falyla : il est vraiment très fort, c'est un fait.
Remus James Lupin : Hermione est plutôt proche de ses sous en fait.
Lunenoire : tu dis que ca, c'est calmement ?
Philippe Gryffondor : merci
Mystikal : Gilderoy là ou on ne l'attendait pas. Son sort est plus enviable dans cette réalité que dans l'autre.
Dumati : peut-être pour me faire plaisir, et auquel cas, je suis preneur.
Sathina : Hermione vient d'atterrir, ou de décoller, comme on veut. Il faut du temps pour une relation comme celle qu'ils ont dans l'autre réalité.
Bonne lecture à toutes et à tous maintenant.
Quand Harry approcha du miroir du couloir du quatrième étage, il haletait et était à bout de souffle. Même s'il courait depuis deux mois, il n'était pas vraiment préparé à faire tout le chemin depuis la salle municipale de Pré-au-Lard en courant, ce qui était exactement ce qu'il venait de faire. Il avait l'impression que son cœur allait exploser. Il s'effondra contre le miroir avant d'essayer de l'ouvrir, puis il s'arrêta quand il entendit des voix de l'autre côté.
« Merci d'attendre avec moi, Jamie » fit la voix de Draco.
« Bien, Harry est mon frère. Et cela aurait l'air assez étrange que tu sois assis ici dans le couloir tout seul. Si quelqu'un veut savoir pourquoi nous sommes ici, nous pourrons juste dire que nous flirtons… »
Puis les mots s'arrêtèrent, et Harry tendit son oreille pour entendre… rien. Que se passait-il ? Il poussa avec précaution le côté du miroir opposé aux charnières, l'entrouvrant d'une paire de pouces. Dans la mince ouverture, il put voir son meilleur ami et sa sœur assis sur un banc de pierre placé dans une niche dans le mur, sous une fenêtre, et ils s'embrassaient. Il se figea. Même s'il avait suspecté que Draco commençait à être conscient de Jamie, Harry avait été stupéfait par le fait qu'il continue à poursuivre les autres filles pour des relations purement physiques, tout en étant déterminé à ne même pas remarquer que Jamie était une fille. Harry avait eu peur que cela arrive depuis un moment maintenant, comme Draco montrait de plus en plus de signes qu'il était conscient de l'attraction de Jamie pour lui, et aussi beaucoup de signes qu'il était aussi attiré par elle. Et puis il y avait eu le baiser dans le passage secret jusqu'au bureau de sa mère…
Ils rompirent ensemble le baiser. Harry avait été surpris pas sa tendresse. Il se souvint des images qu'il avait de Draco avec les autres filles, et cela avait été une sorte de désespoir animal avec elles qu'il ne voyait pas entre Jamie et Draco.
« Draco, puis-je te demander quelque chose ? » demanda-t-elle doucement. Il la regardait comme s'il mémorisait toutes les lignes de son visage, acquiesçant. « Avec… Avec combien de filles as-tu été ? »
Il baissa la tête maintenant. « Tu… Tu sais cela ? » Maintenant, c'était à elle d'acquiescer. « Je… Honnêtement, je ne sais pas. Chaque fois, je pensais à toi, je… j'étais si frustré par le fait que je ne pouvais pas être avec toi, et j'allais juste avec les filles qui étaient alentour, mais aucune d'elle n'a jamais été ma petite amie, parce que aucune d'elle n'a jamais été toi… »
Il l'embrassa encore, brièvement. Elle eut l'air de le laisser repartir à contrecœur. Ils avaient l'air très bien ensemble, avec les cheveux noirs de Jamie contre ceux presque blancs de Draco, ses yeux verts et ses tâches de rousseur qui contrastaient avec ses yeux gris tempête et ses joues pâles, juste légèrement teintées de rouge, comme s'il venait de faire du Quidditch par grand vent (bien que cela soit peut-être son sang qui bougeait plus vite quand il l'embrassait).
« Je sais que tu dois… que tu dois être déçue de moi. Parce que je n'ai pas davantage de self contrôle… »
« Non, Draco. Je souhaiterais juste être plus âgée. Même maintenant… je ne vais pas avoir quinze ans avant le vingt-cinq février. Cela me semble une éternité jusque là. »
« Ce sont seulement quatre mois. »
« Cela pourrait aussi bien être quatre siècles. Je… Je t'aime depuis si longtemps… »
Il écarta les cheveux de Jamie de devant ses yeux, et prit ses joues entre ses mains. « Je t'ai aimé pendant presque toute ma vie. Tu te souviens, quand nous étions petits, et que nous avions dit que nous resterions toujours ensemble ? » Elle acquiesça, sa main sur celle de Draco, là où elle était placée contre sa joue. « Je le pensais vraiment. Je sais que je semble l'avoir oublié, mais ce n'est pas le cas. Mais tu es devenue si belle et adulte, même si tu n'as pas encore quinze ans, et j'avais peur que si je disais quelque chose, cela ruine notre amitié, ou mon amitié avec Harry, ou … ou que nous fassions quelque chose que nous ne devrions pas… »
Elle soupira, posant sa tête sur son épaule. « Je ne peux pas croire que Harry nous ait surpris en dehors du bureau de maman. Tu pensais qu'il serait content pour nous. Après tout, maintenant, il a Ginny. Il sait ce que c'est que de vouloir être avec quelqu'un depuis des années… »
Draco la caressa dans le dos, gentiment. « Cela ira bien. Harry comprendra. Et s'il y a quelqu'un qui s'assurera que nous ne faisons rien avant tes quinze ans, c'est lui. »
Harry ouvrit assez le miroir pour pouvoir sortir et maintenant il leur faisait face. « Je ne suis pas sûr que je serai plus content à ce sujet quand ma sœur aura quinze ans. »
Ils le fixèrent. « Depuis combien de temps es-tu là ? » voulut savoir Jamie.
« Assez longtemps. Écoutez, je comprends que vous pensez être destinés l'un à l'autre… »
« Nous pensons ? » s'exclama sa sœur. « Tu peux parler ! Tu as une petite amie que tu as poursuivie pendant quatre ans, et maintenant, tu pars à Londres chercher une sorcière née de moldus ! »
« Chut ! » dirent ensemble Draco et Harry.
« Jamie ! » s'exclama Harry. « Qu'essayes-tu de faire ? De me faire expulser ? »
« Désolée. » marmonna-t-elle. « Mais… »
« Non. Je suis désolé. Je suis encore un peu surpris par vous deux. Je ne pensais pas que vous aviez le même esprit quant à cela. Nous devrons parler de cela une autre fois. Quelle heure est-il ? »
Draco regarda sa montre. « Presque six heures et demie. »
« Bien. Nous pouvons encore avoir quelque chose à manger. Ensuite, nous aurons besoin d'attraper Ginny et de lui parler de ce qui s'est passé à Londres. »
Comme ils descendaient vers la grande salle, Draco se tourna vers lui, fronçant les sourcils. « Que s'est-il passé à Londres ? »
« Plus tard » dit Harry, voyant une paire de fantômes passer à travers le couloir devant eux. Ils tournèrent tous les deux leur tête et regardèrent directement Harry avec leurs sourcils levés avant de continuer leur chemin. « Je ne veux pas me répéter. »
Ils descendirent jusqu'à la grande salle, et se glissèrent relativement discrètement à leurs places à la table Serpentard. Harry croisa le regard de sa mère un instant. Elle leva un sourcil, interrogative, mais ce fut tout. Elle n'avait pas l'air de désapprouver et de vouloir le coincer dans un coin pour avoir des explications sur pourquoi les trois étaient en retard.
Quand ils eurent fini de manger, ils traînèrent jusqu'à ce presque tout le monde soit parti. Ginny était encore à la table de Griffondor, penchée au-dessus d'un livre, lisant tandis qu'elle jouait avec sa petite cueillère dans son pudding au pain et sa crème anglaise. Ron, Neville et Seamus étaient aussi présents. Harry, Jamie et Draco essayaient de ne pas avoir l'air de regarder l'autre table.
A la longue, Ron se leva et dit « Monte à la salle commune, Ginny. Tu pourras lire là-haut. »
Harry se demandait comment ils allaient faire pour la dépêtrer des trois garçons de Griffondor, mais Jamie mit sa main sur son bras et dit doucement. « Laisse-moi faire. »
Elle alla vers la table Griffondor, faisant passer ses longs cheveux noirs par dessus ses épaules. Draco, à la surprise de Harry, souriait comme s'il savait exactement ce qu'elle allait faire.
« Ta sœur » chuchota-t-il à Harry, « est non seulement très jolie, mais elle le sait. »
Harry regarda du coin de l'œil sans se précipiter. Jamie accéléra et mit sa main sur l'épaule de Ginny.
« Oh, bien, tu es encore là ! » Elle adressa un sourire étourdissant à Ron, qui se figea et avait l'air d'être moins calme que Harry ne pouvait se souvenir l'avoir vu du trimestre. « Ginny est tellement gentille. Elle a un an de plus que moi, bien sûr, et elle a dit qu'elle m'aiderait avec ce devoir de potions que Evans veut. Bah ! Je suis désespérée en potions… »
« Je suis bon en potions » dit Seamus dans un souffle, se levant et essayant de venir entre Ron et Jamie. Maintenant, Draco se tendait et agrippait le poignet de Harry assez fort. Il avait une version pour Seamus Finnigan dont l'origine était assez mystérieuse pour Harry. Ron s'avança encore et regarda Jamie légèrement suspicieusement maintenant.
« Tu n'es pas à Serpentard ? La sœur de Potter, non ? »
« Oui. Oh ! Tu es le frère de Ginny, n'est-ce pas ! Le poursuiveur. » Elle se tourna et donna l'impression qu'elle ne voulait pas que Harry entende, et elle parla plus bas. « Tu rends vraiment la vie dure pour mon frère, je peux te le dire. Il ne peut pas se détendre un moment quand il joue contre toi. »
A l'ennui évident de Ron, Seamus coupa encore la conversation. « Vraiment ? On dirait toujours que c'est super facile pour lui. Sans vouloir te vexer Ron. » ajouta-t-il quand Ron le foudroya du regard. « Je veux dire, cela semble tellement naturel pour lui. La chose la plus étrange que j'ai vue, c'était lui attrapant le vif durant le match contre Serdaigle… »
Maintenant Ron pouvait être content de lui. Harry avait vu cette expression sur son visage assez souvent ces deux derniers mois. « Ma petite amie, bien sûr, n'a eu aucun problème à rapidement attraper le vif une fois que la partie est repartie… »
« Oh, c'est vrai ! Ta petite amie est préfète en chef. Elle est assez jolie, n'est-ce pas ? » Jamie battit des cils à Ron, et Harry devait maintenant essayer très fort de ne pas rire. Ron avait soudain l'air d'être capable de donner une mauvaise réponse si quelqu'un lui demandait à ce moment de dire le nom de sa petite amie.
« Heu, oui. C'est elle. » Il regardait Jamie avec une expression vitreuse. Soudain, il se secoua, comme s'il se réveillait. « Alors, Ginny. Que vas-tu faire ? »
Ginny sortit le nez de son livre, comme si elle n'avait même pas remarqué cette conversation juste à côté d'elle. « Hmm ? Oh, je suppose que Jamie et moi allons simplement rester ici et regarder le devoir. Je monterai plus tard. Il est encore tôt. Je te retrouverai plus tard. »
Neville se pencha près d'elle, l'air un peu anxieux. « Je peux venir te chercher plus tard, Ginny. Je pourrais te ramener à la tour Griffondor… »
Elle le regarda ennuyée. Elle ne faisait pas autant d'efforts dernièrement pour apaiser son frère en ce qui concernait Neville. « Non merci, Neville. Je ne sais pas pour combien de temps je vais en avoir. Je suis une grande fille, et une préfète. Je suis sûre que je retrouverai ma route. »
Neville grimaça et se leva pour partir. Seamus quitta Jamie à contrecœur. Ron dit « Hum, à plus tard. » d'une voix tremblante, se tournant et s'éloignant d'elle, mais la regarda à plusieurs reprises par-dessus son épaule comme il se rapprochait de la porte. Elle le récompensa d'un sourire mi-engageant, mi-timide qui fit se demander à Harry si Draco n'allait pas sauter au plafond. A la place, il se tourna pour trouver un Draco riant, ravi de sa performance.
Quand ils furent tous dans l'antichambre, Draco la prit dans ses bras et la fit tourner en disant. « Cela c'est ma copine ! Elle leur donne à tous des bouffées de chaleur et les embarrasse, puis vlam ! dégage ! la sexy Serpentard… »
Il l'embrassa rapidement tandis que Harry les foudroyait tous les deux du regard. « Arrêtez. Ce n'est pas l'heure de flirter. »
Ginny se glissa vers lui et lui caressa le bras. « C'est trop bête, parce que j'ai moi même un Serpentard sexy… »
Harry se sentit rougir, et s'éloigna d'elle d'un pas. Il n'aimait pas trop l'idée d'elle parlant comme cela avec Jamie et Draco à côté. Il avait l'impression de donner un mauvais exemple. Ou simplement de révéler qu'il était humain, comme il pensa que Jamie dirait.
Il les fit s'installer et expliqua une version raccourcie de ce qui s'était produit à Londres : il était allé à la British Library, avait trouvé par pure chance qu'elle y donnait un concert ce jour là (le programme qu'il avait ramené indiquait que des concerts avaient régulièrement lieu à la bibliothèque), et sa conversation avec elle après coup, quand il lui avait expliqué qu'elle était une sorcière. Il se retint de leur décrire son apparence, mais il inclut la partie où il l'avait mise en colère pour lui faire faire de la magie accidentelle. Quand il décrivit la visite d'Angelina et de Lockhart, les autres frémirent.
« Tu aurais pu être pris ! Alors, qu'aurais-tu fait ? » Jamie avait ses yeux grand ouverts.
« Bien, j'aurais désarmé le gars et puis j'aurais assommé la fille et me serais enfui, je suppose. »
« Ils travaillent pour le ministère ! » stressa Ginny. « Comment aurais-tu pu venir à bout d'eux deux ? »
Il ricana. « Bien, l'un d'entre eux était Gilderoy Lockhart, qui n'allait pas être un problème. Angelina Johnson, de l'autre côté… Je suis sûr que ce serait bien passé. » Harry n'était pas sûr de quoi dire pour étayer cela, alors il espérait qu'ils laisseraient couler. Mais Draco le regardait étrangement maintenant.
« Comment savais-tu qui il était ? » voulut-il savoir.
Harry ouvrit la bouche, peu sûr de quoi dire. « Je, heu, j'ai vu une image de lui dans la gazette du sorcier une fois. Et j'ai entendu parler de lui. C'est un idiot. » Il essayait d'avoir l'air assez confiant pour que les autres arrêtent de lui poser des questions sur cela. Mais ensuite, Jamie décida de ramener quelque chose qu'il leur avait dit avoir raconté à Hermione.
« Je pensais que tu avais dit que tu ne pouvais pas nous dire comment tu étais au courant pour ces sorciers et ces sorcières nés de moldus. Maintenant, tu dis que tu as vu une liste. Où as-tu vu cette liste ? »
« Bien, c'est ce que je ne peux pas te dire… » Les trois autres le regardèrent, clairement mécontents de cette réponse. « En tous cas », continua-t-il, essayant de changer de sujet, « Elle va voir si elle peut trouver les autres. Elle essayera à Londres d'abord, évidemment. Je lui ai dit que Ginny et moi irons la voir samedi. Elle vit chez sa prof, mais la prof ne sera pas là. Elle me donnera les indications pour aller chez elle par chouette postale. »
Ginny haussa les sourcils. « J'y vais ? Pourquoi j'y vais ? »
« Tu pourras lui parler d'être une sorcière pendant que je prends les informations qu'elle aura pu trouver et que j'essaye de trouver les autres. Elle est très intéressée pour apprendre la magie et tout, mais après ce qui est arrivé avec son violoncelle, je ne pense pas qu'elle soit prête pour avoir une baguette maintenant. Peut-être quand elle rentrera de New York. Et entre-temps, je pourrais rechercher les autres si elle trouve du nouveau. »
Ginny avait encore l'air un petit peu nerveuse à l'idée d'aller à Londres avec lui voir une sorcière née de moldus. Draco et Jamie avaient l'air de vouloir reprendre un peu leur flirt, et quand ils demandèrent si la 'réunion rebelle' (comme ils avaient pris l'habitude d'appeler ces sessions) était finie, il leur dit qu'ils pouvaient y aller. Ginny resta, l'air encore nerveuse.
« Harry, je… Je n'ai jamais été avec des moldus. Jamais. »
« Jamais ? »
Elle acquiesça. « Que vais-je faire ? » Il lui sourit, trouvant sa nervosité touchante. Cependant, il ne voulait pas qu'elle pense qu'il se moquait d'elle. Il la prit rapidement dans ses bras et l'embrassa sur le front.
« Cela ira bien » dit-il doucement, ses sourcils touchant les siens. « Je ne vais rien laisser t'arriver. »
Elle acquiesça. « Je sais. » chuchota-t-elle. « C'est juste… Je n'ai jamais entendu rien de plus osé. Tu es juste allé voir une fille que tu n'avais jamais vu avant et tu lui as dit qu'elle était une sorcière. »
Il haussa les épaules, voulant donner l'impression qu'il était plus confiant qu'il ne l'était vraiment. « Quelqu'un l'a dit à ma mère, une fois. Et aux autres nés de moldus qui étaient là il y a des années. Cela arrivait régulièrement. Bien sûr, j'ai aussi dû m'inquiéter des gens du ministère. Cela ne va pas être facile pour elle d'apprendre les choses s'ils la surveillent de si près… »
« Mais » réfléchit Ginny. « Ils peuvent dire la différence entre la magie accidentelle et la magie de baguette. Peut-être que s'ils détectent de la magie de baguette, ils ne se montreront pas. Ils penseront que c'est un sorcier ou une sorcière qui n'est pas né de moldus. »
« Hmm. C'est possible. Et si l'obliviateur est Lockhart… bien, ce n'est pas exactement le travailleur le plus vaillant du show-biz… »
« Quoi ? »
« Oh rien. Juste un truc idiot. » Harry fut surpris de voir à quelle fréquence les expressions de son éducation moldue chez les Dursley se glissaient dans son langage. « Bien. » chuchota-t-il. « Je ferais mieux d'y aller. J'ai vraiment un devoir de potion à écrire, et ma mère va avoir ma tête s'il n'est pas parfait. Puis elle me donnera six ou sept sur dix, même s'il est parfait. »
« Je ne comprends pas, toi et ta mère. »
Harry soupira. « Alors nous sommes deux. » Il l'embrassa rapidement sur les lèvres, mais elle ne voulut pas le laisser partir. Il regarda dans ses yeux, se voyant réfléchi là, et puis, il baissa à nouveau ses lèvres vers celles de Ginny, l'entourant de ses bras, la rendant autant que possible comme une partie de lui, la sentant trembler dans ses bras. Dire qu'il avait chaud aurait été un euphémisme. Il avait l'impression d'avoir de la lave en fusion dans ses veines. Ses doigts passaient dans ses cheveux, son haleine était douce avec un parfum de pudding et de crème anglaise, un goût réconfortant, un goût de Ginny. Il fit courir ses lèvres le long de sa gorge, tâtonnant avec la fermeture de sa robe, puis les boutons de son chemisier. Elle soupira quand il amena ses lèvres plus bas, entre les deux bonnets de son soutien-gorge, puis haleta quand il repoussa le tissu dentelé de côté et la prit dans sa bouche.
Le temps semblait être suspendu. Elle tenait la tête de Harry en place au-dessus de sa poitrine, son souffle court, sa peau rouge. Elle caressait avec douceur ses épaules et le haut de ses bras, son cou et ses joues, tandis qu'il passait ses mains dans son dos, la caressant légèrement. Où qu'elle le touche, il sentait une étincelle. Quand il enleva ses lèvres d'elle et plaça un baiser respectueux contre la courbe de chair soyeuse, remettant en place le tissu de son soutien-gorge, et reboutonnant rapidement son chemisier, elle laissa échapper son souffle, comme si elle l'avait retenu. Il raccrocha sa robe par-dessus son chemisier, lissant ses épaules comme un habilleur dans une boutique de robe. Mais quand il regarda à nouveau son visage, il ne put plus être distant et détaché. Il la tira contre lui et l'embrassa comme s'il allait être arraché à elle à n'importe quel moment, son cœur tapant dans ses oreilles.
Il rompit le baiser, craignant qu'elle ne s'évanouisse. Elle semblait à peine tenir sur ses jambes. Il scruta son visage. Il était nu, sans composition, ne cachant pas ses sentiments. S'il avait eu des doutes sur ses sentiments pour lui, ce regard les éliminait tous une fois pour toute. Il passa son pouce en travers de sa lèvre inférieure, déglutissant.
« Je suis désolé, Ginny. Je n'aurais pas dû faire cela… » Il devait mieux se contrôler. Elle n'était pas prête, se rappela-t-il. Pas de pression, pas de pression…
Elle le regarda. « Désolé ? Tu ne m'as pas vu t'arrêter, n'est-ce pas ? Harry, la prochaine fois que tu fais cela, la dernière chose que je veux entendre après est que tu es désolé… »
La prochaine fois. Harry retint son souffle, la regardant. Elle voulait de toute évidence qu'il y ait une prochaine fois. Ok, pensa-t-il, une prochaine fois pour cela, peut-être. Cela ne signifie pas qu'elle est prête pour plus que cela…
« Je, heu, devrais aller faire ce devoir. » dit-il doucement.
Elle lui sourit malicieusement. « Ce n'était pas très convaincant. »
« Non ? » sa voix tremblait.
« Non. Spécialement étant donné que tu es toujours agrippé à moi. » Il s'éloigna soudain d'elle, la relâchant. Elle rit. « Je n'ai pas dit que je m'en plaignais, n'est-ce pas ? »
Il lui sourit. Son succès plus tôt dans la journée (retrouver Hermione) combiné à cette rencontre le firent se sentir plus heureux qu'il ne pouvait se souvenir l'avoir jamais été dans cette vie. Il ne la touchait plus, mais ses yeux étaient bloqués, lui donnant l'impression qu'il était au milieu d'un baiser très intime. Il regarda les yeux de Ginny, essayant de lui dire à quel point il l'aimait juste avec son expression. Il ne faisait pas confiance à sa voix. Il n'avait jamais dit cela à personne, dans aucune de ses vies. Elle le regardait aussi, un sourire s'affichant lentement au coin de sa bouche. Juste avant qu'elle ne parle, il réalisa qu'il ne se souvenait de personne lui disant qu'il l'aimait, non plus. Mais elle sembla lire son expression sans problème et répondit comme s'il avait parlé.
« Moi aussi, » chuchota-t-elle. « Bonne nuit, Harry. »
Elle se tourna et ouvrit la porte, lui donnant un dernier regard et un sourire mélancolique avant de partir. Harry souhaita l'avoir à nouveau dans ses bras dès qu'elle fut partie, mais il décida de canaliser sa joie d'une manière plus constructive. Avant de faire quelque chose comme un devoir de potions ennuyeux et déprimant, il ferait quelques exercices d'animagus, alors, il verrouilla avec soin la porte. Il avait fait la métamorphose complète seulement une fois jusqu'à présent, la veille, mais il se concentra encore très, très fort, mettant les bonnes images dans son esprit, sentant les changements bouleverser son corps, ses os, ses veines, ses muscles… C'était cependant tôt dans son entraînement, alors il ne put maintenir la forme que quelques secondes avant de s'effondrer sur le sol de pierre froide. Il resta quelques minutes avant de se lever pour essayer encore. La douleur était aussi terrible que ce dont il se souvenait, et cependant… elle ne l'était pas. Ginny m'aime. Il se demanda si quelqu'un avait jamais considéré la joie comme un suppresseur de douleur efficace…
Il s'était complètement changé dans cette créature qui ressemblait à un lion. Il n'avait pas encore tenté d'étendre ses ailes de griffon, mais d'une manière ou d'une autre, il n'était pas surpris que le griffon d'or soit encore sa forme d'animagus, et qu'il n'ait pas trouvé plus facile ou plus approprié de se transformer en quelque chose d'autre dans cette vie. La forme était venue aussi naturellement que voler avec un balai, aussi logiquement que répondre à son nom ou reconnaître qu'il était encore lui, au plus profond, peu importe les changements qu'il avait subis dans cette vie.
Au cœur de son cœur, il était encore un Griffondor.
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