Logelz : merci. le troisième volet n'est que partiellement dispo sur ffnet. Va sur schnoogle pour l'avoir en entier (auteur : Barb).
roukia: explication et hypothèses à venir...
Marie-Jo : ce serait bien oui. Ron a de bons amis.
Banowa : merci beaucoup
Philippe Gryffondor ; très touché, merci.
Dega : merci, bonne vacances
Syds : elle arrive !
onarluca : nous y voilà donc, pour la suite.
Wynzar : c'est quand meme difficle pour lui..
Après que Lupin ait donné le mot de passe à la gargouille, ils grimpèrent l'escalier en spirale, frappèrent à la porte du directeur et furent immédiatement introduits.
« Ah, Remus et Harry. Vous voilà. Rentrez. Mr Davies est parti. » Il ne se leva pas mais resta assis à son bureau, les pointes de ses doigts réunies. Il fixait ses mains comme fasciné. Harry vit que les anciens directeurs dormaient dans leurs cadres comme d'habitude, et lui et Lupin s'assirent sur les chaises devant son bureau. La cheminée était éteinte. Fumseck n'était pas sur son perchoir. Harry supposa qu'il s'était envolé par l'une des fenêtres, qui étaient toutes ouvertes aux brises printanières.
Les trois restèrent assis dans un silence maladroit pendant quelques minutes. Dumbledore ne semblait pas le moins du monde intéressé par leur demander où ils avaient passé la nuit et la première partie de la matinée. Il ne vira pas immédiatement Lupin pour avoir mordu Ron. Il resta simplement assis en silence, perdu dans ses pensées. Finalement, le directeur se leva et alla vers l'une des fenêtres, ayant l'air d'attendre quelque chose. Fumseck rentra, tenant un parchemin dans son bec. Dumbledore le lui prit et lui donna un bout de viande venant d'un bol près de la fenêtre. Il s'assit à son bureau, déroulant le parchemin et le regardant à travers ses demi-lunes pour le lire, acquiesçant et murmurant. « Mmm.. » à tout bout de champ. Quand il eut fini, il roula à nouveau le parchemin et regarda Harry et Remus Lupin par-dessus ses demi-lunes.
« Cela recommence comme avant. Il y a vingt ans, nous avons passé une période infernale avec l'Imperius, et nous voilà à nouveau avec beaucoup de problèmes avec cela. Blaise Zabini et les autres Serpentards qui ont trompé les professeurs pour les faire entrer dans la salle commune de Serpentard clament avoir été ensorcelés. Ils sont au ministère, questionnés par Eustache Bean. La baguette de Viktor Krum a été retrouvée par les aurors qui ont passé le site de la confrontation au peigne fin, et grâce au Priori Incantatem, ils ont découvert qu'elle avait été utilisée pour lancer l'Imperius, juste avant sa mort. Et dans cette transcription que j'ai de l'interrogatoire de Peter Pettigrew au ministère la nuit dernière, il dit que Krum était en bons termes avec Zabini et qu'il lui avait lancé le sort dessus pour s'assurer que les professeurs ne viendraient pas dans la forêt. Maintenant, la baguette de Zabini a aussi indiqué qu'il avait lancé l'Imperius, mais s'il était sous Imperius quand il l'a fait, il ne peut pas être blâmé. Et bien que nous n'ayons que peu de preuves de cela en ce moment, si un jury le croit, il sera libéré. Les autres Serpentards qui l'ont aidé à lancer les sorts et à assommer et attacher les professeurs n'ont pas utilisé de sortilèges impardonnables. Et comme il semble qu'ils étaient sous l'Imperius lancé par Zabini, c'est possible qu'ils soient eux aussi relâchés, après enquête. Je ne vais certainement pas enlever des points de maison aux élèves qui ont été magiquement forcés d'attaquer les professeurs. »
Il soupira. « Maintenant, le professeur Flitwick… Il semble que la potion lui ait été donnée par rien de moins que notre préfète en chef, Cho Chang. Il est d'aplomb maintenant. Il a dit qu'elle était venue le voir avec la potion, en lui disant que c'était une potion de gaieté sur laquelle elle travaillait, et qu'elle aimerait qu'il la teste pour elle. »
Harry fronça les sourcils. « Mais… Mais le professeur Flitwick est la personne la plus gaie que je connaisse. Qui aurait noté la différence ? »
Dumbledore rit. « Bien, le professeur Flitwick étant une personne de nature gaie, comme tu le remarquais, a voulu l'aider, bien sûr. Il est son responsable de maison. Elle est préfète en chef. Il ne lui est jamais venu à l'idée qu'elle ferait quelque chose de tordu. Et ce n'était pas une potion dangereuse, simplement un somnifère sans danger. J'ai parlé à miss Chang la nuit dernière, après que nous soyons rentrés au château, et elle ne se souvient de rien de cela. Pettigrew a confirmé, cependant, que Krum l'avait mise sous Imperius pour donner la potion à Flitwick, et qu'il lui avait aussi lancé un sort de mémoire compliqué. Il était déclenché à l'exécution d'une tâche. Quand la tâche était exécutée, tout souvenir en était perdu. Alors si nous croyons Pettigrew, ni miss Chang, ni Zabini ne sont après coup responsables de leurs actions. »
Harry se renfrogna. « Je suppose que Evan Davies était aussi sous Imperius ? Ne serait-ce pas pratique… »
Dumbledore haussa les sourcils. « C'est la partie intéressante. Selon Pettigrew, il n'avait aucune connaissance qu'un membre du club de duel était un Mangemort. En fait, il a dit que pour ce qu'il savait, le seul élève de l'école qui avait actuellement la Marque des Ténèbres était Draco Malfoy. Nous avons vérifié pour Zabini. Pas de marque. Aucun des autres Serpentards n'en a non plus. Bien sûr, avec Evan Davies… » Dumbledore s'éclaircit la gorge. « Le… Le corps est si sévèrement brûlé qu'il est impossible de dire si son bras portait la Marque. Mais Pettigrew insiste sur le fait que si Evan Davies était un Mangemort, il n'en savait rien. Il est possible qu'il ai été un sympathisant Mangemort, quelqu'un qui aurait été facilement recruté si on lui avait demandé. Peut-être que ce qu'il a fait dans la forêt était sa manière de se porter volontaire pour la cause, pourrait-on dire. »
Harry se leva, marchant, perdu dans ses pensées. Puis il se souvint de quelque chose. « Il semblait bien jusqu'à ce qu'il parte en reconnaissance avec Ron et Cho. Quoique… Il était resté à l'écart des autres Serdaigle avant cela… Est-ce possible que Viktor lui ai aussi dit de mettre Evan sous Imperius quand il lui a lancé l'Imperius dessus ? Et puis le sort de mémoire aurait aussi effacé ce souvenir, dès qu'elle lui aurait lancé le sort dessus… ? »
Dumbledore secoua la tête. « Je ne sais pas Harry. Si elle l'a fait, ce sera dur à découvrir, comme elle a lancé des sorts après. C'est bien plus compliqué de faire dire à un baguette plus que le dernier sort qu'elle a lancé… tu as vu ce qu'il avait fallu pour que cela se produise avec la baguette de Voldemort, il y a deux ans. » Harry acquiesça, se souvenant des visions fantomatiques et du son émanant de la baguette qui était coincée avec la sienne dans ce filet de lumière dorée. « Pettigrew a seulement dit que Krum a mis sous Imperius Miss Chang pour donner la potion au professeur Flitwick, et Zabini pour faire prisonnier les autres enseignants. Il n'a rien dit sur mettre l'Imperius sur Miss Chang pour qu'elle mette sous Imperius un autre élève de sa maison. »
Harry avait la tête qui tournait. « Alors… Est-ce que Evan Davies était sous l'effet d'un sort ou pas ? »
Dumbledore leva les mains au ciel ? « Nous le saurons peut-être jamais. Certainement, son comportement semblait étrange et erratique. Il ne t'avait jamais attaqué avant, n'est-ce pas, Harry ? »
Harry secoua la tête. « J'ai toujours bien aimé Evan. Bien plus que son frère en fait. Maintenant, Roger Davies était toujours… » Harry s'arrêta et sentit son sang se retirer de son visage. « Et si… Et si c'était son frère qui l'avait fait ? Pour… Pour faire de Evan son agent ! Pour faire les choses qu'il ne pouvait plus faire parce qu'il est sorti de l'école maintenant. Après tout, il allait être recruté par Lucius Malfoy l'an dernier. Simplement parce que Percy n'a pas eu besoin de donner suite à son recrutement après que Malfoy fut envoyé en prison ne signifie pas que Roger n'a pas décidé qu'il voulait être un Mangemort ? » Harry déglutit, en pensant à Fleur et Alicia.
« Hmm. Nous pourrons fouiller cela. » Il soupira « Mais en ce moment, étant donné le comportement d'Evan, et le fait que nous n'avons aucune preuve qui puisse nous suggérer qu'il était sous l'effet d'un sort, je pense que nous devons conclure qu'il agissait de son propre chef, que ses sympathies allaient aux Mangemorts, peu importe qu'il ait été formellement recruté et connu pour avoir des sympathies pour Voldemort ou quiconque travaillant pour lui. J'aimerais croire qu'il n'était pas à blâmer pour ses actions, mais en ce moment, il n'y absolument aucune base à cette hypothèse. »
Harry se souvint de la vue de Evan Davies prisonnier des flammes. Il la verrait dans ses cauchemars pour le restant de ses jours. Est-ce que ce serait plus réconfortant de penser que Evan était mort en sympathisant des Mangemorts, ou qu'il était contrôlé par son frère, ou quelqu'un d'autre ? « Alors… y aura-t-il un hommage à Evan à la fête de départ ou non ? » demanda-t-il, les dents serrées.
La bouche de Dumbledore était très mince. « Nous avons le temps de décider de cela. Quel serait ton sentiment s'il y en avait un, Harry ? » Harry croisa le regard du directeur, se sentant très confus.
« J'ai… dit à Roger Davies que si vous nous demandiez à tous de nous lever et de porter un toast à lui, je resterais assis. » dit-il doucement.
Dumbledore acquiesça. « Je sais. Il me l'a dit. » Le vieil homme soupira tristement. « Pour autant que j'ai réussi à l'ignorer au fil des ans, parfois, et spécialement dans les moments comme celui-ci, mon travail touche beaucoup à la politique, Harry. Ambroise Davies est très influent au ministère. Sa conduite a toujours été exempte de tout reproche. Eve Davies est un membre diligent du conseil des gouverneurs de Poudlard, et elle réunit infatigablement des fonds pour Ste Mangouste. La famille Davies n'a jamais été connue pour avoir des rapports avec les mages sombres. Ils ont toujours été en faveur de la participation des élèves nés de moldus à l'école. Tu le sais peut-être, ou pas, mais il y a un débat au sein du conseil sur le bannissement possible de Poudlard des sorciers et sorcières nés de moldus, quelque chose que Durmstrang a fait il y a des années. Eve a été très franche en disant à quel point elle trouvait que c'était une mauvaise idée. » Il soupira encore. « Je redoute de dire à Eve et Ambroise les circonstances de la mort d'Evan. Roger leur dira en premier, pour adoucir le choc, mais tôt ou tard, je devrais leur faire face. Leur fils était sous ma responsabilité. »
Harry déglutit. Comment ferait-il s'il devait le faire ? Comment dit-on à des parents endeuillés que leur fils s'est détourné de leur idéal le plus cher, et que cela l'a directement conduit à sa mort ? « Je… Je n'en avais aucune idée, sir… »
« Alors, je vais encore te le demander Harry. Si nous rendons hommage à Evan Davies à la fête de départ, t'y joindras-tu ? »
Harry déglutit et regarda le vieil homme fatigué devant lui. « Je ferai ce que vous me demandez, Professeur. Si vous me dites de me lever et de porter un toast, je me lèverai et porterai un toast. » dit-il doucement.
Dumbledore sourit tristement. « Je conçois que tu ne veuille pas porter hommage à quelqu'un qui t'a attaqué de cette manière, qui s'est retourné contre toi et les autres élèves. Mais souviens-toi Harry, que même si Evan a fait de mauvaises choses par choix délibéré et conscient, cela signifie quand même que nous devons pleurer le garçon qu'il était avant de faire ce choix. Ce n'était pas juste le garçon qui avait attaqué Ron Weasley et lancé le Cruciatus sur toi. A un moment de sa vie, Evan Davies n'était pas encore touché par les forces qui l'ont conduit à sa mort, quelles qu'elles soient. A ce moment là, c'était quelqu'un de bien, un bon fils. Cette personne là mérite d'être pleurée autant que Cédric Diggory. »
Harry entendit un sanglot silencieux derrière lui, et fut choqué de voir que Lupin avait recouvert son visage de ses mains et que ses épaules tremblaient encore. Le loup-garou avait été très silencieux jusqu'à présent. Dumbledore sortit un mouchoir et le tendit à Lupin au-dessus du bureau, chuchotant. « Tu n'as pas eu grand chose à dire, Remus. » comme si l'homme ne sanglotait pas bruyamment maintenant.
Lupin prit le mouchoir et s'essuya le visage avec. Harry fut surpris, mais ensuite il réalisa qu'il ne devait pas l'être. Est-ce que Dumbledore avait essayé de le convaincre qu'il n'était pas une mauvaise personne pour avoir fait cela à Ron ? Harry ne savait pas s'il y avait un autre motif à ce qu'avait dit le directeur. Remus Lupin se recomposait maintenant, pliant proprement le mouchoir sur ses cuisses, puis levant les yeux vers Dumbledore.
« Que va-t-il m'arriver, Albus ? Le ministère est déjà venu pour Peter et les élèves Serpentards. Quand viendront-ils pour moi ? »
Le directeur le regarda avec gentillesse. « Le ministère ne sait pas encore qu'il y a quoique ce soit pour se faire du souci. Ils ne savent pas que tu as mordu Ron Weasley. »
Remus fronça ses sourcils et secoua sa tête. « Mais… Rogue ne leur a pas dit ? Je pensais que sûrement… »
« Non. Personne d'autre ne leur a dit non plus, de ce que je sais. Ce qui ne veut pas dire qu'ils ne sont pas au courant. » Il soupira. « Et après tout, Mr Weasley va devoir aller se déclarer en tant que loup-garou. On lui demandera où et quand il a été mordu, pour les registres. Ils aiment garder la trace de ces choses, au cas où il y aurait un loup-garou non enregistré qu'ils devraient connaître, ou un loup garou enregistré qui aurait mordu… »
Harry déglutit. « Et s'ils décident que le professeur Lupin était celui qui a mordu Ron, quand il dira où et quand c'est arrivé ? Que lui arrivera-t-il alors ? »
« Bien… Ron sera encouragé à lancer des poursuites contre lui. Étant donné que les loups-garous tombent sous la juridiction des Créatures magiques, si Remus perd le procès… »
Harry fronça les sourcils, puis se souvint de la dernière 'créature' qu'il savait avoir eu un procès… Buck. Et quand il avait perdu, la sentence avait été…
« Non ! » cria-t-il. « Ils ne peuvent pas faire cela ! Il faisait tout ce qu'il pouvait pour éviter… »
« Harry, Harry, calme-toi. J'ai dit que Ron serait encouragé à lancer des poursuites. Il est majeur, alors c'est sa décision et pas celle de ses parents. Cependant, la plupart du temps, peu importe à quel point le nouveau loup-garou est en colère, le fait qu'il ou elle soit un loup-garou maintenant lui confère un certain degré d'empathie pour leur agresseur. Le ministère n'a pas tenu de procès pour les loups-garous depuis de nombreuses années. Si aucune charge n'est retenue, il y a une grosse amende payable au ministère, et à la fois le loup-garou originel et le nouveau doivent fournir des preuves satisfaisantes de comment ils prévoient de s'empêcher d'attaquer les autres dans le futur. C'est tout. Le ministère a même des facilités pour que les loups-garous se mettent à l'abri avant la pleine lune tous les mois. Trois jours d'incarcération volontaire, juste pour être en sûreté. Peu tirent parti de cela, mais c'est une option. »
« Vous parlez de ces cellules souterraines du ministère ? » dit en Harry en frissonnant comme il se souvenait. Cela ne semblait qu'à un pas du camp d'internement. Les deux professeurs le regardèrent étrangement, et il se souvint qu'ils ne savaient pas qu'il les connaissait de première main, même si Dumbledore était au courant du changement de temps. « Je veux dire… »
« Albus, » dit Lupin avec urgence. « Peu importe ce que Ron décide… Je ne peux pas en bonne conscience continuer à enseigner ici. Est-ce… Est-ce que Pettigrew a reconnu avoir tué ces moldus ? A-t-il innocenté Sirius ? »
« Après que Davies soit parti, j'ai parlé à Fudge. » Il montra de la tête la cheminée éteinte. « Il n'était pas content, mais avec une confession totale en main, il n'y a pas grand chose qu'il puisse faire. Plus tard dans la journée, Sirius sera officiellement déclaré innocent du crime pour lequel il a été emprisonné. Il doit y avoir une conférence de presse au ministère. Toute la presse magique nationale et étrangère a été alertée et devrait être là. Sirius pourra finalement arrêter de se cacher. »
Lupin sourit. « Bien. Alors, comme cela, vous avez mon remplaçant. »
Dumbledore secoua la tête. « Il pensait que tu ferais cela. Il a déjà dit qu'il refuserait si cela signifiait prendre ta place. Je ne veux pas que tu partes, Remus, pas plus que Sirius ne veut prendre ton travail. »
Lupin déglutit. « Je suis désolé, Albus. Je ne peux simplement pas rester. Je suis désolé si cela vous laisse encore dans le besoin, mais… Je ne peux pas. »
Le vieil homme acquiesça. « Je comprends. Entre temps, nous devons trouver que faire de vous et de Mr Weasley pour les deux prochaines nuits… »
« J'ai déjà pensé à quelque chose, sir » dit rapidement Harry. « Il y a les donjons. Vous pourriez nous enfermer tous les trois après qu'ils aient pris la potion, et … »
Il fronça les sourcils. « Tous les trois ? » Harry expliqua son plan, et le directeur garda le silence pendant quelques minutes, considérant ceci. Finalement, il acquiesça. « Très bien. Mais tu comprends, Harry, que ne prendre qu'un dose de potion au lieu du traitement sur une semaine recommandé peut avoir des conséquences imprévisibles. Et être bouclé avec un loup-garou est grandement différent d'être bouclé avec deux. Es-tu sûr de cela ? »
Harry acquiesça. « Ron est mon meilleur ami. »
Dumbledore se leva. « Bien, c'est aussi le sentiment de Sirius, bien sûr. Il pourrait aussi souhaiter se joindre à vous, et vous seriez alors quatre. Je connais un donjon assez large qui serait approprié. Je peux le faire préparer par les elfes. »
Harry et Lupin se levèrent, se préparant à partir, quand soudain, Harry se souvint de quelque chose d'autre. « Oh, sir ! Les elfes ! N'ont-ils pas été fantastiques ? » Il sourit au directeur.
« Oui, Harry. En fait, Dobby attend de te voir. Peut-être que tu devrais descendre le voir aux cuisines. » Il fit une pause. « Ton opinion compte beaucoup pour lui. Lui et les autres elfes ont été exemplaires dans leur performance. Les Serpentards qui ont fait les professeurs prisonniers ont été très rapidement débordés. Tu as fait une bonne utilisation de tes troupes, Harry, à la fois humaines et autres. Tu as montré de l'initiative et des qualités de meneur bien au-delà de ton âge, et je suis très fier de toi ? » Ses yeux brillaient vers Harry, et Harry réussit à oublier à quel point il s'était senti misérable plus tôt, à la pensée de défier Dumbledore quant au tribut à Evan Davies.
« Merci, sir. »
« Je pense aussi… Que les autres membres du club de duel se sont aussi pas mal débrouillés du tout. Peut-être qu'il est temps pour que plus de personnes soient introduites dans l'ordre du phénix, eh Harry ? »
Harry sourit. « Cela semble parfait. » Puis Harry faillit demander où étaient les autres géants, mais il se souvint… Il savait déjà. Ils étaient partis dans le nord, sur l'île isolée où le Hairy MacBoons vivait. Ils s'étaient lassés d'attendre dans la forêt interdite avec rien à faire, et comme il n'avait rien à craindre de l'écossais autrefois métamorphosé, ils pouvaient coexister pacifiquement avec l'étrange créature orange à cinq pattes. Harry se souvint en avoir vu une quand son beau-père leur avait étudier les épouvantards dans son autre vie. Et puis il se souvint que Fridwulfa était restée à Poudlard pour être près de Hagrid, tandis que Orst était resté pour être près de Fridwulfa.
Harry allait demander ce qu'il allait advenir de Fridwulfa, mais il décida de ne pas le faire. Si elle allait être pénalisée d'une quelconque manière pour avoir contribué à la mort d'Evan Davies, le directeur l'aurait dit. Harry devinait, cependant, qu'elle et Orst iraient dans le nord rejoindre les autres géants sur la petite île. Hagrid n'aurait plus sa mère à proximité. Il décida qu'il ne devait définitivement rien dire à ce sujet. Dumbledore prenait très sérieusement ses responsabilités envers Hagrid, même après toutes ces années, et il ne voulait probablement pas penser à ce que Hagrid perde encore sa mère…
Mais comme il se tournait pour partir, il eut une autre pensée. « Rogue ! » dit-il soudain. Ils le fixèrent encore. « Ne veut-il pas enseigner les Forces du Mal depuis des années ? Il pourrait le faire et son oncle pourrait continuer à enseigner les potions ! » Il se souvint que son beau-père était un très bon professeur de Forces du Mal. Mais Dumbledore secoua la tête.
« Où donc est-ce que les gens ont eu l'idée que Severus voulait le poste des Forces du Mal ? » Harry se souvint de l'un des Weasley disant cela lors de sa répartition, mais il ne le dit pas. « Non, Severus n'a jamais particulièrement voulu ce poste. Et je suis assez impatient de le voir revenir au donjon de potions. » Ses yeux brillaient malicieusement en direction de Harry. « Peut-être que les élèves de la gent féminine retrouveront leur attention pour l'étude des potions, eh… ? » Harry lui sourit, et Lupin sourit légèrement aussi.
Harry quitta le bureau du directeur en se sentant plus léger qu'il ne l'avait été depuis des lustres. Lupin le quitta pour aller dans ses quartiers privés pour se changer en une robe fraîche. Après avoir rendu visite aux elfes de maison, et en avoir eu une foule sur lui, lui tapant dans le dos et lui serrant la main, tandis que Dobby s'exclamait tout du long de sa voix aiguë, Harry sentit le besoin de prendre une douche, alors il alla à la salle de bain des préfets. Après cela, il revint à la tour Griffondor. C'était si étrange de marcher dans la salle commune après tout ce par quoi il était passé. Est-ce que cela faisait seulement vingt-quatre heures qu'il avait été ici pour la dernière fois ? Il avait l'impression qu'il s'était écoulé toute une vie. Il s'attendait à moitié à ce que tout ait l'air différent, mais en même temps, il était réconforté par la nature inchangée, la constance de cet endroit. Il alla à son dortoir et changea d'habits, puis sortit sa carte. Quand il l'eut activée, il vit que Rogue, Hermione et Ginny étaient dans l'apothicaire de l'aile de l'hôpital. Le nom de Ron était encore sur l'un des lits, mais les plupart des autres avaient été désertés. Draco Malfoy n'était plus à l'infirmerie, ni Mariah Kirkner. Parvati y était encore, mais Tony et Ruth étaient aussi partis, ainsi que Millicent Bulstrode et les Pouffsouffles et les Serdaigles, y compris le préfet et la préfète en chef, Liam et Cho. Il rangea la carte et revint à l'aile de l'hôpital.
Bien qu'il ait vu leurs noms dans la même pièce sur la carte, ils n'avaient pas été si proches. Quand il ouvrit la porte de l'infirmerie, Parvati était assise dans la chaise à côté du lit de Ron, lui tenant la main, tandis que Ron lui parlait doucement. Harry déglutit. Il ne pouvait pas, pensa-t-il. Il ne ferait pas. N'est-ce pas ? Il s'éclaircit la gorge et s'approcha du lit. Ron leva les yeux, perplexe, mais Parvati sursauta coupablement.
« Hum… Je viens de voir Dumbledore. » leur dit-il, espérant que Parvati oublierait Ron une bonne fois pour toute. Est-ce que lorsqu'il avait dit le nom d'Hermione, cela n'avait pas été assez pour la repousser ? pensa Harry.
Ron déglutit. « Qu'a-t-il dit ? »
Harry prit la chaise que Parvati avait libéré, parlant doucement à son meilleur ami du registre des loups garous, et qu'il n'y aurait de procès que s'il y avait des poursuites. « Ce que tu ne vas pas faire, n'est-ce pas ? » dit-il à dessein.
Ron acquiesça. « Exact. Pas de poursuites. » Il s'appuya en arrière et ferma ses yeux, las, puis les rouvrit. « Comment se débrouillent-ils avec la potion ? » Harry haussa les épaules.
« Je ne sais pas. Comment cela se fait que Ginny y soit aussi ? »
« C'est son idée. Je suis son frère. Elle est devenue bonne en potion. Si ma propre sœur peut la faire… bien, cela sera sacrément pratique, ne penses-tu pas ? »
Harry acquiesça. Jamie l'aurait fait si la même chose lui était arrivée, pensa-t-il. « Elle ne le fait probablement pas parce que c'est pratique, Ron. C'est ta sœur, et elle t'aime. »
Puis Harry se souvint encore de Jamie, très vivacement, le laissant poser sa tête sur ses cuisses et chantant pour lui. Parfois, il n'y avait rien de plus réconfortant qu'une sœur. Et là, il y avait Ron, avec deux sœurs dont il ne savait rien…
« Ron, » dit-il soudain, sans même se laisser le temps de réfléchir. « Il y a quelque chose dont je dois te parler. Mais d'abord, tu dois me promettre de ne pas te mettre en colère. »
Ron rit. « Oh, ça c'est une bonne manière de commencer pour une nouvelle. Qu'est-ce que c'est ? »
« Est-ce que tu promets ? »
Ron prit une grande inspiration à travers son nez, et scruta pensivement Harry pendant une demi-minute. « Oui. D'accord. »
« Bien, l'an dernier, quand nous étions dans le bureau de ton père au ministère, j'ai remarqué cette photo avec les petites filles… »
« Tu veux dire nos cousines ? »
Les lèvres de Harry étaient réduites à une mince ligne. « Ce ne sont pas des cousines, Ron. Quand nous étions au Terrier l'été dernier, Hermione a trouvé leurs photos dans un album dans la chambre de Ginny, et nous avons posé la question à ta mère. Ron, ce sont tes sœurs aînées. »
La mâchoire de Ron se décrocha. « Quoi ? »
Alors Harry lui expliqua le kidnapping que Peggy et Annie Weasley, et sa suspicion que cela avait été fait avec le sort de Tempus Fugit. Ron resta assis très tranquille, fixant le vide comme il écoutait. Quand Harry eut fini, il regarda son meilleur ami, se demandant si c'était vraiment sage de lui apprendre cela au moment même où il venait de devenir un loup-garou. Même si ses parents auraient dû être ceux qui auraient dû lui dire, il le savait, il ne pouvait pas supporter de le cacher à son meilleur ami plus longtemps.
Ron se leva et erra sans but, donnant l'impression que la rage s'accumulait en lui. Finalement, il s'approcha du mur où se trouvait la porte donnant sur le couloir, et soudain, il se recula et donna un coup de poing de toutes ses forces dans le mur. Harry fut rassuré de voir que les pierres tinrent, et que la main de Ron semblait aller bien, mais les chandelier sur les tables de chevet avaient très légèrement bougé, et le lustre au-dessus de leur tête se balançait, comme s'il était dans une douce brise.
« Ron ! Tu m'as promis de ne pas t'énerver ! »
Ron virevolta vers lui. « Je pensais que tu voulais dire que je ne sois pas énervé après toi. Et je ne le suis pas. Énervé après toi, je veux dire. Je suis énervé après… »
Harry déglutit. « Tes parents ? » Ron acquiesça, se mordant la lèvre jusqu'au sang. « Et Ginny ? » Mais Ron secoua la tête.
« Non. Je veux dire, oui, elle aurait pu me le dire, mais… Elle l'a découvert parce qu'elle était dans la Chambre des Secrets. Et elle était la fille que maman voulait finalement… »
Harry secoua la tête. « Ron, tes parents sont fiers de toi… »
Il lança les mains au ciel. « Oui, bien, que je sois un loup-garou va y mettre un sacré frein, n'est-ce pas ? »
Harry essaya de le faire se rasseoir, le reconduisant à son lit. « Tu penses vraiment cela ? Parce que je ne peux pas imaginer qu'ils ne te soutiennent pas pour cela. Allez, Ron, tu les connais… »
« Je pensais les connaître. Comment ont-ils pu ne pas me dire que j'avais deux autres sœurs ? S'ils arrêtent d'être fiers de moi ou de m'aimer parce que je suis un loup-garou maintenant, comment aurais-je su ? Il s'avèrent que ce sont d'assez bons menteurs. »
« Ron ! Arrête ! Je ne t'ai pas dit cela pour t'énerver ou te fâcher avec tes parents. Je te l'ai dit pour… pour te dire que je veux t'aider à les retrouver ! »
Ron fronça les sourcils. « Les retrouver ? Je pensais que tu avais dit que tout le ministère les avait recherché quand elles avaient disparu. Comment espères-tu les retrouver presque vingt ans après ? »
Harry tint sa bouche fermée, puis réfléchit une minute avant de répondre. « J'ai quelques informations que le ministère n'avait pas alors. Tu me fais confiance ? »
Ron acquiesça. « Tu sais que oui, Harry. D'accord. Peut-être que cela va m'aider… m'aider à penser à autre chose… »
Harry mit sa main sur l'épaule de Ron. « Je suis là pour toi, Ron, Et Hermione aussi. Appuie-toi sur nous, compte sur nous. C'est ce pour quoi sont les amis. »
Ron avait l'air d'avoir les yeux brillant avec les larmes. Il les essuyant furieusement du revers de la main, puis sourit à son meilleur ami.
« Je sais, Harry. Je sais. »
