roukia Que des questions ! certainess trouveront des réponses dans le troisième et dernier volet. Bartimeus : J'ai pas trouvé de traduction existante pour l'eeyore. Une espèce de nounours ? Sinon, c'est vrai que j'avais beaucoup aime cette fic à cause du coté humain de rogue.
Philippe Gryffondor : les prochaines parties ? tu es un peu gournamnd : voilà la dernière.
onarluca : nous verrons bien dans le prochain épisode...
Marie-Jo : pareil que ci-dessus.
Sysd : pareil qu'au-dessus
bastet: pas triste... Emouvant.
Et maintenant, bonne lecture à toutes et à tous pour ce dernier chapitre.

Ron et Lupin n'avaient pas besoin de compagnie pendant la pleine lune cette fois, mais Sirius et Harry choisirent quand même de rester avec eux. En contraste avec le mois précédent, avoir pris la potion pendant toute la semaine précédente les rendait calmes et dociles, plutôt comme de gros chiens hirsutes, allongés sur le sol de la cellule pour une bonne nuit. Harry ne voyait presque pas la raison de rester dans sa forme de griffon toute la nuit, mais il le fit quand même, attendant jusqu'à ce que Ron et Lupin reprennent forme humaine le matin.

La dernière réunion des préfets se déroula. Quand Harry et Hermione arrivèrent, ils furent surpris de trouver tous les autres préfets comme s'ils étaient déjà là depuis un moment. Au moment où ils entrèrent, les autres se levèrent et applaudirent. Harry et Hermione se regardèrent, déconcertés. Cho s'avança vers eux, l'air très solennelle, et donna une accolade à Harry, disant doucement « Vous avez tous les deux été élus préfet et préfète en chef à l'unanimité. La réunion a en fait commencé il y a un quart d'heure. » Puis elle donna une accolade à Hermione, et lui parla à voix basse. Hermione recula et mit sa main devant la bouche, ayant l'air à la fois choquée (Harry ne voyait pas pourquoi) et excitée. Elle rayonnait vers Harry, et il lui rendit son sourire, se sentant à nouveau vide à l'intérieur. Ron devrait être préfet en chef, pensa-t-il. Mais contrairement au Ron de son autre vie pour qui c'était une possibilité, ce Ron n'avait pas été préfet pendant deux ans comme Harry, et il n'était donc pas éligible. Et dans le climat actuel, personne n'allait élire un Serpentard, même si Draco Malfoy avait dix parents qu'il pouvait mettre en prison. Harry regarda Malfoy, assis entre Mariah Kirkner et Millicent Bulstrode. Il applaudissait aussi sérieusement que tous les autres, regardant Harry sans aucune trace d'ironie. La seule chose qui restait était le vote des professeurs, et il semblait improbable qu'ils choisissent quelqu'un d'autre que Harry et Hermione. Bien sûr, ce ne serait pas officiel jusqu'à ce que les lettres soient envoyées avec les autres nominations de préfets, mais en tout état de cause, Harry et Hermione étaient les nouveaux préfet et préfète en chef.

Harry regarda Hermione. Il était content pour elle. C'était le résultat logique d'années de dur travail et des fois où elle s'était bravement engouffrée dans la brèche pour l'aider… Mais il se souvint qu'il y a un an de cela, il avait pensé, durant l'élection précédente, que si Hermione et lui étaient élus, ce serait comme pour ses parents, qui étaient aussi préfet et préfète en chef…

Ron trouvait clairement très dur de ne pas réagir fortement à l'honneur fait à Hermione quand ils rentrèrent dans la salle commune. Il lui sourit, la souleva et la fit tournoyer, mais ils avaient vraiment envie de vouloir être seuls quelques instants, ce qu'ils ne pouvaient pas se permettre de faire s'ils voulaient maintenir leur position juste-amis-pour-le-moment. Ils devraient au moins pouvoir fêter cela par quelques bécots, pensa-t-il. Mais tous les trois se tinrent ensemble inconfortablement pendant quelques instants avant que Ginny et Tony n'arrivent dans la salle commune. Tony donna une accolade à Hermione, et serra la main de Harry. Ginny donna aussi une brève accolade à Harry, et il se força à la laisser partir après cela.

Les cinquième année reçurent leurs BUSEs, et Ginny en eut douze, comme Percy et Bill. Elle était toute excitée et l'envoya immédiatement par chouette à ses parents, leur envoyant la lettre qu'elle avait reçue. Puis elle courut à la table de Serpentard pour le dire à Draco Malfoy, et les deux sortirent en courant de la grande salle, sans doute pour fêter cela. Harry déglutit en les regardant. Il erra sans but dans les couloirs et les escaliers après cela, s'asseyant finalement sur l'une des marches qui ne semblait conduire nulle part. Il jouait négligemment avec son amulette du basilik, puis l'entoura désespérément de sa main, se sentant perdu…

Il ferma ses yeux et vit Ginny dans son esprit. Mais elle n'était pas seule. De ce qu'il pouvait voir, elle était sur le sol de l'une des serres, sur quelque robe qui avait été jetée sans soin sur le sol. Elle était dans les bras de Draco Malfoy. Harry pouvait complètement voir ses bras, et aussi le tatouage du dragon qui couvrait son dos et ses épaules, car il avait enlevé sa chemise. Ils s'embrassaient profondément, et puis Ginny s'écarta de lui, le regardant avec intensité, ses yeux assombris par la passion, et puis ses doigts allèrent aux boutons de son chemisier et elle commença à les défaire…

Ce n'était pas lui. Ce n'était pas lui qui lui déboutonnait le chemisier. C'était elle qui le faisait.

Harry cramponna convulsivement son amulette, la voyant faire glisser son chemisier de ses épaules, voyant Draco Malfoy descendre avec appétit dans son cou, puis descendre ses lèvres, comme elle rejetait sa tête en arrière et fermait ses yeux…

Avec un sursaut, Harry arracha l'amulette de son cou, rompant la chaîne. Il lâcha l'amulette sur ses cuisses, les larmes coulant sur son visage. Puis il la reprit par la chaîne, comme si toucher l'amulette allait le brûler, comme elle avait brûlé Lupin. Il revint à la tour Griffondor en tenant l'amulette devant lui, ignorant les regards qu'il recevait des personnes qu'il croisait en route, et quand il fut de retour dans son dortoir, il ouvrit son coffre, et y glissa l'amulette dedans, la laissant tomber à côté de l'autre amulette que Ginny ne lui avait pas laissé lui donner à Noël. En refermant la malle, il avait vraiment l'impression de fermer une porte sur un chapitre de sa vie. Bien, pensa-t-il, maintenant, il savait. Il savait ce que Ginny avait ressenti pendant toutes ces années où elle l'avait désiré ardemment sans réponse. Peut-être que c'était ce qu'il méritait. Peut-être c'était son dû. Mais le savoir ne le ne rendait pas plus facile…

D'une manière ou d'une autre, il réussit à passer les examens que les professeurs avaient soumis aux élèves de sixième année, même si le cœur n'y était pas. La démonstration de duel qu'ils devaient faire avait été annulée, à cause de l'activité du mois précédent dans la forêt, et avant qu'ils ne le réalisent, ils faisaient tous leurs paquets pour le train, et se préparaient à descendre dans la grand salle pour la fête de départ.

Cette année, ce n'était pas un mystère, et il n'y avait pas de concurrence. Griffondor, en plus de gagner la coupe de Quidditch, avait et de loin, le plus de points de maison, et avait gagné la coupe des maisons sans contestation. La salle était drapée en rouge et or, et le cœur de Harry chavira en la voyant, réalisant qu'après cela, il n'aurait plus qu'une fête de départ, sa dernière. Et après que tout le monde ait fini le repas, Dumbledore se leva pour parler.

« Félicitations à vous tous pour vos belles performances aux examens. Et dépit des nombreuses distractions à la fois dans ces murs et en dehors, vous avez accompli admirablement vos tâches scolaires. » Il leur fit un clin d'œil à tous, et pourtant il semblait avoir moins d'entrain que par le passé. « Malheureusement, quelques uns d'entre vous ont subi des pertes qui vont changer leur vie pour toujours, mais vous devez savoir que vous aurez toujours une famille ici, que vous serez toujours bienvenus ici. Rien ne changera jamais cela. » Harry le vit regarder gentiment Jules Quinn, orphelin depuis peu, et il le vit aussi regarder un fille de troisième année à Pouffsouffle et un Serdaigle de quatrième année. Les Mangemorts avaient été actifs.

« Un perte soufferte par la maison Serdaigle ne doit pas être ignorée : Evan Davies. » Il fit une pause, et le silence dans la salle était complet et total. Personne ne bougeait. « Beaucoup d'entre vous ont probablement entendu, » continua-t-il « que Evan s'est retourné contre ses camarades élèves, qu'il a attaqué votre préfète en chef, Cho Chang, ainsi que Ron Weasley et Harry Potter. Malheureusement, je dois dire que cela est vrai. Avant sa mort, Evan a de toute évidence fait ces choses de sa propre volonté, et il est mort avant d'avoir la possibilité de se racheter pour ses fautes, avant de pouvoir s'apercevoir de son erreur et de nous revenir comme un fils prodigue. » Harry pensa qu'il n'avait jamais eu l'air plus vieux en parlant. Sa voix semblait très lasse.

« Le garçon que la plupart d'entre vous connaissait n'était pas ce garçon. Il jouait au Quidditch, servait sa maison en tant que préfet, il travaillait bien à l'école. C'était un bon frère et un bon fils, » ajouta-t-il, faisant un signe de la tête, et Harry se tourna, voyant Roger Davies se tenant près de la porte de la salle. « Nous pleurons ce garçon, car c'est celui que nous avons perdu. Un grand homme a dit C'est le propre esprit de l'homme, et non son ennemi ou son adversaire, qui le conduit à mal se comporter. Nous devons tous faire cette guerre en nous, nous devons résister à l'attrait du mal. Malheureusement, Evan ne l'a pas fait. Souvenons-nous un instant du Evan Davies que nous connaissions tous. » La salle fut à nouveau silencieuse comme quelques élèves penchaient la tête, et Harry vit que quelques filles de Serdaigle pleuraient en silence. Mais Dumbledore, Harry fut content de le voir, ne demanda pas aux élèves de boire à la mémoire de Evan, de dire son nom. Il se souvint de Maugrey les exhortant à combattre l'obscurité qui était en eux. Clairement, Evan Davies avait perdu ce combat.

Quand il sembla que le silence se soit assez étiré, Dumbledore recommença à parler. Il sourit et frappa ses mains ensemble un coup, puis se tourna vers Severus Rogue. « Nous avons, bien sûr, quelques bonnes choses à célébrer cette année. Il y a le retour de votre maître des potions et responsable de la maison Serpentard, le professeur Rogue. » Rogue fit un signe de la tête, un léger sourire au lèvre. Les applaudissements éclatèrent à la table Serpentard, et puis Harry, regardant droit vers Rogue, se leva et commença à applaudir lentement, et puis Hermione se leva aussi, applaudissant. Les Serpentards, y compris Zabini, Crabbe et Goyle, qui avaient été innocentés pour avoir fait les enseignants prisonniers, eurent l'air choqués, comme tous les élèves de la salle se joignirent à eux, et les autres professeurs aussi, jusqu'à ce que tout le monde présent soit debout et applaudisse le retour de Severus Rogue à Poudlard.

Rogue parcourut la salle du regard, choqué, et se tourna vers ses collègues avec un choc égal. Le son des applaudissements était assourdissant, se réverbérant sur les murs de pierre et le sol, et Harry pensa vraiment voir le maître des potions balayer une unique larme rogue qui avait échappé d'un de ses yeux. Lui, entre tous, ne s'était jamais attendu à recevoir un tel hommage.

Quand les applaudissements moururent, Dumbledore continua à parler. « J'ai une autre bonne nouvelle. Comme le Mangemort Peter Pettigrew a finalement été arrêté, et qu'il a confessé avoir mis en scène sa propre mort, mon bon ami Sirius Black.. » les élèves s'exclamèrent « … est maintenant un homme libre. » Il montra d'un signe de la main les portes de l'antichambre qui s'ouvrirent. Sirius s'avança dans la grande salle, faisant se répandre une nouvelle vague d'exclamation parmi les élèves rassemblés. Il avait une nouvelle coupe courte, et un large sourire en avançant à grands pas vers la table des professeurs pour prendre un siège vide à côté du directeur. Dumbledore lui serra la main, souriant, puis se retourna vers élèves comme Sirius s'asseyait.

« Malheureusement, le professeur Lupin » il montra de la tête le loup-garou, assis de l'autre côté de Sirius « trouve qu'il est incapable d'enseigner la défense contre les forces du mal, et il nous manquera, mais il ne sera pas un étranger à Poudlard. » ajouta-t-il, regardant Lupin et souriant. Il ne mentionna pas que Lupin avait mordu Ron. « Pour prendre sa place, nous avons le privilège d'avoir une personne que quelques uns d'entre vous connaissent, Mrs Arabella Figg, qui se trouve aussi être la sœur d'un autre ancien professeur, Alastor Maugrey. » Il sourit à Harry, et Draco Malfoy. Harry resta bouche bée. Mrs Figg ! Il se souvint de comment c'était d'être formé par son frère, et de comment c'était de vivre avec elle. La septième année devrait être intéressante, pensa-t-il.

« Finalement, » continua-t-il, nous devons reconnaître qu'il y a des personnes sans lesquelles le professeur Rogue n'aurait pas été récupéré, Peter Pettigrew n'aurait pas été capturé, et Sirius Black n'aurait pas été innocenté. Ces personnes sont les membres du club de duel de Poudlard, conduites par le capitaine, Harry Potter. Maintenant, ce que la plupart d'entre vous ne savent pas, c'est que l'an dernier, j'ai créé une distinction que j'ai nommé Ordre du Phénix. J'ai décerné cette distinction aux élèves qui ont aidé à appréhender un autre Mangemort, Lucius Malfoy, et je demande maintenant à ces élèves de s'avancer et d'afficher l'emblème de l'ordre. » Harry sortit sa médaille de l'Ordre du Phénix de la poche de sa robe, et l'attacha sur le devant, juste en-dessous de son badge de préfet, comprenant maintenant pourquoi Dumbledore lui avait demandé d'amener cela à la fête de départ. Hermione, Ginny et Ron firent de même à la table Griffondor avant de se lever et d'aller vers le devant, et en tournant sa tête, Harry vit que Draco Malfoy avait fait de même. Les cinq se tenaient devant Dumbledore, face aux autres élèves, comme le directeur continuait à parler.

« Je suis très fier de tous les membres du club de duel, et il semble juste et adapté que vous soyez tous aussi introduits au sein de l'Ordre du Phénix pour votre travail exemplaire dans le combat contre les mages sombres, et la résistance à l'attrait du mal qui est en chacun d'entre nous. Quand je dirai votre nom, veuillez vous avancer et rejoindre les autres membres de l'Ordre. »

Il sortit un parchemin de sa poche et le déroula. « Susan Bones, » appela-t-il, et Susan se leva de la table de Pouffsouffle, faisant passer ses cheveux devant son visage par timidité, puis elle s'avança en hésitant pour se tenir à côté de Ginny qui lui sourit. « Millicent Bulstrode, Cho Chang…. » Comme elles venaient vers le devant, Harry regarda Cho. Il n'était pas sûr de pouvoir jamais arriver à faire quelque chose de bien avec elle. D'abord il avait été responsable de la mort de Cédric, et maintenant, il l'avait mise avec l'héritier de Voldemort, et il était mort aussi…

« Justin Finch-Fletchley. Mariah Kirkner.... » Harry remarqua que Mariah n'était pas timide quant à accepter de la reconnaissance pour son rôle dans le sauvetage de Rogue. Elle s'avança la tête haute (après avoir donné à quelques uns des autres Serpentards un regard terrible). « Ernest MacMillan, Parvati Patil, Anthony Perugia, Ruth Pelta et Liam Quirke. »

Ils se tenaient tous finalement devant, face à leurs camarades élèves. Avec un geste de la main de Dumbledore, les dix nouveaux membres de l'Ordre du Phénix se retrouvèrent avec le même emblème épinglé à leur robe que celui que les cinq membres originels portaient, et d'un autre geste de la main, les élèves restant dans la salle se levèrent comme un seul homme, applaudissant, sifflant et criant, et Harry se tourna pour voir Ginny et Draco Malfoy se sourire, en rougissant légèrement, et les autres membres du club de duel montraient aussi des signes à la fois de ravissement et de gêne comme le bruit continuait. Les professeurs s'y joignirent d'une manière plus ordonnée, se levant et applaudissant avec enthousiasme, mais poliment. Harry tourna la tête et croisa le regard de Rogue en lui faisant un signe de la tête. Rogue lui donna un très petit sourire et lui fit aussi un signe de la tête, et Harry se tourna à nouveau vers la foule des élèves devant lui, applaudissant ses champions de l'Ordre du Phénix.

C'était plus qu'étrange d'embarquer dans le Poudlard Express. Harry se retrouva à regarder par la fenêtre pendant la plupart du trajet, principalement pour éviter de regarder Draco Malfoy et Ginny, assis en face de lui, l'air follement joyeux. Hermione était assise à côté d'eux, regardant aussi par la fenêtre, caressant Pattenrond comme Ginny caressait MacKenzie, qui faisait apparemment semblant d'ignorer leur bonheur. Ron était assis à côté de Harry avec son propre chat aux rayures argentées sur le cuisses, et il lisait. Harry se pencha au-dessus et vit que c'était un livre sur les arts martiaux, avec des illustrations détaillées d'un homme qui faisait ce qui ressemblait à une danse compliquée plutôt qu'à des mouvements destinés à blesser un adversaire. Harry leva les yeux vers Ron, et à la mèche grise solitaire sur son front, et il soupira à l'injustice de ce monde.

Soudain, Ginny regarda son frère avec étonnement. « Oh ! Ron ! »

Ron leva le nez de ce qu'il lisait, fronçant les sourcils. « Quoi, Ginny ? »

« Je viens juste de pense à quelque chose. Tu vas devoir faire très attention avec ton chat maintenant. »

Ron baissa les yeux vers le petit félin endormi, perplexe, puis regarda à nouveau sa sœur. « Pourquoi ? »

Ginny lui sourit malicieusement. « A cause du nom que tu lui as donné. As-tu complètement oublié ce qu'il signifie ? »

Maintenant, Hermione ouvrait aussi de grands yeux. « C'est… c'est exact… Si je n'était pas totalement incrédule pour toutes les formes de divination, sauf pour l'Arithmancie… »

Finalement, Harry saisit. Le chat de Ron s'appelait Argent. Ron fit la tête à Hermione et à sa sœur.

« C'est bon. C'est juste un nom. »

Secouant la tête, il revint à sa lecture. Harry regarda le chat suspicieusement, se posant des questions…

Quand ils arrivèrent à King's Cross, ils traînèrent leurs malles sur le quai au milieu des familles accueillant leurs enfants à la maison. Hermione courut vers sa mère et son père, et Mrs Weasley embrassa Ginny et puis Ron avec un air inquiet que Harry ne lui avait jamais vu avant que Ron ne devienne un loup-garou. Son père mit sa main sur l'épaule de son plus jeune fils, l'air grave, et Ron lui sourit, mais il avait l'air de se forcer un peu.

Ginny revint en arrière pour prendre son petit ami dans les bras et lui donner un baiser, et Harry les vit se parler en chuchotant doucement, puis sourire. Ensuite, elle se sépara de lui et suivit ses parents. Elle fit au revoir de la main à Harry, mais ne vint pas à lui comme elle l'avait fait l'année passée. Pas de baiser d'au revoir pour Harry. Il avala la boule qui avait grossi dans sa gorge quand il les avait regardé, et puis il décida d'en finir avec cela et s'avança vers son petit ami après qu'elle soit disparue derrière la barrière avec ses parents et son frère.

« Malfoy ! Heu… Draco. Je… Je dois te parler. »

L'autre garçon s'arrêta et le regarda, surpris. Il acquiesça. « Ok, Potter. » Harry se souvint qu'ils n'avaient jamais vraiment pris l'habitude de s'appeler par leurs prénoms, même après avoir travaillé ensemble l'été précédent. Quand ils étaient retournés à Poudlard, il semblait naturel d'utiliser leurs noms. Harry se souvint du garçon qui était son meilleur ami dans son autre vie, du garçon qu'il avait toujours appelé 'Draco' et qui l'avait toujours appelé 'Harry', et il se demanda s'il y aurait jamais quelque chose d'approchant dans cette vie.

« Je… j'ai quelque chose que je veux te donner, Malfoy. »

Harry sortit les deux amulettes du basilik de la poche de sa robe, et les lui tendit par les chaînes couleur argent. Malfoy ne les toucha pas, mais regarda Harry à travers la fente de ses yeux.

« Qu'est-ce que tu veux faire ? »

Harry hésita. « Je… J'ai trouvé une autre amulette comme celle que Ginny m'a donné. Mais… Mais ensuite, j'ai réalisé que je n'avais personne à qui donner l'autre. Je l'aurais donnée à Ginny, comme elle a survécu au basilik dans la Chambre, mais… mais cela semblait être un peu trop une chose à faire pour un couple, » mentit-il, « Nous… Nous ne sommes pas un couple. » dit-il avec la voix prise. « Mais toi et Ginny l'êtes. Vous devriez les avoir tous les deux. Tiens, » dit-il, « les tendant encore à l'autre garçon qui tendit les mains et prit maintenant les chaînes. Il leva les yeux vers Harry.

« Es-tu sûr ? Je veux dire… L'une d'elle était un cadeau. On n'est pas sensé rendre les cadeaux. »

Harry baissa les yeux. « J'en suis sûr. Prends-les. Donne-lui en une. » Il regarda l'autre garçon. « Mais si jamais » dit-il d'une voix basse et tremblante, « tu la blesses d'une manière ou d'une autre, tu devras en répondre devant moi. »

Draco Malfoy enregistra cette menace, bizarrement délivrée par quelqu'un qui venait de lui faire un cadeau, et déglutit, hésitant seulement un instant avant de mettre les amulettes dans la poche de sa robe. Puis il cligna des yeux, et soudain, c'était comme si une personne différente se tenait devant lui.

« Alors, » dit Harry avec un sourire. « es-tu prêt à un autre été de jardinage ? » Il avait basculé en mode vacances, et Draco lui sourit en hésitant. Harry pouvait voir qu'il déconcertait l'autre garçon en changeant d'attitude si brusquement, mais il le devait. Il devait évacuer de son esprit ce qu'il avait vu la dernière fois qu'il avait agrippé l'amulette, il devait oublier ce que Draco Malfoy et Ginny faisaient dans les serres…

Le garçon de Serpentard acquiesça. « Paré. Sauf que maintenant… maintenant, je vais devoir passer l'été avec mon professeur. Tu peux le croire ? Nounou Bella enseignant la défense contre les forces du mal ? »

Harry haussa les épaules. « Bien, c'est la sœur de Maugrey. Cela devrait être intéressant. Je ne vais travailler avec toi que jusqu'à la fin juillet cependant. Après mon anniversaire, je vais aller chez Sirius. J'irais bien maintenant, mais il vient juste de se réinstaller avec sa famille, alors les Dursley vont me laisser rester avec eux un petit moment. »

Draco Malfoy souriait maintenant. « Mon anniversaire me tarde. Une fois que je serai majeur, je n'aurai pas à me soucier de faire de la magie à l'extérieur de l'école. Et je sais déjà comment transplaner, alors je pourrai me présenter à l'examen et passer mon permis. » Harry pensa qu'il avait l'air d'être complètement revenu de sa menace et de la surprise du cadeau.

Harry rit. « Nous devrions tous être très, très effrayés. Tu pourrais apparaître n'importe où maintenant. »

L'autre garçon rit aussi. « Et je le ferai ! »

Harry le regarda se tourner vers la barrière et disparaître. Il regarda le quai vide, entendant l'écho des voix, sentant que c'était bien d'être de retour dans cette vie, et se souvenant pourtant toujours, dans le fond de sa tête, d'un monde différent, d'un monde qui allait très mal, mais qui avait quelques choses qu'il ne connaîtrait jamais ici.

Tirant sa malle derrière lui, et portant la cage d'Hedwige dans son autre main, il approcha de la barrière, se préparant à revoir les Dursley et à reprendre sa vie à Surrey.

Les choses étaient les mêmes qu'avant au quatre Privet Drive. Après le dîner, Harry échappa à Dunkirk et sortit marcher, ses pieds l'entraînant immanquablement vers le cimetière du village. Il s'arrêta un moment à la tombe de Dudley, puis monta la butte jusqu'à la pierre tombale de ses parents comme le soleil descendait dans le ciel, dorant les maisons soigneusement alignées dans le villages et les arbres éparpillés ici et là dans le cimetière, plantés pour abriter où reposent les être aimés. Quand il l'atteignit, il s'agenouilla avec une fatigue de l'âme, comme si un grand poids le poussait au sol. Il fixa les noms de ses parents dans le granite, sachant qu'il était agenouillé au-dessus de leurs corps. Il se souvint encore d'eux, assis près du feu dans leur cottage, après avoir mis leur bébé au lit… Leurs derniers moments paisibles avant que le monde ne soit changé à jamais. C'était quelque chose au moins. Il avait eu une chance de les voir comme cela, simplement vivant leur vie normalement. Une jeune famille à la maison. Mais ensuite, il lui vint soudain à l'esprit qu'il était agenouillé sur le corps de quelqu'un d'autre aussi, quelqu'un dont le nom n'était pas sur la stèle.

Dans environ un mois, il aurait dix-sept ans. Il était aussi excité à ce sujet que Draco Malfoy, bien qu'il ne l'ait pas laissé voir. Cependant, il n'avait pas encore dix-sept ans. Si quelqu'un remarquait qu'il faisait cela, il aurait une autre marque noire sur son dossier, bien que la première ait été il y a cinq ans maintenant, et que ce fut Dobby, et non lui, qui avait lancé le sort de lévitation dans la maison (et Dobby admettrait probablement cela maintenant). Personne n'avait jamais retenu contre lui qu'il avait fait gonfler Tante Marge, alors cela ne comptait pas. Il sentait que cela valait le coup. Cela valait le coup quoiqu'ils veuillent lui faire pour le punir d'avoir fait de la magie en dehors de l'école…

Il sortit sa baguette de la poche et visa soigneusement la pierre, gravant soigneusement, sûrement, fredonnant l'air du Kaddish que Ruth lui avait enseigné (il ne pouvait pas arriver à prononcer les mots), et quand il eut fini, il se rassit, fixant son ouvrage, attendant des larmes qui ne venaient pas. Peut-être qu'il n'en avait plus. Il l'avait déjà pleurée, elle et trop d'autres gens pour compter, même s'il avait seulement seize ans. Jusqu'en septembre dernier, il n'avait même pas su qu'elle avait presque existé, qu'elle s'était éteinte en même temps que sa mère.

Il tendit le bras et traça les lettres avec ses doigts. Le pierre était légèrement chaude à cause de la magie qui avait créée la gravure. Les lettres étaient claires et nettes, et il se demanda brièvement si quelqu'un trouverait cela étrange (ou même remarquerait) que la pierre tombale qui portait précédemment les noms de James Potter et Lily Evans Potter en porte maintenant un troisième :

JAMIE ROSE POTTER

1982-1997

SŒUR AIMEE

Il se souvint d'elle, rappelant dans sa tête tous les souvenirs qu'il pouvait, essayant de la rendre réelle pour lui, souhaitant qu'elle vive vraiment dans ce monde afin qu'il puisse parler d'elle à quelqu'un d'autre. Il se souvint être avec elle et regarder Remus Lupin être amené par les Londubat. Il se souvint de l'année précédente dans leurs vies, et de leurs autres années à Poudlard. Il se souvint de sa tête quand il avait quitté la maison pour aller au château au début de sa première année, la laissant en seule compagnie des jumeaux. Il y avait d'autre fois où elle avait l'air encore plus triste dont il se souvenait : les funérailles de Stuart, quelques fois où elle avait vu Draco porter son attention sur d'autres filles et où elle prétendait que cela ne la dérangeait pas, et plus que tout, le jour de son quinzième anniversaire, quand avait vu son frère se faire arrêter pour le meurtre de leur mère…

Il se secoua, essayant de se débarrasser des images négatives. A la place, il essaya de se concentrer sur ce qu'il avait vu dans la Pensine, les vacances à la plage, et c'était mieux, c'était un confort. Dans les années à venir, il savait qu'il n'oublierait jamais cette image, qu'elle été gravée dans son cerveau. Il ferait de cela sa pierre d'angle, la chose qui ramène à lui-même et le recentre.

Il se leva et quitta le cimetière, revenant lentement vers Privet Drive comme le ciel commençait à s'obscurcir. Le temps du loup, avait dit Hermione. Le crépuscule. Le temps du loup. Oui, le reste de la vie de Ron serait le temps du loup maintenant, pensa-t-il. C'était dur de se concentrer sur les bonnes choses quand il y en avait tant de mauvaises qui semblaient insurmontables, tant par leur difficulté que leur magnitude, mais au moins, le meilleur ami de Ron était déjà un animagus. Pour le restant de sa vie, quand il se changerait en loup, qu'il ait ou non de la potion de Tue-loup, Ron aurait son meilleur ami à son côté pour l'accompagner, pour marcher avec lui sous la lune. Il comprenait maintenant la motivation de son père et de Sirius à devenir animagi. Il sentait qu'il comprenait son père mieux que jamais avant. Il n'avait pas beaucoup pensé à lui depuis qu'il avait parlé à son fantôme dans les vestiaires de Quidditch, mais il pensait qu'il était maintenant à nouveau avec sa mère, comme il était sensé l'être avant que Harry ne change le cours du temps, et maintenant, et maintenant, il pensait que Jamie était avec eux aussi, et cela l'aidait à se sentir un peu mieux quant à sa sœur disparue.

Avant d'aller à la maison, il se tint debout, tête en arrière, contemplant le ciel saphir et se rappelant encore de l'image de la pensine, du jour ensoleillé sur la plage. C'était bien mieux, pensa-t-il, que d'avoir l'amulette du basilik pour le calmer. Il avait choisi de donner l'amulette et sa jumelle, mais il aurait pu tout aussi facilement la perdre, ou se la faire voler. Personne ne pourrait jamais lui enlever ce souvenir, jamais…

Dans un monde dont seul lui se souvenait, il verrait à jamais les trois enfants se tenant les mains et courant, l'enchevêtrement de leurs bras et de leurs jambes fins et bronzés, le soleil étincelant sur les deux têtes noires et une presque blanche. Il entendrait à jamais l'écho de leurs rires haut-perchés et sentirait la naïveté et la confiance de leur jeunesse comme un poing autour de son cœur, comme ils se lançaient ensemble et sans crainte vers la colère indifférente de la puissante mer.

THE END

Et maintenant, je vous donne rendez vous à toutes et à tous Dans une semaine pour le premier chapitre de La génération perdue. Dans cette fiction, vous allez pouvoir suivre la scolarité de Bill Weasley à Poudlard, et ce jusqu'à la chute de Voldemort. Vous y découvrirez les détails de l'histoire des soeurs Weasley, mais aussi de celle des maraudeurs, de Lily Evans, Severus Rogue, et bien d'autres. Et dans quinze jours, premier chapitre de La Prophétie du Triangle, troisème et dernier tome de la trilogie du Serpent Psychique. A très bientôt...

Une dernière petite chose : si vous avez aimé cette fic, n'hésitez pas à lisser un belle grosse review que je puisse insérer dans la préface pour donner des avis auters que le mien aux lecteurs qu'elle pourrait intéresser. A

SMNDI