Mary Cooper ; voila la suite, petite fille gatée ;-)
Philippe Gryffondor : et oui, c'est aujourd'hui qu'est sorti le T5

Aujourd'hui c'est la sortie du 5. Ce n'est pas lié, mais le chapitre 7 ne commencera pas avant mercredi prochain pour dispo perso. Bonne lecture à vous, et pour ce chapitre, et pour le T5 (perso, après avoir découvert le serpent psychique, j'avais été assez déçu, mais cela n'est jamais que mon humble avis).

Maintenant que Jamie et Draco étaient au courant pour Ginny, il était temps pour Ginny de connaître ses plans 'révolutionnaires'. Après le petit déjeuner du dimanche matin, les quatre attendirent que tous les autres aient quitté la grande salle avant d'aller dans l'antichambre et d'en verrouiller la porte.


Il dit à Ginny ce qu'il avait dit à sa sœur et à son meilleur ami, et montra la carte du maraudeur aux filles qui firent de grands Oh et de grands Ah devant avant qu'il ne la range. Quand il parla à Ginny d'essayer de trouver les sorciers et les sorcières nés de moldus, il ne s'était pas du tout préparé à sa réaction. Elle jeta ses bras autour de lui et l'embrassa bruyamment. Jamie et Draco prétendirent regarder ailleurs.


« Pour quoi était-ce ? »


Elle lui sourit. « C'est pour avoir un petit ami brave et altruiste. » Harry rougit. Si seulement elle savait à quel point il était capable d'être égoïste…


« Bien, il y a quelque chose d'autre que tu devrais savoir… » et il lui parla de la très grande probabilité que lui et Draco soient initiés comme Mangemorts. Cette fois, elle mit sa main devant sa bouche et elle avait des larmes dans ses yeux. Harry s'approcha et s'accroupit au pied de sa chaise. « Nous ne voulons pas faire cela. » chuchota-t-il. « Et s'ils nous forcent… nous serons des espions. Nous prétendrons juste être de bons petits Mangemorts. Je ne peux pas supporter l'idée d'offrir ma loyauté au monstre qui a tué mon père, mais je le ferai avec joie si je peux le mettre à terre en faisant cela. »


Elle l'écouta. Elle avait du mettre sa tête très près de la sienne pour l'entendre. Elle pleurait à nouveau. « M'aideras-tu ? » lui demanda-t-il doucement. Elle acquiesça au milieu de ses larmes, et glissa de sa chaise jusque sur les cuisses de Harry sur le sol, et il la tint tandis qu'elle pleurait, lui caressant les cheveux et sentant son cœur battre contre le sien.


Il devait encore écrire la lettre à Dumbledore, afin que Jamie et Ginny aillent à la volière, où elles retrouveraient Harry et Draco, qui étaient retournés à la maison Serpentard afin que Harry puisse écrire la lettre.


Cher professeur Dumbledore,


Écrivit Harry. Puis il froissa cela en une boule, prit un nouveau parchemin et recommença.


Cher Mr. Dumbledore,


Mon père était James Potter. Un de ses vieux amis a suggéré que vous pourriez être en possession de quelque chose qui lui appartenait, quelque chose qu'il vous avait confié avant de mourir. Il s'agit d'une cape d'invisibilité. Si vous pouviez, s'il vous plaît, me l'envoyer, je l'apprécierais infiniment. Merci de l'avoir gardée en lieu sûr tout ce temps.


Sincèrement,


Harry Potter.


Il la plia soigneusement et la scella avec de la cire verte gardée dans la salle commune de Serpentard, imprimant un serpent dans la cire molle avec le petit sceau gardé sur le manteau de la cheminée de la pièce. Il écrivit Albus Dumbledore sur le devant avant de monter à la volière. Il l'attacha à la patte d'une des chouettes de l'école, et après qu'elle soit partie, les quatre s'appuyèrent contre le mur, se regardant. Jamie rompit finalement le silence.


« Que faisons-nous maintenant ? »


Harry soupira, regardant le ciel vide ou la chouette avait disparu.


« Maintenant, nous attendons. »


* * * * *


Et ils attendirent. Pendant trois semaines, Harry continua de vivre sa nouvelle vie, alla en classe, supporta le mépris de sa mère, profita des cours de Charlie et Sirius, courut, fit des exercices et s'entraîna à être un animagus. Il rencontra Ginny dans la salle de classe d'étude des moldus tous les vendredis après le déjeuner, car c'était la seule période de temps libre qu'ils avaient en commun (il se maîtrisait encore, mais suffisamment peu pour qu'elle doute de ses sentiments pour elle), et il retourna à l'entraînement avec l'équipe de Quidditch après avoir adressé de nombreuses excuses individuelles à chacun des joueurs.


Cependant, il ne reçut aucune réponse de Dumbledore. Était-il seulement en vie ? Était-il de l'autre côté du monde ? Comme Halloween approchait, Harry était de plus en plus nerveux. Finalement, il décida d'agir sans la cape.


Le dernier dimanche du mois, il se retrouva avec Ginny, Draco et Jamie dans l'antichambre de la grande salle après le déjeuner.


« Alors, » commença Draco. « Maintenant que nous avons la carte, pourquoi ne pouvons-nous pas passer à autre chose ? Pourquoi avons nous absolument besoin de cette cape ? »


Harry soupira. Il aurait probablement juste à faire sans la cape. « Je suppose que tu as raison. Cela voudrait dire que la chose suivante dont nous avons besoin est de la poudre de cheminette. »


Ginny se renfrogna. « Où vas-tu la trouver ? »


« Dans le bureau de maman » dit nonchalamment Jamie. Elle était aussi contente que Harry de pouvoir parler ouvertement de l'identité de sa mère. Harry se demandait parfois, mal à l'aise, si Ginny et sa sœur parlaient de ce que lui et Ginny faisaient en privé… »


Harry dit « La question est comment ? »


Alors ils établirent leur plan et décidèrent de l'exécuter directement. Lui et Jamie savaient que leur mère serait dans son bureau en train de noter des devoirs. Ce serait le travail de Ginny de la distraire et de l'appeler dans la salle de classe pour l'aider avec une décoction pour réduire la fièvre tandis que Jamie et Draco descendraient par les escaliers cachés (Harry avait découvert qu'ils étaient encore là), et passeraient par la bibliothèque pivotante du bureau de Lily Evan. Harry devait surveiller l'entrée d'en haut.


Cela se passa sans accroc. Mais Harry ne le réalisa pas d'abord. Cela prit un long moment à Draco et Jamie pour revenir en haut des marches, alors il alluma sa baguette et descendit précautionneusement les escaliers de pierre, puis longea lentement le passage, étant donné que la lumière de sa baguette n'éclairait pas très loin dans le noir. Comme il s'approchait de l'entrée secrète du bureau de sa mère, il vit pourquoi ils n'étaient pas de retour.


Draco et sa sœur avaient leurs bras l'un autour de l'autre. Ils s'embrassaient, mais comme Harry s'approchait d'eux, leurs bouches se séparèrent. Puis il réalisa que ce n'était pas parce qu'ils avaient remarqué son arrivée, comme il le pensait. C'était pour que Draco puisse amener sa bouche jusqu'à son oreille puis jusqu'à sa gorge…


« Ahem ! » essaya Harry. « Cela te dérangerait-il d'enlever tes mains et ta bouche de ma sœur ? » Quelque chose là-dedans lui semblait très familier.


Ils bondirent chacun de son côté. « Hum » commença à dire Draco. Jamie lui fit écho. Harry leur fit signe de se taire à tous les deux.


« Nous devons sortir de là. Plus de cela. »


Il les scrutait maintenant. Ils étaient de retour dans l'antichambre, assis l'un à côté de l'autre à la table que Liam Quirke utilisait comme bureau quand il dirigeait les réunions de préfets. Ils essayaient de prétendre qu'ils ne se lançaient pas des regards furtifs l'un à l'autre. A son extrême ennui, Ginny sembla penser que c'était mignon.


« As-tu l'argent ? » Draco sorti une bourse de velours vert foncé qui tintait. Il l'ouvrit et fit tomber dix gallions dans sa paume, puis les remit dans le sac. « Cela devrait être plus qu'assez, même après que les gobelins aient pris leur part pour la conversion en monnaie moldue. OK. C'est décidé. J'y vais mardi après le cours de runes anciennes. »


Ginny n'avait pas l'air sûre. « Harry… Tu es sûr que tu ne veux pas attendre jusqu'à vendredi ? Nous avons tous les deux la même période libre. Je pourrais venir avec toi. »


« Non. J'ai cours après cela. Mardi est le seul jour où j'ai tout l'après-midi libre. Tu manquerais un cours. Nous ne pouvons pas nous permettre que quelqu'un se demande où tu es. Cela ira bien. » Il ne dit pas qu'il ne voulait pas qu'elle vienne parce qu'elle ne connaissait rien au monde moldu et que lui si. De ce que les trois savaient, il était aussi ignorant qu'eux du Londres moldu.


« Que vas-tu donc faire ? Comment vas-tu trouver ces gens ? »


« J'irai quelque part où je peux trouver des annuaires. Une bibliothèque peut-être. Et j'aurai plein d'argent pour le taxi ou le métro, ou si je dois m'acheter à manger. Cela ira bien. » Mais il parlait avec plus de confiance qu'il n'en avait. Il évita de mentionner de le nom d'Hermione à aucun d'entre eux. Il avait presque l'impression qu'il trompait Ginny en cherchant Hermione, mais c'était ridicule. Il avait eu une relation avec elle dans son autre vie, bien sûr, mais il avait maintenant décidé que c'était une faute et qu'il voulait être avec Ginny (bien que dans son autre vie, cela constituerait encore un problème à cause de sa relation avec Draco Malfoy). De plus, s'il réussissait à retrouver la Hermione qui vivait dans ce monde, elle ne s'arracherait pas exactement ses vêtements au moment où elle le rencontrerait. Ils ne s'étaient jamais croisés. Et d'une façon ou d'une autre, il devrait la convaincre qu'elle était une sorcière et qu'il n'était pas fou.


Harry fut anxieux toute la journée du mardi. Il n'arrêta pas de commettre des erreurs en herbologie qui le firent remarquer par le professeur Chourave, et la classe de Binns n'avait jamais semblée si longue. Il put à peine avaler quelque chose le midi, et puis les anciennes runes avec Wimple semblèrent deux fois plus longues que d'habitude. Finalement, il rencontra Draco qui sortait d'Arithmancie, qu'il avait en même temps que les anciennes runes de Harry. C'était leur seule différence d'emploi du temps.


« Prêt ? » lui demanda Draco. Harry acquiesça, marchant avec une nonchalance étudiée, espérant que personne ne remarquerait à quel point il était rouge. Ron Weasley, Neville Londubat et Seamus Finnigan lui avaient donné de drôles de coup d'œil pendant tout le cours de Wimple, et il avait pensé qu'ils savaient que quelque chose était dans l'air. Mais il atteignirent le miroir du couloir du quatrième étage sans qu'on les ait suivis. Harry sortit la carte de sa poche et la tendit à Draco.


« Souviens-toi. Recommence à surveiller la carte à six heures. Quand tu vois mon nom apparaître dans le passage, tu montes ici et tu t'assures que personne d'autre n'est dans le couloir. Nous ne pouvons pas nous permettre que quelqu'un me voit sortir de derrière le miroir. »


Draco acquiesça, fourrant la carte dans sa poche. Il regarda le couloir dans les deux sens tandis que Harry ouvrait le miroir et rentrait dans le passage poussiéreux. Il se tourna vers son meilleur ami.


« Ciao. Oh, et autre chose : garde tes mains hors de ma sœur quand je ne suis pas là. Nous avons à parler de cela… »


« D'accord, d'accord, file maintenant ! » siffla Draco. « Je crois que j'entends quelqu'un arriver ! »


Harry se précipita dans le passage et sentit Draco refermer le miroir. Il alluma sa baguette et se tint derrière le miroir, écoutant.


« Que fais-tu ici, Malfoy ? » dit une voix familière. Harry était sûr que c'était Ron.


« Je me réjouis du fait que les miroirs n'ont pas peur de moi, un problème qui explique probablement pourquoi tu ne te regardes jamais dedans, hé Weasley ? »


Harry essaya de ne pas rire. Draco pouvait toujours s'en sortir lorsqu'on lui tendait de telles perches. Puis il entendit encore Ron dire.


« Qu'y a-t-il avec ce miroir ? Tu dois être ici pour une raison… »


« Peut-être que c'est une réunion de la société des admirateurs de Draco Malfoy. Il a besoin d'utiliser un miroir afin d'atteindre un quorum de deux. » C'était la voix de Neville Londubat. Harry s'habituait encore à la confiance qu'il y entendait. Maintenant, Neville émettait des sarcasmes mordants, quelque chose qu'il n'aurait jamais fait dans l'ancienne vie de Harry.


Ron et une autre personne rirent. C'était probablement Seamus. Soudain Harry sursauta. Une cinquième voix, forte et nette, s'adressait maintenant aux quatre garçons de l'autre côté du miroir.


« Évitez s'il vous plait de mettre vos doigts sur moi, si cela ne vous dérange pas ! » Harry avait en tête l'image d'une infirmière en chef très stricte dans un hôpital. C'était la voix du miroir. « et assurez-vous que vous nettoyez vos méchantes petites traces de doigts de sur moi avant de partir. Je ne suis pas auto-nettoyant, vous savez. »


Maintenant, il entendit Draco rire à nouveau. Il entendit Ron marmonner « Désolé. », puis un sort de nettoyage. Finalement, quand il entendit les voix s'éloigner du miroir, il osa se retourner et suivit le passage.


Cela lui prit une bonne heure avant d'atteindre la salle municipale de Pré-au-Lard. Au bout du passage se trouvait une tringle pendant sur toute sa largeur, environ cinq pieds. De vieilles robes étaient sur des cintres accrochés à la tringle. Harry passa dessous et écarta les robes, trouvant une porte. L'ouvrant, il se retrouva, comme il s'en doutait, dans les coulisses de la salle municipale. Personne ne venait ici le mardi après-midi. La plupart des mariages et des concerts se déroulaient le week-end, et le théâtre amateur par les résidents du village était les mercredi, jeudi et vendredi soirs. Harry referma la porte de la pièce au costume et regarda dans la pièce sombre et poussiéreuse. Il alluma un feu dans la cheminée et sortit l'enveloppe avec la poudre de cheminette de sa poche. En prenant une pincée, et rangeant le reste, il jeta la poudre dans le feu et dit « Chemin de Traverse ! »


Il s'avança dans les flammes, qui étaient maintenant comme une brise agréable. Les cheminées et les foyers tournoyaient autour de lui. Il se souvint de tenir ses coudes serrés et aussi de tenir fermement ses lunettes sur son visage. Juste quand il pensa qu'il allait vomir son déjeuner, il rentra dans la sombre salle de devant du Chaudron Baveur, le pub de sorciers qui cachait l'entrée du Chemin de Traverse. Personne n'était dans le pub au milieu de l'après-midi. Tom, le tenancier ne le regardait pas. Harry se détourna de lui à la hâte et enleva ses lunettes. Il peigna ses cheveux sur son front, puis, en se concentrant très fort, il fit pousser ses poils en utilisant ses capacités d'animagus, afin d'avoir maintenant une barbe et une moustache. Il se retourna à nouveau vers Tom, ses lunettes enfoncées dans sa poche. Le propriétaire le regardait maintenant, et bien qu'il apparaisse assez fou à Harry, il pensa voir la surprise sur son visage.


« Y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour vous ? » demanda-t-il lentement. Harry secoua la tête.


« Non, merci. Je vais à la Gringotts. » Il ne savait pas pourquoi, mais il avait soudain ressenti le besoin urgent d'utiliser un accent pour mieux se déguiser. Le problème était que c'était un drôle de mélange entre l'accent irlandais, écossais et un peu de celui du Dorchester. Il aurait dû penser à cela bien plus tôt…


Il traversa le pub. Il avait enfilé une vieille robe au lieu de celles de l'école, afin qu'il ne soit pas automatiquement étiqueté comme un élève de Poudlard. Il atteignit la Gringotts sans être arrêté par quiconque, et alla au premier gobelin libre, puis posa la bourse en velours vert de Draco sur le comptoir avec un bruit métallique.


« J'ai besoin de changer cela en monnaie moldue. »


Les yeux du gobelin s'éclairèrent. C'est ce qu'ils aimaient entendre. Des raisons pour les surtaxes.


Harry reparti avec quarante livres en billets et pièces de dix, cinq et un. Ils avaient pris deux gallions pour la surtaxe épouvantable. Il était certain que le gobelin l'avait eu parce qu'il pouvait dire qu'il tardait à Harry de partir.


Il retourna au Chaudron Baveur. Tom était encore la seule personne dans la pièce de devant. Harry enleva sa robe près de la porte et la métamorphosa à la moitié de la taille de sa main, puis la mit dans la poche de sa chemise. Il remarqua que Tom n'enleva jamais ses yeux de lui. Avec un petit signe de la tête à l'aubergiste, Harry ouvrit la porte de devant du pub et sortit.


Il était finalement dans le Londres Moldu, prêt à chercher Hermione Granger.


* * * * *