Marie-Jo : c'est sûr que ce n'est pas pareil quand on doit attendre la suite au lieu de lire tout d'une traite
Syds : moi aussi je ne savais plus trop la première fois que j'ai lu
Lunenoire : j'en mettrais pas ma main au feu. On a vu qu'il arrivait à se débruoiller au golf en tous cas...
Bartimeus : perso, je préfèrais le bout d'avant. Sinon, pour les histoires de général, il faut se souvenir de la façon dont parle les elfes de maison.
onarluca. : merci
Et maintenant, bonne lecture à toutes et à tous (ce sont les vacances, il y a moins de reviews.)
Cela ne prit que cinq minutes de plus pour suivre le bruit et la piste des géants pour trouver les araignées. Comme il le suspectait, Hermione, Liam et Justin les avaient trouvées en premier. Fridwulfa et Orst étaient là aussi, mais ils étaient les seuls géants. Où sont les autres, se demanda Harry, mais il n'avait pas le temps de leur demander. Chaque énorme personne se frayait un passage au milieu d'une multitude d'araignées géantes. Fridwulfa et Orst prenaient les énormes arachnides et les projetaient contre les arbres plusieurs fois centenaires. Harry cilla quand il entendit le premier bruit sourd et le craquement comme la carapace extérieure craquait et commençait à laisser se répandre les organes internes des créatures. Aussi dégoûtant que ce soit à voir, la méthode de Fridwulfa et Orst n'en était pas moins efficace… Il souhaitait simplement qu'ils soient plus nombreux.
Harry lança des étincelles rouges en l'air, et dans la lumière rouge et inquiétante qui en résulta, il découvrit finalement la raison du cri de Hermione. Elle avait été désarçonnée de son balai et était pendue par une main à une branche très haute, ses doigts glissant un à un. Harry fila vers elle aussi vite qu'il put, mais avant qu'il ne puisse l'atteindre, elle tombait, alors il plongea vers le bas et la laissa tomber en travers de son balai, ce qui la fit crier à cause du choc de ses côtes sur le bois. Harry se demanda si elle ne s'était pas cassée quelques os. C'est mieux que d'être tombé au sol et d'être définitivement cassé, pensa-t-il.
Il atterrit à environ vingt pieds de la plus proche activité des arachnides. Il ne pouvait voir Justin et Liam nulle part, et maintenant, il avait perdu la trace de Ginny et Tony. Il faisait si sombre, et les araignées et les arbres étaient si denses, qu'il n'était pas sûr de comment ils combattraient ces créatures qui préféraient l'obscurité et connaissaient ce terrain, comme c'était leur maison. La brève lueur des étincelles rouges s'était éteinte. Malheureusement, les arbres du vallon des araignées étaient très denses et ne laissaient presque pas de clair de lune atteindre le sol de la forêt.
Il alluma sa baguette pour voir son visage qui était complètement écorché et qui saignait à une demi-douzaine d'endroits à cause de sa chute dans les branches. « Tu vas bien ? » Elle acquiesça, tressaillant un petit peu. Il avait l'impression que si elle n'allait pas bien, elle ne le lui avouerait pas. « Où sont les autres ? »
« Nous avons trouvé Queudver, Malfoy et Rogue. Et… oh, Harry, tu avais raison. » s'étrangla-t-elle. « Viktor est avec eux. Il aide Queudver. Il m'a fait tomber de mon balai, et j'étais sur le sien… Il avait son bras autour de ma taille, mais je me suis débrouillé pour échapper à son emprise, mais ensuite je suis tombé, et j'ai dû essayer de me rattraper à une douzaine de branches différentes de cette arbre avant d'en trouver une pour me retenir… » Maintenant, elle pressait sa main contre son côté, ne se gênant plus pour cacher sa douleur évidente. Harry souhaitait avoir le temps d'être solliciteux, mais il n'avait pas ce luxe. Viktor la faisant tomber de balai expliquait sans doute le cri à glacer le sang.
« As-tu une idée de l'endroit où se trouve ton balai ? » Elle secoua sa tête. Il regarda l'obscurité au-delà de la petite lumière qu'émettait sa baguette. « Tu as encore ta baguette ? » Elle acquiesça, de toute évidence muette de douleur maintenant. Il fouilla dans sa tête… comment Ron et lui avaient pu s'enfuit des araignées avant ?
La Ford Angelina volante.
Maintenant il se souvenait. Les phares brillants de la voiture avaient déchiré l'obscurité du vallon où les araignées vivaient, terrifiant les créatures et les désorientant de telle sorte qu'elles avaient relâché Harry et Ron et qu'ils avaient pu s'enfuir. Il se tourna maintenant vers Hermione. « Tu peux penser à un sort qui puisse créer une lumière vraiment brillante qui durera un moment ? Afin que nous puissions voir les araignées et qu'elles soient aussi désorientées ? »
Elle réfléchit seulement une seconde, puis acquiesça. Il sourit. « J'étais sûr que tu saurais. Je vais essayer de ramener les autres ici. Tu crées la lumière… aussi brillante que possible. Les araignées ont horreur de cela. »
Harry n'oublierait jamais son visage égratigné et déterminé comme il dirigeait à nouveau son balai vers la canopée. Il pouvait voir les fenêtres allumées du château au loin, trompeusement réconfortantes et familière. Au-dessus des arbres, la pleine lune lui montrait clairement l'emplacement des six membres du club de duel l'attendant, deux d'entre eux se dirigeant vers lui parce qu'ils avaient vu les étincelles (Ruth et Susan), les autres restant encore en arrière comme il leur avait dit. Il cria à Ruth et Susan comme elle approchaient « Allez où vous avez vu les étincelles ! Je vais dire aux autres de vous suivre ! Puis je vais chercher l'autre équipe de reconnaissance ! »
Elles acquiescèrent comme elles le croisaient, et bientôt, il avait atteint les quatre autres membres du club et les envoyait filer vers les deux autres. Il se dirigeaient vers le sud-est maintenant, et comme il faisait cela, des étincelles rouges jaillirent en l'air dans cette direction. Harry avait le cœur dans sa gorge comme il se précipitait avec une vitesse encore accrue, se demandant vaguement si un sorcier n'avait jamais écrit des chants de louanges pour son balai. A ce moment-là, Harry adorait complètement son Éclair de Feu.
Comme il s'approchait de la source des étincelles rouges, Cho Chang jaillit soudain d'une clairière, surprenant Harry. Il s'arrêta complètement, immédiatement suspicieux.
« Qu'est-ce qui ne va pas ? » voulut-il savoir, sortant sa baguette afin d'être prêt pour quoique ce soit qu'elle préparerait.
Elle sanglotait et Harry vit qu'elle avait une écorchure vicieuse sur sa jambe droite, qui était en partie visible à cause d'une longue déchirure de sa robe. « C'est… c'est Davies. Il s'est retourné contre nous. Lui et Ron sont en bas, sur le sol de la forêt, ils se battent. J'ai envoyé des étincelles et suis montée pour m'assurer que l'aide arrivait… »
« Pourquoi n'as-tu pas aidé Ron ? » lui cria-t-il, se souciant peu qu'elle soit déjà bouleversée. « Cela aurait été un duel à deux contre un ! »
« Je… je suis désolée, Harry. Je ne pouvais simplement pas. C'est… C'est Evan ! Il est de ma maison. Il est préfet… »
Il la foudroya suspicieusement du regard. « Est-ce que c'est la vraie raison ? Ou est-ce parce que Viktor Krum est ton petit ami ? »
Sa détresse sembla s'accroître. « Qu'est-ce que c'est sensé vouloir dire ? »
Harry n'avait pas envie d'expliquer. « Tu attends là. Je descends aider Ron. » Encore incertain de sa loyauté, il ne voulait pas se retrouver dans un deux contre deux au lieu d'un deux ou trois contre un. « Les autres sont allés aider Hermione, Liam et Justin. Il y a aussi deux géants. Je ne sais pas où sont les autres géants. Ne bouge pas d'ici ! »
Il descendit dans la clairière d'où elle semblait avoir émergé. Il pouvait voir les éclairs rouges, ambres et bleus qui sortaient des baguettes de Ron et Evan comme ils se battaient. Leurs deux balais étaient posés dans les buissons, sur le sol de la forêt, mais dès que Evan vit Harry descendre dans la clarté argentée de la lune éclairant la clairière, il bondit rapidement sur son balai et s'enfuit dans les arbres. Ron bondit aussi sur son balai, mais avant qu'il ne puisse suivre son agresseur, Harry cria « Non Ron ! Nous nous occuperons de lui plus tard. Maintenant nous devons rejoindre les autres. Nous avons trouvé les araignées. J'ai dit à Cho d'attendre au-dessus des arbres. Est-ce que… Est-ce qu'elle semblait être avec Davies pour cela ? »
Ron haussa les épaules. « Aucune idée. Elle est partie et m'a laissé me débrouiller tout seul, mais je pense qu'elle était vraiment choquée quand Davies s'est tourné et a essayer de me lancer un maléfice. Heureusement, je m'attendais à quelque chose de ce style de sa part à elle, alors, j'ai juste répliqué à un autre personne. » Ron tenait son bras droit en travers de l'estomac comme il était assis sur son balai flottant, sa baguette serrée dans sa main. Son visage était livide de douleur.
« Tu peux voler sans problème ? Tu pourras encore te battre ? »
Ron acquiesça. « Je suis derrière toi. »
Ils s'élevèrent encore vers le haut de la forêt, retrouvant Cho qui les attendait. Sans un mot supplémentaire, Harry fila vers les araignées, au moment où une énorme explosion transforma un énorme sapin à environ un demi-mile de là en une énorme torche, le feu éclairant le ciel nocturne. Était-ce ce qu'avait Hermione en tête ? se demanda-t-il. Si oui, c'était efficace, et la lumière n'aurait pas besoin d'être magiquement maintenue. Il jeta un coup d'œil à Ron et Cho, qui avaient l'air plus alarmés que jamais. Harry essaya de les rassurer comme ils volaient.
« J'ai dit à Hermione de nous donner une source de lumière brillante. On dirait qu'elle a réussi. » Il essaya d'empêcher sa voix de trembler. Il ne leur dit pas que Ginny, Tony et lui avaient pris le temps d'éteindre le feu des géants. Cela semblait stupide maintenant face au déluge de feu qu'avait déclenché Hermione. Faites confiance à Hermione pour s'emballer dans les moments comme celui-là… Mais il ne le dit pas à haute voix. Il voulait qu'ils pensent que les choses étaient sous contrôle, que ceci était intentionnel. Il n'était lui-même pas sûr que quoique ce soit était sous contrôle, mais il ne pouvait pas laisser les gens qu'il conduisait, même son meilleur ami, savoir cela.
Quand ils atteignirent la torche géante, ils firent un grand détour, descendant dans les arbres à vingt pieds de là. Le feu éclairait le vallon des araignées presque aussi bien que les phares de la voiture l'avaient fait une fois. Harry fut confronté à la vision horrifique de centaines d'araignées énormes s'éloignant de la lumière. Fridwulfa et Orst avaient l'air complètement submergés. Ils se frayaient un passage au milieu des araignées, les détruisant l'une après l'autre, mais c'était comme enlever le sable d'un plage avec une petite cueillere, et maintenant les araignées allaient vers les géants, se précipitant autour d'eux, ignorant le fait que se diriger vers les géants pouvait signifier la mort. Elles savaient qu'être brûlées par le feu signifiait une mort assurée.
L'araignée tenant Rogue et Malfoy ne pouvait plus bouger grâce à des cordes que Ginny, Tony et Liam avaient invoquées. Les trois flottaient en l'air autour de la monstrueuse chose tandis que Hermione leur criait ses instructions depuis le sol. Ils devaient lutter pour maintenir leur prise sur les cordages. Parvati, Susan, Ernie et Justin essayaient sans succès de toucher Queudver et Krum, flottant un peu plus haut encore sur leurs balais. Mais à chaque fois, Queudver levait sa main d'argent pour se défendre contre les sorts, le métal enchanté les réfléchissant, quels qu'ils soient, et Krum était si rapide et agile sur son balai que les sortilèges le rataient, et pas de peu. Harry haleta quand il entendit Queudver crier « Crucio ! », mais Susan dévia sa trajectoire à temps, bien que Parvati passe dangereusement près d'être touchée par le sort à sa place. Il poussa un soupir de soulagement quand il vit que personne n'avait été touché par le sort. C'était impossible de rester sur un balai et d'endurer la douleur du sort de Cruciatus en même temps.
Ron alla aider ceux qui étaient autour de l'araignée tenant Malfoy et Rogue, tandis que Harry, poussant un hurlement à glacer le sang, fonçait vers Krum avec son Éclair de Feu. Il voulait agripper le balai de Krum et le forcer à descendre au sol afin qu'il soit en mauvaise posture, hors de son élément. Harry se souvint de la démarche de Krum, une démarche de canard. Une baleine tueuse n'est tueuse que dans l'eau, pensait-il. Mettez-la sur la plage, et elle est à votre merci.
Krum avait évité les sorts de Susan et Ernie, et il ne vit jamais venir cela. L'impact de la collision donna à Harry l'impression qu'aucun des ses os n'était plus en place Krum se cramponnait à son balai avec détermination, mais maintenant, Harry se tenait aussi au balai de Krum. Il avait rangé sa baguette afin d'avoir les deux mains libres, une pour tenir son balai, l'autre pour celui de Krum. Krum écrasa les phalanges de Harry avec sa baguette, essayant de le faire partie. Harry voulait crier de douleur, mais à la place, il essaya de contrôler vers où les deux balais allaient. Krum le foudroyait du regard, son nez crochu très semblable à celui de Rogue, d'une manière ou d'une autre, dans les flammes de l'arbre incendié. Puis Krum lança des étincelles incandescentes depuis sa baguette sur la main de Harry, et le força à lâcher le balai. Harry le fit, poussant un hurlement de douleur. Il y avait des traces de brûlure noires sur le dos de sa main.
Harry leva les yeux juste à temps pour voir l'énorme sapin.
Tchac ! fit le corps de Viktor dans l'énorme tronc qu'il aurait manqué si la main de Harry avait encore guidé son balai. Il fut immédiatement désarçonné de son balai, et à la fois le balai et Viktor commencèrent à se précipiter de part et d'autre vers le sol. Harry plongea immédiatement, agrippant la capuche de la cape que portait Krum. Il ne pouvait pas croire à sa chance quand elle fut vraiment dans sa main. Mais alors, presque immédiatement, la capuche se déchirant de la cape avec un bruit terrible et fort, et Krum chutait une fois de plus vers le sol. Harry jeta le morceau de tissu inutile de la capuche et plongea encore, mais c'était trop tard cette fois, et le corps de Krum frappa le sol de la forêt avec un bruit écœurant.
Harry se précipita pour se poser à côté de lui. Il se mit à genoux, son estomac se retournant. « Viktor ! Tu peux m'entendre ? Viktor ! » Il était tombé d'au moins cent pieds sur une grosse pierre plate qui sortait du sol.
Les yeux de Krum étaient fermés. Finalement, ils s'ouvrirent. « Harry ? » dit-il avec son accent distinctif.
« Viktor ! Pourquoi… Pourquoi as-tu fait cela ? » sanglota Harry.
« Me sentais… si léger… si heureux… si insouciant. » entonna le garçon plus âgé, délirant, ses yeux se révulsant.
« Léger ? Heureux ? Viktor étais-tu… Étais-tu sous Imperius ? »
Krum ouvrit encore ses yeux brièvement. Quand il parla, on aurait dit qu'il avait des cailloux dans la bouche. « Je ne sais pas. Peut-être. Il… Il est mon grand-père. Cela… Cela doit me rendre comme lui. N'est-ce pas Harry ? » sa voix devenait plus basse, et il y avait une sombre douleur dans ses yeux que Harry n'aimait pas.
« Non, Viktor, non. Cela ne veut rien dire du tout. C'est… » il s'étouffait presque, souhaitant que Dumbledore soit avec eux maintenant. « C'est nos choix qui font de nous ce que nous sommes, Viktor. Tu peux être son petit-fils et choisir quand même d'être toi-même. »
Krum secoua la tête. « Pas… Pas aussi fort que toi, Harry. Et… et maintenant, c'est trop tard… »
« Que veux-tu dire ? Bien sûr que ce n'est pas trop tard. Viktor ? Viktor ? »
Les yeux sombres fixaient les branches se croisant au-dessus d'eux, aveugles. Harry le secoua, puis se pencha pour écouter son cœur. Il ne battait plus.
Harry sentit l'inexplicable besoin de pleurer sur le corps de ce garçon qui avait été un camarade champion du Tournoi des Trois Sorciers (seul deux sur quatre étaient encore en vie, réalisa-t-il avec un choc), et qu'il avait mit avec Cho Chang, son premier coup de foudre (Et maintenant Viktor était le deuxième petit ami qu'elle perdait en deux ans). Harry l'avait vu tomber à genoux lors de son agonie quand il avait reçu la Marque des Ténèbres (il savait maintenant comment c'était), et il l'avait vu avec son grand-père, torturer un lion enfermé dans une cage pour s'amuser. Dans son autre vie, il avait vu la poitrine de Krum découpée, et son cœur enlevé par Voldemort, et Harry avait traîné son corps jusqu'au bord de la falaise où Lucius Malfoy et Barty Croupton Jr avaient plus tard trouvé la mort. Il avait jeté le corps dans la mer plutôt que de le laisser être cannibalisé par son propre grand-père, et le reste des Mangemorts. Et pourtant… Viktor avait fait beaucoup d'horribles choses dans cet autre monde sous les ordres de son grand-père. Qui savait combien d'attaques de Mangemorts des huit derniers mois dans ce monde avaient aussi inclus l'héritier de Voldemort ? Est-ce que cela importait s'il avait agi sous Imperius ? Il semblait avoir un point de vue fataliste sur ce que signifiait être le petit fils de Voldemort, comme si son sang décidait tout…
Harry baissa les yeux vers le corps disloqué, qui avait semblé tellement robuste et indestructible. Il a dû se rompre le dos en tombant, pensa Harry, sa gorge serrée. Bien, mieux vaut être mort comme cela, pensa-t-il, que vivant et au service de Voldemort, ou assassiné par la main de son propre grand-père, et consommé, chair et os, par le dit grand-père dans un effort pour accroître son pouvoir… Avait-il su ce que son grand-père voulait faire avec lui ? Est-ce que Voldemort savait seulement ce qu'il pouvait faire avec son héritier, ou est-ce que personne ne le lui avait dit dans cette vie ? se demanda Harry en frissonnant.
Il passa sa main sur les yeux de Viktor pour les fermer, se souvenant avoir fait la même chose à Douvres. Il reprit son balai, parcourant du regard le vallon étrangement éclairé à la recherche de Queudver. J'en ai besoin vivant, pensa-t-il gravement, sûr qu'il n'oublierait jamais l'expression de désespoir de Viktor comme il était allongé, mourant. Il… Il est mon grand-père. Cela… Cela doit me rendre comme lui. Découvrir que l'on provient d'un tel monstre doit sûrement vous faire douter de si l'on est vraiment quelqu'un de bien, ou si l'on se trompe soi-même et les autres, pensa Harry. Cela avait clairement eu cet effet sur Viktor Krum. Et il y avait Draco Malfoy, fils de Lucius Malfoy…
Harry essaya de repousser l'inexplicable douleur qu'il ressentait pour la mort de Viktor, et ses doutes sur Malfoy. Il bondit encore sur son balai, filant en haut pour aider ceux qui essayaient de submerger Queudver. Les sorts étaient encore déviés par la main d'argent. Ils ne l'auraient jamais de cette façon.
« Occupez-vous en comme des araignées ! » cria-t-il soudain aux autres, comme il conjurait des cordes enchantées depuis le bout de sa baguette, entourant le sorcier à l'air harcelé et l'arrachant de son balai, qui tomba, inutile, sur le sol de la forêt. Harry se prépara pour le poids supplémentaire qui le fit immédiatement descendre d'au moins dix pieds, le corps se balançant au bout de la solide corde qu'il tenait. Les yeux de Queudver lui sortaient de la tête. Il n'osait pas se métamorphoser si haut au-dessus du sol. Harry s'éleva encore, criant aux autres « Assommez-le ! Maintenant ! Tous ! »
Quatre voix crièrent comme une seule « Stupéfix ! » et Harry sentit le corps suspendu à la corde se raidir et se calmer. Maintenant, c'était comme s'il portait un bloc en forme de Peter Pettigrew, parfaitement figé, ses bras plaqués sur le côté par les cordes magiques. Ils le garderaient comme cela afin qu'il ne puisse pas se métamorphoser.
La fumée de l'arbre en feu commençait à irriter ses poumons. Sa respiration devenait douloureuse. Les autres membres du club de duel qui l'avaient aidé à attraper Queudver avaient des tâches de fumée sur le visage maintenant et respiraient aussi difficilement. Levant les yeux, il vit que deux autres arbres près du premier avaient aussi pris feu. La lueur des flammes était maintenant presque aveuglante, et plus brillante que ne l'avaient été les phares de la Ford Angelina. Déglutissant, Harry réalisa que lorsque tout serait fini, ils devraient aussi s'occuper du reste de la forêt pour l'empêcher de brûler, d'une manière ou d'une autre. Pourquoi est-ce que le nombre de choses à faire semblait augmenter au lieu de diminuer ?
Il regardait maintenant ce qui était advenu des autres araignée et des géants. Le plus gros de la colonie d'acromantulae s'était évidemment enfui devant le feu, et Orst et Fridwulfa étaient partis avec lui, car il entendait encore les Crac ! et les Splash ! distants des créatures frappant les arbres. Il souhaitait avoir un moyen d'appeler les géants. C'était cette araignée en particulier qu'ils avaient besoin de dominer. Si les autres s'enfuyaient, il s'en moquait.
Il laissa Parvati et Justin monter la garde autour du corps statufié de Queudver, essayant de ne pas être distrait par la pensée que Sirius allait maintenant pouvoir être innocenté, tandis qu'avec Ernie et Susan, il repartait au combat. Harry appela Susan à lui, et ensemble, ils attrapèrent les bras de Severus Rogue tandis que les autres continuaient à essayer de contrôler l'araignée avec leurs cordes magiques. Ils utilisèrent la prise du trapèze avec lui, prenant ses avant-bras comme il prenait les leurs. De près, Harry était horrifié de voir à quel point le maître des potions semblait décharné et ravagé, et sa prise était compromise à cause des bandages de ses mains sur chacune desquelles il manquait clairement le petit doigt.
« Tenez bien ! » dit-il à la fois à Rogue et Susan, grognant comme il faisait aller son balai plus haut. Ce n'était pas bon. Ils n'étaient pas assez forts pour le tirer et l'arracher à la prise de l'araignée.
Attends, pensa-t-il. C'est stupide. Il se souvint des cours quand il était petit, à l'école du village de Little Whinging. Les cours sur les machines simples, sur les leviers, les rampes, les poulies…
Les poulies.
Il conjura quelques cordes supplémentaires et en attacha deux autour de la taille de Rogue. Ce fut difficile, comme l'araignée bougeait tout du long, et leur parlait, ce qui commençait vraiment à ennuyer Harry. Elle lui parlait maintenant à lui. Il avait presque oublié que ces créatures pouvaient parler anglais.
« Je dois manger, aussi » disait-elle d'une voix profonde qui résonnait, comme si elle demandait quelque chose de parfaitement raisonnable. « Ce sorcier est venu et a lâché ces beaux morceaux de nourriture au milieu de nous. Très gentil de sa part, j'ai pensé. Habituellement, Hagrid nous nourrit, mais il n'est pas venu nous voir ce soir. Où est Hagrid ? Pourquoi ne nous a-t-il pas nourri ? A-t-il envoyé ce sorcier avec cet homme pour manger ? Ce doit être cela. Hagrid souhaite que nous mangions cet homme. Pars et laisse-nous tranquille. Laisse-nous profiter de notre repas. »
Harry essaya de fermer son esprit à la voix. Elle était pire qu'hypnotique. Elle remplissait son cerveau, lui rendant presque impossible de penser à quelque chose d'autre. Il essaya de se concentrer sur son idée de poulie, et appela Mariah, Tony, Ginny et Ron qui virent immédiatement ce qu'il voulait faire. Mariah prit place légèrement au-dessus de Rogue. Susan était déjà en position. Ils jetèrent les cordes par-dessus les balais de Mariah et Susan, et puis Tony et Ginny tirèrent vers le bas la corde passée au-dessus du balai de Susan, tandis que Ron et Harry tiraient celle passée autour du balai de Mariah. Maintenant, ils avaient assez de force pour lentement le tirer hors de la prise de l'araignée. Mariah et Susan faisaient monter leur balai en permanence, alors comme leur traction les faisait descendre, elles maintenaient une altitude à peu près stable, et quand ils eurent finalement réussi à extraire Rogue de sa prise, l'araignée fit claquer ses pinces dans l'air vide, essayant frénétiquement de rattraper sa proie perdue. Les six ne purent s'empêcher de lancer quelques cris de victoire. Ils le déposèrent doucement sur le sol à bonne distance du vallon et des arbres enflammés, et Harry le détacha et se pencha pour lui parler.
« Est-ce que… Est-ce que ça va, pa… professeur ? » Il avait dû se retenir de l'appeler 'papa'.
L'homme plus âgé acquiesça, ses yeux sombres hantés comme ceux de Viktor Krum l'avaient été. Il avait été torturé pendant des mois. Il lui manquait deux doigts et il avait presque été tué par une acromantula. En comparaison, il allait en fait plutôt bien maintenant. Harry ordonna à Mariah et Susan de rester avec Rogue, tandis que Tony, Ron, Ginny et lui revenaient au monstre pour libérer Draco Malfoy en utilisant la même méthode.
Mais quand ils revinrent, il trouvèrent qu'une autre araignée était revenue, pas perturbée par la lumière brillante, peut-être aussi énervée que Hagrid ne soit pas venu les nourrir, et pensant que les membres du club de duel feraient l'affaire. Elle en avait après les élèves contrôlant l'araignée qui tenait encore Malfoy, et qui luttaient pour tenir encore les cordes, et à la fois Ron et Harry crièrent « Non ! » quand ils virent qu'elle s'attaquait à Hermione. Et hurla et laissa tomber sa baguette et sa corde, courant devant elle, puis trébuchant et tombant. Elle se retourna et la chose était déjà au-dessus d'elle. Harry pensa qu'elle devait s'être tordue la cheville, sinon elle se serait relevée et aurait repris sa course. Lui et Ron plongèrent tous les deux pour l'attraper, mais ils ne furent pas assez rapides. L'araignée la ramassa et elle laissa échapper un long cri perçant, tout en luttant contre les solides pinces velues. Maintenant, d'autres araignées revenaient. Que s'était-il passé ? se demanda Harry. S'étaient-elles habituées à la lumière maintenant ? Étaient-elles si nombreuses que Orst et Fridwulfa n'avaient pas remarqué que quelques unes leur avaient échappé ? Ou étaient-elle attirées par la chaleur du feu ? Est-ce qu'elle leur rappelait leur Bornéo natale ?
Ron volait avec frénésie autour de l'araignée, sa pince libre passant dangereusement près de lui. « Laisse-la partir ! » criait-il, son visage pourpre de colère. « Prends-moi ! Prends-moi à la place ! »
L'acromantula répondit « Comme tu veux » et le fit tomber de son balai. Son visage n'était plus rouge, mais couleur cendre, et les hurlements d'Hermione s'accroissaient.
« Ron ! » cria-t-elle. « Tu vas bien ? » Les larmes roulaient sur son visage. « Je suis désolée ! »
Ron continuait à essayer de négocier avec la bête, même si elle commençait à s'éloigner avec sa double prise. « Elle est petite ! » dit-il, essayant de la convaincre. « A peine une demie-bouchée ! Je suis bien plus gros… Ne perds pas ton temps avec elle ! »
Harry était choqué. C'était Ron Weasley, entre tous, Ron qui haïssait et craignait les araignées plus que toute autre chose au monde. Ron, qui pour la deuxième fois de sa vie était dans les pinces d'une acromantula. Ron qui s'était volontairement offert à la place d'Hermione.
Il voulait voler à leur aide, mais il était déjà au milieu de l'opération de sauvetage de Draco Malfoy, et sans Ron pour aider, ils avaient besoin d'une autre paire de bras musclés pour le tirer. Ils avaient commencé en devant dégager deux personnes d'une araignée. Maintenant, ils devaient en secourir trois. Calculant rapidement dans sa tête, Harry commençait à désespérer de pouvoir jamais finir cette tâche. Cela prenait six d'entre eux pour secourir une personne qui était capturée par une araignée, et la personne capturée était incapacitée après cela. Leur nombre diminuait très rapidement, et bientôt, il ne seraient plus assez nombreux pour effectuer le sauvetage avec les poulies. Et cela en espérant que personne d'autre ne serait capturé, comme Ron et Hermione l'avaient été.
Tony réussit à prendre Liam pour remplacer Ron, et Harry recruta Ruth et Millicent pour voler haut dans le ciel avec les cordes passées sur leurs balais. Après que Ginny ait volé près de Draco, attachant les cordes autour de sa taille, elle lui donna un rapide baiser, et puis Harry, Ginny, Tony et Liam tirèrent sur les cordes tandis que Ruth et Millicent gardaient leurs balais à altitude constante. Et bientôt, ils l'avaient délivré de l'étreinte de l'araignée. Les élèves au sol attachèrent l'araignée à un arbre et allèrent conjurer des cordes pour maîtriser l'araignée qui tenait Ron et Hermione, tandis que 'l'équipe de sauvetage' déposait doucement Draco Malfoy sur le sol, à côté de Rogue. Ginny lui tomba immédiatement dessus, pleurant et riant simultanément, tandis que les autres retournaient à l'endroit où Ron essayait encore de convaincre l'araignée de libérer Hermione et de se concentrer sur à quel point il était délicieux. Cette araignée s'était approchée près de l'endroit où un quatrième arbre avait pris feu, les brandons volant partout. Et de plus en plus, le bruit que Harry entendait le plus était celui de la toux humaine, comme ils luttaient tous pour respirer dans l'atmosphère enfumée et enflammée. C'était comme combattre des créatures de l'enfer dans l'enfer même.
Harry ne força pas Ginny à revenir avec eux. Elle et Draco Malfoy se cramponnaient l'un à l'autre, convulsivement, pleurant sans retenue, tandis que Rogue, assis à proximité avec Mariah et Susan avait clairement l'air mal à l'aise.
Puis Harry se demanda où était Cho, et vit qu'elle avait découvert le corps de Krum, et qu'elle le tenait contre elle, pleurant toutes les larmes de son corps. Harry était convaincu qu'elle n'avait aucune idée de tout ce que Viktor avait vécu. Et maintenant, il était mort.
En revenant vers le vallon, l'araignée était maintenant solidement liée à un arbre, comme sa camarade, et Tony, Harry, Liam et Ernie réussirent à arracher Hermione à la prise de l'araignée, tandis que Millicent et Ruth flottaient au-dessus, les cordes en travers de leurs balais. Puis ils firent pareil pour Ron, le déposant près d'Hermione, qui tomba sur lui comme Ginny était tombée sur Draco Malfoy, se cramponnant à lui. Harry retint son souffle, voyant finalement la passion brute qu'elle ressentait pour lui, les sentiments qu'elle avait niés lors de l'anniversaire de Ron, quand Harry avait rompu avec elle… Les sentiments qu'elle avait niés depuis peut-être très longtemps. Était-ce pour le protéger qu'elle avait encore nié ses sentiments lors de l'anniversaire de Ron ? Était-ce sa fierté blessée lors de sa rupture avec elle qui l'avait forcée à se retourner sur ses talons et à partir dans le couloir ?
Aucun d'eux ne semblait se soucier qu'il existe quelqu'un d'autre au monde maintenant. Ils s'agenouillèrent sur le sol terreux de la forêt, face à face, les bras de l'un étroitement passés autour de l'autre. Les larmes coulaient sur le visage de Hermione. Elle passa ses doigts avec émerveillement sur les traits de Ron, secouant sa tête d'étonnement, muette d'abord, et bégayant finalement. « Tu… Tu haies les araignées ! »
Ron rejeta sa tête en arrière, riant très fort. Son visage était tâché à cause des cendres venant du feu, et il avait une balafre le long de sa mâchoire, et plusieurs coupures qui saignaient librement sur ses bras. Il berçait son visage entre ses mains maintenant, la regardant avec tant d'amour que cela coupa le souffle de Harry.
« C'est toujours vrai. » lui dit-il avec un sourire qui sembla lui aller droit au cœur. « Mais je t'aime plus que je ne les haie, et je ne veux plus vivre sans toi. » Il approcha finalement son visage du sien et l'embrassa tandis qu'elle se cramponnait à lui, essayant de se rapprocher, ouvrant sa bouche sous la sienne, et donnant l'impression qu'il faudrait une explosion aux proportions cataclysmiques pour l'arracher à lui.
Harry déglutit, se sentant content pour eux, mais aussi se sentant vide et complètement seul. Il réalisa que les autres se tenaient autour de lui, le regardant, se demandant comment il allait réagir à cela. « Hum, » leur expliqua-t-il d'une voix tremblante. « Ai-je.. n'ai-je pas mentionné que Hermione et moi avions rompu la semaine dernière ? »
Ils regardèrent en hésitant la forme oublieuse qui était Ron et Hermione combinés, s'embrassant encore frénétiquement. Puis les deux se détachèrent pour respirer, et remarquèrent que les autres les regardaient. Hermione baissa timidement la tête, l'enfouissant contre le torse de Ron. Elle avait l'air aussi embarrassée que lorsqu'elle s'était par inadvertance exposée à Ron, Draco Malfoy et Ginny lors de l'enterrement de Dudley. Ses deux meilleurs amis regardaient Harry en hésitant, et il se força à sourire, bien qu'il ressente un soudain poignard de solitude le transpercer. Ils lui rendirent son sourire, soulagés, ne voyant que sa façade, et puis ils s'assirent sur le sol, enlacés dans les bras l'un de l'autre.
