philippe gryffondor : je suis lancé dans la traduction de 'la génération perdue', et après, je compte bien traduire la septième année. rassuré?
Lunenoire, Mary Cooper : merci

Plus tard, bien sûr, il pensa à Hermione. Hermione. Il se la dépeint, allant courir avec lui le matin, son visage furieux lorsqu'il avait embrassé Ginny après le match de Quidditch, prenant le soleil en bikini à Privet Drive, Le regardant avec surprise après qu'ils aient couché ensemble pour la première fois (sans avoir dormi). Il se souvint aussi de cette expression à fendre le cœur qu'elle avait eu sur son visage quand elle était allée vers Ron après l'explosion du pub…


Il était allongé dans son lit, fixant l'obscurité. Il déglutit, pensant maintenant au visage de Ron dans la forêt, avant qu'il ne lance le sort de Cruciatus. Ron regardant Hermione durant l'année, puis disant à Harry qu'il n'était pas amoureux d'elle…


Ron manqua soudainement si fort à Harry que cela lui faisait mal. Quelles qu'aient été les motivations d'Hermione, si la potion était à blâmer en dernier ressort pour ses actions, ou si elle avait le sentiment que Harry ne serait pas longtemps de ce monde, il aurait dû faire la chose juste. Il savait ce que Ron ressentait pour elle, il l'avait su depuis le bal de Noël. Il se souvint maintenant à quel point Ron l'avait regardée toute la nuit (elle était étonnamment jolie ce soir là) et il se souvint aussi de leur dispute après cela. Maintenant, Harry souhaitait les avoir enfermés tous les deux dans un placard et leur avoir ordonné 'Bécotez-vous maintenant !' Cela aurait résolu beaucoup, beaucoup de problèmes.


Est-ce que Hermione voulait être avec lui juste avant qu'il ne se fasse tuer ? Il ne voulait pas penser cela, mais ensuite, il réalisa qu'il était coupable d'exactement la même chose. Il avait poursuivi la fille qu'il savait que son meilleur ami aimait. Il avait souhaité qu'ils auraient pu faire l'amour avant que Sirius n'apparaisse pour le Nouvel An, afin d'avoir vécu cela avant sa mort… Est-ce que Ron avait suspecté cela ? Accusait-il vraiment Harry de cela, clamant qu'il pensait que c'était la motivation d'Hermione.


Oui. J'ai fait cela, pensa-t-il. Reconnu coupable. J'ai pensé que c'était mon dû en tant qu'homme marqué, et j'ai pris ce qui n'était pas mien…


Il se sentit presque soulagé, en décidant cela. Il ne voulait même pas compter le nombre de fois où il avait utilisé Hermione juste pour se sentir mieux ou pour se distraire. Et Ron… A quel point cela avait-il été dur pour Ron de lui dire de ne pas rompre avec elle après la mort de Dudley.


Finalement, il y avait Ginny. Ses pensées et ses souvenirs d'elle étaient un amalgame de ses deux vies. Il sourit à la pensée d'elle mettant son coude dans le beurre, ou faisant tomber ses affaires quand il était alentour. Il avait principalement été ennuyé par cela à cette époque parce qu'il pensait que la seule chose en lui qui l'attirait était sa célébrité. Dans cette vie, il n'avait pas de célébrité, et elle avait pensé de lui qu'il était l'étrange garçon de Serpentard qui la suivait. Et maintenant, elle était avec lui parce qu'elle pensait qu'il était sensible et qu'elle aimait qu'il n'ait pas eu peur de lui montrer quels étaient ses sentiments pour elle. Ils avaient découvert de nombreuses choses qu'ils avaient en commun quand ils s'étaient écrit durant l'été. Ginny. Oui, Ginny. Il sentit une joie à l'intérieur de lui qui était aussi une sorte de paix. Il savait maintenant. Il n'avait plus à le nier.


Mais, il le savait, c'était juste dans cette vie. Il devait encore rétablir le cours du temps, et dans son autre vie, tout était en désordre. Il devait faire ses excuses à Ron. Il avait besoin de trouver un moyen de gentiment mettre fin aux choses avec Hermione et de l'orienter vers Ron sans perdre l'amitié d'aucun d'eux. Et Ginny. Elle était avec Draco Malfoy dans cette autre vie. Il avait trahi son père pour elle. Harry fronça les sourcils. Ce serait plus difficile que pour quoique ce soit concernant Ron ou Hermione. Ce serait une chose si Ginny en pinçait encore pour Harry, mais ce n'était pas le cas. Elle était amoureuse de Draco. Il soupira. Il devrait attendre et voir. D'abord, il devait trouver Hermione dans le monde moldu, au cas où il y ait une chance qu'elle puisse l'aider. Ensuite, il penserait au reste.


Ainsi, ce fut plus parce qu'il pensait à Draco Malfoy qu'à Hermione Granger qu'il prit la décision consciente de retarder la révélation de sa relation avec Ginny aux autres. Ginny ne le remarqua pas, cependant. Elle attendait de lui qu'il prenne l'initiative avec cela, alors elle ne l'embêta pas avec. Et durant leurs rencontres derrière la serre, ils parlaient de presque tout sauf de révéler aux gens leur relation. Ils faisaient autre chose que parler aussi, mais il essayait de raccourci cela pour revenir à la conversation. Il ne voulait pas devenir trop attaché à cette partie de leur relation. Elle avait un esprit si vif et pénétrant, et il pouvait lui parler de sa mère d'une manière qu'il ne pouvait pas utiliser avec Jamie et Draco. Puis il réalisa qu'il devait être honnête avec elle sur ses parents, et quand il lui dit, elle fut surprise, et cependant pas. Elle l'embrassa bruyamment et dit « Oh, pauvre petit chose… » avant de l'embrasser à nouveau, puis de faire courir ses lèvres le long de sa gorge, lui rendant très difficile de se tenir à sa résolution…


Comme les jours passaient, il revint sur sa position de vouloir le dire à Jamie et Draco, car maintenant, il se sentait maladroit et peu sûr de comment faire. Il restait aussi le problème de trouver la cape d'invisibilité. Il attendit plus d'une semaine avant d'en parler à Sirius. Après la réaction qu'il avait eu lors de la première classe de métamorphose, quand il avait ramené à la surface les activités 'extra-scolaires' de son parrain lorsqu'il était à l'école, Harry avait pensé qu'il serait mal considéré de ramener le sujet sur cette époque là trop tôt. A sa déception, Sirius n'avait aucune idée de l'endroit où elle était.


« As-tu essayé de demander au terrain de Quidditch ? » demanda-t-il à Harry. Harry fronça les sourcils. Pourquoi est-ce que Sirius continuait à dire cela ? »


« Non. »


« Bien, peut-être que ta mère saura. »


Harry grimaça. Demander à maman, c'était le boulot de Jamie. Il se passa encore une semaine avant que Jamie ne trouve un moyen de le faire discrètement, en aidant sa mère à découper en cube des racines de mandragore dans le donjon de potions.


« Je lui ai demandé, 'Alors, notre père ne nous a rien laissé pour nous ? Pour moi et Harry ?' et elle a dit 'Oh, est-ce pour cela que tu t'es portée volontaire pour m'aider ?' Et j'ai dit, 'Non, bien sûr que non.' Et elle a dit… »


« Jamie ! » cria Harry exaspéré. « Viens en simplement au fait. Sait-elle où elle est ? »


Elle fronça les sourcils à Harry. Ils s'étaient encore retrouvés dans l'antichambre de la grande salle. Il n'y avait que eux deux. Draco faisait une retenue avec le professeur Sinistra, qui l'avait pris en train de bécoter Fiona Fawcett sur la tour d'Astronomie.


« Au moins, elle nous a pris alors que nous ne faisions que nous bécoter… » fit brillamment Draco, réjoui du fait qu'il ait été pris en train de faire quelque chose de relativement mineur (bien que cela lui garantisse quand même une retenue : le professeur Sinistra essayait de tuer la réputation de la tour d'Astronomie comme lieu de rencontre secret des amoureux). Il devrait méticuleusement nettoyer toutes les lentilles de tous les télescopes de Sinistra (sans faire de la magie) jusqu'au dîner au moins.


« Non » dit sa sœur. « Elle a nié qu'elle existait. Mais je pense qu'elle se demandait comment je pouvais être au courant… »


Harry était horrifié. « Tu ne lui as pas demandé directement, j'espère ? »


« Non, bien sûr que non. J'ai essayé tout un lot d'autres choses avant. J'ai dit 'Est-ce que notre père avait une boule de cristal ?' et elle a dit que non, et j'ai demandé 'Et un scrutoscope ?' et elle a dit non, ils n'étaient pas alentour alors, et j'ai dit… »


Harry avait mal à la tête. Ses maux de tête dus à sa cicatrice commençaient à lui manquer. « J'ai saisi, j'ai saisi. Qu'est-ce qui est arrivé quand tu lui as demandé pour la cape d'invisibilité ? »


« Bien, elle a eu ce drôle de regard. J'ai dit 'Avait-il une cape d'invisibilité ?' et elle s'est brusquement arrêtée de couper. Je lui ai suggéré de poser le couteau, mais elle s'est tenue là, le tenant vraiment très fort. Ses jointures étaient blanches. J'ai dû la rappeler à elle-même, tu sais 'Maman ? Maman ?'. Elle n'a même pas fait attention que je ne l'appelais pas 'Professeur Evans'. Et quand elle m'a remarquée ensuite, elle a dit que non, il n'avait pas de cape d'invisibilité. »


« Hmm » fut la réponse de Harry. « J'espérais que cela n'arriverait pas là, mais je suppose que nous devrons écrire une lettre à Remus. Je voulais éviter qu'il y ait quoique ce soit sur papier, au cas où cela tomberait en de mauvaises mains… »


« Tu te souviens de la dernière fois que nous avons vu Remus ? » demanda doucement Jamie. Harry était surpris. Quand était la dernière fois. Puis, avec un frisson, il se souvint. Cela avait été durant l'été après sa deuxième année à Poudlard…


Il était au lit quand ils arrivèrent. Sa chambre était devant la maison, la porte d'entrée dominée par la baie de sa fenêtre. Il entendit frapper à la porte, les pas de ses parents comme ils descendaient répondre en courant. C'était au milieu de la nuit.


« Affaires du ministère de la magie ! » fit un cri en-dessous, puis encore des coups sur la porte. « Enlevez les protection de la maison ! »


Harry courut à la fenêtre. Dans l'allée devant la maison se trouvait un carrosse sans chevaux, mais il n'était pas orange citrouille comme les carrosses de Poudlard. Il était pourpre et cubique, et il y avait des barreaux aux fenêtres. Deux grands sorciers se tenaient dehors, l'air très alertes, leur baguettes sorties, des robes sombres rendant difficile à voir autre chose que leur visage dans l'obscurité. Il n'y avait pas de lune.


Harry se faufila en dehors de sa chambre, ouvrant juste assez la porte pour passer. Il vit que Jamie était déjà dans le couloir, qui était en fait un balcon dominant l'entrée. Elle était agenouillée derrière le garde-fou. Il la rejoignit. Il y avait un cercle de lumière venant de quatre baguettes en dessous, mais personne n'avait allumé une lampe ou une bougie. Lui et sa sœur étaient invisibles pour les adultes. Aucun d'eux ne remarqua une fille de onze ans et un garçon de treize ans accroupis dans l'ombre au-dessus d'eux.


Leur mère portait une robe de chambre sur sa robe de nuit, ses longs cheveux roux rassemblés en une natte qui lui arrivait à la taille. Son beau-père portait encore sa robe d'intérieur, légèrement usée au bord. Il la réservait pour rester assis dans son bureau pendant de longues heures, lisant ou écrivant, ou parfois travaillant dans le laboratoire de potions du grenier. (Les enfants ne pouvaient pas y accéder. Une limite d'âge ne permettait pas à quiconque de moins de dix-huit ans de franchir la première marche).


Leurs parents faisaient face à deux aurors, un homme et une femme. L'homme était grand, avec des cheveux blonds et des yeux clairs. La femme avait des cheveux auburn bouclés et des yeux bleus brillants. Ils faisaient une jolie paire. Leurs robes étaient d'un pourpre profond, avec des insignes brodés reprenant l'emblème du ministère de la magie. Ils faisaient face à Lily Evans et Severus Rogue avec leurs baguettes allumées, mais ils avaient l'air d'être plus que volontaires pour utiliser leurs baguettes pour autre chose que de l'éclairage si nécessaire.


« Où est-ce que c'est, Lily ? » demanda la femme.


'IL, Gemma. Remus est une personne, pas une chose. Je te l'ai dit, le ministère n'a pas de souci à se faire à son sujet. Il est bien. Severus et moi savons comment préparer la potion de Tue-loup. Nous la lui préparons tous les mois. Nous transplanons, où qu'il soit et la lui amenons. Vous n'avez pas à faire cela… »


« Lily, je sais que tu as changé depuis la mort de James, » la femme eut un regard méprisant pour Severus Rogue, « mais tu es une ancienne auror. Tu connais la loi. Le décret pour l'internement des humains atteints de lycanthropie n'a pas été écrit avec des exceptions. Nous travaillions ensemble, Lily. La dernière chose que je veux faire est de t'embarquer pour avoir abrité un fugitif. Coopère s'il-te-plaît. Va chercher le loup-garou. »


« J'ai changé ? Regarde toi et Frank ! Faire tout ce que l'on vous dit sans le remettre en question ! Ce n'est pas juste, Gemma, et tu le sais. Remus n'est un danger pour personne. Un fugitif est quelqu'un qui a fait quelque chose de mal… Ce qui n'est pas le cas de Remus. »


L'homme aux cheveux blonds soupira. « Allons, Lily, soit raisonnable. Le ministère a décidé de déplacer tous les loups garous dans ces camps parce que le plus grand danger n'est pas ce qu'ils feront à la pleine lune, mais qu'ils soient recrutés par Tu-Sais-Qui. Tu dois l'admettre, nous nous sommes bien débrouillés pour garder les activités des Mangemorts réduites… »


« Oh oui » renifla sarcastiquement sa mère. « Bien sûr, on n'a pas besoin des Mangemorts, n'est-ce pas, quand vous faites vous-même le sale boulot pour Voldemort, en détenant des gens innocents dans des 'camps de relogement' »


« Est-ce que les gens innocents, dans ton expérience, deviennent des bêtes dangereuses trois nuits par mois, Lily ? » demanda l'homme. « Ne soit pas stupide et naïve. Remus Lupin a accès à la potion de Tue-loup grâce à vous deux aussi longtemps qu'il choisit de la prendre. S'il ne se montrait pas un mois, que pourriez-vous faire ? Quel recours auriez-vous ? Qu'est-ce que vous proposeriez : le pourchasser et le forcer à la prendre ? »


« Les autres vingt-cinq jours du cycle lunaire, ce sont des GENS. Et Remus ne nous ferait jamais le poursuivre comme cela. » dit-elle entre ses dents. Elle leva sa baguette, donnant distinctement l'impression qu'elle allait devenir autre chose qu'un substitut de torche d'un instant à l'autre. « Avez-vous résolu les disparitions de cracmols, Frank ? » le défia-t-elle. « Quel âge a ce petit problème… six ans, sept ans ? Ou est-ce que le ministère considère encore cela comme un problème ? Tous ces gens… disparus. Aucune trace. Mais le ministère veut avoir l'air de faire quelque chose, alors bouclons les gens qui n'ont rien fait, faisons cela au lieu de trouver presque un millier de personnes qui se sont évanouies du jour au lendemain… »


« Oui, le ministère veut être vu en train de faire quelque chose, prenant des initiatives avant que quelque chose de terrible n'arrive. Ne penses-tu pas que nous souhaitons avoir pensé à protéger les cracmols ? Personne n'a vu cela arriver. C'est pourquoi le conseil des gouverneurs de Poudlard a arrêté d'envoyer les lettres aux élèves nés de moldus. De cette façon, quoiqu'il soit arrivé à ces cracmols, cela n'arrivera pas à aucun nouveau né de moldus entrant dans le monde des sorciers. Et maintenant, nous agissons sur le problème des loups-garous afin que nous puissions éviter un… »


« Qui a dit que c'était un problème ? » demanda-t-elle ?


Il serra les mâchoires, en colère. « Veux-tu qu'une armée de loups-garous sous le pouvoir de Tu-Sais-Qui balaye Pré-au-Lard lors de la prochaine pleine lune ? »


« Oh, Frank, parle comme un adulte ! Dit Voldemort ! » lui cracha-t-elle. Harry pensait que cela était assez idiot. Un auror qui ne pouvait pas dire le nom de la personne contre laquelle il était sensé se battre. La dispute aurait continué, mais son père s'avança entre eux deux, faisant face à l'homme.


« Remus Lupin est un vieil ami de ma femme et notre hôte. Je vais vous demander de quitter ma maison, Londubat, avant que vous ne réveilliez mes enfants. » lui dit Severus Rogue, d'une voix à faire se geler l'eau bouillante.


« Nous ne partirons pas sans le loup-garou ! » dit la femme.


L'homme fit un pas vers Rogue. Sa voix devint aussi terrifiante que celle du beau-père de Harry. Harry frissonna en l'écoutant, et remarqua que sa sœur avait la chair de poule sur ses bras. « Je ne suis pas surpris qu'un Serpentard protège un loup-garou. C'est adapté, n'est-ce-pas ? Que pourrions-nous attendre de quelqu'un qui fréquente Lucius Malfoy ? »


Son papa ne recula pas. On aurait plutôt qu'il s'était encore rapproché de l'auror. Sa voix était douce, et cependant très claire dans le hall d'entrée obscur. « Si vous saviez quoique ce soit sur quoique ce soit, Londubat, vous sauriez que je suis la dernière personne au monde qui donnerait sanctuaire à ce loup-garou en particulier. Mais évidemment, nous n'avons pas le temps de discuter de votre abondante ignorance… » Harry se retint d'applaudir son beau-père. Quand il voulait être insultant ou condescendant, personne ne pouvait battre son père.


L'auror cligna des yeux et Harry put le voir déglutir. Quand il parla à nouveau, sa voix tremblait même légèrement. « Il me tarde le jour où j'aurai quelque chose sur vous, Rogue. Peut-être que c'est aujourd'hui, hé ? Quand je pense à vous enseignant à mes fils… » Harry ne pouvait pas croire à la haine qu'il entendait dans la voix de cet homme. Il déglutit. Est-ce que ses parents allaient chasser les aurors de la maison ? Est-ce que les aurors allaient arrêter ses parents ? Qu'arriverait-il à lui, Jamie, et aux jumeaux si cela se produisait ? Sûrement qu'ils ne le laisseraient pas lui, un garçon de treize ans, être chef de famille ? Il allait être en troisième année en septembre, et sa sœur en première, mais ses frères avaient encore deux ans à passer à l'école du village.


Soudain, une fine silhouette familière apparut de la porte derrière les aurors. Ils se retournèrent et la femme pointa sa baguette en criant « Stupéfix ! » Remus Lupin s'effondra au sol, et Harry chancela lorsqu'il entendit le corps du loup-garou rentrer en contact avec le sol dur.


« Remus ! » cria sa mère, se mettant à genoux à côté de lui. Elle foudroya les aurors du regard. « Tu n'avais pas à faire cela ! Il n'avait même pas sorti sa baguette ! » Elle le ranima et il s'assit, avec son aide, clignant des yeux et secouant la tête. « Tu vas bien Remus ? »


Il acquiesça, puis mit sa main sur son bras. « C'est bon, Lily. Je me suis fait à cette idée. Je sais que tu voulais bien faire, mais je suppose que c'était juste une question de temps avant qu'ils viennent pour moi. Je vais partir en silence. Je ne veux pas causer de problèmes à ta famille. »


« Des problèmes ? Remus, ce n'est pas juste ! Simplement emprisonner toute une catégorie de personnes parce qu'ils pourraient faire quelque chose de violent ou pourraient se joindre à Voldemort… Tu es condamné sans procès. Et même sans crime. Est-ce que cela te semble juste ? »


« Lily » dit l'homme, essayant encore de la raisonner. « Le ministère de la magie… »


« …peut aller se faire foutre ! » dit sa mère avec véhémence. « Je ne me suis pas portée volontaire pour vivre dans une 'dictature bienveillante' quand j'ai été à Poudlard. Dans le monde des moldus, il y a une petite chose appelée démocratie, et une autre chose appelée droits civils. Frank, les choses que j'ai vues en étant auror… la moitié étaient en violation avec la convention de Genève. Et tu veux que je pense que tu es raisonnable ? Quelqu'un qui fait des choses justes ? »


Il secoua la tête comme pour la plaindre. « Lily, tu penses encore comme une moldue. Je ne sais pas ce qu'est ta 'Convention de Genève', mais je dois te rappeler que les moldus n'ont pas à traiter avec des prisonniers qui peuvent faire de la magie ? Nous devons suivre une ligne dure contre les mages sombres et les créatures des ténèbres parce qu'elles sont bien plus dangereuses que les moldus avec des pistolets ou des bombes. »


« Je ne suis pas d'accord. Mais même si les mages noirs d'Azkaban y sont parce qu'ils ont vraiment fait quelque chose. En vérité, je pense que beaucoup de mages noirs sont juste malavisés… »


Londubat ricana, regardant son mari. Mais il ne parla pas de Rogue. Il n'était pas assez idiot. Il attaqua d'une autre direction. « Est-ce ce que tu penses de Pettigrew maintenant ? »


Elle se rapprocha à une paire de pouce de lui. « Peter n'était pas méchant au début. Il… cherchait quelque chose. Quelque part en chemin, il a perdu la capacité de choisir entre le bien et le mal. Et je ne suis pas sûre que tu aies appris cela non plus, Frank. Tu ferais mieux de dire à Barty Croupton de regarder dans sa propre maison avant d'aller faire des raids chez les autres ! » Puis soudain, elle se plaqua la main sur la bouche. On aurait dit qu'elle ne voulait pas dire cela. Remus Lupin la regarda, secouant la tête.


« Ce n'est pas bon, Lily. Finissons-en. Je vais y aller. Je comprends qu'il y a quelques camps assez agréables dans les montagnes. Envoyez-moi quelques chouettes. Je sais qu'ils autorisent cela. Je vous écrirai aussi souvent que possible. Dites au revoir aux enfants de ma part. »


« Remus ! » s'étrangla-t-elle, comme il se levait et que l'homme le prenait par le haut du bras. La femme prit son autre bras. Comme les deux le faisaient passer sous le balcon où Harry et Jamie étaient agenouillés, en direction de la porte, leur mère et leur beau-père se tenaient avec les bras l'un autour de l'autre, et ils entendirent leur mère pleurer.


Harry se leva lentement, faisant signe à Jamie de le suivre. Ils se faufilèrent dans chambre et coururent rapidement et en silence jusqu'à la fenêtre. Ils regardèrent dans l'allée. Les deux hommes qui avaient attendu en dehors de la maison tenaient leurs baguettes en l'air afin de mieux éclairer la zone derrière le carrosse. L'homme qui tenait Remus Lupin par le haut du bras comme s'il y était vissé ouvrit la porte avec les barreaux et jeta le loup-garou à l'arrière du véhicule. Il utilisa sa baguette pour lancer un sort de verrouillage sur la porte.


L'homme et la femme qui avaient sorti Remus de leur maison suivirent les deux autres hommes dans le carrosse et il commença à s'éloigner, mais soudain, il y eut un BANg ! et il était parti. L'allée était vide.


Harry entendit ses parents monter les escaliers et descendre le couloir jusqu'à leur chambre. Leurs pas étaient lents, et Harry pensa entendre sa mère continuer à pleurer. Lui et Jamie étaient encore assis sur le siège de la fenêtre. Harry remarqua que Jamie pleurait aussi. Il essayait lui-même de ne pas craquer.


« Viens-là, James » lui dit-il doucement, tapant sur sa jambe. Elle s'allongea sur le coussin, appuyant sa tête sur sa cuisse. Il lui caressa gentiment les cheveux jusqu'à ce qu'il pensa qu'elle s'était endormie. Quand il s'arrêta, elle parla soudain.


« Nous n'allons jamais le revoir, n'est-ce pas ? » sa voix était douce et pleine de larmes.


Harry demeura silencieux pendant une longue minute. Il tourna sa tête pour regarder l'allée, où le carrosse pourpre avait été. Il chuchota « Je ne sais pas James. »


« Oui » dit Harry, la voix prise. « Je me souviens de la dernière fois où j'ai vu Remus. » Ils ne parlèrent pas pendant une minute. « Bien, si c'est tout ce que tu avais à me dire maintenant, je vais faire mes exercices d'animagus. Tu ferais mieux d'y aller. »


Elle se renfrogna. « Pourquoi ? Y a-t-il une raison pour que je ne reste pas et que je regarde. »


Il hésita. Il avait fait le travail préliminaire seulement devant le professeur MacGonagall.


« OK . Mais soit silencieuse et ne me distrait pas. »


Elle s'assit silencieusement, les yeux grand ouverts, tandis que son frère manipulait sa structure osseuse pendant une heure. A un moment, il agrandit sa jambe gauche jusqu'à une longueur de cinq pieds, puis il la ramena à la normale, haletant de douleur, et il la vit tressaillir de sympathie. Quand il eut fini, il s'assit au milieu de sa robe sur le sol, reprenant son souffle. Il s'améliorait avec sa course tous les jours, et il faisait quelques exercices supplémentaires pour la force de la partie supérieure de son corps. Il s'était à nouveau accoutumé à la douleur de l'exercice, et cela l'avait une fois de plus aidé à s'acclimater à la douleur de l'entraînement d'animagus. Cependant, il était essoufflé, et Jamie était assise, le regardant avec admiration, complètement muette pour une fois.


Quand il trouva à nouveau la force de se lever, elle se leva aussi. Elle semblait presque avoir peur de lui maintenant. « Harry » dit-elle doucement, « comment as-tu trouvé comment faire cela ? »


Il déglutit. C'était une bonne question, et il n'avait pas pensé à comment noyer cela. En théorie, il pouvait lui raconter son autre vie, mais ensuite, il lui écrirait depuis Ste Mangouste pour le restant de ses jours…


« Bien, heu, quand Draco et moi étudions pour les BUSEs, nous nous sommes introduit dans la bibliothèque la nuit avant le test de métamorphose pour regarder quelques choses… » C'était partiellement vrai. Harry se sentait plus à l'aise avec les mensonges quand ils avaient un grain de vérité à l'intérieur. « Je suis allé dans la réserve, au cas où il y ait quelque chose qui me donnerait un avantage sur les autres, et j'ai trouvé ce livre, sur les transformations en animagus. J'ai recopié toutes les informations importantes et remis le livre en place. Et j'ai gardé ce que j'ai écrit. »


« Où est-ce ? » demanda-t-elle avec avidité. « Puis-je le voir ? »


« Hum ??? » Ok, pensa-t-il, j'aurais du réaliser qu'elle demanderait cela. Idiot, idiot… « Désolé. Je, hum, j'ai enchanté le parchemin afin que moi seul puisse le lire. Il n'y a aucun moyen d'enlever le sort sans le détruire. » Il ne savait pas si c'était plausible, mais c'était le mieux qu'il pouvait faire.


« Oh » dit-elle maussadement, ne discutant pas. Bien, raisonna-t-il, elle était seulement en quatrième année. Si ce que je viens de dire est impossible, elle n'en a aucune idée. Il avait remarqué que le cursus en général semblait en retard de quelques années par rapport au Poudlard auquel il était habitué. Pourquoi est-ce qu'on leur donnait du travail moins motivant et moins de travail tout court quand il n'y avait plus d'élèves nés de moldus à l'école ? C'était encore une question sans réponse, et cela commençait à vraiment, vraiment le fatiguer.


Ils allaient partir quand il eut une pensée soudaine et l'arrêta. « Jamie, juste une minute. J'ai quelque chose à te dire. »


Elle était perplexe. « Je pensais que tu avais dit que tu n'avais rien trouvé sur la cape non plus. »


« Oh, ce n'est pas à ce sujet. C'est complètement différent. Tu devrais t'asseoir. »


Elle avait progressivement l'air de plus en plus confuse. Harry hésita. Il n'avait pas dit à Ginny qu'il allait faire cela aujourd'hui, mais il voulait le faire avant de ne plus avoir le cran. « Tu sais, quand j'ai dit que j'avais une petite amie ? »


Maintenant, elle souriait. « Oh. Alors tu vas finalement admettre que tu l'inventais ? Honnêtement, Harry ne penses-tu pas que Draco et moi pouvons dire quand tu racontes des hist… »


« C'est Ginny Weasley. » dit-il soudain. Elle se figea, ses grands yeux verts brillants tout ouverts d'incrédulité.


« Quoi ? » croassa-t-elle finalement.


Harry ne put empêcher un sourire de s'étendre sur son visage. Il était si content d'avoir pu lui dire. « J'ai dit c'est…'


« J'ai entendu ce que tu as dit. Ginny Weasley ? Es-tu idiot ? »


Harry arrêta de sourire. « Que veux-tu dire ? »


Jamie leva les mains au ciel et commença à marcher. « As-tu besoin d'une autre raison pour que son frère te haïsse ? Pour qu'il veuille te tuer ? Tu es suicidaire ou quoi ? Je pensais que tu avais finalement retrouvé ton bon sens quand tu avais arrêté de la poursuivre, et merci d'avoir était le frangin-qui-fout-la-trouille pendant quatre ans, c'est vraiment plus facile pour se faire des amis… mais maintenant, tu dis que c'est ta petite amie ? Tu n'es pas… tu sais… encore bouleversé à cause de ce pari ? »


Il sourit encore timidement. « Ce pari était la meilleure chose qui me soit jamais arrivée. Quand elle est venue s'excuser, tu te souviens ? Nous étions au lac ?… en quelque sorte, heu, nous nous sommes embrassés et réconciliés ? Littéralement. »


« Embrassés ? »


Harry acquiesça. Jamie eut l'air de comprendre maintenant. « Et la revanche sur Ron Weasley dont tu parlais cet été ? C'était… »


« Bien, je me suis dit que s'il venait à nous découvrir, il ne serait pas trop content. Une espèce de bénéfice marginal. Pas que je sois avec Ginny juste pour l'atteindre. Je pense plutôt que beaucoup de son animosité vient du fait que j'avais l'habitude de la suivre… »


« Harry ! Tu es malade ? Elle est à Griffondor et tu es à Serpentard. C'est perdu d'avance. Rompt avec elle. »


Harry fit une pause. « Jamie… quand tu as été répartie, est-ce que le Choixpeau t'a donné le choix ? »


Elle eut l'air secoué. « Que veux-tu dire ? »


« A-t-il mentionné une autre maison que Serpentard ? »


Jamie hésita. « Bien, je… je veux dire… »


« Parce qu'il m'a donné le choix. Entre Griffondor et Serpentard. »


Elle retrouva sa voix. « Moi aussi ! Et… et j'étais si nerveuse et,… et … est-ce que cela veut dire que nous aurions dû être à Griffondor ? »


« Bien, je pense que cela signifie que nous avons un peu de Griffondor en nous. Je me sens si lié à Ginny, Jamie… »


« Mmm » dit-elle, avec un regard plus entendu que n'aurait dû l'être celui d'une jeune fille de quatorze ans, selon Harry. « Et jusqu'à quel point vous êtes-vous 'liés' ? »


Harry rougit. « Pas ce type de liaison. Je sais qu'on dirait que ça ressemble à un gros problème, mais ne pourrais-tu pas simplement être contente pour moi ? Et regarde maman et papa. Elle était à Griffondor et il était à Serpentard. Et ils se voyaient à l'école aussi. »


Jamie mit sa main sur ses lèvres. « N'essayes pas de me distraire. Nous parlons de toi. Mets-toi dans les chaussures de son frère. Quand il découvrira… Je veux dire, que ferais-tu s'il était après moi ? »


Harry grimaça. « Ce n'est pas de lui dont je me soucie… »


Jamie rougit. « Bien tu y es. Tu penses à Draco en pinçant pour moi… » Elle rougissait encore. Il pensa qu'elle pensait un peu trop vivement à ce que Draco en pince pour elle.


Harry se secoua. « Ok. Je pense à Draco. Je sais quels sont tes sentiments pour lui, James. Ne proteste pas, beaucoup de gens savent. Ginny sait. Elle dit que c'est très évident. Je suis assez sûr que Draco sait aussi, mais il ne fait rien à cause de ton âge, et du fait que tu es ma sœur et qu'il ne veut pas gâcher une belle amitié. »


« Tu l'as averti ? » Sa voix avait un accent dangereux, et il vit qu'elle avait mit la main dans la poche de sa baguette.


« Non. Je pense qu'il a décidé cela tout seul. Mais ce que je veux dire est, pense à tes sentiments pour lui, allez. Ferme les yeux et penses-y. Puis imagine si je dis 'Arrête ! Tu n'es plus autorisée à avoir ces sentiments !' Est-ce que cela aura un effet ? Est-ce que cela fera quelque chose de bien ? Je ne peux rien contre mes sentiments, Jamie. Je savais que Ginny était formidable avant, mais maintenant que je la connais encore mieux… » Il se souvint des lettres qu'ils avaient échangées durant l'été. Leur relation avait grandi à l'aide de l'encre et du parchemin autant que des baisers. Il sentait maintenant qu'elle le connaissait aussi bien que sa sœur et son meilleur ami.


Jamie le regarda, ses grands yeux brillants, et elle dit dans un souffle. « Tu es vraiment amoureux, n'est-ce pas ? » chuchota-t-elle. Il commença à bégayer. Il semblait ne pas pouvoir sortir les mots de sa bouche. Son cœur semblait aller à cent à l'heure. Puis il fut surpris quand Jamie s'avança et le prit dans ses bras. Quand elle se recula et le regarda, il vit finalement l'approbation dans ses grands yeux verts. « Oh, Harry, je suis désolée. Je n'avais pas réalisé. Je pensais que c'était juste cette obsession à laquelle tu avais donné une nouvelle vie… » Elle secoua la tête d'étonnement. « Félicitations. »


Il se pencha sur elle et l'embrassa rapidement sur la joue. « Merci. Je savais que tu comprendrais. » Il pensait à quel point il se sentait heureux d'avoir parlé de Ginny à Jamie. Il ne pouvait pas se rappeler d'une fois où il s'était senti heureux en parlant de lui et d'Hermione à quelqu'un. Cela avait été si compliqué. Sa tête lui faisait encore mal. Il ne voulait pas y penser maintenant. Il essaya de distraire sa sœur.


« Elle t'aime bien, tu sais. Et vous vous entendez déjà bien toutes les deux. C'est autre chose dont je voulais te parler. Nous pensions que ce serait bien si on commençait à te voir avec elle et ses amies. Ensuite, quand elle serait avec toi, moi et Draco, elle pourrait dire que c'est parce qu'elle est amie avec toi, si quelqu'un le demande. »


« Quoi ? Maintenant je suis sensée te donner une couverture ? »


« De plus, elle pourrait nous aider à trouver la caper ou la carte ou autre chose. Ou elle pourrait nous aider à autre chose. »


« Et cela va être plausible qu'une quatrième année de Serpentard soit avec une cinquième année de Griffondor et ses amies… »


« Bien, rend le plausible. Utilise ton imagination Ou elle pensera probablement à quelque chose. Elle est très intelligente. Donne lui une chance. »


Jamie grimaça. « Et ses autres amies de Griffondor ? N'était-ce pas une idée de l'une d'elle de la faire t'embrasser quand elle avait perdu un pari ? On dirait des s… »


« Le mot est 'sorcière', Jamie, et dois-je te rappeler que tu en es une aussi ? » Il sourit malicieusement. Elle soupira. « Et de toutes façons, tu t'es toujours plainte que tu ne t'entendais bien avec aucune des filles de quatrième année de Serpentard. Les amies de Ginny ne peuvent pas être pires, n'est-ce pas ? »


« Fameuse conclusion… » dit-elle sombrement. Harry rit.


« Merci : tu ne regretteras pas cela ! » Il enleva le sort de verrouillage de la porte et quand il l'ouvrit, ils rentrèrent dans Draco, qui avait finalement fini sa retenue et qui était venu les chercher.


« Draco ! » dit-il jovialement. Son ami le regarda suspicieusement.


« Pourquoi est-ce que je pense que l'on va me parler de quelque chose que personne ayant une santé mentale normale ne ferait ? » dit-il lentement avec lassitude, rentrant dans la pièce et s'effondrant par terre, appuyé contre le mur de pierre. Harry rit encore tandis qu'il fermait la porte et la reverrouillait.


« Parce qu'être mon ami t'as rendu habitué à ce genre de choses. Écoute. C'est une bonne nouvelle. Tu sais, cette petite amie que tu croyais que j'avais inventée ? »


Draco leva les yeux vers lui, fronçant les sourcils. « Oui ? »


Il sourit à son meilleur ami.


« Bien, ce n'est pas le cas. »


* * * * *