Wargate : un peu de suspens ne peut pas faire de mal.
JPB : merci pour cette belle review. Je suis assez d'accord sur le fait que l'auteur fait souvent des tours et detours qui ne sont pas toujours nécessaires, mais bon, lors de ma deuxième lecture, cela m'avait semblé plus fluide que lors de la première. A voir.
Philippe Gryffondor : j'étais en vacances, alors il n'y pas de rattrapage qui tienne. na !
Lunenoire : voici donc le témoignage de Ron.
Ryan : donc, la suite...
Bartimeus : merci. Pour le coup du gratin, j'ai très librement adapté "a shepherd’s pie with nothing under the mashed potatoes" c'est à dire une tourte sans viande, et avec les potatoes, j'ai pensé au gratin dauphinois, c'est tout.
marine : Harry se débrouille, c'est certain, mais il est encore jeune...
dumati : je te sens stressé là, non ?
popov : une vingtaine de chapitre au total.

Et maintenant, la suite

Harry poussa un soupir de soulagement. Ron l'aiderait… Il le lui avait dit. Harry arrêta de lutter et regarda Ron, lui faisant un signe de la tête et un petit sourire. Ron, cependant, ne croisa pas son regard, mais se leva où il se trouvait, à côté de Dumbledore, visiblement nerveux.

« Alors, Mr Weasley, » commença Croupton « Est-ce vrai que durant le temps où vous aviez disparu, vous étiez caché dans le château de Poudlard par Harry Potter parce qu'il ne souhaitait pas vous tuer, comme on lui en avait donné l'ordre ? »

« Bien… Je ne sais pas si quelqu'un lui avait dit de me tuer ou pas. Je ne serais certainement pas surpris si quelqu'un lui avait dit de le faire cependant. Nous ne nous sommes jamais vraiment bien entendu. »

« Je vois. Alors, où étiez-vous après le blizzard dans lequel votre sœur a disparu ? »

« Bien, pour bien l'expliquer, vous devez comprendre pour Potter et ma sœur. Il était obsédé par elle, d'aussi loin que je puisse me souvenir. Il la suivait partout, lui écrivait des poèmes… C'était un peu inquiétant vraiment. Elle ne lui aurait jamais accordé le temps d'une journée. Quand nous avons finalement appris que le professeur Evans était sa mère, cela a commencé à avoir du sens pour moi… »

« De quelle façon ? »

« Bien, elle se ressemblaient un peu. Des yeux différents, mais les deux avec de longs cheveux roux, à peu près la même taille… des similarité superficielles, vraiment, mais de toute évidence, elles comptaient pour Potter. »

Harry était bouche bée. Que voulait-il dire ?

« Théorie intéressante, Mr Weasley. Mais j'avais l'impression que Mr Potter n'entretenait pas de très bonne relations avec sa mère. »

« Oh, oui, tout à fait. Je veux dire, le jour où nous avons appris que le professeur Evans était sa mère, la façon dont cela s'est produit est que son meilleur ami a fait un commentaire au déjeuner sur l'apparence du professeur ce jour-là. Je ne l'ai pas entendu, mais quand Potter à commencer à crier à cause de cela, ce qu'avait dit Malfoy semblait assez évident. Potter a dit qu'il était particulièrement en colère parce que Malfoy savait qu'elle était sa mère, pas comme les gars comme Zabini, qui faisaient des commentaires sur elle sans en savoir plus. Je veux dire… C'est juste un de ces codes, n'est-ce pas ? Un gars ne parle pas de la mère d'un autre gars de cette façon. Cela ne se fait pas. »

« Comment cela, Mr Weasley ? »

Ron devint tout rouge. « Vous savez. Comme d'une fille qui vous plaît. » Harry remarqua, qu'il regarda pendant un moment Dumbledore, qui fit un fit un signe de tête imperceptible. Il le guide, réalisa Harry. Dumbledore lui a dit quoi dire.

« En tous cas, » continua Ron, « la chose suivante que nous savons tous, c'est Potter se tenant au milieu de la grande salle, disant à toute l'école que Evans est sa mère, et qu'elle a épousé le professeur Rogue. Alors elle lui ordonne de descendre à son bureau, et il est insolent avec elle, mais il sort et elle aussi. On peut dire qu'ils allaient avoir une terrible dispute… »

« Quoi ? » cria Harry. « Tu ne sais pas ce qui est arrivé… » commença-t-il à dire incapable de continuer tellement il était choqué. C'était quand lui et sa mère s'étaient réconciliés. Il lui avait dit qu'il l'aimait… Que Ron le déforme de la sorte le rendait complètement sans valeur. Croupton ignora Harry.

« Est-ce que Mr Potter et sa mère avaient souvent des disputes ? »

« Bien, je ne sais pas cela. Mais elle était assez souvent sur lui en potions. Toujours à le marquer ou à lui enlever des points de maison. »

Tout ce que Harry pouvait faire était de regarder Ron avec incrédulité. « Je vois » dit Croupton, se frottant le menton et marchant. « Et pour votre sœur ? »

« Bien, nous pensions qu'il avait arrêté de la déranger, mais ensuite, il l'a amené à l'infirmerie un jour, le trimestre dernier, et dit qu'il l'avait trouvée au pied de l'escalier de la grande salle. Elle avait de mauvaises blessures internes qu'elle n'aurait pas pu se faire en tombant dans les escaliers, selon madame Pomfresh. Et Potter était soudain là, tout le temps, assis à son chevet pendant qu'elle récupérait. »

« Hmm. Alors Mr Potter est celui qui l'a trouvé, gravement blessée d'une manière qui ne pouvait pas être expliquée par une chute dans les escaliers, après quatre années de rejet constant par votre sœur ? »

« C'est exact. »

« Et quant à ce blizzard ? »

« Bien, il l'a en quelque sorte coincée, et lui a demandé si elle voulait l'accompagner pour une marche. C'était quand nous étions à la fin de cette étrange sort de chaleur. Je pense qu'elle voulait le repousser une bonne fois pour toutes, mais aussi le faire en douceur. Elle était comme cela. Alors elle l'a accompagné. Pendant qu'ils étaient dehors, le front froid s'est avancé et il a commencé à neiger à gros flocons. Beaucoup de préfets et de professeurs sont sortis pour les chercher, mais quand la tempête est devenue trop forte, nous avons dû rentrer au château. Je n'ai pas pu le supporter cependant. Je ne pouvais pas dormir, sachant qu'elle était dehors. Alors je suis moi-même sorti, mais j'ai été un peu mis hors course. »

« J'ai réussi à traverser toute la forêt jusqu'à ce village moldu nommé Rhynie. Un policier m'a trouvé et conduit à l'hôpital d'Huntly, qui est une ville plus grande à proximité. Rhynie est près de la forêt de Clashindarroch. J'ai entendu les gens l'appeler la forêt de Clash. Apparemment, il y a beaucoup de pistes de ski de fond à travers la Clash. Je pense que c'est en fait la même que notre Forêt Interdite, mais en chemin à travers la Clash, les personnes non-magiques tombent sur les sorts repousse-moldus et décident de rentrer. Apparemment, ils étaient habitués à ce que de stupides touristes aillent skier sur les chemins forestiers et se perdent dans les tempêtes s'il ne rentraient pas assez tôt au village. »

« Je pense que cela a duré quelque chose comme trois semaines avant qu'ils me laissent me lever et marcher un petit peu. D'abord, je ne pouvais pas leur dire où ma famille vivait, et où j'allais à l'école, parce que mes parents n'ont pas de téléphone, leur maison n'est pas sur le trajet du facteur moldu, et Poudlard ne peut pas être trouvé par les moldus, évidemment. Et même si j'avais essayé de leur dire que je venais du grand château de l'autre côté de la Clash, personne ne m'aurait cru. Alors ils ont pensé que j'avais perdu la mémoire ou quelque chose comme cela comme je ne leur disais pas beaucoup de choses. Je ne voulais pas leur dire mon non, non plus, afin qu'ils pensent que je ne le savais plus non plus. Bien, tenez, voyez par vous-même. »

Il sortit ce qui ressemblait à un journal plié de la poche de sa robe, et descendit le tendre à Croupton, qui le regarda avec un grand intérêt.

« Vous aimerez voir cela, Mr Potter. »

Harry prit le journal dans sa main gauche, le tenant maladroitement parce que son bras était lié à la chaise. C'était un journal moldu de la ville de Huntly, Aberdeenshire, et il y avait une photo de Ron, décrit comme un jeune homme qui avait été trouvé par la police, errant dans le blizzard près de Rhynie, et qui ne se souvenait pas de son nom ou de son école. Quiconque le reconnaissant devant appeler l'hôpital Gordon à Huntly avec des informations. Harry parcourut le journal. Il y avait aussi des histoires sur l'école locale, un vide grenier qui devait avoir lieu à l'église paroissiale, une discussion relative à l'installation de feux rouges à un croisement particulier de la ville, quelque chose sur la visite récente du prince de Galles (Harry ne réagit pas tout de suite à cela)… Cela avait l'air totalement authentique. Le problème était que Harry savait que c'était un faux. Il commença à trembler. Est-ce que Dumbledore allait faire tout ce qui était en son pouvoir pour l'empêcher de rétablir le cours du temps ? Harry ne pouvait pas croire que l'une des personnes sur lesquelles il comptait se retourne ainsi contre lui…

Ron continua à parler. « Finalement, je me suis débrouillé pour trouver mes habits, me glisser par la sortie de service tôt le matin et revenir à Rhynie et à la forêt. C'était le vingt-cinq. J'avais un peu de nourriture avec moi, que j'avais prise des plateaux des patients près de moi, et j'ai suivi le lisière de la Clash. Finalement, je suis arrivé près des collines, et je pouvais voir Pré-au-Lard et Poudlard au loin, malgré les arbres. J'ai aussi vu quelque chose d'étrange. Cela ressemblait à Potter, Malfoy et ma sœur marchant ensemble dans les collines. Cela semblait très étrange, alors je les ai suivi à distance. Après un moment, j'ai pu dire que c'était le professeur Evans, et pas ma sœur. Mais ensuite, ils m'ont vu. Le professeur Evans a agité ses bras et crié à l'aide, mais Potter l'a faite taire avec une espèce de sort de douleur. Je les ai rattrapé et leur ai demandé ce qui se passait, et si ma sœur avait été retrouvée. J'espérais que si Potter s'était sorti de la tempête, alors peut-être que elle aussi. Je ne savais pas encore que mes parents l'avaient déjà enterré, et moi aussi. Puis Potter m'a forcé à venir à la grotte aussi. Je ne savais pas encore qu'il avait forcé Malfoy à l'aider à amener sa mère dans cette grotte en le faisant chanter. Bien, son père en fait. »

« Du chantage ? »

« Oui. Bien, vous savez que Potter est un Mangemort. Il l'a déjà dit. Pas que je sois surpris. Il a dit qu'il avait vu le père de Malfoy à une réunion et il avait forcé Malfoy à venir l'aider à tuer sa mère, ou il enverrait une chouette avec une dénonciation anonyme de son père au ministère. »

Harry ne pouvait pas être plus choqué. Ron couvrait Draco pour quelque raison, mais essayer d'impliquer Lucius Malfoy.

« Bien sûr, » continua-t-il, « si j'avais su qu'il était sorti du blizzard, mais pas ma sœur, j'aurais su que c'était un tueur de sang froid et j'aurais été plus sur mes gardes. »

Croupton acquiesça, mais Harry retrouva finalement l'usage des mots. 'Pourquoi mens-tu ? Tu inventes tout simplement tout cela ! Ceci… » il jeta le journal moldu au sol « …est un faux, et pour quelque raison, tu essayes de me piéger… »

« Ai-je besoin de vous lancer un sort de silence, Mr Potter ? » Croupton avait presque l'air de s'ennuyer.

La tête de Harry tournait. Cela n'arrivait pas, se disait-il, cela n'arrivait pas…

« Puis, que s'est-il passé, Mr Weasley ? »

« Bien, à l'intérieur de la grotte, Potter nous a désarmé, moi et Malfoy. Puis sa mère a essayé de le désarmer, mais il a réussi à le faire en premier. C'est vrai qu'elle est morte en se frappant la tête contre la paroi de la grotte quand il l'a désarmée. Il ne ment pas sur ce point. Ce n'était pas le Sortilège Mortel. »

« Que veux-tu dire par 'Je ne mens pas sur ce point ?' Je ne mens pas non plus sur elle essayant de te tuer, et sur sauver ta foutue vie ! »

Ron le regarda sans passion. « Où est ma sœur ? Ma sœur qui t'a refusé, encore et encore… » demanda-t-il doucement.

« Tu sais très bien… » commença à dire Harry, puis il réalisa qu'il ne pouvait pas finir. Il ne pouvait pas révéler l'emplacement de Ginny, ni qu'elle était encore en vie. Il était coincé. Il posa sa tête sur son bras, là où il était retenu à la chaise. Est-ce que Ron savait que Ginny n'avait jamais été enceinte ? Ou est-ce que Dumbledore avait oublié de le lui dire par convenance ? « Je n'ai pas assassiné ta sœur. » sanglota-t-il dans sa manche. « Je n'ai pas prémédité de tuer ma mère… C'était un accident… J'essayais de te sauver la vie… »

Il entendit Croupton dire à Ron « Ce sera tout Mr Weasley. Merci, et je suis vraiment désolé pour votre perte. » Harry leva la tête. Ron reprit sa place près de Dumbledore. Croupton se tourna vers Harry. « Bien, Mr Potter. Votre histoire était assez fascinante. Malheureusement, Mr Potter, il y a tant de trous que je ne sais pas par où commencer. Peut-être devrions-nous entendre quelqu'un d'autre qui pourrait apporter un peu de lumière sur quelles sortes de motifs vous pouviez avoir pour tuer votre mère… »

« Des motifs ? » chuchota-t-il, alarmé. Est-ce que Croupton laissait entendre qu'il l'avait planifié ? Que c'était prémédité ?

« Sirius Black ! » appela Croupton, et le parrain de Harry, qui était assis de l'autre côté de Dumbledore par rapport à Ron, se leva. Harry avait une mauvaise impression à ce sujet. Sirius était aussi avec Dumbledore, et ayant entendu la fable de Ron, Harry pensait savoir à quoi s'attendre.

Il se trompait.

« Pouvez-vous nous dire quelque chose sur votre relation avec Lily Evans ? »

Sirius se colora immédiatement profondément. « J'étais très amoureux de Lily evans. Depuis des années. Quand elle sortait avec Sirius Rogue pendant que nous étions à l'école, je le haïssais vraiment. Lui et moi ne nous sommes jamais bien entendu. Mais quand elle a commencé à sortir avec mon meilleur ami, James Potter, j'ai mis mes sentiments de côté, et j'ai accepté leur relation. J'étais témoin à leur mariage. »

« Après que James ait été tué, à la fois Severus et moi étions autour d'elle un peu. Puis il a été celui qui était là quand elle a eu sa fille, alors il a eu un pas d'avance sur moi. Après qu'ils se soient mariés, j'ai accepté à nouveau qu'elle et moi n'allions pas être ensemble. Mais ensuite leurs jumeaux sont nés avec la porphyrie, et elle a commencé à se tourner vers moi pour un support amical de plus en plus. Cette dernière année et demie, leur relation est devenue terriblement tendue, et ils passaient beaucoup de temps à se disputer sur quoi faire pour le pauvre Stuart, qui était bien plus mal que son frère. A un certain moment, ils ont décidé que leur mariage était basiquement fini, et cependant, ils ont maintenu l'illusion d'un couple heureux quand ils étaient à la maison. A Poudlard, ils faisaient chambre à part. Ils sont arrivé à un accord. Ils pouvaient tous deux voir d'autres personnes s'ils voulaient, aussi longtemps que c'était avec discrétion et qu'ils ne laissaient pas les enfants avoir vent de ce qui se passait. »

« Quand elle m'a dit cela, j'ai pris cela pour un signe, et je lui ai dit que mes sentiments pour elle n'avaient jamais changés… Même si c'était un peu embarrassant d'admettre avoir tenu la chandelle pour un bon ami aussi longtemps, je m'en moquais, parce qu'elle… Bien, elle m'a dit qu'elle avait les mêmes sentiments pour moi. Nous ne voulions pas cacher cela à Severus, alors nous le lui avons dit, et il nous a juste rappelé de faire attention. Cela ne lui a pas plu, bien sûr, mais 'l'arrangement' avait été son idée… »

« Et puis… bien nous étions un peu débraillé un jour, et Harry nous a vu ensemble à la maison, à Pré-au-Lard. Nous pensions que tout le monde faisait ses achats de Noël… Nous nous tenions simplement… complètement habillés, je devrais ajouter, mais Harry a eu l'air absolument furieux. Sans utiliser de baguette, il a fait s'ouvrir la porte si violemment qu'elle s'est cassée en deux quand elle a frappé le mur. Et je parle d'une vieille porte en chêne de trois pouces d'épaisseur. Puis il s'est enfui quelque part, et n'est pas rentré pendant des heures. Severus lui a expliqué leur situation maritale, et notre relation quand Harry est rentré. »

« Après cela, Harry m'a définitivement traité différemment. Je suis son parrain, et le parrain de sa sœur, et nous avions toujours eu de bonnes relations. D'une manière ou d'une autre,… il a décidé de prendre parti pour son beau-père, au lieu de se réjouir que sa mère soit heureuse. Mais d'une certaine façon, il n'a pas vraiment pris le parti de son beau-père. Je veux dire, comme je vous le disais, Severus n'était pas réjoui, mais il acceptait notre relation. Ils restaient mariés pour maintenir une vie de famille stable pour les enfants, et à cause de la maladie des jumeaux. »

Croupton lança un regard en vrille à Harry, qui se sentit complètement incapable de masquer la détresse sur son visage. Malédiction, pensa-t-il. Est-ce qu'ils veulent dire que je voulais ma mère pour moi seul, ou que je la voulais pour mon beau-père ? Il n'avait aucun mot pour répondre à ce que Sirius venait de dire. Il ne pouvait pas en discuter la vérité, étant donné que tout ce qu'il disait était vrai, en fort contraste avec l'histoire de Ron. Et la partie sur la destruction de la porte en chêne ne semblait pas très bonne non plus.

Croupton scruta Harry seulement un instant avant de se retourner vers Sirius. « Serait-il prudent de dire que vous craigniez pour votre vie, professeur black ? Que vous vous inquiétiez que votre filleul tente de vous punir pour la relation que vous aviez avec sa mère ? »

Harry lutta encore pour se défaire de ses liens, criant presque hystériquement à Sirius « Je n'ai jamais rien fait qui te menace… »

« Bien, en fait… rien de spécifique. Mais durant tout le dernier trimestre… Il se comportait très étrangement. Il a soudain commencé à montrer de nombreuses capacités magiques qu'aucun de nous ne lui connaissait avant, et il est rapidement devenu compétent sur de nouveaux sorts très difficiles. La nouvelle du Patronus qu'il a invoqué s'est répandue dans toute l'école comme un feu de brousse… »

Les sourcils de Croupton s'envolèrent, disparaissant momentanément sous son chapeau. « Un Patronus ? » dit-il, incrédule. « Quelqu'un en sixième année à l'école… quelqu'un encore à l'école tout simplement… invoquant un Patronus ? »

Sirius acquiesça. « Ils étudiaient des épouvantards en Forces du Mal, et celui de Harry s'est transformé en détraqueur. Dès qu'il l'a fait, il a invoqué un Patronus, et le détraqueur n'a pas pu s'approcher de lui. »

Croupton envoya encore un regard suspicieux à Harry. « Intéressant, n'est-ce pas, Mr Potter, que lorsque vous êtes confronté à un épouvantard, il se transforme en détraqueur. Encore plus intéressant, cependant, est le fait que vous ayez pris la peine d'apprendre comment les combattre… »

Harry tremblait. Ils allaient retourner cela contre lui ? Il était fier de manière justifiée de son Patronus. Et il n'oublierait jamais sa première rencontre avec un détraqueur dans le train de Poudlard, quand il était en troisième année de son autre vie… Est-ce que Croupton allait traiter chaque détail de sa vie de ses six derniers mois comme la preuve qu'il était un mage sombre et un meurtrier ?

Croupton s'était retourné vers Sirius. « Merci, professeur Black. Ce sera tout pour maintenant. Vous avez été d'une grande aide, et je suis aussi désolé pour votre perte. » Sirius lui fit un signe de la tête et s'assit et Harry sentit un désespoir plus profond qu'aucun détraqueur ne lui avait jamais inspiré ramper autour de son cœur et l'immobiliser, de telle sorte qu'il lui semblait qu'il devait lutter pour continuer de battre.

Le reste des dépositions se passa dans le flou pour lui. Son père se leva et dit de nombreuses choses identiques à ce que Harry avait dit, réfutant l'histoire de Ron et clamant que Harry s'était confié à lui pour cacher Ron, mettant l'emphase sur à quel point Harry avait été anéanti quand il avait perdu Ginny dans la tempête. Draco le fit aussi, niant que Harry l'ait jamais menacé ou fait chanter, et niant que son père était un Mangemort. Croupton eut une expression très incrédule quand Draco dit cela. Harry n'enleva pas ses yeux de Dumbledore tandis qu'ils parlaient, le foudroyant du regard, se sentant de plus en plus en colère. Je dois le corriger ! Vous ne pourrez pas m'arrêter !

Seulement… Il le pouvait. Il pouvait juste rester assis là, silencieux et désintéressé, apparaissant à tout le monde comme étant simplement le vieux concierge de Poudlard, tandis que les choses qu'il avait faites derrière la scène faisaient s'effondrer son monde sur Harry.

Finalement, les Londubat témoignèrent qu'ils avaient été appelés par Sirius Black parce qu'il avait vu Lily quitter l'école avec Harry et Draco, et qu'il était inquiet pour sa sécurité, spécialement après que la fille Weasley, qui était dans sa maison, ait disparu. Tout le monde savait que Harry avait été obsédé par elle depuis des années, et qu'elle avait été vue en dernier en sa compagnie. Ils remontèrent le fait qu'ils suspectaient que Harry ait quelque chose à faire avec la disparition de Ginny. Leur 'fils très intelligent, Neville', qui était sorti une ou deux fois avec Ginny avait en premier émis ces soupçons. Harry lutta encore contre les liens.

« Elle n'a jamais fait une telle chose ! » cria-t-il soudain, incapable de se contenir. Gemma Londubat était en train de parler, et elle le regardait maintenant avec une expression de triomphe dans ses yeux brillants. Harry s'effondra encore sur sa chaise, immobilisé par ces yeux haineux. Frank Londubat dit à Croupton qu'ils avaient immédiatement transplané dans les collines en dehors du village, qui n'étaient pas sur le domaine de Poudlard, et quand ils étaient arrivés à la grotte et qu'ils étaient rentrés, Severus Rogue était agenouillé au-dessus de sa femme morte.

« D'abord, » dit-il, « j'ai pensé qu'il l'avait lui-même tuée. Et maintenant que nous savons qu'il savait qu'elle avait un amant, il avait certainement un motif… mais le jeune Mr Potter nous a dit sur les lieux du crime qu'il était celui qui l'avait fait. Je ne suis pas encore sûr qu'il ne couvre pas son beau-père… » Il regarda Severus Rogue à travers la fente de ses yeux, tandis que le papa de Harry se tournait et soutenait le regard de Londubat sans ciller. « Mais » continua-t-il, « il semble que le professeur Rogue avait un alibi, et Mr Weasley a vu Potter, son ami et sa mère monter la colline seuls, et nous avons à contrecœur décidé que le professeur n'avait pas tué sa femme. »

« Alors, » dit Croupton, se renfrognant, « vous êtes absolument sûrs que Severus Rogue n'était complice en aucune façon dans le meurtre de sa femme ? »

« Bien, » répondit Londubat dans la seconde qui suivit, « je n'irais pas jusque là. »

« Il n'a rien à voir avec cela ! » cria soudain Harry, voyant le visage choqué de son père. « Il l'aimait complètement. C'est pour cela qu'il l'a laissé partir. Il voulait qu'elle soit heureuse… » il ne put continuer. Son beau-père le regarda avec gravité, secouant la tête. Harry savait qu'il creusait sa propre tombe…

Il eut l'impression de se réveiller d'un rêve quand Croupton déclara que la séance était suspendue pour aujourd'hui, et que le jury entendrait les déclarations finales de Harry et de lui le lendemain matin, puis qu'il présenterait son verdict. Cette fois, quand les détraqueurs vinrent l'emporter, Harry n'essaya même pas de marcher. Il laissa le dessus de ses chaussures frotter l'ancien sol de pierre, sa tête balançant. Ils le jetèrent dans sa cellule, il s'évanouit sur le sol où il atterrit.

A seize ans, il était un homme brisé.

* * * * *