roukia : merci pour ta review, he oui, pauvre Ron
Marie-Jo : hilarant, tu crois? pas si sûr...
Dega : merci. Voilà donc la suite
Philippe Gryffondor : merci, c'est donc la fin du chapitre
Lunenoire : salut moi non plus je ne connaissais pas cette expression.
Wynzar : allez, tous en coeur : le miliion, le million...
Syds : Tu trouves que Lupin l'a bien pris ?! pour ta petite question, il te faudra encore attendre un peu.
Bartimeus : C'est 8 bouts de chapitres.
onarluca : desole pour le retard.
Désolé pour le retard, j'avais oublié que la journée d'hier etait feriée, et je n'ai pas eu le temps de me connecter. voila donc le chapitre d'hier, et la suite sera disponible dès demain. Bonne lecture à toutes et à tous...

Harry ouvrit doucement la porte de l'infirmerie. Personne ne les avait vu, lui et Lupin, revenir au château. Lupin était directement allé au bureau du directeur lui parler de ce qui était arrivé la veille. Harry savait que les blessés sous son commandement étaient à l'infirmerie, et c'était son devoir d'aller les voir. Il avait inhalé beaucoup de fumée lui-même, pendant la bataille, et quand il était sous sa forme humaine, il avait de fréquentes quintes de toux. En revenant au château, il s'était arrêté plusieurs fois pour reprendre son souffle, et Remus lupin l'avait patiemment attendu avant qu'ils ne continuent.

Harry parcourut l'infirmerie du regard. Presque tout le club de duel était présent, plus le professeur Rogue et une paire de septième année qui, imagina Harry, avaient été blessés en aidant Dumbledore et les elfes à éteindre le feu que Hermione avait allumé pour éclairer.

Harry trouva rapidement Ron, et fut surpris de voir son regard croiser le sien. Il traversa rapidement la pièce et se tint sans savoir que faire à son côté, incapable de dire quoique ce soit. Le bras gauche de Ron et son épaule étaient bandés. Autrement, il ne portait rien au-dessus de la taille. Les égratignures et les coups sur son visage avaient l'air de guérir rapidement. Il a vraiment besoin de se raser, pensa Harry. Ron portait la barbe, mais elle était habituellement coupée de près. En l'espace d'une nuit, elle semblait avoir poussé comme en plusieurs semaines, et son torse était définitivement plus poilu que ce dont Harry se souvenait.

Harry tira une chaise et s'assit. Il vit maintenant que Hermione était dans le lit à côté, roulée sur le côté, endormie. Les éraflures sur son visage n'avaient pas encore guéri, contrairement à celles de Ron, et elle avait un bandage autour de sa cheville droite. Son visage avait l'air très paisible. Il vit que Ginny était dans le lit à côté d'Hermione, et Draco Malfoy, dans celui juste après. Comme la plupart des autres élèves, et étaient tous deux endormis.

Harry regarda Ron. Il ne pouvait situer l'expression de Ron. Cela semblait être une combinaison de haine, de peur et de désespoir. Harry ne savait pas que dire.

« L'as-tu tué ? » demanda soudain Ron, sa voix dure.

Harry fronça ses sourcils. « Qui ? »

« Le loup-garou qui m'a mordu ! C'est pour cela que tu le pourchassais, n'est-ce pas ? Alors… il est mort ? »

« Ron… c'était Lupin. »

« Je sais. »

« Tu sais ? »

« Bien, je suspectais plus que je ne savais. Alors ? »

« Non, Ron. Je n'ai pas tué Remus Lupin ! » dit-il élevant sa voix. « Il est… Il est vraiment désespéré à cause de cela... »

« Il est désespéré à cause de cela ! » dit Ron, élevant aussi sa voix. « Oh, c'est fabuleux. »

« Ron ! Il a été piégé ! Juste avant que la lune ne devienne pleine la nuit dernière, quelqu'un a attaqué la cabane hurlante, et il a du s'enfuir dans la forêt. Il n'a jamais su qu'il y aurait des humains là-bas. Il a fait tout ce qu'il pouvait pour éviter cela, mais maintenant que c'est arrivé, tu vas juste devoir faire avec ! »

« C'est facile pour toi de dire cela. Tu ne vas pas devenir un monstre au coucher du soleil ce soir. »

« Non, mais je serai là pour toi. Je pourrai t'accompagner. Et… » il jeta un coup d'œil à la forme endormie de Severus Rogue, de l'autre côté de la pièce « … peut-être que Rogue se sentira assez bien pour vous préparer une dose de potion de Tue-loup pour tous les deux, afin que ce ne soit pas si terrible… »

« Pour nous deux ? Qu'est-ce qui te fait penser que je veux aller avec lui ce soir parce qu'il m'a fait comme lui maintenant ? Cela ne nous rends pas amis. C'est la dernière personne que je veux voir maintenant. »

« Ron, tu dois le laisser te parler. D'abord, il est au trente-sixième dessous que cela soit arrivé. Ensuite, il sait des choses. Des choses qui peuvent t'aider. Des choses que tu dois savoir pour être prêt. Il a tout appris à la dure, mais tu auras le bénéfice de pouvoir apprendre de quelqu'un qui est déjà passé par-là, qui a vécu cela presque toute sa vie. Laisse-le t'aider. »

« Ron, » dit une voix calme derrière Harry. Il se tourna, surpris, n'ayant pas entendu la porte de l'infirmerie s'ouvrir. « Je veux t'aider. »

Ron Weasley regarda dans les yeux de Remus Lupin avec la plus profonde répugnance. « Sortez de là. » dit-il dans un grognement sourd. « Je ne veux pas vous voir. » Harry pensa avoir vraiment vu une petite lueur rouge vacillante dans les yeux de Ron, autrement bleus foncés.

« Ron, » dit encore le loup-garou, « il y a des choses… des choses que tu dois savoir. Nous n'avons pas beaucoup de temps. Avant que tu réalises, le soleil se couchera à nouveau, et environ quarante-huit minutes après cela, la lune se lèvera. Étant donné qu'elle était presque pleine la nuit dernière, elle sera pleine cette nuit. Tu dois savoir à quoi t'attendre, comment y faire face. J'ai dû le faire seul quand j'étais un petit enfant. Je ne veux pas que tu passes par ce que j'ai vécu. »

« Vous ne voulez pas… » dit Ron d'une voix basse et au sarcasme à peine contrôlé. « Comme c'est aimable de votre part. » dit-il narquoisement. « Vous savez ce que je voulais faire ce soir ? » Ses yeux errèrent sur Hermione, une expression peinée assombrissant son visage et brisant le cœur de Harry. Il pensa voir une larme briller dans l'un des yeux de Ron. « Mais… mais je ne pourrais jamais être avec elle maintenant. Je ne pourrais plus être avec personne, maintenant… »

Harry déglutit. Il ne savait pas que dire. Ils n'avaient eu qu'un bref moment dans la forêt avant que Ron ne soit attaqué. Maintenant, il était à jamais changé. Il était un loup garou. « Ron » dit calmement Lupin. « Tu ne dois pas désespérer de cela. Si elle n'est pas… Si cela ne la repousse pas que tu sois un loup-garou… »

« C'est moi que cela dégoûte d'être un loup-garou. J'ai peur de lui faire mal… de faire mal à n'importe qui. Comment pourrais-je lui demander d'être avec moi quand… » sa voix s'éteint, comme si sa gorge ne voulait plus fonctionner.

« Ron, je suis sûr qu'il y a des loups-garous qui ont des… relations… »

« Oui, oui, et des vies normales, et qui sont des membres actifs et sains de la société. Bla, bla, bla » finit Ron pour lui, d'un ton, chargé de sarcasme, même pour Ron Weasley. « Bonjour ! » dit-il, prenant soudain une voix de fausset ingénue. « Pourquoi ne demandons-nous pas au professeur Lupin ici présent comment vont sa femme et ses enfants… Oh, attendez. Nous ne pouvons pas. Il n'a pas de femme et d'enfant. Et je n'en aurai jamais. Jamais. Je vais rester seul pour le restant de ma misérable vie. »

Harry resta bouche bée. « Après avoir attendu tous ces mois pour que je me mette finalement dans la tête que je devais rompre avec elle, après m'avoir dit que je devais rompre avec elle et m'avoir mis en colère après toi, tu vas lui faire cela ? »

« Harry… être avec elle 'serait' lui faire quelque chose. J'essaye de la protéger. Je n'ai pas le droit de lui demander d'être avec moi maintenant. » Sa voix était devenue très douce comme il se tournait et regardait son visage endormi. « Je n'ai pas le droit de demander à quiconque d'être avec moi maintenant, même en tant qu'ami. »

« Ron, ne sois pas stupide. Si tu crois que nous n'allons plus être amis à cause de cela, tu es fou. Tu as besoin de tes amis maintenant. Tu ne peux pas nous repousser. »

Mais le garçon dégingandé se tourna sur son côté droit, tournant son dos à Hermione. « Partez. Laissez-moi m'habituer à vivre ma vie seul. »

Harry fixa ses deux meilleurs amis sans rien pouvoir faire, puis regarda Lupin, dont le visage était très grave. Cela n'allait pas simplement être difficile, pensa Harry. Avec quelqu'un d'aussi buté que Ron Weasley, Cela allait être pratiquement impossible.

Soudain, la porte de l'infirmerie s'ouvrit bruyamment, et un jeune sorcier extrêmement en colère se tenait là, bouillant.

« Potter, espèce de bâtard ! Je vais te tuer : » déclara-t-il, en foudroyant du regard Harry, qui déglutit et sortit instinctivement sa baguette. Il n'avait pas besoin de se demander pourquoi l'autre sorcier disait cela. « A cause de toi, mon frère est mort ! » continua-t-il, les postillons s'échappant de sa bouche. Sa baguette était pointée, menaçante, vers Harry, qui avait lui-même tendu son bras, prêt.

Harry avait pensé que cela pourrait arriver. Il n'était simplement pas prêt à ce que cela arrive si tôt. La baguette pointée vers lui tremblait de rage. Il tenait lui-même sa baguette si fort que ses jointures lui faisaient mal. Son cœur battait dans ses oreilles, il regardait le visage rouge et furieux de son accusateur.