Disclaimer: j'écris cette fiction durant mes loisirs. Elle n'a d'autre but que me divertir et je l'espère, divertir ses lecteurs. Je n'en tire donc aucun bénéfice pécunier. Je remercie JK Rowling pour ses brillants romans. Je me permets de lui emprunter ses personnages en lui promettant de les respecter.
Ouf ! C'est fait ;)
Merci à vous qui continuez à me lire et à poster des reviews! Ce Chapitre est un peu plus triste que les précédents, selon moi. C'est pourquoi cela m'a pris pas mal de temps pour l'écrire. Bizarrement je trouve plus difficile d'écrire les choses tristes tout restant crédibles que d'écrire des choses marrantes ou étonnantes ou à suspens. Enfin bon ... Promis je me rattraperai pour le chapitre suivant. Bisous.
Chapitre 12: La campagne
L'après-midi se déroula assez rapidement. Quand ils arrivèrent à la cabane d'Hagrid, celui-ci se trouvait en compagnie du professeur Lupin. Crocdur était allongé dans l'herbe à quelques pas de là et somnolait. Rémus Lupin fit un petit clin d'œil à l'attention d'Harry. Hagrid quant à lui, avait l'air exténué. De grosses cernes d'un bleu violacé encerclaient ces yeux. Il prit la parole tandis que le groupe des Serpentards les rejoignait.
- « Tout le monde est là ? », demanda-t-il de sa grosse voix rocailleuse. « Bien ! Aujourd'hui, nous allons parler des serpencendres. Je ne les trouve pas très passionnants mais bon ...
On entendit une exclamation moqueuse s'élever du groupe des Serpentards.
- « On a peut-être une chance de tous terminer ce cours indemnes aujourd'hui, dans ce cas », lança Draco.
C'était un fait, Hagrid avait toujours eu un goût particulier pour les gros animaux sauvages et souvent dangereux, comme les chiens à trois têtes et les dragons. Mais lorsque Draco avait été blessé par un hippogriffe (le seul accident qu'il n'y avait jamais eu), c'était lui qui avait provoqué l'incident en négligeant les instructions de l'enseignant.
Lupin fit signe à Draco de se taire.
- « Mais le ministère veut que Poudlard vous heu … », poursuivit Hagrid avant de s'interrompre pour regarder un bout de parchemin qu'il se mit à lire. « Le ministère veut vous sensibiliser aux dangers qu'ils représentent pour tout foyer de la communauté magique. Le professeur Lupin a gentiment accepté de venir vous montrer comment débusquer et neutraliser un serpencendre. Mais avant ça… heu … (Il jeta à nouveau un œil sur le bout de parchemin). Ha oui ! Un peu de théorie. Qui peut me dire ce que sont les serpencendres ? »
Harry ne fut pas surpris de voir qu'à sa droite, Hermione avait levé la main à la vitesse de l'éclair.
- « Hermione ? », questionna Hagrid.
- « Le serpencendre est une sorte de serpent gris qui naît des feux magiques qu'on laisse sans surveillance. Cette bête n'est pas plus dangereuse qu'un serpent ordinaire. Ce sont ces œufs qui représentent un danger si on ne les repère pas à temps. »
- « Très bien ! Dix points pour Gryffondor. Heu … Ha oui, la démonstration !», dit Hagrid en étouffant un bâillement. « Que tout le monde se place devant les fenêtres de la maison. »
Malefoy émit un nouveau ricanement dans lequel on perçut les mots 'taudis' et 'chenil pour hippogriffes'.
- « Voilà, regardez bien le professeur Lupin. Vous devrez ensuite rendre heu … (nouveau coup d'œil à son morceau de parchemin) deux rouleaux de parchemin sur ce que vous aurez retenu. »
Les élèves se serrèrent donc devant les fenêtres de la hutte, hormis quelques élèves de Serpentard dont Draco qui restèrent légèrement en retrait. Le professeur Lupin entra dans la chaumière, un pot à la main. Les étudiants le virent allumer un feu à l'aide de sa baguette, et il y jeta une grosse poignée de ce qu'Harry identifia comme de la poudre de cheminette. Le professeur ressortit aussitôt et referma la porte d'entrée.
- « Bon… Maintenant, observez bien les flammes. C'est une question de temps, mais vu la quantité de poudre utilisée, ça ne devrait pas tarder », les informa-t-il en enfilant des gants en peau de dragon.
Malefoy mit encore un peu plus de distance entre lui et la maisonnette, comme s'il craignait une explosion. Ils patientèrent quelques minutes en silence. N'était-ce la lueur des flammes dans la cheminée, la pièce était relativement sombre.
Tout à coup, Harry le vit : un mince serpent gris clair se glissa rapidement hors des flammes et alla se cacher sous l'énorme lit de Hagrid. Harry aperçut l'éclat flamboyant de ses yeux écarlates avant qu'il ne disparaisse.
- « C'est le moment ! », déclara Lupin.
Il ouvrit la porte, entra et se dirigea vers le lit, suivi du garde-chasse. Tout le monde pouvait voir une traînée de cendres partant de la cheminée et menant jusqu'au lit. Hagrid déplaça le meuble sans effort, découvrant la bestiole ainsi que plusieurs œufs rouges qui commençaient à dégager de la fumée. Lupin stupéfixia le serpent, ramassa les œufs et sortit précipitamment de la maison. Dehors, il les déposa dans un seau en fer.
- « Voici l'un des sorts que vous devrez apprendre à maîtriser cette année. Il sert entre autres à neutraliser ces œufs », les informa-t-il. Il pointa sa baguette sur un œuf et dit : « Celeritas Gelare ! ».
Il répéta l'opération plusieurs fois afin de congeler chaque œuf, en expliquant que la rapidité était cruciale et qu'ils s'entraîneraient d'abord sur des objets moins dangereux. Un murmure s'éleva alors du groupe des élèves de Serpentard.
- « Oui ? », fit Hagrid.
Harry remarqua que Draco donnait un coup de coude à Pansy Parkinson.
- « Qu'arrive-t-il si on ne gèle pas un œuf de serpencendre? », interrogea Pansy avec appréhension.
- « Et bien, en fait, il se met à émettre un bruit de vieille bouilloire, il fume de plus en plus, dégage une forte chaleur et finit par prendre feu pour laisser sortir le jeune serpencendre », raconta Hagrid. Il avait l'air ennuyé qu'il n'y ait pas plus de crocs ni de tentacules dans l'histoire. « Et puis bien sûr, tous les objets qui se trouvent autour de l'œuf risquent s'enflammer », ajouta-t-il après un bref coup d'œil à son parchemin.
Le cours se termina par l'observation des œufs gelés pendant laquelle Hagrid attira Harry et ses amis à part et leur donna des nouvelles de Grawp. Lupin s'éclipsa à ce moment. Il avait sans doute des choses urgentes à faire.
- « Il a appris quelques mots supplémentaires cet été », dit-il fièrement. En fait, je crois qu'il s'ennuyait l'année passée. Il devait manquer d'activité. Mais depuis qu'il a remarqué les centaures, il a l'air de se plaire beaucoup dans la forêt interdite (Hermione fit un drôle de bruit). Je lui ai parlé de 'Niêrk' ce matin. Vous savez ? La nouvelle géante. J'espère vraiment qu'ils s'entendront. »
- « Au fait, Hagrid, je pensais que le ministère avait renoncé à intervenir dans les affaires de Poudlard ? », demanda Hermione assez inquiète.
- « Ho oui ! Mais ça c'est différent. C'est juste un coup de publicité pour le département de régulation des créatures magiques et celui des accidents magiques. Ils ont voulu montrer qu'ils s'efforcent de protéger les gens. Mais ils ont mieux à faire selon moi. Dumbledore pense la même chose, même s'il a jugé que ce n'était pas une leçon inutile. Enfin bon … Rassurez-vous, dès le prochain cours nous verrons des créatures nettement plus intéressantes. J'ai tout de même pris un peu de temps cet été pour vous en dénicher de belles », les informa Hagrid.
- « Ho ! Mais ce n'était pas si inintéressant », fit Hermione qui n'avait pas trop l'air rassuré par ces propos.
- « C'est gentil, mais je n'ai pas l'impression d'être un bon professeur quand je dois suivre ce qui est marqué dans un livre ou sur un parchemin officiel », dit-il.
Ils quittèrent le semi-géant après lui avoir fait promettre de les tenir au courant de tout ce qui se passerait dans la forêt.
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Plus tard, dans la serre numéro 3, le professeur Chourave leur parla des différents types de terreaux qu'il fallait mélanger pour cultiver des 'Chaponrouges', une sorte de petite plante à fleurs vermeilles qui dégageaient une odeur de galette au beurre.
La lumière de jour commençait à baisser lorsque les élèves rentrèrent au château. Harry laissa ses amis et se rendit à l'escalier en spirale qui menait au bureau du directeur avec lequel il avait rendez-vous.
- « Sorbet citron ? Fizzwizzbizz ? Dragées surprises ? heu …. », fit Harry en regrettant que Dumbledore n'ait pas précisé le mot de passe dans sa lettre. « Chocogrenouille ? »
La lourde porte pivota lui laissant le passage. Le vieux mage se trouvait assis à son bureau et consultait une série de documents.
- « Hum hum … Vous avez demandé à me voir professeur ? », demanda Harry.
- « Ho… Oui. Re-bonjour, Harry. Je suis désolé de ne pas avoir eu plus de temps à te consacrer ce matin. J'étais au beau milieu de négociations avec le Ministre pour qu'il accepte de revoir la réglementation anti-loups-garous. Mais ce n'est pas pour te parler de ça que je t'ai convoqué, je le crains. Il s'agit d'une affaire plus douloureuse, mais il me semble qu'il est de mon devoir de t'en faire part.
- « De quoi s'agit-il ? », le questionna Harry, sentant sa respiration s'accélérer.
- « Et bien… Il s'agit de formalités administratives te concernant. Ton parrain était, comme tu le sais déjà, ton tuteur légal. Or, le ministère le considérait, et le considère malheureusement encore, comme un criminel et un fugitif. Il n'a donc jamais eu l'occasion de désigner officiellement qui le remplacerait auprès de toi en cas de disparition.
- « Ho… », murmura Harry. Il avait plus ou moins réussi à passer quelques jours sans penser à Sirius. Ces questions administratives lui ramenaient la triste réalité en pleine figure. Il déglutit. Cela faisait plus de deux mois maintenant. La douleur était toujours aussi vive.
- « Je sais qu'il aurait choisi les Weasley sans hésiter pour devenir tes tuteurs. Mais vu les circonstances, je ne peux permettre cela. » Harry lança un regard de protestation en direction de Dumbledore. « Ho, ne te méprends pas. C'est une famille admirable qui aurait fait de merveilleux tuteurs et si les choses étaient différentes, j'aurais été heureux de les aider dans leur démarche d'adoption. Ils ont d'ailleurs vivement protesté quand je leur ai annoncé ma décision. Ils arguaient du fait que leur implication dans l'Ordre faisait déjà d'eux des cibles privilégiées et que devenir tes parents adoptifs ne changerait pas grand chose. »
Dumbledore marqua une pause. Il avait les traits tirés et Harry pouvait se rendre compte que lui parler de tout cela lui était pénible.
- « Mais il faut que tu comprennes … Tu ne dois pas donner d'autres prises sur toi à Voldemort. Je suis conscient que tout cela te semble horrible et inhumain. Mais tant que Voldemort sera là, quiconque te sera publiquement attaché constituera une cible pour lui et ses mangemorts. Il essaiera de se servir de ces personnes pour t'atteindre. C'est pourquoi j'ai pensé qu'il vaudrait mieux que je sois temporairement ton tuteur légal. Ce sera plus difficile pour les mangemorts de s'en prendre à moi. »
Harry se rappela qu'il s'était promis de ne plus perdre aucune des personnes qu'il aimait. En un sens, c'était mieux ainsi. S'il avait une personne que les mages noirs craignaient, c'était bien Dumbledore.
Devant son silence résigné, Dumbledore poursuivit.
- « Il y a également autre chose Harry. Il faudrait que tu signes ces documents. Il s'agit de l'héritage que Sirius te laisse. »
Dumbledore lui tendit une liasse de parchemins qu'Harry signa les yeux vitreux, sans en avoir pris connaissance. Ces nouvelles et l'atmosphère du bureau lui causaient un mal être qu'il luttait pour refouler. Il se leva et sortit. Dumbledore ne fit rien pour le retenir, respectant probablement le deuil de son élève.
Harry rentra directement à la salle commune des Gryffondors. Il traversa la pièce en direction des dortoirs mais Katie Bell vint à sa rencontre et lui barra la route.
- « Harry ! Félicitations pour ta nomination comme capitaine de l'équipe ! »
- « Ho ! Merci », répondit-il le regard toujours dans le vague. Puis, comme elle ne le laissait toujours pas passer, il se rendit compte qu'elle semblait attendre quelque chose de lui. « Heu … Je… J'espère que cela ne t'ennuie pas… Je veux dire… Je pensais que c'était toujours au joueur le plus ancien de l'équipe que le poste était confié. »
Katie émit un petit rire cristallin devant son embarra.
- « Ne t'en fait pas. C'est très bien comme ça. En fait, pour tout te dire Mrs McGonagall m'a proposé devenir capitaine, mais j'ai refusé. Bien sûr, ça m'aurait beaucoup plu, mais … Pas l'année des ASPICS. J'ai bien observé Angelina l'année passée et je n'ai pas ses nerfs. Je ne crois pas que je pourrais mener les deux de front. Par contre, si tu as besoin d'aide, je te donnerai un coup de main avec plaisir. »
- « Et bien… Oui. Je pense que ce serait bien. De toute façon, j'aurai besoin de l'avis de l'équipe pour les sélections. Il faudra réserver le terrain d'ailleurs. Que penses-tu de … »
- « Demain ? J'ai déjà demandé à Mrs McGonagall de nous signer le papier de réservation. Plus vite les sélections auront eu lieu, plus vite nous pourrons commencer les entraînements. Et ce ne sera jamais assez tôt. Il y a tout de même quatre nouveaux joueurs à intégrer à l'équipe. »
Elle lui tendit le parchemin signé de la main de la directrice adjointe.
Harry se dit qu'elle n'avait pas tort. Tandis que Katie lui faisait un clin d'œil et s'éloignait, Harry se dépêcha de monter les escaliers vers son dortoir.
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Cette nuit-là, Harry rêva de quidditch. Il inspectait les conditions climatiques et le terrain de l'école avant un match quand il aperçut un grand chien noir au poil hirsute s'ébattre sur la pelouse. Non… Il ne s'ébattait pas. On aurait dit qu'il cherchait une issue de tous côtés, comme si le terrain était clos par une invisible barrière. Harry remarqua alors une chose étrange : les anneaux des goals se multipliaient et prenaient peu à peu la forme de visages féroces et accusateurs. Ces têtes d'hommes et de femmes se mirent ensuite à vociférer.
- « Sale traître ! »
- « Assassin ! »
- « Tu n'as que ce que tu mérites bagnard ! Pensais-tu vraiment pouvoir échapper toujours au sort qui attend tous les criminels ? »
- « Alors c'est toi qui m'as tué ? Je me demande comment tu t'y es pris. Je n'ai vu aucune arme. C'est arrivé si vite… J'étais simplement en train de faire du lèche-vitrines et puis, plus rien. Peu importe… Tu auras l'éternité pour t'en repentir », lança un homme qui devait sûrement être un moldu.
- « Mon fils ! », pleurnicha le visage joufflu d'une dame. « Il m'a pris mon unique enfant. Il était seul et sans défense. »
D'autres visages continuaient à apparaître autour du terrain de quidditch, tous plus menaçants et vengeurs que les autres. Leurs cris et leurs insultes tourbillonnaient autour du pauvre animal et s'élevaient dans un tumulte assourdissant. Le grand chien noir avait renoncé à fuir. Il s'était couché sur le flanc et s'était couvert la tête de ses pattes comme pour protéger ses oreilles. Si Harry avait pu s'approcher, il l'aurait sûrement entendu glapir de douleur.
Soudain les visages devinrent des silhouettes fantomatiques et plongèrent toutes à la fois sur la malheureuse bête acculée. On n'entendit plus qu'un hurlement à la mort.
- « SIRIUS ! », cria Harry en s'éveillant en sursaut.
Ses draps étaient trempés de sueur. Ron le regardait la mine inquiète. Les ronflements de Dean, Seamus et Neville lui parvenaient des autres coins de la pièce. Son cri ne les avait pas réveillés.
- « Harry ? Que t'arrive-t-il ? Cela fait une demi-heure que tu t'agites et gémis dans ton sommeil. Que t'arrive-t-il ? »
- « Je … Rien », répondit-il. Il n'avait pas envie de raconter son rêve de peur qu'on le prenne une fois de plus pour une personne fragile voire complètement dingue.
- « Ho, allez, ne me raconte pas d'histoires. Pas à moi ! », chuchota Ron sur un ton de reproche. « Ce n'est pas la première fois que tu fais ce genre de rêves, n'est-ce pas ? »
- « Non c'est vrai », admit Harry après quelques secondes de silence. « Mais au fait… que fais-tu debout ? Tu n'as pas le sommeil si léger d'habitude. » Un ronflement particulièrement sonore ponctua la fin de sa phrase.
- « J'avais un petit creux », dit Ron en pointant une boîte de gâteaux vide sur sa table de chevet. « Selon Hermione, c'est très mauvais de reprendre trois fois du dessert avant d'aller dormir. Mais tu sais – on entendit un bruit d'estomac très actif – il est peut-être important ton rêve. Je crois que tu devrais en parler à Dumbledore. Après tout, tes cauchemars ont déjà sauvé une vie. »
Harry réfléchit. Il n'avait vraiment pas envie d'en parler. Il avait l'impression que cela rendrait ses rêves encore plus réels.
- « Peut-être… Je verrai bien demain matin. Je vais mieux maintenant », mentit-il. Tu peux te rendormir, je t'assure. »
Un quart d'heure plus tard, quand Ron se fut assoupi, Harry était encore oppressé par les mêmes questions. Celles-ci le tinrent éveillé toute la nuit. Ces cauchemars prenaient-ils corps quelque part pour de vrai ? Sirius avait-il des ennuis là où il se trouvait ?
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Le soleil pointait à l'horizon quand Harry descendit dans la salle commune. Personne n'était encore levé. Il se rappela alors que c'était le week-end. Un nouvel avis était affiché sur leur panneau : 'Sélections de l'équipe de quidditch, aujourd'hui à 14 heures'. Harry sortit sans attendre ses amis. Il avait envie d'être un peu seul. Il réveilla la Grosse Dame en empruntant le passage vers le couloir. Celle-ci protesta dans un bâillement. Le week-end, elle avait bien le droit de faire la grasse matinée tout de même ».
Harry descendit au réfectoire. Il n'avait encore aucun élève dans la salle. Des elfes de maison habillés d'un torchon frappé de l'écusson de Poudlard, étaient à l'ouvrage. Il consulta sa montre : elle indiquait six heures. Il s'approcha de la table des Gryffondors. Quand les elfes qui nettoyaient la salle l'aperçurent, elles lui demandèrent avec leur habituel dévouement, s'il désirait prendre son petit déjeuner. Harry n'avait pas vraiment faim, mais il accepta, espérant ainsi pouvoir tenir la matinée et rester à l'écart des autres étudiants. Il pourrait peut-être avoir quelques minutes de répit. Peut-être même pourrait-il penser à quelques épreuves de sélection pour les nouveaux joueurs de l'équipe. Les elfes l'installèrent comme un petit prince lui proposant tour à tour des crêpes, du riz au lait, des céréales, des muffins, des tartines grillées, des croissants au beurre et des petits pains au sésame tout juste sortis du four. Comme ils déposaient tout cela sur la table, Harry vit entrer Hedwige. Elle lui apportait la Gazette du Sorcier. Harry avait décidé de renouveler son abonnement. Il jeta un œil à la une : 'Le Ministère s'enfonce et tente d'étouffer les rumeurs de chaos'.
« Depuis l'annonce du retour de Vous-Savez-Qui, le Ministère était resté avare de déclarations rassurantes. Le Ministre avait même délégué la relations publiques à un jeune assistant sans expérience, Perceval Weasley, pensant sans doute que ses fonctions le mettaient au-dessus de toutes obligations et responsabilités vis-à-vis de nos concitoyens. Mr Weasley avait récemment démentit les informations qui signalaient la présence de nundu sur le continent africain, de même que le déplacement de groupes de géants vers nos territoires. La Gazette avait pourtant apporté des témoignages dignes de crédits.
Aujourd'hui, grâce à l'un des employés du ministère qui a désiré conserver son anonymat, nous prenons connaissance d'un rapport alarmant. Selon lui, les activités de contrebande de substances magiques illicites ont grimpé en flèche malgré les contrôles renforcés des aurors. Ceux-ci seraient complètement dépassés par les événements. Les substances les plus prisées par les contrebandiers et les receleurs sont celles qui fournissent de meilleures défenses contre les sortilèges ou les créatures magiques comme par exemple la fourrure de demiguise (couramment utilisée pour tisser les capes d'invisibilité), la corne, la queue et le liquide d'éruptif (dont on peut fabriquer des potions explosives), la peau de grapcorne et de manticore (qui sont particulièrement résistantes), le sang de re'em ainsi que celui de la salamandre(qui offre pour l'un, une force sans égale et l'autre un puissant reconstituant).
A ce problème s'ajoute celui de la contrefaçon. En effet, des dizaines de plaintes ont déjà été déposées par des sorciers qui disent avoir acheté divers ingrédients magiques à prix fort et n'avoir remarqué qu'ensuite ils avaient été roulés sur la qualité de la marchandise. Imaginez un peu, chers lecteurs, que vous croyant protégés par une peau de grapcorne, vous vous mesuriez à une créature classée XXXX…
De plus, le même employé du ministère nous apprend encore que le nombre d'attaques de loups-garous et de vampires se sont multipliées ces derniers mois. Ste Mangouste craint d'ailleurs une pénurie de lits disponibles.
A neuf mois des élections, la crédibilité du Ministre est plus que jamais mise à mal. »
- « Des élections ? », s'exclama tout haut Harry. Il y allait donc y avoir des élections ? En cette période si agitée ?
Il attrapa un muffin et sortit dans le parc pour éplucher le journal à son aise. Il contenait un nombre impressionnant d'articles qui critiquaient le ministère. Plus rien ne fonctionnait correctement. La Gazette allait jusqu'à affirmer que certains fonctionnaires étaient corrompus. Puis, ses yeux se posèrent sur un petit article à côté duquel se trouvait sa photo. Il était intitulé 'Le survivant hérite une seconde fois'. La nausée le prit quand il lut les quelques lignes qui suivaient le titre.
« Les Potter avaient déjà laissé à leur fils une somme considérable qui le mettait à l'abri jusqu'à la fin de ses jours. Celle-ci avait encore grossi lorsque le survivant était sorti vainqueur du tournoi des trois sorciers. Il sera désormais le sorcier le plus riche de Grande Bretagne puisque le criminel Sirius Black lui lègue contre toute attente, la coquette somme de deux millions de gallions. Gageons que dans quelques années, les jeunes filles se battront pour le titre de Mrs Potter. »
- « Comment osent-ils ! », s'écria-t-il, tremblant de fureur. Il chiffonna le journal en fit une grosse boulette de papier et la balança dans le lac. Le calamar géant l'attrapa au vol avant qu'elle ne touche l'eau.
- « Hé là ! Un peu de respect pour la nature jeune homme ! », le gronda Lupin qui faisait une ronde dans le parc. « Que dirait Hagrid ? »
- « Je… Désolé. C'est juste que … Ces saletés de journalistes… Ils ne peuvent pas s'empêcher d'écrire des horreurs. »
- « Ho ! Je vois. Tu veux marcher un peu avec moi ? »
Harry acquiesça. Ils marchèrent quelques minutes en silence. Harry se calma peu à peu.
- « Quand ont lieu les sélections de votre équipe ? », demanda le professeur Lupin.
- « Cet après-midi ».
- « Tu as des idées d'épreuves ? »
- « Non, je n'ai pas encore eu l'occasion d'y penser. Dis c'est vrai qu'il va y avoir des élections ? »
- « Normalement, oui. C'est prévu pour dans neuf mois. Mais on ne connaît pas encore les candidats. En tout cas, une chose est à peu près sûre : Cornélius Fudge ne risque pas d'être réélu. Et la presse ne le ménage pas. Au fait, que fais-tu dehors si tôt ? »
- « Ho ben … Je n'arrivais plus à dormir », répondit Harry. « J'ai fait un cauchemar », révéla-t-il après que Lupin lui ait lancé un regard particulièrement pénétrant.
Harry lui raconta son cauchemar ainsi que tous les autres.
- « Honnêtement, je ne sais pas ce que ça veut dire. Mais je pense que tu devrais en parler au professeur Dumbledore. Il aura sûrement une idée. J'y pense… Il pourrait peut-être rouvrir l'enquête sur ton parrain. S'il était prouvé aux yeux de tous qu'il était innocent, peut-être cesserais-tu de faire des cauchemars ? »
Pour la première fois depuis longtemps, Harry se sentit soulagé d'avoir parlé à quelqu'un de ses soucis. Mieux… Une petite lueur d'espoir s'était allumée dans son cœur. Il allait pouvoir faire quelque chose d'important pour son parrain. Il fallait que le monde sache qu'il était quelqu'un de bien. Quelqu'un qu'on avait injustement envoyé à Azkaban.
Harry couru chez le directeur. Il traversa les couloirs en trombe, passant même au travers de Nick-Quasi-Sans-Tête, le fantôme de sa maison. Celui-ci manifesta son indignation, mais Harry était déjà loin. Il gravit quatre à quatre l'escalier en colimaçon et donna le mot de passe. Il trouva le directeur au saut du lit. Il avait à peine passé sa robe de chambre et ses lunettes étaient posées de travers sur son nez, ce qui n'empêcha pas Harry de lui expliquer le plus sérieusement du monde ses mauvais rêves et ce qu'il attendait de lui.
- « C'est faisable », répondit Dumbledore après un instant de réflexion. «En fait, j'avais déposé cette demande de réouverture de l'enquête il y a deux ans. Mais le Ministre a sans doute étouffer cette affaire. Cela aurait soulevé trop de questions. J'écrirai au Magenmagot et au Département des Aurors aujourd'hui pour leur demander de reprendre et d'accélérer les recherches. Toutefois, je dois t'avertir que le ministère a beaucoup d'autres problèmes en ce moment et que sans les aveux de Peter Pettigrow, cela risque de prendre du temps. »
Peu importe le temps que cela prendrait, se dit Harry en retournant à la salle commune où il raconta tout à ses amis. Il pensait que c'était son devoir de filleul, un point c'est tout.
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L'après-midi s'annonçait belle. Le soleil était de la partie et le vent n'était pas trop fort. C'était l'idéal pour repérer les meilleurs candidats pour l'équipe. Harry avait consulté ses livres de quidditch pour trouver des idées d'épreuves à soumettre aux candidats. Ceux-ci devraient exécuter plusieurs figures en vol dont un looping. Ils devraient aussi éviter divers obstacles et les cognards tout en maintenant la meilleure vitesse possible, réaliser des passes, rattraper correctement le souaffle ainsi que taper et diriger les cognards dans la bonne direction.
Vers 14 heures, les Gryffondors se rendirent au terrain de quidditch. Les candidats n'étaient pas très nombreux cette année. Les frères Crivey, Dean Thomas, Seamus Finnigan, McDonald Nathalie, Ginny Weasley et Parvati Patil se présentèrent aux épreuves.
Katie proposa qu'on tire au sort l'ordre de passage, proposition qui fut adoptée par le capitaine. Parvati commença donc. Elle souhaitait devenir poursuiveuse. Elle réussit à rattraper quelques souaffles mais faillit tomber de son balais lorsqu'elle tenta le looping. Dennis et Colin Crivey qui se présentaient aux postes de batteurs n'avaient pas leur pareil pour taper sur les cognards mais Harry s'aperçut bien vite qu'ils les dirigeaient n'importe où et constituaient de vrai dangers publiques. Dean et Seamus se débrouillait un peu mieux, même si leur petit talent demandait à être entraîné. Comme elle s'était entraînée tout l'été sous le dôme, Ginny réussit les épreuves haut-là main. Finalement, la seule surprise de l'après-midi fut Nathalie. Harry ne la connaissait pas vraiment mais il fut vraiment épaté par son adresse et son aisance en vol.
Harry, Katie et Ron se retirèrent pour les délibérations. Mrs McGonagall qui avait tenu à assister aux essais les rejoignit. A l'unanimité, il fut décidé que les nouveaux batteurs seraient Dean et Seamus et les nouvelles poursuiveuses Ginny et Nathalie.
En apprenant la nouvelle, les frères Crivey firent contre mauvaise fortune bon cœur et Harry les vit courir après Mrs McGonagall et s'entretenir avec elle tout le long du chemin menant au château. Parvati eut l'air boudeur le restant de la journée mais cela passa pratiquement inaperçu étant donné la petite fête surprise que Katie avait organisée en l'honneur des nouveaux membres de l'équipe. Ginny semblait ravie et pour le moment, les membres de l'équipe paraissaient s'apprécier mutuellement. Ils commenceraient leur entraînement dès la semaine prochaine, mais au moins Harry était rassuré sur un point : la relève était assurée.
Le ventre rempli de bièraubeurre et de friandises, ils montèrent tous se coucher.
Voici les réponses aux reviews ^^
Alixe : Merci de continuer à m'encourager. Quant à moi je suis toujours aussi heureuse de recevoir vos reviews. Tout de suite on se sent moins face à son histoire. Ce que je trouve le plus agréable dans le fait d'écrire, c'est le fait de partager les histoires, en fait. Merci à vous tous de me donner cette possibilité.
Bubblejoyce: Ton esprit n'est pas si tordu ^^ Arf ... Bah pour la lessive ça pourra faire l'objet d'un nouveau passage des aventures du courageux mais non moins malchanceux Neville (lol je suis cruelle là ^^).Merci d'être fidèle au poste et aussi merci pour ta patience d'ange (non non ce n'est absolument une insulte à ta nature Serpentard ^^).
Dega : Voici la suite, j'espère que cela te plaira toujours.
Dark Queen Balkis: Merci pour tes compliments.
Elehyn : Non pas Candy, non ... Please (yeux de chiot battu lol). Ha ben pour le chocolat tu peux le stoker pour le moment puisqu'il n'y a pas de Sévérus dans ce chapitre (Non couché Candy, pas mordre, aïe! Non pas les oreilles non! lol).
Pour les nouvelles options, oui je vais développer tout ça et expliquer de quoi il retourne. Un peu de patience. C'est que la 6ème année est très agitée, il y a beaucoup de choses que je voudrait raconter. Là après ce chapitre 12, je peux à peu près dire que la trame générale est lancée. Mais à peu près seulement.
Pour Malefoy ... Patience... C'est tout ce que je peux te dire. Niêrk ^^
Pour Tonks... Tu verras verras bien. Et le parchemin d'Harry... Ha il faudra que j'y repense. J'avoue que trouver des sujets de cours intéressants et variés n'est pas simple. Mais j'y réfléchirai. Je crois que Tonks en parlera sans doute à DD mais pas comme si elle devait forcément rapporter tout ce qu'il fait en classe. Ce sera plutôt comme ça en passant et pas nécessairement immédiatement. Et puis... On se doute maintenant que DD a ses propres sources d'informations lol.
Ce chapitre contient un peu moins de suspens je trouve, parce que plus triste aussi. Mais bon ... C'était un passage obligé, pour planter le décors.
Merci pour tes compliments.Ca m'aide toujours beaucoup qu'on me dise ce qu'on aimé en particulier, ou moins aimé, ect ... Et toi, on peut dire que tu me gâtes ^^ Tu es la championne des reviews lol (hum ... un bon éclair au chocolat ^^).
Oui à bientôt pour le chapitre 13!Bizz
Janulrich : Merci d'avoir laissé une review, voici la suite et puis bon appétit lol!;p
Popov : Merci, merci. J'essaie d'écrire le plus souvent possible. Vraiment, je fais tout ce que je peux, mais c'est vrai que les délais de mise à jour sont toujours fort espacés. Je le regrette beaucoup. =^^=
Ouf ! C'est fait ;)
Merci à vous qui continuez à me lire et à poster des reviews! Ce Chapitre est un peu plus triste que les précédents, selon moi. C'est pourquoi cela m'a pris pas mal de temps pour l'écrire. Bizarrement je trouve plus difficile d'écrire les choses tristes tout restant crédibles que d'écrire des choses marrantes ou étonnantes ou à suspens. Enfin bon ... Promis je me rattraperai pour le chapitre suivant. Bisous.
Chapitre 12: La campagne
L'après-midi se déroula assez rapidement. Quand ils arrivèrent à la cabane d'Hagrid, celui-ci se trouvait en compagnie du professeur Lupin. Crocdur était allongé dans l'herbe à quelques pas de là et somnolait. Rémus Lupin fit un petit clin d'œil à l'attention d'Harry. Hagrid quant à lui, avait l'air exténué. De grosses cernes d'un bleu violacé encerclaient ces yeux. Il prit la parole tandis que le groupe des Serpentards les rejoignait.
- « Tout le monde est là ? », demanda-t-il de sa grosse voix rocailleuse. « Bien ! Aujourd'hui, nous allons parler des serpencendres. Je ne les trouve pas très passionnants mais bon ...
On entendit une exclamation moqueuse s'élever du groupe des Serpentards.
- « On a peut-être une chance de tous terminer ce cours indemnes aujourd'hui, dans ce cas », lança Draco.
C'était un fait, Hagrid avait toujours eu un goût particulier pour les gros animaux sauvages et souvent dangereux, comme les chiens à trois têtes et les dragons. Mais lorsque Draco avait été blessé par un hippogriffe (le seul accident qu'il n'y avait jamais eu), c'était lui qui avait provoqué l'incident en négligeant les instructions de l'enseignant.
Lupin fit signe à Draco de se taire.
- « Mais le ministère veut que Poudlard vous heu … », poursuivit Hagrid avant de s'interrompre pour regarder un bout de parchemin qu'il se mit à lire. « Le ministère veut vous sensibiliser aux dangers qu'ils représentent pour tout foyer de la communauté magique. Le professeur Lupin a gentiment accepté de venir vous montrer comment débusquer et neutraliser un serpencendre. Mais avant ça… heu … (Il jeta à nouveau un œil sur le bout de parchemin). Ha oui ! Un peu de théorie. Qui peut me dire ce que sont les serpencendres ? »
Harry ne fut pas surpris de voir qu'à sa droite, Hermione avait levé la main à la vitesse de l'éclair.
- « Hermione ? », questionna Hagrid.
- « Le serpencendre est une sorte de serpent gris qui naît des feux magiques qu'on laisse sans surveillance. Cette bête n'est pas plus dangereuse qu'un serpent ordinaire. Ce sont ces œufs qui représentent un danger si on ne les repère pas à temps. »
- « Très bien ! Dix points pour Gryffondor. Heu … Ha oui, la démonstration !», dit Hagrid en étouffant un bâillement. « Que tout le monde se place devant les fenêtres de la maison. »
Malefoy émit un nouveau ricanement dans lequel on perçut les mots 'taudis' et 'chenil pour hippogriffes'.
- « Voilà, regardez bien le professeur Lupin. Vous devrez ensuite rendre heu … (nouveau coup d'œil à son morceau de parchemin) deux rouleaux de parchemin sur ce que vous aurez retenu. »
Les élèves se serrèrent donc devant les fenêtres de la hutte, hormis quelques élèves de Serpentard dont Draco qui restèrent légèrement en retrait. Le professeur Lupin entra dans la chaumière, un pot à la main. Les étudiants le virent allumer un feu à l'aide de sa baguette, et il y jeta une grosse poignée de ce qu'Harry identifia comme de la poudre de cheminette. Le professeur ressortit aussitôt et referma la porte d'entrée.
- « Bon… Maintenant, observez bien les flammes. C'est une question de temps, mais vu la quantité de poudre utilisée, ça ne devrait pas tarder », les informa-t-il en enfilant des gants en peau de dragon.
Malefoy mit encore un peu plus de distance entre lui et la maisonnette, comme s'il craignait une explosion. Ils patientèrent quelques minutes en silence. N'était-ce la lueur des flammes dans la cheminée, la pièce était relativement sombre.
Tout à coup, Harry le vit : un mince serpent gris clair se glissa rapidement hors des flammes et alla se cacher sous l'énorme lit de Hagrid. Harry aperçut l'éclat flamboyant de ses yeux écarlates avant qu'il ne disparaisse.
- « C'est le moment ! », déclara Lupin.
Il ouvrit la porte, entra et se dirigea vers le lit, suivi du garde-chasse. Tout le monde pouvait voir une traînée de cendres partant de la cheminée et menant jusqu'au lit. Hagrid déplaça le meuble sans effort, découvrant la bestiole ainsi que plusieurs œufs rouges qui commençaient à dégager de la fumée. Lupin stupéfixia le serpent, ramassa les œufs et sortit précipitamment de la maison. Dehors, il les déposa dans un seau en fer.
- « Voici l'un des sorts que vous devrez apprendre à maîtriser cette année. Il sert entre autres à neutraliser ces œufs », les informa-t-il. Il pointa sa baguette sur un œuf et dit : « Celeritas Gelare ! ».
Il répéta l'opération plusieurs fois afin de congeler chaque œuf, en expliquant que la rapidité était cruciale et qu'ils s'entraîneraient d'abord sur des objets moins dangereux. Un murmure s'éleva alors du groupe des élèves de Serpentard.
- « Oui ? », fit Hagrid.
Harry remarqua que Draco donnait un coup de coude à Pansy Parkinson.
- « Qu'arrive-t-il si on ne gèle pas un œuf de serpencendre? », interrogea Pansy avec appréhension.
- « Et bien, en fait, il se met à émettre un bruit de vieille bouilloire, il fume de plus en plus, dégage une forte chaleur et finit par prendre feu pour laisser sortir le jeune serpencendre », raconta Hagrid. Il avait l'air ennuyé qu'il n'y ait pas plus de crocs ni de tentacules dans l'histoire. « Et puis bien sûr, tous les objets qui se trouvent autour de l'œuf risquent s'enflammer », ajouta-t-il après un bref coup d'œil à son parchemin.
Le cours se termina par l'observation des œufs gelés pendant laquelle Hagrid attira Harry et ses amis à part et leur donna des nouvelles de Grawp. Lupin s'éclipsa à ce moment. Il avait sans doute des choses urgentes à faire.
- « Il a appris quelques mots supplémentaires cet été », dit-il fièrement. En fait, je crois qu'il s'ennuyait l'année passée. Il devait manquer d'activité. Mais depuis qu'il a remarqué les centaures, il a l'air de se plaire beaucoup dans la forêt interdite (Hermione fit un drôle de bruit). Je lui ai parlé de 'Niêrk' ce matin. Vous savez ? La nouvelle géante. J'espère vraiment qu'ils s'entendront. »
- « Au fait, Hagrid, je pensais que le ministère avait renoncé à intervenir dans les affaires de Poudlard ? », demanda Hermione assez inquiète.
- « Ho oui ! Mais ça c'est différent. C'est juste un coup de publicité pour le département de régulation des créatures magiques et celui des accidents magiques. Ils ont voulu montrer qu'ils s'efforcent de protéger les gens. Mais ils ont mieux à faire selon moi. Dumbledore pense la même chose, même s'il a jugé que ce n'était pas une leçon inutile. Enfin bon … Rassurez-vous, dès le prochain cours nous verrons des créatures nettement plus intéressantes. J'ai tout de même pris un peu de temps cet été pour vous en dénicher de belles », les informa Hagrid.
- « Ho ! Mais ce n'était pas si inintéressant », fit Hermione qui n'avait pas trop l'air rassuré par ces propos.
- « C'est gentil, mais je n'ai pas l'impression d'être un bon professeur quand je dois suivre ce qui est marqué dans un livre ou sur un parchemin officiel », dit-il.
Ils quittèrent le semi-géant après lui avoir fait promettre de les tenir au courant de tout ce qui se passerait dans la forêt.
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Plus tard, dans la serre numéro 3, le professeur Chourave leur parla des différents types de terreaux qu'il fallait mélanger pour cultiver des 'Chaponrouges', une sorte de petite plante à fleurs vermeilles qui dégageaient une odeur de galette au beurre.
La lumière de jour commençait à baisser lorsque les élèves rentrèrent au château. Harry laissa ses amis et se rendit à l'escalier en spirale qui menait au bureau du directeur avec lequel il avait rendez-vous.
- « Sorbet citron ? Fizzwizzbizz ? Dragées surprises ? heu …. », fit Harry en regrettant que Dumbledore n'ait pas précisé le mot de passe dans sa lettre. « Chocogrenouille ? »
La lourde porte pivota lui laissant le passage. Le vieux mage se trouvait assis à son bureau et consultait une série de documents.
- « Hum hum … Vous avez demandé à me voir professeur ? », demanda Harry.
- « Ho… Oui. Re-bonjour, Harry. Je suis désolé de ne pas avoir eu plus de temps à te consacrer ce matin. J'étais au beau milieu de négociations avec le Ministre pour qu'il accepte de revoir la réglementation anti-loups-garous. Mais ce n'est pas pour te parler de ça que je t'ai convoqué, je le crains. Il s'agit d'une affaire plus douloureuse, mais il me semble qu'il est de mon devoir de t'en faire part.
- « De quoi s'agit-il ? », le questionna Harry, sentant sa respiration s'accélérer.
- « Et bien… Il s'agit de formalités administratives te concernant. Ton parrain était, comme tu le sais déjà, ton tuteur légal. Or, le ministère le considérait, et le considère malheureusement encore, comme un criminel et un fugitif. Il n'a donc jamais eu l'occasion de désigner officiellement qui le remplacerait auprès de toi en cas de disparition.
- « Ho… », murmura Harry. Il avait plus ou moins réussi à passer quelques jours sans penser à Sirius. Ces questions administratives lui ramenaient la triste réalité en pleine figure. Il déglutit. Cela faisait plus de deux mois maintenant. La douleur était toujours aussi vive.
- « Je sais qu'il aurait choisi les Weasley sans hésiter pour devenir tes tuteurs. Mais vu les circonstances, je ne peux permettre cela. » Harry lança un regard de protestation en direction de Dumbledore. « Ho, ne te méprends pas. C'est une famille admirable qui aurait fait de merveilleux tuteurs et si les choses étaient différentes, j'aurais été heureux de les aider dans leur démarche d'adoption. Ils ont d'ailleurs vivement protesté quand je leur ai annoncé ma décision. Ils arguaient du fait que leur implication dans l'Ordre faisait déjà d'eux des cibles privilégiées et que devenir tes parents adoptifs ne changerait pas grand chose. »
Dumbledore marqua une pause. Il avait les traits tirés et Harry pouvait se rendre compte que lui parler de tout cela lui était pénible.
- « Mais il faut que tu comprennes … Tu ne dois pas donner d'autres prises sur toi à Voldemort. Je suis conscient que tout cela te semble horrible et inhumain. Mais tant que Voldemort sera là, quiconque te sera publiquement attaché constituera une cible pour lui et ses mangemorts. Il essaiera de se servir de ces personnes pour t'atteindre. C'est pourquoi j'ai pensé qu'il vaudrait mieux que je sois temporairement ton tuteur légal. Ce sera plus difficile pour les mangemorts de s'en prendre à moi. »
Harry se rappela qu'il s'était promis de ne plus perdre aucune des personnes qu'il aimait. En un sens, c'était mieux ainsi. S'il avait une personne que les mages noirs craignaient, c'était bien Dumbledore.
Devant son silence résigné, Dumbledore poursuivit.
- « Il y a également autre chose Harry. Il faudrait que tu signes ces documents. Il s'agit de l'héritage que Sirius te laisse. »
Dumbledore lui tendit une liasse de parchemins qu'Harry signa les yeux vitreux, sans en avoir pris connaissance. Ces nouvelles et l'atmosphère du bureau lui causaient un mal être qu'il luttait pour refouler. Il se leva et sortit. Dumbledore ne fit rien pour le retenir, respectant probablement le deuil de son élève.
Harry rentra directement à la salle commune des Gryffondors. Il traversa la pièce en direction des dortoirs mais Katie Bell vint à sa rencontre et lui barra la route.
- « Harry ! Félicitations pour ta nomination comme capitaine de l'équipe ! »
- « Ho ! Merci », répondit-il le regard toujours dans le vague. Puis, comme elle ne le laissait toujours pas passer, il se rendit compte qu'elle semblait attendre quelque chose de lui. « Heu … Je… J'espère que cela ne t'ennuie pas… Je veux dire… Je pensais que c'était toujours au joueur le plus ancien de l'équipe que le poste était confié. »
Katie émit un petit rire cristallin devant son embarra.
- « Ne t'en fait pas. C'est très bien comme ça. En fait, pour tout te dire Mrs McGonagall m'a proposé devenir capitaine, mais j'ai refusé. Bien sûr, ça m'aurait beaucoup plu, mais … Pas l'année des ASPICS. J'ai bien observé Angelina l'année passée et je n'ai pas ses nerfs. Je ne crois pas que je pourrais mener les deux de front. Par contre, si tu as besoin d'aide, je te donnerai un coup de main avec plaisir. »
- « Et bien… Oui. Je pense que ce serait bien. De toute façon, j'aurai besoin de l'avis de l'équipe pour les sélections. Il faudra réserver le terrain d'ailleurs. Que penses-tu de … »
- « Demain ? J'ai déjà demandé à Mrs McGonagall de nous signer le papier de réservation. Plus vite les sélections auront eu lieu, plus vite nous pourrons commencer les entraînements. Et ce ne sera jamais assez tôt. Il y a tout de même quatre nouveaux joueurs à intégrer à l'équipe. »
Elle lui tendit le parchemin signé de la main de la directrice adjointe.
Harry se dit qu'elle n'avait pas tort. Tandis que Katie lui faisait un clin d'œil et s'éloignait, Harry se dépêcha de monter les escaliers vers son dortoir.
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Cette nuit-là, Harry rêva de quidditch. Il inspectait les conditions climatiques et le terrain de l'école avant un match quand il aperçut un grand chien noir au poil hirsute s'ébattre sur la pelouse. Non… Il ne s'ébattait pas. On aurait dit qu'il cherchait une issue de tous côtés, comme si le terrain était clos par une invisible barrière. Harry remarqua alors une chose étrange : les anneaux des goals se multipliaient et prenaient peu à peu la forme de visages féroces et accusateurs. Ces têtes d'hommes et de femmes se mirent ensuite à vociférer.
- « Sale traître ! »
- « Assassin ! »
- « Tu n'as que ce que tu mérites bagnard ! Pensais-tu vraiment pouvoir échapper toujours au sort qui attend tous les criminels ? »
- « Alors c'est toi qui m'as tué ? Je me demande comment tu t'y es pris. Je n'ai vu aucune arme. C'est arrivé si vite… J'étais simplement en train de faire du lèche-vitrines et puis, plus rien. Peu importe… Tu auras l'éternité pour t'en repentir », lança un homme qui devait sûrement être un moldu.
- « Mon fils ! », pleurnicha le visage joufflu d'une dame. « Il m'a pris mon unique enfant. Il était seul et sans défense. »
D'autres visages continuaient à apparaître autour du terrain de quidditch, tous plus menaçants et vengeurs que les autres. Leurs cris et leurs insultes tourbillonnaient autour du pauvre animal et s'élevaient dans un tumulte assourdissant. Le grand chien noir avait renoncé à fuir. Il s'était couché sur le flanc et s'était couvert la tête de ses pattes comme pour protéger ses oreilles. Si Harry avait pu s'approcher, il l'aurait sûrement entendu glapir de douleur.
Soudain les visages devinrent des silhouettes fantomatiques et plongèrent toutes à la fois sur la malheureuse bête acculée. On n'entendit plus qu'un hurlement à la mort.
- « SIRIUS ! », cria Harry en s'éveillant en sursaut.
Ses draps étaient trempés de sueur. Ron le regardait la mine inquiète. Les ronflements de Dean, Seamus et Neville lui parvenaient des autres coins de la pièce. Son cri ne les avait pas réveillés.
- « Harry ? Que t'arrive-t-il ? Cela fait une demi-heure que tu t'agites et gémis dans ton sommeil. Que t'arrive-t-il ? »
- « Je … Rien », répondit-il. Il n'avait pas envie de raconter son rêve de peur qu'on le prenne une fois de plus pour une personne fragile voire complètement dingue.
- « Ho, allez, ne me raconte pas d'histoires. Pas à moi ! », chuchota Ron sur un ton de reproche. « Ce n'est pas la première fois que tu fais ce genre de rêves, n'est-ce pas ? »
- « Non c'est vrai », admit Harry après quelques secondes de silence. « Mais au fait… que fais-tu debout ? Tu n'as pas le sommeil si léger d'habitude. » Un ronflement particulièrement sonore ponctua la fin de sa phrase.
- « J'avais un petit creux », dit Ron en pointant une boîte de gâteaux vide sur sa table de chevet. « Selon Hermione, c'est très mauvais de reprendre trois fois du dessert avant d'aller dormir. Mais tu sais – on entendit un bruit d'estomac très actif – il est peut-être important ton rêve. Je crois que tu devrais en parler à Dumbledore. Après tout, tes cauchemars ont déjà sauvé une vie. »
Harry réfléchit. Il n'avait vraiment pas envie d'en parler. Il avait l'impression que cela rendrait ses rêves encore plus réels.
- « Peut-être… Je verrai bien demain matin. Je vais mieux maintenant », mentit-il. Tu peux te rendormir, je t'assure. »
Un quart d'heure plus tard, quand Ron se fut assoupi, Harry était encore oppressé par les mêmes questions. Celles-ci le tinrent éveillé toute la nuit. Ces cauchemars prenaient-ils corps quelque part pour de vrai ? Sirius avait-il des ennuis là où il se trouvait ?
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Le soleil pointait à l'horizon quand Harry descendit dans la salle commune. Personne n'était encore levé. Il se rappela alors que c'était le week-end. Un nouvel avis était affiché sur leur panneau : 'Sélections de l'équipe de quidditch, aujourd'hui à 14 heures'. Harry sortit sans attendre ses amis. Il avait envie d'être un peu seul. Il réveilla la Grosse Dame en empruntant le passage vers le couloir. Celle-ci protesta dans un bâillement. Le week-end, elle avait bien le droit de faire la grasse matinée tout de même ».
Harry descendit au réfectoire. Il n'avait encore aucun élève dans la salle. Des elfes de maison habillés d'un torchon frappé de l'écusson de Poudlard, étaient à l'ouvrage. Il consulta sa montre : elle indiquait six heures. Il s'approcha de la table des Gryffondors. Quand les elfes qui nettoyaient la salle l'aperçurent, elles lui demandèrent avec leur habituel dévouement, s'il désirait prendre son petit déjeuner. Harry n'avait pas vraiment faim, mais il accepta, espérant ainsi pouvoir tenir la matinée et rester à l'écart des autres étudiants. Il pourrait peut-être avoir quelques minutes de répit. Peut-être même pourrait-il penser à quelques épreuves de sélection pour les nouveaux joueurs de l'équipe. Les elfes l'installèrent comme un petit prince lui proposant tour à tour des crêpes, du riz au lait, des céréales, des muffins, des tartines grillées, des croissants au beurre et des petits pains au sésame tout juste sortis du four. Comme ils déposaient tout cela sur la table, Harry vit entrer Hedwige. Elle lui apportait la Gazette du Sorcier. Harry avait décidé de renouveler son abonnement. Il jeta un œil à la une : 'Le Ministère s'enfonce et tente d'étouffer les rumeurs de chaos'.
« Depuis l'annonce du retour de Vous-Savez-Qui, le Ministère était resté avare de déclarations rassurantes. Le Ministre avait même délégué la relations publiques à un jeune assistant sans expérience, Perceval Weasley, pensant sans doute que ses fonctions le mettaient au-dessus de toutes obligations et responsabilités vis-à-vis de nos concitoyens. Mr Weasley avait récemment démentit les informations qui signalaient la présence de nundu sur le continent africain, de même que le déplacement de groupes de géants vers nos territoires. La Gazette avait pourtant apporté des témoignages dignes de crédits.
Aujourd'hui, grâce à l'un des employés du ministère qui a désiré conserver son anonymat, nous prenons connaissance d'un rapport alarmant. Selon lui, les activités de contrebande de substances magiques illicites ont grimpé en flèche malgré les contrôles renforcés des aurors. Ceux-ci seraient complètement dépassés par les événements. Les substances les plus prisées par les contrebandiers et les receleurs sont celles qui fournissent de meilleures défenses contre les sortilèges ou les créatures magiques comme par exemple la fourrure de demiguise (couramment utilisée pour tisser les capes d'invisibilité), la corne, la queue et le liquide d'éruptif (dont on peut fabriquer des potions explosives), la peau de grapcorne et de manticore (qui sont particulièrement résistantes), le sang de re'em ainsi que celui de la salamandre(qui offre pour l'un, une force sans égale et l'autre un puissant reconstituant).
A ce problème s'ajoute celui de la contrefaçon. En effet, des dizaines de plaintes ont déjà été déposées par des sorciers qui disent avoir acheté divers ingrédients magiques à prix fort et n'avoir remarqué qu'ensuite ils avaient été roulés sur la qualité de la marchandise. Imaginez un peu, chers lecteurs, que vous croyant protégés par une peau de grapcorne, vous vous mesuriez à une créature classée XXXX…
De plus, le même employé du ministère nous apprend encore que le nombre d'attaques de loups-garous et de vampires se sont multipliées ces derniers mois. Ste Mangouste craint d'ailleurs une pénurie de lits disponibles.
A neuf mois des élections, la crédibilité du Ministre est plus que jamais mise à mal. »
- « Des élections ? », s'exclama tout haut Harry. Il y allait donc y avoir des élections ? En cette période si agitée ?
Il attrapa un muffin et sortit dans le parc pour éplucher le journal à son aise. Il contenait un nombre impressionnant d'articles qui critiquaient le ministère. Plus rien ne fonctionnait correctement. La Gazette allait jusqu'à affirmer que certains fonctionnaires étaient corrompus. Puis, ses yeux se posèrent sur un petit article à côté duquel se trouvait sa photo. Il était intitulé 'Le survivant hérite une seconde fois'. La nausée le prit quand il lut les quelques lignes qui suivaient le titre.
« Les Potter avaient déjà laissé à leur fils une somme considérable qui le mettait à l'abri jusqu'à la fin de ses jours. Celle-ci avait encore grossi lorsque le survivant était sorti vainqueur du tournoi des trois sorciers. Il sera désormais le sorcier le plus riche de Grande Bretagne puisque le criminel Sirius Black lui lègue contre toute attente, la coquette somme de deux millions de gallions. Gageons que dans quelques années, les jeunes filles se battront pour le titre de Mrs Potter. »
- « Comment osent-ils ! », s'écria-t-il, tremblant de fureur. Il chiffonna le journal en fit une grosse boulette de papier et la balança dans le lac. Le calamar géant l'attrapa au vol avant qu'elle ne touche l'eau.
- « Hé là ! Un peu de respect pour la nature jeune homme ! », le gronda Lupin qui faisait une ronde dans le parc. « Que dirait Hagrid ? »
- « Je… Désolé. C'est juste que … Ces saletés de journalistes… Ils ne peuvent pas s'empêcher d'écrire des horreurs. »
- « Ho ! Je vois. Tu veux marcher un peu avec moi ? »
Harry acquiesça. Ils marchèrent quelques minutes en silence. Harry se calma peu à peu.
- « Quand ont lieu les sélections de votre équipe ? », demanda le professeur Lupin.
- « Cet après-midi ».
- « Tu as des idées d'épreuves ? »
- « Non, je n'ai pas encore eu l'occasion d'y penser. Dis c'est vrai qu'il va y avoir des élections ? »
- « Normalement, oui. C'est prévu pour dans neuf mois. Mais on ne connaît pas encore les candidats. En tout cas, une chose est à peu près sûre : Cornélius Fudge ne risque pas d'être réélu. Et la presse ne le ménage pas. Au fait, que fais-tu dehors si tôt ? »
- « Ho ben … Je n'arrivais plus à dormir », répondit Harry. « J'ai fait un cauchemar », révéla-t-il après que Lupin lui ait lancé un regard particulièrement pénétrant.
Harry lui raconta son cauchemar ainsi que tous les autres.
- « Honnêtement, je ne sais pas ce que ça veut dire. Mais je pense que tu devrais en parler au professeur Dumbledore. Il aura sûrement une idée. J'y pense… Il pourrait peut-être rouvrir l'enquête sur ton parrain. S'il était prouvé aux yeux de tous qu'il était innocent, peut-être cesserais-tu de faire des cauchemars ? »
Pour la première fois depuis longtemps, Harry se sentit soulagé d'avoir parlé à quelqu'un de ses soucis. Mieux… Une petite lueur d'espoir s'était allumée dans son cœur. Il allait pouvoir faire quelque chose d'important pour son parrain. Il fallait que le monde sache qu'il était quelqu'un de bien. Quelqu'un qu'on avait injustement envoyé à Azkaban.
Harry couru chez le directeur. Il traversa les couloirs en trombe, passant même au travers de Nick-Quasi-Sans-Tête, le fantôme de sa maison. Celui-ci manifesta son indignation, mais Harry était déjà loin. Il gravit quatre à quatre l'escalier en colimaçon et donna le mot de passe. Il trouva le directeur au saut du lit. Il avait à peine passé sa robe de chambre et ses lunettes étaient posées de travers sur son nez, ce qui n'empêcha pas Harry de lui expliquer le plus sérieusement du monde ses mauvais rêves et ce qu'il attendait de lui.
- « C'est faisable », répondit Dumbledore après un instant de réflexion. «En fait, j'avais déposé cette demande de réouverture de l'enquête il y a deux ans. Mais le Ministre a sans doute étouffer cette affaire. Cela aurait soulevé trop de questions. J'écrirai au Magenmagot et au Département des Aurors aujourd'hui pour leur demander de reprendre et d'accélérer les recherches. Toutefois, je dois t'avertir que le ministère a beaucoup d'autres problèmes en ce moment et que sans les aveux de Peter Pettigrow, cela risque de prendre du temps. »
Peu importe le temps que cela prendrait, se dit Harry en retournant à la salle commune où il raconta tout à ses amis. Il pensait que c'était son devoir de filleul, un point c'est tout.
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L'après-midi s'annonçait belle. Le soleil était de la partie et le vent n'était pas trop fort. C'était l'idéal pour repérer les meilleurs candidats pour l'équipe. Harry avait consulté ses livres de quidditch pour trouver des idées d'épreuves à soumettre aux candidats. Ceux-ci devraient exécuter plusieurs figures en vol dont un looping. Ils devraient aussi éviter divers obstacles et les cognards tout en maintenant la meilleure vitesse possible, réaliser des passes, rattraper correctement le souaffle ainsi que taper et diriger les cognards dans la bonne direction.
Vers 14 heures, les Gryffondors se rendirent au terrain de quidditch. Les candidats n'étaient pas très nombreux cette année. Les frères Crivey, Dean Thomas, Seamus Finnigan, McDonald Nathalie, Ginny Weasley et Parvati Patil se présentèrent aux épreuves.
Katie proposa qu'on tire au sort l'ordre de passage, proposition qui fut adoptée par le capitaine. Parvati commença donc. Elle souhaitait devenir poursuiveuse. Elle réussit à rattraper quelques souaffles mais faillit tomber de son balais lorsqu'elle tenta le looping. Dennis et Colin Crivey qui se présentaient aux postes de batteurs n'avaient pas leur pareil pour taper sur les cognards mais Harry s'aperçut bien vite qu'ils les dirigeaient n'importe où et constituaient de vrai dangers publiques. Dean et Seamus se débrouillait un peu mieux, même si leur petit talent demandait à être entraîné. Comme elle s'était entraînée tout l'été sous le dôme, Ginny réussit les épreuves haut-là main. Finalement, la seule surprise de l'après-midi fut Nathalie. Harry ne la connaissait pas vraiment mais il fut vraiment épaté par son adresse et son aisance en vol.
Harry, Katie et Ron se retirèrent pour les délibérations. Mrs McGonagall qui avait tenu à assister aux essais les rejoignit. A l'unanimité, il fut décidé que les nouveaux batteurs seraient Dean et Seamus et les nouvelles poursuiveuses Ginny et Nathalie.
En apprenant la nouvelle, les frères Crivey firent contre mauvaise fortune bon cœur et Harry les vit courir après Mrs McGonagall et s'entretenir avec elle tout le long du chemin menant au château. Parvati eut l'air boudeur le restant de la journée mais cela passa pratiquement inaperçu étant donné la petite fête surprise que Katie avait organisée en l'honneur des nouveaux membres de l'équipe. Ginny semblait ravie et pour le moment, les membres de l'équipe paraissaient s'apprécier mutuellement. Ils commenceraient leur entraînement dès la semaine prochaine, mais au moins Harry était rassuré sur un point : la relève était assurée.
Le ventre rempli de bièraubeurre et de friandises, ils montèrent tous se coucher.
Voici les réponses aux reviews ^^
Alixe : Merci de continuer à m'encourager. Quant à moi je suis toujours aussi heureuse de recevoir vos reviews. Tout de suite on se sent moins face à son histoire. Ce que je trouve le plus agréable dans le fait d'écrire, c'est le fait de partager les histoires, en fait. Merci à vous tous de me donner cette possibilité.
Bubblejoyce: Ton esprit n'est pas si tordu ^^ Arf ... Bah pour la lessive ça pourra faire l'objet d'un nouveau passage des aventures du courageux mais non moins malchanceux Neville (lol je suis cruelle là ^^).Merci d'être fidèle au poste et aussi merci pour ta patience d'ange (non non ce n'est absolument une insulte à ta nature Serpentard ^^).
Dega : Voici la suite, j'espère que cela te plaira toujours.
Dark Queen Balkis: Merci pour tes compliments.
Elehyn : Non pas Candy, non ... Please (yeux de chiot battu lol). Ha ben pour le chocolat tu peux le stoker pour le moment puisqu'il n'y a pas de Sévérus dans ce chapitre (Non couché Candy, pas mordre, aïe! Non pas les oreilles non! lol).
Pour les nouvelles options, oui je vais développer tout ça et expliquer de quoi il retourne. Un peu de patience. C'est que la 6ème année est très agitée, il y a beaucoup de choses que je voudrait raconter. Là après ce chapitre 12, je peux à peu près dire que la trame générale est lancée. Mais à peu près seulement.
Pour Malefoy ... Patience... C'est tout ce que je peux te dire. Niêrk ^^
Pour Tonks... Tu verras verras bien. Et le parchemin d'Harry... Ha il faudra que j'y repense. J'avoue que trouver des sujets de cours intéressants et variés n'est pas simple. Mais j'y réfléchirai. Je crois que Tonks en parlera sans doute à DD mais pas comme si elle devait forcément rapporter tout ce qu'il fait en classe. Ce sera plutôt comme ça en passant et pas nécessairement immédiatement. Et puis... On se doute maintenant que DD a ses propres sources d'informations lol.
Ce chapitre contient un peu moins de suspens je trouve, parce que plus triste aussi. Mais bon ... C'était un passage obligé, pour planter le décors.
Merci pour tes compliments.Ca m'aide toujours beaucoup qu'on me dise ce qu'on aimé en particulier, ou moins aimé, ect ... Et toi, on peut dire que tu me gâtes ^^ Tu es la championne des reviews lol (hum ... un bon éclair au chocolat ^^).
Oui à bientôt pour le chapitre 13!Bizz
Janulrich : Merci d'avoir laissé une review, voici la suite et puis bon appétit lol!;p
Popov : Merci, merci. J'essaie d'écrire le plus souvent possible. Vraiment, je fais tout ce que je peux, mais c'est vrai que les délais de mise à jour sont toujours fort espacés. Je le regrette beaucoup. =^^=
