Luffynette : merci pour toutes tes reviews. Un peu de courage encore, tu es presque à niveau
Mary Cooper : ils vont très bientôt rentrer au château
Ryan : oui, c'est cela, il se débarrasse du cadeau. Faut dire qu'il a un peu autrechose à faire
Et maintenant, bonne lecture à toutes et à tous
Les yeux de Harry s'ouvrirent en grand, alarmés. « Ginny ! » dit-il avec urgence, la secouant par les épaules pour la réveiller.
« Que.. ? » commença-t-elle à dire, groggie, mais il ne la laissa pas parler.
« Ginny, as-tu été voir Madame Pomfresh ? Pour la potion de prophylaxis ? »
« Ai-je… est-ce ce pourquoi tu me réveilles ? »
« J'ai juste eu ce rêve… et j'ai simplement réalisé… oh, Ginny, nous n'aurions vraiment pas dû faire cela… »
Elle poussa un bâillement énorme, et reposa sa tête sur son torse. « Ne t'inquiètes pas Harry. Dès que nous serons rentrés, j'irais voir Madame Pomfresh. Je… »
« Ginny, ne fais pas cela ! Je veux que tu jures que tu iras la voir… »
Elle releva la tête, commençant à avoir en fait l'air très ennuyée. « Harry, je suis fatiguée… »
« Jure-le. »
Elle roula ses yeux et reposa sa tête. « Je le jure. Maintenant, puis-je dormir ? »
Il se rallongea complètement et referma ses yeux, espérant que le rêve ne reviendrait pas. « Oui, maintenant, tu peux… »
« Qu'est-ce que ce bruit ? » dit-elle brusquement, relevant sa tête. Elle tourna sa tête de côté, avec un air d'écoute intense sur le visage. Maintenant Harry l'entendait aussi, et il ferma ses yeux, essayant de penser à ce que cela pouvait être…
« Les douches, » dit-il. « Quand j'ai allumé les douches pour l'eau chaude, je dois les avoir laissé ouvertes. Les tuyaux ne sont plus gelés ! »
Elle regard par les fenêtres. « Non seulement les tuyaux se sont réchauffés, mais la tempête est finie, et c'est presque le matin. » dit-elle, montrant les fenêtres. Ils pouvaient voir un ciel rose pâle par le milieu de la fenêtre, et la lumière matinale faisait briller l'arc-en-ciel des vitraux comme un bijou.
Il baissa les yeux vers elle. Ils ne s'étaient jamais réveillés ensemble. « Bonjour, mon amour. » murmura-t-il, relevant son menton avec son doigt. Il avait seulement voulu lui donner un bécot, mais elle ouvrit la bouche, et il fondit, se perdant dans le baiser, sentant une chaleur se répandre jusqu'à …
« Ginny ! » cria-t-il. Il bondit d'en-dessous les couches de serviettes et de bannières. Sa main avait été surprenamment froide. Ses yeux le suivaient avec appréciation.
« Bien » dit-elle, « maintenant que nous avons eu notre 'entraînement', peut-être que nous pourrions… »
« Non, Ginny ! Nous… nous ne pouvons pas. Pas jusqu'à ce que tu aies vu Pomfresh. Nous ne pouvons pas… »
« Est-ce que tu es toujours comme cela le matin ? » Son regard malicieux était franchement lascif. Harry baissa les yeux puis rougit.
« C'est… c'est assez normal. » Il regarda à nouveau son visage. « Arrête cela ! Tends-moi juste une foutue serviette pour que je puisse aller éteindre les douches avant que toute l'eau chaude soit partie.
Gloussant, elle lui tendit une serviette, et il l'enveloppa autour de sa taille, descendant le couloir vers les douches des garçons. Il se glissa entre les jets d'eau, éteignant tous ceux qu'il avait laissé ouverts, puis il revint vers la porte des douches pour appeler Ginny.
« Je vais prendre une douche. Pourquoi ne ferais-tu pas de même ? » Il n'entendit aucune réponse. Il alla à la douche la plus éloignée et ralluma encore l'eau. Il ne voulut presque pas rajouter d'eau froide à la chaude, pour la tempérer, mais il décida que se brûler en plus d'avoir presque gelé n'était pas la meilleure idée.
L'eau tapait dans ses oreilles, alors il fut surpris quand il se tourna et la vit sous une douche à l'autre bout, debout, laissant l'eau chaude couler sur elle…
Il se détourna, ayant des problèmes à reprendre son souffle après l'avoir vue ainsi. Il prit un peu de savon, lui tournant le dos afin qu'elle ne puisse pas se moquer de lui à nouveau. « Tu étais sensée utiliser les douches de filles ! » dit-il en tremblant, par-dessus le bruit de l'eau.
« Nous ne savons pas si les tuyaux fonctionnent là-bas. »
« Tu n'as même pas essayé. » dit-il un peu en colère. Elle rit, et il la regarda par-dessus son épaule. Elle avait penché sa tête en arrière et avait ses yeux fermés comme l'eau dégringolait le long de son corps…
Il se détourna à nouveau d'elle. Ce n'était pas une bonne idée, pensa-t-il. Pas du tout. Il aurait aimé passer plus de temps sous le jet d'eau chaude, mais il ne voulait pas rester à se doucher en pleine vue de Ginny plus longtemps que nécessaire. Il l'éteignit et enveloppa la serviette autour de lui, puis partit, évitant de poser ses yeux sur elle comme il passait. Il devait être fort. Il ne l'avait pas été plus tôt, quand elle avait manœuvré afin que leurs corps se joignent… Il n'avait pas eu le cœur de la repousser. Il voulait cela autant qu'elle, et par-dessus le marché, il avait toujours été seul (malgré les efforts de Draco et Mariah) pendant toute sa vie, et les deux derniers mois qu'il avait passés dans son autre vie. Il était un garçon adolescent, au sang rouge, normal, et personne ne pouvait possiblement le blâmer pour…
C'était mal, disait une voix insistante dans sa tête. Oh bien. Où étais-tu plus tôt ? il se sentait grincheux. C'était bien le moment pour que sa vieille conscience revienne dans sa tête. C'est tout très bien et très gentil de faire non du doigt après les faits…
Tu essayais d'expliquer ta conduite.
Je sais, je sais. Mais bon, Ginny aussi, quand elle disait avoir entendu parler de gens bloqués par la neige se tenir chaud comme cela…
Il secoua la tête pour se l'éclaircir, puis il se sécha. Il sortit sa baguette et essaya le sort de chauffage qu'il n'avait pas réussi à exécuter la veille. Cette fois-ci, il fonctionna. Il se sentait qu'il retrouvait définitivement son ancien soi. Il enfila les habits réchauffés, soupirant comme il passait la robe sur ses épaules, puis se réinstallant sur le canapé, il aperçut les vêtements de Ginny et lança le même sort dessus. Il commença à s'asseoir pour attendre son retour, puis il réalisa que la dernière chose dont il avait besoin était de la revoir sans habits, et il traversa le couloir vers la salle de l'autre équipe, prenant une bannière de chaque maison avec lui. Il pourrait toujours dire qu'il les raccrochait comme excuse pour ne pas être dans cette pièce.
Il ferma la porte vers l'autre salon de thé, et essaya de se souvenir quel mur supportait quelle bannière. Il fit le tour de la pièce, les déposant sur les canapés, puis commença à les faire voler en utilisant sa baguette, les rattachant aux longs bâtons auxquelles elles étaient suspendues. Quand il allait juste raccrocher la bannière de Griffondor, il sentit une vague de froid balayer la pièce et il regarda les fenêtres, se demandant si l'une d'elles était légèrement ouverte. Les fenêtres avaient l'air fermées. Le courant d'air semblait venir de la porte. Harry se tourna pour voir si Ginny l'avait ouverte, mais à la place, il vit qu'un fantôme était rentré dans la pièce par la porte. La mâchoire de Harry se décrocha, et il trébucha en arrière, tombant sur le canapé avec la bannière de Griffondor encore dessus.
« Harry ? Que fais-tu ? »
Il ouvrit sa bouche et essaya de parler, mais rien de sortit. Il le fixait, encore et encore. Cela ne peut pas être. Ce n'est pas… Son cerveau continuait à insister. C'est un autre tour de Voldemort.
Il se rapprocha de Harry, apportant plus de froid avec lui. « Tu vas bien Harry ? »
Finalement, Harry retrouva l'usage de la parole. « Bien… bien on peut dire que je suis comme si je venais de voir un fantôme. » dit-il doucement.
Le fantôme de James Potter rejeta en arrière sa tête grise et transparente et rit de bon cœur. « Oh, c'est merveilleux, Harry. Elle est bien bonne… »
« Tu… tu… tu es un fantôme ! »
Il baissa les yeux vers son image sans substance, et revint sur Harry. « Bien, comme je suis mort, comment pourrais-tu me parler, sinon ? »
« C'est juste que… bien, tu sais pour… »
« Pour avoir changé le cours du temps ? Oui, Harry. »
« Mais… mais tu n'étais pas un fantôme dans mon autre vie, n'est-ce pas ? Si tu l'étais, je ne t'ai jamais rencontré ici dans les vestiaires. En fait, je suis surpris de ne pas t'avoir rencontré ici avant aujourd'hui. J'étais ici tous les matins avant qu'il ne fasse froid. »
« Je sais, Harry. Je t'évitais. J'avais peur.. bien, disons que j'avais peur que tu ne veuilles pas écouter ce que je devais te dire, et que tu penses que ce soit un intérêt purement égoïste… »
« Qu'avais-tu à dire ? »
« Quand je disais 'Que fais-tu ?', je voulais dire 'Que fais-tu à t'attacher plus fermement à cette vie au lieu de virer ton derrière de là ?' »
Harry se hérissa. « Bien, je vois, ce n'est pas une raison pour… »
« Pour être grossier ? Je te prie de m'excuser si je ne suis pas de ton avis. Cela a assez duré, Harry. »
« Ne penses-tu pas que je pense à cela tous les jours quand je me réveille depuis que je suis dans cette vie ? »
« Je doute quelque peu que tu aies pensé cela ce matin… »
Harry grimaça. « Nous… nous aurions pu mourir de froid, nous avions vraiment froid, et les douches ne marchaient pas… »
Son père lui fronça les sourcils, puis les haussa. « Je suis peut-être mort, Harry, mais je ne suis pas stupide. Et les douches n'ont pas marché parce que je les ai détraquées. J'espérais que vous essayeriez de revenir au château s'il n'y avait pas le confort adéquat ici. Mais en même temps, je n'osais pas venir près de toi. Je ne voulais pas te refroidir davantage. C'est pourquoi j'ai attendu que tu sois complètement habillé. J'ai jeté de petits coup d'œil, et j'ai finalement vu que tu t'étais rhabillé. »
Harry bondit sur ses pieds. « Tu nous a espionné ! Est-ce ce que tu faisais ? »
Le fantôme agita sa main. « Oh, ne t'inquiète pas. Je ne vous ai pas vu faire quoique ce soit… »
« Enfer et damnation. » marmonna Harry, faisant les cent pas et passant sa main dans les cheveux. « Es-ce que tu as fais cela dans mon ancienne vie aussi ? Ou tu étais aussi là avec maman ? »
Son père le regarda placidement. « Oh, je n'étais pas un fantôme dans ton ancienne vie Harry. Pas plus que ta mère. »
Harry s'arrêta et se rassit lourdement sur le canapé, tripotant la bannière de Griffondor entre ses doigts. « Tu n'étais pas un fantôme ? Pourquoi ? »
Son père lui fit un sourire de côté. « Les gens heureux ne deviennent pas des fantômes, Harry. Tu sais cela. Tu as rencontré Mimi, et Nick. »
Harry acquiesça. « C'est vrai. Ils avaient tous deux des affaires non terminées… »
Le fantôme de James Potter sourit. « Ta mère et moi n'en avions pas, pas quand nous sommes mort la même nuit… Je suis parti en premier. J'ai essayé de me défendre contre Voldemort, mais je n'ai pas pu. Je ne suis pas parti tout de suite. Je l'ai vu tuer ta mère, et puis, ensemble, nous l'avons regarder essayer de te tuer. Nous pensions que finalement, s'il te tuait, nous serions toujours ensemble en tant que famille… Mais ensuite, cette chose très étrange s'est produite, et je n'ai jamais compris pourquoi… »
« C'était maman » dit doucement Harry. « Son amour. La manière dont elle lui a dit de la tuer au lieu de moi… Son sacrifice a mis une sorte de sort de protection sur moi. Dumbledore l'a appelé la magie la plus vieille et la plus profonde. C'est pourquoi le sort a rebondi sur moi et l'a tué. S'il n'avait pas fait ces étranges choses qu'il avait faites pour se rendre presque immortel, cela l'aurait tué… »
Son père acquiesça. « Nous l'avons vu partir, et nous avons su que nous pourrions nous reposer en paix, que tu allais bien, que tout irait bien. Hagrid est venu plus tard, en utilisant la moto de Sirius, et nous avons su qu'il ne laisserait jamais rien t'arriver. C'est à ce moment que nous sommes finalement partis, que nous nous sommes finalement arrachés à ce monde… Avant cela, nous avions vu Severus venir et prendre le corps de ta mère… » Le fantôme poussa un grand soupir. « Je ne l'ai jamais compris, pas vraiment… je veux dire, je sais pourquoi il a laissé partir ta mère, mais je ne peux pas encore dire que j'aurais fait la même chose… »
« Et maintenant il l'a encore fait. » dit Harry sans réfléchir.
« Ho ? » son père eut l'air surpris.
« Sirius » Harry n'avait besoin que de dire un mot.
« Hmm. Intéressant. Bien qu'étant donné l'histoire de Sirius et Severus, je dois me demander à quel point cela est dû au fait qu'il a toujours tenu la chandelle pour ta mère, et à quel point c'est parce qu'il n'a jamais aimé Severus depuis le moment où ils se sont rencontrés en première année. Ils ont commencé à se haïr dans le train, si tu peux le croire… »
De son autre vie, Harry se souvint de Malfoy lui tendant sa main en signe d'amitié (en même temps qu'il insultait Ron) dans le Poudlard Express, et de lui le renvoyant. « Je peux le croire. » lui dit-il. « Mais tu n'as pas dit pourquoi papa… je veux dire pourquoi il a rompu avec maman. »
L'apparition sourit gentiment. « C'est bon fils. Tu peux l'appeler 'papa'. Tu y es habitué. Il a été un bon papa pour toi. Tu n'as pas à ne pas l'appeler comme cela devant moi. Je vous ai vu au terrain de Quidditch. C'est dommage que tu ne te sois pas entraîné pour être poursuiveur, mais… oh, bon. Pour revenir à ce que je disais : je faisais partie d'un gang de garçons qui s'appelait les maraudeurs. »
« Hé, tu peux t'arrêter. Je connais déjà beaucoup de ce que tu pourrais me dire de cela. » Harry continua en expliquant ce qui était arrivé dans la Cabane Hurlante, dans la troisième année de son autre vie, et quand il était allé dans la pensine de Rogue lors de son année précédente, et qu'il l'avait vu sauver Severus Rogue d'être coincé dans le tunnel sous le saule cogneur avec un loup-garou affamé. Il dit aussi avoir vu sa mère rendre visite à lui et à Rogue dans l'aile de l'hôpital après cela.
« Puis… toi et maman étiez ensemble. Et je n'ai pas découvert avant de me retrouver dans cette vie qu'il était celui qui avait rompu avec elle avant que vous soyez ensemble, et pas elle. »
James Potter acquiesça. « C'est vrai. Oh, Sirius en particulier lui a fait vivre un enfer pour cela. Pas parce qu'il voulait qu'ils soient encore ensemble. Il lui a fait vivre un enfer pour avoir été d'une stupidité si colossale. C'est cela qu'il dit. Il a dit quelque chose du style 'Si tu penses que tu vas trouver quelqu'un qui soit jamais à moitié aussi merveilleuse qu'elle, tu es soit le sorcier le plus vaniteux de la planète, soit le plus idiot.' Sirius a toujours été d'une diplomatie… » dit-il avec un sarcasme sec.
Harry grimaça. « Cela n'explique toujours pas pourquoi il l'a fait. »
Son père soupira et s'assit dans l'air, croisant les jambes. « Après que je l'ai sauvé… Les choses ont changé entre eux. Je n'ai pas vraiment saisi l'essentiel à l'époque. Je ne l'ai pas découvert, en fait, jusqu'à ce que nous préparions le mariage, et qu'elle me tende les enveloppes à attacher aux pattes des chouettes. Quand elle m'a tendu celle avec le nom de Severus Rogue dessus, tu peux imaginer que cela m'a un peu rendu furieux. »
« T'a-t-elle expliqué pourquoi elle voulait l'inviter ? »
« Oui, elle l'a finalement fait. Peut-être qu'elle a décidé de baisser sa garde parce que nous allions unir nos vies, ou parce qu'elle se sentait particulièrement heureuse ce jour-là, je ne sais pas. Mais la façon dont elle l'a fait, après que j'ai sauvé sa vie, elle a commencé à le traiter terriblement. J'ai vu un peu de cela dans les quelques cours que nous partagions avec les Serpentards. Plus d'une fois, elle a fait des plaisanteries à ses dépends. Elle m'a dit que c'était pire que cela. Elle a parlé de chose assez, heu, intimes en présence d'autres Serpentards quand ils étaient ensemble, et ils l'ont taquiné sans pitié. Le motif a continué pendant un moment, jusqu'à ce qu'il lui dise finalement que cela ne marchait pas, et qu'il rompe avec elle. »
« Le jour où nous envoyions les invitations, elle a dit : 'Sans lui, il n'y aurait eu aucun mariage. Je suis terrible quand il s'agit d'admettre que j'ai tort, James, tu sais cela. Je savais que je devais rompre avec lui parce que je n'étais plus amoureuse de lui…'. Elle a dit qu'elle était tombée amoureuse de moi, et qu'elle pensait tout le temps à moi. Mais au lieu de rompre avec lui et de se mettre avec moi, elle l'a attaqué avec son comportement agressif passif. D'accord, c'était agressif, mais pas si passif. Si ce n'était pas qu'il avait un peu de respect pour lui-même, m'a-t-elle dit, je serais encore avec lui, rendant nos deux vies misérables. Elle a dit que nous devions lui être reconnaissant d'avoir refusé de se laisser traiter si horriblement par elle. Je lui ai rappelé à quel point elle avait braillé quand il avait rompu avec elle, mais elle m'a dit que c'était juste son 'stupide ego'. Il ne la voulait pas ? Il rompait avec elle ? Bien sûr qu'elle allait brailler. »
« Alors elle a en quelque sorte rompu avec lui en le traitant horriblement, mais pas vraiment, afin qu'il fasse le reste du chemin ? »
« Exact. Et quand je l'ai vu de cette façon, j'ai du être d'accord, et je peux sincèrement dire qu'il n'y a pas eu invitation que j'ai envoyée avec plus de joie. Elle avait probablement raison. S'il n'avait pas fait cela, s'il n'avait pas eu un montant de respect de soi convenable… Il n'y aurait pas eu de mariage, pour aucun de nous. »
« Hum, si cela ne te dérange pas de me répondre, après avoir entendu pourquoi il avait rompu avec elle, pourquoi voulais-tu encore l'épouser ? »
Il sourit. « Elle ne m'a jamais traité comme cela, Harry. Elle ne l'aurait jamais fait. Qu'elle en soit consciente ou pas, elle essayait de lui faire faire ce qu'il a fait. »
« Et jusqu'à ce que je… je change les choses, vous étiez ensemble ? Où… Où étiez-vous ? »
« Si je te disais que j'étais au paradis, je ne suis pas sûr que tu me croirais. Je ne suis moi-même pas sûr de comment je devrais l'appeler, mais comme ta mère était avec moi, je veux l'appeler le paradis. Si elle était avec moi en enfer, j'appellerai probablement cela le paradis aussi. Quand j'étais vivant, j'ai une fois entendu l'enfer défini comme être complètement et irrémédiablement séparé de Dieu. Bien, je n'ai jamais été très religieux, c'est pourquoi j'ai été assez surpris par l'au-delà… mais je peux légitimement dire qu'être séparé de ta mère a été mon enfer. »
« Et j'ai fais cela… » chuchota Harry, son estomac se retournant.
Son père continua. « En septembre dernier, je me suis soudain retrouvé ici, dans les vestiaires de Quidditch, et de plus, je me suis souvenu que j'avais toujours été là depuis la nuit où j'étais mort. J'avais aussi un nouveau souvenir étrange de cette nuit. Après que je sois mort, j'ai vu Voldemort s'en prendre à toi et à ta mère, juste comme avant. Mais cette fois, j'ai senti qu'il y avait d'autres personnes alentour. Je n'étais cependant pas visible. Les fantômes doivent apprendre à faire cela, tu sais. Se rendre visible pour les êtres vivants demande un peu d'entraînement, alors, j'étais… invisible, on peut dire. Ce qui n'était pas vraiment une sensation inconnue. J'avais cette cape d'invisibilité… »
« Je sais. Elle est à moi maintenant. »
« Bien. Tu sais. En tous cas, je ne pouvais pas croire ce que je voyais. Tu étais là, ayant l'air d'avoir seize ans, et je pouvais voir une cicatrice sur ton front. Je ne sais pas comment j'ai su que c'était toi. D'une manière ou d'une autre, quand on est mort et qu'on voit quelque chose, on en sait bien plus que quand on est vivant. C'était étrange, comme me regarder, mais tes cheveux étaient coupés différemment… Et tu étais avec un autre Voldemort. Je t'ai vu pointer ta baguette vers ta mère, et l'instant d'après, elle te promettait à Voldemort qui venait de me tuer, et il a mis sa baguette sur ta tête… Et après cela, il est parti, Severus est arrivé en courant dans le jardin et Lily… Elle s'est simplement évanouie. Il la réconfortait… je n'ai pas pu supporter de regarder. Je suis venu ici, où je me sentais tellement comme chez moi quand j'étais à l'école, et je suis resté là depuis. Mais je me souviens encore avoir été avec l'essence de ta mère, je me souviens d'une mort différente, d'un au-delà différent… Je veux encore être avec ta mère, Harry, c'est vrai. Mais tu sais que ce n'est pas la seule raison pour laquelle tu dois rectifier les choses, vrai ? »
Il acquiesça, misérablement. « Vrai. » chuchota-t-il.
« Cela n'aurait jamais dû être… » dit son père, s'effaçant progressivement de son regard. Harry le regarda disparaître, jusqu'à ce qu'il ne soit plus vraiment sûr qu'il se soit tenu là. »
« Père ! » cria-t-il, la voix prise, et les larmes coulant sans retenue rendant la pièce floue. « Reviens ! Est-ce que Dumbledore le sait ? En as-tu parlé à maman ? A Sirius ? A mon beau-père ? »
La porte s'ouvrit. Ginny se tenait là, complètement rhabillée, robe et cape compris. « Harry ? Que se passe-t-il ? A qui parlais-tu ? »
Il la fixa, tremblant.
Cela n'aurait jamais dû être.
Il ne répondit pas à sa question. « Aide-moi simplement à suspendre les bannières » dit-il laconiquement, se levant et désignant celle sur laquelle il était assis. Il alla dans l'autre salon de thé, et envoya les bannières pendre sur leurs supports avec des gestes économiques de sa baguette. Il se sentait à nouveau fort et capable, à la fois physiquement et magiquement. Il se sentait investi d'une mission : son père lui avait rappelé ce qui était important. Il s'était autorisé à être détourné par bien trop de choses.
Harry descendit dans le couloir jusqu'à la porte de dehors, attendant Ginny. Il ouvrit la porte avec hésitation, trouvant l'ouverture maintenant bloquée par la neige. Il la dégagea avec sa baguette, puis invoqua son balai et un balai de l'équipement de l'école. Tandis qu'il attendait les balais, Ginny apparut finalement.
« Oh, tu as là. » dit-elle simplement, courant vers l'entrée ouverte où il se tenait. Elle s'arrêta brusquement quand il tourna son visage vers elle et qu'elle vit l'expression dure dans ses yeux.
« Dépêche-toi. Les balais devraient être ici dans une minute. » Sa voix était plus dure qu'il ne l'avait voulu, et quand il la regarda, brièvement, elle avait l'air… oh, elle avait l'air si triste qu'il regrettait presque, spécialement après…
« Qu'ai-je fait Harry ? Nous allons encore le dire à Charlie et à Ron pour nous, n'est-ce pas ? »
Il prit une grande inspiration et dit « Il n'y a rien à dire ? »
« Que veux-tu dire 'rien à dire'. Je ne parlais pas de rentrer dans les détails, pour l'amour du ciel, je voulais dire… »
« Je sais ce que tu voulais dire. Il n'y a pas de 'nous' dont nous puissions leur parler. Après que tu aies été tirée dans le lac… j'ai décidé que c'était trop dangereux pour nous d'être ensemble. Dangereux pour toi. Nous ne pouvons pas être un couple. Je ne veux pas que tu sois visée. C'est fini, Ginny. Si tu peux être en sécurité… »
Il se tourna, effrayé de faire marche arrière en voyant son visage parcouru par les larmes, mais il vit qu'au lieu de cela, elle était furieuse.
« Oh, et tu crois que tu es le seul qui ait le droit de parole dans tout cela ? Tu penses que tu peux me faire l'amour, puis te retourner et m'abandonner ? »
« Je n'ai pas commencé cela… »
« Tu l'as certainement fini ! »
« Je t'ai dis… » mais il ne put continuer. Cela lui faisait encore mal au cœur quand il pensait qu'elle n'avait pas été au septième ciel comme lui… du moins, jusqu'à ce qu'il réalise comment cela avait été pour elle, et qu'il s'écrase aussi au sol…
Harry se détourna d'elle, ne voulant pas la regarder en répondant, mais juste à ce moment, il vit son balai foncer vers lui. Il tendit le bras et l'attrapa d'une main, puis l'enfourcha. Le balai qu'il avait invoqué pour elle arriva un moment plus tard, et elle le saisit habilement en plein vol, le foudroyant du regard.
« Il n'y a rien d'autre à dire, Ginny. C'est mieux ainsi. » Il donna une poussée et vola vers la tour Ouest. Il ne la regarda pas jusqu'à ce qu'il atterrisse au sommet de la tour. Il la vit voler jusqu'à la tour d'astronomie au lieu de l'endroit où il était, ayant l'air d'essuyer les larmes de son visage. Elle ne regarda pas dans sa direction, mais disparut immédiatement par la trappe menant à la salle de classe d'astronomie. Il se tourna, le cœur lourd, et descendit les escaliers de la tour Ouest, dans le château obscur.
