Philippe Gryffondor : a y est, c'est vendredi et la fin de la semaine.
Bartimeus : merci. J'espère que ca a bien marché pour tes exams. Perso, j'ai été assez déçu par le film, mais bon...
Marie-Jo : oui. C'est plaisant d'avoir une fiction ou tout n'est pas ou tout noir ou tout blanc.
Lunenoire : merci. ET oui, Rogue manque à Harry. Tout arrive.
lufynette : merci, la suite.
falyla : le tome 0; c'est les années de Bill Weasley à Poudlard
(1975-1982), et on suit conjointement son histoire, celle de sa
famille, des parents de Harry, des maraudeurs, avec une mention
particulière pour un Peter pas si mauvais que cela, jusqu'à la première
chute de Voldemort. C'est un tome qui donne certaines clés de la série.
Et oui, c'est un sacré boulot, c'est certain...
onarluca : c'est vendredi, re voilà la fic.
ILiv inParis : c'est pas tant la bataille que la scène juste avant qui me plaît. En tous cas, merci.
Et maintenant bonne lecture à toutes et à tous pour un chapitre qui tardait peut-être à certains, même s'il est très court...
Il essaya de parler au professeur Dumbledore après les cours, mais le directeur lui dit qu'il évaluait encore sa proposition et qu'il devait parler à quelques autres personnes avant d'arriver à une décision. Harry se sentait irritable et impatient. Il était tenté d'envoyer lui-même une lettre à Queudver, mais il savait qu'il n'oserait pas initier une opération de cette envergure sans l'approbation de Dumbledore.
Il alla à la salle commune après avoir vu Dumbledore, comme ils allaient fêter le dix-septième anniversaire de Ron. Il était finalement majeur. Il pouvait faire de la magie en dehors de l'école sans que personne au ministère ne cille. Et il pouvait élire le ministre de la magie. Harry déglutit. Peut-être qu'après avoir eu dix-sept ans, en juillet, Dumbledore le laisserait quitter les Dursley une bonne fois pour toutes, comme après cela, il pourrait se protéger tout seul sans avoir de problèmes avec le ministère.
Il se retrouva avec ses pieds en pilote automatique l'amenant à son dortoir, et puis il se souvint. Il avait acheté un nouveau jeu de balles de Quidditch pour Ron. Il sortit la caisse de sa malle. Il avait fait graver le cuir de la caisse aux initiales de Ron : R.A.W., Ronald Arthur Weasley. Hmm, pensa Harry. Parfois les initiales sont une assez bonne description de Ron. [NDT : raw= brut, grossier ]
Quand il arriva dans la salle commune avec son cadeau, Ron passait juste par le trou du portrait avec Hermione, qui le conduisait avec un bandeau sur les yeux. Harry fronça les sourcils.
« Hum, Hermione… j'ai l'impression que Ron sait où il est. »
« Ce n'est pas la raison du bandeau. » Harry se demanda où ils avaient été pendant qu'il parlait à Dumbledore, mais il oublia cela quand Hermione assit Ron dans un fauteuil près du feu, et alla au coin, sous les escaliers pour attraper l'étui de son violoncelle. Elle l'ouvrit avec soin et retira l'instrument et l'archer, et, s'asseyant sur une chaise qui avait été à l'une des tables, sans aucun accordage ou préambule, elle commença immédiatement à jouer.
Harry retint son souffle. La musique ne ressemblait à rien de ce qu'il avait entendu avant. Il avait l'impression que ce n'était pas Bach, mais il ne savait pas ce que c'était. C'était d'abord profond et triste, puis dansant et joyeux, puis paisible comme le clair de lune sur un lac…
Comme la musique continuait, il vit que Ron écoutait avec intensité, et puis il leva les mains et retira le bandeau de ses yeux, la regardant jouer, regardant passer les émotions sur son visage comme elle montait jusqu'à une note magnifique et douloureusement haute, puis s'écrasant à nouveau dans les profondeurs, comme l'image musicale d'une énorme vague s'écrasant sur la côte. Harry ne savait pas si le vrai spectacle était sur le visage de Ron ou celui d'Hermione, mais il savait comme il allait de l'un à l'autre, en les regardant tous les deux, qu'il avait un cadeau d'anniversaire plus important et de plus grande valeur qu'il pouvait offrir à Ron, et qui compterait plus pour lui que tous les ensembles de balles de Quidditch.
Quand elle eut fini de jouer, il y eut un moment de silence admiratif dans la salle commune, et puis toutes les personnes présentes explosèrent en applaudissements enthousiastes. Hermione passa par toutes les nuances de rouge possible, et elle remit son violoncelle dans sa boîte soigneusement avant de s'avancer vers Ron, qui souriait encore et l'applaudissait d'une façon qui brisa le cœur de Harry. Elle lui donna une accolade, et Harry la vit dire plus qu'il ne l'entendit (à cause du bruit des applaudissements), « Joyeux anniversaire », avant de l'embrasser sur la joue. Comme les applaudissements mouraient, Harry alla vers ses deux meilleurs amis, qui avaient l'air d'avoir oublié que le reste du monde existait. Draco Malfoy et Ginny ressemblaient à cela quand ils étaient ensemble aussi. C'était sensé être comme cela.
Ron disait. « C'était cela, n'est-ce pas ? Le morceau que tu as travaillé toute l'année ? »
Harry resta bouche bée. « Tu as écris cela ? »
Elle se colora encore. « Cela tournait dans ma tête depuis un moment, et je devais l'écrire avant de l'oublier. »
Harry secoua la tête, émerveillé par son talent, même en ayant connu la musicienne professionnelle dans son autre vie. Il déglutit. Est-ce qu'elle avait d'abord été inspirée par Ron ? Était-ce pourquoi c'était son cadeau d'anniversaire ?
Il sut qu'il ne pouvait pas le remettre à plus tard. Il se tenait face à eux deux, tenant la boîte de balles de Quidditch, et il leur dit. « Pourrions-nous… Pourrions-nous sortir parler dans le couloir ? »
Ils le regardèrent étrangement, mais acquiescèrent et le suivirent hors de la salle commune. Une fois dans le couloir, il commença à parler, mais la grosse dame avait l'air bien trop intéressée pour écouter ce qu'il avait à dire à son goût. Alors il leur fit signe de les suivre à quelques mètres de là. Il se tourna nerveusement vers eux, essayant de trouver comment faire cela, se souvenant de Hermione souhaitant un bon anniversaire à Ron juste après minuit la veille, et de Ron dont le cœur semblait se briser…
« Il y a quelque chose que je voulais vous dire à tous les deux depuis un moment, » dit-il, essayant de trouver sa voie dans un discours alambiqué. « Je… Je connais vos sentiments l'un pour l'autre. Je ne suis pas contrarié. En fait… en fait, cela me rends plus facile de faire la bonne chose et de laisser partir Hermione, parce que je sais que tu… » il montra Ron de la tête « … est là pour elle, et tu prends tant soin d'elle… »
Les deux autres le fixaient, bouches grandes ouvertes.
« Quoi ? » dit Hermione, sidérée. « Est-ce que… Est-ce que tu romps avec moi ? »
Il sourit faiblement à Ron. « Joyeux anniversaire ? » dit-il en hésitant. Le visage d'Hermione était en furie. Elle pivota sur ses talons et redescendit le couloir. Il entendirent son bruit de pas résonner au loin. Harry se tourna vers Ron, complètement confus.
« Qu'est-ce que j'ai dit ? Vous deux vouliez être ensemble… »
C'était maintenant au tour de Ron d'être sidéré. « Est-ce ce que tu penses ? Tu penses que nous t'avons trahi, en nous bécotant dans ton dos ? Hermione et moi n'avons rien fait dont nous puissions avoir honte, » dit-il virant au rouge. « Et si tu te demandes pourquoi elle est en colère… Joyeux anniversaire ? Est-ce qu'elle est sensée être mon cadeau ? Parce que je ne pense pas qu'elle apprécie que tu la considère comme une propriété, à garder ou à offrir. Joli coup, Harry. Vraiment réussi. »
Harry pensa aux choses que Ron lui avait dites en août précédent. Oh, alors maintenant c'est moi qui suis insensible ? Ron lui tourna le dos et alla vers la grosse dame, qui le laissa rentrer dans la salle commune de Griffondor après qu'il lui ait donné le mot de passe. Harry se tenait désemparé dans le couloir, tenant la boîte de cuir avec les initiales de Ron dessus.
« Ron ? » appela-t-il son meilleur ami. « Hum… Je t'ai aussi acheté quelques nouvelles balles de Quidditch… » dit-il faiblement, et probablement trop doucement pour que Ron l'entende.
Malédiction, pensa-t-il.
