Harry Potter et le temps des bonnes intentions

(ou : La dernière tentation de Harry Potter)

Comme promis, avec un peu de retard, voici le chapitre qui aurait dû être publié dès hier.
GMC : non, j'ai pas vu les images du jeu video. A vrai dire, je n'ai jamais joué à un de ces jeux. Et puis, je suis plutot PC que console.
Philippe Gryffondor : ca finit brusquement, et ca repart aussi vite !
Bartimeus : Le tome 0, c'est un peu l'épisode 1. Les tomes 1, 2 et 3 couvrent les trois dernières années de Harry à l'école, Tandis que le tome 1 couvre les années 76 à 81 et suit les parents de Harry et la famille Weasley.
Et maintenant, bonne lecture à toutes et à tous pour le ...

Chapitre dix-sept

La baguette

Juste comme Hermione se précipitait sur le téléphone, Draco se précipita sur Hermione, et Harry essaya de les séparer tous les deux, et de s'emparer du téléphone en même temps, utilisant sa main gauche, qui glissa et le manqua. Draco ne le manqua pas, ayant abandonné ses béquilles afin d'avoir les deux mains libres (il sautait sur sa bonne jambe), mais Hermione avait déjà commencé à appuyer sur le 9. Harry grogna à cause de l'effort et réussit en faire voler le téléphone hors de ses mains avec son coude. Il alla voler dans une cuvette de peinture avec un rouleau dedans. Heureusement, il y avait en fait juste un fin film de peinture dans la cuvette.

Hermione essaya encore de se précipiter dessus, mais Harry l'attrapa autour de la taille et la mit au sol, puis il hurla à la douleur que lui causa son poignet. Juste alors, il remarqua que Draco se roulait sur le sol, ses béquilles assez loin de lui, se tenant l'entrejambe. Le pied d'Hermione en était encore tout proche. Sa bouche était ouverte en un hurlement silencieux, ses yeux ronds et horrifiés, et Harry prit mentalement note qu'elle était prête à tout, alors il décida qu'il l'était aussi.

Il se concentra, essayant de se convaincre qu'il ne ressentait pas la douleur irradiant de son poignet pas encore tout à fait guéri, et quand ses pattes se posèrent sur la bâche au sol, et qu'il secoua sa crinière, ce fut au tour d'Hermione d'avoir un air horrifié sur le visage. Il avança vers elle, avec cette démarche roulante, habituelle au lion, puis leva sa patte avant droite et pour envoyer le téléphone en dehors de la cuvette de peinture. Il le dirigea vers Draco qui entendit quelqu'un à l'autre bout de la ligne disant frénétiquement « Allô, Allô ? Y-a-t-il quelqu'un ? S'il-vous-plaît, avez-vous besoin d'aide ? »

Draco se pencha timidement au-dessus du combiné et parla dedans, disant. « Non, désolé, mais merci d'avoir demandé. » Il appuya sur le bouton pour raccrocher avec un air d'intense satisfaction sur le visage, suivit par un regard noir de haine dirigé vers Hermione. Harry se tourna vers elle. Elle était encore paralysée par le choc et la peur, le fixant, et il décida que cela ne plaidait pas en sa faveur, alors il reprit sa forme humaine.

Dès qu'il le fit, la pression du poids de son corps sur son poignet le fit crier, et il s'effondra sur le sol, haletant, réalisant trop tard qu'il avait atterri sur une tâche de peinture humide. Cela décorait maintenant ses pantalons, sa chemise et sa joue droite, et une partie du verre droit de ses lunettes. En fait, il remarquait maintenant que tous les trois étaient généreusement tâchés de peinture après la lutte pour le téléphone. Hermione l'avait déjà été, mais maintenant, elle l'était encore plus. Les béquilles de Draco étaient aussi tâchées. Harry s'assit en faisant un effort, réalisant trop tard qu'il s'asseyait encore dans de la peinture fraîche (ce qui était, après tout, la raison d'être de cette bâche), et il grogna à cela.

« Hermione, donne moi un moment pour m'expliquer… »

« T'expliquer ? » couina-t-elle, retrouvant sa voix. « Expliquer que tu es un meurtrier échappé ? Je te faisais confiance ! Je t'ai accueilli chez moi. Tu pourras t'expliquer à Scotland Yard ! »

« Vas-tu te taire, espèce de vache beuglante ? » lui cria Draco. « Tu ne sais même pas ce dont tu parles, alors boucle-la et écoute ! »

Harry bondit à sa rescousse, par pur réflexe. « Écoute, Malfoy, tu ne peux pas lui parler comme cela… »

« Oh, je ne veux pas en entendre parler Harry. Alors tu la connaissais dans ton autre vie. Alors c'était un bon coup. Je m'en fous. Elle va se calmer et écouter, même si je dois mettre mon poing dans sa bouche pour qu'elle le fasse. »

« Comment sais-tu cela ? » demanda Harry. « Je ne te l'ai jamais dit ! » une seconde plus tard, il referma sa bouche, regardant coupablement Hermione. Il ne venait pas moins que d'admettre la vérité de ce qu'avait dit Draco.

Maintenant, Hermione était livide. « Quoi ? » cria-t-elle encore, se tournant vers Harry. « Quand est-ce que nous avons baisé ? Quelle autre vie ? Dis-moi pourquoi je ne devrais pas courir à la fenêtre et appeler la police dès maintenant ? » Harry leva les yeux. La fenêtre était déjà ouverte à cause des vapeurs de la peinture.

Il essaya de se calmer. « Nous essayons d'arrêter la guerre. » expliqua-t-il, espérant qu'il avait l'air plus sain et raisonnable pour elle qu'à ses propres yeux. « Ce qu'a dit Draco ne voulait rien dire. Il essayait juste de te mettre en colère… »

« Ne fais pas d'excuses pour moi.. » commença à dire Draco, mais Hermione le coupa.

« Hé bien cela a salement marché ! » s'exclama-t-elle, se levant et se frottant les habits. « Et pour ce qui est de la partie meurtrier échappé ? »

« Bien… techniquement, j'ai été envoyé dans la prison des sorciers pour avoir accidentellement tué ma mère. Elle essayait de lancer le sort mortel sur Ron Weasley… »

« Le grand roux ? C'était un imbécile, mais si tous les imbéciles méritaient de mourir à cause de cela, le monde aurait une population d'environ dix personnes. Et cela ne m'inclurait pas. »

« Oui, bien, ce pourquoi elle essayait de le tuer est une histoire encore plus longue dans laquelle je ne veux pas rentrer. En tous cas, je l'ai arrêté en la désarmant. Elle a volé en arrière… » Il dut s'arrêter, ayant soudain des difficultés à déglutir. « Nous étions dans une grotte tu vois. » expliqua-t-il avec quelques difficultés. « Et sa tête… Elle s'est cognée sur ce rocher saillant… » Il ne put pas continuer, se détournant d'elle afin qu'elle ne puisse pas voir son visage. Il la sentit se radoucir et se rapprocher de lui. Elle posa sa main sur son bras.

« Je suis… je suis désolée. N'ont-ils pas vu cela comme un cas d'autodéfense ? »

« Le sort de Harry a causé sa mort. » dit Draco d'une voix dure « C'est la seule chose qui importe à leurs yeux. Il lui ont seulement donné cinq ans, mais il a quand même été condamné. »

Harry se recomposa, et se retourna vers elle. « Pendant que j'étais en prison, un professeur de l'école qui était un des partisans de Voldemort a tué ma sœur, ma petite amie et a détruit l'esprit de mon petit frère. Il a douze ans et a perdu la raison, bouclé à vie dans un hôpital de sorciers. Mon beau-père et le frère de Ron, Charlie… tu l'as rencontré, n'est-ce pas ? Au concert… Ils sont tous les deux professeurs, et maintenant ils sont aussi en fuite pour rester en vie. Il y a une semaine, nous avons senti notre Marque des Ténèbres s'activer… » Harry remonta sa manche afin qu'elle puisse la voir. « …ce qui signifie que Voldemort appelait ses partisans. Il nous a recruté parce que nos parents nous ont promis à lui lorsque nous étions des bébés, mais nous travaillions comme espions. C'est pourquoi ma mère a essayé de tuer Ron. J'étais celui qui devait le tuer, et je ne l'ai pas fait, alors mon frère a été kidnappé… pour me 'convaincre'… et puis il est mort. Ma mère avait peur que mon autre frère ou ma sœur soient ensuite visés si je ne faisais pas ce que l'on me disait. Et puis il fallait aussi compter avec ce sort d'Obéissance… »

« Un sort d'Obéissance ? » dirent ensemble Draco et Hermione. Harry fronça ses sourcils en regardant Draco.

« Tu n'étais pas dans la grotte quand maman en a parlé ? » Draco secoua bêtement sa tête. « Oh, c'est vrai… Tu étais parti chercher de l'aide. » Harry réfléchit pendant un moment. Il aurait du dire cela à Draco. Il devait aussi avoir reçu le sort. « C'est un sortilège que Voldemort m'a lancé dessus quand j'étais un bébé… il l'a probablement aussi fait avec toi, Draco. J'aurais aimé me souvenir de te le dire. Tout ce qu'il dit de faire à l'un de nous, un ordre direct, hé bien, si nous refusons de le faire, nous tombons raide mort. Et si nous acceptons… alors nous le ferons, quoique ce soit, si c'est possible. C'est l'autre raison pour laquelle maman essayait de tuer Ron Weasley à ma place. J'avais reçu l'ordre de le tuer de seconde main. Elle avait peur que s'il me demandait de le faire en personne… si c'était un ordre direct… je refuse, et je meure. Alors elle essayait d'empêcher ma mort aussi. Si Voldemort m'ordonnait de tuer quelqu'un de déjà mort, je ne pourrais pas le faire et il n'y aurait aucune conséquence à ce que je l'accepte ou le refuse. »

« Tu ne plaisantais pas quand tu disais que c'était une longue histoire. Tu as cependant dit que tu ne la raconterais pas… »

« Désolé, je.. »

« Malédiction ! » s'exclama soudain Draco, comme s'il venait de se réveiller. « Un sort d'obéissance ! C'est pour cela que mon père était si anxieux de venir nous voir et de nous donner les ordres de tuer Ginny et Ron… »

« Vous étiez sensés tuer Ginny ? » dit Hermione, l'air horrifiée.

« Oh, Draco ne l'a pas tuée. » dit rapidement Harry. Soudain, il eut une boule dans la gorge et des difficultés à parler. « Souviens-toi, je t'ai dit que c'était un professeur… »

Hermione mit sa main sur sa poitrine et s'assit sur un pouf couvert par une housse. « Elle était si gentille. Et j'étais si contente qu'elle aille bien après que la voiture l'ait renversée… Et ta sœur aussi ? Elle était très jolie, et si intéressée par mon violoncelle après le concert, elle voulait que je lui fasse voir quelques techniques… »

« Elles ont été tuées pendant que j'étais en prison. Ma sœur était la petite amie de Draco aussi. Au moment où j'ai reçu la lettre, j'ai décidé de m'échapper de prison, et peu après, je l'ai fait. Je suis en fuite depuis. Nous devons aller à Douvres pour récupérer… quelque chose. Et puis ensuite nous devrons rejoindre le Pays de Galles. Là-bas, nous devrons faire quelque chose… quelque chose qui nous l'espérons, va arrêter cette guerre. Quand Voldemort a invoqué ses serviteurs, vendredi dernier, je pense que c'était soit pour faciliter la guerre, qui a été fomentée par le petit-fils de Voldemort, soit pour activer leurs recherches pour moi. Ce ne sont pas simplement les aurors qui me recherchent. Les mages noirs aussi. J'aurais été plus en sécurité si j'étais resté à Azkaban… »

« A quoi ? »

« C'est le nom de la prison des sorciers. Mais maintenant que nous avons appris que la guerre est toute à cause de Voldemort… »

« Mais… comment puis-je vous faire confiance ? D'accord… disons que je veuille. Dois-je vous prendre au mot ? Y-a-t-il d'autres preuves que vous puissiez m'offrir ? Et comment arrêteriez-vous cette guerre de toutes façons ? »

Draco le regarda. « Parle-lui du changement de temps, Harry. Tu sais que tu le veux. »

« Non. » Il foudroya Draco du regard, et se sentit très près de l'appeler 'Malfoy' encore. « Il y a quelque chose de mieux. D'une certaine manière, tu dois croire ce que je dis. Mais tu préfères peut-être entendre ce que disent Alicia Spinnet et Ruth Pelta ? Ne t'es tu pas demandée pourquoi Alicia voulait t'emprunter Sebastian ? »

« Qui n'est pas encore rentré. Une chouette parfaite, envolée. »

« Elle reviendra. Ne t'inquiète pas. Passe-moi le téléphone Draco. » Il tendit la main, et hésitant un instant, Draco lui tendit le combiné gluant. Harry le donna à son tour à Hermione.

« Voici ton téléphone. Appelle Alicia ou Ruth, ou toutes les deux, et demande leur si tu peux nous faire confiance. Nous étions fiévreux, spécialement Draco, quand nous avons atteint Manchester, et Ruth nous a amené du bouillon de poulet de sa grand-mère. Puis nous avons passé le seder de la Pâque juive chez elle. Et elle nous a acheté des billets de train. Nous nous sommes blessés quand nous étions près de chez Alicia… nous allions chez elle de toutes façons, et nous étions presque arrivés. Elle nous a laissé rester chez elle pendant une semaine pour nous reposer, et nous a conduit ici aujourd'hui. Nous avons juste besoin d'aller à Douvres, puis de revenir ici et de repartir au Pays de Galles, c'est tout. Nous sommes allés si loin, et nous sommes si près maintenant… Ne peux-tu pas nous aider même un petit peu ? Nous sommes parfaitement inoffensifs, je t'assure. »

Elle le regarda tristement et se frotta le derrière. Elle devait avoir atterri douloureusement, réalisa Harry. « Je ne dirais pas parfaitement inoffensif. Je veux dire, tu t'es transformé en lion… »

« En griffon d'or en fait. Je n'ai pas étendu les ailes, alors tu ne pouvais pas dire. »

« Tes ailes ? »

« Oui. Et ça fait un mal de chien de mettre mon poids sur ma patte, heu… mais droite. Mais je vais devoir le faire, parce que lorsque nous serons à Douvres, je vais devoir survoler le paysage pour trouver ce que je cherche… »

« Quoi ? »

Il soupira. « Appelle-les simplement. »

Ses lèvres étaient pincées. « Je ne sais pas. Comment saurais-je que vous ne leur avez pas lancé de sort pour vous assurer qu'elles ne disent que du bien de vous ? »

« Parce que cela aurait rameuté le ministère de la magie au pas de course, voilà comment. Tu as vu à quelle vitesse Lockhart et Angelina Johnson étaient apparus à la British Library quand j'essayais de te convaincre que tu étais une sorcière. Tu sais qu'ils peuvent le faire. En fait, nous avons du quitter un parc où nous campions parce que nous avons fait un petit peu de magie, et qu'ils ont bondit dessus… Nous avons évité de faire de la magie afin de ne pas attirer l'attention sur nous. » Harry ne mentionna pas le fait qu'en réalité, c'était Draco qui avait lancé un sort de désarmement sur lui, et Draco eut l'air penaud, appréciant que Harry le laisse en dehors de tout cela.

« Et comment cela s'appelle de se transformer en lion, si ce n'est pas de la magie ? »

« En griffon d'or. C'est une métamorphose d'animagus. Cela n'apparaît pas sur les détecteurs de magie. Pas plus que l'utilisation d'objets magiques comme notre tente, notre sac en papier, notre thermos de thé ou notre cape d'invisibilité. »

Maintenant, elle avait l'air d'essayer de ne pas rire. « Vous avez un sac en papier magique ? »

« Approvisionnement perpétuel en nourriture. C'est comme cela que nous avons mangé. »

Elle eut l'air impressionnée et surprise. « Oh. C'est pratique. Bien… d'accord alors. »

Harry poussa un soupir de soulagement. « Alors tu vas le faire ? »

« Oui. Je vais appeler Alicia et Ruth, c'est cela. Oh, ce n'est pas que je ne veuille pas te croire, mais si cela s'avérait finalement être le mouvement le plus stupide au monde, je haïrais penser que j'ai laissé passer l'opportunité parfaite de découvrir le pot-aux-roses.

Elle tapa un numéro de téléphone et amena le combiné à son oreille. Harry pouvait entendre sonner à l'autre bout, puis une voix familière dit « Bonjour, c'est Alicia. Je suis terriblement occupée en ce moment et je ne peux pas me déranger pour répondre au téléphone, alors j'ai peur que vous deviez vous contenter de la brillante conversation que cette machine fournit. Parlez lentement soigneusement, et dites-moi comment vous contacter, et je pourrai simplement considérer le faire. Souvenez-vous : prenez une voix séduisante. Parlez maintenant. » Harry entendit un long beep, et tandis qu'il retentissait, il pensait qu'elle devait seulement s'attendre à ce que ce soit des petits amis potentiels qui l'appellent.

« Ici Hermione Granger. Tu aurais dû me dire que Har… »

Soudain, Harry mit sa main sur sa bouche. « Ne dis pas nos noms ! » siffla-t-il. « Et si quelqu'un nous avait suivi jusque chez Alicia, s'était introduit par effraction et écoutait ses messages ? » Elle acquiesça, et il enleva sa main de devant sa bouche, marmonnant « Désolé » après coup. Elle recommença à parler à la machine.

« Comme je disais, tu aurais pu me mentionner tes, heu, 'visiteurs' quand tu as appelé plus tôt, cette semaine. S'il-te-plaît, rappelle-moi dès que as ce message. » Elle raccrocha et regarda Harry. « Si j'appelle Ruth, sera-t-elle aussi commodément sortie ? »

Harry jeta un œil à la pendule posée sur une table recouverte. « Elle est probablement encore à l'école. Et Alicia… je ne sais pas à quoi je pensais. Bien sûr que tu ne pouvais pas l'avoir. Elle vient de nous déposer devant chez toi, puis elle devait rencontrer quelques amis à la National Gallery. Je ne peux pas croire à quel point j'ai été bête de te suggérer de l'appeler… »

Hermione sourit tristement. « D'accord. Je te fais confiance jusqu'à ce que je puisse les contacter. Et après cela aussi, j'espère, mais nous verrons. Ne me faites pas faire du souci. »

Harry acquiesça sérieusement. « Bien. Maintenant, pour cette aide. Aucun de nous ne devrait probablement grimper sur une échelle, mais j'ai une bonne main, et Draco en a deux. Si nous déjeunons un peu d'abord, je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas t'aider à peindre. »

Elle les regarda en hésitant, puis haussa les épaules en disant « Bien, vous êtes déjà couverts de peinture, alors le mal est déjà fait. Voyons ce qui est dans le frigo. Et peut-être que vous pourrez me montrer ce que vous avez dans votre sac magique. »

Mais avant qu'ils aient pu bouger d'un pouce, il y eut un bruit de sonnerie venant de la porte d'entrée.

« Qu'est-ce que c'est ? » dit brusquement Harry, ses nerfs à fleur de peau. Hermione haussa les épaules et alla à la porte. Elle pressa un bouton sur une petite boîte couleur crème avec une grille, qui était montée sur le mur, à hauteur de la tête.

« Oui ? » dit-elle dans la grille.

« Police , madame. Vous avez appelé de 999 de cet endroit. Est-ce que tout va bien ? » Cela avait l'air d'être une femme.

Elle enleva le doigt du bouton et dit « Malédiction ! J'avais oublié… » Puis elle repressa sur le bouton, et dit. « Oui. Ca va. Merci en tous cas. C'était juste un incident. » sa voix vacilla très légèrement, et la voix craquant de l'autre côté dit « J'ai peur de devoir vous demander de me laisser juger cela par moi-même. »

Hermione soupira. « Bien sûr. » dit-elle dans la grille, puis elle déplaça son doigt sur un bouton bleu à côté du blanc sur lequel elle pressait. Quand elle fit cela, une autre fort son électrique se fit entendre, et Harry put l'entendre simultanément par la fenêtre ouverte qui donnait sur la rue. Il fut suivi par le bruit de la porte de dehors s'ouvrant. Il prit la cape d'invisibilité et la jeta sur lui.

Draco se retourna, le cherchant. « Harry ! Où es-tu ? Flûte ! je dois me cacher aussi ! »

« Non, pas toi. Ton visage n'était pas dans tous les journaux moldus. Occupe-toi simplement du policier, d'accord ? » Draco alla dans la cuisine, et Harry allait lui dire d'aider Hermione, mais il ne voulait pas que le policier entende sa voix depuis le couloir, alors il se mordit la langue. Un moment plus tard, on frappa à la porte, et Hermione sourit faiblement dans la direction de Harry, puis se tourna pour ouvrir.