Mary Cooper : la ruse des serpentards est légendaire...
Shinia Marina : et il a une sacrée présence d'esprit...
Wargate : Il y a des chapitres qui sont bien mieux encore. si si.
Dumati : ok, compris.
Lunenoire : oui, il réfléchit et même bien !
popov : la suite....
LeDjiNn : pareil..
Philippe Gryffondor : et oui, il faut bien garder un peu de suspens pour la suite ! Mary Cooper : te voilà servie..., et avec plaisir.

et maintenant la suite ! Bonne lecture à tous !

Harry trébucha et tomba sur le sol de la salle commune de Serpentard quand il atterrit. Son papa et Draco trébuchèrent aussi tous les deux, Draco tombant à la renverse dans un fauteuil près du feu. Harry s'agenouilla, reprenant son souffle, puis se leva lentement. Il mit sa main dans sa poche et sortit la baguette de Draco.


« N'est-ce pas ta baguette, Draco ? » demanda-t-il, essayant d'avoir l'air innocent. Son meilleur ami le regarda à travers la fente de ses yeux.


« Oui, je pense. Je me demande à qui est celle-la alors ? » dit-il, tenant la baguette qui était dans sa poche.


« Est-ce qu'elle ne ressemble pas à la tienne, papa ? » demanda Harry. Son beau-père la tint avec soin, la retournant, puis observant quelques égratignures près du bout.


« Oui, oui, cela semble être la mienne… » Il sortit la baguette qui avait été dans sa poche et la scruta.


« On dirait la mienne » dit négligemment Harry. Son père le regarda bizarrement, comme s'il n'avait jamais vu Harry avant. Il avait l'air d'être à deux doigts de dire quelque chose, mais Draco l'interrompit.


« Bien, je suis simplement content que ce soit fini ! Je ne pouvais pas le croire, la manière dont il a simplement tué son petit-fils ! Et puis il voulait que nous allions tous… »


« Chut ! » dit rapidement Severus Rogue, une grimace de colère sur le visage. « Vas-tu te taire ! Tu ne peux pas parler de ce qui s'est passé ce soir ! Avec personne ! Il n'y a aucun moyen de savoir si tu peux être entendu… »


Draco grimaça. « Désolé. Je ne pensais pas... »


« Non, Malfoy, tu ne pensais pas ! Maintenant, c'est pas une surprise. » remarqua-t-il sarcastiquement. Harry cependant, fut surpris par le ton méchant de son beau-père, et par le fait qu'il appelle Draco par son nom. Peut-être qu'ils étaient juste tous à bout. L'expérience qu'ils venaient de vivre… C'était suffisant pour que la plus raisonnable des personnes pète un câble.


Draco eut l'air intimidé devant son professeur, responsable de maison et père de son meilleur ami. Harry senti le besoin d'intervenir.


« Papa… Il vient juste de recevoir la Marque. Soit cool avec lui. » dit-il doucement. Son beau-père n'avait cependant pas l'air intéressé par laisser du mou au fils de Lucius Malfoy. Il se tourna vers Harry, l'inquiétude s'affichant sur son visage maintenant.


« Comment vas-tu Harry ? Tu sens encore beaucoup de douleur ? »


Harry remonta sa manche et toucha son bras en hésitant. « Cela pique un peu. Tu penses… Tu penses que je pourrais monter dans ton appartement avec toi ? Pour dormir ? De cette façon, tu ne serais pas seul non plus. Tu sais, comme maman est restée à la maison ce soir. Et peut-être… peut-être pourrons-nous l'appeler. Lui dire que je vais bien. ». Il parla doucement, espérant que son père ne suspectait pas qu'il avait quoique ce soit à voir avec le chaos de la réunion des Mangemorts. Même s'il leur avait évité de se partager le corps de l'héritier, il avait fait de la magie noire dangereuse. L'héritier. Harry frissonna encore, se souvenant des choses qu'il avait dit avoir fait. Comment puis-je découvrir à quel point cela va mal dans le monde des moldus ? se demanda-t-il. Puis soudain, il se souvint. Il avait mit un journal dans sa poche quand il était chez Maggie et Bernard. Il l'avait mis dans un tiroir de sa table de chevet quand il était revenu.


Son père acquiesça. « Bien sûr. Bonne idée. »


« Je veux juste aller chercher quelque chose au dortoir. »


Il courut vers le dortoir des garçons de sixième année, dépassant Draco, et trouva le journal juste où il l'avait laissé, et souhaita bonne nuit à Draco en le croisant (Draco se traînait jusqu'au dortoir.). Quand ils furent dans le couloir, Harry dit. « Ne devrions-nous pas aller voir Dum…, je veux dire Davy ? Pour lui dire ce qui s'est passé ? » son papa secoua la tête. « Je crois savoir qu'il est à l'étranger cette nuit, pour d'autres affaires. Je lui dirai quand il rentrera. Ne t'inquiète pas de cela. » Après cela, Harry et son papa se turent pendant la longue marche vers les étages. Harry sentait son cœur battre rapidement quand il se demandait ce qu'il trouverait dans le journal qu'il avait fourré dans sa poche.


Il n'avait pas été dans l'aile du personnel depuis des années. Il se souvenait avoir vécu là quand il était petit, courant autour de la cour adjacente, et volant sur les balais jouets. Quand ils atteignirent la tapisserie avec la licorne qui cachait l'entrée de l'aile du personnel, son beau-père la poussa de côté et dit un mot de passe que Harry ne put entendre. Les pierres se réarrangèrent, créant un passage vers le royaume privé des professeurs de Poudlard et de leurs familles.


Harry suivit son papa le long du couloir jusqu'à la porte familière avec la légende « Rogue / Evans » sur une petite plaque de métal. En entrant, ils se retrouvèrent dans un salon confortable. Son père alluma rapidement un feu dans la cheminée. Harry s'effondra sur le canapé, l'épuisement s'installant. Peut-être qu'il regarderait le journal le lendemain…


Severus Rogue prit de la poudre contenu dans un petit bol aux courbes compliquées sur le manteau de la cheminée, et la jeta dans le feu en disant « Bout de lard.». Harry n'avait jamais aimé le nom de leur maison à Pré-au-Lard, mais elle avait été connue sous ce nom depuis plus de cent ans. Il n'y avait rien à y faire maintenant.


Après un moment, la tête de sa mère apparut finalement dans les flammes. Ses cheveux étaient en désordre. Elle devait probablement être couchée depuis des heures. Son visage étaient très anxieux.


« Harry ! Severus ! Est-ce que tout va bien ? »


« Oui maman, nous allons bien. Nous voulions juste t'appeler et te le dire. »


Elle eut l'air rassurée. « Merci mon Dieu ! J'ai essayé de dormir un peu… mais je n'ai pu que tourner et me retourner en pensant à vous… »


Harry avait mal au cœur en voyant à quel point elle s'inquiétait pour lui. Il se souvint de ce que ses parents avaient dit quand il avait sept ans…


« Je ne peux pas accepter que dans neuf ou dix ans, ils vont juste me prendre Harry, et qu'il n'y a rien que je puisse faire. Je ne pourrai pas être là pour m'assurer qu'il est en sécurité… »


« Je serais là, Lily. Je prendrai soin de lui. Je l'ai toujours fait. »


Ce temps était finalement venu, et il se demandait si elle avait jamais dormi. Il essaya de détourner son esprit de cela maintenant, la consultant sur quoi prendre à Jamie et aux jumeaux pour Noël, entendant sa frustration au sujet des elfes de maison. A la longue, elle lui dit qu'elle l'aimait et ils se dirent tous les deux bonne nuit. Son beau-père ne lui avait pas parlé, mais s'était tenu dans le cadre de sa chambre, les mains profondément enfoncées dans les poches, le visage indéchiffrable.


« Voudrais-tu quelque chose à boire avant de te coucher ? » lui demanda maintenant son papa. Harry acquiesça, et d'un geste de sa baguette, son beau-père fit apparaître sur la table devant lui une tasse fumante de chocolat chaud. Harry la prit avec soin et commença à la siroter. Il n'avait pas exactement été près de détraqueurs, mais cela avait été si diabolique que du chocolat était probablement une excellente idée maintenant.


Quand il eut vidé sa tasse, son père dit. « Tu peux aller dans ton ancienne chambre Harry. Ne t'inquiète pas de te lever tôt. C'est dimanche. Dors aussi longtemps que tu veux. Bonne nuit. » Apparemment, son père n'était pas intéressé par une discussion sur l'initiation. Harry ne la rechercha pas. Elle pourrait très bien faire remonter de mauvais souvenirs de quand il avait reçut la Marque des Ténèbres.


« Bonne nuit papa. » Harry le regarda fermer la porte, puis il se leva et traversa la pièce vers la petite chambre que lui et sa sœur avaient partagée quand ils étaient tout jeunes et dormaient encore dans des berceaux, avec des mobiles suspendus au-dessus d'eux. Il ouvrit la porte, et les chandelles sur les chandeliers muraux se rallumèrent. Il fut surpris de trouver la petite pièce dotée d'un grand lit flanqué par de petites commodes. Ils doivent l'utiliser comme chambre d'ami, pensa-t-il. Mais qui viendrait ici ? Oncle Duncan ? Peut-être. Peut-être Remus avant qu'il ne soit emmené…


Harry ne dépensa pas plus d'énergie mentale à penser à cela. Il se déshabilla, ne gardant que son caleçon, et grimpa dans le lit, plaçant sa baguette sur l'une des tables et prenant le journal qu'il avait ramené de Londres. C'était seulement un petit morceau. L'horoscope de Maggie était mélangé avec des critiques de pièces, de film et de télévision, et il s'était aussi débrouillé pour prendre une partie de la section sport. Malédiction ! Il espérait pouvoir trouver quelques nouvelles politiques, en apprendre plus de ces guerres civiles et des pourparlers de paix qui avaient été interrompus. Mais ensuite, il trouva quelque chose d'intéressant dans les pages sport. Dans la couverture de la coupe du monde, les équipes de l'Allemagne de l'Ouest et de l'Allemagne de l'Est étaient toutes les deux listées. Le mur de Berlin est tombé il y a cinq ans, pensa-t-il. Ou était-ce il y a six ans ? En tous cas, il n'y avait plus qu'une Allemagne maintenant. Était-ce le cas ? Est-ce que l'héritier avait interféré avec cela ? Ou est-ce que les circonstances pour la chute du mur ne s'étaient jamais produites dans le cours de ce temps là ?


Il parcourut le journal un peu plus et trouva une histoire sur un scandale aux stéroïdes qui n'était pas encore résolu depuis les Jeux Olympiques d'été. Dans une liste d'athlètes suspectés d'avoir utilisé des stéroïdes (cela couvrait plusieurs disciplines), il trouva l'URSS listé encore et encore comme le pays dont provenait le plus d'athlètes douteux (il y avait aussi des sportifs du Canada, des États-Unis, de Grande Bretagne, de France et d'ailleurs : cela semblait répandu d'une façon alarmante).


Ainsi, l'Union Soviétique existait encore, et il n'y avait pas eu de réunification de l'Allemagne. Peut-être qu'il n'y avait pas d'Union Européenne. Il se demanda s'il y avait encore l'apartheid en Afrique du Sud, et qui était le président américain. Il réalisa soudain qu'il ne connaissait même pas le premier ministre britannique !


Il pensa quelque temps à parcourir les pages au peigne fin, apprenant tout ce qu'il pouvait du monde extérieur. A la fin, il savait : le fait que sa mère soit en vie avait eu des ramifications bien au-delà du monde des sorciers. Des événements historiques majeurs ne s'étaient pas produits, où s'étaient passés différemment, depuis la nuit de 1981 où son père avait été tué par Voldemort. Mais les plus petits événements lui causaient aussi des poussées de culpabilité. Il vacilla quand il lu dans l'article sur les stéroïdes qu'une jeune gymnaste (seulement treize ans) suspectée d'avoir reçu des stéroïdes de son entraîneur avait perdu ses parents quatre ans plus tôt quand ils avaient essayé de passer en Allemagne de l'Ouest…


Quand il eut appris tout ce qu'il pouvait des quelques pages qu'il avait ramenées de Londres, il éteignit les bougies, plaçant ses lunettes et le journal sur la commode à côté de sa baguette. Il mit sa tête sur l'oreiller, et essaya de dormir, mais le sommeil ne vint pas pendant un très long moment. Il mit de côté les pensées du journal pour le moment, mais les événements de la nuit se rejouaient encore et encore dans sa tête, et il se demanda à chaque fois s'il avait fait la bonne chose…


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