Lunenoire : Il a pas fini de devoir travailler son calme.
roukia : t'es presque plus dur à traduire que la VO ! Le serpent psychique était bien sandy.
Marie-Jo : Et la fiction "La derniere tentation" en apporte bien d'autre.
Bartimeus : même remarque que ci-dessus.
onarluca : merci. A
Et maintenant, bonne lecture à toutes et à tous...
La dernière nuit de la pleine lune passa identiquement à la nuit précédente. Le matin, Dumbledore et Rogue les laissèrent ressortir et Ron et Harry se douchèrent et revinrent à leur dortoir pour chercher des habits propres.
Sirius et Ron allèrent au ministère de la magie pour s'enregistrer formellement respectivement en tant qu'animagus et que loup-garou, et Ron passa le week-end au Terrier, apprenant la nouvelle au restant de la famille, et expliquant pourquoi il ne portait pas plainte contre Lupin (personne n'essaya de le faire changer d'avis). Les cours reprirent, comme la fin du trimestre approchait. Personne ne mentionna Evan Davies, bien que quelques Serdaigles portent des brassards noirs sous leurs robes.
Harry se souvenait de mieux en mieux de sa sixième année dans cette vie et était confiant pour ses examens. MacDermid finirait le trimestre en tant que maître des Potions, mais durant les cours, Harry pouvait voir Rogue par la porte ouverte de son bureau, se démenant, remettant les choses comme il voulait qu'elles soient. Harry sourit quand il vit cela, sachant à quel point Rogue était particulier pour son bureau. Duncan MacDermid grimaçait et essayait d'ignorer son neveu parfois bruyant, ce qui était particulièrement difficile quand Rogue marmonnait des jurons comme il travaillait.
Harry, Ron et Hermione s'étaient remis sur être 'juste amis' encore. Hermione avait eu l'air très soucieuse pour Ron après sa première nuit de loup-garou, mais Ron, avait parlé à Ginny de la période d''adaptation' et Ginny en avait parlé à Hermione, qui avait accepté à contrecœur. Elle ne donna pas à Ron la même sorte d'au revoir pour sa seconde 'nuit du loup', comme Ron avait déjà commencé à les appeler. Ron et Harry reçurent chacun une accolade identique et un baiser sur la joue à la fois de Hermione et de Ginny, comme si Ron et Harry avaient chacun deux sœurs.
Maintenant qu'il était de retour dans cette vie depuis un petit moment, il commençait à sentir des parties de son autre vie le quitter, alors il commença à passer du temps seul dans le dortoir, quand il le pouvait, mettant ses souvenirs dans sa pensine. Évidemment, il avait suivi la suggestion qu'il s'était donnée le premier septembre, et Sirius l'avait aidé à acheter une pensine pour son usage personnel, qui était restée dans une boîte sous son lit pendant des mois, intouchée.
La première fois qu'il sortit la grosse boule de pierre, il souhaita pouvoir lire les runes écrites sur le bord. Ensuite, il les regarda encore et réalisa qu'il pouvait les lire. Ses cours de runes anciennes de son autre vie jaillirent dans sa tête, et il passa les doigts sur les caractères, marmonnant la traduction des mots dans sa barbe.
Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes provient de nos pensées. Avec nos pensées, nous créons le monde.
Comme c'est étrange, pensa Harry, que les runes de la pensine disent cela. Après un moment, il réalisa avec un choc qu'il avait lu du sanskrit. Puis il vit qu'il y avait des runes nordiques, et il pouvait les lire aussi. Elles disaient exactement la même chose. Il fit tourner la boule. Les caractères grecs antiques disaient la même chose, alors il pensa simplement que les idéogrammes chinois communiquaient le même message. Il n'avait pas suivi la septième année de runes anciennes dans son autre vie, où il aurait reçut les rudiments de connaissance pour pouvoir les lire.
Il lut les instructions, qui étaient heureusement en anglais. Il s'assit devant la boule, essayant d'être aussi calme que possible. Il mit sa baguette près de sa tête, puis il choisit une pensée, un souvenir à préserver. Il plaça sa baguette contre sa tempe, puis l'abaissa vers la boule, et un fil argenté connectait maintenant sa tempe à sa baguette. La chose plongea et le matériau étrange coula dans la boule vide. Il agita légèrement le contenu avec sa baguette, même si la pensée continuait à courir dans son esprit. Puis, avec un plop !, le fil argenté se détacha de lui et la pensée complète était maintenant dans le contenu visqueux de la pensine. Il n'y avait seulement qu'un souvenir, une pensée dans la boule. Harry dut se pencher pour voir le petit tas pâle qu'il avait créé au fond. Il remit sa baguette dedans, tournant, jusqu'à ce qu'il semble qu'il regardait par la lentille d'une caméra qui était montée au plafond d'une pièce. Comme quand il avait regardé dans la pensine de Dumbledore. C'était légèrement désorientant de regarder dans une pièce carrée à travers une ouverture ronde. La pièce dans laquelle il regardait semblait très familière : sa chambre à Bout du Lard. Il pouvait voir un petit garçon aux cheveux noirs désordonnés assis sur un lit assez grand. Harry sourit. Cela avait marché !
Il remit la baguette contre sa tempe après avoir choisi un autre souvenir. Jour après jour, le contenu de la pensine grandit. Il continua sa routine quotidienne, courant, allant en cours, passant du temps avec Ron et Hermione (les deux garçons essayant d'éviter d'être seuls avec elle), et préparant le dernier match de Quidditch de l'année, entre Griffondor et Serpentard. Cependant, il s'assurait de toujours trouver un peu de temps chaque jour pour utiliser sa pensine.
La veille du match, Harry mit dans la pensine un souvenir du match de Quidditch à l'issu duquel il avait été nommé capitaine de Serpentard dans son autre vie. Il recherchait de l'inspiration. Ron les avait épuisé pendant les entraînements, n'ayant, à ce qu'il semblait, aucune limite à son énergie maintenant. A la fin des trois heures de vol, il était aussi énergique que toujours, tandis que tous les autres étaient positivement lessivés. Cependant, l'entraînement semblait payer. Ginny pouvait arrêter tout ce qui arrivait sur les buts (du moins tant que ce n'était pas un souaffle lancé par son frère). Dean et Neville étaient des terreurs avec leurs battes à cognard, et la combinaison de Ron, Tony et Katie s'échangeant le souaffle était très forte. Harry, bien sûr, était encore attrapeur. Il se remit en tête les matchs contre Pouffsouffle et Serdaigle qu'ils avaient joué. Ils avaient gagné trois-cent dix à zéro et deux-cent trente à zéro. Non seulement, ils étaient invaincus et personne n'avait même pu marquer contre eux, mais c'était avant que Ron ne soit un loup-garou.
Harry se sourit comme il enfilait sa robe de Quidditch dans le vestiaire. Il jeta un coup d'œil à Ron. Ron avait en effet l'air très puissant. Il avait participé aux courses quotidiennes depuis septembre, et Harry avait remarqué les regards furtifs de Hermione et d'Annika plus d'une fois quand il enlevait sa chemise pour faire les exercices quand il faisait chaud. Le loup en lui avait encore accru cela, et maintenant quand il enlevait sa chemise pour les exercices, les trois filles qui n'étaient pas ses sœurs le mataient, et même Ginny ouvrait de grands yeux surpris. Draco Malfoy, remarqua Harry, ne semblait pas apprécier que Mariah Kirkner remarque Ron. Elle ronronnait positivement quand elle le rencontrait après cela. Annika n'avait jamais été subtile quant à son attraction pour lui, depuis qu'elle avait commencé à le poursuivre à la bat mitzvah de Ruth Pelta, l'été dernier. Et, si c'était possible, maintenant qu'il était plus fort et plus musclé, elle avait amené son manque de subtilité à une nouvelle profondeur (ou une nouvelle hauteur, Harry ne l'avait pas décidé). Hermione était très froide avec Annika et Mariah. Ginny roulait ses yeux aux trois.
Ron était un démon avec le souaffle, l'envoyant filer dans les buts trop vite pour qu'on puisse le voir pendant les entraînements. Parfois, Harry changeait avec Ginny et jouait gardien tandis qu'elle était attrapeuse. Lui et Ginny avaient le même taux de succès pour arrêter les tirs de Ron (un sur dix).
Le jour du match, Harry finit ses préparatifs et rentra dans la salle de réunion où Ron allait leur parler. Il regarda autour de lui, puis s'assit sur l'un des canapés, ayant l'impression de recevoir une espèce de choc psychique. C'était la première fois qu'il venait ici depuis qu'il avait rétabli le cours du temps. C'était là que lui et Ginny…
Il tourna la tête, choqué de la trouver assise à côté de lui sur le canapé. Soudain, il la vit dans sa tête, pas en tenue de Quidditch, mais se tenant sous la douche, l'eau courant sur son corps, puis il la vit allongée sur lui, sa peau embrassant la sienne…
Il déglutit et sentit une chaleur monter le long de son cou. Mais il ne pouvait pas détourner ses yeux d'elle. Peu importe la vie, les yeux de Ginny étaient les yeux de Ginny, et il sentait qu'il se noyait en eux maintenant qu'il se souvenait d'elle, et qu'il se souvenait de cette douleur viscérale quand il avait découvert qu'il n'y allait pas y avoir d'enfant, leur enfant, le sentiment de perte palpable, juste comme s'il avait tenu leur enfant dans ses bras et qu'on le lui avait enlevé…
« Harry! »
Il tourna brusquement la tête. Ron le foudroyait du regard. « Tu vas bien ? Comment comptes-tu trouver le vif si tu laisses ton esprit errer ? Est-ce que je dois mettre Ginny attrapeuse et toi gardien ? »
Harry la regarda furtivement un instant, puis pensa que Draco Malfoy jouait attrapeur pour Serpentard.
« Non. » dit-il d'une voix ferme et claire. « Je suis prêt. » Il regarda Ron dans les yeux. Son meilleur ami acquiesça.
« Bien. Allons-y ! »
Quand les équipes apparurent sur le terrain, balais à la main, le bruit de la foule fut assourdissant. Harry sourit à la personne la plus proche de lui, qui s'avéra être Tony Perugia. Tony jeta un coup d'œil vers les gradins et, selon Harry, croisa le regard de Ruth Pelta. Puis il sourit encore à Harry. Harry sentait l'excitation dans son estomac comme la foule se calmait lentement. Au milieu du terrain, Ron et Draco Malfoy se serrèrent la main avec gravité, puis quinze balais s'élevèrent dans les airs quand Madame Bibine siffla, et la partie commença.
Harry s'habituait encore à la prise en main de son nouveau balai, que Sirius lui avait acheté avec l'argent qu'il avait dans sa crypte de la Gringott. C'était un Éclair de Feu Excelsior, et parfois, il était presque un peu trop sensible. C'était comme un gros chien musclé au bout d'une petite laisse fine. Harry n'était jamais vraiment sûr d'où il allait finir quand il le montait.
Il volait en cercle près des buts de Griffondor, où Ginny flottait aussi, s'ennuyant à mourir. Ron venait juste de marquer encore, suivirent en une rapide succession un but de Tony, un autre de Ron, puis de Katie…
Harry lui sourit. « Bien, à eux trois, ils te facilitent le travail. Dit-il avec légèreté. Ginny haussa un sourcil et lui parla avec une voix glaciale.
« Est-ce que tu signifies que je ne pourrais pas arrêter une tentative de but de Serpentard ? »
« Et Griffondor CENT, Serpentard ZERO ! » cria Seamus Finnigan d'une voix enrouée.
« Certainement pas ! » contra-t-il rapidement « Je complimentais nos poursuiveurs. Je ne t'insultais pas. » Soudain, sa colère fut remplacée par un sourire lumineux.
« Oh, Harry ! Je rigolais. » Elle rit. Il lui sourit en retour.
« Je sais. » il se souvint alors comment elle le regardait quand ils étaient assis sur le canapé avant la partie. Il savait pourquoi il la regardait, mais pourquoi l'avait-elle regardé ?
« Alors, » dit-il, essayant de paraître enjoué « comment ça va pour toi et Malfoy ? »
« ET UN AUTRE BUT DE GRIFFONDOR ! »
Elle rougit soudain et regarda l'attrapeur de Serpentard avec une ardeur non dissimulée. « Oh, » dit-elle rêveusement, « nous allons bien. »
Harry déglutit et sentit son estomac se contracter. Oublie-la, se commanda-t-il. Ils sont ensemble. Ils sont un couple.
« Oh ! Harry ! » cria-t-elle soudain, montrant du doigt. Seamus annonçait encore dix points pour Griffondor comme Harry plongeait vers le vif, près du sol, vers le milieu du terrain. Il l'atteignit et le saisit en plein vol, puis le brandit, souriant à la foule en délire, tout en ne s'étant jamais sentit plus vide à l'intérieur.
