Syds : hé oui, pauvre Harry. Pourquoi les choses ne sont jamais simples pour lui...
Bartimeus : la réponse à ta question est là, juste en-dessous
onarluca : nous y voilà.
Et maintenant, ce qui est sans doute un de mes passages préféré sur l'ensemble de la trilogie...

xxxxx

« Potter! »

Harry leva les yeux. Le professeur MacGonagall le foudroyait du regard, ses mains sur ses hanches. Il cligna des yeux et déglutit.

« Oui, madame ? »

« Le directeur souhaite vous voir. » dit-elle sèchement, ses yeux brillants, sa bouche très fine.

Harry put voir que Dumbledore se tenait dans le cadre de la porte de la salle de cours de métamorphose, avec une expression qui indiquait qu'il essayait très fort de ne pas rire. Harry alla vers la porte sans regarder Ron, Hermione ou le professeur MacGonagall.

Une fois qu'ils furent tous deux dans le couloir, la porte de la classe fermée, Dumbledore commença à avancer, et Harry comprit qu'il devait marcher à côté de lui. Il le fit sans dire un mot. Le directeur aussi se taisait. Finalement, le vieil homme s'arrêta et se tourna vers Harry.

« Harry, je comprends que tu veuilles bien faire en te livrant à la place de Severus. Mais je ne peux simplement pas t'autoriser à te mettre ainsi en danger. »

« Mais professeur… »

Dumbledore leva sa main et Harry s'arrêta. « Nous allons faire ceci à ma manière. Oui, nous allons contacter Queudver et lui faire croire que nous voulons t'échanger contre Rogue, quelque part dans la Forêt Interdite. Nous ne lui parlerons cependant pas de la Clash. Nous lui dirons aussi que tu sais qui est l'héritier, et quel est le but de l'héritier. Il suspectera, bien sûr, que nous ne le traitons pas honnêtement. Il va nous contacter pour dire ce qu'il souhaite faire. Nous, bien sûr, saurons qu'il ne traite pas honnêtement avec nous. Mais jusqu'à ce que nous recevions sa réponse à la proposition, nous n'aurons aucun moyen d'évaluer nos options. S'il semble avide de faire les choses que nous lui proposons, je crois nous devrons faire encore plus attention s'il produit son propre plan. »

Harry acquiesça. « D'accord. Quand envoyez-vous la chouette ? »

« Dès que je t'aurai raccompagné en cours. Est-ce que tout va bien Harry ? »

Harry se frotta la tête. « Je reviens encore à la normale. Je me suis souvenu de nombreuses choses, et parfois, je laisse juste mes pieds me guider où ils veulent, et je me débrouille pour être au bon endroit au bon moment, mais on dirait que si j'essaye de trop y penser, je ne peux pas vraiment accéder aux pensées que je veux… »

Dumbledore acquiesça. « Cela va mieux aller. Maintenant, retourne en classe. J'ai dit aux elfes qu'il vont avoir une session d'entraînement supplémentaire demain à neuf heures du matin. J'ai annulé tous les entraînements de Quidditch. Flitwick va faire une réunion avec toi et les membres du club de duel cet après-midi. J'ai peur que peu importe le temps dont tu auras besoin pour récupérer tous tes souvenirs, nous ne puissions pas nous en occuper davantage maintenant. Tu dois te concentrer sur le présent. Peux-tu faire cela, Harry ? »

Il acquiesça. « Oui, sir. » Il ne laisserait pas tomber Dumbledore.

Entre les cours, il dit à Ron et Hermione ce que Dumbledore avait dit. Il commença simplement à leur parler dans le couloir, espérant qu'ils ne s'enfuiraient pas de lui après ce qu'il avait dit la veille. Les avait-il perdu tous les deux ?

Mais Ron acquiesça quand il entendit le plan de Dumbledore. « Il a eu la bonne idée. Et l'armée elfique demain matin et le club de duel cet après-midi ? Bonne idée. Nous devons être prêts pour quoique ce soit que Queudver puisse projeter. »

Lui et Hermione semblèrent s'éviter le restant de la journée, selon Harry. Pourquoi pensent-ils qu'ils doivent prouver qu'ils ne sont pas intéressés l'un par l'autre ? se demanda-t-il. J'ai dit que je n'étais pas contrarié. Il espérait que le plan de bataille les distrairait assez et que leur relation collective se normaliserait bientôt.

Le week-end passa comme dans un rêve, entre elfes et duels. Ses deux meilleurs amis étaient complètement professionnels pendant ce temps, et il n'essaya pas de discuter de choses privées avec eux. Ils eurent le même emploi du temps le dimanche que le samedi. Finalement, au déjeuner du lundi, Dumbledore s'arrêta à la table de Griffondor, chuchotant à Harry « Je pars voir Sniffle et quelques autres. Je reviens demain. Nous n'avons pas de nouvelles de notre ami. » Harry grimaça à l'idée d'appeler Queudver leur 'ami'. Et pourtant, autrefois… Il l'avait été. Un des amis les plus proche de ses parents. Leur gardien du secret.

Et puis cela arriva.

Il était en haut, sur le parapet, prêt à se changer en griffon et en s'envoler au-dessus de la forêt, quand Ginny ouvrit brusquement la trappe et acheva de grimper les escaliers en courant, à bout de souffle. Elle haletait et était toute rouge, et Harry la prit dans ses bras, soucieux pour elle. « Qu'y a-t-il ? » demanda-t-il, voyant à quel point elle était en détresse. Elle ne pouvait pas parler, mais elle enleva un parchemin et une agate de la poche de sa robe. L'agate était peinte pour ressembler à un globe oculaire. Harry fronça les sourcils. Il lui prit le parchemin et le lut :

Cher Draco,

Ton directeur malavisé pense qu'il est en charge du monde. Je t'écris pour te dire qu'il n'en est rien. Il a offert d'échanger Harry Potter contre ton responsable de maison. Bien que cela satisferait grandement mon maître si je pouvais lui donner Harry Potter, cela le ravirait aussi si je pouvais te donner à lui. Il semble aussi penser que je ne connais pas la Forêt Interdite comme ma poche, et qu'il a besoin de me donner les instructions sur où faire l'échange. J'ai passé bien trop de temps dans la forêt dans ma vie pour ne pas savoir exactement où je veux que cela se passe. Il ne me manipulera pas.

S'il veut revoir son précieux maître des potions, la seule chose que je veuille échanger est toi. Utilise cet œil magique pour voir où venir chercher ton responsable de maison. Viens seul et avant qu'il ne soit trop tard. Tu portes la Marque. Sûrement que tu t'es senti invoqué de façons répétées ces six derniers mois ? Si tu le souhaites, tu pourrais avoir une autre chance de servir le Seigneur des Ténèbres. Tu devras payer pour ta désobéissance passée, mais à la fin, notre Maître aura un autre serviteur, et c'est ce qui est important.

Souviens-toi : rapidement et seul.

Ce n'était pas signé. Harry leva les yeux vers son visage choqué. Il tendit sa main. Elle tenait avec précaution l'agate entre son pouce et son index. Elle la lui donna et il la roula dans sa paume, puis referma fermement son poing dessus, commençant à avoir une image brumeuse dans son esprit. Comme le voile se levait, il vit Severus Rogue, hagard et décharné, pris dans de très, très grosses tenailles noires.

Aragog.

Ou un de ses enfants. Harry pouvait voir les horribles yeux multiples de la créature. Ils n'étaient pas brumeux et aveugles, comme ceux de Aragog, alors ce n'était probablement pas lui, mais cela ne comptait pas vraiment. Il pouvait voir que la créature avec quelque chose dans ses autres pinces.

Draco Malfoy.

Il est déjà parti et a été capturé aussi. Sa tête était ballottée au bout de son cou. Harry pria pour qu'il soit simplement inconscient, que sa nuque ne soit pas brisée. Il déglutit et leva les yeux vers Ginny.

« Qui a trouvé la lettre et l'œil ? »

« Mariah. »

Harry se mordit les lèvres. Il ne savait toujours pas quoi penser de Mariah. Il se souvint de l'étrangeté de ses gants. Puis il se secoua, essayant de se concentrer sur Ginny. « Tu l'as vu, n'est-ce pas ? » Il haïssait penser à sa réaction, en voyant ce qu'il avait vu en tenant l'agate.

Elle acquiesça, l'air choquée. « Oh, Harry ! » Elle se lança contre lui et il la tint comme elle sanglotait. Il ne pouvait pas supporter de la voir tellement en détresse. Après l'avoir laissé pleurer un peu, il la tint par les bras.

« Nous allons le récupérer. Nous allons tous les deux les récupérer. Compris ? » Elle acquiesça, de son visage parcouru par les larmes. « Maintenant, Dumbledore a quitté le château ce matin, ce qui signifie que c'est MacGonagall la responsable. Va la voir et dis-lui de rassembler les professeurs. Nous devons faire cela vite. Ce sont des Acromantulae là-bas. La plupart des sorts et des maléfices rebondiront sur elles. Et il n'y en a pas qu'une paire non plus. C'est toute une foutue colonie. Je vais chercher les autres membres du club de duel, et je vais envoyer Ron et Hermione chercher les elfes. Nous ne pourrons probablement obtenir de MacGonagall que l'utilisation des élèves en soutien, mais espérons qu'on n'aura pas besoin de nous si les professeurs et les elfes sont dessus. Oh ! Et je vais envoyer Hedwige alerter les géants. Ils ne peuvent pas faire de magie, mais ils sont au moins deux fois plus gros qui les plus grosses araignées de la colonie. Tu sais quoi faire ? »

Elle acquiesça, l'air étrangement calme. « Aller voir MacGonagall. »

« Bonne fille. Allons-y ! »

Ils descendirent les escaliers de la tour en courant, se séparant en bas pour aller dans des directions différentes. Harry courut à la volière, griffonnant un mot avec la plume accrochée au mur là, écrit sur du papier bon marché gardé dans la volière pour les gens qui arrivaient sans parchemin, ou un document écrit par ailleurs.

Il regarda Hedwige s'envoler, puis réalisa qu'il avait besoin d'écrire une autre lettre. Il essaya de décrire la situation aussi clairement et succinctement que possible, puis l'adressa à Mr Weasley au ministère, et l'attacha à la patte d'une autre chouette. Harry n'était pas sûr qu'il y avait quelqu'un de confiance au ministère autre que Mr Weasley, mais il devait saisir la possibilité que le père de Ginny et Ron puisse envoyer quelques aurors au château.

Il courut de la volière à la tour Griffondor pour trouver Ron et Hermione, afin qu'ils puissent rallier les elfes. Mais quand il atteignit le trou du portrait, Ginny en sortait avec son frère et Hermione, ainsi que les autres Griffondors membres du club de duel : Parvati, Ruth et Tony.

« Harry ! » dit Ron avec urgence, « Nous avons un problème. Nous ne pouvons trouver de professeurs nulle part. Ils ont disparu. »

Harry fronça les sourcils. « Que veux-tu dire, disparu ? »

Ginny se tordit les mains. « Je n'ai pu trouver personne nulle part. Ils semblent juste… disparus. »

Il les poussa, jetant négligemment le mot de passe à la grosse dame, puis courant dans les escaliers jusqu'à son dortoir une fois qu'il fut dans la salle commune. Il enleva la carte de son coffre et l'activa. Dès qu'il vit ce qui se passait, il dévala les escaliers et rouvrit le trou du portrait, tenant étroitement le parchemin dans ses mains. Il s'agenouilla sur le sol de pierre, et les autres le rejoignirent comme il étalait la carte pour qu'ils puissent voir. Ruth, Parvati et Tony ouvrirent de grands yeux en voyant la carte.

Harry montra la salle commune des Serpentards. « Les voilà. Vous voyez ? On dirait que tous les noms des professeurs sont là. A part Dumbledore. Il n'est pas ici. »

Ginny haleta. « Tu penses que quelque chose s'est passé là-bas, et que c'est pourquoi Mariah ou Millicent ont appelé les professeurs pour venir à leur salle commune ? »

Harry fronça les sourcils. « Je ne sais pas. Regarde l » Il montra le couloir en dehors de la salle commune de Serpentard, où se tenaient les points étiquetés Mariah Kirkner et Millicent Bulstrode.

« Est-ce qu'elles gardent l'entrée ? » demanda Ron. Ils se regardèrent tous, horrifiés. Est-ce que cela était prévu ? Puis Mariah et Millicent semblèrent abandonner l'idée d'entrer dans leur propre salle commune, et elle commencèrent à descendre le couloir vers les escaliers du hall d'entrée. Harry balaya la carte de ses yeux. Il y avait d'autres points se déplaçant vers leur position maintenant : le préfet et la préfète en chef, Liam Quirke et Cho Chang, qui avaient tous deux réussi à rentrer au club de duel en octobre (ils s'étaient entraînés en été). Justin Finch-Flechtley était avec eux. Il s'était aussi qualifié pour le club de duel cette fois. Evan Davies, Susan Bones et Ernie MacMillan se dirigeaient aussi vers eux.

« Tout le club de duel monte ici » dit Harry, montrant les points. « Ils doivent aussi avoir remarqué que quelque chose n'allait pas. »

Il déglutit. Le directeur était ailleurs. Les professeurs étaient dans les donjons. Le club de duel se rassemblait, et ils se tourneraient vers lui, leur leader, pour qu'il leur dise quoi faire. Il espérait que les géants pourraient faire quelque chose. Et Hagrid pourrait retenir Aragog. Non… attends. Hagrid était aussi dans la salle commune de Serpentard. Ce n'était pas bon. Ce n'était pas un endroit où il irait jamais de son plein gré, urgence ou pas.

Il porta cela à leur attention. « Je pense… que c'est possible que les professeurs soient retenus prisonniers. Regardez ceci : les noms des élèves dans la salle commune sont Zabini, Nott, Crabbe et Goyle. Leurs pères sont tous des Mangemorts. Les autres élèves de Serpentard sont dans leurs dortoirs… Peut-être prisonniers eux-aussi. Peut-être que Millicent et Mariah ne pouvaient pas rentrer dans leur salle commune parce que la mot de passe était changé. »

Il se tourna vers Tony qui était un sprinter incroyable. « Descends aux cuisines et trouve Dobby, l'elfe de maison, et amène–le ici. » Tony acquiesça et courut sans poser de questions. Il se tourna vers les autres.

« Tout le club de duel sera probablement ici dans une minute… à part Malfoy et Tony. Nous allons devoir être ceux qui vont aller dans la forêt chercher Malfoy et Rogue. » Il se tourna vers Ginny. « Tu leur as dit pour Malfoy et Rogue ? » Elle acquiesça.

« Bien. Bien sûr, quand les autres arriveront, nous devrons leur expliquer à nouveau. En tous cas, j'ai déjà envoyé une lettre aux géants… »

« Les quoi ? » dirent ensemble Ruth et Parvati. Harry déglutit.

« La mère de Hagrid et quelques amis vivent dans la forêt depuis environ un an et demi maintenant. Ils nous aiderons, ne vous inquiétez pas. Ils sont loyaux à Dumbledore. »

Soudain, les autres membres du club de duel apparurent au coin. Ernie, Evan, Liam, Justin, Cho et Susan étaient essoufflés, et Mariah et Millicent avaient l'air complètement frénétiques.

« Harry ! » s'exclama Millicent à bout de souffle quand elle le vit. « Blaise Zabini ! Il est devenu fou ! Il dit qu'il est l'agent de Tu-Sais-Qui à Poudlard ! Il… Il a fait prisonnier les professeurs dans la maison Serpentard, et nous ne pouvons pas rentrer ! »

Harry acquiesça. « Nous savons. Et un Mangemort détiens Draco Malfoy et le professeur Rogue dans la forêt, à la merci d'araignées carnivores géantes. »

Elle fronça les sourcils. « Quoi ? Rogue est… »

« Non. » dit-il, l'interrompant. « Il n'a jamais été en congé sabbatique. Il a été prisonnier tout ce temps. J'ai proposé à Dumbledore de m'échanger avec lui, et maintenant, voici ce qui est arriv »

Hermione lui mit la main sur le bras. Elle semblait avoir oublié sa colère contre lui pour sa rupture. « Tu ne peux pas te blâmer, Harry. Qui d'autre se serait offert comme cela ? »

Il la regarda. « Nous devons nous attendre à ce que ce que nous allons trouver dans la forêt soit un piège. Nous y allons en sachant qu'il se peut qu'aucun de nous ne revienne. » Il les regarda tous. « Ce devaient être les professeurs, mais quelqu'un a pensé à cela et les a fait prisonnier, à un endroit où nous ne pouvons pas les atteindre. Cela ne laisse que nous… des élèves sans expérience. Et ils le savent. Sauf… que c'est le club de duel de Poudlard. Nous sommes les meilleurs des meilleurs. » Ils les regarda tous à nouveau, essayant de transformer leurs expressions de peur et d'hésitation en confiance et malveillance. « Ils ne savent pas à qui ils ont affaire. »

Harry sentit Ginny frissonner à côté de lui, et il essaya de lui adresser un sourire rassurant, sachant qu'elle craignait que Draco Malfoy soit déjà mort. Mais maintenant, Tony arrivait avec Dobby et Harry devait se concentrer sur autre chose.

« Dobby ! Tu es mon sergent de champ. Je ne peux pas être présent pour te commander, mais j'ai une mission que seul toi et l'armée des elfes pouvez mener à bien. »

Dobby hésita. « Dobby… Dobby sait que Harry Potter est son général, mais… mais où est Directeur ? Une bataille ? Est-ce que Directeur ne devrait pas dire à Dobby quoi faire ? »

« Directeur… heu, Dumbledore n'est pas là Dobby, et nous avons un problème. Deux problèmes en fait. Celui dont je veux que tu t'occupes est ici au château. Quelques élèves de Serpentard, conduits par Blaise Zabini, détiennent les professeurs prisonniers dans la salle commune de Serpentard. Nous ne pouvons pas rentrer. Même les Serpentards loyaux à Dumbledore ne peuvent pas y entrer. Ils ont changé le mot de passe. Mais toi et les autres elfes pouvez rentrer. »

Dobby acquiesça. « Bien sûr que Dobby et les autres pouvons rentrer, Mr Général Harry Potter, sir ! »

« Bien. Et ensuite… souvenez-vous de votre entraînement. Essayez d'immobiliser ce qui font cela, plutôt que de faire voler les gens avec des sorts de lévitation et autres, d'accord ? Et essayez de voir comment ils ont neutralisé les professeurs. Cela pourrait être une potion, l'Imperius ou quelque autre sort. Si vous réussissez à les faire sortir de là avant que nous revenions, dis leur que nous sommes allés dans la forêt et que nous avons besoin de leur aide s'ils s'en sentent capables. Je te fais confiance, Dobby. Et si tu réussi cela et que nous ne sommes pas de retour,… nous ne dirons pas non à un peu d'aide des elfes non plus. Venez dans la forêt si vous pouvez. Toi et les autres elfes êtes les seuls qui pouvez rentrer dans la salle commune de Serpentard, Dobby. Je compte sur toi. »

Dobby se redressa et le salua élégamment, puis disparut dans un pop !. Harry leva les yeux vers les autres. Ils le regardaient tous, même Liam et Cho, le préfet et la préfète en chef. Ils comptent tous sur moi.

« Maintenant, » dit-il, essayant d'empêcher sa voix de trembler. « Tout le monde prend un balai… ou emprunte le balai de quelqu'un d'autre si c'est un bon et que le votre n'est pas terriblement récent. Nous avons besoin du meilleur équipement. Alors revenez à vos maisons… » il montra du doigt Mariah et Millicent « … sauf vous deux… et dites à tous les élèves que vous rencontrez de monter sur les remparts. Prenez n'importe quelle tour… La tour ouest, celle d'astronomie… peu importe. Millicent et Mariah,….vérifiez tous les endroits publics, comme la bibliothèque et le grand hall. Rassemblez tous les élèves du château. Tout le monde doit être sur les remparts dans quinze minutes. »

Ils se dispersèrent tous. Les Griffondors revinrent en courant vers le trou du portrait. Ron alla chercher les balais tandis que Harry rassemblait tous les élèves restant de la maison dans la salle commune et leur disait que le club de duel allait dans la forêt secourir le professeur Rogue et Draco Malfoy d'un Mangemort et de quelques araignées géantes parce que quelques élèves Serpentards gardaient les professeurs prisonniers dans le donjon. Ils étaient tous sous le choc.

« J'ai besoin que tout le monde prenne son balai et monte sur les créneaux. Le club de duel s'envolera en premier. Katie, » il mit sa main sur son épaule, « j'ai besoin que tu gardes le fil du temps. Si une heure s'est passée après que nous soyons partis et que personne n'est revenu, et que les professeurs et les elfes de maison n'ont pas émergé des donjons pour nous aider, nous aurons besoin d'une seconde vague. Commence avec les septième année. Passe la responsabilité de regarder l'heure à un sixième année avant d'y aller. Après une heure, les sixième année iront, et ainsi de suite jusqu'aux quatrième année. Je ne veux pas que les élèves de troisième année et moins essayent de se battre. En espérant que nous n'auront pas besoin de descendre au quatrième ou au cinquième année. » Sa voix était prise, et une larme roula sur la joue de Katie. Il pensa à quand il l'avait entendue enfanter, dans son autre vie. Il avait pensé à de nombreuses choses dans cette vie qui étaient mieux, depuis les quelques jours où il était revenu, mais il ne s'était pas attendu à cela…

Les élèves de Poudlard montèrent comme un flot de banlieusards émergeant d'une station de métro au cœur de Londres. Harry conduisit les Griffondors dans les escaliers de la tour Ouest, et quand il émergea sur la plate-forme de pierre, le ciel du début de soirée commençait à s'obscurcir. Il sentit son cœur bondir dans sa gorge comme il vit la foule des autres élèves s'alignant sur les créneaux du château. Ils étaient partout.

Il regarda Ginny, dont le petit ami était dans la forêt. Il pensa à Rogue, le seul père qu'il avait jamais connu. Cela devait marcher. Il vit qu'elle tenait encore l'œil d'agate enchanté. Il tendit sa main et elle n'hésita pas à le lui donner. Il le tint étroitement serré dans la paume de sa main et ferma les yeux, voyant qu'ils étaient encore là. Il voyait Pettigrew maintenant, à proximité, et quelqu'un d'autre…

Il déglutit. L'héritier.

Ayant confirmation que Rogue et Malfoy étaient encore en vie, pour le moment, il rendit l'agate à Ginny, et comme il faisait cela, une chouette qui semblait venir de la direction du village atterrit soudain sur le créneau où Harry s'appuyait. Il fit un bond en arrière, puis vit qu'elle essayait de lui donner une lettre. Il l'enleva de la patte de l'oiseau qui repartit immédiatement, n'attendant pas de réponse. Harry lut la lettre avec son cœur dans sa gorge, puis la froissa. Ron et Hermione étaient penchés à côté de lui. En dépit de la terrible lettre, il sentit une chaleur autour de son cœur. Ils étaient à nouveau une équipe. Toute animosité et heurt étaient oubliés. Peut-être simplement temporairement, mais il savait que si quelqu'un pouvait s'élever au-dessus des disputes futiles pour prendre les choses en main, c'était Ron et Hermione. C'était l'une des choses qu'il aimait le plus chez eux deux.

« Qu'est-ce que c'est ? » voulut savoir Hermione.

Harry leva les yeux vers elle, pensant encore à la lettre, se sentant plus en colère qu'il ne l'avait jamais été dans sa vie. « C'est Dumbledore. Cela disait qu'il est mort. Je refuse de le croire. »

Hermione se couvrit la bouche de sa main, horrifiée. Ron serra les dents, l'air aussi en colère que Harry. Harry pensa, je ne vais pas te laisser ma manipuler, Queudver. Je refuse. Il pointa sa baguette vers sa gorge en disant « Sonorus. ». Prenant une grande inspiration, il commença à parler.

« Cette lettre, » dit-il, levant le parchemin froissé, « dit que Albus Dumbledore est mort. Je n'en crois pas un mot ! » un cri de surprise voyagea dans la foule. « Mais qu'il soit mort ou vivant, nous ne pouvons pas abandonner le combat ! C'est ce que beaucoup de nous craignions et anticipions. » dit-il calmement, sa voix portant jusqu'aux élèves les plus éloignés. « Nous combattons les Mangemorts, et leurs sympathisants, ici même à Poudlard. Et nous ne pouvons compter que sur nous. Maintenant, quelques uns d'entre vous ont vécu des pertes cette année… » Il jeta maintenant un regard à Jules Quinn, qui était orphelin depuis un mois, il s'en souvenait maintenant, suite à un raid de Mangemorts sur sa maison. « … mais nous ne voulons pas que ces pertes incluent le professeur Rogue et Draco Malfoy, qui se sont déjà opposés aux mages noirs et ont montré vers qui allait leur loyauté. »

« Nous avons dit ce que nous avions à faire, mais pas comment le faire. Il y a une colonie d'Acromantulae dans la Forêt Interdite… des araignées géantes. Nous allons combattre au moins un Mangemort, peut-être plus, mais les araignées géantes vont être les plus difficiles à gérer. La plupart des sorts et des maléfices rebondiront sur elles. Ce sera nécessaire de viser leurs yeux, ou d'utiliser la force physique, comme invoquer des entraves, pour les dominer. J'ai écrit au ministère pour leur demander d'envoyer des aurors, mais nous ne savons pas combien de temps cela va prendre, et nous n'allons pas attendre. Le club de duel va partir en premier. Katie Bell va regarder l'heure. » il vit Ginny tendre l'agate à Katie. « Après une heure, si les aurors ne sont pas arrivés, les septième année partiront. Une heure après cela, les sixième année. Personne en dessous de la quatrième année ne devra essayer d'y aller. Si personne n'est revenu une heure après le départ des quatrième année… » il déglutit. « Vous pourrez conclure que nous avons perdu la bataille. »

Silence. Il souhaitait pouvoir dire quelque chose de plus énergique, de plus confiant. Il souhaitait pouvoir leur dire qu'ils allaient gagner la bataille. Au lieu de cela, il mit fin au sort amplificateur, et reposa sa baguette, regardant les autres élèves avec lesquels il allait se lancer dans la bataille. Il les aimait tous, chacun à sa manière, et l'idée de perdre l'un d'eux lui retournait l'estomac et rendait ses mains moites. Aucun bruit ne vint de personne sur les créneaux après que l'écho de sa voix soit mort. Tous les élèves regardaient vers la forêt, noire et menaçante, Interdite à eux d'aussi loin qu'ils pouvaient se souvenir.

Ce fut Ruth qui le commença.

Harry se souvint de sa voix pure chantant le Ravel. Maintenant, elle s'élevait dans un hymne familier. Il était surpris qu'elle le connaisse, mais peut-être que tous les élèves d'Angleterre l'apprenaient quand ils étaient jeunes, peu importe leur religion, ou s'ils étaient à l'école des moldus ou des sorciers ou, comme les Weasley, s'ils restaient à la maison et apprenaient sur les genoux de leur mère. Il l'avait appris à l'école du village à Little Whinging, mais il ne lui était jamais venu à l'esprit de s'étonner à quel point cela pouvait être une chose universelle sur leur petite île.

« And did those feet in ancient time... »

[Et l'on vit ainsi dans les temps anciens…]

Puis la voix aiguë de Will Flitwick se joignit à la sienne.

« ...walk upon England's mountains green? »

[…ces pieds fouler les vertes collines d'Angleterre :]

Et même si Harry le considérait comme un hymne anglais, tous les autres autour de lui entonnèrent l'air et le firent croître, comme si cela avait été prévu, comme si cela avait été répété. Et même s'ils faisaient face à une bataille dans 'La verte forêt d'Écosse' et pas sur les 'vertes collines d'Angleterre', et même si quelques uns étaient d'Irlande, d'Écosse ou du Pays de Galles, ou des îles de la Manche ou des Okneys ou des Shetland, cela importait peu. C'était ce que représentait cette chanson qui importait. La solidarité. L'espoir. Une cause qui était juste et bonne.

Les voix augmentèrent quand le second couplet commença, les fortifications résonnant avec l'hymne. Les yeux de Harry lui piquaient. Il commença à s'y joindre d'une voix croassante, à cause de l'étroitesse de sa gorge. Les mots de Blake n'avaient jamais semblés si poignant et chargés de ses :

Bring me my bow of burning gold!

Bring me my arrows of desire!

Bring me my spear: O clouds unfold!

Bring me my chariot of fire!

I will not cease from mental fight:

Nor shall my sword sleep in my hand

Till we have built Jerusalem

In England's green and pleasant land.

[Apportez-moi mon arc d'or brûlant :
Apportez-moi mes flèches d'ardeurs :
Apportez-moi ma lance : ô nuées déployées !
Apportez-moi mon chariot de feu !

Je ne cesserai pas le combat spirituel
Et mon épée n'aura nul repos dans ma main
Jusqu'à ce que nous ayons bâtis Jérusalem
Sur la terre verte et charmante d'Angleterre.]

Les voix pures et jeunes finirent à l'unisson, comme s'il n'y avait eu qu'une voix. Dans le silence qui suivit, Harry savait qu'ils offraient tous mentalement leurs prières d'espoir, pour les protéger et les guider. Ramène-nous tous sain et sauf, pensa-t-il encore et encore.

Puis le silence fut Rompu par Ron, se dressant et levant sa baguette comme un sabre de cavalerie, et criant de sa voix profonde et autoritaire :

« Pour Severus Rogue, Draco Malfoy et Albus Dumbledore ! »

Les autres membres du club de duel reprirent le cri de guerre en proclamant vers le ciel s'obscurcissant les noms de leur professeur, de leur camarade, de leur directeur :

« ROGUE, MALFOY ET DUMBLEDORE ! »

Les quinze guerriers de Poudlard, la crème de l'école, s'élevèrent dans les airs comme un seul homme, leurs baguettes levées comme celle de Ron. Harry ravala ses larmes, flottant entre Hermione et Ron, pensant à quel point elle était brave de voler vers la bataille alors qu'elle haïssait voler. Regardant à sa droite, il pensa à quel point c'était courageux pour Ron de prévoir de se battre contre des araignées, entre toutes choses. Mais ils avaient tous l'air d'avoir choisi de ne pas penser à ces peurs. Harry fit un signe de la tête à ses deux amis, à gauche et à droite, et ressortit sa propre baguette.

Ramène-nous tous sain et sauf, Ramène-nous tous sain et sauf…

« Rogue, Malfoy, Dumbledore ! » cria-t-il, sa voix forte et sûre, se propulsant en avant, conduisant les autres à la bataille. Ils le flanquaient, sept de chaque côté, en une formation en V, filant vers les arbres.

Les autres élèves sur les créneaux reprirent le cri de guerre et le répétèrent comme les guerriers volaient vers la forêt, et les montagnes le répétèrent jusqu'à ce qu'il semble que tout le paysage résonne de ce son.

Note de l'auteur : si un botaniste lit ceci, il saura qu'il n'y pas d'ordre de plante dans le monde moldu appelé « Erechteus ». Les mordus de classique, cependant, reconnaîtrons cela comme le nom de l'un des premiers rois d'Athènes qui était le fils de la terre. Les gens orientés botanique reconnaîtront aussi que « dracunculoides » veut dire « qui ressemble à l'estragon » (qui est a lui même un nom dérivé de 'dragon' ), et 'giganthes' signifie 'avec d'énormes fleurs'. Je suis redevable, comme toujours, au Latin du jardinier, un lexique de Bill Neal (copyright 1992). 'Jerusalem' est de William Blake (écrit en tant que préface pour Milton en 1804), musique par Sir Hubert Parry (copyright 1916,1944).