Wargate : C'est pas facile dans ce genre de situation
luffynette : est-il vraiment si mechant que cela ?
Philippe Gryffondor : merci, ca y est c'est vendredi
Falyla : j'avais promis de rattrapper mon retard.
Ryan : voilà la suita !
Popov : he oui, pauvre Ginny, Snif...
Lunenoire : Il faut secouer Harry, c'est sur.
FannyMJV : dans l'histoire, je crois que c'est Ginny qui est la plus déçue. Mais sinon, c'est vrai que les descriptions de Barb en la matière sont ellusives.
Ankou : merci beaucoup. Et pour répondre à tes questions, il te suffira de lire la suite.
Et maintenant, bonne lecture à toutes et à tous
*****
Il la vit encore bien trop tôt, dans l'aile de l'hôpital. Il se souvint qu'il l'avait pressée d'aller voir Madame Pomfresh dès qu'elle rentrerait, et elle l'avait fait. Madame Pomfresh avait été en dehors de la pièce quand Harry était rentré dans l'infirmerie. Ginny était assise sur le bord du lit, balançant ses jambes. Elle avait enlevé sa robe, mais portait encore les habits qu'elle avait en dessous.
« Elle me prépare de la potion. » dit Ginny, sans le regarder. Elle semblait bouleversée. Le cœur de Harry se retourna.
« Je… Je suis venu à cause de mes orteils. Ils ne me semblent pas bien. Après avoir marché pieds nus dans le blizzard. »
Elle acquiesça, regardant par la fenêtre. Rien n'allait à ce sujet, pensa-t-il. Quand ils étaient ensemble… cela aurait dû être le chant du phénix et les feux d'artifice, et après cela, ils auraient dû se battre à coup de superlatifs pour proclamer leur amour de l'un pour l'autre… Qu'est-ce qui ne va pas avec moi ? se demanda-t-il. Il n'avait jamais été capable de dire à Hermione qu'il l'aimait, et il aimait Ginny, mais ne pouvait pas la rendre heureuse… Et il se souvint de la manière dont Lucius Malfoy avait essayé de l'atteindre à travers Hermione. Est-ce que Malfoy avait mis cette créature dans le lac ? se demanda-t-il ? Les avait-il vu marcher ensemble sur le domaine de Poudlard ?
Madame Pomfresh apporta un bécher fumant d'une espèce de potion grisâtre dans la pièce, et le donna à boire à Ginny avant de lever les yeux et de remarquer Harry.
« Potter ! C'est le moment ! Mrs Weasley m'a dit ce qui vous est arrivé. »
Il déglutit. « Elle vous a dit ? »
« Oui. Comment vous vous êtes retrouvés coincés dans le blizzard. La moitié de l'école est partie à votre recherche avant que la tempête ne rende cela impossible… »
« Oh, exact. Je veux dire… J'ai besoin que vous regardiez mes pieds… »
Elle acquiesça fraîchement, et le fit grimper sur lit et enlever ses chaussures et ses chaussettes. Elle gloussa quand elle vit ses orteils. « C'est une bonne chose que tu sois venu maintenant ! C'est une vilaine chose, amputation… »
« Amputation! »
« A cause des gelures. Oh, je ne dis pas que l'on va t'amputer les orteils. Pas maintenant que tu es venu. Si tu avais attendu plus longtemps, cependant… »
Il poussa un soupir de soulagement. « Alors vous pouvez y faire quelque chose ? »
Elle renifla et prit un air offensé. Il avait mis en question ses capacités professionnelles. « Bien sûr que je peux, Potter. Pour qui me prenez vous ? »
Il s'excusa doucement et s'allongea sur les coussins pour attendre pendant qu'elle allait dans l'apothicaire. Il regarda Ginny, de l'autre côté de l'infirmerie, elle ne voulut pas croiser son regard. Il se souvint de la chaleur de son corps pressé contre le sien sous les confortables bannières des maisons…
Madame Pomfresh revint dans l'infirmerie. Comme elle marchait, elle baissa les yeux vers la montre qu'elle portait en pendant autour du cou. Pour quiconque regardait cette montre, elle avait l'air à l'envers, mais pour Madame Pomfresh, elle apparaissait dans le bon sens.
« Bien, Miss Weasley. Cette potion devrait avoir pris effet maintenant. Vous pouvez partir. Donnez ce mot à votre responsable de maison. Le professeur Black était malade d'inquiétude à votre sujet, ainsi que vos frères… Il va devoir appeler vos parents aussi, pour leur faire savoir que vous allez bien. »
Ginny la remercia et enfila à nouveau ses robes, portant sa cape drapée sur son bras. Elle passa devant Harry, ses yeux resplendissant de haine et d'amour, et il dut détourner les siens. Dès que Pomfresh le libérerait, il devrait aller voir de nombreuses personnes…
Cela prit un moment pour que la potion qu'elle avait concocté marche. Elle était locale plutôt qu'interne, appliquée sur ses orteils gelés et couverts de bandages, comme une attelle. Il enfila ses chaussures par-dessus les bandages, et put marcher, bien que ce soit un peu mal aisé. Il porta un mot pour son responsable de maison, mais qui était aussi son beau-père, et il voulait parler à ses deux parents ensemble. Il descendit dans la grande salle et utilisa le passage secret pour atteindre le bureau de sa mère, grognant comme il poussa le mur pivotant. Il remit le mur dans sa position originelle (il ne savait même pas si sa mère connaissait ce passage secret vers son bureau). Après avoir allumé le feu, il jeta un peu de poudre venant de la boule sur le manteau de la cheminée dans les flammes et dit clairement. « Professeurs Evans et Rogue. »
Il attendit encore et encore. Finalement, il se pencha en avant et cria dans le foyer « Maman ! Papa ! Y a-t-il quelqu'un ici ? »
Il se retira quand la tête de son beau-père apparut soudain dans le feu. « Harry ! Où es-tu ? Quand es-tu rentré ? Nous avons été inquiets. Draco a dit que tu étais allé marcher autour du lac, puis la tempête a frappé. Nous avons essayé de te chercher, mais il n'y a eu aucun signe de toi là-bas, et nous avons dû battre en retraite. La tempête est devenue trop forte… La pire chose que j'ai vue de toute ma vie… »
« Je vous expliquerai. Je peux monter dans l'aile des professeurs ? Où est maman ? »
« Encore endormie, bien sûr. Monte. Je te laisserai passer. »
C'était encore très tôt, et un samedi par-dessus le marché, alors le château était mortellement silencieux comme Harry monta en courant les six volées d'escaliers jusqu'à la tapisserie cachant l'aile des professeurs. Il souleva la lourde laine suspendue, et trouva que le passage était déjà ouvert, son papa en gardant l'entrée. Il fit signe à Harry de passer par le couloir caché et referma à nouveau l'entrée. Ils allèrent jusqu'à l'appartement de Rogue/Evans sans un mot.
Quand il furent dans le salon, Harry se jeta dans un fauteuil, haletant de sa course dans les escaliers. Son beau-père lui mit une tasse de thé fumant entre les doigts, et Harry le but avec avidité, ignorant sa langue brûlée. Quand il eut vidé la tasse, il regarda son papa.
« Il y a… Il y a des choses que je devrais te dire. Que j'aurais dû dire, avant, mais… Oh, je ne sais pas à quoi je pensais… »
Son papa s'assit en face de lui, de l'autre côté du feu. « Dis le moi, Harry. »
Mais soudain, Harry bondit. « Je veux que maman soit là. Elle devrait savoir aussi. » Il s'avança vers la chambre où sa mère dormait maintenant, ouvrant la porte, puis s'arrêtant net quand il vit le lit tout bien fait. Il était évident que personne n'avait dormi là la nuit dernière. Il se tourna vers son père, incrédule.
« Elle a passé la nuit dernière avec lui ? Quand aucun de vous ne savait où j'étais ? »
« Harry, s'il-te-plaît, tu ne comprends pas… »
« Oh, je crois que si ! Elle… »
Mais il se figea. Sa mère était apparue dans le cadre de la porte de la chambre de son beau-père, portant la robe de chambre de Rogue, et à en juger par la manière dont elle la tenait fermée à la gorge, rien d'autre en-dessous. Harry détourna ses yeux d'elle, sentant la chaleur monter à son visage. Il regarda son père à la place, mais même la pâle peau de Severus Rogue prenait quelques couleurs, sachant que son beau-fils savait ce qui s'était passé la veille.
« Je vais m'habiller » marmonna sa mère, filant devant lui en direction de sa chambre. Ses habits étaient probablement dans la garde-robe là-bas, réalisa Harry. Qu'est-ce que cela signifiait ? Qu'elle trompait Sirius avec son mari ? Est-ce que cela pouvait même être appelé 'tromper' ? Est-ce qu'il avaient fait cela pour se réconforter cette nuit ? Harry se secoua mentalement. Il ne devait pas penser à cela. Et son beau-père, pourquoi devrait-il être si embarrassé de passer la nuit avec sa propre femme ? Puis Harry se demanda s'il pouvaient guérir leur séparation. Est-ce que sa disparition dans la tempête les avait remis ensemble ? Il se rassit près du feu, sentant un nouvel espoir, résistant à l'envie de regarder si le lit où ils avaient dormi était relativement peu démoli ou complètement défait…
Quand elle revint dans le salon, elle était tirée à quatre épingles, comme toujours, et sa robe noire bruissait impérieusement comme elle marchait. Elle prit la tasse de thé que lui tendait son mari, lui souriant, et son visage rougit encore quand leurs doigts se touchèrent. Elle s'assit sur le canapé qui faisait face au feu, regardant à son fils à sa gauche, puis son mari à sa droite, comme elle buvait. Quand la tasse fut seulement à moitié vidée, elle la plaça sur la table basse et se tourna pour regarda sévèrement Harry.
« Je suppose que tu vas nous dire où tu étais la nuit dernière, jeune homme. »
Elle allait le gronder ?
« Non. Je suppose que tu vas me laisser parler et te tenir silencieuse jusqu'à ce que j'ai fini. » dit-il d'une voix autoritaire. « J'ai beaucoup à dire, que vous devez tous les deux entendre. »
Sa mère essaya d'avoir l'air offensée, mais elle avait principalement l'air blessée. Elle acquiesça et il continua.
« Première chose que vous avez besoin de savoir : quand le conseil des gouverneurs de Poudlard est venu mettre un terme à la grève générale, Lucius Malfoy est venu nous voir, Draco et moi, dans notre tente. Il nous a dit ce que Voldemort voulait que nous fassions. » Ils le regardèrent, la tension se montrant sur leurs visages. « Il m'a dit de tuer Ron Weasley, et Draco devait s'occuper de Ginny Weasley. Mr Malfoy a dit que Ron devait être tué pour avoir mené la grève, et Ginny pour l'avoir aidé. En fait, il pense que c'est elle qui lui a donné l'idée. » Il regarda ses parents, intrigués. Ils échangeaient des regards bizarres. Puis quelque chose lui vint à l'esprit. « Attendez… L'autre personne qui a rencontré le conseil était Charlie, représentant les enseignants. Le professeur MacGonagall lui a confié toutes les négociations de la grève… » Il regarda son beau-père, de plus en plus alarmé, et cependant de plus en plus sûr à chaque seconde qui passait.
« Papa ! Mr Malfoy t'a dit de faire quelque chose, n'est-ce pas ? Il t'a dit de tuer Charlie, n'est-ce pas ? » Son beau-père leva les yeux, ils étaient agités, puis les baissa vers ses mains, acquiesçant. « Oh, papa, tu ne peux pas ! Tu ne peux pas le faire ! »
Son père se tordit les mains. « Ne penses-tu pas que je le sais, Harry ? J'en ai parlé à Albus. J'aurais souhaité que tu me parles de toi et Draco cependant… »
Harry contracta sa mâchoire. « Bien, je ne vais pas le faire, bien sûr. Ni Draco… » Mais il s'arrêta, maintenant incertain. Comment quelqu'un savait que lui et Ginny iraient marcher près du lac ? Qui était déjà à l'école, qui était copain avec le professeur de Soins aux Créatures Magiques et aurait pu chiper un œuf exotique de son bureau, ne sachant même pas ce qu'il pourrait donner ? Qui pourrait mettre la créature sous Imperius, pour la faire attraper Ginny ? Harry se souvint de son père disant qu'il pensait que Lucius Malfoy avait enseigné à son fils quelques choses en extra. Quand il avait occasionnellement demandé à Draco ce qu'il avait fait durant l'été, il était plus qu'un peu réticent. Est-ce que son meilleur ami pouvait avoir envoyé la créature sur Ginny ?
Harry déglutit. « Je… Je pense qu'un autre Mangemort s'en est pris à Ginny la nuit dernière. Une créature l'a tirée dans le lac et je suis rentré dedans pour l'en sortir. C'est probablement pour cela que vous ne nous avez pas trouvés là-bas. Nous devions encore être sous l'eau. Cela a pris un moment. »
Ses parents avaient l'air confus. « Comment as-tu pu rester sous l'eau aussi longtemps, Harry ? » dit sa mère en tremblant. Il leur expliqua qu'il avait invoqué le couteau et la branchiflore, et sa mère mit sa main devant sa bouche.
« Tu peux lancer un sort d'attraction à cette distance ? C'est de la magie très avancée, Harry… » Harry vacilla, entendant l'écho d'Hermione disant la même chose au sujet de son Patronus.
« Puis, quand nous sommes sortis, la tempête était si terrible. J'ai dû la porter. Nous avons essayé de nous diriger vers le château, mais quand nous nous sommes heurtés aux vestiaires de Quidditch, nous nous y sommes abrités. Ce matin, je nous ai invoqué des balais et nous sommes revenus au château. »
Ses parents étaient silencieux. Sa mère vida sa tasse de thé, puis se leva, faisant les cent pas. « Qu'est-ce qui est nécessaire… Qu'est-ce qui est nécessaire… » marmonnait-elle, se tordant les mains alors qu'elle marchait.
« Quoi ? » demanda-t-il à sa mère. Elle s'arrêta et se tourna vers eux.
« Écoutez. Jusqu'à ce que vous deux fassiez ce qu'on vous a demandé, aucun de vous n'aura la paix. Ron et Charlie Weasley, et probablement Ginny Weasley, doivent se cacher, disparaître. Bien que la meilleure chose serait probablement de mettre en scène leurs morts… » Elle marmonna, sa voix s'éteignant, son regard fouillant le vide à travers la fente de ses yeux.
Son mari acquiesça. « Oui, mais mettre en scène leurs morts de façon à ce que les Mangemorts pensent que nous l'avons fait, mais pas les autorités. C'est un processus assez délicat. Et les gouverneurs ont besoin de réinstaurer le bannissement. Autrement, des mauvaises choses vont commencer à arriver, afin de faire penser qu'il n'est pas sage de ramener des nés de moldus à l'école. »
Harry se renfrogna. « Mais c'est justement ce qu'ils veulent ! Nous ne pouvons pas laisser cela arriver ! »
Sa mère le foudroya du regard. « Je me moque d'eux. Et n'insiste pas en disant que je suis née de moldue. Ce dont je me soucie le plus, c'est toi, Harry, et je ferai tout ce qui est nécessaire pour te garder sain et sauf. »
Il regarda sa mère, qui était au moins aussi féroce que n'importe qu'elle mère ours protégeant son petit. « Je peux y faire face, maman. Je leur parlerais à tous les trois de se cacher. S'ils disparaissent, ne pouvons nous pas simplement contacter Mr Malfoy et clamer les avoir tuer ? Dire que nous avons couvert nos traces vraiment bien, et que personne ne trouvera jamais les corps ? »
Son père le regarda gravement. « Je vais considérer toutes nos options. Si nous disons cela… que nous les avons tués, et qu'ils réapparaissent en pleine forme et vivants… »
Harry acquiesça. « Nous devons nous assurer que cela n'arrive pas. »
Il se leva pour partir, puis s'arrêta abruptement.
« Oh, il y a quelque chose de plus que j'ai presque oublié : pourquoi ne me l'avez-vous jamais dit ? »
Ses parents se regardèrent, affolés. « Dit quoi ? » lui demanda innocemment son papa.
« Que le fantôme de mon père hante le vestiaire de Quidditch. »
Ils se regardèrent, désemparés. « Nous pensions que tu savais ! » s'exclama sa mère. « Tu veux dire… »
« Je viens juste de le découvrir. La nuit dernière. Ce matin en fait. Qui d'autre le sait ? »
Son papa haussa les épaules. « Je ne suis pas sûr de pouvoir penser à quelqu'un qui ne le sait pas. Nous pensions tous que tu le savais. »
« Et Jamie ? »
« Elle devrait, mais elle n'aime pas le Quidditch, alors je ne sais pas. Elle n'a jamais eu une raison de descendre aux vestiaires… »
Harry releva la tête. Il se souvenait de quelque chose. Quand sa sœur avait commencé à Poudlard, elle lui avait rendu visite une fois après un match, mais quand Harry était allé la rencontrer dans un des salons de thé après sa douche après la partie, avant même d'avoir pu lui parler, elle s'était enfuie en courant, et en disant qu'elle ne reviendrait jamais…
Elle devait avoir vu le fantôme de leur père. Peut-être lui avait-il dit qu'elle n'aurait jamais dû naître… ? Non, cela aurait été trop cruel. Peut-être est-ce juste qu'elle l'a très mal vécu, son père mourant avant même qu'elle ne naisse. Il se souvint des autres fois quand elle avait été très sensible à ce sujet. Même de sa réaction quand il s'était coupé les cheveux. Tout cela s'expliquait maintenant…
« Bien, » dit-il en tremblant. « je veux trouver Draco. Je dois parler d'une chose ou deux avec lui… » comme s'il avait essayé de tuer Ginny.
« Harry, » dit son beau-père, « toi et Draco allez venir dans une heure dans le bureau du concierge. Nous devons parler ensemble. »
Harry acquiesça.
