Mary Cooper : l'appréhension est amplement justifiée par ce qui suit !
Lufynette : merci pour toutes les reviews que tu as laissées ces derniers jours sur le serpent psychique et la dernière tentation.
Popov : t'auras pas attendu trop longtemps
LeDjiNn : ton espoir n'est pas vain. C'est un beau chapitre bonus.
Philippe Gryffondor : cette partie se finit un peu mieux, avec moins de suspense
Et maintenant bonne lecture à toutes et à tous pour cette partie qui rattrappe mon retard de la semaine dernière. La suite demain, comme tous les mercredis normaux.
Non seulement, le temps chaud était vraiment parti maintenant, mais à sa place, il y avait un blizzard de proportion épique. Combien de temps sommes-nous restés sous l'eau ? se demanda-t-il. Quand il avait poussé Ginny en dehors du lac, c'était vers un banc couvert de neige, et maintenant, elle se tenait là, trempée, rapidement couverte de neige elle-même, ses lèvres virant au bleu. Il se sortit du lac, étonné de pouvoir encore voir Ginny. La neige était si épaisse et tournait tant qu'il ne pouvait pas voir le château, et il n'était même pas complètement certain qu'ils étaient à l'endroit où ils se tenaient quand Ginny avait été tirée dans le lac par la créature.
Il frissonnait sans pouvoir se contrôler, se tenant pieds-nus dans la neige tourbillonnante, et essayant d'empêcher le couteau de découpe pendant à son poignet de couper sa jambe. Il enleva le couteau et le jeta dans le lac, puis prit Ginny dans ses bras et commença à avancer en vacillant vers ce qu'il pensait être le château. Le neige virevoltant les aveuglait, le vent remplissait ses oreilles, et il se retrouva à devoir loucher pour éviter que la neige ne recouvre vraiment ses yeux, en dépit de ses lunettes (qui continuaient à se couvrir de buée). Il n'avait aucune idée de combien de temps il avait fait cela, ou s'il marchait en rond, quand son épaule heurta quelque chose de très dur. Il posa Ginny momentanément et le toucha de ses deux mains. C'était un bâtiment de quelque sorte, en pierre. Peut-être qu'ils étaient rentrés au château ! Il la ramassa à nouveau et, se penchant contre le mur, contournant la structure, il commença à chercher une porte.
Il se cogna finalement à un bouton de porte, mais quand il essaya de le tourner, sa main ne trouva pas prise. Il sortit sa baguette, criant « Alohomora ! » avec une voix rauque et tremblante. La porte s'ouvrit de quelques centimètres, mais c'était assez. Il mit son épaule contre et la poussa pour l'ouvrir davantage. Ce n'était pas facile. Pendant la minute dont il avait eu besoin pour la porter à l'intérieur, assez de neige s'était amassée contre le passage pour empêcher la porte de se fermer complètement. Il dégagea rageusement la neige du passage et claqua la porte. Il n'essaya même pas d'utiliser sa baguette parce qu'il était alarmé par la réponse anémique que la porte avait donné à son charme d'ouverture. Quand il avait découvert Sirius et sa mère, et avait simplement pensé à ce sort, et sans même utiliser la baguette, la porte s'était ouverte à toute volée et s'était fendue au milieu.
Il se regarda, et regarda Ginny. Ils étaient tous deux passés d'une immersion dans le lac à une marche dans le blizzard. Pour ce qu'il savait, ce n'était pas conseillé de porter des vêtements trempés pour faire cela. Ce n'était pas recommandé non plus d'être Mangemort, pensa-t-il tristement. Il savait que la créature qui était dans le lac avait quelque chose à voir avec Voldemort. Bien, quoique ce fut, c'était mort maintenant.
La chose importante était de s'assurer que Ginny aille bien. Elle était allongée en boule sur le sol, ses cheveux mouillés retombant sur sa tête, sa peau d'une pâleur terrible. Il regarda autour de lui, se sentant un peu moins désorienté, et réalisa qu'ils étaient entrés dans les vestiaires de Quidditch. Ils étaient dans l'antichambre maintenant, qui conduisait aux espaces séparés des hommes et des femmes pour se changer et se doucher, et plus loin dans le couloir, les aires communes des deux équipes, séparées pour les discussions d'avant match et les sessions de stratégie.
Ils étaient coincés, réalisa-t-il. Nous aurions dû partir dans l'autre direction. Si nous avions atteint l'ancienne cabane de Hagrid, nous aurions pu revenir au château en utilisant le réseau de cheminette de l'école… Malédiction ! Mais ensuite, il pensa aux douches, et à l'eau chaude… cela pourrait aider. Cela aiderait immensément.
« Ginny ! Ginny, réveille-toi ! Tu dois aller aux douches des filles. Enlève ces choses mouillées et passe sous l'eau chaude. Ginny ! Ginny ! » Il s'accroupit à côté d'elle et tapa ses joues légèrement avec ses doigts, puis il lui donna vraiment une légère claque pour essayer de la ranimer. Sa tête roulait en avant et en arrière, ses lèvres étaient encore bleues. Ses paupières s'ouvrirent légèrement.
« Harry ? » dit-elle faiblement. « Où… ? Si froid, si froid… »
Il avait le cœur dans la gorge. « Je sais Ginny. Mais nous sommes dans le vestiaire de Quidditch, tu vois ? Nous allons nous en tirer. Il y a des serviettes chaudes et sèches, et des douches chaudes. Mais tu dois te lever. Tu dois aller prendre une douche. Tu as de la glace dans tes vêtements. Ginny, ne repars pas ! »
Ses yeux se fermèrent une fois de plus, et sa tête retomba vers le sol. Il la gifla une fois de plus, plus du tout gentiment, mais cela ne fit rien de bon. Ses dents claquaient d'une manière incontrôlable, et il la porta jusqu'aux douches des garçons. Après l'avoir doucement posée sur le sol de dalles blanches, il trouva quelques serviettes et recula derrière une cloison pour enlever ses habits mouillés, tremblant sans pouvoir se retenir tout du long, bien qu'il ait senti une énorme amélioration juste en sortant des ses habits qui étaient remplis de glace. Il enroula la serviette autour de sa taille et revint à Ginny. Il n'eut pas de pensée érotique en faisant cela, ni d'illusions qu'il le faisait pour autre chose que pour sauver sa vie. Travaillant rapidement et méthodiquement pour enlever ses habits, il l'enveloppa dans une grande serviette quand il eut fini et essaya de lui refaire reprendre conscience.
« Ginny ! tu n'as plus tes vêtements mouillés maintenant. Tu as besoin de passer sous l'eau chaude. Peux-tu aller jusqu'aux douches des filles ? S'il-te-plaît, Ginny, dis quelque chose… »
Elle ouvrit un peu ses yeux et il ne voulut pas montrer à quel point il était alarmé par l'expression vacante qu'il y voyait.
« Harry » dit-elle faiblement, essayant de lever son bras et n'y arrivant qu'une fraction de seconde. « Tu dois m'aider. »
Il déglutit. « Ginny, je ne pense pas… »
« S'il-te-plaît. » Elle sembla utiliser sa dernière once de force pour dire cela, refermant ses yeux. Je peux faire cela, pensa-t-il, je peux faire cela sans penser à, heu, des choses auxquelles je ne devrais pas penser…
Il alla vers le pommeau de douche le plus éloigné et ouvrit à fond l'eau chaude. Sauf que rien ne sortit de la douche, ni eau chaude, ni eau froide. Il essaya la suivante, et celle d'après. Aucune des douches ne marchait. Il se dit que les tuyaux devaient avoir gelé, et il commença à frapper les dalles du mur avec son poing, répétant « Merde, merde, merde, merde… »
« Vocabulaire, Potter » il entendit la voix douce et amusée venir du coin. Ginny avait à nouveau les yeux ouverts. « Qu'est-ce qui ne va pas ? » chuchota-t-elle.
Il essaya de ne pas la paniquer. « Je pense que les tuyaux sont gelés ? Il n'y a pas d'eau. »
« Oh. » elle semblait si abandonnée ! pensa-t-il. Il croisa son regard, inquiet de la couleur de sa peau et de ses lèvres bleues. « Tes lèvres sont bleues. » l'informa-t-elle doucement. Il se força à sourire.
« Les tiennes aussi. »
« Et si… » sa voix s'éteint.
« Quoi ? »
« Les salons de thé. Il y a des canapés là haut. Si nous ne pouvons pas avoir d'eau chaude, nous pouvons au moins ne pas être sur le sol. »
Il acquiesça et commença à l'aider à se relever. « Tu peux le faire ? »
Elle acquiesça, et fit un pas, mais ses jambes flanchèrent sous elle, et il n'attendit pas qu'elle tombe douloureusement au sol. Il la prit dans ses bras et commença à se traîner avec elle vers l'un des salons de thé. Il se sentait si faible qu'il avait peur de s'évanouir et de la faire tomber avec lui.
Pendues sur le pourtour de la pièce, se trouvaient des bannières des quatre maisons. Il la prit à un vieux canapé en cuir sous la bannière de Griffondor et l'aida à s'allonger. « Y a-t-il d'autres serviettes ? » demanda-t-il, et il acquiesça, se traînant jusqu'aux douches pour en récupérer d'autres. Malheureusement, il n'en restait que deux dans la douche des garçons. En cherchant dans celle des filles, il n'en trouva que trois autres, mais c'était mieux que rien. Il apporta aussi sa baguette.
« J'ai quelques serviettes. » lui chuchota-t-il. Il semblait ne plus avoir de force pour parler d'une voix normale. « Je vais les réchauffer avec la baguette. »
Il drapa deux serviettes sur elle et les visa avec sa baguette, frissonnant, comme il ne portait qu'une serviette allant de sa taille à ses genoux. « Calefacero. » dit-il d'une voix rauque. Ginny le regarda avec apathie, puis haussa les épaules, encore dans sa position allongée. Il toucha les serviettes. Elles étaient toujours aussi froides. Il pointa sa baguette vers la pile de serviette sur le sol. Dans une crise de frustration, il dit « Incendio ! »
« Non, Harry ! Ne leur mets pas le feu ! Nous en avons besoin ! » C'était la réponse la plus énergique qu'elle avait faite à Harry depuis qu'ils étaient sortis du lac. Mais ensuite, il regardèrent tous les deux les serviettes qui auraient du prendre feu. Un petit filet de fumée se dégagea de la pile, puis flotta jusqu'au plafond et s'évapora. Harry fixa sa baguette.
« Je… Je pense que je n'ai pas de concentration maintenant. Rien ne marche… » Il déglutit. Il se sentait désespéré et seul, même avec Ginny ici. Il baissa les yeux vers son torse fin, pas vraiment changé depuis septembre. Sa peau avait l'air livide, et quand il regarda ses orteils (il avait marché dans le blizzard pieds nus), il vit qu'ils avaient l'air encore pire. Ginny le regarda avec inquiétude.
« Harry » dit-elle lentement. « Décroche les bannières. »
« Quoi ? » Pourquoi ne voulait-elle pas laisser les bannières attachées ?
« Nous avons besoin de nous couvrir autant que possible. C'est du tissu. »
Il comprit maintenant, et courut autour de la pièce, les décrochant des murs, y compris celle de Griffondor qui était au-dessus du canapé de Ginny. Elles étaient toutes tissées d'une laine assez épaisse et feraient d'excellentes couvertures. Il en étendit une sur l'un des autres canapés, puis courut jusqu'à l'autre salon de thé et revint avec les bannières qui y pendaient aussi.
« Je prendrai celles-là, tu prends celles-ci, et les serviettes… »
Elle haussa les sourcils. « Ce serait plus pratique si nous partagions toutes les couvertures, plutôt que les diviser. Spécialement comme nous ne savons pas combien de temps va durer la tempête. » Leurs yeux allèrent vers fenêtres au-dessus de l'endroit où la bannière de Griffondor était pendue. Rien n'était visible sinon la neige blanche tourbillonnant.
Il déglutit et acquiesça. Il la reprit et la porta à l'autre canapé, avec la bannière dessus, et puis il revint chercher les autres serviettes. Quand il se retourna vers elle, elle avait enlevé la serviette qui était enroulée autour d'elle, et qu'elle avait posée sur elle comme une couverture à la place. Il essaya de ne pas penser à cela comme il plaçait d'autres serviettes sur elle, et puis il empila les sept bannières des maisons restant par-dessus. Finalement, il la regarda. Ses yeux semblaient très brillants, et ses cheveux séchaient. Sa peau et ses lèvres étaient encore légèrement bleues, mais elle lui souriait.
« Enlève la serviette, Harry. »
Il acquiesça encore, l'enlevant rapidement, et grimpant sous la pile de serviettes et de bannières avec elle, sentant sa peau humide contre la sienne. Elle avait probablement raison. Ce serait mieux de partager les couvertures et d'essayer d'envoyer leur chaleur corporelle l'un vers l'autre. Mais, pensa-t-il avec un grognement à peine contenu, d'une autre manière, cela allait être une pure torture…
Après quelques manœuvres maladroites, ils trouvèrent une position confortable. Harry était allongé, et Ginny, coincée entre lui et le dossier du canapé, était à moitié couchée sur lui, un bras et une jambe passant au-dessus de lui. Ses cuisses lui semblaient encore assez froides, mais où sa poitrine était pressée contre la sienne, il y avait définitivement de la chaleur. Il passa ses bras autour de son dos, mettant sa joue contre ses cheveux. Tirant les serviettes et les bannières pour mieux les couvrir, il commença à sentir un peu de sang se remettre à circuler dans son propre corps (bien qu'il soit inquiet au sujet de ses orteils).
Je peux faire cela, pensa-t-il. Je peux juste la tenir, et nous nous tiendrons chaud, et nous attendrons que la tempête finisse, et c'est tout ce qui arrivera.
Mais c'était avant qu'il ne sente les lèvres de Ginny sur son cou, et sa main caressant son bras, se déplaçant en cercles paresseux. Et son genou… Son genou était horriblement proche de…
« Hum, Ginny ? » lui chuchota-t-il.
« Mmm ? » marmonna-t-elle paresseusement, bougeant encore ses lèvres et sa main.
« Pourquoi… pourquoi n'essayons nous pas de dormir un peu ? »
Elle s'arrêta maintenant et le regarda. Ses tâches de rousseur ressortaient très clairement en travers de son nez, la rendant très jeune. Il essaya de se fixer là-dessus, au lieu de baisser les yeux vers son corps…
« D'accord » dit-elle doucement, serviablement, comme si elle n'avait rien fait qui puisse impliquer qu'ils fassent autre chose. Elle l'embrassa légèrement, puis reposa sa tête, se blottissant cette fois contre son torse d'une manière qui suggérait davantage la préparation au sommeil.
En peu de temps, il entendit sa respiration lente et régulière, et quand il baissa les yeux vers les paupières pâles au-dessus de ses joues plus pâles encore, elles bougeaient légèrement. Elle était rapidement dans un état de rêve. Elle devait avoir été très fatiguée, pensa-t-il. Son nez sifflait, et il lutta pour ne pas rire. Cela la réveillerait probablement. A la place, il la regarda dormir un moment, se mettant plutôt à aimer ce sifflement de son nez, jusqu'à ce que la sensation de son souffle agitant les cheveux légers et soyeux sur sa poitrine ne lui fasse venir à l'esprit les pensées qu'il avait essayé d'éviter dans les douches des garçons. Garde le contrôle, Potter, pensa-t-il. Ce n'est pas le moment. Il espérait seulement qu'elle ne remarquerait la manifestation physique évidente de ses pensées… C'est une bonne chose qu'elle semble avoir le sommeil profond.
Il ferma finalement ses yeux et essaya de se laisser aller, mais ses rêves n'étaient pas reposants. Il revit le corps de l'héritier, mais cette fois-ci, il regardait directement Harry, même avec le trou béant dans sa poitrine, lui demandant comment il avait pu laisser cela arriver… Il était encore dans le lac, se battant contre le poulpe-basilik, mais à chaque fois qu'il coupait un tentacule, trois jaillissaient à la place… Puis il était à l'infirmerie, écartant les rideaux d'un lit où se trouvait un corps, les draps remontés sur la tête. Il tendit lentement la main et retira le drap, encore et encore, voyant à chaque fois une personne différente : l'héritier, ses frères jumeaux, sa sœur, sa mère, son beau-père, une fois, il vit même Hagrid.
Et puis il vit Ginny.
Il se réveilla en sursaut, son cœur battant comme un fou, son souffle coupé dans sa poitrine. Il baissa les yeux vers le haut de sa tête, étonné de la voir, convaincu que le rêve était réel, et que cela était le rêve. Il caressa son dos. La peau était douce et sèche maintenant, au lieu d'être humide, ce qui l'encouragea. Peut-être que tout irait bien. Bien sûr, ils devaient encore trouver qui avait mis cette chose dans le lac, mais ils n'allaient pas mourir gelés. Ils auraient probablement un peu faim, mais même si les tuyaux étaient gelés, ils pourraient toujours boire de la neige fondue afin de ne pas se déshydrater. Le matin, nous pourrons retourner au château. J'irai parler à mon papa et à Dumbledore de la créature du lac. Ils comprendront…
Il était encore distrait. Ginny avait bougé dans son sommeil, brossant son téton de sa main gauche d'une manière qui le stimulait insupportablement. Il respira à travers ses dents. Oh, Ginny, tu me tues…
Et puis il ouvrit ses yeux et regarda droit dans les siens. Elle s'était aussi réveillée et le regardait avec une expression qu'on ne pouvait pas ne pas reconnaître sur son visage, qui rendait difficile à Harry de se souvenir de respirer. Il n'avait aucune idée de combien de temps ils avaient dormi. Elle mit son bras gauche de l'autre côté de lui et se souleva au-dessus de lui, rapprochant son visage plus près de telle sorte qu'il était plus qu'à un pouce du sien. Il baissa les yeux une fraction de seconde. Son corps était au-dessus du sien maintenant, plutôt que pressé contre le sien, et il pouvait la voir assez clairement. Il remonta à nouveau ses yeux vers ceux de Ginny, ne pouvant pas ou ne voulant pas résister plus longtemps, il ne savait pas. Encadrant son visage entre ses mains, il tira sa bouche vers le sienne, sentant ses lèvres froides commencer à se réchauffer, ouvrant sa bouche et entendant son gémissement inarticulé de ravissement.
Ils s'embrassèrent langoureusement tandis que Harry caressait son dos légèrement, la sentant frissonner à son contact. Il descendit ses mains jusqu'à sa taille, étonné par la finesse de celle-ci. Est-ce qu'elle mangeait suffisamment ? Il avait le sentiment de pouvoir compter ses côtes s'il essayait…
Mais ensuite, cette pensée s'évapora comme elle mettait doucement fin au baiser et descendait lentement ses lèvres le long de sa mâchoire jusqu'à son cou. Il caressa les cuisses de Ginny de ses doigts, sous les serviettes et les bannières. Sa peau était encore un peu fraîche là, mais au moins elle était sèche. Il traça l'extérieur de ses jambes avec ses doigts, tandis qu'elle descendait ses lèvres vers son torse. Il sentit monter en lui une marée contre laquelle il se battait, mais ensuite, elle descendit le long de son corps, de plus en plus bas, et…
« Aaah ! » cria-t-il quand elle l'atteignit. Elle leva les yeux vers lui, gardant le contact visuel avec lui tout le temps tandis qu'elle l'engloutissait complètement. Après cela, il dut fermer ses yeux. « Ginny, » chuchota-t-il, « es-tu sûre de cela… ? » Son souffle était rauque, il pouvait à peine articuler la question. En réponse, elle abaissa ses hanches encore plus fermement, le faisant haleter. Il rouvrit ses yeux, sentant la sueur perler sur son front, et il vit qu'au-dessus de ces yeux marrons sombres tant connus et brûlants de passion, des gouttes de sueur s'étaient aussi formées sur son front. Elle ne parla pas, ayant l'air très sérieuse maintenant comme elle bougeait, chaque fois qu'elle se haussait et se rabaissait amenant Harry à un nouveau niveau de sensation. Ce n'était pas un mal qu'il puisse la voir clairement de cette manière, ce qui était assez stimulant…
Il attira la bouche de Ginny vers la sienne, puis relâcha ses lèvres et lui mordilla le cou, la faisant gémir, même comme elle continuait à bouger. Il l'aidait maintenant, lui tenant ses cuisses, sentant ses os aigus si distinctement sous ses mains. Cela ne dura pas longtemps avant qu'il se mette à avoir des convulsions sous elle, sa bouche plaquée contre son cou, étouffant son cri.
Quand le zénith fut passé, il relâcha son cou et elle s'effondra sur lui. Sa chaleur l'entourait encore, et il caressait lentement son dos. Mais quand elle leva ses yeux vers les siens… La déception qu'il y vit lui donna l'impression que quelqu'un avait mit sa main dans sa poitrine et lui arrachait le cœur. Il retint son souffle. « Ginny » dit-il avec douceur. « Est-ce que… »
« Je vais bien » dit-elle rapidement, le frisson dans sa voix étant la preuve du contraire.
« Parce que je peux, heu, faire quelques choses pour… »
« Je vais bien. » dit-elle encore, plus fermement, et maintenant, Harry entendait des larmes dans sa voix. Il prit ses joues entre ses mains. Il avait lui même envie de pleurer, quand la minute d'avant, il avait volé bien au-dessus du château de Poudlard…
« J'ai entendu… j'ai entendu que ce n'est pas habituellement, hum, tu sais, la première fois… »
« Ne t'inquiète pas pour moi. Tu vas bien ? »
« Si je vais bien ? Je suis… Ginny tu étais… je ne trouve pas les mots… »
Elle se souleva un petit peu, afin que leurs corps ne soient plus connectés, et elle revint dans sa position précédente, un bras et une jambe passés au-dessus de lui. Harry ne pouvait pas oublier à quel point elle avait l'air triste. Ce n'était pas sensé être comme cela ! pensa-t-il. Il souhaita ne pas l'avoir laissée faire cela. Il ne pouvait pas supporter comment elle était maintenant. Il aurait dû avoir plus de contrôle…
« En tous cas », dit-elle, essayant de prendre un ton léger, « c'est comme tu dis. La première fois. J'ai toujours entendu dire que la première fois était sensée être une sorte de, hum, d'entraînement… »
Sa voix lui manqua. « Bien, oui, dans une certaine mesure. Mais je… je … » il traça le contour de son visage avec ses doigts. « Je t'aime tant Ginny, et je voulais juste… Je veux dire, je veux…. »
Elle lui sourit. « Et je t'aime Harry. » dit-elle, comme si c'était ridicule qu'elle ait besoin de dire cela. « Je vais bien. Honnêtement. C'était très… bien… »
Il n'aimait pas l'ombre qu'il voyait encore derrière ses yeux. « Mais Ginny, c'est sensé être mieux que bien… »
« Harry, arrête. Je… j'ai juste pensé… bien, j'ai entendu parler de gens qui était bloqués par la neige restant chaud de cette manière, et j'ai pensé… »
Son cœur retomba dans son estomac. « Oh. »
Elle vit l'expression sur son visage et eut immédiatement l'air d'avoir des remords. « Harry ! Je ne voulais pas dire… oh, c'est juste que tout s'est si mal passé… »
Il embrassa le bout de son nez. « Bien, j'ai définitivement plus chaud. » Il soupira. Rien ne semblait devoir se passer comme il voulait dans ce monde. Elle passa ses bras autour de lui et appuya à nouveau sa tête sur son torse. Elle était encore allongée sur lui, et il ne pouvait pas dire si la sueur entre eux provenait de son propre corps ou de celui de Ginny, mais sûrement que c'était un bon signe si l'un d'eux transpirait ?
La tempête faisait encore rage au dehors. Ils pouvaient entendre la neige battre contre la fenêtre, et Harry frissonna encore à la pensée de comment ce devait être dehors.
« Nous devrions probablement juste dormir un peu plus maintenant, Harry. Cette tempête ne semble pas prête de s'arrêter. »
Il lissa ses longs cheveux le long de son dos avec affection. « Oui, tu as raison, bien sûr. »
Elle rit sur son torse, et puis donna à la peau un baiser retentissant. « Là ! Tu sais déjà comment être le petit ami parfait. Continue juste à répéter cela autant que possible quand nous sommes ensemble, et ce sera parfait… »
Maintenant, c'était lui qui riait. « Oh, je vois. Je dois être dominé par ma femme, n'est-ce pas ? »
Elle rit encore, plus doucement cette fois, et bougea ses lèvres légèrement au-dessus de sa peau d'une façon qui lui envoya du courant électrique jusqu'aux bout des orteils. « Dominé par ta Ginny. C'est mieux je pense. » Il la tint encore plus serrée, riant une fois de plus. Ils restèrent immobiles et silencieux pendant quelques temps, et après un moment, il fut à nouveau conscient de son nez sifflant à nouveau, ce qui le fit sourire, comme le vent sifflait dehors, l'accompagnant, et il arrêta de se faire du souci pour une fois, et accepta le don du sommeil quand il arriva. »
