Philippe Gryffondor : merci. voici un petit chapitre de transition...
Bartimeus :heureux de voir que ce retournement de situation te plait
Mystikal : petite reprise ce lundi. Bonne chance pour tes exams.
idefix61 : mais oui, promis. Je continue. C'est juste que ces prochains jours, ca va être très chaud.
popov : t'aimerais vraiment que cela soit aussi simple ?
Et maintenant bonne lecture à toutes et à tous.. La prochaine je sais pas quand.. A
Harry cligna des yeux quand un rayon de soleil lui arriva en plein sur la figure. Il n'avait pas refermé ses rideaux autour de son lit la veille. Il s'assit parcourant la chambre du regard, souriant, se sentant paisible, rafraîchi et satisfait de la décision qu'il avait prise pendant la nuit. Plus important encore, il se réveillait dans la tour Griffondor ! C'était vrai qu'il avait échangé un monde imparfait pour un autre, mais au moins celui-là était le monde tel qu'il devait être.
Il se sortit du lit en enfila ses habits de sport. Allant à la fenêtre, il l'ouvrit et inspira l'air frais et printanier. C'était un beau jour, et il avait maintenant la possibilité de faire de bonnes choses en ce monde. Lui et Hermione auraient la possibilité de parler, seuls, après leur course matinale, et il pourrait alors le faire. S'il était celui qui rompait avec elle maintenant, sûrement qu'elle ne serait pas énervée ? Il semblait qu'elle voulait être avec Ron, et lui avec elle. S'il le faisait, alors elle n'aurait plus à se sentir coupable pour cela, comme on aurait dit qu'elle l'était quand il les avait surpris, elle et Ron. Il devait juste le faire d'une manière qui ne semble pas trop bizarre ou brusque. Elle semblait déjà penser qu'il était étrange et distant depuis le premier septembre. Et elle et Ron était conscients qu'il avait dit quelque chose à Dumbledore en octobre… Lui avait-il parlé du cours du temps ? se demanda-t-il.
Mais quand il atteignit la salle commune, il se retrouva face à un club de course virtuel. Hermione et Ron étaient là, faisant des étirements sur le tapis (il n'avait pas jeté un oeil sur le lit de Ron en haut, pensant, comme avant, que le ronflement qu'il entendait venait de tous les autres lits). Ron se levait tôt pour aller courir ? pensa-t-il. Ginny était aussi habillée pour aller courir, lui faisant retenir son souffle (il se souvint comment elle était l'autre fois où elle s'était jointe à Hermione et lui pour courir), et Annika Olafsdottir et Tony Perugia étaient aussi présents. Que diable… ? pensa-t-il, perplexe.
« Harry ? » il releva brusquement la tête. Hermione avait fini ses étirements. « Je n'avais pas remarqué que tu étais là. Es-tu sûr que tu veux aller courir ce matin ? Nous pensions que tu voulais dormir. » Il fut touché par le souci dans son regard.
« Pourquoi n'aurais-je pas voulu y aller ? C'est un beau jour. Je vais bien. » dit-il ouvrant le trou du portrait, ne la laissant pas le regarder. Il n'aurait pas la possibilité de lui parler après la course. La rupture devrait attendre plus tard. Draco Malfoy les retrouva dans le hall d'entrée avec Mariah Kirkner, et les huit descendirent ensemble au terrain de Quidditch. Oh, c'est vrai, se souvint Harry. L'été dernier Malfoy a commencé à courir avec moi. Et maintenant Mariah vient aussi. Ce n'est pas du tout suspect, pensa-t-il tristement, se demandant encore si leur amitié était aussi innocente que ce qu'ils voulaient que les autres pensent.
Il essaya de se souvenir des autres courses matinales, plus tôt dans l'année. Tout ce dont il se souvenait était celle ou il avait parlé à Malfoy au sujet de la salle des trophées. Il l'avait fait en descendant dans le hall d'entrée plus tôt, le prenant à part de Mariah afin qu'elle ne les entende pas parler. Autrement, les courses matinales se mélangeaient sans discrimination dans son cerveau. Les quatre filles allaient à la salle de bain des préfet après cela (Harry se souvint que Mariah et Ginny étaient devenues préfètes et septembre, et elles deux et Hermione avaient décidées que Annika avait leur permission pour l'utiliser aussi, quand elle était avec elles). Ron, cependant, montait en haut, dans la tour Griffondor, et seul Harry, Tony et Malfoy utilisaient la luxueuse salle de bain en marbre des préfets. (Harry se souvint que Tony était l'autre préfet de Ginny dans l'année de Ginny). Pendant qu'il se douchait, Harry se rappelait aussi vaguement de quelques activités des mois précédents : aller en classe, entraîner les elfes, jouer au Quidditch, s'entraîner au club de duel, apprendre aux nouveaux membres à faire face aux sorts de classe Confondus…
Le professeur Flitwick s'était occupé du club en l'absence de Rogue. Et l'oncle de Rogue, Duncan MacDermid, avait était appelé pour enseigner les potions. Le professeur Sinistra était responsable par intérim de la maison Serpentard. Tous les titres avaient 'intérim' dedans. Professeur de potion par intérim. Responsable du club de duel par intérim. Responsable de la maison Serpentard par intérim. Personne ne voulait penser que le professeur Rogue ne reviendrait pas. Harry essaya de se souvenir quelle excuse Dumbledore avait donné à l'école pour l'absence de Rogue. Puis il se souvint des avis qu'il avait donné lors de la fête d'accueil de septembre. Un congé sabbatique, il avait dit. Le Professeur Rogue avait pris un congé sabbatique.
Sauf que lui est ses amis les plus proches en savait davantage.
Harry s'habilla et descendit dans la grande salle pour le petit déjeuner avec les autres Griffondors, perdus dans ses pensées pour Rogue, ne remarquant pas les gens autour de lui. Il avait vraiment besoin de réfléchir… Mais il était considérablement distrait par la vue de Ginny riant et parlant avec animation quand elle descendait les escaliers. Comme il la regardait à côté de ses camarades de chambre (Pourquoi semblait-elle être en couleur alors que les autres personnes semblaient en noir et blanc ?), il se rappela la glorieuse demi-minute où elle s'était oubliée et lui avait rendu son baiser. Cela semblait requérir une conscience et une auto-discipline qui l'avaient temporairement quittées pour le repousser…
Je suis avec Draco et tu es avec Hermione.
Est-ce que Ginny l'aimait encore vraiment, ou restait-elle avec lui par obligation parce qu'il avait mis son père à Azkaban pour elle ? Y avait-il quelque chose entre lui et Mariah ? Est-ce que Malfoy avait d'autres amis dans sa propre maison ? Harry ferma ses yeux et se creusa la tête. Pense, pense…
C'était très, très étrange de revenir dans l'immense grande salle et d'aller à la table de Ginny et non plus de Serpentard. Le plafond au-dessus de lui était d'un bleu azur, avec de petits nuages blancs cotonneux. Pendant un moment, Harry s'autorisa à arrêter de se faire du souci, et il sentit l'odeur délicieuse de la nourriture que les elfes avaient préparé pour le petit déjeuner.
Il était à la maison.
Il s'assit, essayant de tout absorber. Il ne voulait plus jamais oublier comment c'était, ou se le tenir comme acquis. Quand il avait été à l'école à Little Whinging, il avait dû une fois jouer dans une pièce américaine dans laquelle une fille qui était morte revenait dans sa famille pour vivre encore un jour de sa vie, et elle e demandait si les humains appréciaient jamais vraiment la vie dans laquelle ils étaient, s'ils remarquaient vraiment tout et le chérissaient. Harry avait le sentiment qu'il mémorisait tout dans sa vie de maintenant, chaque son, chaque odeur, chaque couleur, chaque visage aimé, le timbre et le rire de chaque voix , même la texture rugueuse des tables de la grande salle, ou les pierres lisses sous ses pieds quand il allait d'un endroit à l'autre dans le château. Il ne se permettrait plus jamais d'oublier cela, tout cela. Chaque détail était important.
Puis, pendant qu'il buvait son thé, il leva les yeux vers la table des professeurs et remarqua Dumbledore le regardant. Il remarqua aussi que Nick-quasi-sans-tête flottait à côté du directeur, sur sa droite, tandis que le baron sanglant était à sa gauche. Harry déglutit. Il avait oublié les fantômes. Est-ce qu'ils savaient ? Bien sûr qu'ils savaient ! Harry su qu'il devrait probablement finalement confesser à Dumbledore ce qu'il avait fait, mais il n'avait pas réalisé que ce serait si tôt. Il ne fut pas du tout surpris de voir le directeur s'avancer vers lui quand il eut fini son petit déjeuner.
Dumbledore fit un sourire rayonnant aux autres Griffondors et dit « Bonjour tout le monde. Excellent petit déjeuner ce matin, n'est-ce pas ? Les harengs sont un peu douteux mais… » et il haussa les épaules, souriant. Will Flitwick, qui allait mordre dans un hareng, le reposa à la hâte dans son assiette, essayant d'adopter une attitude nonchalante. Mais ensuite, Dumbledore cessa de prétendre qu'il était là pour une autre raison que parler à Harry. Il mit sa main sur l'épaule de Harry. « Harry… je me demandais sur nous pourrions parler un peu avant que tu ailles en classe ? Qu'as-tu ce matin ? »
Harry ouvrit sa bouche, mais il n'en sorti rien. « Soins au créatures magiques, d'abord, » avança Ron, « puis potions. » Harry réalisa que Ron parlait au directeur avec un air très détaché. Il y a quelques années, il était très impressionné par Dumbledore. Harry fut content de voir que cela avait changé.
« Ah, alors Hagrid ne sera pas dérangé si je t'emprunte un moment, n'est-ce pas ? Je suis sûr qu'il comprendra. Qu'étudiez-vous dans son cours en ce moment ? »
« Les fwoopers, sir. » répondit Dean Thomas. « Et d'autres oiseaux magiques. ». Harry se souvint avoir étudié cela plus tôt en sixième année avec Charlie. Marrant, pensa-t-il. Charlie ne semblait pas avoir simplifié son programme comme les autres professeurs. Mais bon, le ministère dans son autre vie ne se souciait pas de ce que les élèves connaissaient au sujet des oiseaux magiques, et ignorait probablement les cours de créatures magiques.
« Ah, les fwoopers. Des créatures fascinantes. Je suis sûr que tu n'auras pas de problème à rattraper, Harry, hmm ? »
Harry acquiesça et se tourna pour suivre Dumbledore. Harry lui posa une question du bout des lèvres :
Pourquoi est-ce ?
Il leva les sourcils et haussa les épaules. Bien que les fantômes soient repartis, il en avait une assez bonne idée. Réparer les mauvaises choses de cette vie, comme clarifier ses relations avec Hermione, devrait attendre. Harry suivit le vieux sorcier à son bureau, souriant quand il donna le mot de passe à la gargouille. « Lutin au poivre. »
L'escalier en spirale mouvant les déposa bientôt devant la porte du bureau, qui s'ouvrit d'un geste de la main de Dumbledore. Fumseck était sur son perchoir et étendit ses ailes pour en signe de bienvenue quand il vit son maître et Harry. Dumbledore sourit et lui poussa un petit gloussement, lui donnant un morceau de bacon. Harry n'avait pas remarqué qu'il en portait un, alors il était possible qu'il vienne juste de faire apparaître suivant l'inspiration du moment.
Il indiqua à Harry une des chaises devant son bureau, et il s'assit, mettant ses doigts ensemble et regardant Harry par-dessus les bouts fins et recourbés.
« Je suppose que tu sais pourquoi tu es ici, Harry ? » dit-il commençant à paraître un peu moins enjoué, mais pas exactement conflictuel.
« Oui, sir. » dit Harry, commençant à se sentir un peu inquiet. Que dirait Dumbledore sur le changement de temps ? Rien de bon. C'était assez certain.
« Alors » dit-il, posant ses mains à plat sur le bureau. « Tu l'as fait. » Harry déglutit.
« Oui, heu… » dit-il en hésitant. Ce n'était pas complètement certain qu'il savait ce dont Dumbledore parlait. Ce ne serait pas sûr de le croire. Le vieux sorcier le regarda avec acuité.
« Tu sais de quoi je parle, Harry ? Évidemment, comme c'est la réalité dans laquelle nous vivons tous, tu as réussi à rendre au temps le cours qu'il suivait. De ce que l'on m'a dit, c'est la nuit dernière que cela s'est produit, exact ? »
Harry acquiesça. « Les… les fantômes vous l'ont dit ? Que j'avais changé le temps ? »
Dumbledore était celui qui avait l'air confus maintenant. « Non, Harry. Tu l'as fait. En octobre. Ils m'ont simplement dit la nuit dernière que tu étais maintenant conscient de l'autre vie que tu avais menée. »
Harry acquiesça. « Oh, d'accord. Je pense que si je vous l'ai dit, cela signifie… »
« Tu ne t'en souviens pas ? »
Harry fronça les sourcils. « Ma tête baigne actuellement dans les information, dont la plupart sont… sont de mon autre la vie. Tout ce dont j'ai réussi à me souvenir de ce qui m'est arrivé ici depuis septembre est une nuit juste après que le trimestre ait commencé, une partie de la journée de Noël, et quelques vagues souvenirs de courses matinales avec mes amis… »
Dumbledore avait l'air très soucieux maintenant. « Je comptais te faire la morale sur ton intervention sur le cours du temps, mais je ne peux pas vraiment le faire maintenant. C'est sérieux, Harry, très sérieux. Nous devons aller voir Madame Pomfresh. »
« Mais… Mais… »
« Pas de cela, Harry. Nous ne pouvons pas prendre de risques. Viens avec moi. » Il alluma son feu et jeta un peu de poudre de cheminette dedans, puis guida Harry dans la cheminée avec lui. Harry retint les lunettes sur son visage, tourbillonnant follement, et quand il sortit d'une cheminée, il se retrouva dans le bureau d'une Madame Pomfresh très surprise et pas très ravie.
« Poppy, j'ai besoin que vous regardiez Harry immédiatement. »
Elle leva le nez du gros grimoire de médecine magique qu'elle lisait « Qu'est-ce qui ne va pas ? » demanda-t-elle.
« Harry a des problèmes avec ses souvenirs de ses huit derniers mois environ… »
« Hmm » dit-elle très informativement, commençant à regarder les yeux et les oreilles de Harry, dans son, nez, sa gorge, sous ses bras… et le faisant glousser d'une manière peu digne, dans son nombril. Elle mit sa tête près de son cœur et tapa sur son sternum avec sa baguette. Harry sentit un tambourinement à ses oreilles. Il avait l'impression que tout son corps vibrait rapidement, chaque cellule de son sang, chaque bactérie dans ses pores ou sous ses ongles. Elle dit « Finite Incantatem », et se redressa, regarda Dumbledore avec beaucoup de sérieux.
« Mettons-le dans un lit. »
Harry se sentit positivement propulsé dans l'infirmerie, et bientôt, il était assis dans l'un des lits pendant que Madame Pomfresh continuait à l'ausculter, Dumbledore se tenant au pied du lit, pensif, un main sur le menton. Finalement, elle fit un signe de la tête à Dumbledore et retourna à son bureau sans un mot pour Harry, qui regarda le directeur, interrogatif.
« Est-ce que tout cela est vraiment nécessaire, professeur ? Ne pourrions-nous pas simplement parler à la place ? »
« Parler ? Parler ? Tu veux parler Harry ? » Harry s'enfonça dans ses oreillers, voyant un Dumbledore qu'il n'avait vu qu'une seule fois avant. Le sorcier sévère et sombre qui était entré dans le bureau du professeur de défense contre les forces du mal quand il avait compris que l'homme qu'il pensait être Maugrey Fol-Œil était un imposteur et que Harry courait un grave danger. Ce que Harry n'avait jamais vu était cette ire dirigée contre lui, et il en fut surpris.
« Harry, comment as-tu pu le laisser te manipuler de cette façon ? » Harry déglutit pour ne pas pleurer. Il n'avait jamais pensé revoir ce regard sur le visage de Dumbledore, pas dirigé vers lui. Il se sentait plus misérable que lorsque la porte de sa cellule à Azkaban s'était refermée derrière lui.
« Je suis… je suis désolé sir. Je ne peux pas l'excuser. Je… Je peux seulement dire comment c'est arrivé. Voldemort… il a réussi à me donner des cauchemars durant l'été. A travers ma cicatrice. Je n'ai pas dormi pendant presque deux mois. Je… Je ne pensais pas très clairement. Et puis il m'a parlé de ma sœur… »
« Oui. Tu m'as dit tout cela en octobre. »
« Je… Je vous l'ai dit ? »
« Oui. » Ils se tourna vers Madame Pomfresh. « S'il-vous-plaît, excusez-nous Poppy. » Elle eut l'air un peu vexée, mais se retira dans son bureau. « Tu ne m'as pas dit grand chose… juste que Voldemort t'avait ramené dans le temps à la nuit où tes parents avaient été tués, et t'a suggéré que tu pourrais sauver ta sœur et ta mère. Et tu ne l'as pas fait parce que tu as rencontré une autre version de toi, un Harry Potter qui a dit qu'il avait vécu pendant quinze dans une autre réalité parce qu'il avait sauvé sa mère et changé le cours du temps… »
Harry essaya très fort de se souvenir d'octobre, sans succès. « Vous ai-je dit autre chose, sir ? »
« Seulement que tu ne te souviendrais pas de cette vie avant un moment en mai. »
Harry acquiesça. « Sauf que… j'aurais souhaité pouvoir trouver un moyen d'arranger les choses et de ne pas m'en souvenir… »
Dumbledore s'assit sur le bord du lit, le regard redoutable remplacé par un regard soucieux. « Tu sais ce que l'on dit, Harry. Ceux qui ne se souviennent pas de leur histoire sont condamnés à la répéter. » Harry acquiesça. Il avait entendu cela de nombreuses fois, mais cela n'avais jamais eu une telle portée pour lui avant. Maintenant, Dumbledore se rapprocha et mit ses mains sur ses tempes. « Je vais t'aider à te souvenir Harry. Nous avons besoin que tu sois pleinement fonctionnel. Commençons avec le premier septembre, d'accord ? »
Harry acquiesça. Les vieux doigts ridés touchèrent légèrement sa tête. Il ferma ses yeux comme Dumbledore marmonnait une incantation, et Harry se sentit flotter dans son propre esprit, cherchant le bon jour, le bon souvenir, le moment ou le monde avait été chang
