Harry Potter et le temps des bonnes intentions
(ou : La dernière tentation de Harry Potter)
Chapitre huit
La sœur
Harry fixa la porte qu'elle venait juste de lui claquer au nez. Il insista encore sur la sonnette électrique, appuyant dessus, même s'il savait que c'était impoli. Il avait un autre problème maintenant.
Il recula et regarda les fenêtres du deuxième étage. Il mit ses mains en porte-voix autour de sa bouche et appela. « Maggie ! Miss Parrish ! S'il vous plait ! Je suis désolé de vous avoir surpris, mais maintenant que je vous ai suivie jusque chez vous, j'ai peur d'être perdu ! Si vous pouviez au moins… »
Elle ouvrit brusquement la fenêtre directement au-dessus de lui et lui cria, irritée « D'accord, d'accord ! taisez-vous ! »
Il leva les yeux vers elle, tellement comme Ginny, et cependant si… moldue. Ginny n'avait pas été exposée beaucoup au monde moldu jusqu'à présent, juste le voyage entre le Chaudron Baveur et l'appartement d'Hermione, mais elle avait eu les yeux aussi grand ouverts avec le métro, les magasins, les autos et les bus qu'Hermione avec ce qu'elle avait vu au Chemin de Traverse. Maggie apparaissait être une Ginny qui comprenait le monde moldu, qui était complètement à l'aise avec les détails de tous les jours.
Elle le regarda avec gravité, puis referma la fenêtre. Une paire de minutes plus tard, elle ouvrait à nouveau la porte, le faisant rentrer. L'entrée du bâtiment faisait bien six pieds sur cinq, signifiant qu'ils pouvaient se tenir en face l'un de l'autre sans être particulièrement près. Elle s'appuya contre le mur, les bras croisés, le regardant avec férocité.
Il la regarda nerveusement, encore étonné par sa ressemblance avec Ginny. Souriant faiblement, il demanda timidement. « Puis-je m'expliquer ? » Elle le foudroyait encore du regard. Il attendit. Encore aucune réponse. Il revint à son autre requête. « Écoutez, voici l'adresse où j'essayais de me rendre quand je vous ai remarquée dans le train. ». Il lui tendit les directions à suivre jusque chez Dean. Elle fixa le papier avec apathie.
« Pourquoi m'avez-vous suivie à la maison ? » demanda-t-elle, lui rendant l'adresse de Dean.
« Bien » commença-t-il avec précaution, « J'ai une petite amie, et elle avait deux sœurs plus âgées qui sont nées en 1970 et 1972. Elles ont disparu pendant les vacances de Pâques en 1979. Vous ressemblez exactement à ma petite amie. Sauf qu'elle a les yeux marrons. J'ai juste… quand je vous ai vu, j'ai du vous suivre. Si je pouvais lui dire où se trouve l'une des ses sœurs… »
« Sœur ? » chuchota-t-elle.
Il acquiesça nerveusement, s'attendant à être éjecté d'une seconde à l'autre. Soudain, un homme aux cheveux sombres avec des sourcils très épais apparut à la porte, faisant sursauter Harry. Il avait une clé, mais Maggie Parrish s'avança rapidement et lui ouvrit la porte. Il portait un sweat et des chaussures de sport, et avait le Jack Russel terrier le plus musclé que Harry ait jamais vu. Il a du aller courir avec le chien pensa Harry.
Puis l'homme que Harry avait juste pensé être un autre locataire se pencha et embrassa Maggie Parrish rapidement sur la bouche. Il parla à bout de souffle, encore essoufflé par ses exercices. « Bonjour, chérie. Il m'a donné à courir pour mon argent. Pourquoi est-ce qu'il ne semble jamais perdre de poids quand nous faisons cela ? »
Elle lui sourit amoureusement. « Je croyais que nous essayons de TE faire perdre du poids, pas lui. En tous cas, il est tout en muscles, n'est-ce pas Billy ? » La dernière partie de sa phrase avait été destinée au chien, d'un ton chantant. Elle s'accroupit à côté de lui, caressant son côté fermement, mais affectueusement, tandis que son chien se tournait et levait sa tête afin de pouvoir lécher son menton. Elle rit, le caressant encore un peu. Billy, pensa Harry. Est-ce qu'elle a nommé son chien comme son frère aîné sans le savoir ?
L'homme avait remarqué Harry, et le regardait comme s'il essayait d'éviter d'avoir l'air hostile, mais aussi comme s'il voulait être aussi hostile que nécessaire si le besoin s'en faisait sentir. « Qui est-ce donc ? »
Maggie se leva et haussa les sourcils, ses bras à nouveau croisés, ses lèvres pincées. Harry tendit sa main à son petit ami couvert de sueur et essoufflé. « Harry Potter. Heureux de vous rencontrer, heu… »
« Bernard Parrish. » Il serra la main de Harry plutôt fort, et Harry rendit la pression avec obstination, sans montrer aucun effort. Ils se lâchèrent la main avec précaution, se jaugeant encore. Harry réalisa que lui et Maggie avaient le même nom. Ils ne se voyaient pas, ils étaient mariés. Il remarqua les alliances à leurs mains gauches et essaya de ne pas avoir un sourire ravi. Mrs Weasley adorerait cela ! Bill et Charlie n'étaient pas encore mariés. Bien sûr, Maggie était l'une des deux raisons principales pour lesquelles ils n'étaient pas mariés. Il s'éclaircit la gorge.
« Serait-il possible que je rentre vous parler à tous les deux ? Si vous n'aimez pas ce que je dois vous dire, vous pourrez toujours lâcher votre chien sur moi… »
Il essayait d'avoir l'air enjoué, mais pendant un instant, ils se regardèrent comme s'ils allaient sérieusement envisager cela, et il regarda alternativement leurs visages avec nervosité. Finalement, elle se laissa fléchir et dit « D'accord. Montons. »
La maison des Parrish était chaude et confortable. Les murs étaient peints d'un jaune provençal, les housses sur les fauteuils étaient pourpre, et il y avait un épais tapis oriental sur le sol devant la cheminée, où Bernard Parrish se baissait, sélectionnant les bons morceaux d'une pile de bois afin de pouvoir allumer un feu. Les couleurs de Griffondor, pensa Harry. La pièce était aux couleurs de Griffondor…
Maggie désigna un fauteuil à Harry tandis que Bernard finissait d'allumer le feu. Il s'assit sur le canapé à côté de sa femme, son bras protectivement passé autour d'elle tandis qu'ils regardaient Harry. Face à eux deux, il se sentait soudain plus nerveux qu'il ne l'avait jamais été dans sa vie. Et si Parrish pétait les plombs en apprenant que sa femme était une sorcière ? Et si c'était elle ? Harry n'avait définitivement pas pensé à cela.
Billy bondit sur le
canapé, et s'installa à côté de
Maggie, mettant son menton sur sa jambe. Elle lui sourit et le
caressa derrière les oreilles. Harry fut d'une façon
ou d'une autre calmé par cela et prit une grande
inspiration. « Je suis désolé de
m'introduire dans vos vies comme cela. J'ai simplement
croisé Maggie dans le métro, et elle ressemble
exactement à ma petite amie, qui a eu deux sœurs qui ont
disparu en 1979. La plus jeune est née en 1972, comme Maggie,
et son nom était Margaret. Sa famille l'appelait Peggy.
Cela semblait simplement être une trop grosse coïncidence.
Et Maggie m'a dit qu'elle avait été adoptée
et qu'elle ne se souvenait de rien avant ses sept ans. Je lui
ai dit que je connaissais sa famille, qu'ils n'étaient
pas morts dans un accident de voiture… Elle a m'a
refermé la porte au nez. »
Maggie se pencha en avant, son visage dans ses mains, son mari ne la touchant plus. Quand elle releva sa tête, il vit que ses yeux étaient rouges. « Que vous attendiez-vous que je fasse quand vous me dites que mes parents m'ont abandonné ? Que s'est-il passé ? Ai-je été battue, abusée ? Est-ce pourquoi je ne peux me souvenir de rien avant d'avoir été adoptée ? »
« Non, non » lui assura Harry, fronçant les sourcils. « Pourquoi ? Est-ce que quelqu'un vous a dit cela ? »
Elle se pencha en arrière, tremblant. « Non. Quand j'ai grandi, les docteurs continuaient à me dire que je devrais me souvenir de tout, en fait. Ils disaient que tout était normal physiquement pour moi, pas de trauma. Bloquer mes souvenirs était quelque chose que je faisais intentionnellement. Ils ont pensé que cela venait plus d'un trauma émotionnel que physique, que je venais d'un foyer de parents abusifs, et qu'ils en avaient eu assez de moi et qu'ils m'avaient rejetée, ou quelque chose comme cela. Je ne suis pas sûre de pourquoi l'infirmière à l'hôpital m'a dit que j'étais la seule survivante d'un accident de la circulation. »
Harry haussa les épaules. « Je suppose qu'elle pensait que vous la croiriez. »
Elle acquiesça. « Vous dites que vous connaissez ma famille. S'il vous plaît… Pouvez-vous me dire ce qui est arrivé ? Pourquoi m'ont-ils abandonnée ? »
« Ils ne vous ont pas abandonnée. » Puis il fit de son mieux pour lui raconter l'histoire de sa disparition, omettant toute référence à la magie. « Vos frères n'ont jamais vraiment surmonté cela. Ils pensent que c'était leur faute, même s'ils avaient juste treize et quinze ans. Vos parents ont eu deux autres enfants après cela. Un fils en 1980, et une autre fille, en 1981. C'est Ginny. C'est ma petite amie. C'est étonnant à quel point vous lui ressemblez… »
Elle se leva et alla près du feu. Elle posa ses mains sur le manteau, regardant dans le vide. « Enlevée. » dit-elle dans un souffle. « Je ne peux pas le croire. J'ai été enlevée. Et puis quoi ? Ai-je été… vendue ? Comme un bébé au marché noir ? »
Son mari eut l'air grave. « Cela y ressemble. Il y a dû y avoir un groupe organisé. Les gars faisant les enlèvements doivent avoir opéré indépendamment, offrant les enfants à des boîtes d'adoption légèrement louches. Tes parents sont plutôt vieux… »
Elle regarda son mari. « Bien, c'était à cause de… tu sais… »
Bernard se tourna vers Harry et expliqua. « Sa mère et son père avaient une fille. Elle est morte. Leucémie. Alors, ils avaient presque cinquante ans, et quand ils ont décidé d'adopter, les agences ne voulaient pas les considérer. Même celles qui leur accordaient le temps d'une journée ne considéraient pas de les laisser adopter un bébé, alors ils ont dit qu'ils prendraient un enfant plus âgé, une fille, de préférence avec les cheveux roux… »
Maggie s'assis sur le rebord élevé du foyer, se tenant les genoux. « Valérie avait les cheveux roux. Leur autre fille. » dit-elle doucement.
Harry fronça les sourcils. Cela semblait plausible. Quelqu'un qui était simplement payé pour livrer Annie et Peggy kidnappées, et les amener pour être adoptées par des gens qui étaient désespérés et n'avaient pas d'autre moyens d'avoir une famille. Mais quelque chose le dérangeait. D'une manière ou d'une autre, leur disparition du parc d'Ottery St. Catchpole indiquait quand même qu'il y avait de la magie impliquée. Comment aurait-elle sinon perdu les souvenirs de sa vie d'avant si ce n'est grâce à un sort de mémoire ? Peut-être qu'un gang de Mangemorts enlevait les enfants moldus pour le marché noir de l'adoption, et ils avaient simplement pensé que Annie et Peggy étaient moldues.
Il regarda Maggie et Bernard Parrish. Après les avoir choqué avec la nouvelle qu'il connaissait sa famille de naissance, il ne pouvait pas simplement lui déballer qu'elle était une sorcière. La réaction d'Hermione n'avait pas été terrible, mais il ne pensait pas qu'il l'avait expertement gérée. Il avait besoin d'avancer doucement avant d'essayer encore. Et il hésitait encore beaucoup à cause de la réaction que son mari pourrait avoir. Il leur avait donné assez de nouvelles étonnantes pour le moment.
Harry la regarda, assise au bord du feu, déplaçant des morceaux de bois enflammés avec le tisonnier. Les flammes éclairaient son visage, aussi troublant que celui de Ginny. Elle leva les yeux vers lui, puis son mari et rit. « Alors. Tu crois que je devrais raccrocher, Bernie ? Après tout, je n'ai pas vu venir cela. »
Il lui sourit. « Oh, allez. A quand remonte la dernière fois que tu as vu quelque chose arriver pour toi ? Tu peux seulement faire les lectures et les diagrammes pour les autres. Je sais que tu as dit que tu voulais vivre ta vie spontanément, sans savoir ce qui allait arriver… ' Sûr, c'est simplement parce que tu es incapable de le faire pour toi… »
Harry était perplexe. « Quoi ? »
Maggie se tourna vers lui. « Oh. Vrai. Tu vois, quand tu as d'abord sonné à ma porte, j'ai pensé que tu m'avais suivi parce que tu voulais une session privée. J'ai eu des fans qui m'ont suivi à la maison depuis le studio avant, mais je ne fais de lectures que pour les proches amis maintenant. Cela semble arriver à chaque fois que la voiture est au garage et que je dois prendre le métro… »
Harry secoua la tête. « Désolé. Je suis perdu. Suis-je sensé reconnaître votre nom ? »
Elle avait l'air embarrassée maintenant. « Oh, écoutez-moi, pensant que je suis connue. Cela m'apprendra. Vous n'avez aucune idée, n'est-ce pas ? » Il secoua bêtement sa tête.
« Maggie » dit fièrement son mari, « est la voyante, et la liseuse de tarot la plus recherchée de Londres. Ce qui veut probablement aussi dire d'Angleterre. »
« Sauf pour le fait que je ne peux pas me faire un diagramme décent pour moi-même. J'ai essayé de nombreuses fois, et cela a toujours raté, alors j'ai abandonné. »
Bernard continua. « Elle écrit une rubrique d'astrologie qui paraît dans des canards, heu désolé chérie, des journaux hautement respectables… » Elle lui tira la langue. Harry aimait voir comment ils étaient joueurs l'un envers l'autre. « Elle fait des apparitions à la télé pour dire ce qui guette les stars d'Angleterre et des films d'Hollywood, et » continua-t-il, souriant « elle a même été consultée par la femme du premier ministre. Cela a été un beau petit scandale. Pas pour notre Maggie, bien sûr. Pour la femme du premier ministre. Pour ma tendre et douce, c'était plutôt un beau coup. Cela l'a bien mise en vue. »
Harry fronça ses sourcils. « Alors, vous lisez les tarots ? »
Elle acquiesça. « Et les diagrammes stellaires. Avec la date exacte et le lieu de naissance de quelqu'un, je peux établir un diagramme complet. Du moins, tant que ce n'est pas pour moi, comme j'ai dit. Je lis aussi les feuilles de thé, et j'ai une boule de cristal, et je lis aussi les traits de la main. » Elle sourit. « Maintenant, Vous vous demandez pourquoi j'étais nerveuse à cause de vous, étant donné que vous pensez 'Brillant. Je suis coincé dans cet appart avec cette femme qui est folle, son fou de mari et son chien'… »
« Hey ! » dit Bernard, essayant d'avoir l'air offensé, mais perdant tout crédit en riant.
Harry leur sourit. C'était merveilleux ! Elle connaissait quelques unes de ses capacités, et elle les utilisait, et en vivait. « En fait » dit-il, montrant le chien de la tête, « Billy ne semble pas du tout fou. »
Maggie et Bernard rirent tous les deux à cela et elle alla se rasseoir à côté de son mari. Elle donna à Harry un regard appréciatif. « Alors » dit-elle, ayant l'air d'une grande sœur soucieuse, « tu es le petit ami de ma petite sœur. Tu as l'air un peu âgé, non ? »
Il avait encore négligé de se raser ce matin, et avait une ombre légère sur le visage. La malédiction d'avoir des poils noirs pensa-t-il, passant sa main dessus. « J'ai seize ans. Elle en a quinze. Nous sommes ensemble depuis Juin. Mais je… j'ai craqué pour elle depuis des années maintenant. »
« Bien, tu sembles être quelqu'un de bien. Tu as quitté ta route pour venir ici et me parler, pris le risque que je ne pense pas que tu sois une sorte de poursuiveur dérangé… » Harry baissa les yeux, pensant à quand il suivait Ginny à Poudlard. « Tu ne savais pas que je n'appellerais pas la police. En fait, c'est passé près…. ». Elle leva sa main et rapprocha son pouce et son index. « Et puis tu as commencé à dire que tu étais perdu. » Elle sourit. « ce qui m'a semblé très drôle. Combien de poursuiveurs demandent leur chemin ? J'ai pensé que tu étais plus probablement sans danger. »
Il se souvint de son visage dans le vestibule. Elle n'avait pas eu l'air d'arriver directement à cette direction, mais il n'allait pas se disputer avec elle. Son mari passa affectueusement ses deux bras autour d'elle. Ils semblaient être mariés depuis peu, pensa Harry. Ils étaient si mignons ensemble.
« En tous cas » dit-il à sa femme, « s'il t'avait posé des problèmes, tu aurais simplement pu lui faire voler le pot de fleur dessus, ou quelque chose comme cela. Tu aurais utilisé tes pouvoirs magiques contre lui. » Harry resta bouche bée. Venait-il vraiment de dire ce qu'il croyait avoir entendu ? Et elle s'en souvenait ! Tous les deux. Clairement, la surveillance du ministère était moins que parfaite. D'un autre côté, le ministère ne savait pas que Maggie Parrish était une sorcière. Ils ne savaient pas qu'elle était probablement la Peggy Weasley disparue depuis si longtemps.
Maggie rit « Arrête cela ! Je n'ai pas de pouvoirs magiques ! » Elle se tourna vers Harry. « C'est stupide, vraiment. Parfois des choses étranges se sont produites… »
« Je peux le jurer ! Elle est vraiment magique ! » dit-il en souriant.
Elle lui donna une petite tape, joueuse. « Il m'appelle Maggie la sorcière. Parce qu'il sait que j'ai horreur de cela. Et oui, parfois des choses… arrivent… autour de moi, mais je pense qu'il y a toujours une explication logique pour tout. Si nous ne la connaissons pas, c'est juste que nous n'avons pas assez regardé. »
« On dirait que vous avez plus en commun avec votre sœur que votre seule apparence. » dit Harry. Mais au moment où il le disait, il pensait 'C'est malin !'.
Elle haussa ses sourcils. « Quoi ? »
« Tu vois Mags ! Cela doit être de famille ! Tu viens d'un clan de sorcières ! »
Elle le tapa à nouveau. « Arrête cela ! Non ! Je suis sûre qu'ils sont parfaitement normaux… »
Harry étouffa un rire, pensant à la collection de prises de Mr Weasley. Il pensa aux expulsions de gnomes de jardins par-dessus la clôture et à la goule dans le grenier. Il pensa aux chouettes postales, à parler avec des têtes dans des cheminées, aux couverts volant tous seuls dans la cuisine et se lavant, et à l'horloge qui avait petit déjeuner, déjeuner, dîner, et tu es en retard ! dessus à la place des chiffres. Il pensa à la Ford Anglia volante…
« Bien » dit-il, quand il se sentit certain de ne pas éclater de rire. « Voudrais tu rencontrer ta sœur ? Elle est descendue à Londres avec moi. Elle est à l'appartement d'une amie. Elles font connaissance. J'étais sensé chercher… bien, c'est une longue histoire. Je pourrais faire cela une autre fois. Cela semble plus important, soudain. Voudrais-tu la rencontrer ? »
Elle écartilla ses yeux, effrayée. « Elle est ici ? A Londres ? »
« Oui. Et si tu viens avec moi… Cela m'évitera de me perdre sur le chemin du retour. » ajouta-t-il malicieusement. Elle se tourna vers son mari.
« Qu'en penses-tu ? »
Il haussa les épaules. « C'est comme tu veux. »
Elle se renfrogna, se levant et marchant dans la pièce. « J'aimerais pouvoir faire des diagrammes décents pour moi. » Elle regarda Harry pensivement. « Il y a encore quelque chose que tu ne me dis pas. Je peux le dire à ton aura. »
Harry la regarda. « Tu peux voir mon aura ? »
Bernard roula ses yeux. « Et voilà. La bêtise de l'aura… »
Maggie sourit tristement. « Il refuse d'y croire. Mais une autre raison pour laquelle je t'ai fermé la porte au nez » dit-elle à Harry « est ton aura. Je n'en ai jamais vu une comme celle là. Jamais. »
Harry fronça les sourcils. « De quoi parles-tu ? »
« Je veux dire, tu as deux auras. Très clairement. Une est parfois plus forte que l'autre. Maintenant, c'est celle qui est teintée en vert. Parfois, c'est la rouge. Mais je peux toujours voir les deux. Et maintenant, tes deux auras sont un petit peu noires aussi, ce qui signifie que tu caches quelque chose. Pas vraiment un mensonge, mais pas loin. »
Harry se tortilla. Trelawney perdrait son boulot si jamais Maggie Parrish se montrait à Poudlard. Elle était vraiment authentique. Avait-il deux auras parce qu'il avait les souvenirs de deux vies ? Comme c'était étrange qu'elle ne puisse pas faire de diagramme pour elle… Mais ensuite, il comprit quelle pouvait en être l'origine.
« Quelle est ta date d'anniversaire ? » lui demanda-t-il soudain. Elle recula.
« Quoi ? »
« Quelle est ta date d'anniversaire ? Quelle date utilises-tu quand tu fais des diagrammes pour toi ? »
« Le trente et un décembre. »
Il fronça les sourcils, essayant de se souvenir ce que Mrs Weasley avait dit. Quelque chose sur Annie étant née le jour où Charlie commençait l'école, ce qui correspondait à un 1° septembre. Mais quand Peggy était-elle née ?
« Qui t'a dit que c'était ta date de naissance ? »
« Mes parents, bien sûr. »
« Oui, mais qui leur a dit ? »
Elle eut l'air absente puis s'assit soudain. « Oh mon Dieu. Tu as raison ! Comment diable pouvaient-ils savoir ? Cela ne peut pas être mon anniversaire ! Enfer et damnation ! Oh, excuse-moi » ajouta-t-elle à la hâte. « Pas étonnant que je n'ai pas été capable de me faire un diagramme décent pour moi… »
Harry déglutit, fermant les yeux. Pense, pense, se commanda-t-il. Qu'a dit Mrs Weasley au sujet de la naissance de Peggy ?
Et quand Annie eut juste une paire de mois après son deuxième anniversaire, Margaret est née. Nommée à cause de ma sœur Meg. Nous l'appelions Peggy.
« Maggie » dit-il lentement, « Je pense que ta date de naissance est autour du premier novembre, pas du trente et un décembre. »
« Le premier novembre ? C'était hier. Comment le sais-tu ? »
« Parce que… Parce que ta mère me l'a dit. Dans… tu vas trouver que c'est étrange… dans une autre vie. » Harry ne savait pas de quelle autre façon lui communiquer cela, mais s'il y avait quelqu'un à Londres qui pouvait le croire, c'était Maggie Parrish.
« C'est cela ! » criant-t-elle, bondissant sur ses pieds. « C'est pourquoi je vois deux auras sur toi. Maintenant, quand tu avais l'air de penser si fort, ton aura rouge était la plus forte. Et maintenant, elle s'est affaiblie, et la verte est dominante. Chacune de tes auras doit être connectée avec une de tes vies… Comme c'est curieux… »
Bernard roulait ses yeux. Maggie s'assit à côté de lui et lui donna une tape affectueuse sur la jambe. « Oh, homme de peu de foi. » lui dit-elle avec un peu de suffisance. Elle se tourna vers Harry. « Voir les auras est une chose qu'il ne croit pas complètement… »
« Disons que je ne le crois pas du tout, pour être vraiment précis » dit-il d'une voix traînante.
Maggie ignora son mari. « Qu'est-ce que tu sais de cette autre vie ? L'as–tu découverte grâce à un médium ? C'est quelque chose que je ne fais pas. Pas de séances, pas de bavardage avec les morts. Je ne suis simplement pas un conduit entre ce monde et le suivant. »
Il secoua sa tête. « Non. J'ai… je suis récemment devenu conscient de cette autre vie. En fait, tu es la seule personne à qui je l'ai dit. J'aimerais tenir cela secret. »
Maggie regardait encore Harry. « Fascinant…mais, » dit-elle « tes auras, les deux, sont encore un petit peu noires. Tu ne dis toujours pas quelque chose. »
Harry grimaça. « Si tu ne penses pas que je suis celui qui est fou, je dois admettre quelque chose : tu sais, quand je disais que tes, hum, capacités inhabituelles sont quelque chose que tu as en commun avec ta sœur ? Bien, je peux faire, heu, des choses étranges aussi. »
Elle le regarda avec des grands yeux. « Oui, tu peux, n'est-ce pas ? Cela explique tant ! Cela explique pourquoi tes auras sont si fortes… » Elle eut l'air de penser à autre chose. « Attends ! Si mon anniversaire est le premier novembre, cela signifie que je suis scorpion, et pas capricorne ! »
« Tu ne sais pas aussi où tu es née. N'as-tu pas dit que tu avais besoin de cela aussi pour faire un bon diagramme ? »
« Oui… Sais-tu où je suis née ? De cette autre vie ? »
Il acquiesça. « Tu es née juste en dehors d'un village appelé Ottery St. Catchpole. »
« Ottery St. Quoi ? » dit soudain Bernard. Maggie le frappa légèrement avec le dos de sa main.
« Oh, toi… Il y a des tonnes de villages en Angleterre avec des noms comme celui-là. Où est-il ? »
Harry haussa les épaules. « Désolé… Je n'y ai jamais été dans cette vie. Et dans l'autre… J'ai été amené là-bas, mais je n'ai jamais eu à me préoccuper d'y aller seul. Alors je n'en ai aucune idée. »
Elle alla dans la cuisine et revint avec deux journaux. Elle commença à les feuilleter et trouva ce qu'elle cherchait dans l'un d'eux. « Nous y voilà ! » dit-elle, en brandissant un. « L'horoscope du Sun d'hier. L'horoscope anniversaire que j'ai fait pour les personnes nées le premier novembre. Cette année sera pleine de surprises. Un réunion de famille vous aidera à mieux vous comprendre. Tout le monde ne sera pas content de vous voir : ne vous attendez pas à être universellement populaire. Gardez des objectifs raisonnables. Vous êtes habituellement déçu quand vous attendez trop. Vous aurez des capacités uniques qui vous différencient du reste du monde et font de vous une force qui est reconnue dans vos affaires. Ceux qui sont en couple doivent s'attendre à ce que leurs liens s'approfondissent en des temps d'adversité, tandis que les célibataires auront de la chance quand les amis joueront les entremetteurs. »
Elle fixa ce qu'elle avait écrit pendant une minute encore après le leur avoir lu. Elle regarda Harry. « Bien, je suppose que cela tombe plutôt bien. Comme c'est bizarre. J'ai vingt-quatre ans maintenant et je ne le sais même pas. » Elle posa le journal et en prit l'autre. « L'horoscope d'aujourd'hui que j'ai écris pour les scorpions : faites rentrer celui qui erre et qui vous suit jusque chez vous. L'effet domino va changer votre vie pour toujours. Attention de ne pas surprendre les autres car cela pourrait avoir des conséquences désastreuses. Vous pouvez être impliqué, mais aujourd'hui, vous avez la permission. Autorisez-vous à être le chat curieux. »
Elle sourit. « Je n'avais jamais senti que capricorne m'allait, et maintenant je sais pourquoi ! Oh, merci, ne serait-ce que pour cela ! Tu m'as donné ma date de naissance ! » Elle regarda encore le journal, souriant, même si ce n'était pas l'horoscope le plus positif que Harry ait jamais entendu. La partie sur laisser rentrer celui qui erre était troublante, cependant, et ce n'était pas comme si elle savait qu'elle était scorpion quand elle l'avait écrit.
Il lui prit le journal et regarda son propre horoscope, pensant à ce qu'il avait fait la veille. C'était étonnant. L'horoscope pour les lions était complètement juste pour lui aussi, et il n'avait jamais pensé cela en lisant ces choses avant. Il la regarda.
« Alors… vous pouvez vraiment faire cela ? Vous êtes sérieuse. Vous ne les falsifiez pas. »
Elle se rebiffa. « Non. Je ne les falsifie pas ! Honnêtement, je suis fatiguée que… »
« Je suis désolé. C'est juste que… j'ai toujours eu l'habitude de falsifier mes devoirs de divination. Je suis très mauvais à cela. Je me contentais juste de prédire ma mort prématurée et horrible, et la professeur était contente. »
Elle le regarda avec perspicacité. « Des devoirs de divination ? »
Harry réalisa à quel point cela devait avoir semblé curieux. « Oui. Souviens-toi que j'ai mentionné que ta sœur et moi avons aussi des capacités étranges. Bien… Nous allons dans une école spéciale pour les gens comme nous. C'est, heu, une école très progressive… »
Elle haussa ses sourcils. « On peut le dire. J'aurais aimé aller à une école comme celle-là. »
Il lui sourit. « C'est fantastique ! Tu aurais été brillante en divination. Ils t'auraient probablement nommés professeur ! Tout le monde dans ta famille y est allé. C'est là où tes parents se sont rencontrés, et tes frères y sont tous allés aussi. Ton frère aîné, Bill et ton petit frère Percy y ont été préfets en chef. Et Charlie était capitaine de l'équipe de Qui.. je veux dire de la maison. Il y a quatre maisons, et les équipes des maisons sont en compétition les unes contre les autres. Je suis capitaine de l'équipe de ma maison. Et Ginny est dans l'équipe de sa maison aussi. Nous sommes dans des maisons différentes. Ton frère Ron est capitaine de leur équipe. »
« Il y a des garçons et des filles dans les mêmes équipes ? C'est une école progressive. Hmm… »
Harry n'était pas sûr de ne pas en avoir trop dit. Il avait réussi à lui parler un bon peu de l'école et de sa famille sans mentionner la magie. En espérant que, quand elle apprendrait qu'elle est une sorcière, elle le prendrait sans sourciller. Il pensa que cela pourrait aider de l'amener chez Hermione. Et Hermione avait maintenant des livres qu'elle pouvait montrer à Maggie…
« Alors, hum, tu veux aller la voir ? Nous pourrions appeler d'abord. Mon amie m'a donné son numéro de téléphone sur le papier avec les directions que je suivais. »
Elle avait fixé encore l'horoscope, mais maintenant, elle le regardait comme si elle avait oublié qu'il était dans son appartement. « Oh, oui. Bien sûr. Quel est le numéro ? Comment s'appelle-t-elle ? » Quand il dit le nom d'Hermione, elle arrêta ce qu'elle faisait. « Hermione Granger ? Tu la connais ? »
« En fait, nous nous sommes rencontrés plus tôt cette semaine. Ginny est chez elle en ce moment. Elles font connaissance. »
Elle sourit. « Bien. Allons-y… » Elle tapa les numéros sur le téléphone, puis pressa le bouton du haut-parleur, afin que Harry puisse entendre et parler aussi. Il entendit le téléphone sonner, puis après quelques instants, la voix d'Hermione répondit.
« Bonjour ? »
« Bonjour, est-ce Hermione Granger ? »
« Qui est à l'appareil, s'il vous plaît ? » la voix d'Hermione était devenue prudente.
« Je m'appelle Maggie Parrish et j'appelle parce que… »
« Maggie Parrish ! je ne veux pas vous parler. J'ai vu ce que vous faites aux gens à qui vous faites cela. J'ai lu la façon horrible dont vous disséquez leurs vies, devinant toutes leurs décisions, et je ne me laisserai pas fai... »
« Silence ! » lui cria Maggie. « Je ne vous appelle pas pour vous mettre sous un microscope. Harry Potter est ici, dans mon appartement. »
« Harry est là ? Pourquoi ? »
« Bonjour Hermione » dit-il dans le micro. « Je me suis un peu perdu » dit-il timidement.
« Perdu ? Je t'avais donné les directions à suivre parfaitement bien. » Il entendit un ennui familier dans sa voix. « Tu as changé de train là où je te l'avais dit ? »
« Heu, non. J'ai vu Maggie et je.. Je l'ai suivi jusque chez elle. »
« Quoi ? » C'était la voix de Ginny maintenant. Apparemment, Hermione avait aussi un haut-parleur sur son téléphone. « Je pensais que j'étais celle que tu poursuivais… »
« Calme toi, Gin. Il y a une bonne raison à cela. Écoute Hermione, puis-je l'amener chez toi ? Je veux qu'elle rencontre Ginny. »
« D'accord. Et pour Dean ? »
« En fait, j'ai eu une autre idée pour tous les réunir ensemble dans un endroit. Je te la dirai une fois chez toi, d'accord ? Comment ça va avec Ginny ? »
« Je vais bien » fit la voix dans le haut-parleur. « Aussi longtemps que les gens ne parlent pas de moi comme si je n'étais pas là… »
Maggie rit et chuchota à Harry . « Je l'aime bien. »
« Nous serons bientôt là. Maggie va s'assurer que je ne me perds pas. »
Ils dirent tous au revoir, et Maggie alla parler à son mari. Ils semblaient tous les deux satisfaits que Harry ne soit pas un personnage néfaste qui essaye de l'attirer dans son appartement pour quelque but terrible. Elle avait été rassurée d'entendre Hermione et Ginny au téléphone.
Quand ils furent prêts à partir, Bernard l'embrassa, et Harry prétendit qu'il regardait une image sur le mur près de la porte. Il tenait encore le journal de vendredi, qu'il plia et mit dans sa poche. Bernard tenait légèrement sa femme par sa fine taille, et elle se cramponna à lui pendant une seconde avant de le laisser partir. Harry déglutit, pensant à lui et à Ginny.
