philippe gryffondor : des redites oui, mais de l'autre côté du miroir
Bartimeus : hé oui, c'est reparti.
ToF : Pour Harry Potter au bac, je crois pas que ce sera demain la veille
Lunenoire : Je crois que les migraines ne sont pas finies
marine : ta patience aura été récompensée...
luffynette : voilà la suite, donc.
Marie-Jo : un flash-back de plus pour notre pauvre Harry
onarluca : moi aussi je l'adore. C'est pour cela que je la traduis.
Syds : merci pour le compliment
Et maintenant la suite et la fin du 18° chapitre. Bonne lecture.
Il ouvrit ses yeux et regarda Dumbledore. « Je l'en souviens. De ce point de vue. » Il essaya d'expliquer ce qui était arrivé au directeur, qui acquiesça quand Harry lui parla de ce qui était arrivé dans le cottage à Godric's Hollow. « J'ai entendu parler de ce feu. Je me demandais ce qui se passait. Il a aussi lancé la Marque des Ténèbres dans le ciel après cela. Il a dû être assez enragé de ne pas avoir pu te convaincre de sauver ta mère. Après tout, c'était sa mort qui semblait conduire à sa chute… »
« Sauf… qu'il m'a convaincu. La première fois. Mais ensuite… Je me suis convaincu de ne pas le refaire la seconde fois. »
Il se turent tous les deux. Harry pensa à d'autres choses du début du trimestre en septembre. Il avait initialement été surpris de voir Duncan MacDermid assis à côté du professeur Dumbledore à la table des professeurs, et heureux de voir Remus Lupin, qui enseignerait une fois encore la défense contre les forces du mal. Malheureusement, l'absence du professeur Rogue produisit un petit problème que Dumbledore n'avait pas anticipé. Sans Rogue pour préparer la potion de Tue-Loup de Lupin, le loup-garou avait dû se résoudre à reprendre sa vieille habitude d'aller à la cabane hurlante trois nuits par mois, où les habitants de Pré-au-Lard étaient une fois de plus terrorisés par les bruits de son agonie et de son angoisse. MacDermid n'arrivait simplement pas à préparer la potion compliquée. Il avait travaillée à apprendre comment la faire depuis octobre, mais il devait encore la faire correctement, et il ne souhaitait pas que Lupin prenne le risque de boire une potions qui pourrait l'exposer bien trop à l'effet du Tue-loup et le rendre assez malade.
Sirius venait presque tous les mois tenir compagnie à son vieil ami, et pour l'empêcher de se blesser trop gravement aussi, mais une fois où Sirius n'avait pas pu venir (Il travaillait en tant qu'opérationnel et était en plein milieu d'une mission sensible), Harry avait reçu la permission de l'accompagner dans sa forme de griffon d'or (Il s'était métamorphosé après être entré dans le tunnel sous le saule cogneur). Il se souvenait maintenant à quel point il avait été touché et honoré que les professeurs MacGonagall et Dumbledore l'autorisent à faire cela, à remplir le même rôle que son père avait rempli en tant que Cornedrue, tenant compagnie à son ami au milieu de son séjour mensuel involontaire dans la peau d'une créature maléfique…
L'absence de Rogue avait affecté les gens de tellement de manières. Il lui manquait beaucoup. Harry leva les yeux vers Dumbledore. « Où est-il ? » chuchota-t-il. « Est-il… »
« Qui Harry ? »
« Rogue. »
« Ah. Est-il mort ? C'est ce que tu demandes ? » Harry acquiesça misérablement. Dumbledore secoua la tête. « Je ne pense pas. Tu te souviendras de cela tout seul à la longue, mais je vais te le dire. Il est détenu prisonnier. Par Queudver. Il a été découvert dans des tunnels qu'il connaissait près de Douvres… »
Harry ouvrit de grands yeux. « Le vieux magasin, et la batterie ! »
« Comment diable es-tu au courant pour… » commença-t-il, puis en y pensant mieux. « En tous cas, durant une réunion de Mangemorts que Severus surveillait, il s'était lancé un sort pour accroître son audition, afin de savoir tout ce qui était dit sans être assez près pour être découvert. Cependant, il a en fait été découvert par Queudver, qui s'est changé en rat après la réunion, se préparant à partir sous sa forme de rat. Il a immédiatement repéré une odeur familière… Severus Rogue. Il a suivi l'odeur jusqu'à sa cachette. Severus, pour sa part avait remis son audition à la normale après la réunion, alors il n'a pas détecté l'approche de Queudver. «
« Queudver l'a retenu prisonnier là, dans sa propre cachette pendant quelques temps, le torturant pour essayer de le faire parler sur les autres opérationnels. Il aurait voulu utiliser du Veritaserum pour découvrir ce qu'il voulait, mais il aurait dû partir pour en trouver. Il aurait aussi pu le faire faire à Severus lui-même, mais là encore, Queudver aurait dû partir pour aller chercher les ingrédients, et il aurait trouvé probable que Severus loupe la préparation à dessein. Pourquoi l'aurait-il faite correctement ? Cependant, j'ai appris que même si Queudver avait eu du Veritaserum pour lui soutirer des informations, cela n'aurait pas marché, car Severus avait fait quelque chose dont peu de gens sont au courant… »
« Quoi ? » chuchota Harry.
« Au fil des ans, sachant à quel point son propre Veritaserum était puissant, il s'est préparé à empêcher les autres de s'en servir contre lui. Il en a prit de petites quantités, au fil du temps, et a appris à mentir assez fluidement même sous l'influence de la plus forte potion de Veritaserum. Il s'est immunisé contre cela. Queudver a deviné, ou peut-être pas… mais le Veritaserum est complètement inutile si l'on veut soutirer des informations à Severus Rogue. »
Harry acquiesça. Cela ressemblait bien à Rogue. Il sourit juste un peu. Cela ne lui était jamais venu à l'idée d'essayer de s'immuniser contre une potion aussi puissante que le Veritaserum.
« Queudver n'a pas informé Voldemort, » continua Dumbledore, « espérant lui amener les informations quand il aurait brisé Severus, le présentant comme un 'fait accompli' [NDT : en français dans le texte]. Severus ne lui a pas donné satisfaction, et en décembre, il a réussi à déborder Queudver et à s'échapper. Il a réussi à se cacher au Chemin de Traverse pendant plus de deux semaines, espérant que Queudver l'oublierait, au cas où il voudrait lui tomber dessus sur le chemin du retour au château, comme Severus ne pouvait pas transplaner directement ici. Il ne pouvait pas aller plus loin que Pré-au-Lard. »
« Finalement, il a eu le sentiment qu c'était probablement sûr de transplaner au village, et il était sur la route du retour au château… mais Queudver a eu une plus grande patience que ce qu'il avait prévu. Il avait attendu sur le bord de la route tout le temps que Severus était parti, et quand il apparut, Queudver le captura à nouveau. Cette fois, il l'a gardé prisonnier avec l'aide d'un autre sorcier… Je ne sais pas qui c'était, ou où ils étaient, ni si cet autre sorcier l'a aidé à capturer Severus. Évidemment, Queudver espérait briser ses défenses et créer un lien de confiance entre eux deux pour extraire les informations qu'il voulait. »
« L'Imperius et le Cruciatus étaient exclus dès le départ. Queudver les avaient trouvés inutiles durant la première fois où il le détenait prisonnier. Severus réussit à résister à l'Imperius, et Queudver ne voulait pas risquer que le Cruciatus cause trop de dégâts à son cerveau pour qu'il soit rendu inutile. Ils se sont engagés dans de la vraie torture physique… non magique… pour le faire coopérer… »
« Quoi ? » dit finalement Harry. Il se sentait bizarrement fier de Rogue résistant à l'Impérius et supportant la douleur du Cruciatus. « Que lui ont-ils fait ? »
Dumbledore soupira. « Queudver m'envoie des lettre. C'est comme cela que je suis au courant. Il voudrait que j'abandonne et lui dise ce que Severus ne dira pas. Cependant, autant j'aimerais épargner à Severus d'autres souffrances, autant je me dis qu'au moment où Queudver aura les informations qu'il veut, il tuera simplement Severus. Il ne lui sera plus d'aucune utilité. Il se déplace beaucoup alentour pendant que l'autre sorcier s'occupe de la torture. Plusieurs fois, ils ont trouvé d'une manière ou d'une autre que nous étions près de les attraper, et ont changé d'endroit à des moments imprévisibles. »
Harry leva sa main pour arrêter le directeur. Il se rappelait de quelque chose maintenant. Sirius, sa tête dans la cheminée de la salle commune de Griffondor, lui parlait de la course effrénée d'Arabella Figg sur un balai pour essayer de suivre une chouette postale avec une lettre qu'ils avaient adressée à Rogue. Elle n'avait pas réussi à suivre la chouette (les chouettes postales sont bien plus rapides que le plus rapide des balais), mais de loin, elle avait vu où la chouette semblait aller déposer son courrier… Un grand manoir, de toute apparence abandonné et en ruine, près de la ville de Little Hangleton. Mais le temps qu'elle transplane jusqu'à Fletcher et Sirius afin qu'ils la rejoignent, ils étaient arrivés au manoir trop tard. La chouette était encore là, sans la lettre qui était sur la patte, picorant dans une assiette de nourriture qui avait été abandonnée.
Peu après, une autre chouette était arrivée de Queudver, les félicitant d'avoir trouvé leur ancienne cachette… Sirius semblait authentiquement soucieux de la sécurité de Rogue, et avait dit à Harry qu'il espérait qu'en n'ayant qu'un pas d'avance sur les opérationnels, cela donnait moins d'opportunité à Queudver pour torturer le maître des Potions. Malheureusement, Harry savait que tous les efforts que les opérationnels avaient fournis pour trouver Rogue avaient signifié que de nombreuses attaques de Mangemorts (principalement sur des Cracmols ou des familles moldus/sorciers) n'avaient pas été détectées avant qu'elle ne se soit passées. Il n'y avait pas assez d'aurors pour tenir face aux attaques. Plus d'un élève de l'école avait été appelé au bureau du directeur pour recevoir la nouvelle terrible que sa maison avait été attaquée et que ses parents étaient morts ou mutilés…
« Queudver prend beaucoup de plaisir à m'écrire et à détailler tout ce qu'ils lui font. » Harry remarqua que la main de Dumbledore tremblait visiblement comme il remontait ses demi-lunes sur le nez.
Harry déglutit. Rogue était torturé depuis des mois ! Et cependant, il semblait qu'il n'avait pas encore cédé. Harry se sentit étrangement remué. Qui d'autre aurait pu supporter cela ? Qui d'autre aurait résisté à dire ce qu'il savait ? « Que lui ont-ils fait ? » chuchota-t-il.
Il n'avait jamais vu Dumbledore aussi clairement en détresse, bien qu'il essaye très fort de le cacher. « Récemment, j'ai reçu avec une lettre… » Il s'arrêta, incapable de continuer. Puis Harry se souvint. Dumbledore lui avait déjà dit.
« Un doigt. » dit doucement Harry. Queudver s'était délecté de cela, évidemment, comme il s'était coupé son propre doigt pour éviter d'être capturé et piéger Sirius pour la trahison de James et Lily Potter, ainsi que le meurtre d'une rue pleine de moldus. Dumbledore acquiesça.
« Tu commences à te souvenir de choses tout seul. »
« J'ai commencé à me souvenir de certaines chose la nuit dernière, comme j'ai dit, mais je n'ai pas encore vraiment l'impression que je suis complètement dans cette vie… »
Dumbledore alla vers la porte du bureau. « Je vais voir comment Poppy se débrouille avec cette potion. Elle t'aidera à te souvenir davantage. » il disparut dans le bureau. Harry se mordit la lèvre avec appréhension.
Queudver avait coupé l'un des doigts de Rogue…
Cela ne devait pas continuer. C'était trop horrible. Il savait ce qu'il fallait faire. C'était à lui de jouer. Quand le directeur revint, suivi par Madame Pomfresh qui portait un bécher fumant, Harry se lança immédiatement dans sa proposition.
« Professeur… je sais ce que nous pouvons faire pour le ramener. »
Dumbledore haussa un sourcil. « Je sais aussi, Harry. Nous pouvons lui dire ce qu'il veut. Mais cela mettrait en danger tous les autres opérationnels. »
« Nous allons faire un marché avec Queudver. »
« Un march ? Quelle sorte de march ? » Il avait l'air de ne pas aimer l'idée.
« Un échange. »
Dumbledore secoua sa tête. « Queudver ne demande pas de rançon. »
« Pas d'argent. Ni de biens. Moi. Nous m'offrirons. Je prendrai la place de Rogue. »
Dumbledore s'assit sur le lit d'hôpital. « Harry, tu ne sais pas ce que tu dis… »
« Si, je sais. » dit-il, essayant de ne pas s'étouffer en se souvenant de l'homme qui l'avait élevé, comme il pensait à lui, torturé depuis des mois. « Je veux faire cela. J'en ai besoin. J'ai déjà échappé à Voldemort une fois. Je peux encore le faire. »
« Comment Harry ? Tu avais alors un portauloin à ta disposition. Tu ne sais pas transplaner, et ce serait illégal que tu apprennes avant d'avoir dix-sept ans. Je ne le permettrai pas. Severus savait quels étaient les risques, et j'ai confiance en lui. »
Il releva le menton. « Vous oubliez… que j'ai accompagné le professeur Lupin en février… » dit-il doucement, un œil sur Madame Pomfresh qui semblait se concentrer pour ne pas faire déborder la potion de son contenant.
« C'est un talent qu'il connaît déjà. » dit obliquement Dumbledore, glissant aussi ses yeux dans la direction de Madame Pomfresh. Elle soupira et posa la potions sur la table à côté du lit.
« Puisque vous avez encore une fois le sentiment de ne pas pouvoir parler ouvertement de certaines choses tant que je suis là, je retourne au bureau. J'ai du travail à faire. » dit-elle avec un ton légèrement blessé. Dumbledore la regarda partir sans faire de commentaire. Il ne niait pas son sentiment sur la situation.
Une fois qu'il fut parti, Harry dit « Il pense que je suis un lion. Il ne sait pas que je suis un griffon d'or. Et je peux bloquer la douleur. »
Dumbledore le regarda sévèrement. « S'il commence à t'arracher les doigts, tu sauras les faire repousser ? »
« Heu… » dit Harry, essayant de ne pas se sentir mal à cette pensée. Dumbledore lui donna une petite tape sur le bras.
« Prends ta potion, puis dors. Cela t'aidera à te rappeler. »
« Qu'est-ce que c'est comme potion ? »
« Potion de Mnemosis. »
« Quoi ? » cria presque Harry. « N'est-ce pas ce que Neville… »
« Oui, il en a abusé. C'est un dosage soigneusement contrôlé préparé de main experte par Poppy. Personne ne te permettra de devenir dépendant. Ne t'inquiète pas. Cela a son utilité. On peut abuser de tout ce qui est utile. Tu n'auras aucun problème si tu te contentes de ce que tu as entre les mains. »
Harry acquiesça et leva soigneusement le bécher jusqu'à ses lèvres, essayant de ne pas faire la tête d'un enfant de cinq qui mangeant des choux de Bruxelles comme il avalait la vile boisson. Comment Neville avait-il pu devenir dépendant à une telle chose ? se demanda-t-il. Prenait-il une autre potion pour se neutraliser les papilles gustatives avant ?
Puis il une image nette de ses deux frères apprenant à tolérant le goût détestable de la potion de Porphyrie…
« La potion de Porphyrie ! » dit-il avec excitation,. Dumbledore avait commencé à partir, mais maintenant, il se retournait.
« Qu'as-tu dis ? »
« Rogue a la Porphyrie. Si Queudver ne lui donnait pas de potion de Porphyrie, il deviendrait très malade… »
Dumbledore acquiesça. « Severus prends toujours un peu de cette potion avec lui. Et Queudver veut ses informations, alors il n'aura pas laissé Severus tomber malade, je pense. Prends un peu de repos, Harry… »
Puis Harry pensa à quelque chose d'autre. Soudain, son esprit fonctionnait à toute allure. Était-ce la potion de Mnémosis ? « La forêt ? »
« Qu'y a-t-il avec la forêt ? »
« Pourquoi Rogue n'est pas revenu à Poudlard à travers la forêt ? Queudver n'aurait pas pu le capturer comme cela. Il était sur la route du village, vous avez dit. Rogue aurait dû aller à Gartly, puis traverser par la Clash… »
« Le Clash ? Tu sais que la forêt de Clashindarroch… »
« Est en fait la Forêt Interdite ? Oui. Je… » Il baissa sa voix. « Je me suis échappé d'Azkaban sous ma forme de griffon d'or… »
« Tu étais à Azkaban ? » Dumbledore eut l'air choqué, c'était la première fois que Harry le voyait ainsi.
« Ce n'est pas là où je veux en venir. Je suis allé à Gartly, au pub, qui est de l'autre côté de la forêt. J'ai traversé là, et bien sûr, je n'ai pas eu de problème avec les sorts repousse-moldus qui servent de frontière entre le monde moldu et le monde magique. Rogue aurait du rentrer par là au lieu de transplaner à Pré-au-Lard et d'aller vers Poudlard… »
Dumbledore fronça ses sourcils. »Très peu de sorciers savent où se trouve vraiment Poudlard, Harry. La plupart prennent le train quand ils sont enfants, puis lorsqu'ils ont appris à transplaner, ils font cela pour atteindre le village ou ils prennent le réseau de cheminette s'ils ne peuvent pas transplaner. Ou bien ils suivent la ligne du train de Poudlard, indétectable par les moldus, s'ils viennent ici en balai. Peu d'entre nous savent que la Forêt interdite et la Clash sont une seule et même forêt. »
Harry sourit. « C'est comme cela que nous mettrons Queudver en confiance. »
Dumbledore n'avait pas l'air réjouit à ce sujet. « Comment ? »
« Comme je disais, nous m'offrirons à la place de Rogue. Nous lui dirons comment rentrer dans la forêt depuis Gartly, et nous nous assurerons que lui et cet autre sorcier amènent Rogue. Mais nous n'offrirons pas vraiment un échange… Ce sera une embuscade. Il est temps de montrer ce que nous avons. Il y a les professeurs, le club de duel, les elfes, la mère de Hagrid et les autres géants qui sont encore dans la forêt… Nous leur jetterons toutes nos forces dessus, jusqu'à ce que nous reprenions Rogue et… » il reprit son souffle « … nous capturerons Queudver et nous disculperons Sirius ! »
Il sourit au directeur, qui semblait juger le plan. « Je n'aime pas l'idée que les Mangemorts sachent comment se rendre à Poudlard à travers la forêt. Bien sûr, la forêt a ses propres périls… »
« Et nous aurons l'avantage du nombre. Ce sera brillant ! Et si vous avez besoin de quelque chose de plus pour tenter Queudver, en plus de me promettre moi… »
« Quoi ? »
Harry fit une pause. « Dites-lui… que je sais qui est l'héritier, et ce pour quoi il est faire. Dites à Queudver que je le dirai à l'héritier… Tout ce que j'aurai besoin de faire sera de lui envoyer une chouette postale… et puis il saura qu'il est manipulé. Je… Je ne pense pas que Voldemort sache à quel point l'héritier peut être vraiment utile parce que c'était Barty Croupton Jr qui avait découvert, et il a été embrassé par un détraqueur maintenant… bien sûr, je suppose qu'il a pu le dire à Voldemort avant cela, mais même s'il l'a fait, je ne pense pas que Voldemort ait encore fait le rituel. » dit-il à bout de souffle. Il commençait à avoir mal à la tête à cause de toutes ses pensées qui déboulaient à toute allure. « Je ne me souviens pas de tout encore, mais si cela était arrivé, je suis sûr que ma cicatrice m'aurait fait très mal, et que cela aurait été assez inoubliable. »
Dumbledore mit sa main sur la tête de Harry, et la repoussa doucement en arrière sur l'oreiller. « Repose-toi, et souviens-toi, Harry. Ton esprit t'échappe un peu en ce moment. Je penserai à ta suggestion. Tout ce que Queudver aurait à faire serait de refuser, et nous serions de retour à la case départ. »
« Mais dites-lui que je prendrai la place de Rogue ! Et s'il n'est pas d'accord, je préviendrai l'héritier… »
« Oui, oui. Je t'ai entendu. Cela vaut peut-être le coup d'essayer. Je vais contacter quelques autres opérationnels et les consulter, puis je reviendrai te voir. Je ne pense pas que tu devrais manquer tous tes cours aujourd'hui, mais tu devrais probablement ne pas te lever avant l'heure du déjeuner. »
Harry acquiesça et ferma ses yeux, entendant le directeur quitter l'infirmerie. Dumbledore devait accepter. Il le devait, simplement. Il pouvait le faire, Harry savait qu'il pouvait. Il sentait un pouvoir couler dans ses veines comme il affinait les détails de son plan, et les issues souhaitées.
Queudver irait en prison, et Sirius serait blanchi.
L'héritier ne serait pas sacrifié, ne répandrait pas le chaos sous les ordres de Voldemort, et sa mort ne renforcerait pas son grand-père. Et plus important…
Harry sauverait son papa.
