Voilà la suite.

Désolé pour le petit raté de lundi, mais le retour a été difficile.

Mystikal : hé oui, voilà donc la soeur cachée !

Mary Cooper : moi aussi j'ai eu de la chance d'y tomber dessus !

Lunenoire ; excellente vacances oui. Dommage qu'il n'y en ait pas plus !

Philippe Gryffondor : j'ai appris l'anglais à l'ecole, comme tout le monde.

Dumati : il y a encore des chapitres qui sont plus terribles !

Ryan : pas de pb

LeDjiNn : merci

Mary Cooper : merveilleux n'est pas le premier qualificatif qui m 'était venu à l'esprit pour qualifier le cinquième tome!

Ryan : de Retour ? Cool.

Falyla : hé oui, l'explication est là !


Sinon, j'avais oublié quelque chose d'important : Bonne année à toutes et à tous, et bonne lecture pour la suite.



En utilisant les indications que Hermione avait données à Harry pour aller jusque chez Dean, Maggie réussit à trouver comment rejoindre l'appartement qu'Hermione partageait avec son professeur. En peu de temps, à ce qu'il sembla, ils frappaient à la porte et Hermione l'ouvrait. Maggie passa en premier puis s'arrêta quand elle vit que personne ne les confondrait elle et Hermione comme si elles étaient des clones.


Hermione se figea aussi quand elle vit Maggie. « Vous êtes Maggie Parrish ? »


Maggie sourit tristement. « Bien, je dirais de votre réaction que vous ne me regardez pas à la télévision. » Hermione secoua bêtement sa tête. Harry pouvait dire que Hermione assimilait la ressemblance frappante entre Maggie et Ginny. Il lui marmonna dans l'oreille. « Ne mentionne pas la magie. » Elle acquiesça, les introduisant dans le hall d'entrée puis le salon, où se trouvait Ginny. Elle leva les yeux et donna à Harry un sourire qui toucha son cœur, mais il disparut quand elle vit Maggie entrer derrière lui. Son visage s'effondra et elle eut l'air terrifiée.


« Harry. Qu'est-ce ou qui est-ce ? » chuchota-t-elle, se levant et reculant.


Il sourit. « Tu ne devineras jamais qui j'ai croisé dans le train ! Ta sœur Peggy ! Seulement, on l'appelle Margaret maintenant. Bien Maggie en fait. Je ne pouvais pas croire à quel point elle te ressemblait… »


« Ma sœur ? » haleta-t-elle. Harry entendit un bourdonnement à ses oreilles comme il réalisa l'ampleur de sa bourde. Malédiction. Il réalisa soudain qu'il ne savait pas si Ginny était au courant pour Annie et Peggy. Il semblait certainement que non. Dans l'autre vie, Ginny l'avait découvert après être revenue de la Chambre des Secrets, et sa mère l'avait lâché. Ginny n'avait jamais été dans la Chambre des Secrets dans cette vie. Cela était parti terriblement mal. Ginny fixa sa sœur, bouche bée, puis Harry. Avec un cri inarticulé, elle s'enfuit de la pièce. Il l'entendirent ouvrir la porte de l'appartement et courir dans le couloir, puis dévaler les escaliers.


Après être resté figé un moment, Harry cria « Ginny ! » et courut après elle. Il s'améliorait à la course, mais elle était aussi rapide et avait une bonne longueur d'avance. Il avait remarqué à l'école qu'elle descendait très rapidement les escaliers. Elle pouvait vraiment prendre un rythme et dévaler un énorme escalier en un rien de temps. Harry était une volée de marche derrière elle, arrivant au rez de chaussée un instant après qu'elle ait poussé la porte de dehors et se soit cognée avec un homme passant devant la maison. Et Ginny et l'homme titubèrent, mais elle se remit rapidement, fonçant vers la rue.


« Ginny ! » appela-t-il. Elle s'arrêta une fraction de seconde, et ce fut quand cela arriva. Le chauffeur klaxonna d'abord, malheureusement, et écrasa ensuite les freins, mais la voiture avançait toujours, et il ne put éviter de la renverser. Elle fut projetée sur le capot, puis roula sur la rue, devant les roues de la voiture. Après cela, elle ne bougea plus.


Harry vola par la porte jusqu'à son côté, s'accroupissant à côté d'elle, l'appelant encore par son nom. Le conducteur sortait de sa voiture, la contournant pour regarder, une expression horrifiée sur le visage.


« Elle a simplement couru dans la rue ! » dit-il, la voix prise. « J'ai essayé de m'arrêter… »


Harry pouvait sentir son pouls mais il était faible. Elle avait une contusion sur le front, et il avait peur de la toucher, de découvrir autre chose qui n'allait pas. Hermione était rapidement à son côté, tandis que quelqu'un criait qu'il avait appelé la police et une ambulance. Harry regarda la forme inerte de Ginny, les larmes piquant derrières ses paupières.


« Tout est ma faute » s'étrangla-t-il. « Elle ne comprend pas la voitures et ces choses… Je n'aurais pas dû lui faire cela… »


Hermione mit sa main sur son bras. « Tu as dit de ne pas mentionner la magie » chuchota-t-elle « mais n'y a-t-il rien de magique que tu puisses faire pour l'aider ? »


Il secoua la tête. « Je ne suis pas entraîné pour cela. Je dois la ramener à l'école. C'est là où elle a besoin d'être. Je ne peux pas laisser les moldus l'approcher… »


Hermione grimaça. « Et comment vas-tu la ramener ? »


« Je ne suis pas sûr. Il y a environ une heure entre la salle municipale et l'entrée du passage secret à l'école. Et je devrais d'abord rejoindre le Chaudron Baveur. »


« Bien, habituellement, après quelque chose comme cela, on doit s'inquiéter des blessures internes. Elle pourrait avoir une hémorragie interne. Tu ferais mieux de faire vite. »


« Je ne peux pas aller si vite… » commença-t-il à dire, puis il eut une idée soudaine. « Écoute. » lui dit-il doucement. Il y avait une foule de gens alentour maintenant, et Harry pouvait entendre une sirène progressant dans le trafic à quelques blocs de là. Maggie les avait retrouvé, haletant, et se penchait au-dessus de Ginny, soucieuse, écartant ses cheveux de son front. Pendant qu'elle était distraite, Harry chuchota à Hermione. « Je connais un sort qui pourrait me permettre d'arriver à l'école très rapidement, mais je ne l'ai jamais fait avant. Peut-être que je n'y arriverai pas. Couvre-moi. Je vais l'essayer à l'intérieur. »


Elle acquiesça, se penchant au-dessus de Ginny et lui caressant légèrement le bras. Harry regarda Maggie. « Je reviens. » Elle ne posa pas de question. Il couru dans l'immeuble d'Hermione. Il se concentra pour ralentir son souffle une fois à l'intérieur, ne pouvant être vu de personne. Sortant sa baguette de sa longue poche, il tenta de se concentrer, mais c'était difficile avec le bruit des sirènes se rapprochant. Il ferma ses yeux et essaya d'être complètement conscient de tout ce que son corps faisait. Il pensa à bouger très très vite, s'imagina courant comme le vent… Il fendit l'air de sa baguette, et la pointa vers sa propre tête, puis parla d'une voix ferme et claire.


« Tempus fugit. »


il regarda autour de lui. Il ne se sentait pas différent. Il tendit l'oreille pour les sirènes. Il ne pouvait pas laisser Ginny se faire embarquer dans un hôpital moldu ! Ils n'étaient pas supposés être à Londres. Mais soudain, il réalisa que non seulement, il n'entendait plus les sirènes, mais il n'entendait plus aucun bruit. Le mode était complètement silencieux. Il se tourna et ouvrit la porte.


Il sortit dans la rue, dans un univers de silence troublant peuplé de statues improbables. La statue du conducteur de la voiture qui avait heurté Ginny se tenait avec une main sur le capot, la regardant, une larme qui parcourait son visage figée à côté de son nez. Il y avait une statue d'Hermione, et une statue de Maggie et une statue de Ginny allongée, l'air encore blessée. Harry avait son cœur dans sa gorge. Il regarda la rue de haut en bas. Pas une âme qui bouge. Le vent ne soufflait même plus. Harry bougeait entre les secondes, les millisecondes, et tout le monde semblait se tenir immobile.


Il poussa un soupir de soulagement. Il l'avait fait ! Il regarda Ginny. Elle serait en sécurité maintenant. Il pourrait la ramener à Poudlard et ce serait comme si aucun temps n'était passé pour elle. Si elle avait des blessures internes, elles ne bougeraient pas jusqu'à ce qu'il l'emmène auprès de Madame Pomfresh.


Il retourna dans l'appartement d'Hermione, trouvant du papier et un crayon pour lui écrire un mot expliquant ce qu'il faisait.


Chère Hermione,


Cela a marché. Je ramène Ginny. Je sais que je t'ai dit de ne pas mentionner tu sais quoi à Maggie, mais maintenant, je ne peux pas être ici pour lui parler. Je sais que tu as juste découvert pour toi il y a quelques jours, mais si tu peux trouver un moyen pour lui dire qu'elle est pareil, ce serait très utile. Tu peux lui dire comment tu m'as pris pour un fou quand je te l'ai dit. Peut-être que cela t'aidera.


J'ai eu une idée pour rassembler Alicia, Dean et Justin au même endroit afin que nous puissions leur dire. Tu as mentionné dans une de tes lettre que tu faisais un concert à Londres le 25 décembre. C'est durant nos vacances de Noël. Peut-être que tu peux leur envoyer des invitations personnelles et des tickets pour le concert ? Cela vaut le coup d'essayer. Tu devras m'envoyer des tickets aussi. Je te dirais combien quand tu reviendras.


Merci de parler à Maggie si tu décides que tu peux le faire. Je te contacterai plus tard pour te dire comment va Ginny.


Harry


Harry courut au dehors avec le mot et le plaça précautionneusement dans la main d'Hermione. Puis il enleva doucement Ginny d'en dessous de la main de Maggie, et la prit avec son bras gauche sous ses genoux, et son bras droit dans son dos, sa tête appuyée sur sa poitrine. C'était déconcertant de ne pas sentir son cœur battre, mais il savait que si elle restait dans cet état, son cœur ne battrait pas avant qu'une décennie ne se soit écoulée pour lui, et elle serait pourtant toujours vivante. Il s'éloigna en titubant de la voiture qui l'avait renversée. Quand il atteignit la station de métro, il commença à descendre les escaliers, mais il réalisa qu'il ne pourrait pas prendre le train pendant qu'il se déplaçait entre les fractions de seconde. Il remonta jusqu'à la rue avec son corps. Il devrait la porter tout du long jusqu'au Chaudron Baveur.


Heureusement, elle était aussi légère que dans son souvenir. Il pensa à quand il l'avait ramené chez Madame Pomfresh après que lui et Ron l'aient découverte avec Malfoy dans le donjon de potions. Heureusement, elle n'était pas vraiment blessée cette fois-là. Cette fois-ci, elle l'était, et sa vie dépendait de son retour à Poudlard.


Il s'arrêtait à intervalles réguliers pour se reposer, écartant doucement les cheveux du visage de Ginny. Il fut énormément rassuré quand il atteignit finalement le pub sorcier. Quand il entra, les clients du pub et Tom étaient figés au milieu d'un verre, d'une conversation, et, dans le cas de Tom, au milieu du service, un arc de liquide ambre connectant une bouteille brune à un petit verre sur le bar devant lui.


Harry posa Ginny sur une chaise près du feu afin de pouvoir attraper l'enveloppe de poudre de cheminette dans sa poche. Puis il réalisa que cela ne marcherait pas s'il bougeait encore plus vite que le reste du monde. Il ne devait pas combiner la magie ainsi. C'était trop imprévisible et risqué. Il prit une grande inspiration et essaya d'agir très rapidement. Il enleva le sort de lui, et les gens autour de lui dans le bar commencèrent à nouveau à bouger. Une sorcière assise à la table à côté montra Harry et Ginny, un air choqué sur son visage. Pour elle, il semblait qu'ils venaient d'apparaître de nulle part. Il jeta un peu de poudre de cheminette dans le feu et cria « Salle municipale de Pré-au-Lard ! »


Il serra le corps de Ginny contre le sien, le rendant aussi solidaire du sien jusqu'à ce que, finalement, ils tombent du foyer des coulisses de la salle. Harry relança rapidement le sort de Tempus fugit, puis la reprit et commença à s'engager dans le passage derrière la garde-robe qui conduisait au couloir du quatrième étage du château. Puis il s'arrêta et réfléchit à si c'était vraiment la chose la plus intelligente à faire. Cela prenait environ vingt minutes de plus d'aller au couloir du quatrième étage, plutôt que de simplement retourner au château depuis la salle municipale. De plus, l'infirmerie était aussi assez proche du hall d'entrée, alors qu'elle était terriblement loin du couloir du quatrième étage avec le miroir. Il décida que comme il voyageait entre les millisecondes, il n'avait de toutes façons pas besoin d'utiliser le passage secret. Il pouvait marcher directement au milieu de High street et jusqu'au château sans que personne ne remarque quoique ce soit.


Alors il fit cela. Il dut encore s'arrêter fréquemment pour se reposer, mais quand il ne fut plus qu'à une demie-mile des portes du château, il ne s'arrêta plus. Il la porta dans le hall d'entrée et regarda autour. Le château semblait assez désert. Est-ce que personne en dessus de la troisième année n'avait ignoré la sortie à Pré-au-Lard ? Puis il se demanda comment il allait expliquer à Madame Pomfresh ce qui était arrivé à Ginny…


Son esprit était vide. Il regarda les escaliers de marbre conduisant à l'aile de l'hôpital. Pense, Potter, pense… et puis, comme il regardait intensément les escaliers, il eut l'idée. Personne n'était là. On ne verrait pas soudain Ginny et Harry apparaître de nulle part. Il la posa aux pieds de l'escalier, et avant d'enlever le sort, il se pencha et embrassa très légèrement son front, ses joues et ses lèvres.


« Tout se passera bien » lui chuchota-t-il. Il enleva le sort de lui et sentit immédiatement un courant d'air traverser le hall d'entrée et venant de la porte d'entrée. Il se pencha pour écouter le cœur de Ginny, et quand il fut satisfait, il la souleva à nouveau et la porta dans les escaliers, ne s'arrêtant pas jusqu'à ce qu'il atteigne la porte de l'infirmerie.


Il ouvrit la porte bruyamment, la faisant frapper contre le mur, et appela « Madame Pomfresh ! Venez vite ! »


Elle jaillit de son bureau, l'air perplexe jusqu'à ce qu'elle voit Harry portant Ginny. « Par ici ! » ordonna-t-elle, désignant l'un des lits. Harry la suivit et posa soigneusement Ginny « Maintenant… que s'est-il passé ? »


« Je… je ne suis pas sûr. Je l'ai trouvée en bas des escaliers du hall d'entrée. »


Elle acquiesça et commença à examiner Ginny. Quand elle passa sa baguette au dessus de l'abdomen de Ginny, elle eut l'air très soucieuse. Elle brillait d'une étrange lueur pourpre. Elle passa devant Harry et alla à grands pas vers son bureau, revenant avec une fiole bouchée, contenant une potion magenta à l'air visqueux qui émit un parfum de lavande quand le bouchon fut enlevé. Pomfresh le versa avec soin entre les lèvres pâles de Ginny.


Elle regarda la montre qu'elle portait en pendentif autour de son cou, qui avait l'air à l'envers pour Harry. Après quelques minutes, elle repassa encore sa baguette autour de Harry, marmonnant des mots que Harry ne saisit pas. Quand elle eut fini, la baguette émit une lumière bleue au lieu de pourpre. Madame Pomfresh poussa un soupir de soulagement. Puis elle regarda Harry.


« Je suppose que vous m'avez dit ce qui est vraiment arrivé, Potter. »


* * * * *