ToF : j'espère que ton bac de francais s'est bien passé. Rassure-toi, la publication devrait reprendre son cours normal.
Syds : je mets la gazette à jour dès que j'ai fini de publier un chapitre complet sur fanfiction.
luffynette : merci pour toute tes reviews. Maintenant, tu es à jour.
Marie-Jo :voilà donc la suite qui te tardait tant.
idefix61 : la publication avance, mais pour la traduction, ces derniers temps, c'est au point mort.
Mystikal : il va lui falloir un peu de temps pour mettre ses idées au clair.
Bartimeus : souvenirs, souvenirs. Il en faut pour raconter l'année dans le monde réel.
Dumati : l'annonce fait très officiel, mais c'est surtout pour ne pas
inquiéter les lecteurs qui aimeraient savoir quand cela reprend.
Philippe gryffondor : un tout petit bout en fait.
Lunenoire : Pas de chance pour ce pauvre Harry, en effet.
Et maintenant, bonne lecture à toutes et à tous, pour quand Harry rencontre Harry...
Après avoir regardé par la fenêtre de sa maison, il se tourna vers Voldemort. « Je ne peux pas les sauver tous les deux ? » chuchota-t-il, désespéré, son cœur souffrant. L'autre sorcier secoua gravement sa tête. Il regarda à nouveau son père par la fenêtre. « Je ne veux pas le voir mourir. » dit Harry, sa voix prise. « Combien de temps devons-nous attendre ? »
L'homme plus âgé regarda le ciel. « Plus longtemps maintenant. » Sa réponse était laconique et silencieuse. Harry frissonna. C'était une nuit froide. La fumée s'élevait de la cheminée de pierre, témoignant de la chaleur et du confort à l'intérieur de la modeste maison. Le cœur de Harry battait de plus en plus vite…
Ils se cachèrent près de la barrière dans le jardin de devant. Ils se tenaient cachés depuis très longtemps quand il entendit soudain derrière lui une étrange vois murmurer « Impedimenta ! ». Il se retourna, grimaçant comme quelques piquants égratignaient sa jambe, et il vit que Voldemort se tenait statufié à côté de lui. Que se passait-il ? Il loucha dans l'obscurité. Quelqu'un se tenait sur le chemin, sa baguette sortie. Harry regarda stupidement.
C'était lui.
Mais ce ne peut pas être moi, pensa-t-il. Le seul autre moi ici maintenant est un bébé, dans la maison…
Il fit ce que son instinct lui dictait et sortit sa baguette en disant « Expelliarmus ! » Mais l'autre lui bondit hors de portée et pointa sa baguette en disant « Stupéfix ! »
Il n'avait pas de place pour manœuvrer physiquement, aucun moyen d'éviter le sort. Il se sentit sombrer dans les ténèbres. Il n'était conscient de rien. Cela semblait assez soudain, comme si le temps s'était arrêté, quand il se réveilla abruptement. Il se souvint d'Hermione disant que lorsqu'elle avait été enlevée, c'était comme si elle avait été 'éteinte', comme une ampoule. Il ne souciait pas du tout de la sensation. Il cligna des yeux. Il était allongé sur le sol, quelques bâtons inconfortables sous lui, et des feuilles mouillées. Il regardait les branches d'arbres sombres. La faible lumière de la lune filtrait à travers les branches. Il était terrifié et ne savait pas quoi penser. Était-ce un autre tour de Voldemort ?
Il s'assit lentement, fixant l'autre lui, pensant furieusement à quoi faire ensuite. Il prit note du fait que sa baguette n'était plus dans sa main. Il vit l'autre Harry tenir deux baguettes. Elle n'était pas dans sa poche alors. Peut-être qu'il pouvait simplement attaquer physiquement l'autre personne. Il n'avait pas l'air en aussi forme que lui. Je peux probablement le prendre, pensa-t-il. Il ne saura pas ce qui le frappe et je pourrais récupérer ma baguette en un clin d'œil…
L'autre lui eut l'air déconcerté par son expression déterminée. « Ne t'alarmes pas. » dit-il rapidement. « S'il-t'-plaît, écoute simpl'ment c'que je dois dire. » Harry foudroya du regard son autre lui, ne se sentant pas très confiant. Qui que c'était… peut-être quelqu'un qui avait pris du polynectar, il était écossais. Pourquoi pensait-il pouvoir se déguiser en lui avec son accent écossais ?
« Qui es-tu ? » demanda-t-il simplement.
Tenant une baguette dans chaque main, il déglutit. « Je suis toi. S'tu changes l'cours du temps, je suis toi. En fait, tu as changé le cours du temps. Tu l'as fait une fois, en tous cas, en septembre dernier. J'ai vécu dans un aut' monde, une aut' réalité d'puis lors. Ou plutôt, tu as. Ou plutôt, j'ai v écu dedans ces quinze dernières années. Mais… c'n'est pas bien. Et c'la a été très dur pour moi de réussir à r'venir ici, mais maint'nant, j'y suis, et c'est très important qu'tu laisses les choses se dérouler ce soir comme lors d'la première fois, quand tes… nos.. parent sont morts tous les deux. » bégaya-t-il maladroitement. « Tout dois r'venir en place. Tout' les choses qui s'sont passées dans le nouveau cours du temps… C'est tout mal. Rien de tout c'la n'aurait jamais dû arriver. J'sais qu'c'la semblait… » sa voix était prise. « ..c'la semblait que tu allais sauver une vie. Sauver la vie d'ta mère et celle d'ta sœur, en fait. Mais… Mais tu dois juste accepter qu'elle sont parties. »
Harry n'avait pas plus confiance après ce discours. Il montra de la tête les baguettes. « Tu as ma baguette. » dit-il avec rigidité.
« Oui, bien… Tu as essayé d'm'attaquer là-bas au cottage. J'pouvais pas prendre de risque. Vas-tu s'il-te-plaît m'écouter une minute ? Puis j'te la rendrai, promis. »
Harry porta sa main à son front et toucha la cicatrice, puis regarda le front lisse de la personne face à lui. « Tu n'as pas de cicatrice, » dit-il doucement « et tu as un étrange accent. ». C'était la manière la plus gentille de le présenter.
L'autre lui toucha son front lisse. « Quand m'man n'a pas été tuée par Voldemort, c'est parc'qu'elle m'a promis à lui. Il a lancé un sort d'Obéissance sur moi. Il l'a lancé sur Draco aussi. Et nous habitions à Pré-au-Lard. J'ai grandi là, alors j'ai l'accent écossais. »
Il pensa à tout ceci. S'il avait le choix, il préférait de loin croire qu'il parlait vraiment à un Harry Potter qui avait vécu dans une autre vue en Écosse pendant plus de quinze ans, plutôt que quelque sinistre personne qui avait d'une manière ou d'une autre voyagé dans le temps au même moment que lui et Voldemort, déguisé en lui, mais ne le faisant pas bien. En fait, la plupart des gens auraient voulu lui ressembler jusqu'au plus petit grain de beauté, et auraient pris son accent. Harry acquiesça, se sentant moins enclin à essayer de trouver un moyen d'attaquer physiquement l'autre Harry.
Le Harry sans cicatrice le regardait, très peiné. Il se sentit un peu coupable. Avait-il créé un autre monde en interférant avec la mort de sa mère ? Il se sentait encore extrêmement fatigué et handicapé pour juger cela à cause de son manque de sommeil. « Je… Je voulais lui dire non. Je le voulais vraiment. Mais quand il a dit que maman attendait un béb »
« Je sais, je sais, » dit doucement le Harry sans cicatrice. « et Jamie était une sœur formidable… »
« Jamie ? »
« Maman l'a appelée ainsi à cause de notre père. »
Il s'étrangla. « Alors… Alors comment peux-tu simplement la laisser mourir avec maman l ? » demanda-t-il, sa voix s'élevant d'un ton.
« Chut… ! Parc'que… » l'autre lui fit une pause puis prit une grande inspiration. « Parc'qu'elles sont déjà mortes. Et il y a bien plus de mauvaises choses en plus d'c'la, des choses qui ne concernent pas seulement ma vie. Le monde est… Bien, j'ne peux pas t'le dire maint'nant. Quand l'jour viendra, quelque part en mai, qu'je reviendrai dans ton monde, tu t'souviendras de tout. Je pense qu'c'est mieux que tu ne saches pas maintenant. Peut-être que tu vas avoir quelque chose comme une année normale à l'école cette année… »
Il ricana. « Normale. Qu'est-ce que c'est ? »
L'autre Harry eut un sourire d'accord. Il remonta ses lunettes et se frotta ses yeux fatigués, conscient de l'autre Harry le regardant faire. S'asseoir là, avec soi même était assez inquiétant. Il remit ses lunettes sur son nez, puis passa ses doigts sur sa cicatrice une seconde. « Et maintenant ? » demanda-t-il à son autre soi.
« Maintenant, » lui répondit le Harry sans cicatrice « nous attendons. Sans interférence, tout doit se passer comme la première fois. Nous devons rester en dehors du passage et attendre que tout ce qui est sensé arrivé arrive. »
Il baissa les yeux, puis les releva. « Je suis désolé. Est-ce que cela a été dur ? »
En réponse, l'autre Harry remonta sa manche gauche, révélant la Marque qui avait magiquement était brûlée dans sa peau. Il aspira vivement de l'air. Il était devenu un Mangemort ! Il demanda quand cela était arrivé, et l'autre Harry lui dit que c'était au solstice d'hiver, que Draco l'avait reçue en même temps, et qu'ils étaient meilleurs amis depuis qu'ils étaient 'gosses'.
Meilleurs amis ! Il se souvint des révélations de Mrs Figg. Puis il sourit « gosses ? » dit-il en souriant. Son autre soi grimaça. « Meilleurs amis, h ? Bien je suppose que Mrs Figg n'a pas eu besoin de nous lancer des sorts de mémoire dessus. »
« Non, mais j'ai l'habitude de l'app'ler Nounou Bella ici. »
Harry secoua sa tête. « C'est si étrange. Et dans quelques mois… »
« Plus de huit, en fait. »
« Dans environ huit mois, je vais soudain me souvenir de tout cela ? »
Le Harry sans cicatrice acquiesça. « Le premier septembre, j'me suis soudain r'trouvé dans ma chambre à Pré-au-Lard avec quinze ans d'souv'nirs. Ils étaient un petit peu durs à atteindre au début, mais final'ment c'est d'venu plus facile. Tu devrais demander à Sirius une pensine pour toi, juste pour te préparer pour mai. Ce sera sans doute plus facile à la longue de mettre un peu d'cette vie dans une sorte d'endroit séparé. Mais un endroit où tu pourrais encore… revivre tes souv'nirs. »
Il acquiesça à cela, bien qu'il pense qu'il ne voudrait y mettre que peu de souvenirs. Ils restèrent tous les deux silencieux pendant un moment, écoutant le vent dans les arbres. Il attrapa son pendentif et le toucha légèrement, fermant les yeux, le tenant, sentant le calme et la paix habituelle venir en lui, mais maintenant, lentement, une image venait aussi à son esprit. Une femme rousse légèrement rondelette, tenant sur ses cuisses un bébé à la tête rousse, enveloppé dans une serviette. Le bébé était rose et propre, fraîchement sorti du bain. C'est bizarre, pensa-t-il. Je n'ai jamais rien vu avant, quand je tenais le pendentif… L'image de la mère et de l'enfant était légèrement floue, cependant. Il n'était pas sûr de qui il s'agissait…
Il pensa à quelque chose d'autre que son autre lui avait dit, et rouvrit les yeux. Il regarda avec intensité l'autre garçon et dit « Serpentard ? »
Il l'avait surpris. L'autre Harry leva soudain les yeux en disant « Quoi ? »
« Tu as dit… Je veux dire nous… Je veux dire… » Il soupira, se mélangeant avec les pronoms. « Serpentard. Tu a dis Serpentard. Comment est-ce arriv ? »
Il se regarda hausser les épaules, et puis il eut l'explication sur l'ordre de répartition et Draco allant à Serpentard, et le Choixpeau lui donnant le choix.
« Encore ? »
« Oui. Et je voulais aussi être à Serpentard à cause de mon pa… » Il pouvait voir qu'il s'était arrêté pour quelque raison. « Hue » dit l'autre Harry, essayant de reprendre. « Il y avait d'autres raisons aussi. » Harry fronça les sourcils. L'autre garçon lui cachait quelque chose, mais quoi ?
Mais il avait encore trop de questions. Il posa des questions sur Ron et Hermione, et le Harry sans cicatrice grimaça et expliqua que Ron n'était pas son ami, comme il était un Serpentard, et que Ron était préfet de Griffondor, avec de bonne chances de devenir préfet en chef l'année prochaine. Préfet en chef ! pensa-t-il, se souvenant de Ron regard dans le miroir du Rised en première année. Le désir de son cœur…
Et il y eut quelques commentaire cryptés sur Hermione, et l'autre Harry ne semblait pas disposer à parler. « Écoute, je n'pense pas qu'j'devrais t'en dire plus. Trop d'choses s'sont passées ses quinze dernières années pour que je puisse te parler de tout. Ce sera plus facile quand tu pourra accéder aux souvenirs toi-même. J'ai peur de tout te dire dans le désordre et de te rendre confus… »
Ils se turent à nouveau, et il prit encore instinctivement son amulette du basilik. Soudain, il leva les yeux et remarqua que le Harry sans cicatrice tenait quelque chose aussi. « Qu'as-tu l ? » il ouvrit sa main et le lui montra en silence. « Où l'as-tu eu ? »
L'autre lui rit. « Si j'te le disais, tu ne voudrais pas le croire. J'ai r'marqué que tu souriait quand tu le tenais. Tu as vu quelque chose ? »
« Oui. Habituellement, je sens juste une espèce de calme et de réconfort, mais cette fois, j'ai vu quelque chose. Cela n'avait jamais fait ainsi avant. C'était très faible… »
« Était-ce Mrs Weasley ? Avec un béb ? »
Il resta bouche bée. Cela devait être cette femme « Oui ! »
L'autre Harry acquiesça. « J'ai vu la mêm' chose, mais la mienne n'était pas faible. Elle était très claire. » Ayant l'air d'agir à une impulsion soudaine, le Harry sans cicatrice enleva son amulette et la lui tendit. « Prends ça. Tiens. »
Il hésita, puis tendit la main, s'assurant que leurs deux mains ne se touchaient pas. Il regarda le Harry sans cicatrice dans les yeux. « Pourquoi ? »
« Simplement… Si tu réussis à revenir avec, donne-le à quelqu'un d'autre. »
« Qui ? »
Il hésita. « Je ne peux pas te dire. Tu devras décider. Mais tu sauras quand le moment sera venu. »
Il éleva l'amulette qui reposait sur son sternum et compara les deux. « Elle sont identiques. »
« Non, elle ne le sont pas. C'est en fait la même amulette. Il n'y en a qu'un dans chaque monde. C'est pourquoi je ne suis pas sûr que tu pourras la ramener, mais cela vaut le coup d'essayer. »
Il regarda la deuxième amulette, fasciné. Puis il la mit dans sa poche. « Tu dois me donner quelque chose d'autre. » dit-il.
« Oh, exact. » le Harry sans cicatrice lui rendit sa baguette, qu'il remit aussi dans sa poche. Ils tournèrent leurs visages vers le cottage à l'unisson, retenant toujours légèrement leur souffle, attendant, attendant…
Quand cela arriva finalement, ils sursautèrent tous les deux. Ils entendirent James Potter crier le nom de sa femme et celui de son fils aussi. Ils commencèrent à se faufiler avec précaution entre les arbres. « Ne fais rien » lui dit son autre soi. Il acquiesça. Ils atteignirent la lisière. Ils pouvaient voir le côté du cottage où se trouvait la cheminée, et ils pouvait à peine deviner la silhouette de Voldemort, encore sous le sort d'Impediment. Ils virent la porte de devant s'ouvrir brusquement, et Lily Potter courir dans le jardin et robe de nuit, portant le bébé qui pleurait sans arrêt. Il entendit son père hurler comme il était torturé et ils se couvrirent tous deux instinctivement les oreilles.
Tout arriva très vite après cela. La lumière verte apparut par la fenêtre du cottage, le toit s'envola… Voldemort s'avança en dehors de la maison. Le flammes étaient clairement visibles par les fenêtres flanquant la cheminée, et il tendit la main sans réfléchir et agrippa le poignet de son autre soi tandis qu'il fixait les flammes, les larmes coulant sur son visage.
Sa mère supplia le mage noir. « Pas Harry, pas Harry, s'il-vous-plaît, pas Harry. » Et il la traita de folle et lui dit de se tenir à l'écart. Elle tomba à genoux.
Harry entendit ses paroles suivantes. Elle devait les dire, ou le cours du temps ne serait pas rétabli. Il regarda, son cœur dans sa gorge, attendant, attendant… Harry savait ce qui allait venir ensuite. Il l'avait entendu dans sa tête avant.
« Pas Harry, s'il-vous-plaît, prenez moi, tuez-moi à sa place… »C'était cela. Elle l'avait dit. Harry ne pouvait pas regarder directement. Voldemort allait le faire, il allait la tuer. Harry ne pouvait pas le supporter, Il ne pouvait pas ne rien faire… et cependant, il savait qu'il ne devait pas. Il se tenait son propre poignet, la preuve pour laquelle rien ne devait être changé. Il se força à obéir, serrant ce poignet de plus en plus fort, afin de ne pas pouvoir prendre sa baguette et le faire, changer le monde…
Et à la fin, il le laissa arriver. Sa mère était allongée, morte, aux pieds du fou, puis les mots terribles furent une fois de plus prononcés, et le sort rebondit sur Voldemort, qui émit ce cri d'une autre monde avant que son corps ne se dissolve, qu'il devienne moins qu'un esprit, et que sa baguette tombe au sol. La chose qu'était devenue Voldemort s'était envolée en l'air, et filait par-dessus les arbres où ils se cachaient, gémissant encore ce cri terrible. Après quelques minutes, ils osèrent découvrir leurs oreilles. Ils virent Peter Pettigrew ramasser la baguette de Voldemort (et Harry était certain que c'était lui) et s'enfuir sous forme de rat pour vivre chez les Weasley pendant treize ans. Il vit Severus Rogue passer la porte du jardin en courant et tomber à genoux à côté de sa bien-aimée Lily, la prenant dans ses bras. Harry s'éloigna de son autre soi, puis commença à courir entre les arbres. Le Harry sans cicatrice n'avait pas remarqué.
Il se tourna pour regarder en arrière. Puis une voix familière dit derrière lui. « Harry. »
Il virevolta. Malédiction ! Le sort d'Impediment que le Harry sans cicatrice avait lancé sur Voldemort s'était arrêté, et le sorcier venait de transplaner entre les arbres. Il se demanda si Voldemort réalisait qui lui avait lancé le sort dessus. Le mage noir n'avait pas l'air content.
« Es-tu sûr que tu ne veux pas te joindre à moi, Harry ? » dit-il d'une voix soyeuse. « Après tout, qui peux simplement regarder sa mère et sa sœur se faire tuer comme cela… »
Il se souvint de la Marque des Ténèbres sur le bras de l'autre garçon… Son bras. Il tremblait de rage. Suggérer cela parce qu'il n'avait rien fait pour changer les choses ne signifiait pas qu'il s'en moquait…
« Non ! Je ne me joindrai jamais à vous. Jamais ! Ce n'est pas bien de changer les événements passés ! »
Il cramponna sa baguette et se prépara, se tenant sur la pointe des pieds, prêt à sauter hors de la trajectoire d'un sort ou d'un maléfice en l'espace d'un instant. Voldemort leva sa baguette, son visage plus en colère que Harry ne l'avait jamais vu…
Puis soudain, il eut l'impression qu'on avait tiré violemment sur un tapis sur lequel il serait tenu, et il se sentit tomber, tomber, tomber….
…sur le quai neuf trois quart. Harry grimaça quand il atterrit sur le béton dur, secouant sa tête pour se l'éclaircir. Sa cicatrice lui faisait légèrement mal. Il leva les yeux, voyant que le Poudlard Express était encore l ! Seulement, il ne serait plus là longtemps. Le train avançait ! Il se remit debout et courut, et avec un grand bond, il atterrit sur la plat-forma arrière, haletant et avec la tête qui lui tournait, incapable de croire qu'il avait vraiment vu tout ce qu'il avait vu…
Voldemort lui avait proposé de faire un sort en tandem. Bien, pensa-t-il cela n'arrivera jamais plus… Il s'était parlé à lui-même, un autre lui qui avait vécu les quinze dernières années dans un autre monde parce que Harry avait changé le cours du temps, dans une version de la réalité…
Il commençait à avoir un sacré mal de tête en y pensant… Et puis il réalisa que c'était en fait sa cicatrice qui lui causait ce mal de crâne… Il cria, tombant à genoux, essayant de se tenir à la barrière afin de ne pas basculer du train. A travers la douleur dans sa tête, il vit Voldemort dans le cottage de Godric's Hollow, et il avait l'air enragé. Il pointa sa baguette vers le cottage et cria « Incendio ! ». Ce qui restait du petit bâtiment partit en flammes, ainsi que les herbes folles et tout, et Harry poussa un cri d'angoisse. Tout allait disparaître. Le buffet gallois, la théière bleue et blanche, tout… Voldemort salerait probablement la terre…
Il resta allongé devant la porte du compartiment, essoufflé, comme la douleur passait. Finalement, il se leva, et ouvrit la porte, surprenant le sorcier qui travaillait là. Harry lui fit un signe de la tête comme il traversait.
« J'ai presque manqué le train. » lui dit-il faiblement, sa tête lui faisant encore mal. Le sorcier le regarda avec étonnement, en particulier son front, le reconnaissant clairement. Harry avança rapidement, descendant le couloir, passant les autres compartiments jusqu'à ce qu'il atteigne celui que lui, Ron et Hermione choisissaient habituellement. Il ouvrit la porte, les trouvant là avec Ginny et Draco Malfoy en plus. Hermione bondit et jeta ses bras autour de lui.
« Oh ! Tu es l ! Nous étions si inquiets que tu es manqué le train ! Que s'est-il pass ? »
Il enleva ses mains d'autour de son cou, et regarda nerveusement les autres. Même Malfoy avait l'air soucieux. Il s'assit en face de lui et des deux Weasley, Hermione à son côté. « C'est… c'est un peu dur à expliquer. Je pense que c'est dû à mon manque de sommeil. J'ai vraiment besoin de faire une sieste... »
Ron le regarda avec culpabilité. « Je pensais… Je pensais que tu m'en voulais encore. » marmonna-t-il. Harry fronça ses sourcils, puis se souvint des choses que Ron avait dites quand il avait demandé à Harry de rompre avec Hermione. Les choses qu'il avait vues à Godric's Hollow avaient fait s'envoler tout cela de sa tête. Il était encore en colère après Ron. Il ouvrit sa bouche pendant une seconde, mais il n'eut pas vraiment la possibilité de répondre avec que Hermione se remette à parler. Elle s'était mise au bord du long siège.
« Bien, alors allonge-toi là et pose ta tête sur moi. Je pourrai toujours parler aux autres. Tu es sûr que nous ne t'empêcherons pas de dormir ? »
Il secoua sa tête, mettant ses mains dans ses poches, vérifiant qu'il avait sa baguette, juste au cas où… mais il ne trouva pas simplement sa baguette. Sa main se referma sur l'amulette de métal. Il retira sa main rapidement. Il pouvait sentir l'autre autour de son cou. Cela avait marché… Il avait ramené l'autre amulette…
Il s'enfonça dans le siège, posant sa tête sur la robe d'Hermione et fermant ses yeux. « Faites-moi juste une faveur ce trimestre, d'accord ? Si l'un d'entre vous pense que je ne dors pas assez, dites-le simplement et faites moi faire une sieste, ou quelque chose, si je commence à bailler… »
