Lunenoire : c'est la loi de Murphy
Bartimeus : ca ne se complique pas plus que d'habitude, me semble-t-il.
Ankou : bon, tu es excusé, mais seulement parce que je suis magnanime ;-). Sinon, on doit avoir sérieusement attaqué le dernier tiers.
popov : y'a de l'action : c'est une chute.
Philippe Gryffondor : merci.
lianna Potter : de mémoire, pour creer une histoire, il faut utiliser le document manager pour charger son premier chapitre, puis creer l'histoire, et ensuite seulement intégrer le chapitre chargé à l'histoire. Sinon, c'est ma traduc, mais pas mon histoire.
Link9 :courage, l'attente prend fin.
et maintenant, bonne lecture à toutes et à tous
Harry n'était pas sûr de ce qui l'avait réveillé, les voix, ou le sentiment inquiétant que des créatures, de grosses créatures rapides et dangereuses, filaient à toute allure à côté de la tente. Il pouvait entendre des bruits de sabot, et sentir beaucoup de mouvements en dehors des murs de toile, et il se sentait mal à l'aise. Où sommes-nous ? se demanda-t-il. S'étaient-ils installé au milieu d'une ville par inadvertance ? La nuit dernière, même dans le noir et le délire de leur douleur mutuelle, cela avait ressemblé à n'importe quel autre champ dans n'importe quelle ferme. Normalement, ils auraient cherché l'abri d'un bosquet, ou de quelques arbres, mais Harry savait que la cheville de Draco rendait impossible tout mouvement pour le moment. Et avec son poignet blessé, Harry ne pouvait même pas songer à le porter. Ils avaient monté leur camp exactement à l'endroit où ils étaient tombés.
Harry résista à l'envie de regarder au-dehors, pour découvrir ce qui se passait. Quoique ce soit, tout le monde semblait être merveilleusement ignorant de la tente des sorciers en plein milieu. Les sorts repousse-moldus marchaient encore, pensa-t-il avec gratitude.
Mais il n'avait pas à peine pensé cela qu'il entendit le son de sabot frappant le sol humide près de l'entrée de la tente, comme si un cheval venait de faire un saut, et se préparait à continuer. Harry entendit un hennissement agité, et une voix féminine essayant de calmer la bête, disant Là, là, Granny, calme-toi… Tout va aller bien… »
Puis il y eut un autre hennissement, et ouf ! et un bruit sourd. Harry entendit le bruit de sabot s'éloigner à distance. A côté, il entendit quelqu'un lutter pour se relever, et puis un bruit de pas furieux provenant de bottes de cheval très chères qui se dirigeaient droit sur la tente. Oh-oh, pensa Harry. Si un moldu est assez en colère, est-ce que le sort fonctionne ?
Puis il eut le choc de sa vie quand il vit le cavalier désarçonné mettre sa tête dans la tente. Elle, à son tour, eut l'air tout aussi choquée de quand son corps suivit sa tête, l'air étonnée qu'elle puisse se tenir debout, que ce soit une petite pièce au lieu de petit espace que laissait supposer son apparence extérieure. Elle fixa les meubles, puis déglutit et enleva ses gants et sa bombe, faisant sortir une cascade de cheveux dorés et brillant, regardant l'intérieur de la tente. Il y avait beaucoup de boue sur son postérieur, probablement à cause de la chute, pensa Harry.
Nom de nom » dit-elle dans un souffle comme elle regardait autour d'elle, puis quand ses yeux se posèrent sur Harry, sa colère trouva un nouveau souffle. Écoutez, je ne sais pas qui diable vous êtes ou ce que vous pensez faire en dressant une tente ici, mais nous essayons de faire une course de point à point pour une œuvre de charité, et cette foutue chose était à l'endroit où j'essayais d'atterrir quand Granny a sauté la haie. C'est le meilleur endroit, si vous allez … »
Harry la fixa. Granny ? »
Elle eut l'air extraordinairement en colère. Granny's Ghost [NDT : =le fantôme de grand-mère]. La jument grise que je montais. Elle a été effrayée par cette foutue tente et m'a faite tomber. Sacrée chance que je me sois rien cassée. » Elle frotta son arrière train, cillant. Harry essaya de ne pas rire, mais c'était difficile.
Tu veux dire qu'un fantôme a eu peur ? » il réussit à ne pas rire directement. Elle avait les lèvres tirées en une ligne obstinée.
Ce n'est pas drôle… »
Alicia, calme-toi… »
Je ne me calmerai pas… qu'avez-vous dit ? Comment savez-vous comment je m'appelle ? » Alicia Spinnet l'observa plus attentivement maintenant, mais elle ne semblait encore avoir aucune idée de comment il la connaissait. Puis Draco commença à se réveiller et s'étira, baillant largement, ses yeux encore fermés. Il s'assit, puis balança ses jambes vers le sol, et mit sa tête dans ses mains, se frottant les yeux, ne regardant toujours pas autour de lui. Finalement, il leva la tête et en la voyant, eut un juron coloré et remit sa tête dans ses mains. Elle ricana.
Bonjour à vous aussi. Comme je disais à votre ami… » Elle s'arrêta et loucha sur Draco, ayant l'air de réfléchir furieusement. Vous avez un air familier… »
Draco passa sa main dans ses cheveux courts, grimaçant. Tu m'as vu avec plus de cheveux au concert à Londres. » Alors, pensa Harry, il la reconnaît aussi.
Elle ouvrit de grands yeux. C'est cela ! Tu es… heu… Tu es… »
Draco Malfoy, » dit-il d'une voix traînante. content d'être si mémorable. » dit-il un peu malicieusement. Mais elle l'ignora et se tourna vers Harry.
Mais qui es-tu ? »
Harry traîna, nerveux. Finalement, il le sortit simplement. Harry Potter. » Elle fronça les sourcils, puis ouvrit de grands yeux.
Mon Dieu ! C'est toi ! Ne t'es-tu pas… »
Échappé de prison après y avoir été envoyé pour le meurtre de ma mère. Si. » dit-il calmement, ne prenant pas la peine de s'excuser. Elle ne pouvait pas vraiment courir jusqu'à un téléphone en plein milieu d'un champ. Et ses habits de course assez étroits ne semblaient pas l'autoriser à porter un téléphone.
Elle essayait de tuer quelqu'un d'autre, et il l'a arrêtée, » dit Draco, excusant Harry à sa place. Pas que quiconque en ait tenu compte. »
Alicia regarda autour de la tente, encore éberluée. Alors, c'est… »
Une tente magique. Oui. » dit Draco, presque ennuyé. Les moldus la voient, mais l'oublient tout de suite. »
Oh, cela explique tout. Il me semblait que les chevaux savaient que quelque chose n'allait pas. Je pouvais voir cela de loin. Ils hésitaient tous juste un peu. Mais les autres cavaliers ne remarquaient rien de mal, alors ils cravachaient simplement leurs chevaux, leur disant de faire avec et tout et tout… J'ai remarqué et je suppose que Granny m'a senti hésiter ou quelque chose comme cela… »
Tu n'es pas une moldue, tu es une sorcière, alors les sorts repousse-moldu ne t'affectent pas. Désolé qu'elle se soit trouvée sur le trajet de ton petit cheval de course. Nous ne savions pas que nous nous étions installés en plein milieu d'Ascot. »
Elle posa ses mains sur ses hanches, rappelant à Harry la préfète en chef dont il se souvenait dans son autre vie. Ne me parle pas comme cela. Ce n'est pas une piste. Le club de ma mère a monté un point à point pour une œuvre pour aider les réfugiés finlandais. L'argent est obtenu avec les paris placés par les gens. Tout l'argent qui n'est pas gagné va aux réfugiés. J'ai essayé de préparer ma jument pour la course en quelques jours. Elle a été nerveuse et instable dernièrement. Je pensais que le point à point lui ferait du bien, courir dans l'herbe, traverser la campagne au lieu de tourner en rond autour de la piste. Mais elle est repartie sans moi maintenant. Et je venais de convaincre papa et maman de me laisser monter Granny quand nous la faisions courir. J'ai essayé de les convaincre pendant des années, maman en particulier, que je ne voulais pas toujours faire du dressage. Le dressage est pour les demoiselles, vous voyez. La course est pour les hommes, les voyous. Je veux dire, oui, je suis bonne en dressage, » dit-elle sans paraître le moins du monde consciente de la vanité de son affirmation et j'étais dans l'équipe olympique et tout, » continua-t-elle mais c'est salement ennuyeux. »
Harry admirait son petit corps compact. Elle était assez petite, plus petite que beaucoup d'homme jockey adultes qu'il avait vu, alors c'était un avantage. Et elle semblait certainement déterminée, ce qui n'était sans doute pas un mal, selon lui. Son seul problème du moment était qu'elle souffrait d'un manque de cheval distinct.
Bien, nous avons nous aussi un petit problème » lui dit-il, tendant son poignet blessé. La raison pour laquelle nous nous sommes installés ici est que nous sommes tous les deux blessés. C'est pire pour Draco. C'est sa cheville. »
Vous avez de la chance de ne pas avoir campé dans le champ à côté. Ce ne sont pas des vaches, vous savez, ce sont des taureaux. Et comme nous l'avons vu avec les chevaux, je ne pense pas que les animaux soient affectés par vos sorts repousse moldu. »
Elle commença à les examiner tous les deux, ayant l'air d'être expérimentée en la matière. Harry pensa qu'elle avait probablement souffert de nombreuses blessures relatives aux chutes au fil des ans, en travaillant avec les chevaux. Après avoir regardé le poignet de Harry et la cheville de Draco, elle donna son verdict.
Entorse. Pour tous les deux. Vous avez tous les deux besoin d'un bandage, et toi » dit-elle, pointant Draco du doigt, tu dois garder cette cheville au repos. »
Harry et Draco se regardèrent. Le problème est, » dit Harry que lorsque l'on est en fuite, prendre un peu de repos est quelque peu risqué. Et nous avons récemment été tous les deux malades, et nous sommes bien trop reposé. Nous devons continuer à avancer. Cela nous a prit depuis lundi soir pour arriver jusqu'ici depuis Leicester. Au fait… Quel jour sommes-nous ? »
Samedi. Le vingt-six. Avril »
Nous savions que nous étions en avril… » dit Draco d'une voix traînante. Harry lui jeta un regard noir.
Où avez-vous besoin d'aller ? » dit-elle, avec de grands yeux. Ou est-ce que cela n'a aucune importance ? Aussi longtemps que vous n'êtes pas pris par votre police des sorciers. »
Les aurors. Et, bien… être pris ne serait pas mauvais, mais nous ne courions pas au hasard. Nous devons aller à quelques endroits. Londres, pour commencer. Nous essayons d'éviter la guerre. »
Elle fronça les sourcils. Quoi ? »
La guerre en Finlande. Elle a été fomentée par des mages noirs. C'est une assez longue histoire… »
Elle ouvrit de grands yeux. Vraiment ? Et que pouvez-vous y faire ? »
Harry et Draco se regardèrent. Nous ne pouvons pas te le dire. » dit Harry Désolé. »
Elle ne dit rien mais eut l'air de réfléchir très fort. Finalement, elle dit Écoutez. J'ai mon propre chez-moi dans la propriété de mes parents. C'était le pavillon du gardien. J'ai dix-neuf ans maintenant, et je ne supportais plus que maman fourre son nez dans mes affaires privées tout le temps. Je veux dire, elle faisait comme si je proposais un meurtre à chaque fois que je voulais qu'un petit ami reste… » Elle leur jeta un coup d'œil nerveux. Il n'y a personne actuellement, rassurez-vous. Je peux vous soigner tous les deux et vous remettre d'aplomb, et vous pourrez rester là le reste de la semaine. Puis je pourrai vous conduire jusqu'à Londres. C'est à seulement une heure et demie de chez nous. »
Est-ce là où nous sommes ? Sywell ? »
Non. Vous êtes à Thorpe Malsor. Près de Kettering. Mais nous ne sommes qu'à huit miles au sud d'ici. Vous êtes en fait sur la ferme de Keaton Folly. Ne demandez pas pourquoi. Les propriétaires ne s'appellent pas Keaton. C'est un vieux nom, comme Thorpe Malsor. Où avez-vous besoin d'aller à Londres ? »
A Fulham. Un endroit sur Wardo Avenue. »
Elle acquiesça. J'ai été là-bas. Je sais comment y aller. J'ai eu un petit ami qui habitait là-bas à un moment. » Harry commençait à se demander combien de petits amis elle avait eu. Draco donnait l'impression de vouloir l'embrasser.
Conduire ? » dit-il dans un souffle. As-tu bien dit conduire ? »
Elle acquiesça, comme si elle pensait ridicule qu'il y ait un autre moyen de voyager en Grande-Bretagne. Bien sûr. Nous pourrons le faire vendredi. Cela vous laissera du repos à tous les deux. J'allais retrouver quelques vieux amis de l'école à la National Gallery ce jour là. Je pourrai vous déposer tous les deux à Fulham d'abord. »
Harry sourit pour la première fois depuis qu'il s'était tordu le poignet. Je ne sais pas comment nous pourrons te remercier assez. Et je… je suis désolé que la chose avec Poudlard n'ait pas pu se faire. Je pense encore que tu aurais du avoir une chance d'étudier la magie… »
Elle soupira. Je ne sais pas si je suis désolée. Je veux dire, je suis sortie de l'école, et bon débarras. Je suis simplement contente de savoir ce qui se passe quand il arrive des choses étranges… »
Harry acquiesça. Tes parents doivent être rassurés de savoir aussi. Tu as probablement fait beaucoup de choses étranges quand tu étais plus petite. »
Mes parents ? Ils ne savent pas. » dit-elle, comme s'il aurait du deviner.
Ils ne savent pas ? »
Elle soupira. Je pensais le leur dire, mais je ne voyais aucune manière de dire avec tact 'Oh, au fait, maman et papa, je suis une sorcière.' Il ne semble pas y avoir de cartes dans les boutiques pour ces occasions là. Et puis quand ce gars étrange du ministère de la magie s'est montré et m'a dit que parce que tu t'étais échappé de prison, je n'allais pas aller à leur foutue école après tout, j'étais tellement contente de vivre seule. Il est juste apparu quand j'ai ouvert la porte un matin ! Comme cela ! Mon père aurait eu une attaque cardiaque. Maman aurait pris tant de ses médicaments pour la migraine qu'elle aurait risqué l'overdose. »
Harry déglutit. Il n'avait pas vraiment pensé à comment étaient les choses pour les sorciers et sorcières nés de moldus. A un moment, on leur disait qu'ils étaient magiques et qu'ils allaient aller à une école de magie et de sorcellerie, et l'instant d'après, on leur disait Désolé, changement de plan… »
Draco avait un autre souci cependant. Tu, heu, aurais une voiture par-là, non ? » il la regardait plein d'espoir. Elle fronça les sourcils et il montra sa cheville.
Oh, exact ! Bien, je ne peux pas vous amener tous les deux directement au pavillon. D'abord, je dois revenir au départ du point à point. C'est probablement là où Granny's Ghost est revenue. Je dirais juste à papa et maman qu'elle a été effrayée et cela en restera là. Heureusement, ce n'est pas une partie de la course où il y a des spectateurs. Je reviendrai vous chercher plus tard. Je peux conduire mon Range Rover à travers champs sans problème. »
Harry la regarda avec sérieux. Merci. Merci beaucoup. »
Elle haussa joliment les épaules. C'est bon. Mais tu sais, » et elle fit un signe de la tête à Harry, tu devrais vraiment te raser et te couper les cheveux. ». puis, brusquement, elle partit pour revenir vers les spectateurs. Harry sourit. Il pourrait s'occuper du rasage et de la coupe de cheveux une fois qu'ils seraient chez elle. Elle aurait un beau petit choc, pensa-t-il, se souvenant de Ruth.
Ils mangèrent et écrivirent un petit peu dans le journal en l'attendant. Harry ne savait pas combien de temps s'était écoulé, mais quand il entendit le ronronnement d'un moteur venir dans leur direction, il résista à l'envie de sortir la tête de la tente pour vérifier si c'était elle. Si ça ne l'était pas, il serait vu. La tente avait des sorts repousse-moldus, mais pas sa tête.
Harry sentit le sol vibrer jusqu'à ce que le véhicule s'arrête près de la tente. Une minute plus tard, Alicia entrait, portant des jeans et un T-shirt rose étroit. Elle avait soudain l'air très jeune.
Viens donc. Aidons-le à monter dans la voiture » dit-elle à Harry en montrant Draco de la tête. Sortir de la tente fut malaisé, mais une fois qu'ils furent dehors, Draco mit un bras sur les épaules de Harry et l'autre sur celles d'Alicia, et ils le portèrent pour moitié, et le tirèrent pour l'autre moitié jusqu'à la Range Rover. Harry et Alicia retournèrent à la tente et elle l'aida à la replier et à l'empaqueter, s'émerveillant de sa petite taille. Ils retournèrent à la voiture et Alicia monta au siège conducteur tandis que Harry prenait place à côté d'elle. Elle démarra la voiture avec un air très sérieux, et bientôt, Harry dut se cramponner à la portière avec sa main gauche comme ils rebondissaient sur les bosses et les nids de poule avant de finalement arriver sur une piste terreuse qui les conduisit au bout du compte à la porte de la ferme de Keaton's Folly. Cela leur prit seulement vingt minutes pour atteindre sa maison de Sywell, le pavillon dans la propriété de ses parents. C'était une structure en pierre néo-gothique à l'air confortable, le moyen-âge romancé. Harry et Alicia servirent encore de support à Draco sur le chemin de la maison, et ils le déposèrent sur un sofa près de la cheminée dans le salon d'Alicia. Il eut l'air rassuré de retrouver la civilisation.
Elle les avait bientôt bandé tous les deux, et Draco était assis près du feu avec sa tête en arrière, son pied sur un oreiller posé sur un gros pouf. Harry avait un bandage autour du cou sur lequel son poignet blessé reposait. Surveillant ses patients avec satisfaction, Alicia alla à grands pas vers la porte.
Vous êtes bien. Je reviens bientôt. »
Attends ! » cria Harry. Où vas-tu ? »
Elle se tourna. Oh, désolée. Je mange chez mes parents. Je hais cuisiner. J'allais leur prendre un peu de nourriture de leur frigo pour vous en rapporter. Il y a quelques biscuits dans la cuisine, et vous pourrez vous faire du thé, mais pas beaucoup plus, j'en ai peur. J'ai toujours peur lorsque je suis à côté de nourriture que je la mange sans y penser. Si je veux être le jockey de Granny's Ghost, je dois faire attention à de telles tendances. Le poids est très important. Je ne peux prendre aucun risque. »
Harry acquiesça et lu fit au revoir. Quand elle partit, il s'assit dans le canapé du côté opposé à Draco et prit la télécommande de la télévision sur le pouf, en même temps que Draco. Harry l'eut en premier.
Hey ! J'allais essayer cela. Heu… Qu'est-ce ? »
Harry sourit. Trop lent. Et… tu vas voir. » La boite noire était posée sur un gros buffet de style régence qui supportait aussi une stéréo aux haut-parleurs de belle taille. Quand Harry pressa sur le bouton d'alimentation, elle revint à la vie. Il changea de chaîne avec impatience. Finalement, il trouva les informations. Il avait pensé que si Alicia allait dîner avec ses parents, c'était probablement l'heure des informations du soir.
Bientôt, il souhaita ne pas avoir vérifié, et avoir plutôt trouvé un vieux film ou une comédie américaine comme Draco l'avait réclamé. C'était trop déprimant. On montrait des séquences d'hommes en service, rampant à plat ventre, portant des armes, faisant des exercices. D'autres séquences montraient des rebelles finlandais frissonnant, enveloppés par des couches d'habits, mais portant des mitaines pour pouvoir mieux manipuler leurs armes, et puis il y eut un reportage de Moscou, sur ce que disait le Kremlin…
Harry déglutit et se leva. Je vais prendre une douche. » Il n'avait pas demandé cela à Alicia, mais il en sentait vraiment le besoin.
Est-ce que cela signifie que je peux regarder ce que je veux maintenant ? »
Si tu veux… »
Draco se pencha en avant et commença à zapper, rappelant fortement à Harry la manière dont il s'était comporté chez Mrs Figg durant l'été. J'aimerais que les sorciers aient cela. » dit-il avec ferveur, passant encore quatre chaînes avant que Harry ait simplement atteint la porte
Ils le peuvent » dit Harry en haussant les épaules. Tout ce dont on a besoin est de l'électricité. Plein de sorciers vivent probablement assez près des moldus pour que cela semble assez étrange s'ils n'ont pas l'électricité. »
Je suppose… » marmonna Draco, passant encore trois chaînes, ses yeux commençant à briller. Bien, pensa Harry, il vaut mieux qu'il soit transformé en zombie à cause de la télévision plutôt qu'à cause de Tom Jedusor.
Il réalisa une fois qu'il fut dévêtu qu'il n'était pas certain de pouvoir prendre une douche. Il enleva le bandage qui supportait son bras, mais il ne savait pas s'il pouvait mouiller celui qui immobilisait son poignet. Il se fit couler un bain à la place, gardant soigneusement son bras droit élevé au-dessus de l'eau. C'était difficile de tenir le savon avec sa main gauche. Il n'arrêtait pas de le tomber. Il se concentra très fort et réduisit sa barbe à néant, et il raccourcit également les cheveux sur sa tête. (C'était plus facile à laver quand il y en avait moins, spécialement avec une seule main.)
Il sortait de la baignoire en s'enveloppant une serviette autour de la taille quand la porte s'ouvrit soudain, et Alicia se tenait là, anxieuse. Harry ! Draco a dit…' Puis elle se figea à sa vue. Oh » dit-elle simplement alors. Elle secoua soudainement sa tête et continua. Heu… Draco a dit que tu prenais une douche. Tu… Tu n'as pas mouillé ton bandage, n'est-ce pas ? »
Il le leva pour qu'elle puisse voir. Complètement sec. J'ai décidé de prendre un bain pour cette raison. »
Oh. Bien. Bon. » Elle semblait soudain à court de mots, et donnait l'impression de ne pas vouloir paraître regarder sa poitrine, puis ses jambes. Je vois que tu t'es rasé et que tu as coupé tes cheveux. » dit-elle finalement.
Il passa sa bonne main dans ses cheveux. Sa tête était étrangement légère. En fait, j'ai utilisé la magie. Cela fait moins de désordre. »
Oh. Oui. Bien sûr. Tu n'as, heu, pas besoin d'aide pour t'habiller, n'est-ce pas ? » Harry ne sut pas dire si elle espérait cela.
En fait… As-tu une machine à laver ? Et une robe de chambre de rab, afin que j'ai quelque chose à mettre pendant que mes habits se lavent ? »
Nous devrons laver les habits demain. Je peux les amener chez mes parents. Mais j'ai plein d'habits que tu pourras choisir. Suis-moi. »
Dans le couloir en dehors de la salle de bain se trouvait une garde-robe. Elle ouvrit la porte pour révéler une penderie et quelques étagères sur lesquelles se trouvaient quelques beaux T-shirts pliés.
Voyons… Tu as l'air d'avoir la même taille que Franny… »
Franny ? »
Deuxième, non ce n'est pas cela, troisième petit ami en arrière. Francis en fait. Il était vraiment adorable. » dit-elle tristement, puis elle soupira. Il élève des quarter-horses [NDT : petits chevaux puissants, élevés à l'origine pour sprinter dans des courses d'un quart de mile en Virginie au 18°S]. Il est revenu à Dublin. Il m'appelait encore, mais l'avant-dernière fois, il m'a dit qu'il voyait quelqu'un. Alors la dernière fois, je lui ai dit que j'étais sur le point de sortir à un rendez-vous et que je devais raccrocher. C'était il y a quelques semaines, et je n'ai plus entendu parler de lui depuis. Voilà ! Son maillot de rugby. Ne t'inquiète pas. Il est propre. Et il ne l'a jamais vraiment porté pour jouer au rugby. S'il avait jamais essayé, il se serait fait manger tout cru. Pas vraiment un athlète. Et voilà un jean. »
Merci. » marmonna-t-il, lui prenant les habits. Elle referma la garde-robe et il prit les habits dans la salle de bain pour s'habiller. Quand il sortit, il ne portait que le jean, et cela avait été assez dur avec une seule main. Peux-tu m'aider à mettre le maillot ? » demanda-t-il, se sentant idiot de lui demander de l'aide. Elle sourit et le lui tint, et il passa ses bras dans les manches, grimaçant légèrement. Elle le fit se redresser et le tira sur sa tête, puis tout le long de son corps, comme si elle habillait un petit enfant.
Il la remercia, baissant les yeux vers elle, se demandant à quel point sa vie avait été étrange. De la magie accidentelle, des sorts de mémoire, les jeux olympiques, découvrir qu'elle était une sorcière, abriter un sorcier fugitif…
Alicia, » dit-il doucement. S'il y a une guerre… Que feras-tu ? Comme tu as fini l'école. »
Elle se renfrogna. Maman veut que j'aille à l'université, mais pas moi. Papa dit qu'il est bien ami avec Lord Baines, et qu'il peut facilement m'obtenir une position d'aide de camp. Le clerc glorifié, vraiment. Moi… J'ai des plans différents… »
Quoi ? »
Bien… j'ai parlé à Hermione Granger. » Harry fut surpris. Il semblait que Hermione avait été occupée. Contacter Ruth, Alicia. Est-ce qu'elle avait été en contact avec tous les sorciers et sorcières nés de moldus qui étaient venus au concert ?
De quoi ? »
Alicia regarda furtivement autour d'elle, comme si quelqu'un pouvait les entendre. Elle prévoie de revenir en Amérique, et si elle le fait, je pars avec elle. Elle a dit que nous pourrions trouver comment contacter la communauté magique là-bas, et vraiment apprendre ce dont nous sommes capables. Elle doit penser à la guerre aussi. Elle a aussi fini l'école. Et une violoncelliste et un jockey peuvent aussi facilement travailler en Amérique qu'en Angleterre. »
Mais ne feront-ils pas la guerre aussi ? »
Probablement. Mais ils ne nous renverrons probablement pas ici dans l'armée. Et en tous cas, nous pourrions toujours nous cacher dans la communauté magique américaine si nous en avions besoin. Vos sorciers ne semblent pas apparaître sur les radars du gouvernement. De ce que je sais, vous ne payez pas de taxe ou n'avez pas de passeports… »
Harry eut l'air penaud. C'est en quelque sorte être citoyen d'un pays à l'intérieur d'un pays.. »
Comme… comme les américains natifs ? »
Quoi ? »
Bien, il y a ces endroits où ils vivent, appelés des réserves, et ils peuvent faire des choses, comme les jeux de hasard, légalement dans leurs réserves, même si elle sont situées à des endroits où ce serait illégal autrement. C'est un peu comme un pays différent, mais pas vraiment. Et ce n'est évidemment pas secret, comme le monde magique… »
Je vois. » dit-il, ne voyant pas du tout, mais trouvant qu'elle se tenait très près de lui. Heu… y a-t-il quelque chose à manger ? »
Oh, oui. Je l'ai laissé dans la cuisine. Descendons… »
Ils réussirent à arracher Draco à la télévision (de vieux épisodes de Dallas… Draco n'arrêtait pas de dire qu'il aimait JR Ewing), et Alicia s'assit avec eux à la table de la cuisine, les regardant manger directement dans les boîtes en plastique qu'elle avait discrètement enlevées du frigo de ses parents. Harry en ouvrit une au hasard et trouva du riz jaune avec une légère odeur de cumin et de safran. Elle le réchauffa au micro-onde et le lui rendit. Le plastique était assez chaud maintenant, et il évita de le toucher en mangeant. Draco ouvrit une boîte et trouva du poulet, qu'il commença immédiatement à manger froid. Harry ne pouvait pas croire à quel point ils étaient tous les deux affamés, mais ensuite, il réalisa que le seder était lundi soir, et que c'était samedi maintenant.
Il y avait aussi un peu de salade, et elle avait apporté de grandes tranches de pain croustillant. Harry mangea de tout son saoul, tout comme Draco. Peu après, il eut l'impression que ses paupières étaient incroyablement lourdes, et qu'il voulait juste poser sa tête…
Alicia les conduisit tous les deux jusqu'à la chambre à l'étage. Il y avait un lit très grand avec un tapis à l'épaisseur luxueuse sur le sol. Vous deux pourrez dormir ici. J'irai sur le canapé… »
Non. » dit immédiatement Harry, se sentant mal à l'aise. Nous ne pouvons pas t'éjecter de ton propre lit. Nous dormirons en bas… »
Mais c'est un grand lit. Et il y a seulement un canapé. »
Non. » dit encore Harry. C'est ta maison. » Alicia eut l'air pensive maintenant.
Alors tu dis que je dois dormir dans mon propre lit. »
Exact. »
Très bien. Un de vous pourra le partager avec moi, et l'autre pourra dormir sur le canapé. »
Draco et Harry se regardèrent, hésitant. Est-ce qu'elle suggérait…
Non » dit-elle immédiatement, remarquant le regard qu'ils échangeaient. Nous allons tous dormir. » Et cependant, elle n'avait pas tout à fait l'air sûre de cela.
Draco, » dit soudain Harry, pourquoi ne prends tu pas le lit avec Alicia, et j'utiliserai juste quelques couvertures sur le sol à côté du lit, d'accord ? » Cela le mettait quelque peu en position de les chaperonner, mais cela semblait être la meilleure solution.
Et puis demain, tu pourras aller sur le lit, et Draco ira par terre. » dit-elle en lui souriant. Il acquiesça faiblement. Elle leur attrapa des pyjamas dans sa réserve d'habits d'ex-petits amis, et ils se changèrent pendant qu'elle était dans la salle de bain. Ils eurent tous deux quelques difficultés, mais au moins, Harry n'avait pas à se soucier du haut comme il dormait sans.
Quand Alicia revint de la salle de bain, elle portait un long T-shirt noir lui arrivant au genou, et baillait à profusion. Elle s'arrêta quand elle vit Harry, marchant lentement vers lui. Harry retint son souffle. Qu'est-ce que c'est ? » voulu-t-elle savoir, désignant l'amulette du basilik.
Harry baissa les yeux. Il l'avait à peine touché depuis que Ginny était morte, depuis qu'il avait quitté Azkaban. Cela faisait quatre semaines qu'il s'était échappé. Un basilik, » dit-il simplement. le roi des serpents. ». Elle acquiesça et tendit sa main pour le toucher timidement. Il sentit ses doigts lui caresser la peau. A la longue, il s'éloigna d'elle. Je suis assez fatigué. Je pense que je vais essayer de dormir maintenant. » Elle acquiesça et déglutit, puis commença à faire le tour du lit d'une manière brusque. Elle était du côté du lit le plus éloigné de Harry, qui pouvait voir la main de Draco pendre sur le bord du matelas, quand il regardait au-dessus de lui, à la lueur de la lune. Draco lui avait lancé un sourire rusé juste avant qu'Alicia n'éteigne la lumière, comme s'il comptait ne pas se laisser ruiner la première nuit qu'il pouvait passer au lit avec une fille depuis longtemps par un chaperon. Harry n'arrivait pas à saisir ce qui le dérangeait avec cela. Peut-être qu'il était un peu attiré par Alicia ? Il s'était temporairement abandonné dans un baiser avec elle dans son autre vie, mais il n'avait rien eu contre le fait qu'elle accompagne Draco au ceilidh. Peut-être était-ce parce que cela ressemblait un petit peu à de l'infidélité de Draco envers Jamie. Mais Jamie était morte. Il n'était pas possible, strictement parlant, que Draco lui soit infidèle…
Harry essaya de ne pas y penser, comme il posait sa tête et fermait ses yeux. A la place, il pensa à Ginny, et à la dernière fois où il l'avait vue, et quand il s'endormit finalement, il imagina qu'il la tenait dans ses bras une fois de plus…
