Coucou à tous,

Comme promis voilà le nouveau chapitre, qui arrive aussi vite que possible, merci à tout les reviewer, j'ai été très très heureuse de voir que le dernier chapitre vous a plu, et j'espère que celui là vous plaira tout autant…

Bisous et bonne lecture. Lias.

Sortir du mensonge – Chapitre 6

            Je ne sais pas comment je me suis retrouvé sur mon lit après cette discussion avec Hermione, je ne sais pas non plus ce que j'y faisais, je crois même qu'à cet instant, je ne savais même plus qui j'étais. J'avais arrêté de réfléchir, je ne bougeais pas, ne pensais pas, je me demande même si je respirais toujours.

            Des phrases raisonnaient en écho dans ma tête, des phrases qui avaient la voix d'Hermione, des phrases que je n'étais pas sur d'avoir entendu « j'ai envie de  faire des progrès d'avenir avec toi. » « Je suis à bout de force » « Je n'en peux plus de vivre cach » et une particulière qui raisonnait plus que les autres, et me donnait un mal de tête terrible : « C'est trop tard maintenant » « trop tard maintenant » « trop tard », je ne la comprenais pas.

            Etait-ce vraiment possible qu'Hermione est dit ça ? Etait-ce vraiment possible qu'Hermione est fait ça ? Avait-elle vraiment mit fin à notre histoire ? Un point au lieu d'une virgule, qu'elle est tournée la page, que je finirais en tant que souvenir et non avenir ? Non, bien sur que non ce n'était pas possible. Elle  n'avait pas pu faire ça, elle sait que je ne peu plus vivre sans elle. « C'est trop tard maintenant. Non, je ne veux pas l'accepter, je ne peux pas l'accepter. Ce serais trop injuste !

            Cette phase d'aphasie un peu paradoxale dura environ une semaine. Je mangeais, je dormais,  j'allais en cours, et je jouais même au quiddich, je riais aux blagues de Harry, et même à l'occasion je lui répondais, mais en fait, je ne faisais rien de tout ça. C'est comme si j'avais enclenché le pilotage automatique, ma tête était vide, et ma vie aussi, vide de sens sans mon Hermione.

            Hermione elle comme à chaque fois que tout allait mal pour elle s'était réfugiée à la bibliothèque. Elle y passait le plus clair de son temps, avec Neville en général, et je la comprenais, c'était sans doute le seul à qui elle pouvait confier tranquillement ses histoires de cœur, peut-être lui avait-elle raconté tranquillement ce qu'elle m'avait dit un jour, entre un cours de métamorphose et un cours de sortilège… Peut-être, comment savoir.

            Je passais mon temps avec Harry, ponctué par des centaines de passages de Paverti, et je supportais leurs baisers bruyants et mouillés sans broncher. En fait, c'est même pas que je les supportais, c'est que je ne les voyais pas. Je n'entendais pas non plus Paverti, qui voulait ne trouver une copine, sans doute pour qu'on puisse s'embrasser en cœur, jouer à celui qui embrassait le plus longtemps, ses baisers pendant lesquels on arrive même à s'ennuyer.

            En fait, je ne voyais qu'Hermione, elle était là quand je m'endormais, elle était là quand je me réveillais, et, pour la première fois, c'était elle que je voyais le soir dans mon lit, au lieu d'une actrice à la poitrine avantageuse…

            Et, je ne sais pas comment ni pourquoi, un jour, en la croisant, j'eus l'impression de me réveiller d'un long songe, Hermione était toujours là, mais plus avec moi, elle m'avait bel et bien largué, balancé, lourdé, jeté, elle avait cassé quoi.

            Mais pourquoi avait-elle fait ça ? Ce ne peut pas être simplement parce qu'elle en avait marre, ce n'est pas possible, elle ne devait plus m'aimait, ou alors, elle avait quelqu'un d'autre dans sa vie. Oui, ça ne pouvait être que ça, elle jouait avec moi depuis le début…

            C'est alors qu'une brusque colère envahie mes veines. Non, ce n'était pas de la colère, c'était de la haine à l'état pure, comment pouvait-elle rejetait toutes les fautes sur moi. Et elle alors, n'était-elle pas la meilleure amie d'Harry ? Pourquoi ça devait être moi qui irai tout lui révéler, pourquoi ne le fait-elle pas elle ? La miss je-sais-tout de service, pourquoi elle ne sait pas dire ça à Harry ? Elle n'a qu'à aller le voir, elle, puisque c'est si facile !

            La douleur me faisait perdre la tête. Pourtant, je ne me mettais pas en colère contre Harry, pas extérieurement en tout cas, parce qu'intérieurement, je bouillonnais de haine contre lui aussi, lui qui n'avait pas compris, pas vu, lui qui se disait mon meilleur ami, et qui n'avait pas remarqué qu'il y avait quelque chose de plus important que tout depuis plus d'un an dans ma vie, et qui ne se doutait de rien. Et je ne mettais pas en colère, jusqu'au jour o

            « Dis, Ron, tu veux pas m'aider ? Tu vois, j'aimerai bien tout arrêter avec Paverti, parce que, franchement, elle est vraiment chiante. Mais j'ai peur qu'elle fasse une crise si je la largue, alors, tu vois, j'aimerai bien que ce soit elle qui le fasse, mais je sais pas comment la pousser à bout, elle est tellement… Enfin, tu vois. En plus, elle s'est mise à m'appeler Harrynou, alors t'imagine… »

            « Je sais pas 'ry, t'as qu'à être insupportable avec elle, et si ça marche pas, t'as cas gerber sur sa robe, ou encore plus simple, t'as qu'à lui dire que tu veux plus sortir avec elle en publique, et là c'est sûr, elle t'as largué au bout d'une semaine. » Cette dernière phrase avait était dite en criant, je sentais ma colère remonter en moi comme jamais, j'avais envie de tout casser, de pété la gueule d'Harry, de courir dans le dortoir des filles, et de faire une crise à Hermione.

            Harry me regardait d'un air plus que surpris, il ne devait pas comprendre. Il ne pouvait pas comprendre, avec ses petits problèmes, que pouvait-il en savoir ? Même me retrouver en face de Voldemort ne me faisait pas peur en cet instant, si cela me permettait de retrouver Hermione, rien avait plus d'importance, si ce n'est elle.

            « J'en ai marre de t'entendre parler d'elle, tu crois que c'est vraiment important de savoir comment larguer une fille qu'on aime pas, tu crois pas qu'il vaut mieux réfléchir à comment garder une fille qu'on aime ? Peut importe ce que tu lui dis à cette greluche, de toute façon, elle l'aura oublié dans une semaine, et toi aussi, alors je comprends pas pourquoi tu te prends la tête pour ça, tout le monde s'en fout de la façon dont votre histoire merdique va finir. »

            Je déversais toute ma rancœur contre ce pauvre Harry qui ne devait rien comprendre, mais je m'en foutais. En cet instant Harry était pour moi le pire crétin que la terre n'ait jamais porté.

            « Mais Ron, il t'arrive quoi là, pourquoi tu me gueule dessus comme ça… »

            « Je te gueule dessus parce que j'en ai marre d'écouter tes petites histoires à la con sans broncher. Tu crois être le seul au monde à avoir des problèmes, tu crois que moi je n'ai pas de problèmes, tu crois que seul le grand Harry Potter peut avoir des problèmes, c'est ça, tu crois vraiment que tu es le seul à vivre ? Et ben non, tu vois, moi aussi j'ai des problèmes, et il se trouve qu'en ce moment, j'en ai suffisamment pour ne pas avoir envie d'écouter les tiens. Sans compter que franchement, t'es problème de Paverti me font vraiment chier. Si t'es pas content, t'avais qu'a ne pas sortir avec elle, ça m'aurait fait des vacances mon vieux. »

Harry me regarda interloqué. « Mais Ron, si t'as des problèmes, pourquoi tu m'en parle pas, je veux bien essayer de t'aider moi tu sais ? »

« Le voilà le problème, de toute façon tu ne peux pas m'aider, comme dirai l'autre « c'est trop tard maintenant », alors à quoi ça servirait que je te le dise ? A rien. »

Sur ceux, je tira d'un air rageur le rideau en baldaquin de mon lit, et ne dis plus un mot jusqu'à que le sommeil me gagne.

Le lendemain, ma phase colérique c'était envolé, comme si en me défoulant sur Harry, ma haine s'était envolée avec les mots. Sans colère, il ne me restait plus qu'une chose : ma douleur, une douleur d'autant plus forte qu'elle n'était plus masquée par rien. Je la sentais là, j'avais mal. J'avais cessé de dormir, de manger, de parler, j'avais l'impression qu'il n'existait plus rien au monde. Qu'il ne restait qu'hermione ! Et que je l'aimais plus que tout.

Je n'avais plus qu'une envie, lui dire tout ce que je ressentais pour elle, lui dire que je voulais qu'elle revienne, lui dire à qu'elle point je me sentais mal sans elle.

Je passais tous les jours un peu de temps à la bibliothèque pour la regarder lire, en cours, je m'asseyais toujours derrière elle dans l'espoir de sentir son odeur, j'aimais à la surprendre dans tous les petits gestes quotidiens qu'elle faisait, et, quand je ne la voyais pas, je repassais en boucle toutes les discussions qu'on avait pu avoir, et quand je n'en avais plus en tête, j'en inventais, je l'imaginais assise en face de moi, et j'imaginais tout ce que je lui dirais, et je pouvais deviner l'expression qui apparaîtrait sur son visage en tel ou tel circonstance.

Ca doit être ce que j'étais en train de faire ce jour là en cours d'histoire de la magie. Le professeur Binns lisait ses notes comme à son habitude, et Hermione, penchée sur son bureau prenait des notes. Ses cheveux ondulaient au rythme des grattements de sa plume, et je ne sais pas ce qui m'a pris ce jour là, mais je me suis levé, et je suis allé me placer face à elle.

Tout le monde a tourné la tête vers moi, et je ne sais pas pourquoi, j'ai continué ce que j'étais venue faire là, comme la première fois où je l'ai embrassée, square grimmaud, je savais que c'était une connerie, et pourtant rien ne pouvais plus me retenir.

« Hermione, je t'aime »

A ce moment, même le professeur Binns avait arrêté de lire ses notes et me regardait. En 150 ans de carrière, ça devait être la 1ère fois qu'une chose comme ça lui arrivait.

« Hermione, je t'aime, et rien de ce que tu pourras dire ne pourraient changer ça. »

Toute la classe me regardait avec des yeux de merlan frit. Même Lavande et Paverti ne se mirent pas à glousser tellement elles étaient estomaquées, mais je ne m'en rendais pas compte à cet instant, je ne me rendais compte de rien, même pas qu'Harry se trouvait également dans cette salle, je savais qu'une seule et unique chose, qu'Hermione était en face de moi, et qu'elle devait savoir tout ce que je ressentais pour elle.

« Je sais que je ne suis pas le prince charmant dont tu as toujours rêvé, je suis bourré d'un tas de défauts qui ont le don de te mettre hors de toi, mais la vérité, c'est que je t'aime plus que tout, et que je ne peux pas vivre sans toi. Tu sais, je comprendrais qu'avec toutes les conneries que j'ai faites ces derniers temps, tu ne veuilles plus de moi, mais je te promets que si tu me laisse une nouvelle chance, rien qu'une toute petite chance, je ferais tout pour me rattraper. Je te promets d'être à tes ordres, et d'écouter tes moindres petits désirs, je te promets de tout faire pour que tu puisses compter sur moi comme tu le faisais auparavant, j'ai besoin de toi Hermione, je ne supporte plus d'être loin de toi. »

Tout mon être était en ébullition, j'avais tellement peur de ne pas pouvoir lui dire tout ce que j'avais sur le cœur que je ne reprenais à peine ma respiration entre chaque phrase.

« J'ai réfléchi à ce que tu m'as dit, tu sais, et moi aussi je veux pouvoir parler d'avenir avec toi, je ne veux pas que tout s'arrête, je veux parler de mariage, et d'enfants, de tas de petits enfants qui auront ton intelligence et mon… Non, et rien de moi, ou peut-être si, mes cheveux roux, je veux parler de notre vie, et plus de nos vie. Il n'y a qu'avec toi que je peux être heureux Hermione. Je n'ai pas grand chose d'autre à t'apporter. Mon amour, et des tas d'ennuis, mais je t'en supplie, si tu reviens, je te promets qu'avec cet amour et ces ennuis, je ferai tout pour faire de toi la plus heureuse des femmes. »

J'avais fini, je n'avais plus rien à dire, il ne me restait plus qu'une chose à faire, attendre que la sentence tombe.

Hermione se leva à son tour, son visage restait impassible, je n'avais aucune idée de ce qu'elle pouvais penser. puis elle ouvrit enfin la bouche pour parler, je frissonnais.

« Professeur Binns, pouvons nous sortir s'il vous plait ? »

« Mais oui miss » Répondit le professeur fantôme qui visiblement n'avait aucune idée de comment réagir dans de telles circonstances, et pour être tout à fait exact, il n'était vraiment pas le seul.

Je suivis Hermione qui partait en direction de la porte.

A suivre…

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

REPONSES AU REVIEWS

La folle : Je suis désolée, je fait encore plus monter le suspens là… mais bon, en faite, il est 5 heure du mat', j'ai écrit toute la nuit pour finir ce chapitre au plus tôt, j'avoue qu'aussi bizarre que ça puisse paraître, j'écris mieux la nuit. Mais même là je remarque que la fin est encore un peu méchante… Je me rattraperai sur le prochain chapitre, c'est promis.

Kmikase :Je te remercie bcp pour tes compliments, j'avoue que la rupture, c'est du bon concret, alors c'est plus facile… Mais bon, j'espère que la déclaration d'amour de Ron aussi t'as plu…

Sugy : Merci pour tout, le mots fin, ça à était mon coté sado-maso qui est ressorti. Quand à ne me quitte pas, c'est l'histoire que j'ai écrite qui me plait le plus, mais si tu vas la lire, sort ton mouchoir… Bisous.

Allima : C'est clair que moi aussi j'aurai craquée à la place d'Hermione, mais bon, au moins maintenant, Ron l'a dit à Harry… Indirectement. Bisous.

Jo : pardon pour la fin de mon autre chapitre…et celle là, j'avoue que je suis assez méchante. (hin,hin,hin )(lol) mais je promet de me rattraper au prochain chapitre.

Mixme71 : Merci pour ton reviews, j'avoue qu'avant, je pensais aussi que toutes les histoire d'amour finissaient mal, et, j'ai rencontré un petit bout d'homme qui met tout en œuvre pour me prouver le contraire…

Larmes de pluie : C'est vrai qu'elle a tapé où ça fait mal. D'un autre côté, pour réveiller Ron…Bisous.

Selphie451 : Et ben voilà, il a tout dit à Harry. Tu pensais pas que ça se passerai comme ça, hein ( lol ) bisous.

Artémis : Ne t'inquiète pas comme ça, tout vas s'arranger pour le petit Harry, je sais même déjà comment je vais faire, je viens d'avoir une illumination !!!(lol), Paverti va finir par gicler… Biz