Lucendiluna : promis, je continue à ce rythme autant que je peux.
Mary Cooper : Seche tes larmes, voila la suite. Et oui, j'avais des obligations qui ne me permettaient pas de mettre à jour la fic ce mercredi.
Lunenoire : la reponse tout de suite. ais pour ce qui est des RH, il se débrouille pas mal quand meme.
popov : un ministère intelligent, même dans le monde reel, je commence à douter que cela puisse jamais exister.
Dumati : fin du suspens...
Philippe Gryffondor : ca y est, c'est vendredi ! Et en bonus, la semaine est finie !
Guillaume Morin : ce n'était pas une question de justice, mais de capacité.
LeDjiNn : promis, oui, je rattrappe mon retard la semaine prochaine. Et pour ce qui est du cote habitude, ce devrait etre calme jusqu'a mes vacances de mars
Et maintenant, bonne lecture à toutes et à tous pour la dernière partie du chapitre 10...
Harry essaya de ne pas sourire, regardant autour de lui la mer de tentes sur la pelouse du château. Tout s'était passé comme prévu. Tous les élèves avaient passé la nuit en dehors du château, ainsi que presque tous les professeurs, l'avait informé Charlie. Le professeur MacGonagall était aussi avec eux, comme Charlie l'avait suspecté. Elle rayonnait en regardant Ron Weasley, souhaitant peut-être avoir organisé quelque chose de la sorte elle–même lorsque le bannissement avait été institué. Harry ne vit pas sa mère dans la foule des professeurs se tenant avec la directrice, mais il croisa le regard de son papa pendant une seconde. Il avait l'air d'avoir de nombreuses questions pour Harry, mais Harry détourna le regard. Il espérait que son papa ne suspectait pas qu'il était le vrai meneur, plutôt que Ron.
Le soir précédent, assis autour des feux de camps avec les élèves des autres maisons se mélangeant librement, il y avait eu une ambiance de fête dans l'air, et Harry fut ravi de voir comment cela avait brisé les limites des maisons. Même les Serpentards autres que lui et Jamie parlaient avec les élèves des autres maisons. Quand ils se croisèrent, Charlie salua Harry avec un sourire et une tape dans le dos. Ils ne parlèrent pas. Il n'y en avait pas besoin. La lumière tremblante du feu au milieu des tentes était une des plus belles choses que Harry avait jamais vues. Il sentait un étrange pouvoir comme il se tenait là, surveillant la scène devant lui. Je l'ai fait, pensa-t-il. Les choses vont changer.
Mais pas tout de suite. Ils vécurent tous sur la pelouse du château pendant une semaine, puis dix jours, et toujours pas de réponse duconseil. Finalement, quand cela faisait deux semaines, le mot arriva : le conseil des gouverneurs arriverait à midi pour discuter de la situation avec le meneur de la rébellion. Ron était visiblement nerveux en lisant cette missive (elle avait en fait été envoyée au professeur MacGonagall), mais Harry lui assura qu'il se débrouillerait bien. Ils révisèrent ce qu'il dirait pour défendre la cause des nés de moldus, et pour la plus grande partie, il ne fit aucune erreur. Maintenant, si seulement sa voix cessait de trembler, pensa Harry, essayant de ne pas être trop irritable.
Mais une demie-heure avant la réunion, Harry et Draco furent surpris par l'apparition de Lucius Malfoy près de leur feu de camp. Il leur fit signe de les rejoindre dans une des tentes à proximité. Ils le suivirent, confus. Une fois à l'intérieur de la tente, qui ressemblait remarquablement à la maison de Mrs Figg, Harry l'avait déjà remarqué, ils s'assirent tous autour de la table de la cuisine, et Harry et Draco échangèrent des regards, se demandant au sujet de quoi tout cela était.
Lucius Malfoy regardaautour de la tente avec dédain. « Hmpf ! Dans quel trou à rat vous restez. Pas que je ne comprenne pas pourquoi. La dernière chose dont vous avez besoin, c'est que les gens vous demandent pourquoi vous ne vous joignez pas à cette… histoire de grève. Nous ne voulons pas que quiconque regarde votre bras gauche, n'est-ce pas ? »
Ils secouèrent leur tête. Alors, il pensait qu'ils étaient de bon petits Mangemorts, prétendant suivre afin que personne ne suspecte qu'ils servaient le Seigneur des Ténèbres. « Que va faire le conseil pour tout cela, papa ? » demanda Draco.
Il s'appuya sur le dossier de sa chaise et les regarda tous les deux, avec hauteur. « Ils vont lever le bannissement. »
Harry essaya de ne pas avoir l'air enthousiaste. Il simula la surprise à la place. « Quoi ? Juste comme cela ? »
Maintenant, Lucius Malfoy avait l'air plus diabolique que jamais. « Bien… C'est ce que nous dirons à ce Weasley. Sa sœur est habituellement avec lui aussi, j'ai remarqué. Elle doit l'avoir incité. Cela a toutes les marques d'une petite fille devenant sentimentale face aux pauvres nés de moldus… » Sa voix était devenue chantante, comme il se moquait de Ginny. Harry essaya de contrôler son caractère, serrant ses poing sous la table, où Lucius Malfoy ne pouvait pas les voir.
« C'est là où vous rentrez en jeu. Le Seigneur des Ténèbres n'aime pas cette grève générale. Pas le moins du monde. Et encore moins l'idée que les nés de moldus se retrouvent au château une fois de plus. Alors… vous allez finalement découvrir ce que vous pouvez faire pour votre maître. »
Harry et Draco se regardèrent. Ils avaient oublié qu'ils n'avaient encore rien fait. A l'origine, ils s'étaient attendus à devoir se lancer des sorts douloureux l'un sur l'autre lors de l'initiation, mais Voldemort avait été distrait en voulant sacrifier son héritier, et ne leur avait rien demandé à ce moment là. Harry déglutit et essaya de garder son visage impassible. Draco avait visiblement l'air nerveux.
« Que devons nous faire, père ? »
Le sourire de Lucius Malfoy était très dérangeant selon Harry. « Vous allez chacun prendre un Weasley. Tu prendras la fille, Draco. Il prendra le frère. » dit-il en montrant Harry d'un signe de la tête.
Draco fronça les sourcils. « Prendras ? »
« Attends » dit son père se relevant cherchant dans sa robe. « J'ai quelque chose pour toi. Pour t'aider. Afin que tu ne puisses pas être blâmé. Ce sera sa propre faute… »
Harry fronçait aussi les sourcils maintenant. Que faisait…
« Le voilà ! » dit Mr Malfoy, sortant un livre noir de sa cape. Harry ouvrit de grands yeux en le reconnaissant. Sur la couverture se trouvaient les mots 'Journal de T. E. Jedusor'. « Donne cela à la fille Weasley, quand vous serez tous rentrés dans le château. »
Draco prit le livre, lefixant. « Pourquoi ? Qu'est-ce que cela va faire ? »
Encore ce sourire méchant. « Peu importe. Donne-lui simplement. Le journal fera le reste. »
Le cœur de Harry battait plus vite. Si Ginny écrivait dans ce journal, ceserait juste comme en deuxième année de son ancienne vie. Ginny ouvrirait la Chambre des Secrets et relâcherait le basilik qui vivait encore sûrement là, et une fois que quelques élèves, de préférence nés de moldus, commenceraient à mourir, le bannissement serait réinstitué, et puis le problème s'arrêterait mystérieusement. Mais… Harry n'allait pas laisser cela arriver. Pour la première fois, il était content que Ginny ait écrit ce journal dans son ancienne vie, même si elle en était presque morte et qu'il avait dû se battre contre un basilik à l'âge de douze ans. Au moins, il savait ce que le journal pouvait faire, et que personne, en aucune circonstance, ne devait y écrire dedans.
Draco acquiesça nerveusement à son père. « D'accord père. Je trouverai un moyen de le lui donner. Elle est amieavec Jamie. »
Son père acquiesça. « Bien. Et pour toi, Harry, » dit-il, et Harry aurait d'une manière ou d'une autre préféré que Mr Malfoy l'appelle Potter. « tu connais ton boulot. »
Harry fronça les sourcils. « Excusez-moi ? Je le connais ? »
« Oui. Je l'ai déjà dit. »
« Heu… vous l'avez dit ? »
Mr Malfoy soupira avec impatience face à la lenteur de Harry. « Tue-le. » dit-il laconiquement. Puis il se leva et alla vers l'entrée de la tente. Il regarda avec malveillance dans les yeux de Harry. « Ou de mauvaises choses pourraient arriver… » Il se tourna pour franchir l'entrée, et disparut.
Les deux garçons se regardèrent. Harry pensa que Draco n'avait jamais eu l'air si pâle. Le garçon blond baissa les yeux vers le journal, puis regarda Harry. « Je devine que j'ai eu la part facile, hein ? Je dois juste donner cela à Ginny… »
« Non ! Tu ne peux pas faire cela ! Ce journal… bien, personne ne doit y écrire dedans. »
Draco fronça les sourcils. « Tu sais ce qu'il contient ? »
Harry acquiesça. « Fais moi confiance. C'est un livre très dangereux. Cache-le quelque part et dis à ton père que tu l'as perdu, ou quelque chose. Mais n'écris pas dedans, et ne laisse personne d'autre écrire dedans. »
« Pourquoi ? »
Harry se mordit les lèvres. « Veux-tu qu'un basilik se promène dans l'école ? »
« Un quoi ? Comment diable cela arriverait-il ? »
« Fais-moi confiance. Cache le journal. Tu promets ? »
Il avait le même air que lorsqu'il avait plongé sans poser de question durant le match de Quidditch. « Bien sûr. » Harry acquiesça.
« Merci. » il se leva pour partir, mais la main de Draco sur son bras l'arrêta.
« Que vas-tu faire ? »
« Que veux-tu dire ? »
« Tu sais ce que je veux dire… pour Weasley. Tu es sensé le tuer. »
« Oh, cela. Bien, je ne vais évidemment pas le faire. »
Draco grimaça. « Bien, cela aura été un plaisir de te connaître… »
« De quoi parles-tu ? »
Draco se rassit, énervé. « Tu penses que tu vas t'en sortir comme cela ? On te dit de tuer Weasley et tu ne le fais simplement pas ? Et puis il y a moi. Je n'ai aucune idée de ce que mon père va faire quand je vais lui dire que j'ai perdu le journal, mais… »
« Alors ne lui dis pas cela. Dis-lui que tu lui as donné. Si rien n'arrive, ce ne sera pas de ta faute. Il pensera qu'elle est probablement mauvaise pour tenir un journal, et qu'elle n'écrit pas dedans très souvent. »
Draco le regarda avec gravité. « Il t'a dit 'Ou de mauvaises choses pourraient arriver'. Tu ne penses pas qu'il le pense vraiment ? Parce que moi, si. »
Il enfonça son regard dans celui de Draco. « Écoute cela. Je ne vais pas tuer Ron Weasley. Et si tu fais quoique ce soit pour toucher à un seul cheveux de la tête de Ginny, je te tue. Sommes-nous parfaitement clairs avec cela ? » Il se pencha au-dessus de la chaise de Draco, ses mains sur les bras de Draco, son visage à moins de trois pouces de celui de son meilleur ami. Draco acquiesça lentement, ayant l'air alarmé par Harry comme il l'avait précédemment été par son propre père. Harry se redressa et sortit de la tente à grandes enjambées.
* * * * *
La vie revint à la normale au château pour le plus gros. La plupart des professeurs ne firent aucun commentaire sur le début tardif du trimestre. Le mot passa que après les vacances de Pâques, quelques élèves nés de moldus plus âgés commenceraient à recevoir des cours accélérés. Ils seraient répartis dans les maisons et mangeraient avec leurs camarades pendant les repas, mais ne pourraient pas participer aux équipes de Quidditch, et ils auraient leurs propres chambres dans les différentes maisons.
Harry ne pouvait pas le croire ! Cela avait marché ! Et étant donné que Draco n'allait pas donner le journal à Ginny, il n'y aurait pas de gros désastre pour faire changer d'avis le bureau des gouverneurs !
La vie semblait s'améliorer en général. Même le temps prit une meilleure tournure. Ils vécurent une étrange vague de chaleur en janvier, la neige disparaissant presque complètement des terres de l'école. Harry put retourner courir autour du terrain de Quidditch le matin, et se doucher dans les vestiaires. Ses cours se passaient bien, et rien de mauvais ne se produisit, même s'il n'avait pas lancé un seul maléfice sur Ron Weasley. Ron était civil avec lui en cours, ce qui rendait perplexe Seamus et Neville, spécialement quand il les réprimanda pour avoir insulté Harry en potions. Harry lui adressa un sourire reconnaissant, et espéra que lui et Ginny pourraient bientôt lui parler de leur relation.
Vers la fin janvier, le temps chaud se maintenait encore, et Harry s'était arrangé pour que Ginny le rencontre près de l'ancienne cabane de Hagrid après dîner, pour faire une marche autour du lac. Le ciel était vide d'étoile comme un lourd et bas couvercle nuageux l'avait recouvert toute la journée. Maintenant qu'il faisait sombre, on pouvait penser que l'hiver allait revenir avec sa pleine puissance.
Ginny jeta ses bras autour de son cou et l'embrassa quand elle arriva. Après avoir continué un peu cela pendant un moment, Harry s'écarta d'elle, lui souriant. « Allons marcher » dit-il, passant la main de Ginny autour de son bras. Elle le suivit, mettant sa tête sur son épaule. « Peut-être que nous devrions le dire à Ron bientôt ? Peut-être demain ? »
Elle le regarda avec amour. « Tu sais, je crois que nous devrions. Oui ! Définitivement. Entre la grève et Maggie… Oh ! je ne peux pas croire comment tout a bien fonctionné ! »
Il rit, incapable de s'arrêter de sourire, puis il passa son bras autour de ses épaules, et la conduisit vers le lac. Ils avancèrent dans un silence agréable pendant un moment, puis s'arrêtèrent pour regarder vers le château, et les lumières brillant derrière les vitraux. Harry soupira. « Tu sais, j'aime vraiment cet endroit. Il n'y a rien comme cela nulle part ailleurs, n'est-ce pas ? » elle soupira et se blottit plus près de lui en guise de réponse, et il embrassa le sommet de sa tête. Il baissa les yeux, vit quelques galets et se sentit inspiré. « Des ricochets ! quand le lac aura regelé, ce ne sera plus possible de faire cela pendant un bon moment. »
Il se baissa et choisit quelques galets pâles et usés par l'eau, et Ginny fit de même. « Oh ! » dit-elle avec excitation. « En voici un bon, joli et plat. » Elle se leva et le jeta sur l'eau avec un geste étudié, et ils comptèrent à l'unisson. « Un, deux, trois, quatre, cinq, six » comme il rebondissait à la surface de l'eau sombre.
Cela arriva si vite qu'iln'eut jamais le temps de penser. Avant de réaliser ce qui se passait, un énorme tentacule jaillit de l'eau et s'enroula autour de Ginny, l'eau volent de partout. Harry vit son air choqué sur son visage pendant une fraction de seconde avant qu'elle ne soit tirée sous la surface du lac.
* * * * *
Notes de l'auteur : Le roman de John LeCarré 'un espion parfait' a été publié en 1985, après le meurtre de James Potter. On peut donc penser une des choses suivantes pour ce chapitre :
LeCarré a en fait écrit le plus gros de son roman avant le 31 Octobre 1981, même s'il n'a pas été publié avant quatre année, et donc c'est pour l'essentiel le même roman.
LeCarré avait prévu ce roman depuis des années et avait déjà son scénario fixé au 31 octobre 1981, de telle sorte que lorsqu'il écrit dans l'univers alternatif, il se déroule légèrement différemment. Donc si Harry l'avait lu dans sa vie précédente ainsi que dans l'univers alternatif, il aurait trouvé que les deux versions n'étaient pas identiques sur toute la ligne
Note du traducteur : pourquoi une telle note de l'auteur ?…
