LeDjiNn : avant le prochain chapitre, il faut finir celui-là.
Ryan : et voilà !
Mary Cooper : n'oublie pas que tu es dans un château : les pièces sont plutot grandes à priori. Quant à ce que va dire Lily...
Lunenoire : un serpentard qui a la langue qui fourche. assez marrant en effet!
Wargate : faut surtout pas !
Philippe Gryffondor : nous voici mercredi, content?

*****

« Severus ! Tu es là ? » Elle semblait très agitée. Harry bondit et ouvrit la porte.

« Maman ! Que se passe-t-il ? »

« Lily ! » cria son beau-père. « Rentre et ferme la porte ! Avant que quelqu'un ne nous voie tous ensemble ! »

Elle claqua la porte derrière lui, puis se tourna et regarda le rassemblement, perplexe. « Que faites-vous tous ici ? » Elle fixa les Weasley. « Et Albus ! Votre nez ! »

Dumbledore se frictionna son nez tendre à nouveau. « C'est un tel soulagement d'enlever ce sort parfois, Lily. De plus, j'expliquais à Charlie qui j'étais vraiment… »

« Et nous parlions que les trois » dit Harry et désignant de la tête Ginny et ses frères « aillent se cacher. »

Elle le foudroya du regard, soudain offensive. Harry était complètement confus.

« Hé bien, c'est salement trop tard ! cria-t-elle.

Son mari se leva et fut à ses côtés en un clin d'œil. Il tenait le haut de ses bras fermement. « Dis-moi ce qui est arrivé ! » siffla-t-il entre ses dents. Harry réalisa qu'il serrait douloureusement ses mâchoires. Oh non, oh non, oh non, pensa-t-il. Si quelque chose est arrivé à Jamie…

« C'est Stuart » sanglota finalement sa maman, s'effondrant contre son mari, qui la prit dans ses bras. Harry et Draco se regardèrent. Ils ne s'attendaient pas à cela. « Simon a trouvé le mot ce matin… » Ils virent la mère de Harry enlever un bout de parchemin de sa poche, et le tendre à son mari. Il y jeta un œil, et devint de plus en plus pâle, puis le tendit à Harry.

Au frère et au père de Stuart Rogue.

Si vous voulez le revoir vivant, vous savez ce que vous devez faire.

Il n'était pas signé. Le cœur de Harry battait frénétiquement. Il tendit la note à Dumbledore, qui la lut à voix haute. Ginny bondit et jeta ses bras autour de Harry.

« Oh, Harry, je suis tellement désolée ! Nous devrions partir… bien sûr que nous devrions… »

« Ginny ! » dirent simultanément ses frères, choqués par cet affichage.

Harry et Ginny se séparèrent, mais il lui dit. « Non, Ginny, je suis désolé. C'était moi qui était stupide ce matin. Je ne voulais pas te blesser, tu sais, seulement te protéger… »

Maintenant, c'est Ron qui se levait, foudroyant Harry du regard. « Ce matin ! Tu veux dire… C'était toi ? »

Harry lui fronça les sourcils. Est-ce que Ginny avait dit quelque chose ? « Moi quoi ? »

« L'autre élève perdu ! » Ron passa ses doigts dans ses cheveux à plusieurs reprises, jusqu'à ce qu'il semble que tous ses cheveux étaient redressés. « La directrice avait juste dit à tout le monde en cinquième, sixième et septième année que nous cherchions deux élèves perdus dans la tempête… et elle est venu nous voir, Charlie et moi, et nous a dit que Ginny était l'un d'eux. Nous avons été forcés de revenir au château quand le temps s'est trop gâté… Je n'ai pas du tout dormi la nuit dernière ! Je pensais qu'elle était morte. Puis elle arrive comme une danseuse ce matin… » Il foudroya sa sœur du regard. « Tu ne m'as jamais dit que l'autre élève était Potter ! »

« Tu ne me l'as pas demandé ! » répondit-elle, sans pouvoir rien faire.

Harry le regarda nerveusement. Il semblait y avoir affreusement beaucoup de monde dans la pièce. « Nous… nous nous sommes abrités dans les vestiaires de Quidditch… Je nous ai invoqué des balais, et nous sommes revenus en volant au château ce matin. » dit-il calmement.

Ginny passa son bras dans le sien. « Sommes-nous d'accord maintenant ? » lui chuchota-t-elle. Il la regarda tendrement. Comment pouvait-il avoir jamais considéré se séparer d'elle ?

« Oui, » dit-il calmement, la regardant dans les yeux. « Toujours. »

Ron était maintenant aussi rouge que ses cheveux, et même si Charlie avait une bonne prise sur la robe de Ron, il n'avait pas l'air plus ravi au sujet de Harry. « Vous deux. Toute la nuit. Dans les vestiaires de Quidditch. » il avait l'air d'un volcan prêt à exploser. Ginny tint encore plus fermement le bras de Harry.

« Hé bien, je préfère que ce soit avec mon petit ami plutôt qu'avec un parfait étranger ! » dit-elle passionnément à ses frères. Aïe, pensa Harry. Nous voilà avec une triple dose de caractère Weasley.

« Ton petit ami ! » s'exclama Charlie, ayant l'air, sans erreur possible, d'avoir été trahi. Il pouvait probablement comprendre que Harry ne le dise pas à Ron, mais ne pas le lui dire, à lui, son professeur favori et un bon ami ? Harry tituba. Charlie avait l'air si blessé.

« Est-ce que tu veux dire que tu étais avec Potter toute la nuit et qu'il est ton petit ami ? » demanda Ron. Ginny se blottit plus près de Harry maintenant, et acquiesça. Harry ne pouvait pas regarder Ron en face. Puis il souhaita l'avoir fait, car il l'aurait vu arriver. Soudain, Charlie perdit prise sur la robe de son petit frère, comme celui-ci bondissait en travers de la pièce, attrapant Harry par le devant de sa robe, et le levant, le faisant se mettre sur la pointe des pieds et regarder le visage très en colère de Ronald Weasley.

« Potter ! » cracha-t-il au visage de Harry. « As-tu sauté ma sœur ? »

Harry le regarda sans rien pouvoir dire, et il bougea sa mâchoire, mais rien ne sortit. Il n'y avait aucune élégance pour cela. Mais ensuite, Ginny s'inséra entre eux et poussa Ron et arrière, comme si elle avait fait cela de nombreuses fois dans sa vie (et peut-être était-ce le cas). Elle se tint devant Harry, tendant les bras en arrière pour lui prendre les mains et les passer autour de sa taille. Elle les tint là, de telle sorte que Harry dut se tenir tout contre son dos et regarder les autres par-dessus son épaule, son bouclier-Ginny.

« Je te ferai savoir, » dit-elle fièrement, son menton levé en l'air, « que je l'ai séduit. »

Harry ferma ses yeux, grognant. Super, complètement super, pensa-t-il. Disons le simplement dans une pièce remplie de gens, y compris mes parents…

« Super, Harry ! » dit soudain Draco, tapant Harry dans le dos et souriant. Il se figea immédiatement comme tout le monde dans la pièce sauf Harry, Ginny et Dumbledore le regardait d'un air menaçant. Draco se colora légèrement, et se rassit.

« Et je te ferai savoir que j'ai été emportée dans le lac par une créature ensorcelée, et que je serais morte si Harry n'était pas venu me chercher et ne m'avait pas tirée de là, alors avant que vous vous plaigniez de nous… »

« Franchement, je me fous si Harry saute une chèvre ! » cria soudain sa mère, sa voix dure. « Je veux retrouver mon fils ! »

Harry sentit Ginny se hérisser, et il lui chuchota « Elle ne dit pas que tu es une chèvre. » Ron donnait encore l'impression de vouloir tuer Harry, et Charlie n'avait pas l'air de considérer Harry comme sa personne préférée non plus, en ce moment. Dumbledore, pensa Harry, avait l'air bien trop amusé.

« Tout le monde, asseyez-vous, s'il vous plaît. Je pense que j'ai un plan d'action. » Il invoqua une chaise pour la mère de Harry, et tous les autres retournèrent sur les chaises qu'ils occupaient précédemment. Quand il furent tous rassis, Dumbledore regarda très sérieusement Ron. « Combien de personnes as-tu vues ce matin ? »

Ron haussa les épaules, fronçant encore les sourcils à Harry et Ginny. « Je ne sais pas… J'étais dans une chaise près du feu dans la salle commune de Griffondor, et puis Ginny est rentrée, et cette chouette a commencé à taper à la fenêtre à ce moment là. Elle était de vous, nous disant de descendre ici. »

« Alors, aucun de tes camarades de maison ne t'as vu ? As-tu rencontré quelqu'un sur le chemin de mon bureau ? » Ron secoua la tête. Dumbledore acquiesça. « Bien, très bien… » marmonna-t-il, mettant ensemble ses mains et regardant le bout de ses doigts. Ils attendirent tous pendant ce qui sembla un moment interminable avant qu'il ne parle à nouveau. « En tant que concierge » dit-il d'une voix amusée, « j'en ai appris bien plus sur ce château que lorsque j'étais directeur… »

« Vous pourrez vous cacher, et cependant rester ici, dans les murs de Poudlard, et bénéficier de leur protection. Je connais exactement un endroit pour vous. Tu écriras un mot adressé au professeur Black, expliquant que tu as quitté le château durant la nuit pour chercher ta sœur dans la tempête. On pensera que vous avez tous les deux été perdus. Draco et Harry ne pourront plus vous tuer, car il semblera que vous soyez déjà morts. Tu n'iras pas te cacher à ce moment-là, Charlie, parce que cela semblerait une trop belle coïncidence que tu aies suivi les traces de Ginny et Ron. Cela devra faire pour le moment. Nous devons espérer que même si tu n'as clairement pas été blessé, » il fit un signe de la tête à Charlie, « les professeurs Rogue et Evans pourront retrouver leur fils. »

Ils se regardèrent tous, incertains quant à cette solution. « Et pour nos parents ? » demanda Ron, la voix rauque. « Ils sauront que nous allons bien, n'est-ce pas ? »

Dumbledore secoua la tête. « C'est trop risqué. Ils sauront finalement, mais maintenant, je crois… »

« Non ! » s'exclama Charlie, se relevant. « Vous ne pouvez pas faire cela à maman ! Ne venons juste de retrouver Maggie… »

Dumbledore eut l'air complètement surpris. « Maggie ? »

« Margaret, » dit calmement Ginny. « Nous avons trouvé Margaret. Une de nos sœurs perdues. »

Dumbledore eut l'air choqué, puis sourit. « Je n'en avais aucune idée. C'est merveilleux ! »

« Non ! Ce n'est pas merveilleux ! Vous ne pouvez pas me demander de ne pas dire à ma mère que Ron et Ginny vont bien… vous ne pouvez simplement pas ! » Charlie avait l'air plus anéanti que Harry ne l'avait jamais vu.

Dumbledore regarda tristement Charlie. « Je ne veux pas lancer un sort de mémoire sur toi mon garçon, mais si je le dois, je le ferai. Tes parents doivent préparer des funérailles. Un double enterrement. Pourquoi ne disons-nous pas… après cela, tu pourras leur dire la vérité. Qu'ils sont vivants. Mais tu ne pourras pas leur dire où. Cela fera ? »

Charlie réfléchit à cela, et se tourna vers Ron et Ginny. « C'est de la falsification de vos morts que nous parlons. Qu'en pensez-vous ? »

Ginny regarda Harry avec une expression terrible. « Je hais penser à maman ne sachant pas… »

« Elle le saura bientôt, Ginny, elle le saura bientôt. » lui dit gentiment Dumbledore. Ron lançait encore à Harry un regard noir. Charlie se tourna à nouveau vers Dumbledore.

« D'accord » soupira-t-il avec résignation. « Et vous êtes sûr qu'ils seront en sécurité ? Personne ne pourra les trouver ? Et on en prendra soin ? »

« Non seulement cela » dit l'ancien directeur en se levant, « mais je m'attends à ce qu'ils continuent leurs études. En tant que concierge, je peux aller à n'importe quel endroit quand je veux. Je vous apporterai vos leçons et vous ferai moi-même passer vos examens. » dit-il sévèrement à Ron et Ginny. « Étant donné que vous n'aurez pas l'opportunité de rencontrer des gens, j'attends de vous deux que vous excelliez, est-ce compris ? »

Harry pouvait dire qu'ils trouvaient étrange de recevoir de tels ordres d'un concierge, mais ils le regardèrent tous deux solennellement et dire « Oui, sir. »

Il se tourna vers le mur nu derrière lui, et dit « D'accord. Allons-y. » D'un geste de sa baguette, les gigantesque blocs de pierre s'évaporèrent, laissant un passage de la forme d'une arche gothique. Harry pouvait clairement voir les escaliers de pierre montant juste derrière l'ouverture, et les lumières vacillantes, venant probablement des torches sur les murs.

Ron et Ginny se regardèrent, incertains. « Maintenant ? Nous devons nous cacher dès maintenant ? »

« Mais… mais… je suis allée voir Madame Pomfresh ! » se souvint soudain Ginny. « Elle sait que je ne suis pas morte dans la tempête ! »

Dumbledore se tourna, assimilant cette information. « Oh ? Oh mon… C'est trop bête. Je suppose que je vais devoir lancer un sort de mémoire sur cette pauvre Pompom avant qu'elle ne dise quoique ce soit… »

Le beau-père de Harry se leva. « J'en prendrai soin, Albus. » dit-il, avant d'ouvrir rapidement la porte et de s'éloigner.

« Je vais avec lui » dit sa mère, partant aussi, lançant un regard dérangeant à son fils aîné par-dessus son épaule. Harry n'eut pas l'opportunité d'analyser ce regard avant qu'elle ne parte.

Ron et Ginny regardèrent le vieil homme qui acquiesça tristement. « Oui, j'ai bien peur que vous deviez le faire maintenant. Nous ne pouvons pas prendre le risque que quiconque vous voie. »

Ils étaient tous debout maintenant, Dumbledore devant l'arche ouverte, Ron et Ginny à deux doigts de la franchir, mais hésitant. Charlie s'avança vers eux, et prit Ron dans une accolade virile, puis jeta ses bras autour de Ginny, la pressant étroitement. Harry pouvait voir les larmes briller dans les yeux de Charlie.

« Vous serez en sécurité tous les deux », dit-il la voix prise. « J'ai confiance en Dumbledore pour qu'il prenne soin de vous. Trop bête que vous n'ayez jamais connu comment c'était quand il était directeur… »

Dumbledore lui fit un signe de la tête. « Pourquoi ne vas-tu pas appeler tes parents ? Tu as besoin de leur annoncer la nouvelle que Ron et Ginny manquent. Et je dirai la vérité à Minerva, mais lui rappellerai qu'elle doit se comporter comme si Ron et Ginny étaient encore dehors, devant être retrouvés. Nous continuerons à faire chercher les élèves et les professeurs. Dis à tes parents ce qui va se passer. » Charlie déglutit et acquiesça avant de partir.

Dumbledore se tourna vers Draco « Et pourquoi n'envoies-tu pas une chouette à ton père, lui disant la disparition de Ron et Ginny, et lui suggérant peut-être subtilement que toi et Harry pourriez en être responsables… ? » Draco eut l'air confus d'abord, puis la compréhension l'éclaira lentement.

« Oh ! Exact, exact ! » Il s'enfuit pratiquement de la pièce en courant. Dumbledore dit à Ron « A toi maintenant ! Nous avons beaucoup à grimper. Tu ferais mieux de commencer. »

Ron regarda Harry et Ginny, incertain, la colère et le ressentiment encore figé sur ses traits. « Et pour eux ? »

Dumbledore les regarda tous les deux et eut un sourire bienveillant. « Je pense que nous avons besoin de les laisser seuls quelques instants. Viens ! » Il tira Ron à travers le passage. Ses jambes dégingadées semblaient être figées dans le sol, et il eut l'air d'être encore à deux doigts de se jeter sur Harry, mais finalement, il se laissa docilement conduire vers sa cachette. Avant que Dumbledore ne passe par l'ouverture, Harry croisa son regard bleu étincelant, et il sourit au vieil homme avec gratitude.

Quand ils furent tous les deux partis, Harry se tourna vers Ginny, mais il n'eut pas la moindre chance de dire quoique ce soit avant qu'elle ne se soit lancée contre lui, jetant ses bras autour de son cou, et tirant sa bouche vers la sienne. Il ouvrit ses lèvres et la but, tenant son visage levé avec une main, et descendant l'autre prendre appui dans le creux de ses reins. Il l'embrassa comme s'il n'allait plus jamais le faire, sentant ses doigts emmêlés dans ses cheveux, son corps chaud pressé contre le sien. Il vit un million d'images d'elle dans son esprit. Une petite fille à la Coupe du Monde. La première fois qu'elle avait franchi les portes de la grande salle, nerveuse avant d'être répartie. Attrapant le vif durant un match de Quidditch, son visage radieux comme elle faisait son tour d'honneur. Son expression ravagée quand il avait réalisé qu'elle l'avait embrassé parce qu'elle avait perdu un pari…

Il rompit le baiser et la rapprocha encore plus près de lui, pressant son visage dans ses cheveux, essayant de ne pas pleurer. Il se recula et la regarda, ses mains encadrant son visage. « Je t'aime, Ginny. Je t'aime tant… »

Elle acquiesça. « Je t'aime aussi. » chuchota-t-elle d'une voix enrouée. Elle commença à pleurer d'abord. Il goûta son sel comme il lui prodigua des baisers sur son front, ses joues, les orbites en-dessous de ses sourcils, son menton, son nez… Finalement, il réalisa qu'il devait maintenant la laisser partir, avant qu'il ne se mette aussi à pleurer. Nous nous retrouverons, se dit-il. Nous nous retrouverons…

« Au revoir, Ginny. » dit-il doucement.

Elle alla vers la porte. « Au revoir, Harry. » chuchota-t-elle par-dessus son épaule. Ginny se tourna et passa lentement sous l'arche, et dès qu'elle fut passée, les pierres réapparurent, et Harry se retrouva fixant un mur vierge de pierres grises.

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