, pensa-t-il. Pas étonnant il y eu plus de mages noirs venant de Serpentard que d'aucune autre maison. Bien sûr, j'ai vécu sous les escaliers pendant dix ans, alors ce n'est peut-être pas juste l'environnement qui les a fait mal tourner...
Il atteignit le chevet de Draco et passa sa baguette au-dessus de la table de chevet. Il trouva la montre de son meilleur ami et la mit. Il était six heures trente. Il écarta les rideaux et regarda le garçon blond, dormant la bouche ouverte, l'air d'avoir huit ans plutôt que d'être le Don Juan de Poudlard. Harry secoua son épaule avec douceur.
« Draco ! Réveille-toi ! » Il n'eut aucune réponse. Il avait été trop gentil. Harry se demanda jusqu'à quelle heure il était resté dans la salle commune, et s'il avait abandonné l'idée de prendre quelque sorte de revanche que ce soit sur Ron. Il le secoua avec moins de douceur et répéta son nom un peu plus fort. Draco commença finalement à s'étirer, luttant pour ouvrir ses yeux.
« Quoi... ? Harry? Que se passe-t-il ? »
« C'est moi. Mais tu n'as pas besoin de venir. Je veux juste t'emprunter ta montre. Je te la rendrai au petit déjeuner. »
« Ma montre... C'est tout ? » Dit-il en colère, tapant dans son oreiller et se retournant. « Prends la. » Marmonna-t-il à son oreiller. « Casse-toi. ». Draco referma ses yeux et recommença à dormir.
Harry ferma les rideaux. Lui aurais-je demandé si je pouvais emprunter sa montre il n'y a encore qu'un jour ? Se demanda-t-il. Ou l'aurais-je juste prise et aurais-je laissé Draco se demander qui la lui avait piquée ?
Après s'être habillé, il quitta le dortoir, tenant sa baguette en l'air. Il fit une courte pause aux toilettes, grimaçant quand les chandelles sur les murs revinrent à la vie, assaillant ses yeux avec bien plus de lumière que sa baguette. Après avoir quitté la salle aux dalles vertes et résonnante, il ralluma encore sa baguette et alla jusqu'à la salle commune. Il allait partir quand il réalisa qu'il n'était pas vraiment habillé de façon appropriée pour courir. Il était à peu près sûr qu'il n'avait rien d'approprié dans sa malle non plus, alors il enleva sa chemise, et la métamorphosa, puis son pantalon, et en dernier ses chaussures. Maintenant il avait un habit de sport et des chaussures de course. Il décida de retourner à son dortoir et de prendre un ensemble de robes et quelques habits frais. Il les rétrécit pour qu'ils puissent tenir dans sa poche avec une transformation de plus, afin qu'il puisse se doucher, se changer, et aller déjeuner sans revenir. Il avait le sentiment qui passerait aussi peu de temps que possible dans la maison Serpentard.
Il marcha dans les sombres couloirs souterrains, essayant de se souvenir des tours et des détours qu'il avait pris après la fête, à l'envers. Non, se dit-il lui-même. N'essaye pas trop fort. Une partie de toi sait cela, le sait depuis cinq ans. Il essaya juste de faire vider dans son esprit et de se laisser guider par ses pas. Et bientôt, il passa la porte de la classe de potions, et peu de temps après il montait vers le hall d'entrée. Il ouvrit la lourde porte d'entrée et sourit. Il avait oublié à quel point le lever du soleil était beau à Poudlard. Il faisait face à l'ouest, le ciel était encore d'un bleu profond, mais dès qu'il eut contourné le château et commencé à descendre les pelouses humides jusqu'au terrain de Quidditch, il put voir le ciel rose pâle au-dessus de la forêt. Il se souvint s'être réveillé là-bas, après que Fridwulfa l'ait bordé entre des fourrures douces pour la nuit... Tant de choses qui n'étaient jamais arrivées maintenant, tant de pensées et de souvenirs enfouis dans son cerveau...
Dès qu'il se fut étiré et qu'il eu commencé à courir, il commença à retrouver son vieux soi. Mais quand il haleta après seulement trois tours de circuits autour du chemin de sable, il réalisa que ce corps n'était pas habitué au rythme qu'il s'imposait. Il se souvint à quel point il s'était senti essoufflé après la première fois où il était allé courir depuis la maison des Dursley jusqu'au parc, puis en revenant. Il ne se sentait pas aussi mal que cela, mais il ne se sentait pas non plus de pouvoir faire plus maintenant. Je vais devoir travailler ma forme de nouveau, pensa-t-il.
Après quelques exercices d'étirement, il commença à revenir au château, puis s'arrêta. Il se souvint qu'il n'avait plus 'carte blanche' [NDT : en français dans le texte] pour utiliser la salle de bain des préfets, et qu'il ne connaissait pas le mot de passe de toute façon, même s'il avait voulu se faufiler dedans. Cela signifiait refaire tout le chemin à l'envers pour retourner au dortoir de Serpentard pour se doucher. Au lieu de cela, il se dirigea vers le terrain de Quidditch. Il y avait des douches dans les vestiaires. Il entra, frissonnant. Pour quelque raison, il faisait plus froid ici qu'à l'extérieur. Il lança un sort de chauffage sur le sol avant de se doucher, puis s'habilla et métamorphosa ses vêtements de course, les rendant cette fois assez petits pour qu'ils contiennent discrètement dans les poches de sa robe (après avoir rendu à ses autres vêtements leur taille normale). Il allait partir, comme il était maintenant huit heures, mais il saisit une image de lui dans un miroir et fronça les sourcils. Il ferma ses yeux et se concentra aussi fort qu'il put. Finalement, il sentit un chatouillis familier sur tout son crâne. Quand il ouvrit ses yeux, il sourit. Il avait sa vieille coupe de cheveux, celle de son ancienne vie. Bon. Quelque chose de plus qui me fait me sentir normal. Il allait se raser, puis il décida qu'il n'y avait pas tant d'ombre que cela sur son visage, et il partit pour le château.
Quand il entra dans la grande salle, elle était déjà bruyante avec les conversations du déjeuner. Le nombre réduit d'élèves commença à avoir l'air normal pour lui, mais il remarqua que cela ne réduisait pas le bruit se réverbérant sur les murs de pierre. Il s'assit à la table Serpentard, entre sa sœur et son meilleur ami.
« Où étais-tu ? » Demanda Jamie entre deux bouchées de toasts. « Et qu'as-tu fait à tes cheveux ? »
Harry se servit avec quelques saucisses et des oeufs. La course lui avait donné l'appétit qu'il n'avait pas eu durant la fête de bienvenue. « Courir. Au terrain de Quidditch. » Dit-il brièvement. « Je l'ai changé. Ma coupe, je veux dire. J'étais fatigué de l'ancienne. » Il continua à manger, puis se tourna pour regarder sa sœur silencieuse. Elle avait des larmes dans les yeux. « Jamie... Qu'est-ce qui ne va pas ? »
Elle renifla, prenant un peu de confiture pour son toast. « Alors, tu es si fatigué de ressembler à notre père, n'est-ce pas ? »
Il ne s'était pas attendu à cette réaction. « Heu, je voulais... Tu sais... Je voulais ressembler à moi-même. » Il se tortilla, ne voulant pas que sa sœur pense qu'il montrait un manque de respect à la mémoire de leur père. Devait-il faire de son apparence un lieu de pèlerinage permanent à son père ? Il se demanda.
« Bien, tu-sais-qui va avoir une attaque quand elle va te voir. Et tu ne t'es pas rasé. »
« Tu-sais-qui est une femme ? Depuis quand ? »
Jamie regarda les autres élèves autour d'elle. « Tu sais de quel tu-sais-qui je parle. Ne fait pas l'idiot. »
Il allait dire qu'il jouait pas une pièce, mais il réalisa que cela ne sonnerait pas très bien, alors à la place, il regarda vers la table des professeurs, est assez sûrement, sa mère le regardait avec ses sourcils levés et une expression significativement désappointée sur son visage. Super, pensa-t-il. Personne ne s'en souciait quand je faisais cela avant. Maintenant, j'ai une sœur et une mère qui me soufflent dans le cou pour un simple changement de coiffure...
Mais les réactions n'étaient pas toutes mauvaises. Pansy Parkinson lui souriait très largement, Millicent Bulstrode continua à tomber son argenterie et à rougir à chaque fois qu'il regardait dans sa direction (elle essayait de prétendre qu'elle ne regardait pas). Et Maria Kirkner continua simplement à le regarder sans aucune pause, mangeant et buvant comme si elle le trouvait si complètement hypnotisant, qu'elle n'avait aucun autre choix que de rester rivée sur lui pendant tout le repas. Harry se tourna pour regarder subrepticement aux autres tables. Quelques filles de Griffondor l'avait remarqué aussi. Parvati Patil lui donnait un regard surpris similaire à celui que sa mère lui avait donné (sans l'hostilité), et Ginny lui souriait encore. Cette fois, il lui sourit aussi, ne se retournant pas jusqu'à ce que Ronald Weasley, à côté d'elle, se retourne et le foudroie du regard. Harry soupira, retournant à sa nourriture. Il devait faire quelque chose pour Ron. Son vrai meilleur ami lui manquait vraiment et il voulait le retrouver. Il regarda de côté pour voir Draco Malfoy. Draco pouvait être bien quand il voulait l'être. Mais ce n'était pas Ron, et de loin. Il se tourna et regarda à nouveau la table Griffondor. Cette fois-ci, le Weasley qu'il regarda avec envie n'était pas Ginny, mais Ron.
Le petit déjeuner fut presque fini, Harry demanda à Draco « Alors, qu'avons-nous aujourd'hui ? »
« Pourquoi, n'as-tu pas tes affaires avec toi ? Nous avons métamorphose avec les Serdaigles en premier. C'est trois étages au dessus. Tu manquerais la moitié du cours, en retournant au donjon chercher tes affaires. Après cela, nous avons défense contre les forces du mal avec les Pouffsouffles. C'est encore un étage au-dessus de la salle de métamorphoses. Tu n'as aucun moyen de récupérer ses affaires entre les cours sans être en retard pour celui-là non plus. »
C'est drôle, pensa Harry. Nous n'avions jamais habitude d'avoir ces cours en combinaison avec les autres maisons. Et alors, l'école avait aussi bien plus d'élèves... Soudain, il se mit à rechercher une idée pour récupérer ses parchemins, ses livres, ses plumes et son encre.
« Qu'y a-t-il après le déjeuner ? »
« Potions, puis sortilèges. Les deux avec les Griffondor, malheureusement. Nous devrons supporter Weasley tout l'après-midi. Pas de temps libre aujourd'hui. Quoi, tu vas attendre jusqu'au déjeuner pour récupérer tes affaires ?»
« Ne t'inquiète pas. Je vais le faire maintenant. Combien de temps avons nous, quinze minutes ou quelque chose comme cela, avant de commencer en haut ? »
« Je pense... » Commença Draco, regardant son poignet. Puis regarda celui de Harry. « Hey ! Tu as pris ma montre ! »
« Je t'ai demandé, et tu m'as dit de la prendre et de m'en aller. »
« Quand t'ai-je jamais dit de la prendre ? »
« À six heures et demi, ce matin. »
« Que diable faisais-tu debout à six heures et demi ? »
« Je te l'ai dit : je suis allé courir. Tu étais à moitié endormi. J'avais peur que tu ne t'en souvienne pas. Tiens. » Il la lui rendit.
« Tu peux te lever pour courir à six heures et demi, mais tu ne peux pas te souvenir d'amener tes affaires pour les cours ? Notre dortoir est à une demi-heure à pied. Une heure pour faire l'aller-retour. »
« Je sais, je l'ai fait. Il y a quelque chose plus rapide que de marcher. Viens. »
Il se leva et sa sœur et son meilleur ami le suivirent. Il les conduisit en dehors de la grande salle, à travers le hall d'entrée et jusqu'au bas des escaliers conduisant au donjon. Au pied des escaliers il s'arrêta. Les torches vacillantes fournissaient la seule lumière. Il sortit sa baguette et regarda droit devant lui, dans la demie-obscurité, se concentrant sur son sac à dos, ses livres, ses parchemins, ses plumes et ses bouteilles d'encre dans sa malle, au pied de son lit. Il visionna chaque objet dans son esprit, très clairement. Finalement, il cria « Accio ! ». Le son résonna sur les murs de pierre, mourant graduellement. Une minute passa, puis deux, trois. Ses sourcils encore froncés par sa concentration, il garda sa baguette dehors attendant, attendant, attendant.
Finalement, quand presque dix minutes s'étaient écoulées, ils purent voir de les objets arriver à toute vitesse vers eux. Finalement, quand il sembla que les trois risquaient d'être empalés par les plumes, aspergés par les bouteilles d'encre, frappés par les livres, Harry, sa baguette encore pointée en direction du couloir, cria « Impedimenta ! ».
Les objets restèrent suspendus en plein air, arrêtés nets par le deuxième sortilège. Harry avança d'environ dix pieds, et cueillit ses fournitures en plein air, y compris son sac à dos. Il mit ses affaires dans son sac, et le balança par-dessus son épaule, puis il se tourna pour regarder les visages choqués de son ami et de sa sœur.
« Quoi ? »
Ils étaient d'abord muets. Finalement, Jamie arriva à former des mots. « Quand es-tu devenu si bon aux charmes d'attractions ? Et quel était cet autre sort ? »
« Il ralentit tellement les choses qu'on dirait qu'elles sont complètement arrêtées. En fait elle continuent à bouger, mais vraiment très lentement. Oh, cela me rappelle. » . Il y pointa sa baguette vers son sac. « Finite Incantatem ! » Il leva à nouveau les yeux vers sa sœur. « Je ne peux pas les laisser continuer à bouger, même un petit peu, maintenant que je les ai. »
Elle continua à le fixer, puis agrippa le poignet de Draco, le tordant dans une position inconfortable qu'il le fit hurler de douleur. Mais il ne fit rien pour arrêter ou pour se venger. Après avoir regardé sur sa montre, elle épaula son propre sac et courut dans les escaliers. « Je vais être un retard en sortilèges. Rendez-vous au déjeuner ! »
Les deux garçons lui dire au revoir, puis commencèrent eux-mêmes à monter les escaliers. Comme ils avançaient, ils étaient rapidement rejoints au-dessus du premier étage par les autres sixième année de Serpentard et de Serdaigle. Harry vit que son ami continuait à lui lancer des regards de côté avec une expression suspicieuse. Finalement, Harry ne put plus supporter.
« Qu'y a-t-il avec toi ? On dirait que vous deux n'aviez jamais vu quelqu'un lancer un sort d'attraction avant ! »
« Non, nous pensions qu'on ne t'avait jamais vu faire un sort d'attraction. Il y a une différence. »
« Bien , je l'ai fait correctement, n'est-ce pas ? »
« Oui, mais... »
« Bien, alors laisse tomber. »
Ils avaient atteint la salle de classe de métamorphose. Harry entra avec un sourire, attendant avec impatience une classe avec son parrain. Ils rentrèrent avec les autres Serpentard de leur année, plus une demi-douzaine de Serdaigles dont Harry se souvenait de son autre vie. Evan Davies portait un badge de préfet, tout comme Mandy Brocklehurst. L'un des autres garçons était Félix Moon, et l'un était Terry Boot, mais il n'était pas sûr de qui était qui. Il reconnut aussi Lisa Turpin et Sally-Anne Perks. Avec Normann Nott, Blaise Zabini, Morag MacDougal, Pansy Parkinson et Millicent Bulstrode, ils étaient treize. Un parfait cénacle de sorciers, pensa Harry avec un sourire. Trelawney aurait une attaque.
« Bonjour ! » Leur dit Sirius avec un sourire amical comme ils prenaient place. Il ressemblait encore au beau témoin des photos du mariage des parents de Harry, au lieu du fugitif à la justice des sorciers. « Sixième année de Serdaigle et de Serpentard, correct ? »
« Serpentard et Serdaigle. » le corrigea Draco Malfoy. Il sourit à Draco.
« Bonjour, Draco. Tu as passé un bon été ? » Draco lui sourit. Bon, pensa Harry, lui et mon meilleur ami s'entendent bien. Et il est la sorte des professeurs qui utilisent les prénoms, au lieu des noms de famille. Il sourit aussi à Sirius, et l'air maintenant moins jovial, Sirius lui fit un signe de la tête.
« Bonjour, Harry. »
Harry se renfrogna juste un peu, s'étonnant de cet accueil tiède. Les autres élèves commencèrent ensuite à bavarder avec lui de leurs vacances. Il était clairement un professeur très populaire, et il les écouta attentivement durant quelques minutes avant de taper dans ses mains et de leur faire signe de s'asseoir.
« Oui, oui, je suis sûr que vous avez tous eu de superbes aventures pendant vos vacances, et je les ai pratiquement toutes entendues. Mais maintenant, nous devons commencer. C'est votre sixième année. Vous vous êtes assez bien débrouillés pour vos BUSES. J'étais très, très satisfait avec chacun d'entre vous. » Il rayonnait en disant cela. « Mais maintenant, vous avez seulement deux années pour préparer vos ASPICs. Ce n'est pas autant de temps que ce que vous pensez. Nous allons commencer les métamorphoses avancées cette année. Par le passé, vous avez métamorphosé des objets inanimés et de petits animaux. Ce trimestre, nous commencerons à métamorphoser des animaux plus gros, et des objets en progressant vers... » Il fit une pause, les regardant tous. «... Se métamorphoser les uns les autres. »
Une paire de personne haleta. Harry et Draco se regardèrent, alarmés. Apprendre la métamorphose en animagus, c'était une chose, pensa Harry. Je ne suis pas sûr de vouloir que quelqu'un d'autre me métamorphose. Il se souvint de Draco Malfoy dans le rôle du furet bondissant, et pouffa presque à ce souvenir, mais il se rattrapa à temps, en mordant sa langue. Son parrain lui adressa un regard sérieux, et son meilleur ami lui fronça les sourcils. C'est une bonne chose que Draco ne puisse pas lire dans ma tête, pensa Harry.
« En tant que septième année, vous apprendrez à vous métamorphoser vous-même. Ce seront des sorts de courte durée, et ils nécessiteront des baguettes, contrairement à la métamorphose en animagus, qui est fait ainsi. » Dit-il, disparaissant soudain, pour être remplacé par un gros chien noir. En un clin d'œil, leur professeur était de retour, avec ses yeux et ses cheveux noirs, et sa robe marron profond. « Cependant, même si nous déterminons durant votre septième année que l'un d'entre vous, et je serais même très surpris s'il y en avait un parmi tous les septième année, a l'aptitude pour devenir un animagus, vous pourriez ou pas être capable d'étudier pour en devenir un. Le ministère doit maintenant approuver les candidats aux études d'animagus, avec la soumission d'informations détaillées concernant vos motivations pour devenir un animagus. La dernière fois que je l'ai entendu, le processus de candidature pouvait durer jusqu'à seize mois, et personne n'a été approuvé depuis que j'ai reçu ma licence d'animagus, il y a quinze ans. Ils ont institué la nécessité de se présenter il y a seulement dix ans. Cependant, personne n'a jamais été approuvé pour tenter cela pendant tout ce temps. Alors, je ne m'attends pas exactement à ce que quelqu'un devienne un animagus avant d'avoir fini sa septième année, parmi vous. »
Harry pondéra cela. Pourquoi le ministère contrôlait cela si étroitement maintenant ? Le professeur MacGonagall avait simplement commencé son entraînement avec lui après un avoir discuté avec Dumbledore. « C'est une bonne chose qu'il n'y ait pas eue cette règle quand tu étais à l'école. » Dit-il à Sirius, souriant.
Le sourire de Harry s'évapora une seconde plus tard, quand son parrain, le foudroyant, lui dit doucement, « Dans le couloir, Potter. Maintenant. » Plus de prénom.
Harry se leva avec une vive agitation et suivit Sirius par la porte, regardant son meilleur ami par dessus son épaule, qui lui faisait tristement un signe d'au revoir, comme s'il ne s'attendait pas à le revoir. Une fois dans le couloir, son parrain se tourna vers lui, et avait l'air d'être à peine sous contrôle.
« Que voulais-tu dire par cela ? » Demanda-t-il Harry. Bien que Harry ait vu Sirius Black en colère, il ne l'avait jamais vu en colère contre lui, dans cette vie, où la précédente.
Il fixa son parrain, peu sûr de là où commencer. « Eh bien, heu, » il avait du mal. « Tu sais. La façon dont toi et mon père et ... et Pettigrew êtes devenu animagi afin que... Que vous puissiez accompagner Remus Lupin quand il... Tu sais... » Il regarda nerveusement son parrain. Il foudroyait encore plus Harry.
« Comment sais-tu cela ? »
Oh non, pensa Harry, se souvenant de sa conversation avec son beau-père la veille. Pas encore. « Oh, tu sais. J'ai... entendu des choses. Au fil des ans. Ici et là. »
« Ici et là. » Répéta son parrain, faisant les cent pas, passant sans arrêt sa main dans ses cheveux. « Pas en bas, au terrain de Quidditch ? »
Maintenant, Harry était celui qui était confus. « En bas au terrain de Quidditch ? Comment aurais-je pu entendre parler de cela au terrain de Quidditch ? »
Sirius se redressa et éclaircit sa gorge. « Oh, rien. Oublie ce que je t'ai dit. » Son expression se radoucit. « Je suis désolé, Harry. C'est juste que tu dois te souvenir qu'en classe, tu es juste un élève, pas mon neveu. Tu es très bon en métamorphose... Je t'ai donné deux BUSEs, n'est-ce pas ? Mais je ne peux pas risquer que quelqu'un pense que je te donne un traitement préférentiel. »
Harry se hérissa. « J'ai mérité mes notes. »
« Oui, tu les as méritées. C'est juste... Ne fais plus de remarques concernant des choses que tu as entendues dans des conversations privées à la maison, mmm ? Ne laisse pas les gens penser que nous avons des relations personnelles. » Il regardait Harry plus gentiment maintenant. Harry acquiesça. « Oh, et Harry, jolie coupe. » Il sourit encore plus maintenant, et Harry sourit aussi. Ainsi, il pouvait bien s'entendre avec son beau-père, et... Dans une certaine limite... Avec son parrain. Pourquoi pas avec sa mère ?
Harry et son parrain retournèrent vers la salle de classe et le reste du cours passa sans autre incident. Ils ne firent aucun sort mais prirent de nombreuses notes sur les dangers de se métamorphoser ou de métamorphoser quelqu'un d'autre. Cela faisait passer se désartibuler en transplanant pour des vacances à la plage. Harry se souvenait de la transformation manquée de Viktor Krum en requin, durant la deuxième tâche du Tournoi des Trois Sorciers. Il se demanda s'il pouvait encore faire la transformation en griffon d'or, et il décida de l'essayer plus tard, quand il se trouverait dans un endroit un peu plus privé. Il avait réussi à altérer ses cheveux, après tout. Cela semblait être un bon signe.
Une matière finie, une à faire, pensa-t-il, comme les Serpentards se séparaient des Serdaigles, qui allaient ensuite en classe avec Binns. Les Serpentards montèrent les escaliers jusqu'à la salle de classe de forces du mal, se retrouvant avec les sixième année de Pouffsouffle.
« D'où venez-vous ? » Demanda Millicent à Ernie MacMillan, se tenant assez proche de lui.
« Des serres, » lui répondit Hannah Abbott, venant entre elle et Ernie. « Herbologie avec Griffondor. »
« Bien sûr que c'était avec les Griffondors, avec qui d'autre serait-ce ? Pourquoi se donner la peine de le dire ? » se moqua Draco d'elle, puis il roula ses yeux vers Harry et marmonna « les Pouffsouffles. »
Harry se sentit gêné pour Hannah, qui donna un regard blessé à Draco, qui sembla trouver cela amusant. Comme il parcourut du regard la demi-douzaine d'élèves de Pouffsouffle, il remarqua encore l'absence de Justin Finch-Fletchley. Je suppose qu'il doit être à Eton, pensa Harry, jouant au football et au cricket, il se demanda pourquoi, lorsqu'il est excité, il fait des choses bizarres autour de lui. Au moins, il n'a jamais su ce que c'était que d'être pétrifié par un basilik.
Harry et Draco prirent les sièges devant et au centre. Severus Rogue ne dénia pas remarquer que les élèves rentraient dans la classe, malgré le bruit et les bousculades qui accompagnaient inévitablement l'arrivée de treize adolescents. Il continua à écrire placidement sur le tableau. Pas une poussière de craie n'osait se poser sur ses robes noires immaculées. Il doit avoir lancé un sort repoussant la poussière dessus, pensa Harry. Cela ressemblerait bien à son beau-père.
Il finit finalement d'écrire, ponctuant sa dernière phrase avec un point emphatique qui cassa le morceau de craie qu'il tenait. Il ignora cela et se retourna, regardant tous les élèves, y compris Harry, avec ce qui apparaissait être un dégoût intense. Hmm, pensa Harry. Peut-être que certaines choses n'ont pas vraiment changées. Il ne semble encore pas vraiment aimer être professeur.
Mais soudain, le visage de son père se fendit d'un sourire absolument éclatant. « Bienvenue ! C'est bon de tous vous revoir ! » Harry aurait pu tomber de sa chaise sous l'effet du choc. Tout aussi choquante était la manière dont Pansy et Millicent regardaient leur parchemin timidement, et même Hannah semblait avoir momentanément oublié que Ernie existait. Les cheveux noirs de son père brillaient, brossés vers l'arrière de son front, et sa barbe était nette et bien entretenue. Son nez était toujours aussi crochu, mais cela semblait ne pas compter. Toutes les filles semblaient penser qu'il était charmant. Puis Harry réalisa que sa nouvelle coupe était identique à celle de son beau-père. Et étant donné qu'il ne s'était pas rasé, il semblait avoir une fine barbe et une fine moustache. On aurait dit qu'il avait voulu l'imiter ! Harry s'effondra dans sa chaise, se demandant ce que son père dirait (et faisant une note mentale de se raser avant les classes de l'après-midi).
Mais aucun commentaire ne vînt sur ses cheveux ou sa barbe ou quoi que ce soit d'autre. « S'il vous plaît, sortez vos plumes et vos parchemins, et recopiez les notes sur le tableau ! Puis nous irons faire un petit voyage, comme cela. »
Il s'assit sur son bureau pour attendre que la classe ait fini de copier les notes. Harry commença à copier, puis fit une pause quand il réalisa que les notes étaient au sujet des épouvantards. N'avons-nous pas déjà étudié les épouvantards ? Se demanda-t-il. C'est étrange... Mais bon gré mal gré, il ne put trouver un souvenir d'apprendre quoique ce soit sur les épouvantards dans cette vie. Il haussa les épaules et écrit rapidement.
Comme tout le monde eut posé sa plume, son père se leva à nouveau. « Bien ! Nous allons descendre aux cuisines. M White, le concierge, a rapporté que les elfes de maison avaient trouvé un épouvantard dans la réserve de pommes de terre. Nous allons le débusquer et puis nous confronter à lui. Maintenant, étant donné que les épouvantards peuvent prendre la forme de votre pire peur, est ce que l'un d'entre vous pensait savoir quelle forme son épouvantard pourra prendre ? »
Serpentards et Pouffsouffles semblaient tous aussi déroutés les uns que les autres. Seul Harry leva lentement sa main. Son père lui fit un signe de la tête.
« D'accord. Potter. Cela en fait un. » Maintenant, Fiona Fawcett leva aussi sa main, l'air nerveux. Il lui fit aussi un signe, puis dit « Personne d'autre ? » Les autres avaient encore l'air désorientés. Bien, pensa Harry, nous allons voir bientôt.
Ils descendirent les escaliers et vers le hall d'entrée, puis continuèrent à descendre jusqu'aux cuisines. Quand ils atteignirent la peinture du saladier de fruits, Harry tendit instinctivement le bras pour chatouiller la poire pour qu'elle se transforme en poignée de porte. Son meilleur ami et son beau-père lui froncèrent les sourcils.
« Comment savais-tu cela ? » Lui demanda doucement son père comme Harry tenait la porte ouverte pour les autres. Harry eut envie de se frapper. À la place, il haussa les épaules et haussa les sourcils. Son père l'évalua suspicieusement comme ils entraient dans les cuisines.
Tout était comme Harry s'en souvenait. Les elfes de maison s'agitaient, préparant les plats du déjeuner. Ils ignoraient Severus Rogue et ses élèves, dansant agilement autour d'eux avec leurs fardeaux, où disparaissant avec des brusques pops ! ou crac !, et réapparaissant de l'autre côté de la pièce. Harry trouvait cela assez divertissant, en fait (maintenant qu'il n'essayait pas de se battre pour leur enlever leurs chiffons) et il aurait pu joyeusement regarder les elfes de maison travailler jusqu'au déjeuner, mais il suivit ses camarades de classe vers la zone derrière le grand four noir. Il remarqua que Crabbe regardait les elfes de maison avec de grands yeux, il se réfugia derrière le four aussi rapidement que possible.
Ils durent descendre une volée de marches pour atteindre la réserve de pommes de terre. Sa position était bien plus enfoncée qu'il n'était nécessaire, afin que les pommes de terre puissent toujours être au frais et au sec. Ils passèrent devant une porte étiquetée 'oignons', que le beau-père de Harry évita. Finalement il se tint avec une main sur le bouton de la porte étiquetée 'pommes de terre'. Le grand professeur les regarda tous.
« Donc, bien. Nous avons pratiqué des sorts et des sortilèges pendant cinq ans. Certainement que maintenant vous devriez être capables de combattre à peu près toutes les formes que cette créature va prendre, peu importe à quel point elle sera horrible. Sortez vos baguettes ! Est-ce que tout le monde est prêt ? »
.....
