Ankou : j'espere que la route a été bonne. Si c'était celle des vacances, je ne vais pas te plaindre
roukia : Ah, quelqu'un de fasciné par la belle Mariah Kirkner...
tar-Nefys : pour ce qui est du respect de l'auteur, ses histoires ne sont pas sur fanfiction (pas complètement en tous cas, donc pas de liens quand j'ai créé mon profil, et après, j'ai pas pensé à faire. On verra donc plus tard.) Sinon, oui, je suis conscient de quelques maladresses que j'ai pu faire, surtout au début. Mais il faut bien se faire la main...
Bartimeus : He oui, c'était ce pauvre Lupin...
Wynzar : une review, ca fait toujours plaisir, merci...
Syds : Doucement, tu es bien pressé, chaque chose en son temps.
MarieJo : reponses ci-après...
onarluca : merci
Philippe Gryffondor : merci. nous y voilà.
Et voilà donc le centième chapitre. Il en reste encore un total de huit avant de passer à la suite. Bonne lecture
Si quelqu'un avait demandé à Harry vingt-quatre heures plus tôt où il aurait déjeuné ce matin, la réponse n'aurait pas été « au pub nommé 'The Clash', dans le village de Gartley, Aberdeenshire. ». Après que Harry ait dit bonjour à son professeur, l'homme plus âgé s'était effondré dans une crise de pleurs, déchirant sa robe lacérée, voulant savoir quel sang était sur lui, voulant que Harry lui dise ce qu'il avait fait. Harry avait oublié qu'il ne pouvait se souvenir de rien de ses nuits de loup-garou, sauf quand il avait pris la potion de Tue-loup. La potion l'aidait à maintenir quelques uns de ses processus de pensée humains. Sans elle, il était comme une personne avec des troubles de personnalité partagée qui ne se souvenait d'aucune des actions de sa personnalité alternée. Harry avait été choqué et consterné. Les adultes n'étaient pas sensés pleurer, et certainement pas les professeurs. Il avait été furieux la nuit précédente, voulant tuer le loup (mais n'ayant pas l'argent pour le faire). Il avait suspecté que lorsqu'il se réveillerait, il retrouverait un homme le matin, plutôt qu'un loup, mais il avait été déchiré entre vouloir que ce soit Lupin (parce que cela signifierait qu'il aurait échappé à la cabane hurlante), et ne pas vouloir que ce soit Lupin (parce que cela signifierait que quelqu'un d'autre était responsable de l'attaque sur Ron).
Ron.
Oh mon Dieu, pensa Harry.
Il a mordu Ron.
Se sentant incroyablement obtus, Harry comprit alors les larmes et l'auto récrimination. Comme c'est horrible. Cela signifiait maintenant que Ron était…
Oh mon dieu, pensa-t-il encore.
Harry avait déglutit en regardant l'homme en détresse devant lui, qui avait essayé d'éviter qu'une telle chose arrive pendant presque toute sa vie. Si Harry avait dû décrire sa nature basique pendant les autres vingt-six et quelques jours et nuits du mois, il aurait dit que Lupin était l'essence même de la gentillesse, et qu'il n'aurait jamais fait de mal à personne, sauf pour se défendre ou défendre quelqu'un d'autre. Et maintenant, il avait fait cela, au meilleur ami de Harry…
Harry l'avait interrompu dans ses sanglots pour lui demander s'il avait de l'argent moldu avec lui. Il avait levé les yeux, surpris, disant qu'il en avait, pour exactement ce type d'urgence (il voulait penser qu'il saurait où il se réveillerait le matin après la pleine lune, mais il se sentait plus en sécurité en prenant des précautions). Harry avait métamorphosé leurs habits afin qu'ils soient moins suspects pour des moldus, et il avait utilisé sa baguette pour déterminer où se trouvait l'est. Ils avaient traversé la forêt, atteignant rapidement la lisière et le village de Gartley. (Harry était content qu'ils ne se soient pas plus approchés du village.) Ils traversèrent quelques grands jardins à l'arrière d'imposantes demeures, continuant à marcher à la limite des arbres, avant d'arriver à une grande clairière, et ensuite, juste après cela, Harry avait reconnu le pub où il avait vu Dumbledore avec le chien de chasse dans son autre vie.
Maintenant, ils étaient assis dans un box confortable du Clash, parlant à voix basses tandis que le propriétaire leur servait un théière à eux et à un jeune coupe en lune de miel qui avait pris une chambre pour la nuit. (Il les entendit dire qu'ils allaient à Inverness) L'estomac de Harry répondit immédiatement quand l'odeur des œufs et des saucisses arriva de la cuisine, derrière le bar.
Lupin le regardait, désespéré. Harry avait essayé de l'aider à ne pas donner l'impression que ses cheveux avaient été trop près d'une bougie, mais cela n'avait pas très bien marché. Il avait l'air affreux. Ces yeux fixaient ceux de Harry de leurs orbites enfoncées, avec une expression hantée qui brisait le cœur de Harry. Il se souvint de Cédric et de Dudley. Il savait à quel point c'était facile de se vautrer dans la culpabilité. Et il n'avait pas personnellement lancé le sort mortel sur Cédric, ou mit Dudley sous Imperius pour le faire sauter vers sa mort. Lupin avait personnellement attaqué Ron, et l'avait changé à jamais.
Harry cherchait quelque chose de réconfortant à dire, mais tout ce qui sortit fut « Nous avons entendu l'explosion de la cabane hurlante dans la forêt, et nous sommes remontés au-dessus des arbres pour voir ce que c'était. »
Lupin acquiesça. « J'étais parti là-bas après que les cours soient terminés. J'attendais Sirius, mais le phénix du directeur est alors arrivé avec un mot me disant que Sirius était indisposé, et me demandant si je ne pouvais pas me débrouiller seul pour une fois ? » Il soupira. « J'ai pensé à venir te chercher, pour que tu te métamorphoses et viennes me tenir compagnie, mais franchement, la dernière fois que tu as fait cela, j'avais un peu l'impression de te l'imposer, alors je me suis installé pour attendre. Depuis… bien, depuis l'incident d'il y a trois ans, je me suis concentré sur la sécurité, essayant de me séquestrer bien, et tôt. Cela allait être une de ces étranges nuits, aussi, comme celle où nous étions dans la cabane hurlante avec Peter, et où je n'étais pas transformé, même après le lever de la lune… »
Harry fronça ses sourcils. « Oh, exact. Pourquoi est-ce que cela s'est produit ? »
Lupin soupira. « La lune, pleine ou presque, se lève à peu près quand le soleil se couche. Maintenant, c'est à environ sept heure et demi. Mais quand la lune est vraiment pleine, quand la terre et la lune sont sur leur orbite de telle sorte que la terre est pleinement exposée au côté de la lune où le soleil brille, la pleine lune peut-être n'importe quand avant ou après le lever de la lune. Il y a trois ans, cette nuit là, c'était une bonne heure et demi plus tard, juste comme nous sortions du tunnel sous le saule cogneur, sur le chemin du retour au château. Je savais que cela allait bientôt arriver, mais malheureusement, j'avais dû perdre ma montre dans le tunnel. Je serais resté dans la cabane si j'avais réalisé que j'étais si proche de mon changement. Je ne pensais pas qu'il était si tard dans la soirée… » Il soupira encore profondément. « La nuit dernière, c'était seulement environ quarante-cinq minutes après le lever de la lune que la terre et la lune étaient en position pour que la lune soit officiellement pleine. Cependant, quinze minutes avant cela… »
« Les Mangemorts ont attaqué. »
Il acquiesça, prenant une gorgée de thé. « Ils ont attaqué la cabane. Très précisément. C'était intentionnel. » Il reposa sa tasse et fit se joindre les extrémités de ses doigts. « Nous ne pouvons plus nier les faits, Harry. Nous avons un agent double parmi les opérationnels, et nous devons trouver qui il est. Nous avons été à la chasse aux oies sauvages et nous suivons des fausses pistes depuis deux ans maintenant. Seul un opérationnel aurait su pour attaquer la cabane hurlante la nuit dernière, juste avant que le lune ne soit pleine. »
« Pourquoi ont-ils fait ainsi ? Parce que vous ne pouvez pas être tué dans votre forme de loup-garou sans que l'on utilise de l'argent ? »
Lupin se renfrogna. « Est-ce que Hermione est la seule qui a fait une véritable recherche quand Rogue vous a donné à faire ce devoir sur les loups-garous ? Je ne peux pas être tué, sauf avec de l'argent ou s'il l'on me décapite, Harry. Non. La personne ou les personnes qui ont attaqué la cabane voulaient que je m'enfuie, et elles savaient où j'irai tant que j'étais encore sous ma forme humaine pour éviter de mettre en danger les autres : dans la forêt. »
Harry acquiesça. « Sauf qu'elles savaient que toute une brochette d'élèves allait aller dans la forêt pour essayer de secourir le professeur Rogue et Draco Malfoy. »
« Exact. »
Ils se turent tous deux, fixant leurs tasses. Quelques minutes plus tard, le barman les fit sursauter quand il arriva avec leurs assiettes débordantes de nourriture. Harry commença à attaquer avec enthousiasme, se sentant affamé après les événements de la nuit précédente, mais quand il vit que Lupin regardait avec apathie la montagne d'œufs et de saucisse, il ralentit, coinçant un bout de saucisse dans sa joue afin de pouvoir demander « Vous n'allez rien manger ? »
Lupin leva les yeux vers lui avec une expression truculente. « Pourquoi ? Tu penses que cela change quelque chose quand je me remplis le ventre alors que j'ai encore ma forme humaine ? Tu penses que cela me rend moins animal quand la lune est pleine dans le ciel ? Parce que je peux te le dire maintenant… J'ai tout essayé, et rien n'a eu d'effet sur moi. Rien. La seule chose qui marche est la potion Tue-loup. »
Harry lui adressa un sourire lumineux. « Bien alors voilà quelques bonnes nouvelles. Nous avons réussi à reprendre Rogue. Alors quand nous retournerons au château, il devrait pouvoir vous faire un peu de potion pour ce soir. »
« Et la personne que j'ai attaquée. »
« Pardon ? » dit indistinctement Harry, la bouche pleine d'œuf.
« La personne que j'ai attaquée en aura besoin aussi. Il va se métamorphoser cette nuit. Ou elle. » Il avait encore l'air très sombre. « Harry. Dis-moi qui c'était. Je… Je ne l'ai pas tuée, n'est-ce pas. »
Harry secoua la tête, reposant sa fourchette. « Je suis presque certain que non. Je… je vous ai vu mordre son épaule, et puis son bras gauche… »
« Qui ? »
Harry déglutit, pesant encore à ce que son meilleur ami allait devoir vivre pour le restant de ses jours…
« Ron. »
« Quoi ? »
Harry acquiesça tristement. Lupin se couvrit à nouveau le visage de ses mains, et ses épaules secouèrent avec ses sanglots. Harry remarqua que le barman leur lançait un regard curieux, debout derrière son comptoir, lavant des verres.
Harry baissa les yeux vers son assiette, se demandant que faire, que dire pour le faire se sentir mieux. Et pourtant… Cet homme avait attaqué et changé son meilleur ami à jamais. Il avait transformé Ron en un monstre, comme lui.
Mais ce 'monstre' avait aussi été l'un des meilleurs amis de son père, un ami pour lequel il avait appris la métamorphose d'animagus, un ami dont il avait gardé le secret pendant sept ans, et un ami qu'il voulait empêcher de devenir un meurtrier. Si James Potter n'avait pas tiré Severus Rogue hors du tunnel conduisant à la cabane hurlante, Lupin aurait dû vivre cela à l'âge de seize ans. Son père s'était tenu au côté de Remus Lupin, et il ferait pareil. Et il resterait aussi au côté de Ron Weasley.
« Est-ce que… Est-ce que vous savez qui vous a mordu ? » demanda doucement Harry. Lupin leva les yeux vers Harry.
« Non. J'étais jeune. Je n'ai jamais connu d'autres loups-garous, ni voulu en connaître. »
« Bien, » continua Harry, « Ron a de la chance alors. Je veux dire, il aurait évidemment préféré ne pas être un loup-garou, sans vouloir vous offenser… »
Lupin eut en fait un petit rire aigre. Harry fut content de l'entendre. « Pas d'offense relevée, bien sûr. »
« … mais au moins, il a quelqu'un avec qui il pourra en parler. Vous pourrez l'avertir de toutes les choses qui vont lui arriver. Lui expliquer les cycles lunaires et tout, afin qu'il sache quand tout va se passer, comme vous. Il a quelqu'un qui sait. »
Lupin grimaça et mit une saucisse dans la bouche, la mâchant rageusement, et puis l'avalant. « Oui, » dit-il comme s'il se détestait. « Il a quelqu'un qui sait parce que je l'ai rendu comme moi. »
« Ce n'était pas votre faute ! Normalement vous pouviez penser que vous ne mettriez aucun humain en danger en allant dans la forêt. Vous faisiez déjà tout ce qui était en votre pouvoir pour vous tenir à l'écart des autres gens en allant dans la cabane hurlante. Vous avez été piégé. Nous l'avons tous été. Vous avez fait tous les efforts pour faire ce qui était bien. Et de plus, Queudver avait Rogue, qui aurait pu vous préparer de la potion Tue-loup pendant tout ces mois s'il n'avait pas été fait prisonnier. C'est probablement pourquoi le conseil des gouverneurs a reconnu que ce ne serait pas dangereux que vous reveniez, exact ? Parce que Rogue pouvait vous faire la potion ? »
Il acquiesça misérablement. « Et je pense que nous savons qu'il y a des gens du conseil qui sont influencés par les Mangemorts. Rien qu'avec le bannissement des élèves moldus dont ils parlent… »
« Ils font ça ? » cria immédiatement Harry. « Ils ne peuvent pas faire cela ! Je sais ! Ce serait un désastre… »
« Je ne pense pas que ce serait une bonne idée, mais pourquoi réagis-tu avec autant de force à cela ? »
Harry se mordit la langue d'abord, mais ensuite, il ne put pas se retenir, et ses mots commencèrent à se bousculer dans sa bouche. « Bien… bien regarde Hermione. S'il y avait déjà eu un bannissement des nés de moldus avant qu'elle ne vienne à Poudlard, le monde de la sorcellerie n'aurait pas connu une des sorcières les plus brillantes qui soient venues ici depuis des lustres. Et l'an dernier, la préfète en chef était une autre née de moldu, Alicia Spinnet. Et maman était née de moldus. Ils ne peuvent simplement pas bannir les nés de moldus, ils ne le peuvent simplement pas. Si nous les laissons faire cela, la prochaine fois que nous ouvrirons les yeux, les cracmols auront tous disparu, et il y aura une pénurie de main d'œuvre dans le monde des sorciers, et le ministère sera tellement occupé à surveiller la magie accidentelle faite par les nés de moldus que les Mangemorts vont prendre le dessus, et toi et Ron serez envoyé dans les montagnes pour vivre dans des camps pour les loups-garous, qui, en fait, ne seront que des prisons…. »
« Harry ! » cria Lupin, puis il baissa sa voix, n'ayant clairement pas voulu parler si fort. « Qu'est-ce qui te prends ? Tu déblatères. »
Harry leva les yeux, surpris, arrêté en plein élan. Il avala une gorgée de thé. « Oh, désolé. »
Il fixa sa nourriture, ayant soudain perdu tout appétit. Lupin avait cependant recommencé à manger, et Harry trouvait même qu'il se reprenait un peu. « Que s'est-il passé exactement dans la forêt ? »
Harry lui raconta la version courte, disant que Viktor était l'héritier de Voldemort, et qu'il était mort d'une mauvaise chute, qu'ils avaient capturé Queudver et libéré Rogue et Malfoy. Lupin souriait maintenant.
« Vraiment ? Vous avez vraiment eu Peter ? »
« De ce que je sais. » Harry sentit une joie monter en lui, aussi, et il sourit. « Sirius sera innocenté. Il pourra finalement arrêter d'être en cavale. »
Lupin engloutissait vraiment la nourriture maintenant, ayant l'air réconforté. « Il pourra finalement rentrer chez lui et voir sa famille, » dit-il entre deux bouchées. « Et ils pourront à nouveau se tenir la tête haute. Tu sais comment cela a été pour eux, tout le monde dans la communauté des sorciers pensant qu'ils avaient un meurtrier dans la famille ? »
Harry fronça les sourcils. « Sirius avait une famille ? Est-ce que lui et sa femme ont des enfants ? »
Lupin ricana. « Sa femme ? Non, je ne parlais pas de cette sorte de famille. Il avait seulement vingt-et-un an quand il est allé en prison. Lily et James s'étaient trouvés à l'école, alors ils étaient déjà installés à cet âge, mais je doute que Sirius serait marié aujourd'hui, même s'il n'avait pas été en prison pendant douze ans et en fuite pendant quatre. Non, Sirius a deux sœurs aînées, et ses parents sont aussi vivants. Les sœurs sont mariées, et l'une d'elle a des enfants… Je pense que l'autre n'en veut pas. Cass a toujours été… »
« Qui ? »
« Bien, en fait, son nom est Cassiopeia. C'est l'aînée. Très, très directive. Une bonne dizaine d'années de plus que Sirius. Et puis ensuite, il y a Ursula… C'est celle qui a les enfants. Deux garçons et une fille, si je me souviens bien. Le garçon le plus âgé est sensé commencer à Poudlard l'an prochain, je pense. Sirius ne les a jamais rencontrés... Ils sont tous nés après qu'il soit parti à Azkaban. J'ai gardé des contacts avec la mère de Sirius, Callisto. Elle m'a envoyé des faire-parts quand ses petits enfants sont nés, et de temps en temps, j'ai quelques photos aussi. J'ai pu les partager avec Sirius depuis qu'il s'est échappé, alors au moins, il a vu des images de ses neveux et nièces, même s'il ne les a pas encore rencontrés. Je pense qu'Ursula en a fini avec les enfants. Callisto le disait à demi-mot quand elle a envoyé le faire-part pour la naissance de Mercy… »
Harry sourit. « C'est un joli prénom. »
Lupin rit. « Devine de quoi c'est le raccourci ? »
Harry cligna des yeux. « Je ne savais pas que cela pouvait être un surnom. N'est-ce pas simplement l'un de ses noms de vertus, comme Faith, Hope et Prudence ? » [NDT : Foi, Espérance, Prudence]
« Habituellement. Celui-ci est le raccourci de 'Mercedes'. »
« Oh. »
« Ne me demande pas pourquoi. »
« Bien…, c'est un peu dur de ne pas le faire… »
Lupin sourit. « Ursula a six ans de plus que Sirius. Ses deux sœurs n'étaient plus à l'école quand il a commencé, et elles étaient toutes les deux à Serdaigle. Très studieuses et très intelligentes. Ursula a épousé un sorcier né de moldus de Pouffsouffle, Alan Pierson. Lui et Ursula avaient déjà Orion et Léo, et ils pensaient en avoir fini quand ils ont découvert que Ursula était encore enceinte… Alan n'a jamais abandonné son amour des voitures, même s'il sait qu'il était sorcier depuis l'âge de onze ans, et qu'il n'y a pas de place pour garder une voiture au château, mais il savait évidemment qu'il ne pourrait pas avoir une Mercedes quand il pourrait se le permettre. Bien, quand le bébé est né, il a eu sa Mercedes, mais c'était une petite fille, pas une voiture. » Il sourit. « Bien sûr, selon Callisto, il est tombé amoureux de ce bébé au premier regard, et depuis, il n'a plus parlé d'avoir de voiture d'aucune sorte. » Harry sourit. Il lui tardait que Sirius puisse rencontrer les enfants de sa sœur. Puis il releva quelque chose d'autre que Lupin avait dit.
« Pas de place pour la voiture au château ? C'est ce que vouz avez dit ? »
« Exact. Les Black vivent dans le château d'Ascog, sir l'île de Bute, dans le fjord de Clyde. Oh, les livres d'histoire disent tous qu'il a été détruit dans les querelle Campbell-Lamont au dix-septième siècle, mais il est aux mains de la branche Black des Lamont depuis le début du dix-huitième siècle. Des sorts repousse-moldu et des sorts d'illusion donnent l'impression que c'est une ruine aux gens non-magiques. Il y a un cottage sur le domaine, que les gens connaissent en tant que maison privée, mais c'est en quelque sorte un hall d'entrée. On rentre par là à Ascog. Il y a un long passage souterrain le connectant proprement au château. J'adorais aller en visite là-bas quand j'étais enfant. Nous programmions mes visites estivales de sorte que je n'ai pas de problèmes avec la lune. Mais bien sûr, une fois que Sirius pouvait se métamorphoser pour m'accompagner, c'était moins un souci. Et si Jamie était aussi là, nous pouvions tous trois être ensemble sur la plage, la nuit, et nous moquer de la lune. »
L'esprit de Harry tournait à plein régime. « Sirius a grandi dans un château ? Sur une île ? »
Lupin acquiesça. « Peut-être nous invitera-t-il à une visite une fois ses problèmes avec la justice résolus. Tu aimeras Callisto. Et le père de Sirius, Walter. Ursula n'est pas mal, non plus. Elle et Hermione s'entendraient bien probablement. Cass, d'un autre côté… »
« Quoi ? »
Lupin se renfrogna. « Personne ne s'entend jamais bien avec Cass. Comment elle a pu trouver un mari me dépasse. C'est un Serpentard, aussi, pas moins. Et tout aussi désagréable qu'elle. Bien. Alors peut-être que cela ne me dépasse pas… probablement que personne ne peut supporter aucun d'eux. »
« Vraiment ? Comment s'appelle-t-il ? »
« Quelque chose de simple. Johnson. Jones. Smith. Quelque chose comme cela. Je ne m'en souviens pas, là. J'essaye de penser à Cass et à son mari aussi peu que possible. Je crois que son prénom est Floyd. Oh attends ! Il s'appelle Floyd Jones. C'est cela. Je pense qu'il travaille au ministère, mais il garde plutôt les dents serrées, et je n'ai pas franchement l'habitude de me mêler des affaires des autres, spécialement si je ne les aime pas particulièrement. Cela les rends moins sujet à se mêler des miennes. »
Harry acquiesça et ils mangèrent le restant de leur petit déjeuner en silence. Après avoir vidé leurs assiettes, ils payèrent la note et partirent, le barman les regardant étrangement. Ils regardèrent autour d'eux pour s'assurer que personne ne les observait aller dans la forêt. Ils se glissèrent entre les arbres et attendirent d'arriver à une clairière. Harry leva les yeux vers la brèche entre les arbres, estimant si elle était suffisante pour qu'il puisse monte. Lupin fronça les sourcils.
« Que fais-tu Harry ? »
« Bien… Je pensais que nous pourrions revenir en volant. Vous n'avez pas l'air très lourd. Si je peux porter Draco Malfoy, je peux vous porter. »
Lupin fronça les sourcils. « Tu as volé avec Draco Malfoy sur le dos ? »
Harry ouvrit la bouche puis la referma très rapidement. Oui, nous avons pratiquement volé depuis Edinburgh jusqu'à Manchester… Sauf que c'était dans une autre vie. « Heu » dit-il, hésitant, « J'ai dit 'si', il n'est pas si grand, alors je pense que je pourrais le porter. Et vous êtes un peu plus petit, alors ce ne devrait pas être un problème. »
Lupin leva les yeux vers le ciel. « Il fait grand jour, Harry. »
« Nous sommes assez éloignés des moldus maintenant. »
« Je ne pensais pas aux moldus. N'importe qui regardant par une fenêtre du château va te voir quand tu arriveras. »
Harry réfléchit à cela. « Peut-être que je ne devrais plus attendre pour m'enregistrer au ministère. Je sais que Dumbledore et MacGonagall ont dit que je pouvais attendre, mais au point où nous en sommes… Je ne suis pas sûr que ce serait grave. »
« Voldemort saura si tu fais cela. »
Harry grimaça. « Il sait déjà. Ou du moins, il sait que je suis un animagus. Il pense que je suis un lion, parce que c'est ce que Queudver lui a dit. »
« Bien, si tu t'enregistres, ta vraie forme sera légalement enregistrée, et il saura que tu n'es pas un lion. »
Harry déglutit. « C'est vrai. Peut-être… Peut-être que nous volerons seulement sur une partie de la distance, puis nous ferons le reste à pied ? »
Lupin acquiesça. « C'est probablement plus sage. Ne montre pas tes atouts jusqu'à ce que ce soit absolument nécessaire, Harry, si tu le peux. Tu sais quelque chose qu'ils ignorent. Exploite chaque avantage que tu as. Tu ne t'es pas métamorphosé pendant la bataille, n'est-ce pas ? »
« Non. Seulement après, quand vous… » Il s'arrêta net, ne disant pas quand vous avez attaqué Ron. « Vous savez. Mais je n'ai pas étendu mes ailes, alors même si quelqu'un qui ne savait pas déjà que j'était un animagus a vu, il pensera que je suis un lion. »
Le bref sort de métamorphose que Harry avait lancé sur les cheveux et les habits de Lupin s'évanouit, et il se retrouva une fois encore portant des habits déchirés et couverts de sang. L'homme plus âgé sourit tristement à son apparence, lui rappelant encore ce qu'il avait fait la nuit précédente. « En parlant de métamorphose… » dit-il en grimaçant.
Harry mit sa main sur son épaule. C'était si étrange d'être plus grand que cet homme qui était l'un des meilleurs professeurs qu'il avait jamais eu, vers qui il avait levé les yeux quand il était en troisième année (au propre comme au figuré). « Voulez-vous que je sois là quand vous parlerez à Ron ? »
Lupin eut l'air pensif. « Je ne sais pas encore. J'essaye encore de formuler ce que j'ai besoin de lui dire. Il y a tant de choses compliquées lorsque l'on est un loup-garou. Je veux dire, la vie de sorcier n'est jamais vraiment simple. La vie d'un sorcier qui est aussi un loup-garou… bien, les complications ne doublent pas simplement, elles augmentent exponentiellement… »
De plus, pensa Harry, il y a le fait que ce soit Ron. La situation n'aurait pas pu être bien pire, pensa-t-il, si Ron avait été d'une manière ou d'une autre transformé en elfe de maison. Ou en géant. Il se souvint de la réaction de Ron quand il avait découvert que Lupin était un loup-garou, quand ils étaient en troisième année. Maintenant, il était une créature qu'il craignait et qu'il abhorrait. Comment Ron vivrait cela ?
Au moins, réalisa-t-il, lui et Hermione s'étaient finalement admis leurs sentiments l'un pour l'autre. Elle l'aiderait. Elle ne l'abandonnerait jamais. Il ne serait pas seul dans cela.
Harry regarda Lupin et dit « Je vais me métamorphoser. Avez-vous déjà monté un cheval sans selle ? C'est un peu comme cela, mais vous pouvez vous cramponner très fort à la crinière, et utiliser vos genoux pour vous accrocher à moi aussi. Ne vous inquiétez pas de me faire mal. Si vous tombez d'une centaine de pieds, ce sera vous qui aurez mal. Ou qui serez mort. »
Lupin secoua encore sa tête « Non, Harry, tu te souviens ? Il faut des choses très spécifiques pour me tuer. » Il fit un petit sourire à Harry. « Cependant… Je me briserai probablement tous les os de mon corps, et je n'aurais pas le luxe échappatoire de la mort. Et la lune est encore pleine ce soir. Je ne sais pas comment est la transformation en loup-garou pour quelqu'un qui s'est cassé tous les os du corps, mais je vais spéculer que cela serait encore plus agonisant que d'habitude. » Puis il regarda l'amulette du basilik sur le torse de Harry. « Qu'est-ce que c'est ? » demanda-t-il en rétrécissant ses yeux. « Est-ce de l'argent ? »
Harry baissa les yeux. « Je ne pense pas. Je le porte nuit et jour depuis presque deux ans, même sous la douche, et je ne l'ai jamais poli. Il aurait terni et noirci s'il était en argent, n'est-ce pas ? »
Lupin tendit sa main vers lui. Il hésita un instant, puis la prit rapidement, la tenant étroitement dans sa main. Harry baissa les yeux, horrifié quand il vit la fumée commencer à s'élever entre les doigts du professeur loup-garou. Harry repoussa sa main. Lupin lui tendit sa paume, et Harry put voir une impression parfaite du pendentif du basilik brûlée dans la chair de la main de Lupin.
« C'est juste une brûlure légère. Ce n'est pas de l'argent pur, ou cette brûlure serait bien pire. Mais c'est probablement un alliage de quelque sorte. Il a pu être magiquement traité pour éviter qu'il ne ternisse. »
Harry fronça les sourcils, pensant soudain à quelque chose. « Professeur, est-ce que cela signifie que vous ne pouvez pas tenir de mornilles d'argent ? »
Il acquiesça. « Et n'as-tu jamais remarqué qu'à ma place à la table des professeurs, il y a des couverts en acier pour mon usage personnel ? » Il frémit. « Toutefois, je préfèrerais les repas si toute la grande salle n'était pas remplie de personnes mangeant et découpant leur nourriture avec des ustensiles en argent… »
Harry n'avait jamais réalisé qu'en fait, il mangeait tous les jours avec du vrai argent. « Ron aura besoin de cela aussi, je suppose. » dit-il doucement. Lupin acquiesça.
« Et si nous faisons cela, si je monte sur toi, je devrais probablement faire attention à ne pas te blesser. Les loup-garous sont naturellement plus fort que les humains. Même quand je ne suis pas en loup, je dois toujours maîtriser ma force et faire attention quand je fais des choses aussi simples qu'ouvrir une porte, afin de ne pas utiliser trop de force et de l'arracher à ses gongs par accident. Ron devra apprendre cela aussi. Je m'y suis habitué après toutes ces années. Tu ne l'as probablement jamais remarqué. Mais il semble déjà ne pas être conscient d'à quel point il est fort, et c'était déjà avant que je ne le morde. Je ne veux pas offenser ton meilleur ami, mais il n'est pas exactement ce que l'on peut qualifier de 'Gracieux', n'est-ce pas ? S'il ne fait pas attention, il détruira le château de Poudlard d'une seule main. »
Harry rit. « Non, il n'est pas gracieux, c'est vrai. Mais il est devenu bien meilleur en duel cette année. Y a-t-il autre chose que vous aurez besoin de lui dire ? »
« Bien, je dois certainement l'avertir de… » commença à répondre Lupin, puis il ferma sa bouche et rougit, surprenant Harry. « A y repenser… Ce n'est rien de particulier que tu veuilles entendre. Tu sais, Harry… Peut-être que je devrais parler seul à Ron. Enfin… quand il sera prêt à parler. Il m'en voudra probablement pendant un moment. »
Harry se demanda ce que Lupin avait failli dire, et ce qu'il ne voulait pas que Harry entende. Il prit sa forme de griffon et étendit ses ailes, puis sentit Lupin grimper sur son dos et prendre sa crinière. Il prit une course d'élan et bondit dans les airs, et bientôt, ils volaient au-dessus de la cime des arbres, revenant vers Poudlard pour voir son meilleur ami.
Ron Weasley le loup-garou.
