LeDjiNn : j'avoue : lors de ma première lecture, j'ai trouvé aussi quelques longueurs dans cette fic.
Mystikal : et voici donc la suite.
wargate : je continue, promis. et oui, j'avais lu HP5 en VO.
Philippe Griffondor : merci beaucoup
Shinia Marina : voila la suite, hermione découvre qu'elle est une sorcière...
Lunenoire : moi je dis que c'est beau le marketing
Remus James Lupin : mais non elle pas dévergondée. Pas trop...
dumati : la suite est avancée
Sathina : C'est effectivement une hermione assez inattendue...
Et maintenant, bonne lecture à tous pour la suite...
Il remit ses lunettes et lui plaqua sa main sur la bouche. « Ne fais pas cela ! » Les yeux d'Hermione étaient paniqués. « Promets-tu de ne plus crier ? »
Elle hésita avant d'acquiescer, toujours paniquée. Il enleva sa main de devant sa bouche. Elle le fixait, ses lunettes parfaites, sa baguette. « Comment » dit-elle « Comment avez-vous… »
« Hermione, je pense que tu devrais t'asseoir. »
Elle acquiesça bêtement et posa son violoncelle, revenant à la chaise où elle avait joué assise pendant la plus grande partie de l'heure. Elle déglutit et leva craintivement les yeux sur lui. Il prit une grande inspiration. « Écoutes » commença-t-il « Commençons avec toi. Tu as fait des choses comme celle-la avant, n'est-ce pas ? Peux-tu me dire quelle sorte de choses ? »
Elle fronça les sourcils. Après une pause, elle dit « Bien, quand j'étais plus jeune, parfois je pensais que je les imaginais, parce quand elles arrivaient… oui, j'en étais consciente et tout… mais plus tard, cela me semblait sorti d'un rêve… »
Harry se souvint que sa mère avait dit que les sorciers et les sorcières nés de moldus étaient encore connus du ministère, qui les surveillait pour empêcher que trop d'accidents magiques soient vus. L'effet rêve était probablement un effet de bord au sort de mémoire lancé sur elle.
« Bien, je suis ici pour te dire pourquoi tu peux faire ces choses. Hermione Granger… Tu es une sorcière. »
Elle le fixa, un sourcil levé, puis se leva et mit ses mains sur ses hanches. « Il n'y a pas besoin d'être insultant. Je ne vais pas vous consacrer une minute de plus de mon temps. » Elle s'avança pour reprendre son violoncelle, mais Harry lui prit les épaules.
« Non, non ! Tu ne comprends pas ! Je ne t'insulte pas ! Je te dis que tu es magique. Et maintenant, je n'essaye pas simplement de te flatter bassement. Je suis magique aussi. Tu es une sorcière, et je suis un sorcier. J'ai utilisé ma magie pour réparer mes lunettes après que tu aies utilisé de la magie accidentelle pour les casser. Tu es une sorcière née de moldus. »
« Née de quoi ? »
« Née de moldus. Nous appelons moldus les gens non magiques. »
« Nous ? »
« La communauté des sorciers. Nous avons tendance à nous cacher. Pendant très longtemps, ce n'était pas très sûr d'être connu pour être un sorcier ou une sorcière. C'était il y a très longtemps, mais c'est un peu devenu une habitude… Bien, ce n'est pas la seule raison, bien sûr… Maintenant, où en étais-je ? »
Elle le regarda avec la bouche grande ouverte, puis reprit conscience. « Oh, je ne sais pas. Vous me disiez juste que vous veniez de la planète Neptune et que j'étais le premier ministre du Japon. »
« Hermione !! Je ne suis pas fou ! J'ai aussi fait de la magie accidentelle quand j'étais jeune. J'ai fait pousser mes cheveux quand je ne voulais pas une coupe. Je me suis retrouvé sur le toit de l'école quand des imbéciles me pourchassaient… Sûrement que tu dois te souvenir de quelque chose. »
Elle commença à marcher de long en large, se tortillant les mains. Après quelques minutes, elle commença à parler doucement. « Ce… Cela a commencé à empirer quand je suis allée en Amérique. Je haïssais les riches snobs chez qui je devais vivre. Ils avaient hébergé une fille de Corée de neuf à treize ans pendant qu'elle étudiait le violon au conservatoire, et un garçon de Russie qui avait quatorze ans quand il était arrivé et qui jouait Liszt, Chopin et Rachmaninov comme s'ils vivaient en lui… Et ils m'avaient moi. »
« J'étais si nerveuse. J'étais à trois-mille miles de chez moi, vivant avec des étrangers, j'allais étudier avec les plus grands professeurs du monde parmi des musiciens fantastiques qui avaient au moins six ans de plus que moi, sans parler d'être à Curtis, et d'avoir tous ces fantômes par dessus mon épaule tous les jours… »
« Quand l'avion a atterri, j'étais avec ce steward qui pensait qu'il devait me tenir la main tout le temps, comme si j'avais deux ans au lieu de douze. Il me faisait sentir étrangement mal à l'aise. Je ne sais pas pourquoi. J'étais sensé rencontrer le maître d'hôtel des Montgomery-Scotts. Vous pouvez le croire ? Des américains avec un maître d'hôtel. En tous cas, il n'y avait aucun maître d'hôtel, et ce steward qui continuait avec ses mains… En tous cas, quand je m'enfuis de lui, la dernière chose dont je me souviens est de l'avoir vu sauter en agitant ses mains, qui étaient couvertes de fourmis rouges. J'ai trouvé une femme officier de police et lui ai dit mon problème, et elle m'a aidé à trouver le maître d'hôtel. Je n'ai jamais parlé à personne du steward et des fourmis…
« Bien sûr, il y avait tous ces bibelots chez les Montgomery-Scotts que j'ai brisé. Habituellement, ils me criaient dessus parce que je rentrais tard. Et je savais que je n'y avais pas touché. Bien, je dis bibelots. C'étaient en fait des antiquités chinoises hors de prix. Dieu seul sait combien je leur ai coûté. Leur police d'assurance a probablement dû exploser quand j'étais là-bas… »
« Durant ma première année, j'étais dans un ensemble préparant l'adagio de Barber pour cordes. Il travaillait au Curtis quand il a écrit cela, vous savez. Et je jouais ma partie, et les violons reprenaient, puis les altos, et de nouveau le violoncelle, puis les basses… reprenant le thème encore et encore, et durant tout ce temps, la tension montait et montait… » elle se tut, à bout de souffle, et Harry n'avait pas réalisé qu'il retenait aussi sa respiration. Elle soupira, comme si elle avait réussi et évacuer une émotion. Harry cependant, était encore dans l'attente.
« Et après cela, j'ai juste pensé, 'C'est ce que je veux faire.' Être une partie de cet animal qui est créé par tous ces gens jouant ensemble, chacun jouant sa part, avec chacun son rôle. Ce n'est pas comme être une pièce d'une machine, c'est plus organique que cela. Je me sentais, oh… Comme une partie de quelque chose de plus grand que moi. Je ne pense pas avoir jamais été plus heureuse dans ma vie. »
« Et puis cela a commencé à arriver. »
« Quelque chose en moi devait l'avoir déclenché. La fille à côté de moi l'a senti en premier. Elle a commencé à flotter en l'air. Et puis cela a été mon tour, et puis celui du garçon à côté de moi. D'une manière ou d'une autre, ma joie et ce dont je venais juste d'être une part… ça a… Je ne sais pas, c'est parti hors de contrôle. Je n'ai pas réalisé que c'était moi sur le moment, même après l'incident des fourmis. Pourquoi aurais-je pensé que c'était moi ? Quand j'ai commencé à paniquer, je suppose que je n'étais pas aussi contente, et nous sommes tous retombés sur nos chaises. Nous nous sommes juste… tous regardé d'une drôle de façon. Personne n'a dit un mot. Je pense que nous avons simplement décidé de dire que cela n'était jamais arrivé. Mais je m'en souviens. C'était comme l'incident des fourmis à l'aéroport. Je m'en souviens. Avant d'aller en Amérique, quand quelque chose comme cela arrivait, je ne m'en rappelais que vaguement après, cela ne semblait jamais réel. »
Harry acquiesça. « Sort de mémoires. Le ministère surveille les sorciers et les sorcières nés de moldus. S'ils découvrent de la magie accidentelle, ils envoient l'équipe de réparation des accidents magiques, et des obliviateurs aussi. »
« Le ministère ? Des obliviateurs ? »
« Le ministère de la magie. Les obliviateurs travaillent pour le ministère. » Il la vit prononcer les mots 'ministère de la magie' avec incrédulité. Il y avait tant à expliquer. « Les obliviateurs sont des spécialistes des charmes de mémoire. Il lancent des sorts d'oubli sur les moldus qui ont vu de la magie. Et sur les gens comme toi qui font de la magie sans vraiment le vouloir. »
Elle se rassit, ses yeux agités. « Alors… Pourquoi n'y avait-il personne faisant cela quand j'étais en Amérique ?»
Harry fronça les sourcils. « Je suppose… Qu'ils ne savaient pas que tu avais quitté l'Angleterre. Il y a une pénurie de main d'œuvre dans le monde des sorciers depuis les purges et depuis que Poudlard a arrêté de prendre les nés de moldus… Et en Amérique… bien, ils prennent encore probablement les élèves nés de moldus dans leurs écoles de sorcellerie. Alors personne ne te surveillait. »
« Je ne comprends pas la moitié de tout cela, mais j'ai compris 'surveillait '. On me surveille ? Quelqu'un m'espionne tout le temps ? »
« Pas vraiment de l'espionnage. Je ne suis pas sûr de comment ils font. Je pense qu'ils ont des instruments pour détecter l'activité magique. Mais ils doivent aussi se reposer sur les témoignages. Bien sûr, je suppose que cela signifie changer ce qui apparaît dans les journaux moldus autant que changer les souvenirs des gens… Ils ne voudraient pas que les choses aillent si loin. »
Elle déglutit, puis tendit sa main pour toucher son bras. Harry se figea tandis qu'elle faisait glisser sa main jusqu'à sa main, puis sa baguette.
« Je peux l'essayer ? » chuchota-t-elle. « Tu peux m'expliquer que faire ? »
Harry frissonna en sentant sa main sur sa baguette, comme si elle touchait encore son corps. Il la lui tendit gentiment, corrigeant la manière dont elle la tenait.
« Nous pourrions commencer avec quelque chose de simple et basique. L'une des premières choses que l'on apprend est un sort de lévitation. La formule est Wingardium Leviosa. »
Elle répéta les mots. « Rien ne s'est produit. »
« Bien, tu n'as pointé ta baguette sur rien. Et, plus important, tu n'as orienté ton esprit vers rien. Tu dois te concentrer très fort sur quelque chose, et te l'imaginer se soulevant dans les airs quand tu prononces le sort. Alors décides ce que tu veux faire et… »
« Wingardium leviosa ! » cria-t-elle, pointant son violoncelle. Il s'envola vers le très haut plafond au-dessus de la scène comme s'il avait été tiré par un canon. Ils entendirent un bruit d'écrasement inquiétant quand il frappa contre le plafond, très fort. Hermione lâcha la baguette avec un cri. Il y avait un air horrible et consterné sur son visage. Immédiatement, le sort fut rompu, et le violoncelle revint s'écraser contre le sol en faisant un bruit encore plus terrible quand il atterrit. Hermione tendit ses mains vers lui, les larmes coulant sur son visage.
« Oh ! Regardez ce que vous avez fait ! Sergio Peresson l'avait construit… C'est le luthier de Philadelphie qui a fait le dernier violoncelle de Jacqueline du Pré ! Elle le préférait à son Stradivarius ! Les Montgomery-Scotts lui ont personnellement demandé de me le faire après m'avoir entendu jouer quand j'avais neuf ans, et il est mort cinq ans après. Je ne peux simplement pas lui en faire faire un autre. Il l'avait fait pour moi quand je suis arrivée pour commencer à étudier à Curtis… » Elle fondait en larmes.
Harry était indigné. « Ce que j'ai fait ? Je ne t'avais pas dit de faire quoique ce soit encore ! Tu ne peux simplement pas commencer à faire léviter les choses auxquelles tu tiens ! C'est très dangereux ! »
« Alors, pourquoi ne l'avez-vous pas dit ? » pleurnicha-t-elle, passant ses mains sur l'étui du violoncelle, ayant l'air d'avoir peur de l'ouvrir. Harry la regarda. Elle n'avait aucune idée du pouvoir qu'elle avait. Il se baissa et lui reprit la baguette.
« Laisse-moi faire. » dit-il doucement. Il prit soigneusement l'étui du violoncelle et ouvrit les fermoirs. Il l'avait positionné afin qu'elle ne puisse pas le voir, mais elle se pencha par-dessus le couvercle vertical et émit un sanglot étranglé. C'était un tas de cordes et de morceaux de bois. Le violoncelle semblait être passé dans un broyeur. Harry ferma ses yeux, ayant une vision très claire de son instrument intact, puis les ouvrit, et le fixant intensément, il dit « Reparo. »
Les morceaux du violoncelle volèrent, s'assemblant ensemble, ayant l'air d'un film passé à l'envers. En l'espace de quelques secondes, le violoncelle était à nouveau entier, et Hermione l'enleva de son étui, passant l'archer sur les cordes. Elle rit, et regarda Harry.
« J'ai… j'ai l'impression d'être Alice. Et je viens juste de passer de l'autre côté du miroir… »
Il sourit. « Pourquoi ne pas descendre dans le terrier du lapin ? »
Elle avait l'air assez malicieuse. « Qu'avez-vous en tête ? »
« Bien… tu as de l'argent ? »
Maintenant, elle avait l'air suspicieuse. « Un peu. »
« Nous pourrons en changer un peu et t'acheter une baguette pour toi. Et un livre de sorts pour débutant ou deux. Et une chouette pour que nous puissions communiquer. »
« Une chouette ? »
« Je t'expliquerai en route. Nous aurons besoin de prendre le métro jusqu'au Chaudron Baveur… »
« Le quoi ? »
« C'est un pub de sorcier. Allez… »
Il prit le violoncelle pour elle, mais elle le lui reprit intentionnellement. Juste au moment où ils allaient descendre les marches de la scène, ils entendirent des bruits de pas dans le couloir en dehors de l'auditorium et Harry sentit ses cheveux se hérisser sur sa nuque. Il avait un mauvais pressentiment. Quelque chose lui dit de tirer Hermione vers le côté de la scène.
Il tira un rideau pour les cacher, tandis que Hermione lui sifflait « Que faites-vous ? »
« Chut ! » répondit-il doucement, mettant son doigt devant ses lèvres. Une seconde plus tard, la porte s'ouvrit et deux personnes rentrèrent dans l'auditorium, un homme et une femme. Elle était grande et maigre, les yeux, les cheveux et la peau noirs. Harry la reconnut. C'était Angelina Johnson, portant des vêtements de moldus : Jeans et un pull irlandais avec un manteau à pois. Elle semblait très alerte, ses yeux parcourant l'espace très rapidement, le saisissant dans son ensemble. Par chance, elle ne remarqua pas Harry regardant par une très petite fente dans les rideaux. Et avec elle… Harry ne pouvait pas le croire.
C'était Gilderoy Lockhart.
Il portait une chemise brillante couleur bronze, ouverte presque jusqu'à son nombril, et il avait de nombreuses chaînes d'or autour de son cou et des médaillons sur sa peau bronzée. Il avait l'air de passer son temps dans les salons de bronzage (ou leur équivalent sorcier). Sa peau était bien trop sombre pour ses cheveux ondulés blonds. A coté, la peau d'un naturel brun chaud d'Angelina apparaissait presque ridicule. Ses pantalons sombres étaient aussi du même matériau, et bien trop étroits. Il paradait, regardant nonchalamment les alentours. Harry retint son souffle. Il espérait sincèrement qu'Hermione resterait silencieuse.
Après un coup d'œil expert rapide, Angelina sortit sa baguette de son manteau et l'agita en direction de la scène, disant « Revelatio ».
Harry vit quelques signes étranges. Une version rose de ses lunettes, flottant en l'air. Elles se cassaient, puis se réparaient. Quant elles se réparèrent, elles devinrent bleues, puis s'évanouirent. Puis une version bleuâtre et fantôme du violoncelle monta jusqu'au plafond et s'écrasa sur le sol, et puis fut aussi réparée.
« Hmm » commenta Angelina, ayant vu cela.
« Bien, allons-y » dit jovialement Lockhart. « Clairement, c'était une fausse alerte… »
Angelina fronça les sourcils. « Personne n'est peut-être plus là, mais ce n'était pas une fausse alerte. Les lunettes de quelqu'un ont été cassées par de la magie accidentelle. Puis elles ont été réparées par une baguette. Et il y eu d'autre magie faite avec une baguette ici. Hmm. Nous allons devoir rapporter directement cela au ministère, je pense… »
« Oh, allez. Elle a probablement rencontré une sorcière et ne le sait pas. Elle a accidentellement cassé ses lunettes, et la sorcière les a réparées. Idem pour le violoncelle. Comment saurions-nous si des moldus ont vu quelque chose qu'ils n'auraient pas du voir ? Tu vois des reporters dehors ? Y a-t-il une foule affolée s'enfuyant de ce bâtiment ? Ou est-ce que tout et calme et dans l'ordre moldu comme d'habitude ? »
« Bien… »
Harry grimaça. Il pouvait voir que ce ne serait pas son impulsion première que d'entendre Gilderoy Lockhart comme la voix de la raison, mais il espérait que ce serait le cas quand même. Ce crétin dégoûtant pourrait bien faire que je l'aime, pensa-t-il.
Angelina soupira et rangea sa baguette. « D'accord. Je suppose que nous rapporterons juste une fausse alerte. Retour aux toilettes du métro pour moi. Tu croirais qu'ils ont encore cette pancarte qui dit « Fier gagnant de l'oscar des toilettes de l'année 1995 ! » J'en ai assez de la voir. Nous devons nous trouver un meilleur lieu de transplanage que ces toilettes pour que les sorcières puissent venir dans ce coin de la ville. Et tu pourrais me faire une faveur la prochaine fois que nous sommes mis ensemble pour la journée ? »
Il donna ce qu'il pensait probablement être son sourire le plus séduisant et charmeur. « Quoi ? »
« Pourrais-tu essayer d'avoir l'air un peu plus, heu, normal au lieu d'avoir l'air d'un réfugié de Saturday Night Fever ? »
« Qu'est-ce que c'est ? »
« Un film des années soixante-dix sur le disco. J'ai eu un petit ami moldu pendant un moment qui était dans le disco. » Elle fit la tête. « Juste une des nombreuses raisons pour lesquelles cela n'allait jamais marcher… »
Il se rapprocha d'elle. Harry dut se battre pour garder son repas dans son estomac. « Cela a été mon meilleur déguisement de mission. Les filles l'aiment toutes… »
« Beuah ! Tu dois vraiment te tenir si près ? Tu es assez vieux pour être mon père… C'est bien quand on fréquente les pubs, je suppose. Dans certains environnements. Mais c'est un petit peu voyant pour la British Library, ne trouves-tu pas ? » Elle soupira. Il semblait y avoir très peu de chance qu'elle puisse le convaincre.
« Je ne suis pas assez vieux pour être ton père. Quel âge penses-tu que j'aie, en tous cas ? »
« Environ dix de plus que ce que tu voudrais me faire croire. En tous cas, il n'y a pas de magie accidentelle qui nécessite une intervention, il n'y a personne à qui lancer un sort de mémoire. Allons-y. »
Quelques minutes après qu'ils soient partis, Harry emmena Hermione en dehors de derrière le rideau où ils s'étaient cachés. « Maintenant tu me crois ? »
Elle acquiesça bêtement, assimilant encore tout cela. « Alors » dit-elle doucement. « C'étaient un sorcier et une sorcière. Et ils sont venus ici au cas où ils auraient eu à réparer un accident magique… »
« Bien, pour Angelina, oui. C'était Angelina Johnson. Elle a fini l'école l'an dernier. Je ne savais pas qu'elle travaillait pour le ministère. Et c'était Gilderoy Lockhart. C'est un obliviateur. »
Elle ricana. « Elle ne l'aimait pas beaucoup. »
Il haussa les épaules. « Je ne crois pas que grand monde l'aime à part lui. Il est son propre plus grand fan. » Au moins, pensa Harry, Lockhart n'était pas devenu écrivain dans cette vie, volant les exploits des autres gens et se les attribuant. Pourquoi donc ? se demanda-t-il. Puis il se souvint de Maugrey lui parlant du sort de mémoire que Lockhart avait lancé sur Neville après que ses parents aient été attaqués. Il avait été viré après cela. On pouvait présumer que s'il travaillait encore comme obliviateur après tout ce temps, c'est qu'il n'avait pas fait de bourde colossale comme celle-là. D'un autre côté, comme il y avait une pénurie de main d'œuvre, il devait en falloir plus que cela pour se faire licencier actuellement.
Avant de partir, Harry sortit sa baguette et se rasa, mais pas de trop près. Il décida de laisser une barbe de plusieurs jours, afin de ne pas avoir l'air trop jeune. Après avoir fait disparaître ses poils rasés (en utilisant le sort de Nonhirsutum de Parvati) il vit Hermione le regarder avec appréciation.
« Hmm. Je peux voir ton visage maintenant. Joli tour cela. »
Il la regarda de plus près. « Nous devrions probablement faire quelque chose pour ton apparence… »
Elle se hérissa. « Qu'est-ce qui ne va pas avec mon apparence ? J'attire pas mal l'attention grâce à elle. C'est bon pour les affaires. Pourquoi crois-tu que je le fais ? »
Harry se souvint des jeunes hommes qui avaient l'air un peu décalés au concert de violoncelle. « Non, tu as l'air bien. Tu ne ressembles simplement pas à une sorcière typique. Je peux t'enlever ton maquillage ? »
« Je n'ai pas de démaquillant avec moi… » Harry leva sa baguette. Elle acquiesça. « Oh, oui. Bon, d'accord. Je suis entre tes mains. » Elle ferma ses yeux et attendit. Harry enleva le maquillage d'un geste de la baguette, puis changea sa mèche teinte en rouge en un brun discret. Il enleva ses nattes de sa queue de cheval, et le tira en avant pour cacher ses oreilles, puis remonta son capuchon. Finalement, il passa sa baguette sur le devant de sa cape, la refermant afin que personne ne puisse voir son short et ses collants filés.
Ils réussirent à prendre le train à travers la ville sans incident. Quand ils atteignirent le Chaudron Baveur, Hermione le fixa un moment avant d'entrer. Il l'avait convaincue de le laisser mettre un sort sur le violoncelle afin de le faire ressembler à un sac avec une longue anse, qu'elle portait en travers de son corps, le vrai sac reposant sur sa cuisse droite. Quand ils entrèrent dans le pub, il resta derrière elle, sortant sa robe de sa poche et la métamorphosant à sa taille normale. Il l'enfila rapidement, puis contourna Hermione en l'attachant.
Elle contemplait l'intérieur du pub, avançant lentement, s'arrêtant devant une photo de l'équipe de Quidditch d'Angleterre 1978. Elle resta bouche bée en voyant les membres de l'équipe jouer des coudes d'un air bon enfant. Elle tendit la main et toucha timidement la surface, son visage émerveillé. A côté se trouvait la photo de l'équipe 1979, qui avait aussi, bien sûr, des joueurs qui bougeaient. Harry vint se tenir à côté d'elle regardant son visage.
Il parla doucement. « Ne prends pas l'air de voir cela pour la première fois. Allons à la banque. Nous pourrons prendre un peu d'argent de sorcier, et puis essayer de t'acheter quelques choses. A bien y penser…, avant de t'acheter une baguette, commençons juste avec quelques livres de sorts et une chouette afin que nous puissions nous écrire. Les chouettes postales peuvent apporter le courrier à n'importe qui, et tu n'as même pas à savoir où la personne se trouve. La chouette la trouvera. »
Elle avait l'air un peu incrédule, puis déçue. « Tu es sûr que je ne peux pas avoir de baguette encore ? J'aimerais bien faire cette chose que tu as fait avec mon violoncelle. C'est plus facile à porter… »
« Parle à voix basse. » dit-il, jetant un œil à Tom, derrière le bar. Maintenant que c'était plus tard dans l'après-midi, il y avait quelques clients qui l'occupaient. Harry ne pensa pas qu'il les avait remarqué, lui et Hermione.
Ils traversèrent le pub et sortirent à l'arrière, où Harry utilisa sa baguette pour ouvrir le passage vers le Chemin de Traverse. Harry sursauta, puis plaqua sa main contre sa bouche. Elle s'avança, sa bouche bée d'émerveillement comme elle voyait le Chemin de Traverse pour la première fois. Il essaya de se souvenir de la première fois où il l'avait vu, dans cette vie, mais il ne put pas. Il avait simplement été amené aussi loin dont il se souvenait. Cela avait toujours été une partie de sa vie, jamais quelque chose qui l'avait frappé comme étant étrange ou nouveau.
A la banque, Hermione se figea et fit un bruit étranglé la première fois qu'elle vit un gobelin. Harry lui prit le bras assez fort. « S'il te plait » siffla-t-il dans sa barbe. « Tu dois essayer de ne montrer aucune surprise… »
Elle déglutit et acquiesça, regardant encore les gobelins d'un air incertain. Il lui dit quoi faire et elle alla à l'un des gobelins, sortant son argent. Harry était celui qui devait éviter de montrer sa surprise maintenant. Elle sortit cinq billets de vingt livres, les posant sur le comptoir et disant d'une voix autoritaire « J'ai besoin de changer cela, s'il vous plait. »
Le gobelin acquiesça, prenant les billets sur le comptoir et les comptant. Puis il lui dit. « Cela va nous faire quinze pour cent de surtaxe pour la conversion, laissant un total de quatre-vingt-cinq livres. Vous allez recevoir Dix sept gall… »
Hermione lui arracha les billets de la main. « Quinze pour cent ! Vous êtes fous ? Deux pour cent. » Elle semblait avoir surmonté le choc des gobelins.
Harry n'avait jamais vu un gobelin vraiment énervé avant, mais il en voyait un maintenant. Son visage déjà laid se transforma en un masque plus laid encore, et il se leva sur sa chaise pour se rendre plus grand. « Deux pour cent ? La Gringotts n'a jamais… »
Elle rabattit sa capuche et lui adressa un sourire. Il frissonna puis se tut. Finalement, il lui reprit l'argent. « Dix pour cent. »
« Trois pour cent. »
« Neuf pour cent. »
« Trois et demi. »
« Huit »
« Quatre. »
« Sept »
« Quatre et demi. »
« Six. »
« Cinq. »
Elle ne bougeait pas. Il leva la tête, la regarda de très près, puis acquiesçant finalement. « Cinq pour cent. » dit-il à contrecœur. Il disparut par une porte pendant un moment, puis revint avec un sac en tissu qui avait l'air assez lourd. Il fit pas mal de bruit lorsqu'il le posa sur le comptoir. Harry vit les yeux d'Hermione s'élargir un instant quand elle regarda dans le sac, puis elle se força clairement à reprendre une attitude plus professionnelle. Elle prit les grosses pièces d'or une à une, les comptant à voix haute, jusqu'à ce qu'elle atteigne dix-neuf, puis les mit dans son sac.
Elle remercia le gobelin, et elle et Harry repartirent. Il se sentait juste un petit peu grognon parce qu'il avait été taxé à vingt pour cent pour convertir son argent plus tôt. Il ne savait pas que l'on pouvait marchander avec les gobelins pour faire baisser les taux. Il se sentait aussi un peu idiot. Juste quand il pensait qu'il était dans une situation où il en savait plus qu'Hermione, elle se débrouillait pour qu'il se sente moins que complètement compétent.
Il savait qu'elle adorerait Flourish & Blotts. Ils achetèrent le livre de 'Sorts Standards, Premier niveau', qui couvrait les premiers sorts qu'ils étudiaient en sortilèges et en métamorphose, 'Histoire de la Magie' et 'L'histoire de Poudlard'. Harry ne pensait pas que ce serait une bonne idée pour elle de commencer immédiatement les potions, et il ne voulait pas encore l'effrayer avec les livres de Défense contre les Forces du Mal.
Elle acheta une chouette fauve de taille moyenne à 'l'empire de la Chouette'. La caressant légèrement, elle la nomma 'Sebastian'. Harry promit de s'en occuper quand elle serait à New York. Elle écrirait à Harry et puis il pourrait garder Sebastian à la volière de l'école jusqu'à ce qu'elle revienne. Personne ne le remarquerait.
« Es-tu sûr que je ne peux pas encore avoir de baguette ? » couina-t-elle presque, comme ils revenaient au pub en portant leurs achats. Il soupira.
« Je ne veux pas prendre le risque que tu fasses quelque chose d'autre comme aujourd'hui. Tu dois lire un peu d'abord. Quand tu iras à New York, tu vas avoir un long vol. Tu auras besoin de lire quelque chose en tous cas. »
Elle se renfrogna. « D'habitude, je regarde ma musique, et je m'entraîne au jeu de doigt quand je suis en avion. Mais j'ai joué le Dvorak plus de quelques fois maintenant… D'accord. J'attendrai jusqu'à ce que j'ai fait mes devoirs. »
Quand ils furent de retour au Chaudron Baveur, Harry apporta des bièraubeurres pour eux, les portant dans une pièce privée où les fauteuils côtoyaient un feu douillet. S'asseyant en face d'elle, il regarda sa réaction ravie à la bièraubeurre chaude. Elle avala et se pencha en arrière dans le fauteuil, les yeux fermés. Puis elle les ouvrit assez soudainement, l'air alarmé.
« Tu vas bien ? » demanda-t-il, avalant sa bièraubeurre. Elle acquiesça.
« Je vérifie encore que je ne rêve pas. » Elle sourit. « Je ne sais même pas pourquoi je suis venue ici avec toi, mais je suis contente de l'avoir fait. Ce que je ne comprends pas, est pourquoi tu prends des chemins détournés pour faire cela. Et pourquoi ces gens du ministère de la magie ne veulent pas que je sache que je suis une sorcière.
Harry essaya d'expliquer l'arrêt de l'envoi des lettres de Poudlard aux élèves nés de moldus, mais ensuite, il réalisa qu'il devait revenir en arrière et expliquer Voldemort, le meurtre de son père et les autres choses qui s'étaient produites au fil des ans, comme les camps de loups-garous et les purges. Et puis, il y avait Azkaban… Quand il fit une pause pour reprendre son souffle, elle secouait sa tête.
« Cela fait trop de choses à absorber en un après-midi… »
« Beaucoup de ces choses sont dans tes livres. L'histoire récente devrait être au fond. Cela fait beaucoup, je sais. Mais je pense que je fais la bonne chose. Je ne crois pas que les sorciers et sorcières nés de moldus doivent être gardés dans l'ignorance. Même si la plupart des personnes ont été forcées à oublier ce qu'elles avaient fait… Je pense que cela doit encore produire un peu de confusion. Au fait, je voulais te dire quelque chose. Tu savais que tu changes la longueur des doigts de ta main gauche quand tu joues ? J'ai pu le voir. »
Elle eut l'air choquée. « Tu as vu ? Je… Je n'ai jamais réalisé que c'était magique… Bien sûr, je n'ai jamais réalisé que j'étais magique. »
Harry se pencha en avant. « C'est quelque chose que je peux faire aussi. Tu… Tu ne dois le dire à personne, mais j'apprends à être un animagus. C'est un sorcier qui peut se changer en une forme animale spécifique à volonté, sans baguette ou sans sort. Alors… Nous savons chacun quelque chose sur l'autre. Pas de chantage possible. » Il sourit. « On dirait que que tu pourrais accomplir la transformation en animagus si tu voulais essayer éventuellement. »
« Tout le monde ne peut pas ? Je veux dire les sorciers et les sorcières. »
« Non. C'est une capacité relativement rare. Mon père pouvait le faire. Mon parrain aussi. »
Elle le regardait maintenant avec les sourcils froncés. « Pourquoi moi ? Pourquoi es-tu venu me chercher ? »
Il déglutit. Il ne lui avait pas parlé du rétablissement du cours du temps. Comment pouvait-il lui dire cela, et puis l'envoyer à New York pendant un mois ? Il devait attendre.
« Bien… J'ai vu une liste une fois. Je n'étais pas sensé la voir. Elle avait ton nom dessus, et d'autres noms de sorciers et des sorcières nés de moldus. J'ai leurs noms écrits là. C'était vraiment de la pure chance que je te trouve si rapidement aujourd'hui, mais j'espérais peut-être que tu pourrais m'aider à trouver ces autres personnes. » Il sortit d'une poche de sa robe un bout de parchemin qui portait les noms d'Alicia Spinnet, Dean Thomas et Justin Finch-Fletchley. « Il n'y a que trois noms. Je vais essayer de me souvenir de plus, mais ce serait un bon départ si nous pouvions trouver ces gens. » Il la regarda, incertain. « Tu me fais confiance ? »
Elle acquiesça avec gravité. « Oui. Pour quelque raison, je te fais confiance. Je ne peux simplement pas croire la manière dont tu as réparé mon violoncelle. J'aurais du attendre que tu me guides. Je veux encore avoir ma propre baguette, mais cela me tarde trop. C'est si … Je ne peux même pas le décrire. Je crois que lorsque je me lèverai demain , je m'attendrai à trouver que tout cela n'est qu'un rêve. » Elle lui prit le parchemin et le fixa avec incrédulité. « On dirait qu'il a été écrit il y a des siècles… »
« Oh, nous utilisons toujours le parchemin, les plumes et les bouteilles d'encre à Poudlard. »
« Vraiment ? Hmpf. Pas étonnant que tu ne saches pas comment trouver les gens. Pour cela, on a besoin des ordinateurs. Je commencerai lorsque je serai à la maison. » Elle fixa le parchemin pendant une minute. « C'est bizarre. Je pourrais jurer que je reconnais tous ces noms. Quelque chose à leur sujet est très familier… »
« Envoie-moi une chouette postale dès que tu sais quelque chose. Écris juste mon nom sur l'extérieur de l'enveloppe, et la chouette fera le reste. Oh, au fait, est-ce que tes parents ne vont pas être terriblement énervés si tu leur ramènes une chouette à la maison ? Et si tu commences à avoir des chouettes qui volent par la fenêtre en t'apportant des choses ? »
« Je ne vis pas chez mes parents. Je suis restée en Amérique jusqu'à ce que j'ai eu seize ans en septembre, puis j'ai passé mon GED là-bas. C'est un test américain pour prouver que l'on n'a plus besoin d'aller à l'école, comme un diplôme de lycée. Autrement, je devrais repartir à l'école cette année pour étudier pour mon GCSE. Je suis bien trop occupée pour cela maintenant, alors je voulais juste en finir avec tout ce qui concernait l'école… »
Harry pouvait à peine croire que c'était Hermione qui parlait. « Avec qui vis-tu ? »
« Mon professeur. Elle donne des cours privés et se produit avec son propre quatuor à cordes aussi. Elle est habituée à moi. Elle essaye de ne pas me laisser sortir tous les soirs, mais maintenant qu'elle sait que c'est ce que j'ai l'habitude de faire… »
Harry haussa les sourcils. « Corrompue par l'Amérique, n'est-ce pas ? »
Elle rit. « Oh non ! J'ai découvert le jazz en Amérique ! Je prenais mon violoncelle et jouait toute la nuit avec les orchestres… Tu n'as pas idée. La liberté de laisser la musique t'amener où elle veut aller, converser avec les autres musiciens… »
« Tu as mentionné quelque chose à ce sujet avant. Jouer avec les autres. Mais ne te lances-tu pas dans une carrière solo ? »
Elle grimaça. « La malédiction des prodiges. C'est ce que l'on est sensé faire quand on devient un peu célèbre à l'âge de douze ans. Les concertos impliquent beaucoup de conversation avec l'orchestre, alors ce n'est pas si mauvais. Bien sûr, j'ai reçu une étiquette 'nouvelle Jacqueline du Pré'… même si je dois admettre que cela ne me dérange pas. Je veux dire, elle était brillante. Mais tout le monde lui faisait jouer le Elgar encore et encore, et elle s'en est vraiment lassée. J'ai même évité d'apprendre le Elgar jusqu'à présent. Quand on me pose la question, je réponds juste 'Oh, je ne le connais pas.', et habituellement, je les fais parler de quelque chose d'autre. »
« Le Elgar ? »
« Le concerto pour violoncelle d'Elgar. »
Harry acquiesça. Elle avait l'air épuisée maintenant, et émotionnellement vidée. Elle sirota un peu de bièraubeurre, puis il se rassit soudain dans son siège quand un carillon sur le manteau de la cheminée sonna la demie-heure. Il regarda le cadran de l'horloge. C'était dix-sept heures trente. Il jura vivement, puis s'excusa auprès d'Hermione.
« Cela ne me dérange pas. J'ai entendu bien pire des chefs d'orchestre. Tu n'as pas idée. Y a-t-il un endroit où tu es sensé être ? »
« Oui. Je dois revenir à Pré-au-Lard, puis passer presque une heure pour revenir à mon école. Je ferais mieux de retransformer ton violoncelle et de te dire au revoir. »
Elle finit sa bièraubeurre et se leva. Après avoir enlevé son sac, Harry le retransforma en violoncelle, et ils retournèrent à la porte de devant du Chaudron Baveur. Personne ne remarqua le violoncelle d'Hermione.
« Quand pars-tu à New York ? »
« Dimanche. J'ai des répétitions pendant presque un mois, et les concerts sont la dernière semaine de Novembre. Puis je vais à Philadelphie rendre visite à quelques amis au Curtis, et je reviens ici une paire de jours plus tard. Je pars donc le trois novembre, et je reviens le trois décembre. »
Harry se renfrogna. Il n'avait pas compté qu'elle disparaisse pendant un mois après avoir découvert qu'elle était une sorcière. « Fais juste attention. Essaye de contrôler ton tempérament. Tu ne voudrais pas qu'il arrive quelque chose comme… »
« Comme l'incident du Carnegie Hall ? »
Il sourit. « Je bluffais. Je n'ai aucune idée de ce qui est arrivé au Carnegie Hall. »
Elle sourit aussi. « Je sais. Ou du moins j'ai compris. Tu es bon. »
« Je ne pense pas que tu veuilles me le dire… »
« Non » dit-elle fermement. « Je ne veux pas. »
Il haussa les épaules. « Oh, bon. Là, laisse-moi remettre le devant de ta cape en état. » Il passa encore sa baguette sur le devant, comme s'il ouvrait une fermeture éclair. « Tu penses… Pourrais-je encore venir te voir samedi ? C'est un week-end à Pré-au-Lard… »
« Un quoi ? »
« Peu importe. Je pourrais amener ma petite amie. C'est une sorcière aussi. Peut-être que tu pourrais nous montrer cet ordinateur pour trouver les gens… »
« Nous verrons si je peux en trouver un. Je t'enverrai le chemin à suivre jusqu'à l'appartement par… par chouette. Edith aime faire les puces le samedi. Elle n'enseigne pas. Alors nous aurons l'appartement pour nous. »
Bien, pensa Harry, puis il pensa immédiatement après, c'est une bonne chose que j'amène Ginny…
« Tu ferais mieux d'y aller maintenant, avant que quelqu'un ne se pose des questions sur tes vêtements… »
Elle acquiesça et se tourna, tandis qu'il s'écartait d'elle afin que le violoncelle ne le cogne pas. Elle tenait la cage avec sa chouette dans sa main gauche, et Harry avait bricolé un autre sac à dos pour ses nouveaux livres, qu'elle portait sur son dos. Cela semblait assez lourd pour elle, mais elle ne se plaignit pas.
« On reste en contact. » dit-elle simplement, et elle était partie.
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