Mary Cooper : la suite, car demain, c'est maintenant aujourd'hui
Fumseck : rassures-toi, de l'action, il va y en avoir
Falyla : merci beaucoup de passer qund même.
Philippe Griffondor : hé oui, Lucius est toujours aussi sympa.
Corwin Ishigami : bonjour à toi nouveau lecteur !


Draco allait, bien sûr, changer de ton sur les filles dans quelques courtes années, mais aucun d'eux ne le savait encore. Harry se souvenait maintenant que ce qui aurait dû être la coupe du monde de Quidditch suivante, en 1994, avait été annulé à cause des menaces des mages noirs qui avaient été prises plus au sérieux cette fois. Dans son ancienne vie, cela avait été quand il avait été voir jouer l'Irlande contre la Bulgarie… Il s'assit et ferma ses yeux. Concentre-toi, se dit-il. Souviens-toi. Et il s'assit, il commença à voir les images dans sa tête, il commença à être de nouveau davantage de ce monde…


Il y a avait quelque chose d'une guerre froide depuis 1982. Il n'était pas clair au ministère de qui supportait Voldemort et de qui supportait Croupton, et il y avait des purges périodiques dans les départements pour essayer de faire le ménage des personnes qui tenaient pour le 'mauvais' côté. Pour chaque atrocité commise par les Mangemorts, il semblait y avoir tout un pan des droits des sorciers qui était révoqué par les personnes qui étaient supposées protéger la population magique des mages noirs. Il y avait de fréquentes investigations, ceux qui étaient arrêtés pour être interrogés étaient habituellement envoyés à Azkaban. Ce n'était pas clair que tous ceux qui étaient là-bas étaient vraiment des mages noirs ou méritaient d'y être, mais le ministère semblait opérer selon le leitmotiv qu'il valait mieux être en sécurité que désolé.


Il y avait aussi de nombreux sorciers et sorcières quelque part au milieu, qui ne supportaient pas les Mangemorts, mais qui n'approuvaient pas non plus l'état policier sous lequel ils vivaient par ordre du ministère de la magie. Cela les rendait suspects comme des Mangemorts. Les Aurors étaient à la fois des héros révérés et une espèce en voie de disparition. Les parents de Neville Londubat étaient de ceux qui avaient le plus de succès. Harry déglutit, considérant le monde qu'il avait créé. Vrai, il n'était pas complètement dominé par les Mangemorts, et dirigé par Voldemort, mais était-ce un monde juste ? Est-ce que tout ces gens à Azkaban méritaient d'y être ? Il voulait parier qu'aucun d'eux n'avait eu d'avocat pour le défendre devant la cour des sorciers. Plus vraisemblablement une parodie de justice, pensa-t-il. Et cependant, les Mangemorts commettaient encore des atrocités et Voldemort était loin d'être vaincu…


Harry pensa à ce triste état de fait. Il était complètement différent de celui dans lequel il avait été dans son autre vie. Harry avait le sentiment qu'il voyait le futur d'un autre continuum temporel, s'il avait été autorisé à continuer. S'il réussissait à retourner à cette vie, il avertirait les gens de ce qui pourrait arriver, de la façon dont les choses pourraient dégénérer.


« S'il réussissait à y retourner. C'était un très gros 'si'. Même s'il trouvait Hermione, et si elle ne pensait pas simplement qu'il était fou ? Et si elle ne pouvait pas l'aider ?


Arrête cela, se commanda-t-il. C'est Hermione. Puis il eut une idée. Il pourrait obtenir d'autre aide aussi. Il y avait d'autres sorciers et sorcières nés de moldus… Justin Finch-Fletchley, Dean Thomas, Alicia Spinnett... Une fois qu'il aurait trouvé Hermione, elle pourrait l'aider à les trouver.


Autant il avait essayé de se souvenir de cette vie, de ce monde, autant maintenant que les souvenirs remontaient, il luttait pour les repousser en dehors de son esprit et penser à des choses légèrement plus plaisantes. Il avait rencontré Ginny quand il avait dix ans. Elle n'avait pas été partiale avec lui alors, et ne semblait pas l'être maintenant. Bien, pensa-t-il, c'était une sorcière très intelligente dans mon autre vie. Si elle est mon amie dans cette vie, peut-être qu'elle pourra m'aider à rétablir le cours du temps. Ou peut-être que si je trouve Hermione, elle pourra m'aider à lui expliquer ce que cela signifie d'être une sorcière.


Harry n'était pas sûr de combien de temps il était resté dans le donjon de potions, mais soudain sa mère entra brusquement dans la pièce, s'arrêtant net quand elle le vit. Harry fut surpris par le regard soucieux qu'elle eut. C'était à cela que le regard d'une mère était sensé ressembler, pensa-t-il. Mais il fut très rapidement remplacé par son regard impérieux.


« Tu as manqué le déjeuner. » dit-elle clairement. La première cloche sonne. « Et le cours va commencer. »


« Je n'ai pas faim », mentit-il, et l'instant d'après, son estomac bougeait bruyamment en lui. Elle avait l'air d'avoir entendu. Un bruit de tonnerre au-dessus de lui indiqua que les élèves quittaient la grande salle pour les cours de l'après-midi. C'était seulement une question de minutes avant que les sixième année de Serpentard et de Griffondor n'entrent dans la pièce, bavardant encore bruyamment. Draco s'avança immédiatement vers Harry et prit place à côté de lui.


« Où étais-tu ? Jamie était inquiète. Tu te comportes étrangement. Tiens… Je t'ai fait un sandwich. » Sous la table, il passa à Harry un sandwich au jambon avec deux tranches épaisses de pain brun. Son estomac bougea encore en lui. Il se pencha sous la table et en prit une grosse bouchée, fermant ses yeux de soulagement comme il mâchait. Mais son soulagement fut de courte durée. Il se redressa et rouvrit les yeux, le sandwich encore dans sa main droite, sous le bureau. Sa mère se tenait à côté de lui, l'air très sévère. Elle tendait sa main et Harry lui donna le sandwich à contrecœur. Il aurait aimé avoir une autre occasion de prendre une autre bouchée. Il avait encore le premier morceau dans sa bouche, mais il n'osait pas mâcher tant que sa mère se tenait là. Elle prit le sandwich et avança vers le devant de la pièce, le lâchant sans plus de cérémonie dans la poubelle.


« Que » sa voix résonna sur les murs de pierres « vous ai-je dit à tous sur la nourriture dans cette pièce ? » Les élèves assemblés la fixèrent, silencieux par peur plus que par ignorance. « Au moment où vous amenez de la nourriture dans cette pièce, vous risquez de contaminer à la fois votre nourriture et notre espace de travail. Vous ne savez apparemment pas assez aller déjeuner à l'heure appropriée, Potter. » dit-elle narquoisement « mais vous devriez savoir cela. Dix points pour Serpentard. »


Harry souhaitait qu'un gouffre s'ouvre sous ses pieds afin qu'il puisse tomber dedans. Le morceau de pain et de jambon restait encore comme une boule dans sa bouche. Tout le monde le regardait. Il croisa le regard de Ron Weasley. Ron avait l'air assez content de lui.


Dès qu'elle se retourna vers le tableau et commença à écrire les ingrédients de potion dont ils auraient besoin, il put continuer à mâcher, mais quand il avala, la nourriture tomba comme une pierre, et il se sentit aussi affamé qu'avant. Son estomac continua à faire du bruit durant toute la classe. Draco le regardait avec sympathie. C'est quelqu'un de bien pensa Harry. M'apporter le sandwich était sympa. Mais je ne veux toujours pas qu'il touche Jamie.


Le reste de la classe fut autant couronné de succès pour Harry que les cinq premières minutes. Rien de ce qu'il faisait ne plaisait à sa mère. Elle loua Ron sans compter et accorda des points à Griffondor. Harry était déconcerté parce qu'il suivait très, très soigneusement les instructions, mesurant le grain le plus fin de chaque ingrédient, minutant les toutes les additions à la seconde près, utilisant la trotteuse de la montre de Draco. A la fin du cour, il se sentait mentalement et émotionnellement épuisé d'essayer de la satisfaire sans y parvenir.


Harry sortit péniblement de la classe, se sentant extraordinairement découragé. Draco lui donna une tape sur l'épaule quand ils furent dans le couloir.


« Tu vas bien, Harry ? »


Il haussa les épaules, ne voulant pas admettre qu'elle l'avait mis en colère. Il suivit Ron, Neville et Seamus du regard. Les trois s'étaient bien débrouillés en classe, et semblaient être de très bons amis. Ron n'avait pas de barbe, mais il n'avait pas non plus de cicatrice sur la joue non plus. Son insigne de préfet brillait sur sa robe. Il leva les yeux et saisit le regard de Harry. L'estomac de Harry se serra quand il vit le regard de haine sur le visage de Ron.


« Qu'est-ce que tu regardes, Potter ? »


Harry était stupéfait. Soudain, Draco s'avança entre eux deux. « Pas grand chose, Weasley. Qu'est-ce que tu regardes ? »


Ron regarda Harry par côté de Draco. « Je pense que je regarde quelqu'un qui ne peut pas faire une simple potion après cinq ans… »


Harry perdit son calme et poussa Draco de côté. « J'ai tout fait parfaitement. Elle m'a juste dans le nez. Et ce ne sont pas tes affaires. »


Il se tenait pied contre pied avec Ron maintenant, son menton légèrement levé afin de pouvoir le regarder dans les yeux. Il fut légèrement désorienté de ne pas y voir un éclat d'amitié, pas la moindre reconnaissance d'aventures et d'épreuves partagées.


« Oh, mais ce sont mes affaires. Je suis préfet et ce que j'entends est un élève qui accuse un professeur d'être injuste. C'est de l'insubordination, Serpentard. »


Harry contracta sa mâchoire et le foudroya du regard. Les yeux de Ron étaient très durs. Harry fut surprit lorsqu'il sentit une main sur son bras. C'était Draco.


« Allez viens, Harry. Nous avons sortilège. »


Harry lança à Ron un autre regard noir avant de suivre Draco dans les escaliers. Harry remarqua que Neville et Seamus lui lançaient aussi des regards méprisants. Neville n'ayant pas l'air amical. Comme c'était étrange, pensa Harry.


Ils seraient avec les Griffondors encore, bien sûr, pour leur cours de Sortilèges, alors il n'y avait rien à faire contre cela. Quand ils arrivèrent, le petit professeur Flitwick était aussi jovial que d'habitude. Harry fut encouragé par cela.


« Bienvenue, bienvenue ! Rentrez donc tous ! »


Il gazouillait littéralement. « Prenez tous un siège et sortez vos plumes et vos parchemins. Je vais commencer par vous enseigner des charmes variés qui sont utiles en duel, et ensuite, nous ferons quelque chose de nouveau pour vous tous ! » Ses yeux scintillaient comme il les regardait tous. « Nous nous battrons vraiment en duel ! » Il frappa ses mains ensembles, avec excitation. Harry ricana et essaya de ne pas laisser apparaître un sourire trop apparent. Oui, il se souvenait maintenant. Ils ne s'étaient jamais battus en duel durant ces cinq dernières années, pas dans cette vie. Mais il avait vécu une autre vie pendant quinze ans, et dans cette vie, il était capitaine du club de duel. Son cœur battait à toute allure par anticipation, et il regarda Ron Weasley.


Il écrivit aveuglément ce que le professeur Flitwick disait des sorts et des techniques, et des contre-sorts. Il couvrait seulement une petite fraction de ce que Harry avait appris dans son autre vie. Finalement, quand la classe fut presque à moitié, il les fit lever, et d'un geste de la baguette, il fit voler les chaises contre les murs, laissant libre le milieu de la classe. Harry s'approcha discrètement de lui pendant qu'il faisait cela et lui parla doucement.


« Professeur… Pouvons-nous utiliser d'autres sorts en duel ? Je veux dire en plus de ceux que vous avez mentionné. »


« Certainement, Harry. Je serais ravi de voir ce que tu as dans ta manche. »


Harry essaya de contenir un sourire. Oh, j'en ai des choses dans ma manche, c'est sûr…


Ils furent mis par paire, Griffondors contre Serpentards, sauf pour Millicent Bulstrode qui se battait contre le professeur Flitwick en personne, car il y avait sept Serpentards contre seulement six Griffondors.


Harry se retrouva face à Parvati Patil, avec un sentiment de 'déjà vu' [NDT en français dans le texte]. Mais il ne prévoyait pas d'utiliser de sorts ou de malédictions particulièrement douloureux, comme ils avaient fait avec Maugrey dans son ancienne vie. Juste quelques sorts indolores…


« Impedimenta ! » cria Harry dès que Parvati eut ouvert sa bouche. Il ne savait même pas ce qu'elle allait dire. Il s'avança simplement et lui prit la baguette des mains, puis lui enleva le sort. Elle regarda autour d'elle désorientée. Harry lui fit un signe de la tête.


« Ce n'était pas si mauvais, n'est-ce pas ? » lui demanda-t-il avec un sourire bénin. Elle secoua bêtement la tête. Seamus était à peu près aussi facile. Avant qu'il ait pu dire quoique ce soit, Harry utilisa le sort de désarmement. Avant qu'ils aient commencé, Harry avait remarqué qu'à environ dix pieds derrière Seamus, se trouvait une pile de coussins utilisés pour les sorts d'attraction et de répulsion, afin qu'il fasse un atterrissage en douceur. Harry l'aida à se relever de sa position couchée dans les coussins. Seamus avait un air décontenancé. Harry désarma identiquement Lavender. Padma réussit à le frapper avec un sort de chatouillis avant qu'il ne lui lance le sort de Reverso, et tandis qu'elle le fixait, voyant seulement ce qui était derrière lui, il lui prit la baguette de la main (rigolant tout du long). Après s'être enlevés les sorts, il expliqua qu'il ne s'était pas moqué d'elle.


« Je sais, » dit-elle en colère. « Je suis celle qui t'a lancé le sort de chatouillis. »


Faire face à Neville était comme faire face à un étranger. Harry évita un sort de désarment et cria « Emagi roirrim ! » Neville cligna des yeux, regardant ses mains, puis Harry lui lança un sort de désarmement et l'envoya voler en arrière dans les coussins, et Harry récupéra sa baguette dans sa main. Il alla aider Neville à se relever, mais il le repoussa colériquement de la main, l'air furieux. Harry fut attristé de voir cela.


La personne suivant à laquelle il fit face fut Ron. Ron plissa ses yeux, leur regardant avec un antagonisme plus aigu que celui que Harry avait vu sur son visage la nuit de son seizième anniversaire, quand il lui avait lancé le sort de Cruciatus dessus. Harry déglutit. Il m'a seulement battu en duel une fois. Je l'ai battu de nombreuses fois. Bien sûr, tout cela c'était dans une autre vie, mais bon…


« Locomotor mortis ! » commença Ron.


Harry faillit rire. Il le contra immédiatement avec « Inverso ! » sachant à quel point Ron serait désorienté. Assez sûrement, il hurla de surprise en se retrouvant (selon lui) suspendu dans les airs la tête en bas. Harry finit en disant « Accio ! » et en attrapant habilement la baguette de Ron, avant de s'enlever le sort bloqueur, puis d'ôter le sort d'Inverso de Ron. Ron le foudroyait du regard avec encore plus d'intensité que l'avait fait Neville. Harry soupira. Il savait que ce n'était pas exactement la manière de faire ami avec Ron, mais en même temps, cela faisait du bien.


Finalement, il dut se battre contre Flitwick lui-même. Je ne le laisserai pas me berner cette fois-ci, pensa-t-il. Je vais sortir les gros calibres tout de suite. Il ne va pas s'y attendre.


Le petit sorcier pointa sa baguette et ouvrit sa bouche, mais Harry criait déjà « Aegis ! » et en une fraction de seconde, le bouclier invisible autour de lui réfléchit le sort que son professeur lui avait lancé. Flitwick fronça les sourcils. Cela n'était pas sensé arriver. Harry enchaîna avec un « Petrificus totalus ! » Le petit sorcier devint raide comme une planche et tomba au sol. Harry mit fin au charme du bouclier et prit la baguette de Flitwick à sa poigne pétrifiée, puis le ranima. Assez étrangement, quand il se rassit, il était encore de meilleure humeur qu'au début du cours.


« Excellent, Harry ! Excellent, excellent ! » Harry l'aida à se redresser et lui rendit sa baguette. Le petit homme s'inclina profondément devant Harry, et Harry, lui retourna la courbette, bien qu'elle ne soit pas aussi profonde. Flitwick était très excité. « Maintenant, combien avez-vous fait ? Vous vous êtes chacun battu sept fois. J'ai gagné six fois. Qui d'autre a gagné six fois ? » Seul Ron leva la main. Flitwick sourit et lui fit un signe de la tête. « Cinq fois ? » Draco et Neville levèrent la main. Seamus en avait quatre, Zabini, Parvati et Padma trois. Nott et Millicent en avaient seulement deux, et Pansy, Morag et Lavender une chacune. Flitwick se tourna vers Harry maintenant. « Tu n'as pas levé la main, Harry. »


Il regarda son professeur, franchement, en essayant de ne pas avoir l'air trop fier. « Vous n'avez pas demandé qui a gagné sept fois. »


« Allons, Harry, il y avait seulement… » il s'arrêta et le regarda intensément, puis s'adressa au reste de la classe. « Est-ce que personne n'a battu Harry Potter en duel ? » Harry était un peu irrité. Je t'ai battu, pensa-t-il. Mais ensuite, Flitwick n'avait pas jeté le genre de sorts qu'il avait utilisé contre Harry pendant ses BUSEs dans son autre vie. Il s'était attendu à ce que ce soit facile, et quand cela ne l'était pas, il pensait probablement que c'était une anomalie.


La salle était silencieuse comme Flitwick évaluait Harry. Finalement il cria « Le cours est fini ! »


La plupart des élèves se dirigèrent vers la porte, mais Padma dit « Mais Professeur, ce n'est pas.. »


« Disputez-vous une fin de cours anticipée ? » Harry fut surpris par son ton abrupt. Il pouvait dire que Padma l'était aussi.


« Non, professeur ? »


« Bien, alors. » Il les chassa de la classe. Une fois qu'ils furent dans le couloir, Harry le vit partir dans la direction du bureau de Dumbledore… attends, se corrigea-t-il. C'est plutôt le bureau de MacGonagall maintenant. Ou alors… Il peut aussi aller autre part…


Harry se retourna et se trouva face à un mur de Griffondors. Ron, Neville et Seamus se tenaient en travers du chemin de Harry, l'empêchant d'aller nulle part. « Qu'est-ce que c'était ? » demanda Ron. Harry se souvint de leur rencontre précédente. Comment allait-il jamais réussir à être ami avec Ron s'il continuait à être si buté ?


« Cela, » dit Draco avec satisfaction, tapant dans le dos d'Harry, « c'était mon meilleur ami se servant de toi comme d'une serpillière, Weasley, voilà ce que c'était. »


Harry grimaça. Draco avait raison, mais cela n'aidait pas. Harry regarda Ron et haussa les épaules. « Je connais deux trois choses en duel. Voilà tout. »


Ron avait ses lèvres comme une ligne. « Tu as de la chance. C'est tout. » Lui et les autres Griffondors se tournèrent et s'éloignèrent en groupe des Serpentards, bien que Parvati, assez étrangement, regarda Harry par-dessus son épaule en s'éloignant. Harry déglutit.


« Allons » dit-il d'une voix rauque à Draco. « Qu'est-ce que Jamie avait maintenant ? »


« Métamorphose » dit Draco sans hésitation.


« Va l'attendre en dehors de sa classe. Puis descendez tous les deux dans la grande salle. »


Draco fronça les sourcils. « Mais cela ne va pas être l'heure de manger avant une heure et demie après que la classe soit finie. »


« Bien. Je ne veux pas être dérangé. Laisse-moi emprunter ta montre. »


« Encore ? Je devine que je sais ce que je devrais te donner pour ton anniversaire. » Mais Draco lui tendit la montre et partit dans la direction opposée pour retrouver Jamie à la sortie de la classe de Sirius Black.


Les autres Serpentards avaient une discussion animée sur les duels. Harry marcha avec eux, ne participant pas, et il attendit qu'ils descendent les marches conduisant au donjon depuis le hall d'entrée avant d'aller dans la grande salle. Il alla vers l'antichambre où le professeur MacGonagall avait conduit son entraînement d'animagus dans son autre vie. Je me moque des candidatures, pensa-t-il. Je n'ai pas seize mois. Une fois dans la pièce, il lança un sort de verrouillage sur la porte et alluma un feu dans le cheminée pour avoir lumière et chaleur. Il plia ses bras, et ferma ses yeux, essayant de se métamorphoser, pensant à devenir un griffon d'or…


Mais au lieu de cela, une douleur incroyable lui déchira le corps, l'envoyant s'étendre au sol. C'était la première chose magique qu'il échouait à faire alors qu'il avait pu le faire dans son ancienne vie. Mais cela impliquait un corps qu'il n'avait pas eu avant. Ce corps n'était pas habitué à se métamorphoser. Et il se souvint que ce corps n'était pas habitué à la course matinale non plus. Il pouvait altérer ses cheveux, mais c'était quelque chose qu'il avait fait sans y penser dans son ancienne vie. La transformation en animagus était une autre histoire. Harry soupira. Je vais devoir recommence à zéro avec la course et avec cela…


Alors il le fit. Il recommença à faire grandir ses ongles et à les rétrécir, les allonger, les rétrécir… Il perdit le compte de combien de fois il l'avait fait quand il nota l'heure et réalisa que Jamie et Draco allaient arriver d'une minute à l'autre. Il enleva le sort de verrouillage de la porte et sortit dans la grande salle une fois de plus, juste comme sa sœur et son meilleur ami entraient. Il leur fit signe de les rejoindre dans la pièce où il était. Une fois qu'il furent tous trois dedans, il referma la porte et se tourna face à eux. Je vais avoir besoin de leur aide, réalisa-t-il, mais ils ne pourront jamais savoir pourquoi je fais cela…


« J'ai besoin de votre aide » dit-il, ses mots faisant écho à ses pensées. Ils se regardèrent, puis regardèrent Harry. « Je dois pouvoir quitter Poudlard parfois et aller dans une ville moldue. Vous allez devoir me couvrir. Je dois être capable d'aller à un endroit où ils ont un annuaire moldu, ou quelque chose de similaire. Peut-être une université, ou une bibliothèque. Je dois trouver quelqu'un qui vit dans le monde des moldus. »


Jamie fronça les sourcils. « Pourquoi ? »


Harry se mordit les lèvres. « Je ne peux pas te le dire. »


Draco n'eut pas l'air satisfait de la réponse. « Bien, qui vas-tu donc chercher alors ? »


Harry les regarda, franchement. « Une sorcière née de moldus. »


Ils le fixèrent. Le silence s'étira. Puis soudain Draco éclata de rire, et après un moment de confusion, Jamie le joignit, pensant aussi à une grosse plaisanterie.


« Oui, c'est cela ! » dit Draco, essayant de reprendre son souffle. « Une sorcière née de moldus ! » Il s'appuya sur Jamie, couvrant son visage de sa main. Cela n'avait pas l'air de déranger Jamie, et elle continua à rire aussi.


« Taisez-vous ! » leur cria Harry. Ils se redressèrent et le fixèrent.


« Tu n'es pas sérieux ? » dit doucement Jamie, déglutissant.


« Je n'ai jamais été plus sérieux. Et je vais aussi devenir un animagus illégal, alors vous allez aussi devoir me couvrir pour cela. »


Encore du silence. Ils se regardèrent encore. Harry pensait qu'ils semblaient bien plus capables de lui recommander d'aller se faire analyser à Ste Mangouste plutôt que de le supporter dans ses activités illégales.


« Alors ? Est-ce que je peux compter sur vous, ou dois-je vous lancer un sort de mémoire afin que vous ne vous retourniez pas contre moi ? »


Jamie se mordit les lèvres. « Nous ne nous retournerions jamais contre toi Harry, tu le sais. Mais tout ce que tu proposes… quitter l'enceinte de l'école sans permission, rechercher une sorcière née de moldus, essayer de devenir un animagus… Je veux dire, Harry. C'est le premier jour du trimestre. Es-tu en train de voir combien de règles de la sorcellerie ou de l'école tu peux enfreindre en une journée ? »


Harry leur fronça les sourcils. C'était quelque chose à quoi il ne s'attendait pas. « Oh, pour pleurnicher comme cela ! Sommes-nous des Serpentards ou non ? Jamie, as-tu une idée du nombre de règles que notre règle et notre père ont enfreint sur une base régulière ? Et ils étaient à Griffondor, préfet et préfète en chef. Sirius et Remus étaient impliqués aussi. Et puis il y avait notre beau-père. Tu savais que lui et maman sortaient ensemble avant qu'elle ne sorte avec notre père ? Et ils rôdaient ensemble dans le château au milieu de la nuit aussi. »


La bouche de Jamie s'ouvrit encore plus grand que lorsque Harry avait proposé l'extravagante ignorance des règles. « Maman ? » fut tout ce qu'elle put dire. Harry était content qu'elle ne demande pas comment il le savait afin qu'il n'ait pas à s'engager dans une autre série de Je-ne-peux-pas-te-le-dire.


« Exactement. Alors je vous le demande encore : sommes-nous des Serpentards ou pas ? »


Jamie et Draco se regardèrent une fois de plus, puis revinrent sur Harry. « On marche avec toi. » dit Draco, et Jamie acquiesça. « Mais » dit son meilleur ami « Il ferait mieux d'y avoir quelque chose qui implique de s'occuper de Weasley dans tout cela, mais bon. Pas que je n'ai pas apprécié de te voir lui botter les fesses en cours de sortilèges… Et quand es-tu devenu si bon en duel, de toutes façons ? Tu sais que Flitwick était un champion, n'est-ce pas ? »


Harry acquiesça. « Il n'était pas sur ses gardes. Il ne pensait pas qu'il devait s'inquiéter de moi. A chaque fois que l'on pense cela, on a beaucoup plus de chances de perdre un duel. Souviens-toi de cela. Et non, cela n'a rien à voir avec Weasley. C'est bien plus important que ces rancœurs de jeunesse. »


Ils avaient encore l'air perplexe : pourquoi était-il si sérieux ?


« Alors dis-nous ce qui se passe vraiment, » dit Draco. « Je veux dire, qu'est-ce qui est plus important ? Tu as avantageusement laissé cette partie dans l'ombre. »


Harry pataugea un peu. « Vous… vous aimez vraiment le monde de la sorcellerie tel qu'il est maintenant ? Les purges et les soi-disant procès, et la violence des Mangemorts, et le fait qu'il n'y ait pas de nés de moldus à Poudlard ? Est-ce comme cela devrait être ? »


Ils grimacèrent tous deux et haussèrent les épaules. « Cela a toujours été comme cela. » dit Draco. Harry savait qu'il ne pensait pas beaucoup à la politique.


« Non » dit Harry. « Cela n'a pas toujours été comme cela. »


« Et je suppose que tu vas 'rétablir' tout cela tout seul » dit sa sœur avec scepticisme.


Harry pensa un moment. Oui, laissons-lui penser cela. C'est bien mieux que la vérité. « D'une manière de parler, oui. Mais pas vraiment de moi-même. C'est pourquoi j'ai besoin de votre aide. Et de l'aide de la sorcière née de moldus. En fait deux sorcières. Et deux sorciers nés de moldus.


« Quatre ? » s'exclama Draco. « Tu n'as pas dit cela. Pourquoi donc ? Que feront-ils ? Et comment comptes-tu t'y prendre pour trouver des sorciers et des sorcières nés de moldus ? »


« Ce ne sont pas n'importe lesquels. Mais certains précis. Je connais déjà leurs noms. Alors il est juste question d'aller à une ville moldue… »


« Comment connais-tu leurs noms ? » demanda Jamie. Elle semblait de plus en plus frustrée. Harry déglutit avant de lui donner la réponse maintenant familière.


« Je ne peux pas vous le dire. » Ils lui froncèrent les sourcils, et il les regarda, grimaçant. Il leur demandait beaucoup. Une foi aveugle, vraiment, avec pratiquement pas de détails. Peut-être que je peux expliquer cela un peu mieux pensa-t-il, fouillant dans son cerveau. Il essaya de trouver une trame à ses arguments afin de ne rien avoir à dire sur le rétablissement du cours du temps.


« Une des raisons pour laquelle les choses sont parties de travers dans le monde de la sorcellerie est que ces gens qui sont obsédés par la lignée n'ont pas assez de personnes pour les contrer. Pas de sorciers et de sorcières nés de moldus venant dans la communauté magique signifie que les obsédés de la pureté du sang gagnent en force chaque année. »


« Tu veux dire ceux comme mon père. » La voix de Draco était très calme.


Harry hésita. « Bien, heu… »


Maintenant son meilleur ami riait. « Harry, quel est le problème avec toi ? Tu sais que je hais mon foutu père. Cela me troue le… »


« En tous cas, » poursuivit Harry, rassuré que Draco ne soit pas le fanatique du sang pur qu'il était dans l'autre temps. « le monde magique a besoin d'un sang nouveau, pas d'un sang plus pur. Les sorciers et sorcières nés de moldus ont besoin de savoir qui ils sont, et ce qu'ils peuvent faire. Si jamais Voldemort … »


« Aah ! » crièrent ensemble Jamie et Draco. Draco avait l'air très très ennuyé. « Ne dis pas ce nom ! » Il y avait vraiment des fois où il lui rappelait Ron.


Il leur fronça les sourcils. « Tu parles que je vais le dire ! Aucun égoïste mégalomaniaque ne va contrôler la manière dont je parle et je pense ! Il a tué mon père, et je le nommerai ! »


Draco déglutit. « Je n'ai jamais su que tu étais si remonté contre être un Mangemort. Cette simple pensée… bien, disons juste qu'elle est apparue de manière proéminente dans mes cauchemars pendant des années. Mais je savais que ton papa en était un, alors je pensais juste… Tu aurais pu dire quelque chose, Harry. Je pensais que j'étais le seul Serpentard qui se sentait comme cela. Tu penses que le Choixpeau a fait une erreur avec nous ? »


Harry hésita. Il se souvint à quelle vitesse le Choixpeau avait envoyé Draco à Serpentard. Devait-il lui dire qu'il lui avait donné le choix ? Il décida que non. « Le Choixpeau ne se trompe pas. Maugrey Fol Œil était un Serpentard, tu sais. Un Auror extraordinaire. Parfois, il faut un Serpentard pour attraper un Serpentard. »


Maintenant, ses amis riaient. « Oh oui. Tu vas attraper les Seigneur des Ténèbres. Riche idée. »


« Nous devons le faire. Tu ne veux pas devenir un Mangemort. Et moi non plus. Je préfèrerais faire n'importe quoi d'autre au monde. »


Draco déglutit. Sa voix était devenue très basse. « Mais quel choix aurai-je ? Quel choix auras-tu ? »


Harry regarda ses yeux gris, se souvenant du garçon dans l'anneau, à Douvres, la nuit de Noël, l'agonie qu'il avait dû subir… C'était étrange. Quand Voldemort n'avait plus aucun pouvoir, Lucius Malfoy élevait son fils pour qu'il soit un bon Mangemort, même s'il était improbable qu'il en devienne un, et Draco l'avait avalé. Mais dès que Voldemort était revenu au pouvoir, et que Draco s'était retrouvé dans ce cercle de sorciers, cela avait immédiatement perdu son attraction. Cela était devenu trop réel. Peut-être que c'était ce pourquoi le Draco de cette vie avait déjà décidé qu'il ne voulait pas cela. Cela avait été réel pendant toute sa vie. Voldemort n'avait jamais perdu son pouvoir. C'était toujours quelque chose qu'il redoutait dans son futur, et maintenant cela s'approchait de plus en plus.


« Je choisis de faire cela. » lui dit calmement Harry. « De me battre. Et si nous ne réussissons pas à éviter d'être initiés, nous serons juste des espions et nous lui laisserons penser que nous sommes loyaux envers lui. Mais je ne vais jamais vraiment servir ce… ce… cette personnification du mal. » Il se retint de lui dire que son beau-père travaillait en tant qu'espion depuis des années. Ce que Draco ne savait pas, on ne pouvait pas le lui faire dire avec du Veritaserum. Harry souhaitait presque ne pas savoir, mais il était content d'être au courant, content de savoir que Severus Rogue était un homme bon qui faisait un travail juste et dangereux.


Il souhaitait aussi pouvoir dire à sa sœur que leur papa n'était pas méchant aussi, mais il se retint. Peut-être qu'elle pensait qu'il n'avait pas eu le choix de devenir Mangemort, et lui pardonnait parce qu'il était un bon papa avec eux. Harry lui fit un signe de la tête. « Écoute… Il y a quelques choses que notre père avait quand il était élève que nous pourrions vraiment utiliser. C'est une des premières choses pour lesquelles je vais avoir besoin d'aide. »


Jamie fronça les sourcils. « Que veux-tu dire ? »


Il avait une cape d'invisibilité. Essaye de trouver auprès de maman ce qui lui est arrivé. J'essayerai auprès de Sirius. Ou peut-être que Remus saura. Je vais lui écrire. Et il y a quelque chose d'autre… mais peut-être que je devrais le faire moi-même… »


« Quel est le problème avec moi ? » Draco avait l'air blessé. « Suis-je Mr Inutile maintenant. »


« Non. Tu es Mr Pognon. Tu sais que notre papa et notre maman sont un peu justes. Bien, maman, en fait. Tu perçois une bonne somme. Tu vas devoir commencer à en mettre de côté une partie afin que nous puissions l'échanger en monnaie moldue. Quand j'irai dans le monde des moldus, j'aurai besoin de quelque chose d'autre que de Gallions et de Mornilles. Je vais travailler à essayer de retrouver l'autre objet qui appartenait à notre père. Je pense que je pourrais utiliser un sort d'attraction pour essayer de le trouver. C'est un parchemin qui a l'air vierge, mais c'est en réalité une carte enchantée de Poudlard. C'est un plan, en fait, de tous les étages du château, et il montre aussi les alentours, mais pas la forêt. La chose vraiment super avec cela est qu'il montre les noms des gens qui se déplacent dans le château en ses environs. C'est étonnant. Elle a été créée par notre père, Sirius et Remus… » il lécha ses lèvres et baissa le son de sa voix « … et Peter Pettigrew »


« Pettigrew ! » cracha Jamie.


« Peu importe. Il n'a probablement pas fait grand chose d'important pour la créer. Mais ce serait vraiment très, très utile de l'avoir… Pendant des années, elle est restée dans le bureau du concierge. Elle peut encore y être. Nous allons devoir monter un plan pour que l'un d'entre nous soit pris là-bas, que quelqu'un d'autre crée une diversion afin que je puisse essayer de voir si elle est encore là… »


Jamie avait l'air confus. « Harry ! De quoi parles-tu ? Si tu savais qu'elle était là ces cinq dernières années, pourquoi ne l'as-tu pas prise avant ? »


Harry garda sa bouche fermée. « Je… Je ne peux pas te dire. Et comme je disais, elle était là-bas, et je ne sais pas si elle y est encore. Quelqu'un peut l'avoir prise en premier. » Est-ce que les Fred et George de cette vie avaient aussi trouvé la carte dans le bureau du concierge ? Ou bien d'autres élèves ? Harry n'avait aucun moyen de savoir. Il y avait tant d'incertitudes…


Draco leva les mains au ciel. « Nous y revoilà. Je ne peux pas te le dire. Bien. Ne nous le dit pas. Quoi, tu penses que tu es déjà un espion ? calme-toi Harry, maintenant. Nous n'avons pas encore à nous inquiéter d'être Mangemorts. » Il regarda sa montre au poignet de Harry. « Il est presque l'heure de manger. Écouter des plans fous et révolutionnaires m'a mis en appétit. » Il sourit à son ami.


Harry lui sourit. Un confiance complète et la loyauté allaient être nécessaires pour cela, il pensa, et j'ai sacrément beaucoup de chance que ma sœur et mon meilleur ami veuillent me donner cela. Hermione et Ron lui manquèrent soudain beaucoup, mais en regardant ces deux là, il réalisa qu'il avait la meilleure chose juste après eux en ce moment. Comme ils retournaient dans la grande salle, il regarda avec envie sa sœur pendant une minute. Si je réussis à faire reprendre son cours au temps, elle n'existera plus. Il retint son souffle. Comment puis-je lui demander de contribuer inconsciemment à sa non-existence ? Non se dit-il gravement. Elle aurait dû commencer par ne jamais exister. Tout ce monde est mauvais. Je dois juste les garder convaincus que tous ces plans ont pour but de nous empêcher Draco et moi de devenir Mangemorts. Ils ne peuvent pas savoir la vérité.


Harry s'assit entre eux deux à la table de Serpentard. Quelques élèves avaient commencé à arriver, et bientôt, ils n'étaient pas le moins du monde remarquables comme de plus en plus d'élèves et finalement de professeurs se dirigeaient vers la grande salle pour le repas du soir. Harry tourna sa tête pour regarder encore le profil de sa sœur. Je vais juste l'apprécier tant que je peux. Au moins, j'aurai eu cette opportunité.


Elle se tourna et lui sourit, ses yeux verts scintillant, ses traits comme ceux de leur mère. Mais, pensa-t-il, je ne vais pas laisser Draco la toucher.