popov : merci pour cette review.
Lunenoire : ca devait faire un bel effet en effet
Wargate : non je suis pas anglophone au sens langue natale. Mais tiré par les cheveux, je ne voyais pas ce que ca faisait là. en fait c'était l'idée de la grève...
Mary Cooper : il y en a encore bien d'autres, promis !
Philippe Gryffondor : pour la traduction, c'est finalement un coup à prendre. Il y a finalement assez souvent les mêmes ewpressions.
LeDjiNn : voila , le prochain épisode, et l'action...
A y est, grace à vous, nous avons dépassé le nombre de reviews déposées sur le serpent psychique. Merci encore à toutes et à tous.
Harry ne put pas manger pour dîner. Il était trop nerveux pour l'initiation. Après cela, il rencontra Ginny dans l'antichambre. Il s'attendait à ce qu'elle le serre contre elle jusqu'à la suffocation, comme sa mère, mais au lieu de cela, elle parcourut simplement sa joue avec son doigt, le regardant dans les yeux, puis elle se haussa pour l'embrasser. Elle ouvrit sa bouche la première, et il la but, tenant son visage. Ce baiser profond jusqu'à l'âme sembla durer un long moment. Elle fut celle qui se retira en premier. Elle toucha encore légèrement son visage, le regardant encore au plus profond de ses yeux. Puis elle partit sans un mot. Aucun mot n'était nécessaire. Il retourna à son dortoir et s'allongea sur le dessus de ses couvertures, complètement habillé, mais il ne semblait pas pouvoir s'endormir. Tout cela pour éviter de bailler lors de l'initiation, pensa-t-il. Son papa avait dit qu'il viendrait les prendre, lui et Draco. Ils devaient se rencontrer dans la salle commune de Serpentard exactement quinze minutes avant minuit. Son beau-père avait un portauloin que Mr Malfoy lui avait envoyé. Etant donné que Harry et Draco n'avaient pas eu le temps d'apprendre à transplaner (et cette capacité serait de toute façon inutile pour sortir du château, de toutes façons), ils allaient utiliser un portauloin qui deviendrait actif exactement dix minutes avant minuit. A ce moment là, ils devraient avoir un doigt sur le portauloin, ou rester derrière. Et pour quiconque resterait en arrière, ce serait au prix de l'enfer…
Harry et Draco portaient de lourds pull-overs tricotés et des cols roulés, avec d'épais pantalons en toile, surmontés par des robes de sorciers, et de lourdes capes d'hiver avec des capuches. Draco portait en plus des gants de cuir doublés de soie pour garder ses mains au chaud. Harry avait perdu ses gants et y allait sans. Les trois se regardaient. Harry pensa voir un éclat de doute dans les yeux de son père. Il pensait probablement 'Quel boulot j'ai de devoir amener ces deux enfants à ce monstre ?' Harry voulait rassurer son beau-père, mais il n'avait aucun mot. Il mit encore la main dans sa poche, pour s'assurer qu'il avait sa baguette. Il avait pensé à emporter sa cape d'invisibilité, mais il n'aimait pas l'idée qu'elle soit trouvée sur sa personne par Voldemort. Il l'avait donné à Jamie pour qu'elle soit gardée en lieu sûr.
Il n'avait pas plus tôt pensé à Jamie qu'elle apparaissait dans le cadre de la salle commune. « Attendez ! » cria-t-elle, courant vers eux.
Elle se jeta d'abord sur Harry, et il passa ses bras autour d'elle, tenant sa sœur chérie, sentant à quel point son cœur battait vite, à quel point elle avait peur pour lui. Elle était presque aussi grande que leur mère, remarqua-t-il, comme elle levait ses grands yeux verts brillants vers lui, des yeux précisément comme les siens, et elle lui donna un baiser sur la joue. Puis elle se tourna vers Draco. Harry pensa qu'il n'avait jamais vu Draco plus terrifié, et il tint Jamie Potter contre lui comme si c'était un homme qui se noyait, et qu'elle était sa bouée de sauvetage. Elle l'embrassa sur la joue aussi (leur papa était là), et elle se tourna vers son beau-père.
« Papa » s'étrangla-t-elle « S'il-te-plaît. Prends… Prends soin d'eux. » Puis elle le prit aussi dans ses bras, et le cœur de Harry se retourna en voyant le visage de son papa quand il mit ses bras autour de sa belle-fille et la tint serrée. Finalement, elle lui fit aussi un bisou sur la joue, et s'éloigna d'eux trois. Elle essuya une larme s'échappant le long de sa joue, avec un air ennuyé, et dit doucement « Faites attention. Tous. »
Aucun ne pouvait parler, alors ils acquiescèrent, chacun d'eux l'aimant à sa façon, content qu'elle soit venue les voir. Son père regarda sa montre et demanda à Draco. « J'ai encore une minute avant le départ. Et toi ? »
Draco regarda sa montre. « Pareil. »
« Tout le monde se tient bien. » dit son beau-père, sortant… une boîte en conserve de rôti à la sauce diable. Harry voulut rire, mais au lieu de cela, il mit sa main sur la boîte avec son père et Draco. S'il commençait à rire, il ne s'arrêterait pas, il resterait coincé sur le mode rire hystérique toute la nuit… « Hystérique » semblait être le seul mot adapté pour résumer son état d'esprit présent. Son cœur battait dans sa poitrine, le rythme du sang montant jusqu'à son cerveau semblait être audible, quelque chose qui remplissait ses oreilles… Il devait se calmer, alors il regarda sa sœur, se tenant à la ridicule boîte de viande, attendant, attendant…
Quand cela arriva finalement, il grogna de surprise. C'était cela, le crochet derrière son nombril, et la chute nauséeuse dans l'espace, la conscience de voyager avec les autres, le coude de Draco dans son œil, le manteau noir de son père les enveloppant tous, à ce qu'il semblait… Il grogna à nouveau en atterrissant, et Draco fit de même aussi. Son père était silencieux. Il sortit sa baguette dès qu'il atterrit, tournant lentement, recherchant les dangers. Il avait l'air assez formidable comme cela, pivotant pour couvrir tous les environs, ses yeux noirs masqués au-dessus de son long nez crochu, sa cape volumineuse gonflant au vent. Harry sortit aussi sa baguette, et Draco suivit le mouvement.
Le vent fouettait vigoureusement leurs cheveux. Le ciel était sans nuage, et ils pouvaient clairement voir la pleine lune voguer au-dessus d'eux dans une ciel plein d'étoiles. L'herbe courte essayait de lutter avec le froid sur le sol dur, qui s'étirait, plat et anonyme dans toutes les directions. A part son père et son meilleur ami, Harry ne pouvait pas voir âme qui vive.
« Sommes-nous au bon endroit ? » chuchota-t-il à son beau-père.
« Nous devrions. Attends. »
Severus Rogue leva son visage aux cieux et ferma les yeux. Il renifla, puis rouvrit les yeux et fit un signe de la tête.
« Du sel. Nous sommes près de la mer. Tu le sens ? »
Harry renifla le vent et il put le sentir aussi. Du sel et une odeur de pourri, de vieux poisson, ou une baleine pourrissante, peut-être.
« Douvres ? » demanda-t-il à son père, qui acquiesça.
« Comment le savais-tu ? »
Harry haussa les épaules, regardant autour. « Juste une intuition. »
Ils se turent à nouveau, et le vent se calma momentanément. Maintenant qu'il ne sifflait plus à ses oreilles, Harry pouvait entendre les vagues se briser sur les rochers. Ils étaient très proches. Il vit que son père écoutait aussi.
« Par là » dit Severus Rogue, allant vers le son de l'océan.
Ils le suivirent, baguettes sorties, regardant occasionnellement par côté, devenant de plus en plus nerveux. Finalement, une silhouette se détacha des ténèbres : Lucius Malfoy.
« Bien. Vous n'êtes pas en retard. » Harry loucha vers lui d'une manière peu amicale. Il donnait l'impression d'être le responsable. « Il va être minuit dans quelques minutes. C'est à ce moment que le Seigneur des Ténèbres arrivera, et ensuite, il invoquera les autres. » Il était brusque et cependant un petit peu optimiste. Son visage aurait pu être rougi par le froid, mais Harry pensa qu'il avait vraiment l'air d'attendre quelque chose.
Son fils, cependant, était plus pâle que Harry ne l'avait jamais vu, et c'était dire quelque chose. Il espérait que Draco n'allait pas vomir. Cela ne plairait probablement pas à un mage noir puissant. Il pouvait imaginer comment Voldemort punirait quelqu'un d'avoir été malade de peur. Il adorerait simplement cela.
Ils suivirent Mr Malfoy à un endroit près d'une grande falaise, mais pas trop. Harry se sentait déchiré. Il était à la fois tenté d'aller au bord et de regarder en bas, et aussi terrifié de se rapprocher plus près qu'il ne l'était. Il remonta sa capuche sur sa tête, se tournant pour avoir le vent dans le dos, et il mit ses mains sans gants dans ses poches pour se les réchauffer. La monture de métal de ses lunettes conduisait le froid bien trop bien, et il avait l'impression d'avoir des blocs de glace taillés en forme de lunettes sur le nez et les oreilles.
Soudain, se tenant à moins de vingt pieds d'eux, une grande silhouette maigre apparut. Voldemort. S'il avait fait du bruit, Harry ne l'avait pas entendu entre le vent et les vagues s'écrasant. Il ne souriait pas exactement, mais il avait l'air content (pour lui) quand il vit qu'ils étaient déjà présents. Il s'avança à grands pas vers eux, ses longues jambes mangeant rapidement la distance. Il s'arrêta très près de Harry et Draco, et baissa sur eux ses étranges yeux mi-clos. Harry trembla, et il put aussi voir Draco trembler. Il ne savait pas si c'était de froid ou de peur.
« Alors, » dit-il d'une voix de baryton, riche et autoritaire. « Nos nouveaux Mangemorts. » Harry était confus. Il s'était attendu à une étrange voix aiguë. Mais ensuite, il réalisa que c'était la voix du Voldemort détruit. Et d'une certaine manière, sa réincarnation ne s'était pas étendue à sa voix. Elle ne lui avait pas rendu sa voix. Il avait une voix très… convaincante, pensa Harry. C'était la sorte de voix qui pouvait vous faire faire toutes sortes de choses que vous saviez devoir ne pas faire.
« Oui, mon Seigneur » dit obséquieusement Lucius Malfoy. « Mon fils est très excité que vous vouliez le faire vôtre avant même qu'il ne soit majeur. »
Voldemort regarda Draco, qui n'avait pas remonté sa capuche, comme Harry. Le vent écartait ses cheveux clairs de son visage pâle et ses yeux gris, qui reflétaient la lune, étaient très grands ouverts, regardant comme fascinés le mage noir le plus craint de cette époque.
« J'aimerais entendre cela de lui » dit soyeusement Voldemort, ne regardant pas Lucius Malfoy. Draco avala et cligna des yeux.
« Oui, mon Seigneur. » dit-il d'une voix rauque. « Très excité. » Draco donnait l'impression d'avoir épuisé son vocabulaire pour le moment. Harry pensa que Voldemort avait l'air singulièrement peu impressionné. Il se tourna vers Harry.
« Harry Potter » dit-il, et Harry pensa étrange de ne jamais avoir entendu quelqu'un dire son nom de cette manière, qui le rendait plus beau et plus mystérieux. Il se secoua mentalement. C'était clairement l'une des manières dont Voldemort avait réussi à rassembler autant de partisans, cette capacité à hypnotiser quelqu'un en ne faisant rien de plus que de dire son nom afin qu'il ressemble à la poésie la plus lyrique du monde. « Il se trouve qu'une chose très curieuse m'est arrivée, Harry, le premier septembre de cette année. Je me suis retrouvé à me rappeler toutes sortes de choses que je n'avais pas avant. De très nombreuses choses. » dit-il très lentement, ses yeux forant dans ceux de Harry, tandis que Harry souhaitait qu'il parle encore afin qu'il continue à entendre cette voix douce… « Te souviens-tu de quelque chose… d'inhabituel, ce jour là, Harry ? »
Harry se secoua encore mentalement. Concentre-toi, concentre-toi, se commanda-t-il. Ne te laisse pas embarquer… « Je ne vois pas ce dont vous parlez, mon Seigneur. Je… Je ne me suis souvenu de rien d'inhabituel. » Il essaya d'avoir l'air aussi confiant que l'homme devant lui, qui dominait même de quelques pouces son beau-père extraordinairement grand. Harry essaya de regarder son beau-père pour y puiser de l'assurance, mais il trouvait très difficile d'enlever ses yeux de ceux du mage noir. D'une certaine manière, il semblait que la chose la plus paisible et la plus merveilleuse au monde était de regarder dans ces yeux pour toujours…
« Rien ? » demanda la voix, ramenant Harry. Il se força à baisser les yeux sur l'attache en argent de la cape du grand sorcier, qui était, après tout, au niveau de ses yeux.
« Non, mon Seigneur. Je.. j'ai occasionnellement eu des rêves. Très étranges, des rêves très réels. Mais c'est tout. »
« Ah. » dit-il, et même cela était beau et mélodieux. « Des rêves. Oui. Je peux voir comment… oui. Peu importe Harry. Ce n'est pas important. »
Harry osa regarder à nouveau ses yeux. L'avait-il cru ? Pensait-il vraiment que Harry ne se souvenait pas de son autre vie ? Il l'espérait. Cela semblait être la chose la plus sûre, spécialement s'il devait être un espion convaincant.
Il se tourna vers Lucius Malfoy. « Malfoy. Tendez votre bras. Il est temps d'appeler les autres. »
Mr Malfoy trembla, regardant le visage pâle. « Moi, mon seigneur ? Je… Je… »
Le mage noir prit un air dégoûté, puis il se transforma dans le rire le plus étrange que Harry avait jamais entendu. « Oh, calmez-vous. J'utiliserai Rogue. Il peut le supporter. »
Harry se tourna vers son papa. De quoi parlait Voldemort ? La mâchoire de son beau-père était serrée étroitement. Il n'allait pas discuter ce plan, mais il n'avait pas l'air réjoui non plus. Quelle que soit 'l'utilisation' qu'il allait faire de son père, cela ne pouvait pas être bon…
Severus Rogue remonta la manche de sa cape, puis celle de sa robe, puis les habits qu'il portait en-dessous, révélant finalement la peau pâle de son avant-bras gauche, et la marque visible là, sur son bras musclé et vigoureux, fort d'années de pratique du Quidditch, à se cramponner à un balai. Un crâne avec un serpent. La Marque des Ténèbres. Harry déglutit. Il en aurait une avant que la nuit ne soit finie. Cela faisait mal, il le savait. Il se demanda ce que…
« Aaah ! » s'exclama doucement son beau-père, refermant sa bouche étanchement, gardant le reste de la douleur à l'intérieur de lui. Voldemort avait placé le bout de sa baguette contre le creux du coude du son papa, et la marque s'était assombrie. Harry pensa sentir la chair brûlée. Il senti un frisson lui descendre la colonne vertébrale comme il regardait l'agonie silencieuse de son beau-père. S'il-vous plaît arrêtez, s'il-vous plaît arrêtez, pensa-t-il désespérément, se demandant combien de temps Voldemort le tiendrait ainsi.
Cela n'avait probablement duré qu'une minute, mais cela sembla une éternité pour Harry. Regarder cet homme qui l'avait élevé souffrir comme cela… Il se sentait si inutile. Et s'il devait blesser quelqu'un, pour faire ses preuves ? Il se souvint de ce que ses deux parents lui avaient dit sur l'initiation imminente. Il se souvint de Hermione se disputant avec lui dans son autre vie sur pourquoi il ne pouvait pas devenir un Mangemort pour les protéger…
« Mais Harry, si tu devenais, imaginons, un Mangemort, et si l'on te demandait de torturer d'autres gens ? Si tu ne le faisais pas, tu serais torturé à la place… »
« Je m'en moque. C'est juste ma propre douleur. Je l'ai supporté avant. Je pourrai le refaire. »
« Mais tu vois, Harry, » avait-elle dit, suppliante, les larmes commençant à se former dans ses yeux, « c'est pourquoi tu ne peux pas être un Mangemort. Parce que tu souffrirais toi-même plutôt que de voir quelqu'un d'autre souffrir. Tu n'es simplement pas taillé pour cela. »
Il déglutit. Elle avait eu raison, mais ce n'était pas le point de savoir cela maintenant. Il était coincé. Maintenant, il devait continuer, et croiser les doigts.
D'abord, les Mangemorts qui avaient été invoqués apparurent alentour un à un, mais après une autre minute, il arrivaient de plus en plus nombreux, jusqu'à ce que finalement, un cercle d'au moins soixante sorciers, (et quelques sorcières) soit formé autour de l'endroit où ils se tenaient. Harry déglutit. Dumbledore avait dit que avec Harry et Draco, le nombre d'espion serait de huit. Lui et Draco auraient seulement seize ans, et trois des autres avaient au plus vingt ans. Et ils seraient dépassés à un contre sept. Ce n'est pas une bonne côte, pensa-t-il. Voldemort était ici aussi. Ce ne serait pas le bon moment pour commence un combat. C'était le moment de se fondre et de faire comme n'importe quel Mangemort.
Comme Harry regardait frénétiquement la baguette qui touchait le bras de son père, il pensa à sa propre baguette. Est-ce la même que dans mon autre vie ? se demanda-t-il, l'entourant de ses doigts dans sa poche. Il réfléchit aussi fort qu'il pouvait, essayant de se distraire, faisant remonter un souvenir d'il y a seulement cinq ans, du même jour où il était allé acheter ses affaires d'école avec sa mère, pour sa première année…
Harry déboula de Fleurish & Blotts, tiré par Jamie. Il aurait voulu être avec la jolie fille avec les cheveux roux pour quelque moment de plus, mais sa sœur avait raison. Il avait besoin d'une baguette. Sa première baguette ! Il commença à ralentir quand ils atteignirent la boutique étroite et misérable, coincée entre une avec des piles de chaudrons de différentes tailles et une boutique d'accessoires de divination. Harry avait la tête qui tournait de se voir réfléchi par l'étalage des boules de cristal de la vitrine.
Les lettres d'or au-dessus de la boutique de baguettes se désagrégeaient. Harry regarda longuement la baguette en vitrine, reposant sur un coussin pourpre et poussiéreux qui avait fâné avec les années d'exposition au soleil. Ollivanders. Il allait finalement avoir une baguette d'Ollivanders…
Un cloche retentit quand ils ouvrirent la porte. A l'intérieur, l'espace étroit était complètement en désordre. Jamie s'appropria la seule chaise filiforme avec soulagement. On ne s'assiérait pas sur le sol cette fois. Il la vit regarder avec dégoût la poussière autour des pieds de la chaise. Il pouvait l'entendre penser 'Cet endroit a vraiment besoin d'un sort de nettoyage'. Pour la première fois, Harry avait un doute. Est-ce que ces baguettes étaient si bonnes si le propriétaire de la boutique ne pouvait pas en utiliser une pour enlever un peu de poussière ?
La cloche tinta à nouveau comme la porte s'ouvrit. C'était Draco et son père. « Ah, » Mr Malfoy dit à la mère de Harry. « Lily. Un plaisir, comme toujours. » dit-il d'une voix soyeuse. Sa voix donna à Harry envie de reculer. Mr Malfoy regarda avec dégoût la boutique désordonnée. Les poils se redressèrent sur la nuque de Harry. Il regarda son meilleur ami et il pouvait dire qu'il se sentait étrange, aussi. Il y avait quelque chose d'inquiétant à cette boutique. La magie était presque tangible ici.
« Lucius » fit sa mère avec un signe de la tête. Il n'allait pas recevoir plus de reconnaissance que cela de sa part. Le père de Draco se renfrogna et eut l'air à deux doigt de dire quelque chose de méchant, mais soudain, ils furent tous distraits par une voix très douce.
« Bon après-midi. » Draco sursauta, et Harry virevolta. Les grands yeux pâles de Mr Ollivander se rapprochèrent encore et encore, et Harry combattit l'envie de s'enfuir de cette boutique et de ne jamais y revenir. Il entendit Jamie faire un bruit comme « ip. »
« Oui, oui » dit le propriétaire de la boutique de baguette. « Alors c'est déjà le moment. Et Draco Malfoy et Harry Potter vont à Poudlard. Oh, bonjour ma chère, » dit-il à la mère de Harry. « votre baguette de saule vous satisfait toujours ? »
Elle acquiesça et lui fit un petit sourire. « Plutôt oui, merci. »
« Et Mr Malfoy… » La douce voix semblait maintenant menaçante, et les yeux de Mr Ollivander semblaient forer dans ceux de Lucius Malfoy. Mr Malfoy lui rendit obstinément son regard, sa mâchoire contractée comme s'il retenait une remarque mordante.
« Ollivander… » dit Mr Malfoy avec un petit signe de la tête.
Finalement, il se retourna vers Harry et Draco. « Présentez le bras avec lequel vous vous servez de votre baguette, s'il vous plaît. » Ils tendirent tous deux un bras. Harry le droit, et Draco le gauche. Il commença à les mesurer chacun lui-même, partout : les bras, les jambes, les têtes. Quand il commença à aller et venir , leur tendant des baguettes à essayer (un grand nombre était encore sur les tables et le comptoir, d'un acheteur précédent), le mètre continua à faire ses mesures tout seul. Harry pouvait dire que cela ne dérangeait pas Draco. Finalement, Ollivander dit au mètre « Cela suffira », et il tomba sur le sol poussiéreux.
« Bien. Pour Mr Potter, érable et poil de licorne. Pour Mr Malfoy, ébène et plume de phénix. » chacun avait à peine touché sa baguette quand il cria « Échangez ! ». Harry tendit celle qu'il avait essayé à Draco, et Draco lui tendit celle qu'il tenait. Une fraction de seconde plus tard, chacun d'eux se faisait arracher la baguette des mains par Mr Ollivander, qui leur en avait donné deux autres, décrivant le bois et le cœur. A chaque fois, il criait « Échangez ! », et ils s'échangeaient leurs baguettes, et puis il les leur enlevait des mains et leur en donnait de différentes dans les doigts. Harry comprenait maintenant pourquoi la boutique était tellement désordonnée.
Ollivander avançait péniblement au milieu des piles de boites autour de lui, et Harry n'était pas sûr de comment il pouvait dire qu'il ne leur avait pas donné deux fois la même baguette. C'était la chose la plus désorganisée qu'il ait jamais vue. Finalement, après que Mr Ollivander ait dit « Échangez ! » pour ce qui semblait être la centième fois, Draco prit la baguette qu'avait utilisée Harry, et au moment où il la toucha, Harry put voir un tremblement parcourir Draco , et son meilleur ami eut l'air profondément remué. Il rabaissa la baguette, fouettant l'air poussiéreux de la boutique, et un ruban d'étincelles vertes et argentées sortit de son extrémité.
« Oooh ! » souffla Jamie. « C'est celle là, Draco ! »
Draco regarda sa main étonné, puis leva les yeux vers Mr Ollivander pour confirmation. « La jeune demoiselle a raison. Tilleul et nerf de dragon. Dix pouces et demi. Très bien. Cela fera sept galions, sir. » dit-il, adressant cela à Mr Malfoy, qui jeta l'argent sur une table poussiéreuse avec un air dégoûté sur le visage.
« Viens, Draco. »
« Mais papa… Ne puis-je pas rester et regarder Harry prendre la sienne ? S'il te plaît ? »
Lucius Malfoy baissa les yeux vers son fils comme s'il le haïssait. Il vit la manière dont les quatre autres le regardaient et essaya de réarranger ses traits pour avoir l'air plus agréable, mais Harry pouvait dire que c'était un gros effort.
« Très bien. » dit-il à contrecœur.
Harry continua à essayer des baguettes. Rien ne semblait lui aller. Finalement, Mr Ollivander se tint devant lui, tenant une baguette, comme s'il allait la lui tendre, mais qu'il hésitait. « Maintenant, cette baguette, » dit-il, faisant une pause. « Cette baguette… Ce n'est pas que ce ne soit pas une très belle baguette. Onze pouces, bonne et souple, houx et plume de phénix. C'est juste que… » et puis il fit une pause. Et la pause dura. On aurait pu entendre une mouche voler.
« Quoi ? » demanda Harry, brisant finalement le silence. S'il n'avait pas trouvé cela incongru, il aurait pu jurer que tout le monde retenait son souffle.
« Peut-être rien. Pourquoi ne l'essayez-vous pas ? » Il la mit dans la main de Harry, et immédiatement, Harry sentit une chaleur dans ses doigts. Il agita la baguette en l'air comme Draco l'avait fait, et des étincelles rouges et or s'échappèrent du bout. Jamie applaudit avec délice, et sa mère eut visiblement l'air rassurée que la recherche soit finalement finie, attrapant son sac avec lassitude pour prendre sept galions d'or pour payer Mr Ollivander.
Mr Ollivander, cependant, ignorait la mère de Harry, se marmonnant à lui-même « Curieux… curieux… »
Harry fronça ses sourcils. Il allait parler, mais soudain, la voix impatiente de Mr Malfoy résonna. « Finissez-en avec cela ! » sa voix rebondit dans la petite boutique. « Qu'y a-t-il de si diablement curieux ? »
Mr Ollivander regarda à nouveau Mr Malfoy, ayant à nouveau l'air menaçant, et Harry frissonna. « Vous serez intéressé par cela, Mr Malfoy. Cette baguette et la baguette qui a tué le père de ces enfants » il montra de la tête Harry et Jamie, « sont sœurs. Elles ont toutes les deux une plume de queue du même phénix. Cette baguette mesurait treize pouces et demi. Faite en if. Mais avec le même cœur. Étant donné qu'elles sont sœurs, ces deux baguettes ne peuvent pas être utilisées l'une contre l'autre. Elles ne fonctionneraient pas correctement. Mais en tandem… » Mr Ollivander regarda avec attention Harry « En tandem, des baguettes sœurs peuvent faire de grandes choses… »
Harry déglutit. Il avait une baguette qui était la sœur de celle utilisée par l'assassin de son père ! Il voulait la lâcher et s'enfuir, mais soudain, la baguette lui fut arrachée des mains par Mr Malfoy, qui la jeta vers son fils. « C'est la baguette pour Draco ! Je veux que mon fils ait cette baguette ! Pourquoi ne l'avez-vous pas laissé l'essayer ? »
Le père de Draco agrippa son bras et lui fit agiter la baguette dans les airs. Le meilleur ami de Harry ressemblait à une très grosse marionnette. Mais aucune étincelle n'apparut de la baguette quand il l'utilisa. Mr Malfoy secoua le bras de Draco encore un peu, essayant de faire répondre la baguette. Harry commençait à craindre qu'il n'arrache le bras de son fils.
Mr Ollivander enleva adroitement la baguette de la prise de Draco. « La baguette a choisi son propriétaire, Mr Malfoy. Vous savez qu'un sorcier n'aura jamais d'aussi bon résultats avec la baguette d'un autre sorcier. »
Harry regarda sa mère, qui avait une expression terrifiée sur le visage. « Êtes… Êtes-vous sûr ? » dit-elle doucement. « N'y en a-t-il pas une autre qui pourrait être… plus adaptée ? »
Harry aurait rit s'il n'avait pas été dans une situation aussi extrême. Mr Malfoy voulait que Draco aie la baguette qui était la sœur de celle de Voldemort, et sa mère aurait préféré qu'il ait n'importe quelle autre. Il n'était pas sûr de comment il se sentait par rapport à la baguette sœur, mais il savait que cette baguette lui avait donné l'impression d'être fort et puissant quand il l'avait tenue.
« Je la veux, maman. » dit-il doucement. « Je veux cette baguette. »
Sa mère lui adressa un regard terrible. Il déglutit et baissa les yeux. Mr Ollivander enveloppa sa baguette et la lui donna, et sa mère paya. Ils quittèrent la boutique, ayant tous perdu leur entrain. Dehors, Mr Malfoy arrêta la mère de Harry.
« Lily, soyons raisonnables. Vous ne voulez pas que Harry ait cette baguette, et je veux que Draco l'ait. Pourquoi ne peuvent-ils pas simplement échanger ? »
Harry pouvait voir qu'elle avait l'air nerveuse, mais sa voix était aussi sûre que toujours. Il avait le sentiment que s'il y avait quelque chose que Lucius Malfoy voulait, elle était déterminée à s'assurer qu'il ne l'ait pas.
« Je suis désolée, Lucius. Harry garde la baguette. Venez, vous deux. Bonne journée, Lucius. » Elle s'autorisa un sourire compatissant pour Draco. « Nous nous reverrons le premier, Draco. »
Harry et Jamie firent au revoir à Draco, comme ils suivaient leur mère le long de l'allée sinueuse. Mr Malfoy tenait le biceps de son fils. Harry regarda encore sa mère. « Merci maman. Pour la baguette. » dit-il avec un sourire, mais sa mère eut encore cette expression terrible sur le visage.
On aurait dit qu'il l'avait tuée.
Était-ce quand cela avait commencé ? se demanda Harry. Était-ce quand il était devenu convaincu que sa mère le haïssait ? Quand il semblait qu'elle pensait qu'il deviendrait mauvais ? Il n'avait pas le temps de contempler cela. Voldemort souleva sa baguette et mit finalement un terme à la douleur de son beau-père. Harry souffrait en lui, voyant la sueur et l'angoisse sur son visage. Il avait seulement émis ce petit cri de choc quand la douleur avait commencé, et puis après cela, il s'était tût. Soit il avait aussi appris le blocage de la douleur, pensa Harry, soit il avait beaucoup de contrôle.
Le Seigneur des Ténèbres renvoya d'un geste Severus Rogue et Lucius Malfoy vers le périmètre du large cercle qui s'était formé, laissant Harry et Draco frissonner à côté de lui, attendant leur sort. Draco avait vraiment l'air d'être à deux doigts de vomir, selon Harry. Quand les silhouettes assemblées se turent finalement, leur maître se retourna, les scrutant, faisant des signes satisfaits de la tête comme il était mis en présence avec les preuves de son pouvoir et de son influence. Il donnait l'impression de les posséder, pensa Harry. La propriété.
Le cercle des Mangemorts était très large comparé à celui dont il se souvenait dans son rêve, quand il avait vu l'initiation de Draco Malfoy. Dans cette vie, il n'y avait pas eu de disparition des partisans, mais une croissance constante des rangs. Harry essaya de calmer son estomac vide, mais il tressaillait de la manière la plus distrayante. Peut-être que je suis celui qui va vomir, pensa-t-il. Il remarqua que Voldemort n'avait pas de serpent ou de sorcier qui semble être son lieutenant, comme Queudver l'avait été. Il imagina que Lucius Malfoy aurait aimé être ce lieutenant, mais le traitement de Voldemort pour Malfoy faisait paraître cela comme un développement peu probable.
Finalement, il se tourna et dit à ceux assemblés, de cette voix étonnante « Mes enfants… »
Un chœur de voix répondit « Mon Seigneur… »
« Ce soir, nous allons être deux de plus. Et pas n'importe lesquels. Nous avons ici 'le Lion' » il désigna négligemment Harry de la main, « et 'l'enfant de la lune' » dit-il en indiquant Draco. « Ces garçons devaient être mes ennemis, mes talons d'Achille. Au lieu de les éliminer, j'ai montré de la pitié, j'ai épargné leurs vies, et ils ont été élevé pour être mes serviteurs. Maintenant, ils sont là pour me reconnaître comme leur vrai maître, pour rejoindre notre cercle… »
Harry essaya de déglutir, mais sa gorge ne coopérait pas. Il regarda Draco, qui tremblait. Soudain, ses genoux se plièrent et il se retrouva sur le sol, haletant. Il leva les yeux vers la silhouette le dominant, devant lui. Draco, à côté de lui, était aussi agenouillé.
Voldemort marcha autour d'eux, les surveillant. Harry combattit l'envie de le suivre des yeux. « De beaux spécimens, n'est-ce pas ? » demanda-t-il à la cantonade comme il marchait. Il était en dehors du champ de vision de Harry quand il entendit soudain le cri de « Crucio ! »
Il ne sentit aucune douleur. Il tourna sa tête et sut pourquoi. Draco avait rejeté sa tête en arrière, à l'agonie. Son corps entier convulsait. Sa mâchoire montrait l'effort qu'il faisait pour rester la bouche fermée, seuls des sons gutturaux s'échappant de lui, mais la sueur s'écoulait le long de son visage pâle, se mêlant aux larmes qui s'échappaient de ses yeux fermés. Harry lutta pour ne pas sortir sa baguette et y mettre un terme, mais il se souvint ensuite qu'il ne pouvait pas utiliser sa baguette contre cet homme… Savait-il cela ? il se le demandait. Est-ce que Lucius Malfoy le lui avait dit ? Peut-être était-ce pourquoi…
Gmm ! Draco laissa échapper un son qui retourna l'estomac de Harry comme le sort était terminé. Bien qu'il se soit tenu agenouillé droit durant la torture, il était maintenant allongé sur le sol en position fœtale. La haute silhouette attendait, pendant que, respirant lourdement, Draco luttait pour se remettre en position debout. Il fut rapidement remis à genoux une fois de plus par la même main invisible. Harry regarda son meilleur ami, souhaitant pouvoir l'aider de quelque manière, mais…
« Crucio! »
La douleur frappa son corps de plein fouet, comme des milliers de couteaux affûtés comme des rasoirs rentrant simultanément dans sa peau. Il se concentra aussi fort qu'il put, puis soudain, il n'y avait plus de douleur. Il flottait seulement, flottait au-dessus du paysage gris et froid, regardant avec fascination l'éclair de lumière ambre qui connectait son corps à la baguette de Voldemort. Il vit la surprise de Draco. Il vit aussi la surprise de son père, et celle de Lucius Malfoy. Finalement, il vit les yeux de Voldemort s'élargir comme la torture continuait, et il regarda son corps, sereinement agenouillé, les bras tendus, comme dans une prière extatique, son visage paisible et serein.
Finalement, il vit Voldemort rompre le lien entre sa baguette et le corps qu'il avait presque cessé de considérer comme sien. Il se laissa glisser dans son corps, ouvrant les yeux lentement, les clignant. Il vit le Seigneur des Ténèbres le regarder à travers la fente de ses yeux.
« Tu n'as pas crié » dit-il à Draco. « Et toi, » ajouta-t-il d'une voix encore plus douce, se tournant vers Harry, « tu n'as semblé ressentir aucune douleur. »
Harry déglutit. « Mon Seigneur. » dit-il, espérant qu'il serait convaincu. « Je… n'ai jamais ressenti une telle douleur avant. Nous… Nous savions que ce ne serait pas respectueux de crier. De se plaindre pour recevoir ce que nous méritons. » Il regarda Draco juste avec les yeux, sans tourner la tête, puis revint rapidement sur Voldemort, se demandant s'il croirait cela. Voldemort scrutait encore Harry avec beaucoup d'intérêt, et Harry retint son souffle, attendant.
Finalement, un sourire inquiétant apparut au coin de sa bouche. « Alors. Vous avez senti la douleur. Cela fait mal, n'est-ce pas ? »
« Oui, mon Seigneur. » dirent-ils à l'unisson.
Harry frissonna comme il anticipait les mots suivants. « Demandez-moi de ne pas le refaire. »
« S'il vous plaît, ne le refaite plus, mon Seigneur. » dirent-ils tous les deux. Harry lutta pour ne pas regarder tous les Mangemorts alentours, pour voir qui d'autre avait déjà subit ce rituel de soumission. Il les invita tous les deux à se lever.
« Donne-moi ton bras » dit-il à Draco, qui le lui tendit, tremblant. Harry mordit sa lèvre. Il savait que cela serait à la fois très différent et bien pire que le sort de Cruciatus. Voldemort remonta la manche de Draco et mit sa baguette sur la peau pâle. « A qui es-tu ? »
« A vous, mon Seigneur. »
« MORSMORDRE! »
Le cri d'agonie de Draco resta suspendu dans l'air glacé, et il tomba à genoux. Le crâne et le serpent émergeaient de sa chair, comme s'ils avaient été cachés sous la surface et qu'ils étaient lentement révélés, remontés pour être vu de tous. Harry sentit l'odeur de chair brûlée, juste comme dans sa vision, quand il avait vu l'héritier recevoir sa marque. Finalement, ce fut fait. Draco releva lentement sa tête, haletant, se tenant le bras fumant encore légèrement. Harry lui avait dit quoi dire avant, mais il ne le fit pas, trop occupé par sa douleur.
C'est mon tour maintenant, pensa-t-il.
Il déglutit comme Voldemort se tournait vers lui. Il remonta sa propre manche et lui présenta son bras, regardant dans ces yeux étranges et essayant de maintenir sa conscience de soi, s'assurant qu'il ne s'immergerait pas dans ces yeux, qu'il ne s'y perdrait pas…
« A qui es-tu ? »
« A vous, mon Seigneur. »
« MORSMORDRE! »
« Aaah ! » cria-t-il avant de refermer sa bouche. Il réussit à le faire encore. Il roula ses yeux en arrière et flotta, regardant sans passion comme la Marque s'imprimait sur son bras, comme le crâne et le serpent apparaissaient noir d'encre, une marque permanente de propriété.
Finalement, ce fut fini, et Harry revint avec gratitude dans son corps, luttant pour ne pas toucher son bras fumant, regardant Voldemort et disant ce qu'il avait dit à Draco de dire.
« Merci, mon Seigneur. »
Comme il l'avait fait dans son autre vie, le grand sorcier jeta sa tête en arrière et rit. Il se tourna vers les autres sorciers en cercle, et maintenant, ils savaient que eux aussi avaient la permission de rire avec appréciation, et le son des douzaines de voix différentes riant de cela fut comme une note discordante dans l'air hivernal et froid. Quand les rires moururent finalement, Voldemort commença à marcher en rond, parlant comme il tournait, afin que tous l'entendent.
« Deux de plus sont parmi nous ! Mais cela n'est pas la seule raison pour laquelle je vous ai tous invoqué ici ce soir… »
Nous y voilà, pensa Harry. Nous allons découvrir quelle horrible chose nous allons devoir faire, qui nous devons tuer ou torturer. Son estomac bondissait à nouveau comme il anticipait ce que cela pourrait être, qui pourrait avoir fait un faux pas et déplu à son maître capricieux…
« Ce soir… » il fit une pause pour l'effet, et Harry se retrouva encore à admirer cette voix riche et persuasive. « Ce soir, je vais officiellement reconnaître devant vous tous… mon héritier. »
Une exclamation provint de ceux assemblés, et Harry fut surpris de constater que lui aussi s'était exclamé. L'héritier ! Finalement, il apprendrait l'identité de l'héritier !
Puis un autre halètement mourut dans sa gorge comme une pensée occupait son esprit
Pourquoi est-ce que Voldemort semblait regarder droit vers lui ?
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