Philippe Gryffondor : a y est, c'est la suite. Et je compte bien aller jusqu'au bout, quand meme !
Mary Cooper : une solution pour savoir : lire la suite.
popov : encore un coup, tu n'auras pas beaucou pà manger. La toute dernière partie du chapitre est plus conséquente.
Lunenoire : quand on a la poisse...
LeDjiNn : quand on a des arguments convaincants comme les $$$, on peut s'attendre à tout
wargate : merci
et tout de suite, la suite, une petite transition...
Le premier jour du trimestre sembla arriver très rapidement. Le fait que la rencontre avec les nés de moldus se soit bien passée rendit le reste des vacances de Harry bien plus plaisant qu'il ne l'avait été depuis qu'il avait vu sa mère et son parrain ensemble. Il pensa tristement à quand il était rentré dans le garde-manger le premier septembre, espérant découvrir que Sirius était son beau-père. Maintenant, il n'aurait pas échangé Severus Rogue pour Sirius Black en tant que papa, même si on lui offrait un million de galions d'or. L'ironie était à peine réconfortante, cependant, face à l'infidélité de sa mère. Il repoussa cette pensée et essaya de se concentrer sur la grève imminente.
Le plan s'était bien déroulé. Charlie les avait aidé à acquérir assez de tentes pour loger chaque élève et chaque professeur sur la pelouse du château. Ils seraient un peu serrés dans certaines, mais ce ne serait pas un problème.
Ils avaient envoyé la lettre avec leurs demandes au bureau des gouverneur, signée « Élèves de Poudlard pour le rapatriement des Nés de Moldus. Seul le nom de Ron était inscrit dessus en tant que leader du groupe. Il avait reçu la réponse en quelques heures.
Cher Mr Weasley,
Étant donné que vous êtes le fils d'un des membres du bureau, nous sommes certains que vous êtes familier avec les bonnes raisons qui ont amené le bannissement des élèves nés de moldus. Bien que nous apprécions votre souci pour leur bien être, les sorciers et sorcières nés de moldus sont bien mieux servis en n'étant pas inclus dans la communauté magique par ces temps. Nous demeurons donc ainsi.
Sincèrement votre,
Chaire Magnus Cucurbita-Pepo
Bureau des Gouverneurs de Poudlard
Ron se tenait dans la cuisine de Bout de Lard, regardant autour de lui. Il venait juste d'arriver du Terrier par cheminette. Harry espérait que ses parents dormaient encore paisiblement, comme le soleil n'était même pas encore levé. Il pensait possible que la cuisine soit la plus vieille pièce de la maison, originellement construite comme la grande salle où tout se passait : la cuisine, les repas, les couchages, les rencontres. Au fil du temps, la maison s'était agrandie, mais la cuisine gardait les traces immanquables de son âge malgré le nettoyage régulier des elfes de maison. Harry se souvint de la petite cuisine très serrée des Weasley, et il espérait que Mr Weasley avait au moins pu se permettre de l'agrandir un peu, comme il travaillait sur deux emplois maintenant.
« Alors, nous avons notre réponse. » lui dit gravement Harry, essayant de ramener son attention sur le problème courant. Ron arrêta de regarder alentour dans la pièce au haut plafond, et il regarda Harry.
« Oui. Alors je pense que nous rentrons en action. »
« Exact. Charlie a déjà caché les tentes derrières les serres. Il s'est aussi occupé de la nourriture. »
Ron grogna. « La nourriture. C'est vrai. Dis, ne pourrions-nous pas faire cela après le dîner dans la grande salle ? »
Harry le regarda avec sévérité. « Je vais essayer de faire sortir tout le monde du château, jusqu'au dernier élève, et je ne veux pas que l'un d'entre vous arrivant par le train y mette les pieds jusqu'à ce que le conseil soit d'accord pour lever le bannissement. Cela pourra prendre un peu de temps, mais cela marchera. Tu ferais mieux d'y aller. Ta mère va vouloir que vous soyez tous prêts à aller à la gare dans peu de temps. Et tu ne veux pas qu'elle remarque que ton aiguille sur la pendule dise 'en voyage'. »
Ron acquiesça et commença à se retourner vers le feu, mais il s'arrêta et fronça les sourcils à Harry. « Comment es-tu au courant pour cette pendule ? »
« Heu, j'ai entendu Ginny le dire à Jamie. » mentit-il, espérant que Ron ne lui demanderait pas si elle avait vraiment dit à Jamie une telle chose.
Ron acquiesça encore, et avec un dernier regard pour la cuisine de Bout de Lard, il jeta un peu de poudre de cheminette dans le foyer, en disant à voix haute et claire « Le terrier ! ». Puis il pénétra dans les flammes vertes, disparaissant immédiatement de sa vue.
Son timing n'aurait pas pu être plus parfait, comme la porte de la cuisine était ouverte un instant plus tard par Simon, suivi de Stuart, qui bâillait la bouche grande ouverte. Harry était assez sûr que c'était Stuart qui avait baillé. Il avait l'air en meilleure santé et plus comme son jumeau qu'il ne l'avait été depuis quelques temps. C'était maintenant officiellement très très difficile de les différencier à nouveau.
« Que fais-tu debout si tôt, Harry ? » dit Stuart quand il eut refermé la bouche. Il se laissa tomber d'un bloc sur le canapé, la ceinture de sa robe de chambre attachée lâchement sur son pyjama, et ses sandales s'effilochant.
« Et tu es déjà habillé. » remarqua Simon, trouvant son chemin en aveugle jusqu'à la table. Quand il se fut assis, il posa immédiatement sa tête sur ses bras, ayant l'air de se rendormir à nouveau.
« J'espère que tu n'es pas trop anxieux de retourner à l'école, » dit Stuart avec dérision depuis le divan. « Tu essayes de nous donner mauvaise conscience ? »
Harry s'assit sur une chaise près du feu et les regarda tous les deux. « Oui, bien, j'espère que vous n'êtes pas non plus trop anxieux de retourner à l'école non plus. »
Simon leva sa tête de sur ses bras et loucha vers son grand frère. « Quoi ? » dit-il, confus.
Harry leur sourit. « Est-ce que vous aimeriez camper dans des tentes sur la pelouse du château à la place ? Ne pas aller du tout à l'école ? »
Les jumeaux se regardèrent, perplexes. « Tu es bon pour l'asile, Harry. » l'informa Simon.
« C'est vrai. » dit faiblement Stuart.
« Je ne suis pas celui qui est fou. L'un des Griffondors a organisé une grève générale. Il a envoyé une lettre au bureau des gouverneurs. A moins qu'il ne satisfasse leurs demandes, il n'y aura aucun élève ou étudiant qui mettra les pieds dans l'école, et certainement aucun cours. Pas de Quidditch non plus. »
« Pas de Quidditch ? » dirent les garçons à l'unisson, revenant à la vie. Harry essaya de ne pas rire.
« Quelles sont les foutues demandes ? » voulut savoir Simon.
Harry haussa les épaules. « Je ne sais pas. Est-ce important ? Nous avons des vacances prolongées. Parce que bien sûr, ne nous voudrions certainement pas ne pas être solidaires avec les autres élèves… » Il leur fit un clin d'œil, et ils rirent en comprenant, du moins, c'est ce qu'ils pensaient.
« Oh, oui. Les Serpentards sont vraiment connus pour être solidaires des autres maisons. » dit sarcastiquement Stuart.
Simon intervint. « Ils le sont quand cela signifie des vacances sans devoirs ! » Il sourit, ses yeux noirs brillant dans la lueur du feu, et Harry regarda Stuart, se renfonçant sur le canapé. Il avait l'air un peu incertain, mais il ferait probablement ce que son jumeau faisait.
« Ok ! Ils ont besoin d'aide pour répandre le mot, alors quand nous reviendrons au château, aidez-moi à le dire aux élèves qui sont restés là-bas. D'accord ? »
Ils haussèrent tous deux les épaules et acquiescèrent. Harry espérait qu'ils ne réagiraient pas mal quand ils découvriraient quelles étaient les demandes. Après tout, leur mère était née de moldus, même s'ils semblaient être très, très Serpentard, et tout et tout.
Jamie les rejoignit bientôt, ses cheveux en désordre, et ses yeux ensommeillés. Harry l'informa que sa robe de chambre était à l'envers, et fatiguée et irritée, elle menaça de lui lancer un maléfice, mais fut forcée de bâiller juste à ce moment là. Ses frères rirent, et Harry trouva miraculeux qu'elle ne tombe pas endormie la tête la première dans le porridge qu'un elfe de maison lui avait préparé.
Harry jeta un regard froid à Sirius et à sa mère quand ils entrèrent dans la cuisine, partant juste après. Il se demandait s'il devait dire quoique ce soit à leur sujet à Jamie, ou sur leurs parents faisant chambre à part à Poudlard. (Il lui vint brièvement à l'esprit que sa mère pouvait en fait dormir dans la chambre de Sirius, mais il bannit cette pensée. C'était quelque chose à quoi il ne voulait vraiment pas penser.)
Son cœur battait à cent à l'heure quand ils grimpèrent dans un des carrosses sans cheval qui les attendait dans l'allée devant la maison. Harry, Jamie et les jumeaux étaient dans un carrosse, et leurs parents et Sirius étaient dans l'autre. Harry se demanda brièvement comment cela ne pouvait pas être un voyage sous tension.
Les jumeaux étaient assez excités sur la route du château. Harry avait dit à Jamie qu'ils étaient au courant pour la grève, mais pas de sa raison. Elle lui demanda pourquoi il leur cachait cela, mais n'insista pas là-dessus.
En l'espace d'un rien de temps, ils montaient l'escalier de devant du château. Les quatre élèves se comportèrent comme d'ordinaire, entrant dans le château et descendant à la maison Serpentard pour voir leurs amis qui étaient restés au château durant les vacances. Harry appris bientôt qu'avoir parlé de la grève à Simon et Stuart était la meilleure chose qu'il aurait pu faire. Les autres Serpentards étaient très enthousiastes pour cela, même si elle était organisée par un Griffondor, et Harry et Jamie consultèrent la carte pour rechercher les autres élèves encore dans le château. Pas une seule personne ne dit qu'elle n'était pas intéressée pour y participer, et la plupart alla à son dortoir rassembler ses affaires pour se préparer. Puis Harry utilisa la carte pour trouver Charlie. Il était dans la salle des professeurs, comme de nombreux autres collègues, y compris, remarqua Harry, le professeur qu'il avait vu lors de l'initiation. Il se demanda ce que ferait ce professeur.
Le plan était de le dire à la mère de Harry en dernier de tous les professeurs. Il trouva sa mère sur la carte. Elle était dans son bureau. Avec Sirius. Tire-toi ! pensa Harry, regardant le point de Charlie se rapprocher du bureau. Juste ce dont j'avais besoin, Charlie me disant, 'Ne penses-tu pas que ta mère et le professeur Black ont une histoire ?' Mais à son soulagement, le point de Sirius sortit du bureau avant que Charlie ne soit trop près. Harry soupira. L'horloge sur le manteau de la cheminée de Serpentard frappa quatre coups. Le Poudlard Express allait arriver en gare de Pré-au-Lard.
C'était l'heure fatidique.
* * * * *
note : mercredi, je ne pourrais pas assurer la mise à jour. Elle sera faite vendredi, mais promis, je rattraperai le bout de chapitre manquant dans le courant de la semaine prochaine. smndi
