onarluca : moi aussi, je suis content que sev aille bien
Syds : aha ! stress ! la reponse bientôt...
Ankou : pourquoi pas après tout. C'est leur droit de l'être.
idefix61 : il reste environ 1 chapitre et demi avant la fin. Pour ta deuxième question, il te faudra lire plus loin...
Philippe Gryffondor : merci !
Marie-jo : voila donc la suite. Pour te destresser ?
ILiv inParis : chut !
et maintenant, bonne lecture à toutes et à tous. dsl pour le retard, hier ff.net avait des problemes...

Il ne pouvait pas y songer maintenant, et il se détourna d'eux, revenant vers Rogue. Malfoy et Ginny étaient assis l'un à côté de l'autre, dans une pose similaire à Ron et Hermione. Ginny avait sa tête appuyée sur son torse. Quand Harry s'assit à côté d'eux, Draco Malfoy le regarda avec seulement une trace de ressentiment.

« Bien, Potter, » dit-il à contrecœur. Harry vit Ginny lui donner un coup de coude dans les côtes. « Merci de m'avoir sauvé la vie. » cracha-t-il soudain, comme s'il voulait en finir le plus vite possible.

Oui, voulait dire Harry, merci d'avoir été un crétin et de t'être envolé tout seul dans la forêt. Mais à la place, il répondit calmement « Je t'en prie. »

Malfoy regarda autour de lui, mal à l'aise. « Hum… Si cela ne vous dérange pas, maintenant, j'ai besoin de heu… » Il se pencha et chuchota à l'oreille de Ginny. Elle gloussa.

« Oh, toi. Va juste derrière un arbre. Il y a en un million autour. Évite les araignées géantes. » lui conseilla-t-elle, avec un air tendre et malicieux. Il se pencha puis l'embrassa brièvement, puis se leva.

« Tu sais, » dit-il avec affection, « tu es la seule que je laisserais partir avec cela maintenant. »

Lui souriant, elle dit « Je sais. » avec un air joyeux. Il sortit de la clairière, marchant un peu étrangement, et Harry décida de l'ignorer et de s'asseoir à côté de Ginny. Il n'était pas préparé à ce qu'elle jette ses bras autour de lui, et lui donne un baiser sur la joue. Quand ils furent tous les deux assis, se fixant l'un l'autre, le cœur de Harry se retourna, l'aimant tant et ayant l'impression qu'elle n'avait jamais été plus hors d'atteinte.

« Je… Je ne peux toujours pas croire que tu as fait tout cela. Pour lui. » dit-elle, le sens de sa phrase assez clair. Il aimait Ginny, et elle aimait Draco Malfoy, et il venait juste de sauver la vie de Draco Malfoy.

« Bien, Ginny, » dit-il, se souvenant d'un autre jeune homme allongé dans un lit de l'infirmerie du château, ses yeux remplis d'amour et de désir comme il regardait Lily Evans. « s'il était mort, cela t'aurait rendue triste. »

Il ne put empêcher les larmes de couler sur ses joues comme il parlait, et il se tourna pour voir Severus Rogue le fixer avec étonnement. Puis Draco Malfoy revint de se soulager, et se rassit à côté de Ginny. Elle se blottit contre lui une fois de plus, mais elle regardait étrangement Harry maintenant, fronçant juste un peu les sourcils, mais ayant aussi l'air d'essayer très fort de le comprendre, sans y parvenir.

Harry se leva et s'éloigna d'eux. Il devait s'assurer que les autres allaient bien. Ernie et Millicent étaient venus s'asseoir près de Rogue avec Mariah (qui portait encore ses mitaines) et Susan. Tony et Ruth étaient assis un peu à l'écart, à côté l'un de l'autre, mais ne se touchant pas. Ils avaient l'air d'avoir une conversation à voix basse. Peut-être qu'il lui disait les sentiments qu'il avait pour elle, pensa Harry, lui souhaitant silencieusement bonne chance.

Liam avait rejoint Justin et Parvati dans leur garde de Queudver. Harry ne pouvait s'empêcher de remarquer à quel point Justin se faisait du souci pour Liam, qui toussait bruyamment. Son visage était presque noir de suie. Finalement, Liam tira Justin vers lui et le prit dans ses bras, enfouissant son visage dans son cou, ayant l'air de penser qu'il ne devrait pas le faire, et se souvenant de ce qui importait vraiment. Parvati se détourna discrètement d'eux, leur laissant un moment. Harry lui sourit tristement. Il ne savait pas si elle était au courant pour Ron et Hermione, à environ cinquante pieds de là, mais elle le serait bientôt. Il se souvenait maintenant que toute l'année, depuis septembre, elle avait continué à regarder Ron avec envie quand elle pensait que personne ne regardait. Peut-être qu'elle avait su pendant tout le temps qu'ils étaient ensemble qu'il était amoureux d'Hermione, et qu'elle avait pensé qu'elle pourrait finalement arriver à le faire changer d'avis et à s'intéresser à elle. Mais elle avait dû tracer une ligne quand il avait dit le nom d'Hermione quand ils faisaient l'amour. C'était trop. Parvati rendit à Harry son sourire triste avec un qui ne l'était pas moins. Parvati était quelqu'un de bien pensait-il. Elle s'était battue aussi bien et aussi fort que n'importe lequel d'entre eux, malgré sa préférence pour la divination et Sybil Trelawney. C'était une brave Griffondor, une combattante capable, et elle était assez belle, même couverte de suie.

Quand Justin et Liam se séparèrent finalement, il s'approcha d'eux. « Nous devons sortir Queudver de là avant que les araignées le prennent. Ne le ranimez pas. La ministère s'en chargera, dans une jolie petite cellule étroite, sans espoir d'évasion. »

Ils acquiescèrent et firent léviter le corps, le déplaçant entre les arbres et l'éloignant des araignées qui commençaient à se rassembler à nouveau. Un sixième et un septième arbre brûlaient maintenant, et Harry remontait l'ourlet de sa robe jusqu'à sa bouche pour essayer de ne pas inhaler trop de fumée. Il trouva son chemin jusqu'à Cho dans les nuées. Elle était couchée sur le corps de Viktor Krum, et elle était très immobile. Il la releva.

« Cho ! Nous devons y aller ! Nous allons prendre le corps de Viktor, ne t'inquiète pas. Mais nous ne pouvons plus rester ici. La forêt part en fumée ! »

Il la secoua et sa tête se balança sur ses épaules. Il ne pouvait pas lui faire ouvrir les yeux. Sa respiration était à peine détectable, tout comme son cœur. Il hissa son corps inerte sur son épaule et lutta pour tenir debout. Elle avait trop longtemps respiré la fumée, tenant la vigile si près du corps de Viktor. Harry savait qu'elle ne s'en sortirait pas si elle ne retournait pas rapidement au château.

« Crucio ! »

La douleur le frappa sans avertir. Il tomba à genoux, laissant le corps de Cho choir sur le sol. Après ce qui sembla une éternité pendant laquelle des couteaux transperçaient sa peau jusqu'à la moelle, et puis l'écorchaient vif couche par couche, il se sentit finalement déconnecté de son corps, et ses yeux roulèrent en arrière de sa tête comme il se retrouva flottant au-dessus d'elle. Se tournant lentement, il vit qui le torturait maintenant.

Evan Davies n'était pas couvert de suie, comme le reste d'eux. Harry se souvint de son frère Roger, à la réunion des Mangemorts dans son autre vie, puis le poursuivant au match de football à Fraserburgh. Il se rappela voir la chouette délivrant une lettre bordée de noir à Roger l'année où il était préfet en chef. Est-ce que son frère Evan en avait reçue une aussi ? Est-ce que Evan était un Mangemort ? Ou est-ce que Roger était le seul vrai Mangemort de sa famille, et est-ce qu'il avait mis son frère sous Imperius pour faire de lui un autre agent de Voldemort à Poudlard, comme Blaise Zabini ?

Quelle qu'en soit la raison, plusieurs choses arrivèrent soudain en même temps. Une grosse araignée s'avança derrière Evan, et le prit soudain dans ses pinces, puis commença calmement à s'éloigner avec lui. La bouche d'Evan était ouverte en un hurlement silencieux… au moins, il était silencieux pour Harry. La baguette d'Evan tomba à terre, et l'éclair de lumière craquant lentement qui l'avait reliée au corps de Harry fut rompu. Avant que Harry ne puisse penser à retourner dans son corps, d'autres choses se passèrent simultanément. Fridwulfa arriva à grands pas dans le vallon, et Harry comprit pourquoi les humains craignaient les géants. Elle avait un air terrible sur le visage. Elle prit l'araignée et la fracassa contre l'arbre le plus près, pour lui faire abandonner sa proie, ne sachant pas que Evan Davies venait de lancer le Cruciatus sur Harry. Les pinces s'ouvrirent, et l'araignée perdit prise sur Evan Davies qui alla voler directement dans l'un des arbres en feu.

Mais comme Fridwulfa arrivait dans le vallon, une vague de choses volantes y avait plongé au ralenti, comme de très grosses chauves-souris, mais après un instant, Harry put voir que c'était en fait les élèves de septième année, et il vit aussi qu'il y avait quelqu'un qui les guidait et qui n'était plus en septième année depuis très longtemps.

C'était Albus Dumbledore.

Harry revint dans son corps. Le directeur avait vu Evan Davies être projeté dans cet enfer, et comme Harry récupérait son audition, il pensa qu'il n'avait jamais entendu un son plus horrible que le cri de colère et d'agonie simultanée du directeur : « NOOOOOON ! » comme il vit le jeune homme qu'il ne savait pas s'être retourné contre Harry, se lever, debout au milieu des flammes, courant à l'agonie comme la chaleur consumait son corps à des températures indicibles. Harry dut détourner le regard. C'était une horrible façon de mourir. Evan Davies avait seize ans, comme lui.

Mais c'était difficile de se concentrer sur l'horreur de la mort d'Evan. De forts pops ! partout dans l'endroit annonçaient l'arrivée des elfes. Soudain, les petites créatures étaient partout. Une demi-douzaine d'elfes entoura Harry et il leur demanda d'éloigner Cho Chang et Viktor Krum du feu. Puis il cria à Dumbledore, qui se tenait avec une expression horrible sur le visage, regardant Evan Davies. « Professeur ! Davies s'est retourné contre nous. Il a attaqué et s'est enfui quand il était supposé être en reconnaissance, et juste avant que cette araignée ne l'attaque, il m'a lancé le sort de Cruciatus dessus. » Harry regarda le vieil homme, qui avait l'air encore plus vieux en entendant ces nouvelles et en regardant Evan Davies mourir. Quand il avait vu le directeur, Harry avait voulu rire et pleurer en même temps, tellement il était soulagé, mais il regarda le visage du vieil homme et sut que se réjouir que la lettre fut une ruse devrait attendre.

Harry réalisa que Fridwulfa était repartie. Est-ce que Dumbledore l'avait vue faire ce qui avait conduit Davies à sa mort ? Dirait-il à Hagrid que sa mère sa mère était une meurtrière ?

Harry décida de se concentrer sur autre chose. « La plupart d'entre nous va bien » cria-t-il par dessus le bruit fort des flammes. « Le reste se trouve plus loin, par là, dans les arbres. Nous avons le Professeur Rogue et Draco Malfoy, et Queudver est assommé. Viktor Krum aidait Queudver. Il est mort… Il a fait une mauvaise chute de son balai. »

Dumbledore acquiesça sagement, mais il avait encore l'air secoué. « Et pour autant que cet endroit soit bien éclairé, » dit-il, montrant le feu de la tête, « je pense qu'il est temps de le contenir. » Il donnait l'impression de ne plus vouloir que quiconque meure de la même façon que Evan, peu importe le côté duquel le préfet de Serdaigle ait été. « Tu pars avec les autres et vas te reposer, tandis que nous allons utiliser l'aide des elfes de maison pour faire un coupe feu, afin que les flammes n'aillent pas plus loin que ce que nous voulons. »

Harry acquiesça, suivant les elfes faisant léviter Cho et Viktor vers les autres. Il pouvait entendre le directeur, les septième année et les elfes, plus loin dans la forêt, abattant magiquement les arbres et puis mettant le feu à ceux qui poussaient à la limite du coupe feu, les arrosant d'eau, jusqu'à ce que finalement, la forêt sente davantage la cendre mouillée que la fumée de sapin.

Essayant de respirer normalement, Harry s'assit près de Tony et Ruth, qui était maintenant confortablement penchés l'un contre l'autre, échangeant de petits sourires à tous bouts de champs. Le club de duel avait réussi. Ils avaient sauvé Rogue et Malfoy, et appréhendés Queudver. Et ils avaient seulement perdu l'un d'entre eux, le traître Evan Davies.

Et Dumbledore était vivant !

Harry essaya de se concentrer sur cela, déglutissant comme le directeur allait vers lui avec un sourire triste sur le visage. Il aida Harry à se relever, puis ne lui lâcha pas la main. Il semblait mettre Evan Davies de côté pour le moment.

« Bien joué, Harry, pour tout. Je suis très fier de toi. Quand je suis rentré au château, j'ai vu les élèves sur les créneaux, et ils m'ont expliqué ton plan. Très bien joué. » Il hocha la tête et sourit à Harry. Harry essaya de lui rendre un faible sourire, mais juste derrière le directeur, il ne pouvait pas s'empêcher de voir Draco Malfoy et Ginny Weasley s'embrasser. Il regarda à nouveau Albus Dumbledore dans les yeux.

« Merci, sir, » dit-il d'une voix rauque. « Est-ce que…est-ce que tout va bien au château ? Les autres professeurs… ? »

Il acquiesça. « Ah, oui. Bon instinct de ta part d'avoir envoyé les elfes s'occuper de cela. Mr Zabini n'a pas vu cela venir. »

« Que s'est-il passé en fait, sir ? Comment quelques élèves ont pu dominer touts les professeurs ? »

Il haussa les épaules. « Les professeurs sont basiquement de bonnes personnes, mais ils ne referont pas cette erreur… et pas simplement avec les Serpentards. On leur a dit à chacun qu'il y avait une attaque de Mangemort dans la salle commune de Serpentard, et ils sont venus. Dès que l'un d'eux entrait, il était assommé. Ils ne se sont évidemment pas gênés avec Flitwick. Ils ont drogué son thé. » Il avait semblé à Harry que tout le monde était dans la salle commune de Serpentard. Il n'avait pas remarqué l'absence du nom de Flitwick. « Hagrid a été celui qui leur causé des difficultés. Ils ont décidé de lui dire que quelqu'un dans la maison avait un œuf de dragon qui venait d'éclore et qu'ils avaient besoin de son aide. Bien, Hagrid n'a pas pu résister, bien sûr. » Quelqu'un connaissait certainement la faiblesse de Hagrid pour les dragons, pensa Harry. « Et bien sûr, comme c'était la pleine lune, Remus est dans la cabane hurlante. C'est dommage que Sirius ne puisse pas être avec lui, ni toi, mais de toute évidence, on avait besoin de toi autre part. » Dumbledore lui sourit, mais Harry ne le lui rendit pas.

« Oh non, professeur ! Où avez-vous dit que le professeur était ? »

« Dans la cabane hurlante, bien sûr. »

« Est-ce que la cabane est intacte ? Et le reste du village ? Comment va Pré-au-Lard ? »

Dumbledore avait l'air confus. « Pré-au-Lard va bien Harry, pourquoi ? »

Harry lui parla de l'explosion et de la Marque des Ténèbres qu'ils avaient vu plus tôt. Maintenant le directeur était tendu et avait l'air inquiet. « Dans quelle direction as-tu vu la Marque dans le ciel ? »

Harry pouvait seulement l'indiquer vaguement. Elle devait avoir disparue maintenant. Le visage de Dumbledore devint livide. « Oh, non… » souffla-t-il doucement.

« Quoi ? » La voix de Harry tremblait.

Dumbledore s'éclaircit la gorge. « Harry, je n'ai rien entendu sur des problèmes qu'il pourrait y avoir à Pré-au-Lard. Mais on dirait… on dirait que la cabane hurlante a été attaquée… Et elle est assez à l'écart de tout le village. Les gens de Pré-au-Lard ne l'aiment pas, alors si elle a pris feu, ils l'auront simplement laissée brûler. Elle est trop éloignée des autres bâtiment pour mettre en danger la maison de quelqu'un d'autre… »

Harry avait l'impression que ses jambes étaient en guimauve. S'il arrive encore autre chose ce soir… pensa-t-il, combien pouvait-il encore encaisser. Il déglutit avec difficulté, puis dit. « Il y avait des flammes. Montant haut dans le ciel. Et puis la Marque. »

Ils se regardèrent l'un l'autre, aucun d'eux ne voulant reconnaître que Remus Lupin était probablement mort. Dumbledore mit simplement sa main sur l'épaule de Harry avec un plissement triste de tous ses traits, et Harry souhaita pouvoir faire marcher les horloges à l'envers, pas pour changer le temps, mais juste pour s'empêcher de revenir à ce moment, pour éviter de vivre cet horreur. Juste quand il semblait que les seuls morts étaient Evan et Viktor, qui étaient du mauvais côté, et juste quand il découvrait que Albus Dumbledore n'était pas mort, il apprenait que Remus… que le professeur Lupin…

Il se détourna de Dumbledore, fixant les arbres, ses yeux asséchés par la chaleur du feu, trop secs pour qu'il puisse pleurer. Ses réserves de larmes étaient complètement épuisées. « Il est temps que nous rentrions tous. » dit-il laconiquement au vieil homme. Dumbledore lui donna encore une tape sur l'épaule et commença à rassembler les gens ensemble.

Les elfes aidaient à faire voler entre les arbres de nombreux membres du club de duel, blessés et toussant. Rogue voulait marcher. Il était déjà debout, chancelant entre les arbres, quand Dumbledore le vit et cria « Severus ! ». Il avança à grands pas vers lui, et le prit dans ses bras comme un enfant prodigue, et Harry pensa en fait voir une larme couler sur la joue du maître des potions comme il se retirait. Il fit un signe de la tête à Dumbledore, qui le laissa seul après cette démonstration inhabituelle.

Ils faisaient une étrange parade à travers les arbres. Ron et Hermione ne voulaient pas non plus de l'aide des elfes. Harry avait raison. Hermione s'était tordue la cheville quand elle s'était enfuie devant l'araignée, et Ron la portait maintenant, ce qui la réjouissait, de toute évidence (Il ne semblait pas dérangé non plus). Draco Malfoy et Ginny marchaient ensemble, bras-dessus bras-dessous, juste derrière le professeur Rogue. Harry marchait à une douzaine de pas derrière eux deux, essayant de ne pas les fixer, mais c'était très difficile.

Après un moment, il se retourna, attendant Ron et Hermione. Ron avançait assez lentement en la portant, et sa tête était appuyée sur son torse. Harry ne pouvait s'empêcher de se souvenir de la première fois où ils avaient rencontré Fridwulfa, et où Ron avait pris Hermione dans ses bras sans effort. Aucun d'eux ne semblait remarquer qu'ils n'étaient pas seuls au monde. Hermione leva sa tête et regarda Ron, coupant le souffle à Harry. C'était ce regard de connexion complète qu'il ne l'avait jamais vu diriger vers lui. Il avait vu quelqu'un le regarder comme cela, mais seulement dans son autre vie, quand il avait été avec Ginny. Ron lui rendit le regard, ses yeux brûlant dans les siens comme il se penchait et posait ses lèvres sur celles d'Hermione. On aurait dit qu'il avait prévu de ne faire qu'un très bref baiser, mais Hermione s'agrippa à ses cheveux, refusant de le laisser partir. Harry la vit ouvrir sa bouche sous la sienne, encore une fois, faisant gémir Ron qui la serra plus fort contre lui.

Harry se rapprocha un peu d'eux et s'éclaircit bruyamment ma gorge. Ron s'écarta abruptement d'Hermione. Elle avait l'air à deux doigts de protester, mais Harry dit « Hermione ! Ron ! Allez. Vous aurez plein de temps pour plus de cela plus tard. » Il se força à leur sourire. Ron eut l'air embarrassé, puis il ne put retenir un sourire de s'afficher sur son visage. Hermione lui sourit, et Harry se tourna pour marcher à nouveau vers les autres.

« Allez, » dit-il encore par-dessus son épaule. « Sans balais, cela risque de prendre un moment. » Les autres avaient pris de l'avance sur lui pendant qu'il s'était retourné pour parler à ses meilleurs amis. Seul Dumbledore, qui marchait par choix, et les septième année avaient encore leurs balais. Les balais des membres du club de duel semblaient s'être perdus dans la bataille confuse avec les araignées, ou être tombés dans le feu. Harry réalisa soudain qu'il aurait besoin d'un autre Éclair de Feu, ou d'un balai différent, peut-être. Quelque chose de nouveau et de meilleur. C'est ce que j'ai besoin de faire maintenant, pensa-t-il, intensément conscient de Draco Malfoy et Ginny devant lui, et de Ron et Hermione derrière lui. Pense aux nouveaux balais, ceux qui sont au top…

Le bruit de pas de Ron semblait très fort derrière lui. Jetant un coup d'œil derrière, il vit que, alors qu'ils avaient arrêté de s'embrasser, ils trouvaient encore impossible de ne pas se fixer l'un l'autre. En conséquences, Ron n'était pas vraiment stable sur ses pieds. Harry secoua sa tête et revint sur le chemin. Je suis content pour eux, vraiment. Il savait que ce n'était pas Hermione dont il avait envie, mais de ce qu'elle et Ron avaient ensemble. Il voulait cela avec quelqu'un. Comme il regardait Ginny, devant lui, il amenda cela. D'accord, pas simplement n'importe qui…

Après quelques minutes, les autres étaient à nouveau en vue devant lui. Il vit Rogue se tourner et regarder Harry, Ron et Hermione, ses yeux s'écartillant de surprise. Harry pensa qu'il n'était pas préparé aux regards clairs et sans erreur possible d'ardeur sur leur visage, car c'était Harry qui était son petit ami en août dernier, quand le maître des potions avait été capturé. Mais ensuite, à la lumière de la baguette, Harry put voir que l'expression de Rogue était clairement une expression de terreur, le pire air que Harry lui avait jamais vu. Il avait l'air mortellement pâle, même pour Severus Rogue.

Puis Harry le sentit. Au moment ou Rogue criait « NOOOON ! » comme Dumbledore l'avait fait quand il avait vu Evan dans le feu, les cheveux de Harry se dressèrent sur sa nuque et il entendit un bruit de pas rapide sur la terre sèche du sentier, il entendit le grondement sourd. Il se tourna juste à temps pour voir les yeux rouges du loup comme il bondissait sur le dos de Ron Weasley, et enfonçait ses crocs dans son épaule.

Le cri de Ron était horrible et à glacer le sang. Il tomba à genoux, par dessus Hermione, se plaçant délibérément entre elle et le loup même si sa douleur était clairement indicible. La gueule baveuse se déplaça sur le haut du bras gauche de Ron comme Harry effectuait la transformation et frappait le sol de ses quatre pattes en courant. Bien qu'il sache que la métamorphose n'avait pris qu'un instant, cela avait semblé être une éternité. Ses meilleurs amis venaient finalement de s'admettre leur amour l'un pour l'autre, et maintenant, l'un d'eux risquait d'être tué.

Pas si je m'en mêle, pensa férocement Harry, comme il bondissait sur le loup, enfonçant ses propres crocs dans son cou, lui faisant lâcher le bras de Ron. Il se souvint avoir été presque pétrifié par la peur à la pensée de se faire mordre par un animal sauvage, quand lui et Hermione avaient été dans la pensine. Maintenant, il mordait lui-même. Les deux animaux renversèrent Ron et Hermione, bloqués ensemble, le sang coulant en grandes quantités, celui de Ron et celui du loup, comme ils roulaient encore et encore sur le sol, se cognant dans les troncs d'arbre et les vieilles racines noueuses.

Du coin de l'œil, Harry vit Ron encore allongé sur Hermione, son bras ensanglanté, et Harry renouvela ses efforts pour punir le loup de ce qu'il avait fait. Mais au moment où il s'était tourné pour voir ses deux meilleurs amis, le loup avait réussi à se dégager de lui. Il bondit immédiatement à la pousuite de la bête. Les deux martelaient le sol de la forêt, qui étaient devenue floue. Les yeux de griffon de Harry n'avaient aucun problème à voir le loup dans l'obscurité, ni à suivre sa piste, comme cela avait été le cas avec Queudver l'année précédente. Lui et le loup étaient de tailles comparables, et il ne pouvait pas passer à des endroits inaccessibles pour Harry, comme le rat avait pu le faire.

Harry ne savait pas combien de temps ils avaient couru. Il essayait de ne pas penser à quel point il était fatigué comme il se poussait à le poursuivre. Il devait s'assurer que le loup resterait dans la forêt. Il ne pouvait pas prendre le risque qu'il s'approche d'un village moldu près de la Clash.

Ils ralentirent tous deux un peu à force. Finalement, le loup s'effondra d'épuisement sur le sol de la forêt. Harry se laissa tomber aussi, à quelques pieds de là, continuant à regarder le loup avec précautions, au cas où cela serait une ruse. Mais le loup posa son museau sur les pattes et ferma ses yeux, s'abandonnant finalement à sa fatigue. Harry combattit l'envie de fermer les yeux. Il devait monter la garde. Il remarqua à la lumière de la lune que la fourrure grise du loup était carbonisée ou roussie le long de ses flancs, et que ses oreilles aussi avaient l'air roussies. Peut-être avait-il été trop proche du feu à un moment.

Monter la garde était difficile. Ses paupières lourdes voulaient tomber…