Mary Cooper : dans cette fic, Rogue est assez rapidement apparu comme quelqu'un de sympa. Un homme très normal, avec son fardeau, ses épreuves...
Lilyflower : les jumeaux sont quand même les fils de rogue. ils en ont la maladie. profite bien de tes vacances.
Rami : voici ta dose alors !
Falyla : c'est pas grave, merci d'en laisser quand meme.
popov : patience, chaque chose en son temps...
Philippe Gryffondor : finalement, ce sont bien les premières pages qui compte. je suis sur que ma traduction des premières pages du serpent psychique aurait été meilleure si je la faisais maintenant. sinon, j'ai bien fini cette fic, et je viens de finir seulement le 8° chapitre de la génération perdue. et la, ca va devenir plus chaud pour tout un tas de raisons personnelles sur lesquelles je n'ai pas de (beaucoup) de maitrise.
Harry évita sa mère le restant de la semaine. Il avait pris un bon visage le jour de Noël, évitant de regarder son parrain ou sa mère dans les yeux, et spécialement évitant d'être seul avec l'un ou l'autre. Aucun d'eux n'essaya de lui parler, et il en fut aussi content. Les elfes de maison semblaient étranges et froids. Jamie pensait qu'il se comportait bizarrement, et le lui dit, mais il dit qu'il était juste nerveux pour le voyage à Londres. Elle n'eut pas l'air convaincue.
Ils avaient dit à leurs parents qu'ils rencontraient quelques amis pour une sortie au Chemin de Traverse le samedi, et les adultes n'en pensèrent rien. Harry prit une petite poche de poudre de cheminette avec lui, et tard le samedi matin, ils marchaient tous les deux calmement dans la cheminée de la cuisine de Bout-de-Lard et dirent distinctement « Le Chaudron Baveur ! »
Ils atterrirent tous deux dans la salle de devant du pub, toussant un petit peu et brossant la suie de leur habits. Ils devaient porter des robes, étant donné qu'ils étaient sensés faire une sortie dans le monde des sorciers, et pas celui des moldus, mais ils portaient des vêtements moldus appropriés en-dessous et métamorphoseraient leurs robes en chauds manteaux.
« Où étiez-vous ? » leur dit Draco de sa voix traînante. Il était assis, les pieds sur la table, buvant une pinte de bièraubeurre. Il sourit ensuite, et se remit debout juste à temps pour que Jamie se jette sur lui avec toute l'énergie d'une fille de quatorze ans à qui manquait son petit ami.
Les compétences de Jamie en métamorphose n'étaient pas aussi avancées que celles de Harry et Draco, alors Draco lui un manteau flatteur pour elle, d'un vert qui allait avec ses yeux, avec une capuche qui encadrait son visage de manière charmante. Elle rayonnait, jetant encore ses bras autour de son cou, lui donnant un rapide baiser sur les lèvres. Harry se détourna d'eux, impatient. Où étaient les autres ?
Harry et Jamie s'installèrent avec Draco pour attendre, commandant des bièraubeurre pour eux. Finalement, ils entendirent du bruit venant de la cheminée, et un à la fois, Ron, Ginny et Charlie Weasley émergèrent, suivis quelques minutes plus tard par Liam Quirke. Harry lutta pour ne pas prendre les choses en main. Liam devait considérer Ron comme leur leader, alors Harry fit simplement un subtil signe de la tête à Ron, et Ron frappa ses mains ensemble et dit « Bien alors ! Allons au métro. »
« Attends, » dit Harry, essayant de ne pas avoir l'air trop autoritaire. « Je veux dire, est-ce que tout le monde a de l'argent moldu ? » A la tête qu'ils firent, il sut qu'ils n'en avaient pas. Il avait envoyé Draco à la Gringotts la veille pour convertir quelques gallions en livres, et il y avait maintenant un rapide échange de monnaie entre Draco et les autres afin qu'ils soient tous équipés pour rentrer dans le monde moldu. C'est une vraiment bonne chose que Ron ne conduise pas réellement toute l'opération, pensa-t-il, sinon Liam essayerait d'aller dans le métro avec des gallions et des noises…
Il dut aussi rappeler aux autres de métamorphoser leur robe avant de quitter le pub. Il commençait à s'inquiéter à comment quelques uns réagiraient aux autres choses du monde moldu. Il se souvint de la façon dont Draco, Ron et Ginny avaient réagi à l'ascenseur dans le magasin où ils avaient acheté les habits pour les funérailles… Avec un soupir, il sortit avec eux dans la rue de Londres, même pas sûr de pouvoir faire confiance à Charlie pour ne pas être trop curieux.
Heureusement, le voyage jusqu'à Richmond sur Tamise fut calme et sans imprévu, et ils n'avaient pas à marcher beaucoup pour atteindre l'église de St Thomas l'apôtre. Maggie les retrouva à la porte, et s'assit avec eux. Bernard n'était pas venu avec elle. Hermione jouait le concerto pour violoncelle de Schuman avec un orchestre local composé principalement de musiciens amateurs. C'était un concert pour lever des fonds pour la nouvelle salle paroissiale de St Thomas, et elle le faisait simplement pour faire une faveur à son professeur, Edith. La sœur d'Edith, Lorraine, était l'organiste et la conductrice de la chorale de la paroisse. Harry était tendu, son estomac se nouait comme il anticipait la confrontation entre les sorciers et sorcières qui avaient grandi dans le monde de la magie et ceux qui avaient grandi parmi les moldus.
Le concert se déroulait dans le sanctuaire gothique, sombre et déprimant, qui rappelait remarquablement St Bede à Harry. C'était un jour d'hiver gris, et peu de lumière filtrait par les vitraux, qui étaient principalement blancs et jaunes, plutôt qu'étincelants comme des bijoux comme il avait vu ailleurs. Le château de Poudlard avait beaucoup d'architecture similaire et de vitraux, mais les fenêtres étaient habituellement assez brillantes et colorées, représentant des sorciers et des sorcières de l'histoire, qui parlaient aux élèves s'ils étaient polis. (Harry avait reçu de l'aide pour ses devoirs plus d'une fois de l'un des vitraux représentant un sorcier du seizième siècle, dans un coin de la bibliothèque.)
L'orchestre était tassé dans l'espace derrière le rail de communion et entre les bancs qui se faisaient habituellement face dans le chœur. Ils étaient bien serrés. Hermione se perchait sur le bord d'une chaise ressemblant à un trône, près de la chaire sur lequel le recteur, selon Harry, devait se tenir avant de monter les marches pour prêcher. Les bancs sur lesquels se tenait le public étaient en bois nu, sans rembourrage pour rendre le concert plus agréable. Hermione était rentrée sous des applaudissements enthousiastes, portant un col roulé noir très discret (mais aussi très étroit), et des pantalons soyeux qui lui permettaient de bercer le violoncelle entre ses genoux. Ses cheveux étaient détachés, tombant sur ses épaules en vagues sauvages. Elle semblait avoir complètement accepté le désordre de ses cheveux aujourd'hui. D'une certaine manière, cela la faisait paraître assez formidable, comme la crinière d'un lion mâle. Il vit que les piercings des oreilles étaient presque tous vides, bien que l'on puisse encore voir les trous. Pour elle, il réalisa, elle était vraiment très contenue. Il souhaita que Draco ou Ron ait pu la voir comme elle était apparue dans la British Library. Ils auraient été abasourdis.
Ron, cependant, semblait quand même être convenablement impressionné. Quand les applaudissements étaient encore forts, il se pencha devant Charlie et chuchota à Harry « C'est elle ? »
Harry lui fit oui de la tête, et croisa le regard de Charlie. Le grand frère de Ron ricanait, et Harry trouva très dur de ne pas rire. Ginny était assise à la droite de Harry, et quand il se tourna vers elle, il put voir qu'elle n'avait pas perdu la réaction de Ron non plus. Ses yeux avaient l'air assez joyeux, comme si elle emmagasinait une bonne dose de poil à gratter pour son frère. Harry était simplement content qu'ils aient réussi à s'asseoir l'un à côté de l'autre. Après la pièce de Pré-au-Lard, c'était presque comme avoir un deuxième rendez-vous avec Ginny. Presque. Il souhaitait oser faire une chose aussi simple que lui tenir la main, ou passer son bras sur le dessus du dossier du banc derrière elle, comme Draco faisait avec Jamie, de l'autre côté de Ron.
Bien que son apparence soit moins extrême que lorsqu'il l'avait vu jouer la fois d'avant, son jeu servait encore à les subjuguer (Il souhaitait que Ron ferme sa bouche : il avait l'air légèrement simple d'esprit). Harry pouvait encore voir le léger étirement de sa main gauche pendant qu'elle jouait quelques uns de ses passages solo, et il se demanda si elle faisait cela consciemment maintenant qu'il le lui avait fait remarquer. La musique était romantique et chargée d'émotion, et elle avait l'air perdue dedans, jouant les yeux fermés la plupart du temps, jetant simplement un œil de temps en temps au chef d'orchestre. Comme chaque mouvement s'enchaînait au précédent, Harry passa plus de temps à chercher alentour les nés de moldus qui avaient dit qu'ils viendraient. Il localisa Alicia Spinnet d'abord, ayant l'air aussi digne et virginale que d'habitude. Puis il vit Dean Thomas, ses yeux fermés, suivant la musique avec la tête, ayant l'air de passer un moment très agréable. Justin fut plus dur à trouver, mais il s'avéra qu'il était assez proche d'Alicia, ressemblant à ce dont Harry se souvenait. Il se demanda si Liam avait remarqué Justin.
Finalement, il vit Ruth, qui croisa son regard effrontément, relevant ses sourcils. Il fut pris au dépourvu. Je me demande si elle suspecte déjà qu'elle est une sorcière ? se demanda-t-il. D'une manière ou d'une autre, l'expression de Ruth semblait très au fait, et il se détourna d'elle, ayant l'impression qu'elle avait lu ses pensées.
Soudain, c'était comme si les charpentes du vieil édifice s'étaient effondrées. Le concerto avait fini, et au moment où elle enleva son archet des cordes, Hermione fut engloutie sous un tonnerre d'applaudissements, les gens se mettant debouts comme ils l'avaient fait à la British Library, mais, il semblait à Harry qu'ils avaient bien moins d'inhibitions que ces gens à l'allure digne et un peu précieuse (sauf pour les jeunes hommes qui lui avaient demandé des autographes). Harry perdit Ruth dans la foule quand tout le monde fut debout, et il regarda vers le devant, voyant le sourire aveuglant d'Hermione. Dans ses lettres, elle avait râlé quand à faire cette faveur, mais il pouvait dire qu'elle s'était aussi faite plaisir. Il se souvint d'elle parlant de jouer avec les autres, le dialogue des instruments, et il savait que même si la soliste devait ne compter que sur lui-même pendant une bonne partie du concerto, elle jouait aussi beaucoup avec l'orchestre, et il avait vu qu'elle était plus immergée dans la musique à ces moments là.
Dans l'invitation aux nés de moldus, on leur demandait de venir vers le devant rencontrer Hermione après le concert, en tant qu' « invités spéciaux ». Cela prit un certain temps pour que les applaudissements meurent, mais finalement, les membres du public rassemblèrent leurs manteaux, leurs gants et leurs chapeaux et commencèrent à sortir vers le froid après-midi d'hiver s'obscurcissant déjà. Harry fit un signe de la tête à Ron, et ils commencèrent à s'avancer, luttant contre la vague des membres de l'orchestre qui avait déjà fait ses paquets et venait maintenant vers eux, brandissant, des étuis à violon, à violoncelles, et quelques contrebasses grosses à faire peur. (Harry n'avait jamais compris ce qui pouvait conduire une personne à vouloir jouer d'un instrument si imposant. Pourquoi ne pas simplement essayer de prendre un piano avec soi ?)
Ils se trouvèrent finalement devant le rail de communion, ou Hermione était négligemment perchée, discutant avec Edith et Lorraine. Alicia, Dean, Ruth et Justin s'étaient avancés et se tenaient là, un petit peu mal à l'aise. Puis Dean remarqua Ginny et dit « Bonjour ! Vous êtes Maggie Parrish, n'est-ce pas ? »
Maggie apparut derrière lui, disant « Pas loin. C'est ma petite sœur. Maggie Parrish. » dit-elle, lui tendant la main. Il la lui serra.
« Je dois dire » coupa Justin « que j'ai été assez surpris d'être contacté par vous. Je dois vous avertir, cependant, que je n'ai aucune intention de divulguer des choses que Will et Harry m'auraient dites… »
« Harry ? » fit Ron, surpris. « Tu as parlé à Harry ? » il montrait Harry maintenant, à la confusion de Justin.
Hermione roula ses yeux. « Tu as le crâne dur, n'est-ce pas ? Il parlait du fils cadet du Prince de Gales. Le Prince Henry, en fait, mais tout le monde l'appelle Harry. » Harry pensa frénétiquement. Est-ce que le prince cadet n'avait pas été conçu après l'assassinat de James Potter ? Oh bien, pensa-t-il. Même si ce n'est pas précisément la même personne, ils ont eu un autre garçon, et avaient déjà dans l'idée de le prénommer Henry. Ce n'est pas si inhabituel.
Ron se hérissa face à Hermione, mais il ne répliqua pas. Il la dévisagea intensément de la tête au pied « J'ai entendu parler de toi. Alors, tu es née de moldue… »
« ALORS ! » dit Harry très fort. Il leva ses sourcils en direction de Ron et pencha sa tête significativement vers le professeur d'Hermione et sa sœur. Ron grimaça, et maintenant Harry remuait ses sourcils vers Hermione, espérant qu'elle saisirait le message. Ses yeux s'élargirent, et elle se mit debout, s'éclaircissant la gorge.
« Edith et Lorraine, voici quelques amis à moi, et quelques amis à eux… » Elle débita les noms de Harry, Ginny, et Maggie, et aussi les noms des nés de moldus correctement, mais Ron, Liam, Jamie et Draco durent se présenter eux-même. « Nous allons faire un tour un moment, puis peut-être nous trouver un pub ou un café. Je vous retrouve plus tard à l'appartement. » Harry pensa que c'était une manière pleine de tact de dire, je ne veux pas de vous ici maintenant, alors cassez-vous.
Les femmes plus âgées acquiescèrent et lui dirent au revoir, Lorraine la remerciant avec effusion d'avoir joué le concert. Quand ils furent partis, Harry fit un signe de la tête à Draco qui fit le tour du sanctuaire, fermant toutes les portes avec sa baguette. Harry fit ensuite un signe de la tête à Ron, qui fit face aux nés de moldus, essayant de trouver le cran pour dire ce qu'il avait à dire.
« Vous tous, nous vous avons demandé de venir ici maintenant parce que… parce qu'il y a quelque chose que vous avez besoin de savoir. » Il essaya de garder une expression agréable sur le visage, mais son cerveau hurlait, « Tu ne sais pas ce que tu fais ! C'est affreux ! »
Ruth lui fronça les sourcils. « Qu'est-ce que c'est ? »
Ron prit une grande inspiration et cracha : « Vous êtes des sorciers et des sorcières. »
Tous les quatre se regardèrent, puis ils le regardèrent, avant d'éclater de rire. Les autres s'échangeaient des regards, personne ne s'étant attendu à cette réaction. Finalement, Hermione s'avança.
« Écoutez, calmez-vous ! Ce n'est pas drôle. J'ai juste découvert il y a environ un mois que je suis aussi une sorcière. Il y a… Il y a une communauté magique en Grande-Bretagne qui est assez bien cachée, et il y a une dizaine d'année, ils ont arrêté d'informer les gens comme nous… les gens qui sont magiques, et dont les parents ne le sont pas… que nous étions des sorciers et des sorcières. L'année de nos onze ans, nous aurions dû recevoir une lettre de l'école de magie où ils vont… »
Dean se renfrogna. « Une école de magie ? Vous voulez dire qu'elle aussi ?… » il montra Maggie.
« En fait, j'ai aussi récemment découvert que je suis une sorcière. Mais c'est parce que j'ai été kidnappée de ma famille,… où il n'y a que des sorciers et des sorcières… et j'ai été élevée dans une famille moldue. »
Alicia eut l'air de subir un affront complet en devant écouter de telles inepties. « Une famille de quoi ? »
Hermione soupira. « De moldus. Les sorciers appellent les gens qui ne sont pas magiques moldus. Écoutez, est-ce que vous quatre n'avez pas causé des choses inexpliquées qui arrivaient quand vous étiez énervés, en colère, ou vraiment triste ou joyeux ? »
Ce fut très silencieux, les quatre se regardèrent les uns les autres, des expressions coupables affichées clairement sur leurs visages. « Bien, » commença Justin, « juste hier… »
« Vous voulez dire que je peux vous transformer en lapin si je veux ? » dit Dean, ne tenant plus.
Charlie décida de prendre le relais. « Pas exactement. Vous avez tous besoin d'entraînement pour apprendre à bien faire les choses. La magie peu être très dangereuse si l'on ne sait pas ce que l'on fait. »
Alicia avait les bras croisés. « J'ai un téléphone dans mon sac, et dans une minute, j'appelle la police si vous ne me laissez pas sortir d'ici » déclara-t-elle. Harry se souvint qu'elle était d'une famille assez riche. Charlie se tourna vers elle et Harry vit la même expression apparaître simultanément sur chaque visage. Ils se plaisent, pensa-t-il. Peut-être que cela va aider…
« Écoutez » dit doucement Charlie, sortant sa baguette et une plume. « Je vais vous apprendre un sort simple. Vous pouvez utiliser ma baguette. Si vous n'étiez pas une sorcière, vous ne pourriez pas le faire. Ensuite, vous nous croirez ? »
Elle se radoucit un peu, mais le doute et la peur se lisaient encore dans ses yeux. « Faites quelque chose d'autre d'abord. Quelque chose d'impossible. »
Charlie acquiesça et parcourut le lieu du regard, sortant finalement un prie-Dieu de sous l'un des bancs. « Voilà. En quel animal aimeriez-vous le voir métamorphosé ? Quelque chose de la même taille, de préférence. »
Alicia ricana. « D'accord. Pourquoi pas… un beagle. Avec un collier rouge. »
Charlie acquiesça et agita sa baguette… et un petit beagle musculeux se tenait à la place du prie-Dieu, un collier de cuir rouge autour de son cou, sa langue pendante, et de grands yeux noirs brillant.
Alicia cria.
Harry sauta vers elle et mit sa main devant sa bouche. « Ne faites pas cela ! » siffla-t-il. Il enleva lentement sa main de son visage. Ses yeux étaient paniqués, allant de lui au chien, puis revenant sur lui.
« Allez » dit Charlie en lui souriant. « Caressez-le. »
Elle s'accroupit et avança sa main avec précaution. Le chien semblait ravi que quelqu'un veuille le caresser, et il s'avança vers elle, levant ses yeux vers les siens et se penchant vers sa main. Harry la regarda caresser le flan ferme du chien dont la queue remuait vigoureusement. Quand elle se releva, on aurait dit qu'elle avait eu une Révélation.
« Alors… je pourrais faire cela avec assez d'entraînement ? »
Charlie lui sourit. « Oui. Et bien plus encore. »
Ils décidèrent de se mettre par équipe pour parler aux nés de moldus, qui étaient maintenant très excités. Ron, Hermione et Ginny parlaient à Dean (Ron semblait principalement vouloir parler à Hermione), tandis que Maggie et Charlie parlaient à Alicia, et Harry et Jamie allèrent parler à Ruth. Harry suggéra à Draco de parler à Justin, et puis dit à l'attention de Liam « Tu vas parler avec Justin aussi. Je pense que vous deux pourriez bien vous entendre. J'ai suggéré à Ron qu'il te demande de venir parce que… bien, comme je disais, je pense que vous pourriez bien vous entendre… »
Justin fronça les sourcils. « Vous ne me connaissez même pas ! Qu'est-ce que c'est ? Une sorte de rendez-vous en aveugle ? Je ne suis pas gay ! »
Liam regarda Harry, également offensé. « Quoi, et je le suis ? Qu'ai-je jamais fait pour te faire penser cela, Potter ? »
Harry regarda l'un et l'autre, sans rien pouvoir faire. « Je… Je… Je suis désolé. Je ne voulais pas… » il s'arrêta, ne s'étant pas attendu à ce petit incident de route. Bien, pensa-t-il, je suppose qu'ils n'ont pas fait leur coming out encore, dans le cour de ce temps-ci, même auprès d'eux-mêmes.
« Voulez-vous parler à quelqu'un d'autre ? » leur demanda-t-il à tous les deux, exaspéré. Ils regardèrent les autres parlant déjà avec animation, y compris Jamie et Ruth.
« Non » dirent-ils tous les deux, pas sans une touche de ressentiment dans la voix. Harry vit que Draco avait aussi l'air vexé maintenant.
« Tu ne penses pas que je suis gay, n'est-ce pas ? » renifla son meilleur ami. Harry roula ses yeux.
« NON. Écoute, pourquoi ne vas-tu pas parler à Ruth, et je m'occupe de Justin, Ok ? » Il soupira, faisant la note mentale de toujours laisser les gens se découvrir tout seul. Ils n'appréciaient vraiment, vraiment pas que quelqu'un le fasse pour eux.
Ils purent expliquer aux nés de moldus ce qui se cachait derrière le bannissement, et la grève générale qui arrivait. Ils espéraient que si la grève se passait bien, le conseil des gouverneurs déciderait de prendre les élèves nés de moldus dès l'année prochaine. Ils firent tous léviter la plume en utilisant la baguette de Charlie, et dirent que cela ne les dérangeait pas d'avoir des chouettes venant leur délivrer du courrier. Quand tout fut dit et fait, Harry fut ravi de voir une lueur d'excitation dans leurs yeux à tous, et il pensa, peut-être que cela va être l'un d'eux. Il jeta un coup d'œil à Hermione, Maggie, Ruth, Justin, Alicia et Dean. Peut-être que l'un d'eux va m'aider à découvrir comment rétablir le cours du temps…
Tout ce qu'ils avaient à faire était de convaincre le conseil des gouverneurs de lever le bannissement.
* * * * *
