Syds : ca va saigner... et non, c'est ca va couper...
Bartimeus :pareil que toi. je trouve le loup-garou du film complètement ridicule
roukia : merci pour ta review. et oui, il y a le troisième tome en préparation (je n'en suis encore qu'au troisième chapitre)
Lunenoire : c'est sûr, passer sa première nuit de liberté à l'ombre...
Philippe Gryffondor : merci beaucoup
Marie-Jo : la suite de la fic tient en quelques pages maintenant. Mais il y a deux autres fics entières
onarluca : c'est pas ma faute. C'est l'auteur qui avait fait une séparation à ce niveau.
Wynzar: de la baston entre animaux. Et oui il m'en reste encore. J'ai un peu de mal a avancer, faute de temps par rapport à quand j'avais commencé. Mais ca progresse doucement.
Harry entendit des voix. Il était encore sous sa forme de griffon, et d'abord, cela avait été difficile de différencier les murmures bas de son propre moteur ronronnant constamment. Il entrouvrit un œil et vit que c'était Ron et Lupin, assis contre le mur. Sirius était en boule sur un peu de foin, à nouveau humain. Ron avait sa baguette (il devait l'avoir prise de la poche de Sirius), et se rasait. Lupin l'avait sans doute déjà utilisée dans ce but. Puis Lupin lui prit la baguette et lui coupa les cheveux. Ron avait quelques cicatrices sur le visage, et le pont de son nez semblait cassé (Ai-je fais cela ? se demanda Harry). Lupin était aussi ensanglanté, et pourtant, comme Harry regardait, il semblait que ses blessures et celles de Ron guérissaient spontanément. Le nuit était passée très vite pour Harry. Il y avait eu tant de batailles et de combats, de détentes occasionnelles et puis de reprises violentes…
Harry ne laissa pas voir qu'il était éveillé. Il était encore très fatigué. D'une manière ou d'une autre, être dans le donjon lui rappelait beaucoup être à Azkaban, et il n'avait jamais été impatient de revenir à sa forme humaine quand il était en prison à cause des effets des détraqueurs sur les humains. Il n'y avait pas de détraqueur ici, mais il se sentait quand même mieux en griffon.
Quand Ron et Lupin eurent fini leur rasage matinal, Ron rangea la baguette. Il appuya ses avant-bras sur ses genoux et regarda dans le vide, ayant l'air bien plus vieux que Harry ne s'en souvenait. Quand Ron souriait, il était encore possible de voir le garçon de douze ans qui avait aidé Harry à empêcher Voldemort de s'emparer de la pierre pour faire l'élixir de vie. D'autre fois, il avait l'air d'avoir vingt et quelques années. Habituellement, il faisait son âge, quelque part entre quinze et dix-neuf ans. Maintenant il avait l'air défait et lassé de la vie, et Harry remarqua quelque chose qui n'était pas là quand le soleil s'était couché la veille : une mèche de cheveux gris poussant sur le haut du front de Ron, contrastant avec ses cheveux roux brillants. Harry s'était toujours demandé pourquoi Lupin avait quelques tâches de gris dans ses cheveux brun clair, alors que ceux de Sirius et Rogue étaient noirs, et ne trahissaient pas encore leur âge. Maintenant, il savait. C'était la marque du loup.
« Elle voulait être avec moi la nuit dernière, mais MacGonagall a dit qu'elle n'est pas encore prête. Si elle s'était retransformée parce qu'elle était surprise ou avait peur… cela aurait été pire que tout…
Lupin acquiesça. « Cela a pris des années à Sirius et aux autres… »
« Quand pourrons-nous commencer l'entraînement dont vous avez parlé ? » lui demanda doucement Ron, soit pour éviter de réveiller son meilleur ami et Sirius, soit parce que sa nouvelle acuité auditive lui donnait l'impression qu'il criait, Harry ne savait pas.
« Nous pourrons commencer demain. Nous avons encore la pleine lune de ce soir à passer. Mais plus tard dans la journée, nous pourrons nous entraîner un peu à traiter les objets soigneusement. Je conjure de nombreux verres très délicats, dont certains sont si fins qu'ils se cassent quand la plupart des humains les touchent pour les prendre. Tu devras apprendre à les prendre sans les casser. Ensuite, quand tu auras maîtrisé cela avec des objets qui sont encore plus fragiles que la plupart des objets de ton quotidien, tu sauras que tu ne risqueras plus d'accidentellement réduire le monde en morceaux en t'asseyant à la table d'un ami pour manger.
Ron essaya de sourire. « Super. Cela va probablement prendre un moment. Je n'étais déjà pas très bon à cela avant. » Lupin lui sourit tristement.
« Je sais que tout cela semble difficile, Ron. Et je ne vais pas te mentir… Il y a quelques choses qui vont être particulièrement difficiles pour toi parce que tu es encore un adolescent… » Lupin hésita un instant, puis continua précipitamment « … avec des hormones galopantes… »
Ron grimaça. « Brillant. Comme si je n'avais pas assez de problèmes avec cela. » Il fit une pause. « Comme vous le savez, Hermione et Harry ne sont plus ensemble. » Lupin acquiesça. « Nous… nous n'étions pas précisément ensemble, Hermione et moi. Nous… en quelque sorte, nous nous sommes admis ce que nous ressentions l'un pour l'autre, et avons décidé que nous pouvions attendre pour être ensemble, comme Harry semblait… semblait tant avoir besoin d'elle… » Il baissa les yeux vers ses mains. « Ou du moins, j'ai admis ce que je ressentais. Elle ne l'a pas admis jusque juste avant… avant que vous me mordiez. Harry avait déjà rompu avec elle alors. Il… Il savait pour nous, il s'est avéré. Il était aussi en colère après moi depuis un moment à cause de quelque chose que j'avais dit sur eux deux l'été dernier. »
« Oui. Tu as mentionné quelque chose à ce sujet dans l'infirmerie. Qu'était-ce ? »
Ron secoua la tête. « C'était stupide. Je préfèrerais ne pas le dire. En tous cas, j'ai été fou pendant des mois, à attendre qu'elle ou Harry retrouve ses esprits et rompe. Il y avait des fois où je pensais que je pourrais être heureux avec un simple baiser ici ou là. Mais je suppose… une fois que nous aurions démarré, cela aurait été assez dur de s'arrêter… »
Lupin soupira. « Ce n'est rien comparé à comme ce sera pour toi durant les vingt-quatre heures précédent directement la pleine lune. Et c'était bien, bien pire pour moi quand j'étais adolescent que ça l'est maintenant. »
Ron se renfrogna. « Que voulez-vous dire ? »
« Je veux dire que quand j'avais treize ans, j'ai découvert que durant cette période de vingt-quatre heure, soudain tout… » il fit encore une pause, et il rougit légèrement. « Tout m'excitait. C'est le mot. Regarder la peinture sécher pouvait le faire. Regarder l'herbe pousser. Même cette pauvre fille… en fait, je devrais dire femme… qui a été tuée par Voldemort il y a quelques années, Bertha Jorkins. Même… » Il fit encore une pause, baissant le ton de sa voix, et s'attendant à ce que Ron explose d'une seconde à l'autre. « Même les autres garçons. » dit-il finalement, regardant Ron pour voir quelle serait sa réaction.
« Je vois. » furent les seuls mots que Ron dit. Ce fut silencieux pendant un long moment. Finalement, Ron lui demanda « Alors, vous avez… ? »
« J'ai quoi ? »
Les oreilles de Ron rosirent. « Ce que je veux dire c'est, quand vous vous sentiez ainsi, que faisiez vous ? »
Lupin acquiesça. « Bien, habituellement je soufrais beaucoup. Spécialement à treize-quatorze ans, en-dessous de l'âge de consentement des sorciers. C'était une pure torture. Puis quand j'ai eu quinze ans, j'ai trouvé une… une connaissance une nuit avant la pleine lune. Une connaissance qui pouvait dire que j'étais très, très excité. Une connaissance, qui s'est avérée ne pas être repoussée pour m'aider avec mon petit problème… Jusqu'à ce que je disparaisse pendant les trois nuits suivant cela. Et jusqu'à ce que je ne puisse pas répondre aux mots 'Je t'aime' avec les mêmes trois mêmes mots. Ce n'était pas que je ne les ressentais pas, c'était juste que… Je ne pensais pas que j'en avais le droit… »
Harry était content de voir, à travers la fente de ses yeux, que Ron ne tressaillit pas ni ne s'éloigna de Lupin en entendant parler de cette 'connaissance' qui avait aidé Remus. Qui était-ce ? se demanda Harry.
« J'ai essayé d'empêcher cela d'arriver. Je suis descendu à dessein dans la salle commune cette nuit, afin de ne pas être dans le dortoir avec mes amis. Je ne voulais pas attaquer mes meilleurs amis simplement parce que j'étais dans cet état. Cette… connaissance était dans un dortoir différent. Je lui ai dit de me laisser seul en termes clairs… Je n'avais pas confiance en moi. J'avais fait des recherches. Un nombre alarmant de personnes enregistrées comme loup-garou avaient été inculpées de viol au fil des ans. Des viols qui avaient toujours lieu la veille de la pleine lune. Je… Je ne voulais pas que cela arrive. Mais ma connaissance a insisté pour rester, et une chose conduisant à l'autre… »
Il soupira. « Mais quand j'ai disparu pendant trois nuits et n'ai pas voulu lui dire où j'étais allé, elle est devenue distante. Puis la même chose est arrivée le mois suivant. Et le suivant, et encore celui d'après… Entre-temps, je l'adorais de loin, même si je sentais que j'avais l'obligation de la tenir à distance. Elle est devenue très frustrée avec moi. Et puis, » continua Lupin après une autre pause, « … elle a commencé à sortir avec un autre garçon, et j'ai pensé qu'elle arrêterait sûrement de m'aider. Quand elle ne l'a pas fait, je me suis senti très coupable. Je veux dire, je ne l'aimais pas particulièrement, mais je me sentais si mal de coucher avec sa petite amie. Le problème était que, peu importe mes résolutions des autres moments, si elle me tombait dessus la veille de la pleine lune, j'étais sourd à la raison… J'étais juste une boule d'hormones et d'instinct animal… »
« Oh, » dit Ron. « C'était une fille. »
Lupin sourit. « Oui, dans ce cas, c'était une fille. Bien que… quand je suis sorti de l'école, je me suis retrouvé de façon croissante en compagnie d'hommes la veille de la pleine lune… Finalement, j'ai décidé que j'étais bisexuel. J'espère que cela ne te choque pas Ron. Mais c'est la vraie raison pour laquelle je ne me suis pas installé avec une femme et des enfants… ou un mari et des enfants, pour cette raison. Je suppose que je n'ai simplement pas encore découvert la femme qui pouvait complètement m'empêcher de penser aux hommes, ni l'homme qui pouvait m'empêcher de penser aux femmes. Et si je devais jamais dédier ma vie à quelqu'un, j'aimerais être capable de dédier ma vie à cette seule personne. Être un loup-garou n'a rien à voir avec cela. »
« Bien, alors… Que vous soyez attirés à la fois par les filles et les garçons avant la pleine lune n'a rien à voir avec être un loup garou ? »
« Oh, non, cela a tout à voir avec comment je me sens à ce moment là. Je te l'ai dit, même les gens que je ne trouverais normalement pas attirants sont du gibier pour moi. C'est pourquoi j'ai été confus si longtemps. Tu peux comprendre à quel point c'est facile d'être confus avec mes sentiments sexuels à ce moment par rapport aux sentiments sexuels que j'ai en général ? Spécialement quand c'est au moment où je me sens le plus stimulé ? J'ai passé une période très pénible à déterminer ce que j'étais vraiment. »
« Je vois. » dit lentement Ron, n'ayant pas l'air de vraiment voir du tout.
« Ron, j'ai entendu parler de loups-garous hommes hétérosexuels qui couchaient avec des hommes, mais seulement avant la pleine lune, et de loups-garous gay qui couchaient avec des femmes, mais seulement avant la pleine lune. Je te dis qu'à ce moment du mois, peu importe que tu sois attiré par des comptables d'âges moyens qui perdent les cheveux et qui ont des dents cariées ou par des mannequins blonds scandinaves. Tu voudras tirer tout ce qui bouge. »
Ron fit la tête. « Brillant. Cela va me faciliter la tâche pour aller lentement avec Hermione. »
Lupin haussa les épaules. « Alors nous nous assurerons que tu l'évites ce jour là. Pour une chose : tu devras t'entraîner avec moi, ou tu pourrais sérieusement blesser la personne avec laquelle tu aurais des relations sexuelles. Tu as pratiquement fait passer Roger Davies à travers un mur de pierre, et tu n'essayais pas exactement de le séduire. » Ron pouffa, et Lupin rit aussi, mais ensuite il s'arrêta, regardant la forme endormie de Sirius.
« On peut parvenir à se contrôler, » continua-t-il « avec beaucoup de concentration et d'autodiscipline. J'ai commencé à explorer les manières de traiter cela quand mon amie a arrêté de m'aider pendant un moment, quand elle a découvert que j'étais un loup-garou… »
Ron fronça les sourcils. « Oh. Quand elle… Quand elle a commencé à vous aider, elle ne savait pas ? »
Lupin secoua la tête. « C'est pourquoi elle était tellement énervée que je ne puisse pas lui dire ces trois petits mots. Bien que, comme je l'ai dis, j'ai eu ces sentiments pour elle. Elle était belle, merveilleuse et brillante, et je me sentais complètement indigne d'elle, alors je n'ai volontairement pas dit ce qu'elle voulait entendre, et j'ai refusé de lui dire où j'allais quand je disparaissais chaque mois les trois nuits suivant celle où nous avions couché ensemble. Malheureusement, quand elle a commencé à voir cet autre garçon, elle lui a finalement demandé de trouver où est-ce que j'allais avec mes autres amis les nuits où la lune était pleine… »
Harry s'exclama, relevant la tête. Il ouvrit de grand yeux et reprit forme humaine. Il était allongé sur le sol du donjon, regardant un Ron Weasley et un Remus Lupin étonnés.
« C'était ma mère ! » cria soudain Harry d'une voix rauque. Lupin le fixa, déglutissant. Harry se souvint de la tête sans corps de Sirius Black dans la cheminée du bureau de Rogue, disant, Tu sais, nous étions tous amoureux d'elle. Même si je… suis sorti avec d'autres filles. Même Peter, bien qu'il ne l'ait jamais admis. Je pouvais le voir quand il la regardait. Remus aussi. Et James, naturellement…
Sa mère. Tout se mettait maintenant en place. A l'âge de seize ans, quand Severus Rogue avait confessé son amour pour elle aidé par le courage que lui donnait la potion d'Eutharsos, elle n'avait pas été une petite fille inexpérimentée. Elle avait couché avec Lupin une fois par mois depuis un an, attendant qu'il lui dise qu'il l'aimait, et qu'il confesse ses activités mensuelles… Quand il avait été dans la pensine, il l'avait entendue dire 'Comment oses-tu prendre cette… cette potion de courage et m'embrasser ensuite ! Est-ce ce dont un garçon a besoin pour me dire qu'il m'aime et pour m'embrasser ?' Et pendant tout ce temps, il avait pensé que c'était le baiser qu'elle attendait, parce que quelqu'un aurait remarqué qu'elle n'était pas seulement une sorcière intelligente et talentueuse qui allait probablement être préfète en chef. C'était le 'Je t'aime' qu'elle attendait. Harry s'était concentré sur la mauvaise chose tout ce temps. C'était en partie parce qu'elle se plaignait d'être traitée comme un cerveau sans corps… c'était probablement en référence à Rogue et aux autres garçons qu'elle connaissait, cependant. C'était de Remus qu'elle voulait entendre ces mots d'amour, la déclaration verbale d'amour qui correspondait à la déclaration physique.
Il pensa à son autre vie, à la façon dont elle avait fait aménager Lupin avec eux, avant que les Londubat ne viennent le chercher. Avait-elle continué à le soulager une fois par mois ? Est-ce que son mari le savait ? Il devait le savoir. Il devait faire référence à quelque chose d'autre qu'à son expérience d'approche de la mort quand il avait dit à Frank Londubat que de toutes les personnes, c'était un de ceux qui risquait le moins de protéger ce loup-garou particulier. Et pourtant… Il le protégeait, jusqu'à ce que ce ne soit plus possible. Pour l'amour de sa femme. Peut-être qu'elle avait décidé que Remus ne se sentait pas digne d'elle à cause de sa lycanthropie, et qu'elle avait finalement accepté que c'était ainsi qu'il se considérait. Harry était très confus. Sa mère s'avérait être une personne encore plus complexe que ce qu'il pensait, même après qu'il ait pu mieux la connaître dans son autre vie, même après qu'il ait finalement fait face à sa relation avec Sirius et aux raisons pour lesquelles elle lui avait fait croire qu'il n'avait pas été bon aux BUSEs.
Remus Lupin le regardait maintenant, très triste et coupable. Harry se rassit par terre, plus calme maintenant. « Pourquoi… » s' étrangla-t-il. « Pourquoi ne m'en avez-vous jamais parlé ? »
Remus grimaça. « Oh, Harry… Peux-tu trouver une bonne manière de te dire quelque chose comme cela ? » dit Ron en ricanant, puis il se calma quand il vit l'air que prenait le visage de Harry.
« Non, » admit Harry. « Je suppose que non. »
Ron était très rouge et Sirius se redressait maintenant.
« Je suppose, » dit finalement Sirius « que cela ne ferait rien de bon de prétendre que je n'ai rien entendu de cela ? »
Ron commença à rire une fois encore et l'étouffa à nouveau. Harry s'imaginait sa mère dans sa tête quand elle était jeune, quand elle se disputait avec Lucius Malfoy à la fête de Noël, ses yeux brillants, quand elle conduisait les enfants au Chemin de Traverse, achetant leurs affaires de classe, quand elle faisait des gâteaux de Noël dans la grande cuisine de Bout-du-Lard ou décorait la maison pour les vacances…
Puis il se souvint d'elle encore avec son père, se relaxant près du feu dans le cottage de Godric's Hollow, cette scène confortable qu'il avait vu deux fois maintenant. « Vous ne… vous ne… l'avez pas aidée après que… qu'elle soit avec mon père… ? »
Remus ouvrit ses yeux en grand et cria brusquement « Non ! » Puis il se calma. « Non, Harry. Je… J'étais très content pour eux deux quand ils se sont trouvés. Je l'avais rendu malheureuse pendant des années, parce que je pouvais pas être ce qu'elle voulait que je sois, et puis elle a saisi la chance d'être avec cet autre garçon parce qu'il lui a finalement dit ce qu'il ressentait pour elle, mais… » il soupira. « Je pense qu'elle attendait encore que je lui dise. Qu'elle attendait que je sois jaloux de l'autre garçon… ce que j'étais. Incroyablement jaloux. Finalement, elle a commençé à presser James et Sirius pour qu'ils lui disent ce que nous faisions tous les mois. Elle et James avaient été comme frère et sœur, et elle était très, très énervée qu'il lui cache cela. Je les ai entendu se disputer à ce sujet. Il lui disait qu'il ne pouvait lui révéler un secret qui ne lui appartenait pas. A la longue, je pense qu'elle était plus en colère avec lui parce qu'il ne parlait pas, qu'avec moi. Elle semblait penser que lui, entre tous les gens, serait honnête avec elle. »
Je pensais que nous étions amis, avait dit sa mère à son père, quand il y avait eu la confrontation dans le couloir en dehors de la salle commune, celle que lui et Hermione avaient vue dans la pensine de Rogue. Amis. Mais, il se souvint, elle avait semblé vouloir dire bien plus par ce mot que simplement 'amis'. Quelque chose dérangeait Harry.
« Alors, vous n'avez pas continué à coucher avec ma mère quand elle était la petite amie de l'un de vos meilleurs amis, mais quand c'était celle de Severus Rogue, cela pouvait continuer ? »
Lupin resta bouche bée. « Tu sais pour Rogue ? »
Harry acquiesça. « Ron sait aussi. » Ron déglutit et regarda Lupin, souriant faiblement et haussant les épaules.
« J'avais oublié. Honnêtement. » Puis il se tourna vers Harry. « Est-ce que tu dis que tu es énervé parce que Lupin sortait avec ta mère quand ils étaient à l'école, mais tu es d'accord pour Rogue ? »
« Au moins, il ne sortait pas avec quelqu'un qu'il savait être la petite amie de quelqu'un d'autre… » commença-t-il à dire. Et en quoi était-ce différent de toi et de Ginny dans la forêt et sur la tour d'astronomie ? lui répondit son cerveau. Bien, pour commencer, nous n'avons pas couché ensemble, relativisa-t-il. Tu l'aurais fait, contre attaqua son cerveau, si tu en avais eu l'opportunité…
Harry secoua la tête pour faire tête cette voix accusatrice. Il avait accepté que Ginny était la petite amie de Draco Malfoy. Il l'avait accepté. Il était allé dans la forêt sauver la vie de ce crétin. C'était différent. C'était complètement différent.
Et pourtant… d'une façon ou d'une autre, il ne pouvait maintenir son enthousiasme à attaquer Remus Lupin. Dans le fond de son esprit, il savait qu'il n'avait pas été meilleur, déclarant son amour à Ginny de nombreuses fois cette année (quand il était encore techniquement avec Hermione, par-dessus le marché), et que s'il avait couché avec elle, il n'aurait pas eu une bonne excuse comme être un loup-garou.
Il regarda son professeur avec gravité, puis se leva et lui tendit sa main. Lupin la prit et Harry l'aida à se lever. La prise de Lupin était très forte, mais Harry lui répondit du mieux qu'il pouvait. « Je passerai là-dessus. » se dit-il laconiquement.
Lupin lui fit un signe de la tête, puis tendit sa main et aida Ron à se relever. Sirius était aussi debout maintenant. Les quatre regardaient autour d'eux, sans but. « Bien, » dit Ron, en fronçant les sourcils, « quand diable pourrons-nous sortir de là ? Je crève de faim. » Il renifla et regarda les trois autres « et je pense que quelques douches sont de rigueur. »
Harry frappa Ron avec le dos de sa main, riant, et Lupin lui pressa encore l'épaule « Ron, » dit-il, haussant un sourcil. « Je sais que tu peux sentir, heu, beaucoup de choses que tu ne pouvais pas avant, mais tu dois éviter de faire des commentaires. »
Ron grimaça. « Alors. Je dois apprendre comment les loups-garous prennent des objets délicats, comment les loups-garous doivent faire pour ne pas sauter tout ce qui bouge, et par dessus tout cela, je dois apprendre l'étiquette des loups-garous ? »
Harry rit. « En fait, nous nous contenterions que tu apprennes n'importe quelle étiquette… »
Harry bondit agilement de l'autre côté de la cellule pendant que Lupin attrapait rapidement Ron autour de la taille, mais tous les quatre riaient, et un instant plus tard, ils entendirent un son dans le couloir qui les encouragea. La barre était enlevée de la porte. Ils entendirent les clés tourner dans les serrures, et puis la porte s'ouvrit lentement en grinçant. Severus Rogue et Albus Dumbledore se tenaient là, l'air assez étonnés de trouver les occupants de la cellule riant.
Rogue haussa les sourcils, et les regarda tous les quatre. « Nous sommes de bonne humeur ce matin, n'est-ce pas ? » dit-il d'une voix glaciale.
Sirius Black lui sourit chaleureusement. « Bonjour Severus. Superbe journée, n'est-ce pas ? » Les quatre se regardèrent encore, incapable de s'empêcher de rire, et Rogue se détourna, secoua la tête. Ils étaient clairement désespérant. Harry ne lui dit rien. Il voulait énormément lui parler, la façon dont il parlait avec son beau-père dans son autre vie lui manquait, le Severus Rogue qui n'avait pas complètement perdu son sens de l'humour lui manquant. Mais à la place, il suivit Ron et les autres en dehors des donjons, et monta en courant les escaliers jusqu'à la salle de bain des préfets, réussissant pour une fois à convaincre Ron de l'utiliser. Il se sentait mal en évitant Rogue. Il devait trouver du temps pour lui parler. Mais le moment n'était simplement pas venu.
