idefix61 : il reste 3 chapitres. pour le restant de tes questions, tu vas devoir attendre.
Syds : si tu réalises que tu es accro à la fic au bout de plusieurs dizaines de chapitres, c'est qu'il doit y avoir des symptômes de manque, non?
Philippe Gryffondor : merci, et attends, c'est pas fini.
Bartimeus : pas de vacances pour moi maintenant, pas avant 2 mois en tous cas.
popov : pourquoi veuxx-tu que dr reste seul. Ce serait dommage, non ?
onarluca : merci, voilà donc la suite.
Et maintenant, bonne lecture à toutes et à tous..
« Harry! »
Ses yeux s'ouvrirent d'un coup. Remus Lupin traversait l'infirmerie à grand pas, l'air soucieux. Harry s'assit. C'était tellement bon de le revoir ! Même s'il savait qu'en réalité, il l'avait vu en cours la veille (il ne se souvenait pas du cours, mais il se souvenait maintenant de son emploi du temps), il avait l'impression de ne pas l'avoir vu depuis que lui et Jamie avaient regardé les Londubat le traîner dans un camp pour loups-garous. Jamie. Lupin ne connaissait pas Jamie, et ne la connaîtrait jamais. Il pensa au bon oncle honoraire qu'il avait été, les faisant sauter Jamie et lui sur ses genoux quand ils étaient gosses (il cilla… je dois m'arrêter de dire cela), leur lisant les histoires pour s'endormir quand il les gardait, combattant les jumeaux sur le tapis de la salle à manger et prétendant qu'ils l'avaient vaincu, grognant mélodramatiquement… et puis disparaissant mystérieusement plusieurs nuits par mois, jusqu'à ce qu'il aménage chez eux parce qu'il ne pouvait pas trouver de travail dans le monde magique. Sirius venait à la maison et restait à Bout-du-Lard aussi, pendant la pleine lune, tenant compagnie à son ami quand il était sous sa forme de loup, bien que Lupin fut en fait assez docile alors, grâce à l'experte préparation de potion Tue-loup par ses parents. Harry se souvint d'une fois où il avait été autorisé à caresser la douce fourrure du loup. Les yeux rouges étaient déconcertants, mais ils étaient encore d'une manière ou d'une autre les yeux de Remus, et il savait que la potion l'empêcherait d'être blessé. Sirius avait dormi à son côté sous sa forme canine. Était-ce alors que Sirius et sa mère avaient commencé à avoir une relation ? se demanda Harry. Après que Remus Lupin ait aménagé avec nous, et avant que les aurors ne soient venus le chercher ?
Il se secoua. Je dois me souvenir des choses de cette vie. C'est le problème immédiat. Je pourrais penser à traiter les souvenirs de mon autre vie plus tard…
Il sourit à son professeur. Lupin lui mit la main sur l'épaule. « Je t'ai vu partir avec le directeur après le petit déjeuner, et j'ai une plage libre maintenant, alors plutôt que d'errer dans la salle des professeurs, j'ai pensé venir te demander pourquoi il te parlait. Il m'a dit que tu étais ici, et que tu aurais probablement besoin de compagnie. Qu'est-ce qui ne va pas, Harry ? »
Harry grimaça, ne sachant pas si Dumbledore voulait que tout le monde sache ce qu'il avait fait avec le cours du temps. « Je… J'ai des problèmes à me souvenirs des choses. Des choses des huit derniers mois. Mais Madame Pomfresh m'a donné une potion, et j'ai l'impression que cela commence à marcher. Je me suis déjà souvenu de quelques choses de septembre… »
« Je vois. Pourquoi penses-tu que ce soit arrivé ? Un sort ? un maléfice ? Et si oui, de qui ? »
Harry hésita. « Non. Ce n'est pas un sort ou un maléfice. Je pense… Je pense que c'est lié à l'insomnie que j'ai eue l'été dernier. » C'était en partie vrai. Il était certain que son jugement n'aurait pas été influencé et qu'il n'aurait pas fait le sort avec Voldemort s'il avait dormi.
« Hmmm. » dit pensivement Lupin, sa main sur son menton, comme il s'asseyait dans la chaise au chevet de Harry.
« Et la nuit dernière, je me suis rappelé de quelque chose plus tard en septembre, et du jour de Noël… »
« La nuit dernière ? Depuis combien de temps te sens-tu comme cela ? »
Harry soupira. « Ce n'est pas important. Je… J'ai parlé à Dumbledore de Rogue aussi. Sur quoi faire pour lui. »
Lupin grimaça. « Sirius, Arabella et les autres opérationnels ont pourchassé Peter à travers toute la Grande Bretagne ces huit derniers mois, Harry. Qu'est-ce qui te fait penser que tu pourras faire mieux ? »
« J'ai dit au professeur Dumbledore que nous devions contacter Queudver et lui offrir de m'échanger pour Rogue. Sauf que ce ne serait pas un échange, pas vraiment. Ce serait une embuscade. »
Son professeur se retrouva momentanément bouche bée, ne sachant pas quoi dire. « Quoi ? Tu es fou Harry ? Tu es sûr que ce n'est pas simplement ta mémoire qui te pose problème ? » Le loup-garou avait l'air de vouloir le conduire à Ste-Mangouste d'une minute à l'autre.
« Oui, j'en suis sûr. Il a … Il a commencé… commencé… » il déglutit. Il ne pouvait pas supporter cette pensée. De quand il avait six ans, il se souvenait de son beau-père passant ses longs doigts fins avec émerveillement dans les cheveux roux sombres de sa femme, comme elle s'asseyait à sa coiffeuse, brossant ses tresses qui descendaient jusqu'à sa taille…
Il se secoua à nouveau. « Il a commencé à lui couper les doigts, professeur. » dit-il, durcissant sa voix. Le regard horrifié de Lupin toucha Harry. Clairement, toute l'animosité adolescente envers Severus Rogue avait disparu. Il se souvint de Rogue passant le Noël précédent dans l'appartement de Lupin à Manchester, avant qu'il n'aille à la rencontre de Mangemorts où Draco Malfoy avait été initié. Sirius avait plaisanté au sujet de Rogue qui était poussé à avoir des rapports sociaux avec les deux anciens Griffondors, qui étaient maintenant ses partenaires, mais Harry avait pensé que cela devait être mieux que de passer Noël seul. Bien que, peut-être, il aurait pu aller voir son oncle à Dunoon pendant les vacances…
« Le professeur MacDermid ! » dit soudain Harry, se redressant. « Quelle heure est-il ? »
Lupin regarda sa montre. « La seconde cloche du second cours va ….. »
Rrrrrriiiiinnnnnggggg!
« … sonner. » finit-il laconiquement, après que le bruit de la cloche soit mort.
Harry réalisa qu'il devait avoir oublié la première cloche quand il pensait qu'il était avec Ginny, au sommet de la tour d'astronomie. Il sortit du lit, s'accroupissant pour trouver ses chaussures en-dessous, jurant doucement, et puis pensant 'Je ne vais pas adopter les mauvaises habitudes de Draco Malfoy. Je ne vais pas adopter les mauvaises habitudes de Draco Malfoy….' Mais ensuite, il dit « Merde ! Je veux dire… brillant. Je vais encore être en retard… »
« Harry, tu n'es pas en conditions pour aller en classe ! Retourne au lit ! »
Harry commença à enfiler ses chaussures et à les lacer rapidement. « Je vais bien. Je vous ai dit que la potion faisait effet. Ce sera plus facile pour moi de me souvenir des choses si je reprends ma routine habituelle au lieu de rester couché au lit. Honnêtement, je vais bien. » Il bondit sur ses pieds, se dirigeant vers la porte de l'infirmerie, mais ensuite, il réalisa qu'il avait encore un problème et il pivota sur ses talons, revenant vers Lupin, qui se tenait les bras croisés, avec une expression amusée sur le visage. « Professeur, je, heu, pourrais-je utiliser… »
Lupin mit la main dans sa poche, et au milieu d'étincelles rouges et bleues, il sortit un petit bout de parchemin, qui avait déjà un mot dessus pour le professeur MacDermid, excusant Harry pour son retard. Il le tendit à Harry avec un sourire, sans dire un mot. Harry le regarda avec étonnement.
« Êtes-vous sûr que vous ne devriez pas enseigner la Divination ? Vous ne pourriez pas être pire que Trelawney. »
Lupin rit, et Harry ne put s'empêcher de rire aussi. C'était infectieux. Il aimait quand le professeur Lupin riait. Il avait si rarement un air autre que pensif. « Je suppose que tu te sens mieux, Harry, pour faire des plaisanteries sur les professeurs. » dit-il, essayant de faire comme s'il le réprimandait, mais ses yeux étaient encore joyeux.
Harry partit, le regardant un instant encore par-dessus son épaule, se souvenant de l'homme maigre et à l'air défait qui avait été enlevé de Bout-du-Lard et placé dans un carrosse pourpre du ministère, pour passer des années bouclé dans un camp de détention pour loups-garous, dans les montagnes…
Il se sentit satisfait comme il descendait les escaliers jusqu'au donjon. Remus Lupin serait encore dans un camp s'il n'avait pas rétabli le cours du temps. Il décida de se sentir bien pour cela, comme c'était plus facile que d'essayer de se sentir bien pour ne pas avoir de mère, de sœur et de petits frères…
« Ah, Mr Potter ! » dit l'oncle de Rogue dès que Harry ouvrit la porte du donjon et entra. « Comme c'est bon de votre part de consentir à nous rejoindre ! » Harry cilla en allant vers lui, lui tendant le parchemin comme s'il risquait d'exploser. Le professeur MacDermid le prit et y jeta un rapide coup d'œil, le froissant dans sa main. Harry frissonna sous son regard. Il se souvenait d'oncle Duncan comme d'un homme bien moins sévère. Mais cet homme n'était pas son « Oncle Duncan. » Il ne considérait pas Harry comme un membre de sa famille. « Prenez votre place ! » ordonna-t-il sèchement à Harry, ayant clairement l'air contrarié de ne pas pouvoir enlever des points à sa maison, comme Harry était excusé pour son retard.
Il se tourna et regarda les autres élèves. Les filles avaient toutes leurs yeux fixés sur leur mignon professeur, malgré sa sévérité, avec des expressions rêveuses sur le visage. Harry voyait maintenant la ressemblance avec un acteur écossais célèbre, et il s'assit à côté de Pansy sans la remarquer. Il roula ses yeux. Au moins, il ne portait pas de kilt, pensa-t-il, se souvenant de la réaction d'Hermione au Rogue au ceilidh. Il les aurait toutes fait se pâmer.
Comment il passa son cours, il ne le sut jamais, comme Pansy était dans un autre monde, et il avait le sentiment que le crapaud de Neville pourrait faire mieux que lui à un examen de potions, tellement son esprit était occupé. La potion lui faisait se souvenir d'autres choses, mais maintenant, les événements étaient dispersés et dans le désordre, assez confus dans leur manière de débouler dans sa tête de ci ou de là. Il essaya de s'éclaircir l'esprit, de se souvenir de l'anniversaire d'Hermione…
Hermione était assise dans l'un des fauteuils près du feu, dans la salle commune. Harry et Ron venaient de descendre de l'escalier du dortoir des garçons, portant son cadeau entre eux. Elle avait déjà ouvert ses cadeaux de Ginny et Neville. Ses yeux s'ouvrirent en grand quand ils posèrent l'objet enveloppé de papier kraft devant elle, sur le sol. Ils pouvaient dire à son visage qu'elle savait exactement ce que c'était.
Avant même de l'avoir ouvert, elle jetait tour à tour ses bras autour d'eux, embrassant Ron sur la joue, et Harry sur la bouche, légèrement plus longtemps. Puis elle s'accroupit, déchirant le papier. Elle le posa à plat et défit les attaches, ouvrant l'étui, puis commença à passer doucement ses mains, avec émerveillement, sur le violoncelle couleur cannelle posé dans l'étui au velours vert. Elle enleva l'archer de sa place et trouva le petit bout de résine qui était dissimulé dans sa petite niche. Elle le passa sur l'archer, puis commença à accorder le violoncelle, son visage rayonnant tout du long.
Quand elle fut satisfaite avec l'accordage, elle joua une gamme, montant et descendant, puis la répétant encore et encore jusqu'à ce que Ron dise finalement « Tu n'es pas forcée de simplement jouer des gammes, tu sais. Nous avons aussi un peu de nouvelle musique pour toi. »
Elle leva les yeux, déglutissant. « Vraiment ? » Ron enleva une épaisse chemise de son sac à dos et la lui présenta. Elle l'ouvrit, et son sourire s'élargit encore comme elle levait ses yeux vers Harry. « Bach. Suites pour violoncelle. Tu t'es souvenu que j'avais joué du Bach au ceilidh. »
Harry essaya de maintenir son sourire. Il ne s'en était pas vraiment souvenu. C'était l'idée de Ron. Quand il avait écrit aux parents de Hermione, leur demandant d'envoyer son violoncelle, il voulait savoir s'ils pouvaient penser à une musique spécifique qu'elle pouvait vouloir. Quand il avait eu leur réponse, il avait écrit à Bill, et Bill l'avait achetée pour lui à Londres. Techniquement parlant, ce n'était pas de Harry. Il n'en avait même rien su, et il essayait de cacher cela maintenant. Elle fit descendre la bouche de Harry au niveau de la sienne, écartant légèrement ses lèvres un instant, puis chuchotant à son oreille « Je te remercierai proprement plus tard. » avec un regard malicieux qui ne pouvait pas être mal interprété. Harry regarda Ron, qui avait l'air très content de lui. Harry eut encore envie de le frapper.
Elle étala les partitions sur un repose-pieds et commença à jouer. Harry essaya d'oublier sa colère envers Ron et de l'écouter simplement. Son visage était étonnant à regarder. Elle sembler passer par toutes les émotions qu'un humain pouvait ressentir pendant qu'elle jouait, chacune s'affichant très clairement sur son visage, et Harry pensa qu'il ne l'avait jamais vue plus heureuse depuis qu'il la connaissait. En proie à la passion physique, oui, mais purement heureuse, non. Pas autant que cela. Avoir son violoncelle semblait la compléter d'une manière que rien d'autre n'aurait pu accomplir. Harry sentit son ressentiment envers Ron remonter à la surface. Il n'aurait jamais dû être d'accord avec cela, pensa-t-il. Il aurait dû penser à son propre cadeau. Il se souvint des serre-livres en forme de lion qu'il lui avait offerts le Noël précédent, et il se renfrogna. S'il avait lui-même acheté quelque chose, il aurait probablement été battu par le violoncelle. Il grimaça comme il réalisa que rien de ce à quoi il aurait pu penser n'aurait pu surpasser cela.
Il prétendit se sentir malade après cela, et dit qu'il allait à l'aile de l'hôpital. Hermione voulait venir avec lui, mais il dit qu'elle devrait rester dans la salle commune et profiter de ses cadeaux d'anniversaire. Elle ne fut pas dure à convaincre. Quand il partit, Ron était assis sur le sol près de sa chaise, son cœur s'affichant complètement sur son visage. Il regardait son plaisir comme elle jouait, le violoncelle bercé entre ses jambes, et Harry pensa voir sa main gauche se comporter bizarrement sur les cordes… Il croisa le regard de Ginny en sortant. Elle envoyait un petit sourire de pitié dans sa direction, ce qui était quelque chose qu'il ne voulait pas encourager. Il allait bien. Il n'avait pas besoin de pitié.
Harry n'alla pas à l'infirmerie, mais à la tour d'astronomie, faisant un petit vol par-dessus la forêt avant de dîner. Après cela, Hermione ne remonta pas à la tour Griffondor, mais il ne lui vint pas à l'idée de se demander où elle était. Il était simplement soulagé de ne pas avoir à faire face à sa 'gratitude' pour le cadeau qui était l'idée de Ron.
Il réussit à l'éviter tous les jours après les cours, et tous les soirs après le dîner, elle ne remontait pas dans la salle commune, alors il fut pris un peu au dépourvu quand elle l'attrapa par la robe comme il sortait du trou du portrait le samedi après-midi suivant son anniversaire, et il n'avait pas de bonne excuse quand elle suggéra qu'ils montent dans l'ancien repaire de Touffu…
Harry hésitait pour de nombreuses raisons. Ils n'étaient pas montés là-haut depuis qu'il avait appris la mort de Dudley. Elle voulait le 'remercier' pour un cadeau d'anniversaire qui n'était pas son idée. Et il pensait encore aux choses que Ron avait dites sur le pourquoi elle était avec lui. Il était déterminé à trouver un moyen de se sortir de là, mais dès qu'ils furent seuls dans la pièce, éclairés par les seules bougies que Hermione avait conjurées juste après être entrés, elle commença à faire des choses qui lui firent perdre le fil de ses pensées…
Après cela, il s'allongea sur le sol magiquement transformé en coussin, la tête d'Hermione appuyée sur son torse, tandis qu'elle faisaient de petits bruits de contentement, se blottissant plus près de lui. Harry avait mal à la tête. Il sentait qu'il avait été d'une faiblesse impardonnable. Il aurait dû trouver un moyen d'éviter de se retrouver dans cette situation, mais quand elle avait commençé à déboutonner sa chemise en embrassant son cou, puis en passant ses mains sur son corps…
Je suis quelqu'un de terrible, pensa-t-il. Une voix dans le fond de sa tête répondit, pour avoir fait l'amour à ta propre petite amie ? Quand elle le voulait ? Pourquoi est-ce terrible ?
Parce que je devrais être capable de lui dire que je l'aime.
Seulement si c'est vrai, répondit la voix. Harry grimaça. C'était un bon point. Dire une telle chose et ne pas la penser… c'était pire que de ne pas la dire du tout.
Mais je le pense vraiment, pensa-t-il. N'est-ce pas ? Je l'aime. Oui. Bien sûr que oui. C'est idiot. Je ne devrais pas laisser Ron me fausser les idées. Je vais le faire. Je vais le dire.
Silence. Les minutes passèrent.
J'y vais, pensa-t-il. Je vais le dire.
Silence.
Il ne savait pas combien de temps s'était écoulé quand Hermione s'assit en disant « Nous devrions probablement nous habiller et descendre dîner. » Il retint son souffle, la regardant. Malédiction. C'était si dur de ne pas la fixer. Elle était si belle, et son habitude quotidienne d'aller courir le matin signifiait qu'elle avait maintenant une condition physique fabuleuse, encore plus que lorsqu'elle avait commencé à courir avec lui et Dudley à Surrey. Elle n'avait pas un point de côté et était sans défaut de la tête aux pieds. Son souffle était haché. Était-ce si étonnant qu'il n'ait pas pu la repousser ?
« Je, heu, hum… oui. Nous devrions descendre… »
Elle baissa les yeux sur son corps, souriant malicieusement. « Désolée. Je te rends l'idée de partir difficile ? » Elle avait l'air d'être consciente de son propre pouvoir. Harry souhaitait que les hommes puissent mieux cacher quand ils étaient excités.
« En fait, j'ai assez faim… » il essaya de penser à autre chose. La nourriture. Ce serait bien. Pense à la nourriture. Une cuisse d'agneau. Il regarda ses jambes. Ok, mauvais exemple, pensa-t-il. Des melons. Stop ! cria son cerveau. Très mauvais exemple…
Il se força à se lever et commencer à rassembler ses habits. Le professeur Trelawney. Là. Cela aidait. Il continua à penser à la professeur de Divination, trouvant que c'était un moyen très, très efficace de faire fuir la stimulation qu'il avait ressentie. Il s'habilla sans la regarder, l'entendant bouger, s'habillant aussi. Apparemment, elle n'était pas dérangée qu'il n'ait pas voulu un autre round. Il se sentait assez honteux comme cela.
Dis-le, simplement.
Comme ils allaient vers la porte, se préparant à partir, il baissa les yeux vers elle. Elle était un peu rouge et semblait satisfaite, ses boucles joliment en désordre sur sa tête, et il la prit dans ses bras, l'embrassant encore, sentant son corps se fondre au sien, ses bras la liant à elle. Quand il rompit le baiser, la regardant, il prit une grande inspiration et dit « Hermione. »
Elle leva les yeux vers lui, expectative. Il continua à la regarder, ses lèvres bougeant sans émettre un son. Elle rit après un moment.
« Oui ? Tu avais quelque chose à dire ? »
Il reprit une grande inspiration. « Hermione. Je… Je… » Il avait l'impression que son cœur battait tellement vite qu'il allait sortir de sa cage thoracique.
Dis-le, simplement.
« Hermione, je…Je t'… » Il s'arrêta.
Je devrais pouvoir lui dire que je l'aime.
Seulement si c'est vrai.
Sa bouche bougea encore un peu, mais rien n'en sorti. Elle lui sourit.
« Harry, si nous n'y allons pas bientôt, le dîner sera fini et nous devrons descendre aux cuisines pour manger. »
Il referma sa bouche et acquiesça. « Vrai. Nous devrions y aller. » Avant qu'il ne perde à nouveau sa résolution et lui arrache encore ses vêtements, et les siens…
Il regarda furtivement l'endroit où Hermione travaillait avec Draco Malfoy. Malfoy semblait saisir chaque opportunité de regarder soit le devant de ses robes, soit de faire tomber des choses par terre afin qu'il puisse jeter un œil à ses jambes pendant qu'il était dessous à chercher ce qu'il avait tombé. J'aimerais que Ginny puisse voir cela, pensa-t-il. Peut-être qu'elle n'aurait alors pas une si haute opinion de lui. Puis il remarqua Ron, qui avait un air de haine intense sur le visage, comme il réduisait de la racine d'asphodèle en fine poudre avec son mortier et son pilon, travaillant à côté de Millicent Bulstrode. Harry pensa d'abord que cette haine lui était dirigé, ce qu'il trouva bizarre, comme il savait qu'ils s'entendaient mieux. Puis il réalisa qu'elle était dirigée vers Malfoy. Ron avait aussi remarqué le désordre que faisait Malfoy pour mater Hermione, et était clairement enragé.
Harry fut secoué. Oh, pensa-t-il. Je suis supposé être énervé qu'il regarde ma petite amie de cette façon, au lieu de penser que Ginny devrait le voir afin qu'elle sache ce qu'il est vraiment…
Il soupira, retournant au travail, essayant de rompre le regard rêveur de Pansy pour le professeur MacDermid, qui était assis à son bureau, sur une haute chaise, plongé dans ses notes pour les autre cours. Il lui donna un coup de coude dans les côtes et siffla son nom. Elle lui lança un regard mortel. Harry regarda encore l'homme sévère, aux cheveux et à la barbe poivre et sel, d'une soixantaine d'année, regardant par ses lunettes et fronçant les sourcils, au lieu de donner une tape dans le dos de Harry et de lui offrir de le prendre naviguer sur fjord de Clyde, comme toute la famille avait fait durant l'été de ses treize ans dans son autre vie…
Il soupira. Rogue me manque.
