Veuillez m'excuser pour lundi, mais j'ai quelques soucis d'intendance actuellement. Le début du chapitre 17 devrait arriver ce week-end et la publication reprendre un cours normal dès lundi prochain.
idefix61 : désolé pour le retard. Rassure-toi, ca vient. et il ne reste plus que quatre ou cinq chapitres
Bartimeus : pardon. Oui, c'est bien une trilogie, et il y a même un tome 0 en plus.
Philippe Gryffondor : merci désolé de t'avoir sevré.
Ankou : Je confirme, ca fait un sacré volume.
Link9 : la suite au prochain numéro, effectivement.
Lunenoire : qu'auraient-ils négligé?

Et maintenant, bonne lecture à toutes et à tous.

* * * * *

Ils purent raconter la longue histoire à Alicia dans le Range Rover sur le chemin du retour. « Nous n'avons pas beaucoup de temps » dit Harry. « Nous devons faire venir Sebastian ici, puis nous devons écrire une lettre à Dumbledore et envoyer avec la lettre du père de Draco. Et nous devons espérer que Sebastian arrivera à Poudlard à temps, afin que Dumbledore sache qu'il ne doit pas prendre l'apparence de Draco, parce que s'il le fait, Mr Malfoy va le traîner à Durmstrang, et quand la potion perdra son effet, il se retrouvera soudain en train de parler à l'ancien directeur de Poudlard à la place de son fils. »

« Et » ajouta Draco, « nous devons espérer que la chouette ne va pas la lui délivrer à un moment où il est moi, ou s'il le fait, que personne ne remarquera que c'est pour Albus Dumbledore au lieu de Draco Malfoy… »

Harry se retourna et lui adressa un regard horrifié. « Nous ne pouvons pas envoyer une chouette à Dumbledore ! » réalisa-t-il soudain. « Même s'il est sous l'apparence de Davy White, si quelqu'un le voit recevoir quelque chose qui a son vrai nom dessus, cela peut être très dangereux pour lui ! » Harry fronça ses sourcils, se demandant si Dumbledore avait reçu sa chouette postale pour la cape d'invisibilité. Cela n'avait pas semblé causer un problème. La chouette avait pu venir à lui quand personne d'autre n'était alentour. Mais maintenant que l'ancien directeur passait une partie de chaque journée en tant que concierge, et l'autre en tant que Serpentard de sixième année, cela allait être plus compliqué de le contacter. C'était aussi très important qu'ils le contactent, avant que Lucius Malfoy ne vienne chercher son 'fils' pour le prendre à Durmstrang.

« Bien, » dit Draco, « Au moins, il n'aura plus à prétendre être moi. Il pourra simplement arrêter de prendre la potion, et on aura l'impression que j'ai disparu. Ils pourront s'occuper à me rechercher dans l'Aberdeenshire pendant un moment alors que je serai à Londres. » Il avait l'air assez fier de cela.

« Oui, » dit Harry, « Mais maintenant, ce sera plus suspect pour nous de voyager ensemble, parce que tu auras aussi disparu de l'école. » Draco se tut face à cela. Alicia tourna dans l'allée conduisant à son logement, et Harry se cogna douloureusement contre la portière de la voiture. Il voulait se frotter son épaule gauche endolorie, mais il ne pouvait pas l'atteindre avec sa main droite en écharpe.

Quand ils arrivèrent à la maison, Alicia téléphona à Hermione, puis tendit le téléphone à Harry, qui allait parler quand il réalisa que Hermione pensait encore probablement qu'il était un meurtrier, ayant entendu la nouvelle de son évasion aux journaux moldus. Il rendit le téléphone à Alicia. « Ne parle pas de moi, » chuchota-t-il. « Je pense que j'ai besoin de lui expliquer ma situation en personne. Demande lui juste d'envoyer la chouette. »

Alicia fit simplement cela. Harry put entendre vaguement que Hermione était perplexe, au bout de la ligne, mais elle sembla finalement être d'accord, et Alicia raccrocha.

« Pourquoi tu ne voulais pas que je lui dise ? »

« Et si elle avait raccroché et n'avait pas attendu d'explications ? Et si elle avait simplement appelé la police moldue et lui avait dit que je te retenais en otage, ou quelque chose comme cela ? Je crois que c'est la sorte de chose qui doit être expliqué en personne. Si quelqu'un t'avait dit au téléphone que tu étais une sorcière, est-ce que tu l'aurais cru ? »

Alicia admit que c'était improbable. Elle dit à ses parents qu'elle avait encore un rendez-vous et alla à Kettering pour acheter un peu de nourriture indienne pour leur repas. Tandis que Draco récurait l'intérieur d'une boîte qui contenait du poulet tandoori, essayant de ne laisser aucun morceau, une grande chouette arriva en passant par la fenêtre de la cuisine qu'ils avaient laissée ouverte pour elle. Harry reconnut Sebastian, et poussa un soupir de soulagement. Il n'était pas sûr du temps que mettrait la chouette pour rejoindre Alicia depuis Londres.

Ils écrivirent une brève lettre à Dumbledore, disant basiquement que la lettre de Lucius Malfoy expliquait le problème, et ils écrivirent une lettre au professeur MacGonagall, lui demandant de faire passer les deux lettres à Davy White.

« Tu penses que nous pouvons avoir confiance en elle ? » demanda Draco. Harry se souvint que dans cette vie, elle avait seulement été la directrice de l'école, tandis que pour Harry, elle avait été sa responsable de maison, et quelqu'un qui avait travaillé très près de lui tous les soirs pendant des mois pour l'entraîner à être un animagus.

« Elle sait que Dumbledore est Davy. Et elle se vante de ne pas être curieuse. Elle ne lirait jamais une lettre adressée à quelqu'un d'autre. Nous pouvons envoyer la lettre à MacGonagall en toute sécurité, et lui faire confiance pour donner les autres lettres à Dumbledore. »

Cela suffisait à Draco. Harry avait été rassuré de voir que depuis le seder, il avait été plus comme avant. Il suspectait que c'était parce qu'il n'écrivait pas autant dans le journal. Ils envoyèrent la chouette avec son message après lui avoir donné un peu à manger, afin qu'elle ne perde pas de temps à chasser sur le chemin de l'Écosse. Harry regarda Sebastian partir avec une boule dans la gorge, espérant qu'il arriverait à temps…

* * * * *

Ils se préparaient à partir pour Londres le vendredi soir quand Sebastian arriva. La lettre était adressée à Alicia Spinnet, suivant les instructions qu'ils avaient laissées dans la lettre de Dumbledore. Cependant, Alicia n'y jeta qu'un œil et la tendit à Harry.

J'ai cessé d'utiliser la potion, et DM est maintenant porté disparu. J'ai encore quelques cheveux, alors j'utiliserai la potion pour donner aux gens une joyeuse poursuite, peut-être quelque part près de la côte ouest, ou même en Irlande. S'il-vous-plaît, ne prenez pas de risques inconsidérés. Je comprends que vous aviez de bonnes raisons de contacter la personne à qui cette lettre a été envoyée, mais faire ainsi était quand même risqué. Faites tout le temps extrêmement attention. Je ferai de mon mieux pour m'assurer que Mr M est assez loin de vous. Merci de m'avoir averti de son arrivée imminente.

Harry soupira. « C'est déjà cela. » dit-il, la tendant à Draco qui sourit en la lisant. « L'Irlande ! Papa sera mal barré s'il va lui-même voir. A chaque fois qu'il y est allé, il disait qu'il ne comprenait pas un mot de ce qu'on lui disait. »

Harry fronça les sourcils. « Ce n'est pas dur de comprendre un irlandais. »

Draco lui fit un sourire en coin. « Mon père est anti-irlandais comme tout, Harry. Ils pourraient utiliser une diction anglaise parfaite que cela ne compterait pas pour lui. » Il eut encore l'air d'avoir une image très amusante dans sa tête de son père le cherchant en Irlande.. « Je souhaiterais presque être en Irlande maintenant pour voir sa tête… »

« La dernière chose que je veux voir, c'est le visage de ton père. Sans t'offenser. »

Draco haussa les épaules. « C'est bon. »

Ils montèrent dans le Range Rover, et Harry serra sa ceinture de sécurité, espérant qu'il pourrait supporter la conduite d'Alicia tout du long jusqu'à Londres. Cela ne leur prit qu'une vingtaine de minutes pour atteindre la route de Londres, et après environ une heure de plus, ils atteignirent Craven Park Road. Le côté de Harry lui faisait mal, et il souhaitait presque s'être foulé la cheville au lieu du poignet afin d'avoir pu s'asseoir dans le siège de derrière avec la jambe en l'air.

Seulement quinze minutes plus tard, ils tournaient sur Fulham Palace Road, et puis Wardo Avenue et la maison d'Hermione. Harry se tourna vers Alicia, ne sachant pas quoi dire. Elle avait eu bien plus de retenue la nuit quand cela avait été son tour de dormir dans le lit, et qu'il s'était réveillé la trouvant avec sa tête sur son torse, et un bras par-dessus lui. Il n'avait pas eu le cœur de la repousser, mais avait fermé ses yeux et l'avait tenue, se souvenant du confort simple qu'il avait en tenant Hermione, dans son dortoir, avant que leur relation ne devienne plus physique. Peut-être était-ce pourquoi Alicia avait eu tant de petits amis, pensa-t-il. Elle n'aimait simplement pas dormir seule. Une fois qu'elle avait découvert qu'ils n'étaient pas intéressés par autre chose que du vrai sommeil, cela ne l'avait pas dérangée. Harry s'inquiéta pour elle momentanément. S'enfuirait-elle du pays s'il y avait la guerre ? Il essaya de ne pas penser aux nombreuses vies qui seraient dérangées par cela, et se rappela qu'il devait rétablir le cours du temps afin que rien de cela n'arrive jamais.

« Au revoir, Alicia. Merci pour tout. »

Elle sourit et hocha la tête, mais ses yeux étaient humides. Harry se pencha et l'embrassa sur la joue, puis il ouvrit la portière. Elle sortit aussi et fit le tour pour aider Draco à sortir du siège de derrière, qui lui tendit les béquilles.

« Elles sont à toi, » dit-il. « ne veux-tu pas les récupérer ? »

« Tu es celui qui en a besoin maintenant, pas moi. Prends… prends-les… simplement. »

Draco regarda Harry, ne sachant pas comment prendre cela, mais ensuite, Alicia jeta ses bras autour de lui, et il tituba légèrement, et Harry le vit grimacer quand il mit son poids sur sa mauvaise cheville. Puis elle s'écarta de lui et essuya rapidement ses yeux. « Je dois y aller. Je retrouve des gens pour déjeuner. Prenez soin de vous deux. » Elle remonta rapidement dans le Range Rover, et repartit sans regarder en arrière. Harry et Draco se regardèrent. Harry avait fait repousser sa barbe et ses cheveux comme il était en public. Ils se tournèrent vers le bâtiment d'Hermione.

« Et si elle n'est pas chez elle ? » demanda Draco, hésitant.

Harry haussa les épaules. « Nous prenons ce risque. En espérant qu'elle y est. Je resterai en dehors du passage. Tu sonnes à son appartement et tu lui demandes de te laisser rentrer. Elle presse un bouton qui te permet d'ouvrir la porte du bas. Nous rentrons tous les deux, et dans les escaliers, j'enfile la cape d'invisibilité. Je te suis dans l'appartement. Une fois que nous sommes tous les deux rentrés, je vérifie que son professeur n'est pas là. Si nous ne sommes que tous les trois, j'enlèverai la cape et nous pourrons lui expliquer ce qui se passe. »

Draco acquiesça, ayant l'air d'espérer que Harry ne lui demanderait pas de lui répéter le plan. Harry entendit la voix surprise d'Hermione quand Draco pressa le bouton de son appartement, et ils se précipitèrent dans le bâtiment quand ils entendirent le clic qui signifiait que la porte d'entrée était ouverte. Dans les escaliers, Harry enfila la cape d'invisibilité, et quand Draco frappa à la porte de l'appartement, Harry reçut un beau choc.

D'une certaine façon, elle ressemblait davantage à la vieille Hermione dont il se souvenait, et plus vraiment à la violoncelliste terriblement sûre qui avait joué à la British Library. Ses cheveux étaient dépeignés, à peine retenus par la queue de cheval dans laquelle ils étaient retenus. Elle portait un T-shirt gris et lâche tâché de peinture et des shorts en jeans qui avaient clairement été des jeans dans une vie antérieure. Elle était pieds nus, et avait aussi de la peinture dessus, et elle avait une tâche de blanc sur son nez. Ses yeux étaient très brillants, comme si elle venait de pleurer, et Harry se demanda ce qui pouvait bien se passer.

Il suivit Draco dans l'appartement, remarquant que tout l'endroit sentait la peinture, et c'était facile de comprendre pourquoi. Il y avait des housses sur tous les meubles, et une très grande échelle avec un seau de peinture pendu dessus, au milieu de la pièce.

Quand elle eu refermé la porte, elle marcha en silence vers le salon, les bras croisés, et puis elle se retourna et fixa Draco, l'air suspicieuse. « Que fais-tu ici ? » dit-elle finalement. « Ne devrais-tu pas être à l'école ? Cette maudite école qui ne nous veut pas… » Cela prit un moment à Harry, mais il réalisa que le 'nous' se référait aux sorciers et sorcières nés de moldus. Draco baissa les yeux vers sa cheville.

« J'ai eu un petit accident en voyageant, et je me demandais si tu pourrais m'aider un petit peu, jusqu'à ce que j'aille mieux ? »

Elle se radoucit en voyant cela, mais ensuite, elle dit. « Je ne sais pas. Si je te pose dans une chaise, peux-tu te rendre utile ? »

« Utile ? »

Elle montra le matériel de peinture. « Edith et moi partons. Nous allons toutes les deux en Amérique. J'ai une chance d'être violoncelliste dans un quartet d'amis de Curtis, et elle a de nombreuses offres qui l'intéressent, venant de trois conservatoires différents. J'ai seize ans et j'ai fini l'école, et je suis damnée si je rentre dans l'armée royale parce que ces idiots de Whitehall envoient des amateurs en Finlande. Si c'était une cause en laquelle je croyais, ce serait une chose. Mais c'est simplement ridicule, et je refuse d'être prise dedans. »

Elle semblait soudain très américaine dans sa voix pour Harry, et il se souvint qu'elle avait parlé comme cela la première fois qu'il l'avait rencontrée à la bibliothèque. Peut-être que si elle allait en Amérique, elle perdrait son accent après un moment.

« Alors tu peints l'appartement parce que… »

« Parce que nous avions déjà peint l'appartement. »

Draco eut l'air perplexe. « Et vous le repeignez ? »

« Nous n'étions pas sensé l'avoir peint. Le propriétaire n'a jamais su. Nous le repeignons en blanc parce que c'était comme cela qu'il était. Et si nous ne le faisons pas, nous risquons de perdre beaucoup d'argent. »

« Mais, » dit Draco, « est-ce que la peinture ne coûte pas cher ? Et tout le matériel ? »

« Pas autant que si nous ne le faisons pas. »

« Oh » Il fit une pause et regarda le travail de peinture incomplet. « Alors » continua-t-il, essayant d'avoir l'air nonchalant, « vous peignez toutes les deux l'appartement… »

Hermione soupira. « Non. Simplement moi. Edith en a fait un peu, avant de s'envoler pour Boston. Elle a des entretiens là-bas. Elle a fait les chambres et la salle de bain, alors au moins, je n'ai plus à dormir et  me doucher avec cette odeur dans mes narines tout le temps. Je me charge des pièces publiques. Mais comme tu es là maintenant, si cela ne te dérange pas de m'aider avec un petit peu de magie… »

Draco sourit nerveusement. « Exact. Bien… Je ne, heu, connais pas vraiment de sort de peinture. Mais si tu veux une main de plus ou deux… »

« Ou trois » dit Harry, enlevant la cape.

« … nous serons ravis de t'aider. » finit Draco.

Hermione hurla et plongea sur le téléphone.

* * * * *

Notes de l'auteur : j'ai entendu parler du repas de Pâques italien si délicieux sur le web en particulier pour le carciofi alla romana. Si vous vous demandez pourquoi la Pâques juive était si tard en 1997, allez au mple de Haggadah Sepharate. Les Sépharades sont en fait en Angleterre depuis quelques temps, comme le prouve temple victorien espagnol et portugais qui est maintenant le musée juif de Manchester, dans la partie Cheetham Hill de Manchester (l'ancien quartier juif de la ville). Étant donné que chaque seder est différent, et que je n'ai pas tenté de reprendre toutes les lectures du rituel, je m'attends à ce que cela semble significativement différent de l'expérience de la plupart des gens, spécialement ceux habitués aux pratiques ashkénazes.