LeDjiNn : ha, perdu. On reste encore au chapitre 27 jusqu'à la fin de la semaine.
Lunenoire : perso, moi je pense qu'il est vernis pour arriver à trouver hermione comme ca.
Philippe Gryffondor : merci beaucoup, mais je me repete : le chapitre n'est pas encore fini !


Le matin suivant, Harry rentra dans la grande salle pour le petit déjeuner revigoré par sa course matinale et une douche, et encore légèrement étourdi par les choses qui étaient arrivées la veille, La moindre n'étant pas d'être allé à Londres et d'en être revenu sans que personne ne soit au courant (autre que Draco, Ginny ou Jamie). Il pensa à la carte qu'il avait maintenant en sa possession. Lunard, Queudver, Cornedrue et Patmol auraient été fiers de lui, pensa-t-il. Puis il réévalua cela. Lunard était coincé dans un camp d'internement pour loup-garous, Queudver avait reçu le baiser du détraqueur après avoir trahi ses parents, Patmol était l'un de ses professeurs et ne serait peut-être pas très impressionné par ce qu'il avait fait. Alors, cela laissait son père, Cornedrue. Bien, James Potter pourrait avoir apprécié ce qu'il avait accompli. C'était quelque chose.


Harry ne pensait pas souvent à son père. Il se trouvait en train de se poser des questions sur lui de plus en plus souvent dernièrement. Que penserait-il d'un fils qui était un Serpentard ? Un gardien au lieu d'un attrapeur ou d'un poursuiveur ? Quelqu'un qui était incapable de faire plaisir à sa mère ?


Aurait-il simplement une relation aussi médiocre avec son père que ce qu'il avait avec sa mère, s'il avait vécu ? Il ne voulait pas le penser, mais parfois, il pensait que son beau-père surcompensait pour ne pas être son père naturel et se retenait de le réprimander ou de le punir même quand il le méritait. Comme c'est ironique, pensa Harry, que dans cette vie, il soit comme cela, quand dans son autre vie, il était à l'opposé, rabaissant Harry plus bas que terre même quand il n'avait rien fait de mal.


Après le petit déjeuner, Harry et Draco avaient métamorphose avec Patmol en personne. Harry se débrouillait plutôt bien avec son travail sur de gros objets. Jusqu'à présent, il avait transformé le bureau de Sirius en chèvre, en vache, et en cheval. Draco n'avait pas réussi à obtenir quoique ce soit de plus gros qu'un chien de berger (qui avait des pattes identiques aux pieds du bureau).


La plupart des Serdaigles de la classe n'avaient pas fait mieux que Draco. Evan Davies et Mandy Brocklehurst, préfets, semblaient penser qu'ils avaient quelques droits inhérents à faire mieux que Harry (ce qu'il ne purent accomplir). Seule Terry Boot fit aussi bien. Les autres Serpentards firent encore moins bien que Draco. Le bureau de Norman Nott se transforma en version bureau de maison de poupée, mais il avait une truffe humide et une queue et poursuivit Pansy Parkinson autour de la salle en jappant, puis réussit d'une manière ou d'une autre à uriner sur son sac.


« Cinq points pour Serpentard pour le réalisme » dit Sirius à Nott, avec un ricanement à peine retenu. « Vingt points à Serpentard pour l'excellent travail de Potter, et vingt points pour Serdaigle pour celui de Boot. » Pansy regardait alternativement Nott et son sac. Harry lança un sort d'assainissement dessus, enlevant à la fois l'urine et les odeurs résiduelles.


Il fit son possible pour s'éloigner aussi vite que possible de Pansy après cela, mais elle le regarda avec un air rusé et dit « Tu es vraiment le garçon intelligent ces derniers temps, Harry. Tu sais, mon père est très influent au ministère. Je lui ai écrit et dit quel atout tu serais pour son département quand tu aurais fini l'école. Je lui ai dit qu'il ne devait pas faire attention aux six BUSEs que tu avais obtenus… »


Harry était alarmé. « Heu, Pansy, je ne me vois pas au gouvernement lorsque j'aurais fini l'école. Ne parle pas de moi à ton père…»


Elle le suivit à l'endroit où il était assis, près des fenêtres, tandis que Sirius parlait de son travail à Evan. « Oh, cela ne me dérange pas. Il aura probablement un travail pour moi, si je le veux, et ce serait sympa de travailler avec quelqu'un que je connais depuis toujours. Tu te souviens lorsque nous jouions à la chasse aux papiers quand nous étions jeunes ? »


Harry déglutit. Depuis qu'il avait commencé l'école, il considérait Pansy comme une personne dangereuse car elle le connaissait depuis longtemps, connaissait beaucoup de ses secrets. C'était une des rares personnes qui savaient que les professeurs Rogue et Evans étaient ses parents, et que les jumeaux étaient ses frères. Elle lui avait fait comprendre de façon détournée qu'elle était intéressée par lui en troisième année, mais il avait réussi à la repousser. Et maintenant, elle écrivait à son père à son sujet. Son père était très proche de Lucius Malfoy. Est-ce que Mr Malfoy ne serait pas énervé que Pansy n'essaye pas donner un boulot à son fils aussi ? Harry ne savait pas, mais il ne pouvait pas plus voir Draco au gouvernement que lui-même.


« Oui » sourit-il faiblement. « J'aimais être le renard. » Il aimait spécialement que cela lui permette d'être solitaire, au lieu de travailler en groupe avec les autres pour retrouver la piste du renard. Quand tout était dit et fait, la première impulsion de Harry était de faire les choses de son propre chef. Il avait perdu le compte des fois où Draco et Jamie s'étaient vexés parce qu'il ne leur avait pas dit les choses, et cela remontait à avant le premier septembre, quand tous les souvenirs de son autre vie étaient arrivés dans son cerveau.


Puis quelque chose d'autre l'alarma. Il avait seulement eu six BUSEs ? C'était vraiment lamentable. Après la métamorphose, les sixième année de Serpentard avaient une période libre. Avant de partir, Harry épingla Sirius pour parler avec lui.


« Siri… Je veux dire, professeur Black ? »


Il sourit généreusement à son filleul. « Oui, Harry ? Bon travail aujourd'hui. Tu t'es toujours bien débrouillé en cours avec moi, mais dernièrement, tu t'es vraiment surpassé… »


« Merci. Mais je me demande quelque chose. Tu as mentionné que tu m'as donné deux BUSEs. Mais j'ai seulement eu six BUSEs en tout. Alors cela signifie que j'en ai eu seulement quatre en plus de celles de métamorphose… »


Sirius fronça les sourcils. « Cela ne sonne pas bien. Je pourrais jurer me souvenir que ton beaup… je veux dire le professeur Rogue me disant dans la salle des professeurs qu'il t'en avait aussi donné deux. »


« C'est vraiment étrange, parce qu'alors, je n'en aurais eu que deux autres… »


Draco les rejoignit, fronçant les sourcils. « De quoi parlez-vous ? Tu n'as pas eu deux BUSEs en métamorphose et en Forces du mal. Tu ne te souviens pas de tes propres résultats d'examen ? Je m'en souviens probablement mieux que toi. Bien sûr, c'est parce que j'ai pu m'en vanter comme j'en ai eu neuf. »


Harry fronça les sourcils. « Je… Je ne m'en souviens pas bien maintenant. Peut-être que la lettre est dans ma malle dans le dortoir… »


Draco roula des yeux. « Ne te donne pas cette peine. Je t'ai dis que je m'en souvenais. Pas étonnant que tu n'en ai eu que six. Tu les as eu en métamorphose, Forces du Mal, Sortilège, Potions, Herbologie et Soins aux créatures magiques. »


Sirius secoua sa tête avec insistance. « Je te dis Harry, je t'en ai donné deux, et pareil pour le professeur Rogue. Il y a quelque chose qui cloche là… »


Harry s'éclaira. « Alors peut-être qu'il y a eu une faute ? Peut-être que j'en ai eu huit ? Peut-être qu'il y avait juste une erreur de recopie dans la lettre ? »


Sirius fronça les sourcils, absorbé par ses pensées. Malheureusement, Pansy Parkinson avait entendu leur conversation comme elle rangeait ses affaires. Elle choisit se moment pour s'inviter.


« Oh, s'il y a une faute, tu devrais définitivement la faire corriger Harry. Je veux dire, tout le monde au ministère a reçu un rapport avec les résultats des BUSEs de tous les cinquième année de l'an dernier, afin qu'ils puissent commencer à penser à leurs futures recrues, avec la pénurie de main d'œuvre et tout cela. C'est pourquoi je parlais de toi à mon père. Il n'était pas convaincu qu'il voulait quelqu'un avec seulement six BUSEs… »


Harry s'énervait un petit peu en entendant cela. « Alors, tout le monde au ministère pense que je suis stupide maintenant ? »


« Calme toi, Harry. » dit Pansy, essayant d'être accommodante. « Je pensais que tu ne voulais pas travailler au gouvernement ? »


« Je ne veux pas, mais… » Il pataugeait. Comment pouvait-il communiquer sa fierté blessée ? Avoir fait une telle contre-performance et que tant de gens le sachent, et que cela s'avère ne pas être vrai !


Sirius lui sourit obligeamment. « Bien, j'ai une autre classe qui arrive dans une minute, mais je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour t'aider à redresser cela. Tu ferais mieux d'aller voir ton responsable de maison, bien sûr, avec lequel tu as une relation spéciale. » dit-il avec un clin d'œil.


« Oh, c'est bon, professeur Black » intervint Pansy. « Vous n'avez pas à être si secret en ma présence. Je sais que le professeur Rogue est le beaup… »


« Chut ! » lui firent simultanément Harry et Sirius. Elle eut l'air un peu secouée.


Harry récupéra rapidement. « Désolé Pansy. Mais je pense que je vais aller le voir. »


Il fit au revoir à Sirius et alla vers le bureau de son papa, Draco à son côté, Pansy ayant eu la bonne idée de les quitter. Quand il atteignit le bureau de son père, il réalisa que son père n'y serait pas. Il enseignait. L'emploi du temps affiché sur la porte indiquait qu'il était avec les quatrième année de Serpentard et de Serdaigle. Jamie était dans cette classe. Ils allèrent vers la salle de classe de Forces du Mal et se tinrent dans le couloir. Ils pouvaient le voir par la porte ouverte, écrivant au tableau. Il se tourna et vit Harry et Draco dans le couloir. Il se fendit d'un sourire. Harry lui fit un signe de la main. Severus Rogue se tourna vers ses élèves.


« Excusez-moi un moment. Continuez à copier les notes. »


Il sortit dans le couloir. « Je suis en cours. Y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour toi plus tard Harry ? »


« Je suis désolé. Je ne devrais pas te déranger maintenant. J'ai une période libre. C'est juste que… Je crois qu'il y a eu une faute avec les résultats de mes BUSEs, et comme tu es mon responsable de maison… »


Il s'arrêta parce que son beau-père avait soudain l'air assez secoué. « Comment… Comment sais-tu. »


« Bien, c'est quelque chose que Sirius a dit. Un peu par accident en fait… »


Severus Rogue se mordit les lèvres. « Draco, tu es préfet. J'ai besoin que tu assures le cours pour moi jusqu'à ce que je revienne. Harry et moi devons parler… »


Draco eut l'air surpris. « Quoi ? Moi ? Assurer le cours ? »


« C'est des Forces du Mal de quatrième année. Tu connais déjà cela. Regarde juste ce qui est écrit au tableau et quand ils auront fini de copier, répond aux questions qu'ils pourraient avoir. Tu peux faire cela. Cela ira bien. A quoi cela sert-il d'avoir des préfets à l'école s'ils ne peuvent pas aider les professeurs comme cela de temps en temps ? »


« Heu... » fut la réponse articulée de Draco. Franchement, Harry essayait encore de trouver un intérêt aux préfets, mais il ne le disait pas à Ginny comme elle en était une aussi.


« Bon » dit le beau-père de Harry. « C'est d'accord donc. Et je te donne la permission d'attribuer ou d'enlever des points de maison si nécessaire. Vas-y maintenant. Harry et moi serons dans mon bureau. »


Harry regarda Draco rentrer dans la salle de classe, ayant pris une couleur qui ferait passer le parchemin pour sombre. Harry fut immédiatement conscient de la main levée à la rangée de devant, mais il ne pouvait pas voir à qui elle appartenait. Draco fit un signe de la tête.


« Miss Potter ? »


Harry essaya de ne pas éclater de rire. Oh, Jamie va rendre sa vie comme un enfer jusqu'à ce que le professeur Rogue revienne. Harry suivit son beau-père dans son bureau, se rappelant de pourquoi il était venu le voir. Après être entré, Harry s'assit sur une chaise près de la cheminée, tandis que son beau-père s'asseyait en face de lui, après avoir allumé le feu. Harry regarda son visage dans la lumière tremblante. Soudain, il avait l'air vieux et épuisé. Pourquoi réagissait-il de cette façon ? Harry ne l'avait jamais vu précipitamment quitter un cours. Il aurait été parfaitement satisfait si son père avait été d'accord pour lui parler pendant le déjeuner.


Maintenant, son papa regardait Harry, ses doigts pressés ensemble, ses sourcils froncés comme s'il considérait comment approcher au mieux le sujet. « Dis-moi ce que tu sais. »


Harry lui rapporta la conversation qu'il avait eu avec Pansy, et l'insistance de Sirius à dire que lui et son père avaient chacun donné deux BUSEs à Harry. Son père grimaça.


« Crème d'andouille ! » marmonna-t-il regardant dans le feu, son visage assombri par la colère. Harry résista à l'envie de défendre Sirius. Il savait, après toutes ces années en tant que collègues, sans mentionner qu'ils étaient deux hommes significatifs de la vie de Lily Evans (son mari et un vieil ami cher, parrain de son fils), qu'ils étaient simplement tolérant l'un envers l'autre, et à grand peine. Harry se souvint que sa première hypothèse en septembre avait été que sa mère avait épousé Sirius. Comme la vie aurait été plus simple si elle avait fait cela ! Il ne pouvait bien sûr pas dire à son papa qu'il pensait cela.


Mais maintenant, Harry réalisa que son père traitait Sirius d'andouille pour avoir dit à Harry quelque chose qu'il savait lui-même, et il décida de défendre Sirius après tout.


« Il n'a rien fait d'autre que dire la vérité ! Ou du moins, ce qu'il en connaît. Quelle est toute la vérité, papa ? Combien ai-je vraiment eu, et pourquoi tu ne veux pas que moi ou qui que ce soit d'autre dans le monde de la sorcellerie le sache ? »


Son beau-père se concentra sur lui à nouveau. « Je ne disais pas que Sirius Black était une andouille, bien que je l'ai assez souvent pensé, » grogna-t-il presque. « Je parlais de moi pour lui avoir dit cela. Bah ! C'est tellement facile de se causer des problèmes en se vantant de ses enfants… » Harry se sentit rougir quand il entendit son père dire cela. « Et puis il y a ta mère… »


Il savait, pensa Harry, que défendre sa mère était une des dernières choses que Harry ferait. (Crier après Blaise Zabini qui bavait sur elle était une autre histoire) « J'ai peur de ne pas voir plus clair. » dit-il à son père qui acquiesça.


« Je sais. C'était toute l'idée. »


« Quoi ? »


Son père se leva, maintenant, passant ses doigts dans ses cheveux courts, marchant nerveusement. « Je… Je ne sais pas comment te dire cela Harry, et je me blâme pour avoir dit à ta mère de le faire pour commencer… »


Harry commençait à avoir une vague idée que son père ne parlait simplement pas du résultat de ses examens. C'était pour quelque chose de beaucoup plus gros. « Papa ? Est-ce que cela a un lien avec le fait que je devienne un Mangemort ? »


Son père se retourna brusquement vers lui. « Quoi ? »


Harry grimaça. « Tu te souviens quand nous étions au manoir Malfoy pour leur fête de noël quand j'avais sept ans ? C'était l'année avant que l'école n'arrête d'envoyer les lettres aux élèves nés de moldus, et maman se disputait avec Mr Malfoy. Je me cachais dans le coin, tu te souviens ? Tu m'as attrapé, et nous avons parlé. Je… J'ai dit que je ne me souvenais pas ou que je n'avais pas compris la plupart de ce qui avait été dit, mais j'ai menti. J'ai tout compris. Je me souviens de tout. Bon, d'accord, je n'ai pas tout compris quand j'avais sept ans, mais je m'en suis souvenu, et maintenant que je suis plus âgé, je crois que je le comprends davantage… »


Son père alla à la fenêtre et regarda la route de Pré-au-Lard.


« Que comprends-tu ? » dit-il doucement.


Harry regarda son dos. « Qu'éventuellement, tu vas m'amener à Voldemort pour être initié. Il a seulement épargné ma vie quand j'étais un bébé parce que maman m'a promis à lui. Parce que je suis dans une sorte de prophétie, et Draco aussi, et il s'est inquiété que nous nous retournions contre lui, alors il veut garder un œil sur nous. Mais tu sais quoi ? Il devrait s'inquiéter. Parce que je ne veux pas devenir un loyal Mangemort. Je veux être comme toi un espion, travaillant à l'abattre. »


Son père se retourna brusquement. « Qu'as-tu dit ? »


Harry regarda son visage peiné. « Je sais que je ne suis pas sensé savoir, et je ne l'ai dit ni à Draco ni à Jamie. Es-tu encore en contact avec Dumbledore ? Est-il encore dans le coin ? Je lui ai écrit une lettre il y a quelques temps, mais il ne m'a pas répondu… »


Son beau-père s'assit à nouveau dans la chaise en face de lui. « Tu as écris à Albus Dumbledore pour être un espion ? »


« Non, non. C'était à un autre sujet. »


Il eut l'air rassuré, puis résigné. « Alors, tu es au courant pour moi, n'est-ce pas ? Depuis que tu as sept ans. »


Harry lui sourit. « Tu es… Tu es quelqu'un que j'ai toujours estimé à cause de cela. Je veux dire, c'est vraiment dangereux, ce que tu as fait pendant toutes ces années. Pas que le danger me dérange. Ni Draco. Bon, d'accord, Draco n'aime pas trop le danger, mais il est d'accord avec les choses comme celle-là quand nous sommes dedans ensemble. Et il sait que son père attend de lui qu'il soit un Mangemort, aussi. Il ne le veut pas non plus, mais il sait que nous pourrons nous protéger. »


« Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi maman me traite comme cela. Elle m'a promis à Voldemort pour me sauver la vie, et plus je grandis, moins elle semble m'aimer. J'ai l'impression de ne jamais arriver à lui plaire. Et maintenant, tu sembles dire qu'elle a quelque chose à voir avec le fait que ma lettre de BUSE a été changée. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que ma propre mère me haie autant ? »


Il se pencha en avant, mettant ses mains sur le haut des bras de Harry, ses yeux sombres voilés. « Elle ne te haie pas, Harry. Elle t'aime, très fort. Oui, elle t'a promis à Voldemort. Je lui ai dit de le faire. Je lui ai dit qu'elle n'avait pas à le penser. Je ne comptais pas sur la méthode qu'il emploierait pour garantir que cela arriverait, qu'elle le pense ou pas… Alors, elle a décidé une approche différente. Elle voulait faire paraître que tu n'aies aucune valeur pour lui. Elle sait autant que moi qu'il a toujours recruté les meilleurs et les plus brillants. Je frissonne à l'idée de te dire combien d'anciens préfets et préfètes en chef sont devenus Mangemorts, et pas seulement de Serpentard. » Il frissonna vraiment ensuite avant de continuer. « Elle ne voulait pas qu'il te considère comme une menace. Elle savait que tu devrais probablement être initié, mais elle espérait… Elle espérait qu'il te négligerait si tu semblais avoir de mauvaises notes à l'école. Si tu semblais manquer de talent. Elle a intercepté ta lettre des BUSEs avant qu'elle ne soit copiée pour les employés du ministère, et toi, et elle y a substitué une lettre qui disait que tu avais reçu seulement six BUSEs. Je suis désolé Harry. J'aurais dû lui dire que c'était une mauvaise idée, mais… »


Harry acquiesça. « Mais tu ne m'as jamais adopté, moi ou Jamie, et maman fait comme si elle était notre seul parent à cause de cela. Tu sais que pour moi, tu es mon papa, n'est-ce pas ? Je me moque que ce soit légalement reconnu ou pas. »


Son père le regarda avec fierté, souriant même légèrement. « Je sais Harry. »


Harry déglutit, le regardant. Elle t'aime beaucoup. Elle essayait de le protéger. Et de se distancier de lui aussi pour le protéger. Il se souvint de la mère qui avait donné sa vie pour lui, dans son autre vie, ses cris avaient infiltré son cerveau lorsqu'il s'était trouvé trop près des détraqueurs. Elle n'était pas différente alors, il semblait. Elle sacrifiait une relation aimante avec son fils afin qu'il soit en sécurité…


Il essaya de retenir ses larmes. « Alors, la manière dont elle me traite en classe… »


Il grimaça. « Elle a essayé de me convaincre de faire cela aussi, mais je n'ai pas eu le cran. Je veux dire, tu es assez bon. Et tu sais, sur la lettre originale des BUSEs, tu peux lire exactement ce qu'elle pense vraiment de ton travail. Elle sait que son fils est assez brillant, Et ça la tue de ne pas pouvoir le reconnaître, de devoir cacher cela pour que ta vie ne soit pas plus en danger qu'elle ne l'est déjà. »


Harry pensa une minute. « Est-ce pourquoi elle ne veut pas que les gens sachent qu'elle est ma mère ? Et que tu es mon père ? »


« Bien cela semblerait assez bizarre pour une mère d'élever un élève de la façon qu'elle a fait avec toi ces cinq dernières années. Cela semblait juste plus simple de tenir secrètes ces relations familiales. Je pensais, étant donné que si peu de gens connaissaient nos liens, que je pourrais te nommer préfet en cinquième année, comme je crois encore que j'aurais dû le faire. Je l'ai laissée me dissuader de faire cela. Elle avait peur que ce soit une autre chose qui te donne de la valeur aux yeux du Seigneur des Ténèbres. Elle m'a dit de nommer Draco préfet à la place. Je lui ai demandé pourquoi, étant donné qu'il est ton meilleur ami et que cela pourrait potentiellement le faire apparaître comme une menace au Seigneur des Ténèbres, mais elle a dit que si elle devait choisir entre le fils de Lucius Malfoy et le sien, elle préférait choisir le sien. 'Je n'ai pas fait tout ce qui était en mon pouvoir pour le sauver lorsqu'il était bébé pour rien' m'a-t-elle dit. »


Non, pensa Harry. Elle a fait cela parce que je la contrôlais, parce que j'ai voyagé dans le temps et stupidement laissé Voldemort me manipuler…


Mais il laissa cette pensée de côté et sourit à son beau-père. « Alors tu voulais me nommer préfet ? »


Il reçut un sourire. « Bien sûr. Je sais que tu aurais fait un excellent travail. Tu es un meneur naturel. »


« Cela semble effrayer maman. »


« Oui. Spécialement depuis que j'ai reçu une visite de Lucius Malfoy la semaine dernière… »


Harry fronça les sourcils. « Le père de Draco est venu à l'école ? Il n'en a rien dit. Pourquoi Mr Malfoy était là ? »


« Draco ne le sait pas. Il est venu me voir moi, pas son fils. »


« Pourquoi ? »


Il regarda Harry dans les yeux. « Il voulait me parler de toi. »


Harry déglutit. Lucius Malfoy l'effrayait presque autant que Voldemort lui-même. « Pourquoi ? » chuchota-t-il.


Son père soupira. « De toute évidence, Pansy Parkinson a écrit à son père à ton sujet. Elle semble être quelque peu, heu, prise. Elle pense que si elle peut aplanir la route pour que tu aies une carrière au ministère, tu auras de la gratitude envers elle, et… »


Harry fit la tête. « J'ai saisi. »


« Non, tu n'as pas saisi. Elle a rapporté à son père toutes les choses impressionnantes que tu as fait ces deux derniers mois. Ce patronus que tu as invoqué quand l'épouvantard s'est transformé en détraqueur, tes performances de duel contre le professeur Flitwick. Soudain, c'est comme si tu es une nouvelle personne, un nouveau sorcier, et Parkinson l'a dit à Lucius Malfoy aussi. Lucius n'est pas trop ravi. Je pense qu'il suspecte que ta mère et moi t'avons enseigné en privé, étant donné que je peux moi-même invoquer un patronus, et que je n'étais pas mauvais en duel dans ma jeunesse. Je lui ai dit que je ne t'avais pas donné de cours privés, mais je ne sais pas s'il m'a cru. A la fin de sa visite, je ne savais pas s'il voulait que je le fasse ou pas. Je pense qu'il a probablement enseigné une ou deux choses en extra à Draco au fil des ans… »


« C'est quelque chose qui m'étonne, papa. Le cursus semble assez facile de nos jours, n'est-ce pas ? Je veux dire, n'aurions-nous pas du étudier les épouvantards avant la sixième année ? »


Il acquiesça morosement. « C'est encore du fait de Lucius. Il a convaincu les autres qui étaient au conseil de faire passer un nouveau cursus qui réserve de nombreuses formes de magie plus compliquées pour les programmes d'apprentissage après la septième année. La majorité des gouverneurs est Mangemort maintenant. Je ne vais plus te cacher ces choses. Tu ferais aussi bien de les savoir. Ils préfèrent penser que la plupart des élèves finissant leur septième année n'auront pas plus de connaissances que ceux qui étaient en cinquième année en avaient, et seuls leurs amis Mangemorts se verront enseigner plus de magie avancée après qu'ils aient fini l'école. C'est leur manière d'essayer de s'implanter fermement au pouvoir, une fois pour toute, de s'assurer que tous sorciers et sorcières les plus puissants à venir seront de leur côté. Cela a été assez frustrant pour eux que des gens comme moi se soient débrouillés par des opérations secrètes pour empêcher le Seigneur des Ténèbres de complètement régner sur le monde des sorciers. »


« Et pour Barty Croupton Jr ? Est-ce possible qu'il contrôle son père avec le sort d'Imperius ? »


Son père siffla d'admiration. « Tu ne plaisantais pas quand tu disais que tu te souvenais de cette fête de Noël. Tu es au courant pour cela, n'est-ce pas ? » Il secoua la tête. « Je ne crois pas que nous ayons à nous inquiéter de cela. Combien de ce que le ministère fait est de lui, et combien est de son fils ? Nous n'en avons aucune idée. Il y a de nombreux opérationnels au ministère, et nous savons de manière assez définitive parmi les employés du ministère quels sont avec le Seigneur des Ténèbres, et quels ne le sont pas. Et pourtant, tout ce que nous avons réussi à faire a été de garder le status quo. Et même après, nous avons eu des reculs significatifs comme la simplification du cursus ou la décision de ne plus recruter des élèves nés de Moldus. »


Harry fixa le feu pendant une longue minute. Tout était clair pour lui maintenant, mais il ne se sentait pas plus près d'une solution qu'avant. Ce monde allait si mal. Comment allait-il jamais pouvoir le réparer ? Si Voldemort pensait qu'il était trop puissant, il l'abattrait simplement. Il pensa que sa mère avait probablement raison à ce sujet. Et pourtant, il se souvenait du pouvoir derrière ce sort en tandem… C'est ce qui serait nécessaire pour retourner dans le temps et fixer les choses. Mais comment allait-il convaincre Voldemort de faire cela ? Il se demanda si Voldemort se souvenait de l'autre cours du temps, comme c'était son cas. S'il s'en souvenait, cela le rendrait encore moins prompt à vouloir défaire ce monde. Sans mentionner que Harry n'avait pas la moindre idée d'où trouver Voldemort.


« Il y a quelque chose que je dois te dire, Harry. »


Il le regarda. Son beau-père hésita. « Quoi ? »


Severus Rogue fronça les sourcils. « C'est au sujet de l'initiation. J'ai dis à Lucius que toi et Draco étiez trop jeunes, mais… »


« Mais quoi ? »


Il soupira. « Cela va avoir lieu en Décembre. La nuit du solstice, le vingt-et-un. La plus longue nuit de l'année. »


Harry se figea. Si tôt ! Moins de deux mois. « Je… Je peux le dire à Draco ? Afin qu'il soit préparé ? » demanda-t-il doucement.


Son beau-père acquiesça. « Bien sûr. Et… Tu peux aussi le dire à Draco à mon sujet, si tu le souhaites. De tout ce que j'ai vu… je lui fais confiance. Il devrait savoir qu'il y aura au moins un adulte qui veillera sur lui. Comme ce ne sera pas son père. »


« Et pour Jamie ? »


Il était secoué maintenant. « Quoi ? Tu ne penses sûrement pas qu'elle va être recrutée… »


« Non, non » se hâta de dire Harry. « Je veux dire, je peux lui dire pour toi ? Elle t'admire aussi… »


Il eut l'air rassuré. « Oh. Oui, oui, bien sûr. C'est bon. J'aurais dû le dire à vous deux depuis des années… »


Harry fronça les sourcils. « L'as-tu dit à Simon et Stuart ? »


Il eut l'air grave, secouant la tête. « Non. Peut-être quand ils seront plus âgés. Ils ont seulement douze ans. Et Stuart a suffisamment de soucis comme cela. Il n'y a pas besoin d'en rajouter. »


La tête de Harry tournait. Le vingt-et-un décembre. Son initiation. Et celle de Draco. Cela ne laissait pas beaucoup de temps. Harry se leva pour partir.


« Je sais que tu prendras bien soin de nous. Est-ce qu'il… va nous lancer le Cruciatus dessus ? »


Un regard très triste et désespéré. « Oui » chuchota-t-il. « Probablement. »


Harry acquiesça. « Il y a cette technique de gestion de la douleur sur laquelle j'ai lu. Nous pourrons la travailler d'ici là. Et que penses-tu qu'il nous fera faire ? Devrons-nous lancer des sorts illégaux ? »


Il haussa les épaules. « Parfois, il fait cela, parfois pas. C'est une personne capricieuse. Imprévisible. Sauf pour une chose. Il aime savoir qu'il a fait un bon spectacle. Alors s'il y a quelque chose qui peut faire un bon spectacle… »


« Je comprends. Oh, attends. Tu as dit que je pourrais voir moi-même dans la lettre originale des BUSEs ce que maman pense de moi. L'as-tu ? »


Il secoua la tête. « Non. C'est ta mère qui l'a. »


Harry étira ses épaules. « Je lui parlerai après le déjeuner. »


Son père retint son souffle. « Assures-toi d'avoir bien déjeuner. Tu auras besoin de forces. » Puis il sourit et surpris Harry en lui tendant sa main, que Harry prit avec gratitude. « Bonne chance. » lui dit-il de tout son cœur. Harry acquiesça, serrant sa main, reconnaissant envers lui pour tant de choses, la moindre n'étant pas l'exemple de courage qu'il avait été pour lui.


Ils retournèrent à la salle de classe de Forces du Mal, et retrouvèrent Draco, qui avait l'air très, très rassuré de finir sa première expérience en tant que professeur. Harry essaya de ne pas se moquer de son expression. Pour quelques raisons, il ne se sentait pas énervé ou en colère de ce qu'il avait appris de son beau-père, même l'information sur leur initiation imminente. Avoir cette information maintenant le fit se sentir préparé. Il pouvait prévoir quoi faire. Eux deux pouvaient se préparer pour le pire.


* * * * *